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 Twilight 6 : Qui suis-je ? L'histoire de Ryan (Cullen / Wolf pack)

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oceanne1979
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MessageSujet: Twilight 6 : Qui suis-je ? L'histoire de Ryan (Cullen / Wolf pack)   Jeu 3 Mai - 20:18

Bonjour à tous !

J'ai lu Twilight 5 : La réincarnation de Missou et j'ai voulu faire une suite à ma façon.
Ce n'est pas une suite directe de son histoire, mais ce que je veux dire c'est qu'il y a des éléments qui peuvent vous parraître incohérents si vous n'avez pas lu sa fic d'abord.

Alors voici, je poste le 1er chapitre. Si tout va bien, je mettrai le 2e très bientôt. J'en ai plusieurs d'écrit.

Bonne lecture !


Chapitre 1 : Intro

Du plus loin que je me souvienne, je vis avec mes parents dans une petite ville tranquille. C’est une façon de parler, puisque ça n’a pas toujours été aussi paisible. À ce qu’on raconte, c’est un endroit généralement calme entre deux tempêtes. Là où on ne doit pas se fier aux apparences…

Forks est une ville où il fait généralement plus frais, mais je ne sais pas pourquoi tout le monde s’en plein, moi, je ne le ressens pas. On n’y voit pas souvent le soleil car il pleut fréquemment. Mais malgré le ciel gris, j’aime la clarté de la ville. J’aime voir la vraie couleur de la nature et pouvoir distinguer chaque ton de vert des arbres de la forêt. C’est comme pour un diamant. Regardez-le en plein soleil, il reflétera de ses mille facettes, mais observez-le ensuite lors d’une journée de pluie. Vous verrez la pureté de la pierre et son éclat véritable.

J’ai étudié au lycée de la ville et ensuite, j’ai fait mes cours universitaires à distance. Je viens d’obtenir un double BAC : un en enseignement de l’histoire et l’autre en criminologie. Deux domaines très différents, mais qui, à ce qu’on me disait, me seraient très utiles. Au début, c’était seulement des passions. Mais par la suite, j’ai réalisé que j’étais né pour exploiter ces deux métiers au maximum.

J’ai voyagé beaucoup avec mes parents et avec plusieurs membres de ma famille proche. J’ai presque fait le tour du monde. J’ai commencé très jeune à visiter d’autres villes, d’autres pays, et à étudier d’autres cultures, d’autres langues. J’ai été apprendre le français à Paris, en France, avec une de mes tantes, Alice. Elle adore magasiner, alors j’ai appris le français dans les boutiques : les marques, les
« designers ». J’ai aussi appris à parler le québécois à Montréal, au Canada avec mon oncle, Edward. Le « québécois » est aussi considéré comme « français » mais que les Français de France ne comprennent pas. J’y ai trouvé la température très changeante. Un jour il pleuvait, le lendemain il y avait un soleil resplendissant et une belle chaleur et ensuite, on pouvait avoir un froid glacial. Encore là, je me fie à la météo pour le dire, car je ne le ressentais pas aussi froid. J’ai passé une partie d’un été à Acapulco au Mexique pour apprendre l’espagnol. C’était un moment mémorable avec mon père, Emmett. J’ai aussi été faire un voyage au Maroc avec mon grand-père, Carlisle, pendant le temps des fêtes et j’ai été au Brésil avec mamie Esmé pendant la relâche scolaire.

J’ai un vrai talent pour les langues. Il me suffit de faire une immersion dans un autre pays et en seulement quelques jours, je parle parfaitement la langue de la place.

Oui, en effet, j’ai presque fait le tour du monde. Mais je n’ai jamais compris pourquoi il m’était impossible de me rendre en Italie. Je parle et j’écris l’italien. Je l’ai appris dans les livres. Ma famille m’interdit cette ville, mais je ne sais pas pourquoi.

Mon nom est Ryan. J’ai aujourd’hui 21 ans. Comme vous l’avez certainement deviné, je suis le fils de Rosalie et d’Emmett.

Je suis très proche de ma famille. Je suis bien entouré. Ils m’ont tous encouragé à étudier en histoire. Ils sont tous très documentés là-dessus. Mais quand il s’agit de moi, de MON histoire, alors là, il y a des blancs. Il y a souvent des questions qui restent sans réponse.

Ma plus grande question dans la vie était : qui suis-je ? Je dis « était » car tous les 5 ans, mon univers est chamboulé. Encore ce matin, alors que je croyais avoir trouvé une stabilité, voilà que j’en apprends encore.

Même les contes « fantastiques » n’ont pas autant de « surnaturel » que ma propre vie.



C'était mon introduction. Je suis nouvelle alors n'hésitez pas à me donner vos conseils Smile
À bientôt
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Matcha
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MessageSujet: Re: Twilight 6 : Qui suis-je ? L'histoire de Ryan (Cullen / Wolf pack)   Ven 4 Mai - 12:15

Salut Oceanne, je te déplace la fic dans la partie prévue pour, dans présentations personne n'ira la lire Wink

Longue vie à ta fic!


"Je suis au-delà de l'optimisme et du pessimisme. Je résiste et j'espère."
Edgar Morin

"Que ma vie m'accorde une trêve...
Que ma vie s'accorde
Que mes nuits débordent de rêves
Que ma vie s'accorde "
Louise Attaque
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oceanne1979
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MessageSujet: Re: Twilight 6 : Qui suis-je ? L'histoire de Ryan (Cullen / Wolf pack)   Ven 4 Mai - 12:17

Merci Matcha,
Je sais que ce n'est pas la première fois que tu interviens face à moi, mais je ne suis pas encore à l'aise... désolée.

Merci et bonne journée
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Matcha
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MessageSujet: Re: Twilight 6 : Qui suis-je ? L'histoire de Ryan (Cullen / Wolf pack)   Ven 4 Mai - 12:32

Pour déplacer un topic ? Ce n'est pas de la modération pas de panique, juste un peu de rangement Wink

Les modos ne mordent pas, sauf vers 16h ! mdr


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moimoi51
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MessageSujet: Re: Twilight 6 : Qui suis-je ? L'histoire de Ryan (Cullen / Wolf pack)   Ven 4 Mai - 14:25

Bon début.
Je te donne pas d'avis précis pour le moment, j'attend une suite pour le faire. Very Happy
Et bienvenue sur le forum.
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missou
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MessageSujet: Re: Twilight 6 : Qui suis-je ? L'histoire de Ryan (Cullen / Wolf pack)   Ven 4 Mai - 17:59

Super chapitre, bonne chance pour la suite !!!
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oceanne1979
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MessageSujet: Re: Twilight 6 : Qui suis-je ? L'histoire de Ryan (Cullen / Wolf pack)   Lun 7 Mai - 11:55

Bon lundi à tous, voici mon 2e chapitre et si tout va bien, un autre à la fin de la semaine.


Chapitre 2 : Retour dans le passé



Je suis tout petit, mais j’en déplace de l’air. Je crois que je ressemble à mon père sur ce côté-là. Je suis très énergique et j’adore jouer dehors. Parfois, lorsque je suis à l’extérieur, j’oublie même de revenir pour le repas. Maman dit que je suis comme un chameau, je fais mes provisions de nourriture et je peux être longtemps sans ressentir le besoin de me ravitailler.

Je connais la forêt comme ma poche. On m’a vite appris à m’orienter. On m’a dit que j’avais un odorat puissant car je peux reconnaître les différentes sortes d’arbres à l’odeur de leur sève. Je peux détecter dans quelle direction se trouve la rivière, juste en respirant un bon coup. Ça m’étonne car on m’a raconté une histoire un jour, à propos d’un chien. L’histoire racontait que le chien avait un odorat beaucoup plus puissant que celui des humains et que, quand il pleut, il a plus de la difficulté à retrouver sa trace. Moi, qui ai un bon odorat, mais certainement inférieur à celui d’un chien, je ne vois pas de différence quand il pleut. Mais je suis encore jeune, j’ai le temps de résoudre ce mystère.

Je n’ai pas peur de me perdre. Même si j’ai accès au territoire complet de ma famille, et que celui-ci est très grand, avec mon sens d’orientation, je retrouve facilement le chemin vers la maison, peu importe où je me trouve. De plus, j’ai l’impression que mes parents savent toujours où je suis. J’ai parfois l’impression d’avoir un GPS intégré.

Je suis toujours bien entouré. Soit je passe des moments inoubliables avec mes parents que j’aime beaucoup, soit on se retrouve tout le monde chez mes grands-parents. Les portes de la villa sont toujours ouvertes. Ma tante Alice et mon oncle Jasper y sont en permanence. Et ma tante Bella, mon oncle Edward et ma cousine Renesmée y sont presque tous les jours. Charlie, le père de Bella vient faire son tour régulièrement toutes les semaines.

Carlisle est mon grand-père bien-sûr et je ne l’échangerais contre rien au monde. C’est un homme extraordinaire. Mais mon meilleur ami, c’est Charlie. Avec ses cheveux grisonnant, il a plus l’air de mon grand-père que Carlisle. Il ne l’est pas bien entendu. Mais j’ai une relation formidable avec lui. Je ne sais pas comment l’expliquer, mais c’est ce que je ressens.

J’aime les moments passés avec lui. Il est très occupé dans son travail. Ou plutôt, il s’implique énormément depuis qu’il est de nouveau seul. Il trouve la maison vide depuis le départ de Bella. Il essaie de la voir régulièrement et il passe aussi beaucoup de temps avec sa petite-fille. Mais il trouve toujours du temps à son horaire pour moi.

Bien qu’il soit rendu près des soixante-dix ans, il ne les fait pas. Il continue à se donner corps et âme à son travail. Il ne veut pas prendre sa retraite. Il dit qu’il a toujours été le chef de la police de Forks et il le restera jusqu’à sa mort. Une chance, il a tout de même accepté de prendre un équipier. Il reconnaît qu’à son âge, il n’a pas les mêmes réflexes. Il est aussi têtu qu’une mule, mais il est toujours très efficace.

Comme il est mon meilleur ami, je peux tout lui raconter et il ne me juge pas. Je pourrais lui parler de fantômes qu’il me croirait ! Pourtant, tout le monde sait que les fantômes n’existent pas, ce ne sont que des histoires.

Bien que j’aie seulement cinq ans et que ma cousine en ait quatorze, je passe beaucoup de temps avec elle. Je suis grand pour mon âge et elle, elle fait plus âgée aussi, c’est curieux, mais on est comme on est.

Aujourd’hui, c’était nuageux, mais c’était une journée agréable pour profiter de l’extérieur. On voyait quelques rayons de soleil filtrer les nuages à l’occasion et le temps était plutôt doux. Nous avons joué à la cachette Renesmée et moi. Je la trouve souvent facilement. Je ne peux pas dire que je triche, mais je me fie à mon odorat. Ma cousine a une odeur très particulière, elle sent très bon. Alors, je n’ai qu’à mettre le nez en l’air, prendre une grande respiration et suivre sa trace.

Par contre, quand je joue avec ma tante Alice, c’est le contraire. Je n’arrive jamais à la trouver. C’est à croire qu’elle me sent approcher et qu’elle change de place.


- Encore, va te cacher encore.

- Non, je viens de voir Jacob passer dans les bois, me répondit ma cousine. Il vient me chercher pour aller manger, c’est l’heure du souper.

C’est alors que je vis Jacob sortir des bois. J’ai de très bons yeux, je ne l’avais pas vu passer avant. Par contre, j’avais entendu un bruissement de feuilles, comme si un animal courait dans la forêt, pas comme un humain qui approche à la marche ou à la course.

- Bonjour Jake ! dis-je en même temps que Renesmée.

- Salut ! nous répondit Jacob. Alors Nessie, tu viens ?

Ma cousine lui fit un signe de tête et me salua.

- Vous allez manger à La Push ?

- O… oui, me répondit Renesmée.

Et je les vis entrer dans la forêt, mais dans la direction opposée à la réserve. Je me dis qu’ils faisaient simplement un détour ou qu’ils avaient prévu un autre arrêt avant de se diriger vers la réserve.

Je revins vers la maison où mes parents m’attendaient. Ils m’avaient préparé mon repas préféré, un filet mignon bien saignant avec une brochette de crevettes à l’ail légèrement piquantes et du riz au poulet et aux légumes. Jusqu’à maintenant, je ne ressentais pas la faim, mais en voyant toute cette nourriture, j’en avais l’eau à la bouche. Je me dirigeai vers la table, où ma mère y déposa mon assiette toute chaude.

- Alors, tu as passé une belle journée avec Renesmée ? me demanda ma mère.

- Oui.

Une réponse très courte car j’avais hâte de prendre ma première bouchée. Ça sentait tellement bon.

- Charlie passera sous peu, me dit mon père. Il finit plus tôt aujourd’hui.

- Est-ce que je devrais l’attendre pour manger ? Est-ce qu’il vient souper avec moi ?

- Non, répondit Emmett avec un léger sourire. À la vitesse que tu manges, tu auras fini ton assiette quand il arrivera. Et pour ta deuxième question, je crois qu’il aura déjà soupé.

Dommage, j’aurais bien aimé manger avec lui. Ce sera pour une autre fois.

Je terminai de manger et me levai pour aller porter mon assiette, mes ustensiles et mon verre dans l’évier quand j’entendis un véhicule tourner dans notre allée. Je savais qu’il était encore loin et que j’avais le temps de me brosser les dents avant qu’il ne sonne à la porte.

Comme prévu, l’auto s’immobilisa quand je ressortis de la salle de bain.

Je descendis l’escalier à une telle vitesse et sorti me jeter dans les bras de Charlie avant qu’il est eu le temps d’atteindre la porte d’entrée.

Oh, dit-il sous le choc. Content de te voir également Ryan.

Il faisait encore clair à l’extérieur, alors nous en profitâmes pour aller faire un tour. J’en profitai pour lui raconter ma journée et il fit de même.

Forks était une petite ville tranquille, entre deux tempêtes, mais il s’en passait des choses. Charlie me racontait ce que ça impliquait d’être chef de la police. Même lorsqu’il n’y a personne à arrêter, il y a toujours l’ordre à faire respecter. Il y a toujours des adolescents révoltés qui font du vandalisme quelque part. Charlie dit qu’à tous les jours, il se déplace pour quelque chose. Il n’y a pas une journée où il peut rester à son bureau pour mettre de l’ordre dans sa paperasse. C’est pour ça qu’il reste souvent tard le soir. Il doit finir ses rapports et archiver certains dossiers.

- Présentement, ça va. Le monde croit que j’ai moins de travail depuis que j’ai un équipier. Mais c’est plutôt le contraire, me dit-il. Je dois lui passer les dossiers non classés et je dois les réviser un à un avec lui pour être bien sûr qu’il comprenne de quoi il s’agit. Et il y en a qui traînent depuis un bon bout de temps.

- Mais Charlie, si un dossier n’est pas classé et que l’enquête n’est plus en cour, à quoi ça te sert de les garder « actifs » ?

- Tu sais, me répondit-il, quelques fois, il arrive qu’un nouvel évènement se produise et qu’on découvre que c’est une affaire liée à une ancienne. Alors avec les nouveaux éléments de preuve, on peut réussir à coincer le coupable et fermer deux dossiers du même coup.

- Ah !

- Je crois qu’il est assez tard, on va arrêter là pour aujourd’hui, me dit-il.

Nous nous dirigeâmes vers la maison. Charlie me reconduisit jusqu’à ma chambre.

- J’aimerais que tu me raconte encore des histoires policières. C’est plus intéressant que le conte des « Trois petits cochons ».

- Non, il est assez tard, me répondit-il. Je veux que tu fasses de beaux rêves. Et moi, je vais en profiter pour aller voir ta tante Bella et ta cousine Renesmée.

- Et mon oncle Edward, ne l’oublie pas.

- Et ton oncle Edward, en effet, dit-il avec un drôle d’air.

Charlie m’embrassa le front et sorti de ma chambre. Pendant que je mettais mon pyjama, je l’entendis saluer mes parents à l’étage du dessous. Le ciel était d’une belle couleur bleu-mauve. Il allait peut-être faire beau demain ? Je vis la voiture de Charlie s’éloigner dans l’allée. Notre maison n’était pas loin de celle de ma tante, il aurait pu faire le chemin à pied. Mais vu la tombée du jour, je comprends qu’il s’y rende avec sa voiture. Et soudain, ma porte de chambre s’ouvrit. Je n’avais entendu personne monter les escaliers et pourtant, mes parents m’avaient rejoint pour me souhaiter une bonne nuit.


L’été passa si vite, nous étions déjà rendus à la mi-août. Bientôt, Renesmée retournera à l’école et je vais passer mes journées seul. Je ne vois pas beaucoup de monde à part ma famille proche.

Ce matin, après mon réveille et ma douche, je suis descendu dans la cuisine. Ma mère me laissa choisir entre des céréales et des rôties et je choisis la deuxième option.

- Merci maman, c’est très bon.

Après mangé, je me levai et déposai mon assiette dans l’évier comme tous les matins. Je m’apprêtai à sortir quand mon père me demanda de me rasseoir.

- Nous avons quelque chose à t’annoncer mon garçon, dit ma mère.

Nous prîmes tous les trois, place à la table de la cuisine. J’étais intrigué par leur visage indéchiffrable.

- Tu sais fils, me dit mon père, l’été tire à sa fin. Renesmée va bientôt retourner à l’école.

- Oui.

- Et cette année, ce sera différent. Tu es rendu assez grand pour y aller toi aussi, continua-t-il.

Je restai bouche bée. Je n’avais jamais posé la question pour savoir à quel âge on devait commencer l’école. J’étais bien trop occuper à jouer et découvrir de nouvelles choses. Mais d’un autre côté, il n’y avait pas meilleur endroit pour apprendre. J’étais tout excité, j’avais déjà hâte d’y aller.

- Ton inscription est faite depuis longtemps, dit ma mère. Nous ne savions pas comment aborder le sujet et nous ne savions pas si tu te sentirais prêt à te mêler aux autres enfants.

- Pourquoi ça ?

- Bien, reprit-elle, tu sais que tu es un peu plus grand que les autres, nous te l’avons déjà dit. Nous ne voulons pas que tu ais de la difficulté à t’intégrer.

- Maman, ne t’en fais pas. Même si les autres élèves de la classe me regardent de travers, je serai capable de vivre avec ça et de faire mon année.

Mes parents étaient contents de voir comment je réagissais. Mais ils étaient encore septiques.

Après notre discussion, j’avais juste hâte d’annoncer la bonne nouvelle à ma cousine. Je savais que nous n’irions pas à la même école puisqu’elle est déjà rendue au lycée, mais j’aurai le même horaire qu’elle et on pourra continuer de jouer ensemble les fins de semaine.


- Renesmée ! criai-je en sortant de la maison.

- Ryan ! me répondit-elle en s’approchant. Je venais te rejoindre, je me demandais ce qui te retenait à l’intérieur, il fait si beau.

Effectivement, le soleil était toujours caché derrière les nuages, mais le ciel était très clair. On aurait dit que les nuages formaient un voile, qu’ils étaient translucides.

- Mes parents m’ont inscrit à l’école, je vais commencer en même temps que toi à la fin du mois.

- Super ! me dit-elle avec un grand sourire. Si les autres te causent des problèmes, ils auront affaire à moi.

- Merci d’avance. Et toi, quoi de nouveau depuis hier ?

- Rien de spécial, me répondit-elle. J’ai eu la visite de mon grand-père en fin de soirée. Je l’ai entendu parler avec ma mère pendant un moment et ensuite, il est venu me rejoindre dans ma chambre. On a discuté jusqu’à ce que ce soit l’heure d’aller au lit.

- Ça t’ennuierait de me parler un peu de l’école, de comment ça se passe ?

- Aucun problème, me dit-elle. Je vais tout te conter en détail et ne te gêne pas si tu as des questions. Je suis certaine que les autres seront gentils avec toi. Comment peut-on ne pas t’aimer ? Tu es mignon comme tout.

- Merci, dis-je en baissant les yeux, gêné.



Alors bonne lecture et bonne semaine !
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oceanne1979
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MessageSujet: Re: Twilight 6 : Qui suis-je ? L'histoire de Ryan (Cullen / Wolf pack)   Lun 14 Mai - 16:15

Chapitre 3 : Mon entrée à la maternelle


Hier soir, je me suis couché plus tôt que d’habitude, mais je me suis endormi plus tard. J’étais énervé car ce matin, je commence l’école. Je n’ai ni peur, ni crainte, mais je suis nerveux. J’ai hâte de voir comment va se dérouler ma première journée.

À mon réveil, j’aurais aimé pouvoir rester dans mon lit plus longtemps, mais je ne voulais pas être en retard à mon premier jour de classe. J’avais plutôt hâte de m’y rendre.

Arrivé dans la cuisine, ma mère me demanda ce que je voulais manger. Je dû me forcer pour avaler quelque chose, car j’avais la nausée.

Après avoir mangé un bol de céréales, je me sentis mieux. J’étais maintenant prêt à franchir la porte.

- Passe une belle journée mon chéri, me dit ma mère en m’embrassant dans le front.

- Viens, me dit mon père, je vais te mener à l’école.

Je crois que mon père aussi était nerveux. Nous n’avons pas parlé de tout le trajet. J’étais perdu dans mes pensées en regardant par la fenêtre de sa Jeep. Je fixais les arbres défiler, je ne voyais que du vert.

Arrivé à l’école, je pris mon sac à dos ainsi que mon lunch et dit au revoir à mon père en sortant de la voiture.

- Une minute, me dit-il en baissant sa fenêtre. Sois sage et s’il y a quoique ce soit, on verra ça à la maison ce soir.

- Merci papa, ne t’en fais pas, tout ira bien.

C’est drôle, c’est moi qui devais rassurer mon père.

Je me retournai et me dirigeai vers l’entrée des élèves.


À l’intérieur, tous les élèves étaient assis dans l’auditorium. Les professeurs se tenaient sur la scène avec leur liste d’élèves dans les mains. Quand la cloche sonna, le directeur, Monsieur Tylor s’avança et pris la parole. Ensuite, chacun des enseignants se présenta en nommant leur nom et leur niveau d’enseignement. Chacun leur tour, ils nommèrent leurs élèves et ceux-ci se levèrent et suivirent leur professeur dans leur classe.

Mon nom a été nommé dans le deuxième groupe. Je me levai, gêné car tous les élèves près de moi me regardaient, intrigués de me voir partir avec un groupe de maternelle, et je suivis les autres ainsi qu’Anna, mon enseignante.

Dans la classe, elle nous fit signe de nous asseoir.

- Bonjour à tous, dit Anna. Pour aujourd’hui, je vous permets de vous installer où vous le voulez. Mais si vous parlez trop ou si vous déranger pendant que je vous explique quelque chose, je vous changerai de place.

Nous étions vingt-cinq élèves dans la classe dont la majorité était des garçons. Le but aujourd’hui, c’était d’apprendre à nous connaître. Anna nous mit en équipe de cinq pour que nous puissions discuter un peu et à la fin de l’avant-midi, nous devrions nous présenter devant la classe et parler en groupe, de notre été.

Dans mon équipe, il y avait Julie, Nancy, Sophie et Louis. Chacun notre tour, nous nous présentâmes. À mon tour, je dis simplement que j’avais passé l’été avec ma cousine qui est au lycée et que lorsque je n’étais pas avec elle, je passais du temps avec Charlie Swan, le chef de police. Tous les autres me fixèrent.

- Comment tu le connais ? me demanda Sophie.

- C’est le père de ma tante.

- J’aimerais bien être policier moi aussi, mais dans une grande ville, comme Mac Taylor dans « CSI New York », dis Louis.

- Donc ta tante, c’est Bella ? dit Julie.

- Oui.

- Alors tu connais Carlisle Cullen ? dit-elle.

- Heu, oui… c’est mon grand-père.

- Wow ! dit Julie. Tu connais le beau docteur Cullen ! Il n’a pas l’air d’un grand-père.

- Comment tu connais ma tante ?

- Ma mère, Jessica, a étudiée avec ta tante dans le temps. Le monde est petit.

La discussion continua pendant un petit bout. Ensuite, nous avons fait notre présentation juste avant le dîner et tout a bien été.

Pendant la pause du dîner, je suis resté avec mon groupe. Je me fis bombarder de questions sur Charlie et sur Carlisle, c’était amusant. Moi qui avais peur d’être différent des autres et de ne pas me faire accepter. C’était tout le contraire, ils m’aimaient bien.

L’après-midi fut consacré à la création. Nous devions individuellement peinturer une image avec de la gouache, quelque chose qui nous représentait. Mon tableau représentait des arbres, de très grands arbres qui se balançaient au souffle du vent. Le ciel était gris pâle, sans soleil, comme la plupart des journées à Forks lorsqu’il ne pleuvait pas. Au pied des conifères se trouvait une rivière, comme celle en arrière de la villa d’Esmé et de Carlisle. Je crois que la nature me représente bien. Anna avait l’air contente de mon œuvre.


À la fin de la journée, mon père vint me chercher à l’école et m’amena à la villa. Le trajet ne fut pas aussi silencieux que le matin. Il me bombarda de questions, mais je ne voulais pas tout lui raconter et avoir à répéter rendu à la maison. Ce fut difficile de convaincre mon père de patienter.

À notre arrivée, toute la famille se trouvait dans le grand salon éclairé. Esmé, Carlisle, Alice, Jasper, Bella, Edward, Renesmée et mes parents y étaient. Tout le monde voulait savoir comment avait été ma première journée d’école. Qui était mon professeur, qui était dans ma classe, quels seront les thèmes cette année, les projets à réaliser.

- Alors, pour répondre à vos questions, je suis dans le groupe B et mon enseignante se nomme Anna. Nous sommes vingt-cinq élèves, quinze garçons et dix filles. Pour notre premier travail d’équipe, j’étais placé avec Julie, Nancy, Sophie et Louis. En passant, Julie est la fille de Jessica qui était dans la classe de tante Bella à l’époque. Julie trouve grand-père séduisant et elle dit qu’il n’a pas l’air d’un grand-père.

- C’est flatteur, dit Carlisle avec un sourire.

Bella regarda Edward lorsque je prononçai le nom de Jessica. Je le voyais sur leur visage que ça leur rappelait des souvenirs.

- Pour les thèmes, Anna n’a pas voulu vendre la mèche tout de suite, elle va nous en parler au fur et à mesure que l’année avancera.

Je répondis encore à leurs questions pendant une quinzaine de minutes et ensuite, je pu revenir à la maison avec mes parents et passer à table. Cette journée m’avait creusée l’appétit.


J’avais hâte de finir de souper. Je voulais monter dans ma chambre pour téléphoner à Charlie. Je voulais lui raconter ma journée. À peine avais-je déposé mon assiette et mon verre dans l’évier, qu’on sonna à la porte. J’entendis une voix d’homme dans l’entrée et je partis le rejoindre en courant. Charlie me rattrapa avant que je lui tombe dessus sans ralentir.

- Alors, comment a été ta première journée mon bonhomme ? me demanda mon meilleur ami.

- Suis-moi dans ma chambre, je vais tout te raconter. On a parlé de toi à l’école.

- Hey ! dit mon père. Tu ne nous as pas dit à propos de Charlie.

Nous étions déjà rendus dans ma chambre, alors mon père aura sa réponse plus tard.

- Alors, comment ça s’est passé ? me demanda Charlie.

- Bien.

Je lui racontai ma journée au complet.

- Alors, le petit Louis aimerait être policier, me dit-il. Dois-je m’attendre à l’avoir comme stagiaire dans quelques années ?

- Oui, je crois bien que c’est ce qu’il veut faire plus tard. Il m’a posé un tas de questions sur ton travail. Mais je crois qu’il ira travailler dans une grande ville. C’est possible que tu l’ais en stage, mais on verra.

- Ils sont mieux de se tenir droit tes amis, s’ils ne veulent pas avoir affaire à moi, me dit-il avec un sourire en coin.

Charlie se leva, prit mon pyjama sur le dessus du bureau et me regarda.

- Tu ferais mieux de te changer et de te coucher le plus vite possible, me dit-il. Demain arrivera plus vite que tu le crois. Et avec l’école, tu verras que tu auras de grosses journées et de longues semaines.

Peu de temps après, Charlie reparti de la maison. J’étais certain qu’il passerait voir ma cousine avant de retourner chez lui. Pour elle aussi, c’était sa première journée, il voudra savoir comment c’était pour elle.

Moi aussi, je voulais savoir comment avait été sa première journée, mais avec toute l’excitation qu’avait créé mon entrée à l’école, on n’avait même pas pris le temps de questionner ma cousine. Je décidai de lui téléphoner avant de me mettre au lit.

- Allo ? demanda Renesmée en répondant au téléphone.

- Allo, c’est moi. Je voulais m’excuser.

- Pourquoi ? me demanda-t-elle.

- Pour avoir pris toute la place tantôt. J’ai été le centre de l’attention et nous ne t’avons même pas demandé comment avait été ta première journée ?

- Ah ! dit-elle en riant. Très bien, je te remercie. Mais ne t’en fais pas. Pour moi, c’était moins extraordinaire, ce n’était pas mon « premier » jour d’école.

- Je sais, mais bon. J’espère que tu m’en parleras la prochaine fois qu’on se verra ?

- Oui, promis, me répondit-elle. Je dois te laisser, Charlie monte à l’instant. Bonne nuit Ryan.

- Bonne nuit Renesmée.

Je raccrochai, éteignis la lumière et me coucher. Ce soir, ça ne me pris pas de temps pour m’endormir.
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MessageSujet: Re: Twilight 6 : Qui suis-je ? L'histoire de Ryan (Cullen / Wolf pack)   Lun 14 Mai - 16:21

Chapitre 4 : Mon 6e anniversaire

Ce matin, je me suis réveillé sachant que la journée serait extraordinaire. Aujourd’hui, c’est mon anniversaire, j’ai six ans.

Je suis certain que ce ne sera pas une journée comme les autres. Je vais avoir plus d’attention de tout le monde. Je risque même d’avoir des cadeaux. Si je n’en ai pas, ce n’est pas grave. Je suis assez vieux pour me contenter de câlins et de bisous. Reste que, je suis certain que cette journée sera singulière.

Ma matinée se révéla ordinaire. Je me levai, pris ma douche et descendit rejoindre mes parents dans la cuisine. Bien qu’ils ne mangent pas aux mêmes heures que moi, ils sont toujours présents à table lors de mes repas.

- Bonne fête ! me dirent mes parents lorsque j’arrivai dans la cuisine.

- Que veux-tu ce matin mon poussin ? me demanda ma mère en me serrant très fort contre elle.

- Rien de spécial. Je vais me contenter d’une rôtie avec de la confiture pour que je puisse me rendre à l’école le plus tôt possible. Par contre, en fin de semaine, j’apprécierais des crêpes avec du sirop d’érable si possible.

- Ça nous fera plaisir à ta mère et à moi de t’en faire samedi matin, répondit mon père en me donnant un câlin à son tour.

Ma mère me servi mon petit déjeuner sans tarder. Elle me remit également ma boîte à lunch pour que je puisse dîner avec mes amis à l’école.

- Ne mange pas trop de sucre aujourd’hui. C’est ton anniversaire, il faut en profiter sans se rendre malade, me dit ma mère.

Une fois prêt pour l’école, papa vint me reconduire en auto comme à chaque matin. Avant de descendre de sa nouvelle voiture, il me prit dans ses bras et me souhaita encore une fois bonne fête.

- Il y aura une réunion de famille ce soir, alors ne tarde pas trop à la sortie des cours, me dit mon père.

J’acquiesçai et sorti. Je regardai mon père s’éloigner dans sa Mustang rouge sang, me disant qu’il l’avait sortie du garage pour me faire plaisir aujourd’hui. Oui, c’est une voiture rapide, mais pour lui, pas assez. Mais il savait que j’aimais les Mustang, alors il l’avait ajouté à sa collection dernièrement. Il s’en servait juste en ma présence, pour me faire plaisir. Il m’aime beaucoup mon papa.


Ma journée d’école fut amusante. En entrant, je me dirigeai vers mon casier. Il y avait une enveloppe collée dessus. Je pris le temps d’enlever ma veste et ouvrit l’enveloppe ensuite.

C’était mon horaire de la journée. Un horaire spécial pour mon anniversaire. À l’ordre du jour, j’avais mes cours et une annotation supplémentaire :

Thème : Bande dessinée de Ryan
1re période : dessin de paysage
2e période : création de personnages
Dîner et dégustation d’un gâteau d’anniversaire
3e période : échange entre amis, sujet histoire
4e période : mise en place

* Bonne fête Ryan ! Merci de partager ce moment avec nous.
Ton enseignante, Anna


C’était chouette les journées d’anniversaire. Aujourd’hui, le thème sera : les bandes dessinées. À la première période, nous sortirons à l’extérieur pour peindre des paysages. Nous devons en profiter avant que le froid s’installe pour l’hiver. À la seconde période, nous nous occuperons des personnages. Après le dîner, nous discuterons du dénouement de notre histoire, dont le personnage principal sera moi, puisque c’est ma fête. Et à la dernière, nous laisserons notre imagination nous guider pour tout mettre ça ensemble. Anna, notre enseignante, nous aidera à écrire ce que nous souhaitons comme histoire.


Personne ne me demanda quel âge j’avais aujourd’hui. Lorsque nous entrons à la maternelle, nous devons avoir cinq ans avant le 30 septembre. Alors il était clair pour tout le monde, que j’avais maintenant six ans.

Certains de mes amis me regardaient d’un drôle d’air. Mes parents me l’ont répété plusieurs fois, c’est parce que je semble plus vieux que mon âge. Mais ça ne me dérange pas d’être différent et mes amis m’acceptent comme je suis.

Mes parents ont l’air très jeunes, au maximum dans la vingtaine et moi, c’est le contraire, j’ai l’air plus âgé. Je n’ai jamais compris ce point, mais je ne m’y suis jamais attardé non plus. J’ai bien trop de choses plus importantes dans la tête, je dois couper mon gâteau de fête dans quelques minutes. Ensuite c’est la photo de la classe avec notre enseignante et après, c’est la suite de mon histoire…


Tel que prévu, après les cours, je mis ma veste et sorti le plus rapidement possible. S’il y avait bien une réunion familiale, j’avais déjà hâte d’y voir tout le monde.

Comme toutes les réunions familiales se déroulaient dans le grand salon de la maison de mes grands-parents, je ne fus pas surpris de voir mon père arrêter la voiture à côté de l’entrée de la villa. Effectivement, toute la famille y était. Tout le monde me salua et me souhaita bon anniversaire, mais ensuite, ce fut le silence total. Une fois assis avec eux dans le salon, c’est mon grand-père qui prit la parole.

- Bonjour Ryan, dit Carlisle. Aujourd’hui, tu as six ans, mais en réalité, tu es beaucoup plus… « mature » que tu le penses. Tu as dû remarquer depuis le début de l’année scolaire, que tu ne penses pas comme tes camarades de classe. Tu as vu aussi comme tu es grand à côté d’eux. Aujourd’hui, nous allons te révéler pourquoi.

J’acquiesçai, tout en gardant le silence pour qu’il puisse continuer.

- Depuis ta naissance, poursuivi Carlisle, tu habites avec Rosalie et Emmett. Ils t’ont élevé au meilleur de leurs connaissances. Tu es souvent avec nous aussi, mais à part Charlie, tu n’as pas côtoyé d’autre monde. Laisse-moi te poser une question : est-ce que tu as peur de nous ?

- Non.

- Réfléchis bien une minute. Il ne t’est jamais arrivé de nous craindre ? me demanda mon grand-père. Ne te gêne pas, tu peux tout nous dire.

- Non, je n’ai pas peur de vous, quelle drôle de question. J’ai toujours eu confiance en vous tous.

- Tu as déjà entendu des histoires de fantômes, des histoires de monstres, me dit Carlisle. Est-ce que ça t’a fait peur ?

- Non, ça n’existe pas.

- Mais si les monstres existaient, est-ce que tu en aurais peur ? me demanda mon père.

- Tout dépend du monstre et de la personne qui dit que c’est un monstre. Dans ma classe, il y en a un qui est super tannant et Anna dit que c’est un petit monstre.

- Nous ne parlons pas de ce genre de monstre, poursuivi Carlisle sur un ton sérieux. Si je te parle de vampire et que je te dis que ça existe, est-ce que tu aurais peur ?

Je réfléchi une minute en silence. Comme dit Carlisle, j’ai six ans, mais je suis plus mature. Je ne suis pas stupide, s’il me demande si j’ai peur d’eux et qu’ensuite il me demande si j’ai peur des monstres et qu’après il me parle de vampires… Je ne me suis jamais attardé aux différences entre ma famille est Charlie par exemple. Je n’ai jamais posé de question non plus. Mais là, je crois que je vais avoir des réponses.

- Je suis d’accord qu’un vampire est un monstre. Mais un homme violent envers sa femme et qui finit par la tuer est aussi considéré comme un monstre. Apprenez-moi à me défendre contre les monstres alors !

- Sérieusement Ryan, dit ma mère. N’essaie pas de détourner du sujet réel. Je sais que tu as fait le lien dans ta tête, tu n’es pas idiot. Si je te dis que tu es entouré de vampires présentement, mais que tu n’as rien à craindre, comment réagirais-tu ?

- Je… J’ai confiance en toi maman. Si tu me dis que je n’ai rien à craindre, je te crois sur parole.

- Écoute Ryan, me dit Carlisle. C’est vrai que nous sommes des vampires. Et c’est vrai que tu n’as pas à avoir peur de nous. Une chose à la fois. Que sais-tu sur les vampires ?

- Je sais qu’ils boivent du sang pour survivre.

- Effectivement, répondit mon grand-père. Mais nous sommes différents. Nous sommes des vampires « végétariens », nous nous nourrissons de sang animal seulement. Nous voulons vivre avec les humains, nous ne leur voulons aucun mal. Tu comprends ça ?

- Oui.

- Je sens un « mais », dit ma mère.

- Oui, mais pauvre petites bêtes sans défense.

- Ne t’en fais pas pour les animaux. Ceux que nous chassons ne sont pas en voie de disparition, me rassura ma mère.

- Alors nous sommes tous des vampires ?

- Tes grands-parents, tes tantes, tes oncles et tes parents sont des vampires, me répondit Renesmée. Pour ce qui est de toi et moi, nous sommes différents, mais nous ne risquons rien.

- Pour le moment, reprit Carlisle, nous allons approfondir sur les vampires, sur nos différences, mais nous allons en rester là. Tu es mature, mais tu es encore jeune. On en reparlera une autre fois.

- Il est défendu d’en parler avec tes amis à l’école mon fils, me dit mon père. S’ils croient à tes histoires, ils auront peur de toi et de nous. Et s’ils n’y croient pas, ils vont te croire fou.

- Je n’ai pas l’intention d’en parler.

Le reste de la soirée passa vite. Je soupai à la villa avec ma cousine et nous continuâmes à jaser tous ensemble. J’en appris énormément sur ma famille. Sur leur transformation, sur leur mode de vie. Je compris également pourquoi ils paraissaient si jeunes.

C’était toute une histoire, c’était mon histoire. Encore aujourd’hui à l’école, on avait repris mon histoire en bande-dessinée et ça avait l’air ordinaire comme celle des autres élèves. Mais maintenant, ça me donnait un petit quelque chose de plus. J’étais spécial, tout comme ma famille. Ils m’ont dit que j’étais différent et que j’en saurais davantage plus tard. J’aimais mon histoire, j’avais l’impression d’être dans un conte de fées !

Après le souper, nous retournâmes chacun dans nos maisons respectives. Je continuai de poser des questions à mes parents. J’en profitais au maximum puisque nous étions vendredi et qu’il n’y avait pas d’école demain. Je pouvais me coucher un peu plus tard.

À son habitude, Charlie débarqua à la maison après son travail. J’avais tellement hâte de lui jaser de tout ça. Mais est-ce que je suis autorisé à lui en parler ? Charlie devait être au courant de quelque chose ? Impossible qu’il ne sache pas que Bella est un vampire ?!

Nous allâmes dans ma chambre. Charlie me donna mon cadeau d’anniversaire. Toujours aussi mal à l’aise car il ne savait jamais quoi me donner.

- Que peut-on donner à un enfant qui a déjà tout ? disait-il tout le temps.

Je développai et découvris une sculpture de bois. En la retournant, je réalisai que c’était moi, assis sur une branche d’arbre.

- C’est Billy Black qui m’a montré à sculpter, me dit-il.

Je le rassurai, j’étais très content de mon cadeau. Et c’était faut, je n’avais pas tout.

Je le fixai, droit dans les yeux. Je voulais lui dire ce que je venais de savoir et je voulais voir sa réaction. Je saurais tout de suite s’il était au courant ou pas.

- Charlie, ce soir, ma famille m’a appris des choses. Ils ont dit que c’était un secret. Tu es mon meilleur ami et j’aimerais me confier à toi. Je sais que je peux te faire confiance.

Et sans même lui laisser le temps d’ouvrir la bouche, j’allai droit au but.

- Tu savais que je vis au sein dans une famille de vampires ?

Il resta bouche bée. Du coup, je crus qu’il ferait une crise cardiaque. Je croyais avoir fait une gaffe. Je croyais que je venais de lui apprendre que sa fille était « spéciale ».

- Charlie, est-ce que ça va ?

- Je…

Il prit une grande respiration.

- Depuis plusieurs années, je me doute qu’il y a quelque chose de pas net dans cette famille, dit Charlie. Ça me faisait quelque chose de voir Bella se tenir avec eux, j’avais peur au début. Elle en a même épousée un, je n’ai pas eu le choix de m’y faire.

Il prit une autre grande respiration et continue.

- Pendant son voyage de noces, Bella a attrapé une « maladie », dont je n’ai jamais su le nom d’ailleurs. Je ne l’ai pas vu pendant un bon moment, même à son retour. Et un jour, lorsque je lui rendis une visite surprise, je l’ai vu. C’est comme si je la voyais pour la première fois et pourtant, c’était ma fille depuis dix-huit ans. Mais elle avait changée. Sa tenue n’était pas la même, sa voix avait changée également. Ses yeux n’étaient plus les mêmes, j’aurais juré qu’elle portait des lentilles. Je ne saurais comment le décrire. Je n’ai jamais su ce qui c’était passé pendant leur lune de miel, mais à son retour, et après sa « guérison », elle était devenue une Cullen.

Charlie changea de position.

- Ensuite, j’ai su qu’elle et son mari avaient hérités de la nièce d’Edward. Mais Renesmée leur ressemble tellement, ce n’est pas croyable ! J’ai toujours eu un doute que ce soit leur enfant biologique, mais on m’aurait cru fou ! Comment, en seulement quelques semaines, auraient-ils pu avoir un bébé ? Et tu ne l’as pas vu par la suite, elle a grandi si vite, c’est impossible ! Je n’ai jamais cherché à savoir la vérité, c’était certainement trop difficile à accepter. Et Bella m’a dit que pour ma sécurité, il était préférable que je ne sache pas tout, et c’est très bien ainsi.

- Alors tu savais qu’elle avait changée, mais tu ne savais pas qu’elle était devenue un vampire ?!

- C’est ça, me répondit Charlie. Plusieurs questions restent encore sans réponses dans ma tête, mais je ne veux pas nécessairement avoir les réponses.

- Est-ce que ça veut dire que je ne pourrai plus t’en parler ?

- Laisse-moi le temps de digérer cette nouvelle, me dit-il. Ensuite oui, tu pourras continuer à m’en parler. Mais ménage-moi un peu. À mon âge, ça fait beaucoup à encaisser.

Nous continuâmes à bavarder pendant un long moment. Je finis par m’endormir, je ne me souviens même plus de quoi on parlait. Charlie se leva, m’embrassa le front et descendit.

- Il vous l’a dit ? demanda ma mère à Charlie.

- Oui, répondit-il.

- Est-ce que vous avez peur ? demanda mon père en s’approchant d’eux.

- Non, répondit Charlie. Depuis le temps, j’ai appris à vivre avec vous. Je ne sais pas tout et c’est correct comme ça.

- Allez-vous continuer de venir voir Ryan ? demanda ma mère.

- Oui, ça ne m’empêchera pas de venir. J’imagine qu’avec le temps, je vais en apprendre d’avantage, mais je vais essayer de passer par-dessus.

Et sur ce, Charlie sorti de la maison.


Le lendemain, il faisait beau et le soleil était au rendez-vous. Je me levai, pris ma douche me retrouvai dans la cuisine en moins de deux. Je croyais avoir rêvé, alors j’avais hâte de voir mes parents et de leur en parler.

- Bonjour mon poussin ! me dit ma mère.

- Bonjour fils, me dit mon père. J’espère que tu as réussi à bien dormir malgré tout ce que tu as entendu hier soir ?

- Alors je n’ai pas rêvé ? Toute cette histoire est bien vraie ?

- Oui mon garçon, me répondit mon père. Et aujourd’hui, tu auras une autre réponse à tes questions. Tu nous as demandé si nous brûlions au soleil. Eh bien non. Par contre, nous ne pouvons sortir sans être repéré. Ta mère et moi, nous t’avons préparé des crêpes comme tu l’avais demandé. Alors mange et après nous te montrerons.

Après mon petit déjeuner, Renesmée vint me chercher pour aller jouer et j’oubliai la conversation que je venais d’avoir avec mon père.

Nous partîmes dans la forêt. Je la suivais, elle avait l’air de savoir exactement où elle m’emmenait. Nous montâmes une grande colline et d’en haut, nous pouvions voir notre maison.

Tout d’un coup, je vis la porte de ma maison s’ouvrir et un grand éclat se produisit. Sur le coup, je crus que c’était l’effet du soleil sur la vitre de la porte. Mais ensuite, je vis plus clairement.

Mon père et ma mère se tenaient là, juste devant la porte. Leur peau brillait au soleil comme des diamants.

Je regardai ma cousine estomaqué.

- C’est pour ça que notre famille a choisi de vivre à Forks, me dit ma cousine. Le ciel est très souvent gris, alors ils peuvent avoir une vie « normale ». Ils ne sortent pas en plein jour lorsqu’il y a percée de soleil, à part par obligation. Carlisle lui, doit se rendre au travail. Mais il est chanceux, il peut se permettre de passer par l’intérieur pour se rendre au garage. Les vitres de sa voiture sont teintées et il a une place de stationnement sous-terrain à l’hôpital.

J’étais encore bouche bée.


2 chapitres en ce lundi. Bonne semaine !
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MessageSujet: Re: Twilight 6 : Qui suis-je ? L'histoire de Ryan (Cullen / Wolf pack)   Lun 14 Mai - 17:24

Chapitre 5 : Mon 11e anniversaire

J’aimais bien l’école, mais je trouvais la maternelle beaucoup trop facile. Avant les vacances des fêtes, mon enseignante me demanda si je pouvais rester un soir plus tard après les cours. Elle écrivit un message à mes parents dans mon agenda et le dernier jeudi avant le long congé, je restai avec elle pendant une heure de plus. Elle me fit faire certains exercices.

Au retour en janvier, Anna nous mit en équipe pour un autre travail. Elle fit des équipes de deux à son choix. Le nombre d’élèves dans ma classe étant un chiffre impair, je me retrouvai donc sans coéquipier. Elle me rassura en me disant que j’étais en équipe avec elle. Tout de suite dans la classe, on entendit le mot « chouchou » à quelques reprises.

Tout se déroula pour le mieux entre janvier et juin. À chaque fois qu’il y avait un travail d’équipe, Anna se joignait à moi. Je remarquai que mon travail était toujours plus complet que celui de mes amis. Mais je n’avais jamais de difficulté à faire ce qu’on me demandait, alors je n’en parlais pas.

À la fin du mois de juin, ça sentait les vacances d’été. Tout le monde était excité de finir l’école. Lors de la dernière journée de classe, Anna nous remis nos bulletins dans des enveloppes celées.

- Remettez vos enveloppes à vos parents, dit-elle en nous les distribuant.

J’étais très content d’avoir enfin un congé. J’allais pouvoir jouer avec ma cousine comme avant. J’aurai peut-être la permission de voir mes amis d’école une fois ou deux durant l’été…

À mon retour à la maison, je remis l’enveloppe à mes parents.

- Voici mon bulletin de fin d’année.

- J’espère qu’il y a des bonnes nouvelles à l’intérieur et j’espère que tu as été sage, me dit ma mère.

Elle ouvrit l’enveloppe et resta muette. Mon père fini par s’impatienter et lui prit le bulletin des mains. Après avoir pris connaissance de l’information contenue dans mon relevé de notes, il finit par dire :

- Alors mon grand, je suis fier de toi. Tu sautes une année, tu seras classé en deuxième l’an prochain.

- Il y a surement une erreur, dit ma mère.

- Non, répondit mon père, en lisant au complet les commentaires, on voit bien qu’il n’y a pas d’erreur. C’est pour ça qu’elle t’a fait rester plus tard avant les fêtes, elle t’a fait passer des tests de classements. Et c’est aussi pour ça qu’elle s’est mise en équipe avec toi pour le restant de l’année. Elle te donnait de la matière de première année.

Toute une nouvelle, je passais en deuxième année.


L’année suivante se déroula normalement. Personne ne se douta de rien puisque ma classe était un groupe combiné : première-deuxième ensemble. Certains de mes amis étaient avec moi. Mais eux faisaient le programme de première année et moi, la matière de deuxième.

Je fêtai mon septième anniversaire à l’école avec mes amis. Et rendu aux fêtes de Noël, monsieur Adams, mon professeur, me demanda de rester plus tard un soir et me fit passer des tests. Après le congé, il se mit en équipe avec moi jusqu’à la fin de l’année. Les élèves pouvaient penser ce qu’ils voulaient, ça ne me dérangeaient pas. J’apprenais plus vite, je n’avais aucune difficulté et j’aimais l’école.

À la fin de l’année, il nous remis notre enveloppe contenant notre bulletin et nous souhaita bonnes vacances.

Arrivé à la maison, je remis l’enveloppe à ma mère qui l’ouvrit tout de suite. Elle resta encore une fois sans voix. Mon père lui pris le bulletin des mains et lu le contenu.

- Toutes mes félicitations mon grand ! me dit-il.

- Arrête Emmett, il doit y avoir une erreur, dit ma mère.

- Non, répondit mon père. Si on lit jusqu’au bout, on voit bien qu’il n’y a pas d’erreur. Notre fils a passé les tests de classement et il passe en cinquième année l’an prochain.

- Comment veux-tu qu’il saute deux années sans que personne ne le remarque ? demanda ma mère.

- Je n’en ai aucune idée. Mais avec la grandeur qu’il a, il pourra intégrer un groupe d’élèves plus âgés sans problème, répondit mon père.

J’étais très content. Je n’avais pas eu de difficulté à me rendre là, mais j’avais quand même fourni des efforts et j’étais moi aussi, fier de moi.


Ce qui fait que j’ai fêté mon huitième anniversaire avec mes amis de cinquième année. Et c’est ainsi que je terminai mes études primaires.

L’année d’après, je débutai mon secondaire. J’étais assez grand pour me mêler aux autres élèves plus âgés que moi. Je fêtai donc mon neuvième anniversaire, mais je ne dis pas mon âge aux autres élèves de la classe.

L’avantage d’être au secondaire, c’est d’avoir des cours éclatés. Ce ne sont pas des groupes fixes, alors je n’ai pas toujours les mêmes élèves avec moi. Ce qui fut plus facile à expliquer l’année d’après. Je montai directement en troisième secondaire. Alors si mes amis de première secondaire se demandaient pourquoi je n’avais pas de cours avec eux, je pouvais simplement dire que je suivais les mêmes cours mais dans des groupes différents. J’y fêtai mon dixième anniversaire et encore là, je ne divulguai pas mon âge à mes camarades.


Ce qui fait qu’aujourd’hui, je vais fêter mon onzième anniversaire, sans toutefois dire mon âge réel bien entendu. C’est toute une journée qui s’annonce et je dois me lever plus tôt, car je dois être à mon meilleur. Aujourd’hui, nous prenons les photos pour mettre dans l’album des finissants. Eh oui, je suis bien rendu à la fin de mon secondaire.

En sortant de la douche, ça me pris une éternité pour choisir ce que j’allais porter pour les photos. Une chance que je me suis levé plus tôt ! J’optai pour un jean bleu, une chemise blanche et un veston bleu-marine coupé sport. Je descendis à la cuisine avec ma brosse à dents dans les mains. Pas question de l’oublier et d’avoir des taches sur les dents pour les photos.

- Bon anniversaire mon grand « futur finissant », me dit ma mère, toute fière.

- Bonne fête fils, me dit mon père avec un grand sourire. Nous sommes si fiers de toi.

- Aujourd’hui est un grand jour pour toi, me dit ma mère. Que puis-je te préparer qui te ferait plaisir ?

- Je me contenterai de céréales pour que ça aille plus vite. Mais en fin de semaine, je crois que j’aimerais bien manger des œufs avec du bacon.

- Sans problème, répondit mon père. Et en passant, après déjeuner, je te donnerai un avant-goût de ton cadeau de fête.

- Ah oui ! Vous n’attendez pas à ce soir ?

- C’est comme tu veux, me dit-il avec un drôle de sourire. Nous voulions juste te faire plaisir.

Je mangeai mon bol de céréales sur le bord du comptoir. J’avais juste hâte d’être prêt à partir pour l’école.

Après manger, comme tous les matins, mon père et moi nous dirigions vers le garage. Mais ce matin, ma mère nous suivi. Elle a bien le droit, mais ce n’était pas dans ses habitudes et ça me chicotait.

- Ce matin, dit mon père, tu as droit à ta première leçon de conduite, avec moi bien sûr.

- Ça fait partie de ton cadeau de fête à ton père et à moi, alors je vous suivrai et ramènerai ton père, dit ma mère.

Je me demandais pourquoi elle disait ça, mais j’étais trop énervé pour répondre.

- Alors fils, tu peux choisir. Mais je crois connaître ton choix, dit mon père en me tendant la clé de la Mustang.

Je pris la clé et me dirigeai vers la voiture. Je m’assis dans l’auto côté conducteur et mon père s’assis en diagonale de moi, sur le banc arrière. Je le fixai sans rien dire.

- Tu paraîtras arriver seul dans la voiture. Tu pourras la garer et la laisser là jusqu’à la fin des cours, expliqua mon père. Je sortirai lorsque la cloche sonnera et ta mère me ramènera à la maison. Ce soir, nous agirons de la même façon pour le retour. Lorsque tu auras passé ton permis, tu pourras la prendre seul.

Je ne pus répondre, j’étais trop ému. Il était en train de me dire qu’il me donnait sa voiture !

- M… merci.

Mon père me donna les directives et je sortis tranquillement du garage. Ma mère nous suivait, mais de loin. J’étais stressé, mais le trajet se déroula très bien.

Une fois rendu à l’école, je garer la voiture rouge et sorti. J’enfouis la clé dans le fond de la poche de ma veste et me dirigeai vers la porte des élèves. Comme prévu, mon père attendrait la cloche pour sortir de là et la voiture de ma mère n’était pas visible, alors rien ne paraissait.

Un ami vint me rejoindre au moment où je regardais derrière moi, pour être certain que l’auto n’avait pas bougée.

- C’est à toi la Mustang ?! me demanda Daniel.

- Oui, c’est mon cadeau de fête.

- Wow ! Chanceux ! répondit-il. Es-tu prêt pour les photos ?

- Oui. Est-ce que tu trouves que ça fait « trop » avec le veston ?

- Non, me dit-il. On est finissant, on peut se le permettre.

La journée se déroula normalement, mais en plus chargée. J’avais deux périodes de français en entrant et c’est pendant la deuxième que nous avons été prendre nos photos de finissant. Pendant le battement, nous en profitions pour prendre des photos avec nos amis et à la fin de la journée, nous irions les porter à la réception à l’attention du comité de l’album. Moi qui avait passé au travers de mon secondaire en seulement trois ans au lieu de cinq, j’avais peut-être une chance d’apparaître plus d’une fois dans ce fameux livre de souvenirs si mes photos étaient bonnes.

Dans l’après-midi, j’avais chimie et math. Je n’avais aucune difficulté dans cette dernière matière. Alors pour moi, c’était un cours où je pouvais relaxer. Je regardais par la fenêtre et je voyais une partie du stationnement d’où j’étais. J’étais perdu dans mes pensées lorsque mon nom fut prononcé par mon professeur. Celui-ci me demanda de résoudre un problème au tableau. Je n’avais pas suivi les explications, mais je savais déjà la réponse, juste en examinant l’équation.

Je me levai, pris la craie dans la main de mon enseignant et commençai à décortiquer le problème au tableau en silence.

- Pouvez-vous nous expliquer le problème Ryan ? me demanda mon professeur.

- Oh ! Je croyais que c’était vous le professeur.
Les élèves partirent à rire et les joues de mon professeur devinrent rouges.

- Ok, dit-il. Je vais poser ma question autrement. Pouvez-vous nous expliquer votre résonnement ? Car en regardant la démarche que vous avez écrite au tableau, je vois le résonnement d’un élève universitaire.

Les élèves dans la classe qui ne comprenaient pas mes gribouillis au tableau, comprenaient maintenant pourquoi.

- Désolé monsieur.

J’avais tellement hâte de retourner à ma place, repartir dans mes rêveries en fixant ma voiture. Mais je fis demi-tour et retournai au tableau expliquer ma réponse. Une fois terminé, les élèves étaient toujours aussi perdus dans mes explications. Mon professeur me regardait d’un drôle d’air, mais il ne pouvait pas dire que je n’avais pas la bonne réponse ni que j’avais triché. Lui qui voulait me faire payer de ne pas suivre son cours, il était pris au piège.

- Bon, je crois que je vais effacer tout ça, dit-il. Et je vais le reprendre en plus simple, en suivant la matière étudiée.

Les autres élèves furent soulagés, je voyais les points d’interrogation dans leurs yeux lorsqu’ils fixaient ce que j’avais inscrit au tableau. Je retournai m’asseoir à ma place et me tournai vers la fenêtre. Je n’entendis même pas le professeur expliquer l’équation, j’étais déjà en train de m’imaginer à la fin de la période, sortant de l’école et me dirigeai vers « mon » auto au regard des autres élèves. Il était rare de voir une auto neuve dans le parking des étudiants. Et il était encore plus rare d’en voir une d’une couleur aussi frappante.

J’avais à peine commencé à visualiser la scène, que je vis le côté de ma voiture devenir flou pendant une fraction de seconde. Je me frottai les yeux, rien n’avait bougé, la Mustang était toujours là. Et soudain, je su ce que j’avais vu. Mon père avait surgit de nulle part et, à une vitesse vampirique, et avait ouvert la porte de la voiture pour y monter.

Peu de temps après, la cloche sonna. Je passai à mon casier en vitesse, j’avais vraiment hâte de me retrouver sur le siège conducteur. Je sortis de l’école et marchai en ligne droite vers mon véhicule. Je sorti la clé de ma poche et posai ma main sur la poignée. J’avais raison, les autres étudiants me regardaient tous d’un air surpris lorsque j’ouvris la porte côté conducteur.

Je vis Daniel vernir vers moi en courant.

- Attends ! me cria-t-il. Je vais te prendre en photo devant ta nouvelle auto. Il reste quinze minutes pour remettre nos clichés pour l’album. Peut-être que ce souvenir sera immortalisé ?

Je refermai la portière et appuyai le coude sur le toit de la voiture, souriant. Daniel prit la photo et reparti aussi vite qu’il était arrivé. J’avais maintenant, une chance supplémentaire de me retrouver dans l’album, pensai-je en embarquant dans la voiture.

- Alors fils, tu as passé une bonne journée ? me demanda mon père.

- Oui, merci.

Je tournai la clé et démarrai tranquillement vers la sortie du stationnement. Déjà, j’étais moins stressé que ce matin.

Le chemin vers la maison se fit trop vite à mon goût et même si j’avais respecté mes limites de vitesse. Au loin, je voyais dans mon rétroviseur, la voiture de ma mère qui nous suivait.

En arrivant, nous passâmes par le garage. Mais au lieu de monter vers le rez-de-chaussée, nous sortîmes à l’extérieur et nous dirigeâmes vers la villa. Toute la famille était réunie et je fus accueilli avec des câlins et des bisous.

- Tout le monde au salon, dit ma grand-mère.

Elle avait préparé des petits amuse-gueules pour ma cousine et moi.

- Bon anniversaire Ryan, me dit Carlisle. J’espère que tu as passé une bonne journée ?

- Oui. Très chargée, je n’ai pas vu le temps passer.

- Ça fait cinq ans que nous t’avons dévoilé notre secret et je crois que tu es assez mature pour entendre la suite.

J’eus le souffle coupé et restai la bouche ouverte. Je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait une suite. Je trouvais que c’était déjà assez extraordinaire d’être dans une famille de vampires !

- Ne t’en fais pas, me dit mon grand-père.

Mes parents se levèrent et vinrent s’asseoir à mes côtés.

- Je t’aime Ryan, me dit ma mère.

Je sais que les vampires ne peuvent pas pleurer. Mais si cela était possible, je crois que ma mère aurait eu les yeux dans l’eau à ce moment.

- Je t’aime aussi maman. Et toi aussi papa.

- Je t’aime aussi, comme un fils.

Oh ! Il avait changé sa phrase. Pourquoi il dit « comme » un fils ?

- Je connais ton interrogation, me répondit mon père. J’ai formulé ma phrase ainsi car en réalité, nous t’avons adopté à ta naissance.

J’eus du mal à avaler ma salive. Mon regard alla de mon père à ma mère. Bien sûr, je comprenais ce qu’il venait de me dire, mais je n’arrivais pas à le croire.

- Ta mère a été transformée avant de t’avoir et tu sais que les vampires ne peuvent pas avoir d’enfant, me dit mon père. Son plus grand désir dans la vie, était d’avoir un bébé, de l’aimer et de le voir grandir.

- Mais nous t’aimons comme notre fils, me dit ma mère en me serrant fort dans ses bras.

Après ce qui me sembla une éternité, ma mère me lâcha. Je pris une grande inspiration. Mon cerveau fonctionnait à toute vitesse.

- Renesmée, tu m’as dit que nous étions différents tous les deux. Est-ce que tu as été adoptée toi aussi ?

- Non. Bella et Edward sont mes vrais parents. Lors de ma conception, mon père était un vampire et ma mère était humaine. Ils ne se doutaient pas qu’une grossesse était possible. Mais la grossesse a affaibli ma mère et à l’accouchement, ça l’a achevée. C’est à ce moment que mon père la transformée.

Ça faisait beaucoup d’information. Mon cerveau analysait tout ça et je suis certain qu’il sentait le chauffé.

- Alors, tu es…

- Je suis mi vampire, mi humaine, me répondit ma cousine.

- Et moi, je suis… ?

- Tu n’es pas un vampire, tu es « spécial ».

- Ne précipitons pas les choses, dit Carlisle. Nous répondrons à toutes tes questions.


À la fin de la soirée, lorsque je me retrouvai seul dans ma chambre, je repensai à tout ça et me fis une liste dans un cahier spiral.

-Mes parents sont des vampires et moi non. OK
-Ma cousine est mi vampire, mi humaine. OK
-J’ai été adopté à ma naissance. OK
-Qui sont mes vrais parents ?
-Vais-je un jour savoir qui ils sont ?
-Serais-je autorisé à les voir ?
-Comment une famille de vampires, peuvent-ils vivres avec un humain sous leur toit ? (Même s’ils sont « végétariens », ils doivent sentir l’odeur de mon sang.)

Ma journée avait été longue. Je finis par m’endormir avec mon cahier ouvert sur mon ventre.


Finalement, 3 chapitres la même journée. Je dois réviser la suite avant de la mettre en ligne... à suivre
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MessageSujet: Re: Twilight 6 : Qui suis-je ? L'histoire de Ryan (Cullen / Wolf pack)   Mer 16 Mai - 16:49

Chapitre 6 : Encore du nouveau

La fin de la semaine se déroula normalement, mais je me posais énormément de questions. Chaque soir, avant d’aller dormir, je reprenais mon calepin et j’ajoutais des points à ma liste de questionnement.

Le samedi matin, lorsque je descendis à la cuisine, je fus étonné de voir ma cousine, son mari et leur fille, m’attendre à table. Lorsque je pris place, je vis Renesmée me faire un clin d’œil. Maman nous servi et nous mangeâmes tous les quatre en silence. Les œufs et le bacon étaient excellents et nous nous régalâmes.

Je me levai et débarrassai lorsque nous eûmes terminé. Je fis couler l’eau pour laver notre vaisselle et ma cousine prit un linge à vaisselle et commença à essuyer.

Nous sortîmes tous les quatre. C’était évident, Renesmée avait quelque chose en tête. Alors sans poser de question, je les suivis dans la forêt.

Nous ne marchâmes pas longtemps, mais juste assez pour s’éloigner de la maison. J’en conclu qu’il était préférable d’être hors de vue et où personne ne nous entendrait.

- Écoute Ryan, me dit ma cousine. Je lis en toi comme si tu étais mon frère. Je sais que tu as plusieurs questions en suspens et Jacob et moi, nous allons te donner des réponses.

Mes compagnons restèrent debout alors que moi, je décidai de m’asseoir sur un tronc d’arbre. Cassandra marchait dans l’herbe non loin de nous.

- On dirait qu’ils ne réalisent pas à quel point tu es intelligent, à quel point tu peux comprendre des choses et à quel point tu es fort et que tu es capable d’encaisser les coups, dit Renesmée. Ils t’ont révélé être des vampires, tu as pris la nouvelle et tu as continué à vivre ta vie. Comme si de rien était. Je ne comprends pas pourquoi ils refusent de tout te dire.

- Me dire quoi ?

- Je sais que je vais me faire gronder de t’en avoir parlé, me dit-elle, mais tu as le droit de savoir.

Je devenais impatient, mais je la laissai continuer.

- Plusieurs vampires ont un don, reprit-elle. Si tu me permets, je vais utiliser le mien, ça fait partie de mon côté vampire. Je vais pouvoir te montrer. Quelques fois, c’est plus facile de comprendre quand on voit les choses.

Elle s’avança vers moi.

- Tu as confiance en moi Ryan ? N’ai pas peur, ajouta-t-elle.

Et avant même que je réponde, elle me toucha la joue. Tout d’un coup, je ne vis plus la forêt qui m’entourait. Je revoyais une scène qui s’était passée la semaine d’avant.


Renesmée et moi, étions dans sa chambre. Elle tenait deux cintres sur lesquels étaient accroché deux robes, une violette et une bleu-royal. Ma cousine me demandait mon avis avant de faire un choix pour une sortie au restaurant avec Jacob.

- Laquelle tu préfères Ryan ?

D’un coup, j’entendis : « Je suis certaine que Jacob préfèrera le décolleté de la mauve ». Mais ses lèvres n’avaient pas bougées.

- Tu devrais porter la bleue ma chérie, dit Edward en entrant dans la pièce.

Renesmée le fusilla du regard.

- Quoi ? dit son père. Cette couleur te va aussi merveilleusement bien qu’à ta mère.


Elle enleva sa main de sur ma joue.

- Que comprends-tu de cette version de la scène ? me demanda Renesmée.

- Je croyais que ton père avait simplement donné son opinion, mais…

- Mais il avait lu dans mes pensées, continua-t-elle à ma place. Il n’a pas aimé m’entendre penser que Jacob aimerait mon décolleté dans la violette.

- Alors ton père lit dans les pensées des gens.

- Oui. Tout le monde sauf ma mère. Je vais te montrer autre chose, dit-elle.


Je vis Renesmée, toute petite, à côté d’un immense loup roux. Plus loin, je voyais ma famille au complet. Et en face, se trouvait un autre clan. Je vis tout de suite la différence. Ma famille avait les yeux couleur d’ambre et l’autre clan avait les yeux rouges. Ma famille se tenait en-dessous d’un genre de dôme protecteur. Comme s’ils étaient en guerre contre l’autre clan.


- Ça aussi, c’était plus facile de te le montrer, me dit ma cousine. Le dôme que tu voyais, c’était le bouclier de ma mère. Bella a le don de se protéger et d’étendre son bouclier pour protéger les siens. En gros, elle repousse les attaques et prive ton père de lire dans ses pensées.

J’enregistrai les nouvelles informations. Renesmée me retoucha la joue.


Mon père et ma tante Alice discutaient.

- Je te le dis Emmett, tu finiras par lui donner.

- Non, je viens de l’ajouter à ma collection.

- Je te dis que je l’ai vu avec à l’école.

Mon oncle Jasper passa en arrière d’eux et mon père sembla se calmer un peu.


- Mon père parlait de la Mustang n’est-ce pas ?

- Oui, me répondit Renesmée. Alice venait d’avoir une vision de l’avenir. Et ton père n’était pas d’accord, pourtant, il y a quelque chose qui l’a fait changer d’idée puisqu’il te l’a laissé la semaine dernière.

- Donc, ton père lit dans les pensées, ta mère, c’est un bouclier et Alice voit dans l’avenir.

- Oui. Et ce que tu n’as pas remarqué, c’est ce qu’a fait Jasper. Il a le don de calmer l’atmosphère.

- Est-ce que mes parents ont un don eux aussi ?

- Non, me répondit-elle. Et nos grands-parents non plus.

- Ok. Y a-t-il autre chose que je devrais savoir ?

- Tu n’as pas eu peur quand Carlisle t’a parlé de monstres, me dit-elle. Si je te dis qu’il en existe une autre sorte, que dirais-tu ?

- Dois-je avoir peur cette fois ?

- Non, dit-elle avec un grand sourire. Tu te souviens, je t’ai montré la scène avec les Volturi, l’autre clan de vampires, ceux aux yeux rouges ? Tu m’as vu à côté d’un grand loup ? Ce n’était pas juste parce que j’étais petite que le loup paraissait immense. Il est vraiment d’une taille démesurée et il n’est pas le seul loup de la région.

- Ok.

J’entendis un bruissement de feuille derrière moi. Je fis un demi-tour sur moi-même et me retrouvai face à cet immense loup roux. Je regardai autour de moi, je voyais que ma cousine n’avait pas l’air effrayé et sa fille non plus, alors je pouvais me détendre. Mais je ne voyais plus Jacob. Je cherchai du regard, mais ne le vis nulle part.

- Jacob est devant toi, me dit Renesmée.

Je ne comprenais pas. Je ne voyais que le loup. Est-ce que Jacob se trouvait derrière ? Caché par l’animal ? Je fixai les yeux de la bête et celui-ci s’inclina.

Voyant que je restais immobile, le loup marcha tranquillement pour ne pas me faire peur et je le vis disparaître dans les bois. Peu de temps après, je vis Jacob revenir exactement de l’endroit où l’animal venait de partir.

Renesmée vit que je venais de faire « un plus un ».

- Tu as compris que je n’étais pas une menace, me dit Jacob. Mercredi soir prochain, demande une permission de sortie après souper et vient nous rejoindre. Nous irons sur le territoire Quileute et tu pourras avoir toutes tes réponses concernant les loups.

Ça commençait à faire beaucoup d’information. Je vis vraiment dans une histoire de science-fiction.


La semaine suivante, je fis ce qu’on m’avait dit. Je me retrouvai à La Push et j’eus droit aux légendes complètes.

Lorsque j’étais en présence de ma famille, j’observais les échanges. Je n’avais pas dit que ma cousine m’avait révélé des choses. J’attendais de voir une situation anormale pour pouvoir leur poser une question. Ils n’auraient pas eu le choix de me répondre à ce moment-là. Je ne voulais pas attendre un autre cinq ans avant qu’ils se décident de m’en dire plus.


L’automne passa vite. J’obtins mon permis de conduire et je pus faire quelques allers-retours seul à l’école. Le froid s’est installé, le sol a gelé et mon père m’a recommandé d’entreposer ma voiture pour l’hiver. J’étais déçu, mais il me permit d’utiliser sa Audi Q7 TDI pour l’hiver.

En un rien de temps, nous nous retrouvâmes à Noël. Les inscriptions pour l’université s’en venaient et avec tout ce que je savais sur ma famille et tout ce qui me restait à savoir, je pris la décision de m’inscrire à l’université à distance. Je ne voulais pas m’éloigner et risquer d’en manquer des bouts. Je pris tous les renseignements nécessaires. Je pouvais étudier dans le programme de mon choix, mais une fois par session, je devais me déplacer au point de service de ma région, avec tous les autres étudiants, et faire un travail d’équipe. Ensuite, je pouvais revenir à la maison.

Nous avions déjà pris nos photos de finissants à l’automne. Maintenant, il se formait des comités pour la recherche de commanditaires. Le comité de la bague, le comité limousine et bien sûr, le comité du bal de finissant.

L’hiver passa très vite et au printemps, je ressortis ma Mustang. Les cours de math étaient toujours aussi relaxes, que je passais mon heure à regarder par la fenêtre. Je ne m’aperçus pas que les filles m’observaient.

En me rendant à mon casier cet après-midi-là, une fille dont j’ignorais le nom, vint s’appuyer sur la case à côté.

- Salut Ryan, me dit-elle avec un beau sourire.

- Salut.

- Je ne sais pas si c’est parce que tu es timide, dit-elle, mais on dirait que tu es plutôt réservé.

Effectivement, je ne m’attachais pas à mes amis car je ne les gardais pas longtemps. Mes « amis » ne sont que des connaissances, que des « passagers » dans ma vie. J’ai onze ans, la plupart de mes amis que j’ai connu à la maternelle et qui ont le même âge que moi, sont présentement à la fin de leur primaire. Tandis que moi, je termine mon secondaire. Le seul ami qui soit resté auprès de moi depuis toujours, c’est Charlie.

- On peut dire ça comme ça.

- Je me demandais si tu avais quelqu’un pour aller au bal de fin d’année, une compagne ? me demanda-t-elle.

- Oh ! Euh, non.

- Ça te dirait qu’on y aille ensemble ? me demanda-t-elle.

À onze ans, je n’avais pas le même regard sur les filles que les autres garçons qui finissent leur secondaire en même temps que moi. C’est vrai qu’elle était mignonne avec ses cheveux bruns longs et ses yeux verts. Mais je n’étais pas prêt pour une relation. Et je suis certain qu’elle s’aperçut de quelque chose en entendant la vibration dans ma réponse.

- Oui.

- Ne t’en fais pas, dit-elle. Ça ne nous engage en rien. Nous irons juste au bal ensemble à la fin de l’année scolaire.

- Bien sûr. Euh, puis-je connaître ton prénom ?

Je rougis.

- Katherine, mais tu peux m’appeler Kate.

- Enchanté Kate.

Dans les semaines suivantes, Kate et moi, avons passé plus de temps ensemble. On dînait ensemble de temps à autre et il m’ait arrivé de rester un soir ou deux à la bibliothèque après l’école pour l’aider en mathématique. Elle n’avait pas la même facilité que moi avec les chiffres.

- En fin de semaine, je devrais aller magasiner pour ma robe de bal, me dit-elle. Est-ce que tu as déjà tes habits ?

- Non, pourquoi ?

- Je me disais que, dépendamment de la couleur de la robe que j’allais trouver, je pourrais peut-être te prendre une cravate pour qu’on puisse s’accorder.

- Oui. Mais j’ai une autre idée. Que dirais-tu de venir dîner à la maison samedi et on pourrait aller magasiner ensemble après ?

- Tu sais, c’est long magasiner avec une fille, me dit-elle.

- Je sais, j’ai une tante qui est accroc du magasinage.


Mes parents n’ont pas vu d’inconvénient à ce que je ramène une « humaine » à la maison. Pendant que nous dînâmes tranquillement, j’entendis la porte s’ouvrir. Une voix de femme se fit entendre. C’était ma tante Alice.

- J’ai su que tu allais magasiner ? dit-elle en passant la tête dans la cuisine.

D’après moi, elle ne l’avait pas « su », mais elle devait avoir eu une vision.

- Oui, nous allons faire les boutiques.

- Je peux vous accompagner ? demanda-t-elle en sautillant. Tu pourras donner ton avis de gars et moi, je pourrai conseiller et donner mon avis de « meilleure conseillère en mode ».

- Kate, je te présente ma tante Alice.

- Bonjour, se présenta ma tante.

- Enchantée, répondit Kate. Ça ne me dérange pas d’avoir un avis féminin. Ryan m’a parlé de vous.


Nous fîmes presque toutes les boutiques sur la rue principale et il approchait l’heure de fermeture.

- Tu sais, si on ne trouve pas aujourd’hui, ça ne me dérange pas de revenir demain.

- Tu es déjà assez patient comme ça, de m’accompagner et de me donner ton avis sur chacune des robes que j’essaie, me dit-elle. Je ne voudrais pas gâcher toute ta fin de semaine.

- Ne t’en fais pas, tu ne la gâches pas. Au contraire, ça me fait sortir. Je peux imaginer, même si je ne suis pas une fille, que tu veules trouver la robe idéale pour cette soirée qui restera mémorable toute ta vie.

- Comme tu es gentil, me dit-elle. Même mes parents ne seraient pas aussi patients.

- Et moi, je n’ai rien de prévu demain, dit ma tante. Je peux revenir avec vous.

Elle se tourna et me fit un clin d’œil juste avant d’entrer dans la prochaine boutique.

Je ne posai pas de question, mais je me doutais qu’Alice avait vu quelque chose, mais je n’étais pas censé le savoir. En entrant, Alice se dirigea vers la droite. Elle revint me voir avec une belle robe longue couleur corail.

- Va lui offrir cette robe, me dit-elle à voix basse pour ne pas que Kate nous entende.

Je regardai la robe. Elle n’avait qu’une bretelle très fine, le haut un peu froissé et la jupe très longue. Le tout, dans un tissu qui me faisait penser à un voile très léger.

J’attendis que Kate soit dans la cabine d’essayage et lorsqu’elle me demanda la prochaine robe à essayer, je lui remis celle-ci.

- Je sais, elle n’était pas dans tes choix, mais pourrais-tu l’essayer pour me faire plaisir ?

- Oui, sans problème, me répondit-elle. Où était-elle, je ne l’ai pas vu en faisant le tour ?

- Je crois que c’est un modèle unique, dis-je en regardant ma tante.

Kate sortie de la cabine d’essayage en me laissant bouche bée. Elle était sublime dans cette robe et la couleur allait bien à son teint clair.

- Wow !

- Très jolie, dis Alice.

Kate eu les yeux plein d’eau. Je ne comprenais pas, elle était superbe dans cette robe, qu’avait-elle ?

- Je crois que c’est la bonne, dit Kate. Elle est magnifique.

- Non, c’est toi qui es magnifique dans cette robe.

- La journée du bal, je vais te maquiller et Rosalie, la mère de Ryan s’occupera de ta coiffure, dit Alice. Tu seras la plus belle.


Les examens de fin d’année étaient faciles. Et maintenant que tout était fini, nous pouvions nous préparer à fêter. Kate vint nous rejoindre à la villa. Je la présentai au reste de la famille et comme prévu, Alice et Rosalie s’occupèrent de ses ongles, cheveux et maquillage…

De mon côté, mon père me fit la leçon.

- Je sais que tu as seulement onze ans fils, mais tu es mature pour ton âge. Je ne te dirai pas quoi faire, mais soit prudent et si jamais tu prends la décision d’aller plus loin, prends tes précautions. C’est tout ce que je te demande.

- Ne t’en fais pas papa. Nous ne sommes que des amis. Mais je prends note de ton conseille pour l’avenir.


La soirée fut merveilleuse. Je n’aimais pas beaucoup danser, mais je m’amusai bien avec Kate et les autres. Nous n’avions pas besoin de limousine, j’avais offert à Kate de prendre ma Mustang. De toute façon, je ne bois pas, alors je pourrai conduire. Je lui avais offert une rose pour mettre à son joli poignet. J’en avais une également sur mon veston. Les deux fleurs étaient de la même couleur que sa robe et s’agençaient avec ma cravate.

Je crois bien que Kate a eu une soirée mémorable. J’ai su qu’elle quitterait pendant l’été pour aller à l’université d’Harvard, en droit. Elle devait s’installer sur le campus peu de temps après le bal. Nous nous sommes échangés nos courriels, mais je ne sais pas si je la reverrai un jour.


Je passai mon été tranquille à me préparer pour mes cours. J’avais décidé de faire un BAC en enseignement de l’histoire. Je devais recevoir mes bouquins par la poste au courant du mois d’août.

Les membres de ma famille ont vécus à une autre époque et ils m’ont souvent parlé d’histoire. Je n’ai pas de difficulté avec cette matière. Et pour ce qui est de l’éducation, j’aime enseigner aux plus jeunes. Je suis jeune moi-même alors, je suis à l’aise avec eux.

Je n’ai pas vu beaucoup Renesmée, car elle attendait son deuxième enfant. Par contre, il m’est arrivé de garder Cassandra pour leur laisser un petit répit.


J’avais un travail d’équipe à faire au début décembre. Je devais donc me rendre à Seattle, rejoindre d’autres universitaires qui étudiaient la même matière que moi. Ensuite, j’avais un stage de deux semaines à faire avant les vacances des fêtes. Je décidai de le faire au lycée de Forks, comme ça, je serais près de la maison.

Pendant mon séjour à Seattle, je me sentis regardé, fixement par les autres étudiants. J’ai l’air plus vieux que mon âge, mais je n’avais pas l’air universitaire. De plus, certains élèves étaient beaucoup plus âgés que moi. Ce qui pourrait s’expliquer par un retour aux études ou un changement d’orientation. J’étais très content que mon séjour soit seulement d’une semaine (ou moins, si notre travail d’équipe était terminé).

Les autres étaient gentils avec moi, mais j’avais l’impression que si je n’étais pas là, ils agiraient autrement.

Un jour, je reçu un appel de Charlie. Son nom s’afficha sur mon portable, mais je ne pouvais y répondre, nous étions en plein travail. Par contre, la femme à mes côtés s’étira le cou et ajusta ses lunettes. Elle regardait fixement mon cellulaire.

- D’où connais-tu Charlie Swan ? me demanda-t-elle.

- Il fait partie de la famille, en quelque sorte.

- Il y a longtemps, poursuivit-elle, j’ai étudié avec sa fille.

- Tu connais tante Bella ?

- Ta tante ? dit-elle surprise.

- Oui. Je suis le fils de Rosalie et d’Emmett.

- Oh ! fit-elle.


Après mon travail d’équipe, j’avais hâte de revenir à la maison et de me retrouver dans mes affaires. Mais j’avais un arrêt à faire à la villa d’abord, où toute ma famille m’attendait.

J’étais content de revoir tout le monde. Je n’avais pas l’habitude d’être éloigné d’eux aussi longtemps.

- Tante Bella, j’ai fait mon travail d’équipe avec Angela.

- Angela ? se questionna-t-elle.

- Oui, Angela Weber.

- C’était ton enseignante ? me demanda-t-elle.

- Non, une étudiante. Elle a eu un accident il y a plusieurs années et là, elle continue ses études.

- Le monde est petit, dit Edward.

- Oui. Elle m’a posé des questions sur vous. Elle voulait savoir si l’amour avec un grand « A » était toujours aussi fort après autant d’années. Je lui ai répondu que oui, mais je ne suis pas certain de bien comprendre ce qu’elle voulait dire.

- L’amour qui nous unit Edward et moi, est unique en son genre, me répondit-elle. Ma mère m’a dit un jour : « Vous êtes comme des aimants : si tu bouges, il bouge ». C’est un peu complexe à expliquer, mais en gros, nous ne pourrions pas vivre un sans l’autre.

- Ok, je peux comprendre ça. Mais elle m’a aussi parlé d’un triangle amoureux incluant Jacob.

- Ça, c’est une toute autre histoire, dit Edward. Il y a longtemps, Jacob était amoureux de Bella, c’est vrai. Mais sa « vision » des choses a changée lors de la naissance de notre fille. C’est encore plus complexe à expliquer.

- L’imprégnation, dis-je.

- Comment tu sais ça toi ? me demanda ma mère.

- Oh !

Je venais de me rendre compte que j’avais trop parlé.

- Je… je suis au courant pour Jacob.

- Et, que sais-tu au juste à propos de Jacob ? me demanda mon père.

- Je crois que je sais tout.

Je prononçai le dernier mot comme dans un murmure.

- Je suis au courant de vos dons et je suis au courant pour les loups, finis-je par avouer.


Bonne lecture
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MessageSujet: Re: Twilight 6 : Qui suis-je ? L'histoire de Ryan (Cullen / Wolf pack)   Mer 16 Mai - 17:10

Chapitre 7 : Mon 16e anniversaire

Quelques années passèrent. Ma croissance ralentit un peu. J’avais l’impression d’être plus normal et de me fondre dans la masse d’étudiants lors de mes travaux d’équipe.

Je suis à la fin de ma dernière session de mes quatre années de mon BAC en enseignement de l’histoire. Mes stages sont complétés, il me reste trois examens et j’ai fini. J’ai déjà commencé à faire de la suppléance au lycée de Forks, il faut bien débuter quelque part ! Et ça me fait un peu d’argent de poche.

Vu que j’ai fait mes études à distance, il n’y a pas de bal de promotion. Par contre, ma famille m’a organisé une petite fête la semaine prochaine, lorsque mes derniers examens seront terminés.


- Vite Ryan, il n’a pas toute la journée ! cria mon père.

Il fallait que je finisse de me préparer. Mes parents avaient fait venir un photographe. Il était installé au rez-de-chaussée. J’ajustai ma toge et mon chapeau et descendis. Je me demandais si mon chapeau de graduation irait rejoindre les autres sur le mur de la villa.

- Tu es parfait mon chéri, me dit ma mère.

L’homme bedonnant se retourna. Il avait une chemise bleue fripée qui sortait de son pantalon.

- Venez jeune homme, me dit-il. Placez-vous ici et tenez votre diplôme comme ceci.

Il plaça mes doigts sur le rouleau de papier retenu par un ruban doré.

Une chance, la séance de photos ne dura pas longtemps. Je pu me changer tranquillement et parti vers la villa, où mes parents s’étaient déjà rendus un peu plus tôt.

En chemin, je remarquai deux véhicules que je ne connaissais pas, dans l’allée de la villa. Un était neuf et avait l’air de sortir du lave-auto. Et l’autre était moins récent et plein de poussière.

En entrant chez mes grands-parents, je me dirigeai vers le grand salon où tout le monde m’attendait. Je balayai la pièce du regard avant même que le monde s’aperçoit de ma présence. Il y avait des ballons suspendus et des serpentins dorés. Je pourrais mettre ma main au feu en disant que c’était tante Alice qui avait tout organisé. Il y avait une table en coin recouverte d’une nappe crème. J’y vis des bouteilles de champagne, des coupes, un bol de fraises et une assiette de petits chocolats. Sur le coin de la table, il y avait un livre ouvert et je déduisis que tout le monde m’écrirait un petit mot en souvenir. Edward jouait sur le piano à queue, un air très doux. Et les enfants de ma cousine dansaient au rythme de la musique. Cassandra était rendue à six ans et Noah en avait trois.

Lorsqu’on m’aperçut, je fus envahi de câlins et de bisous.

- Toutes nos félicitations Ryan, me dit Carlisle.

- Nous sommes si fiers de toi, me dit ma mère.

- Encore une fois bravo, me dit Bella.

- As-tu déjà donné ta candidature au lycée pour l’an prochain ? me demanda Jasper.

- Oui, mon nom est sur la liste des suppléants. Je ferai du remplacement à temps partiel, car je veux poursuivre mes études à distance.

- Dans quel domaine cette fois ? me demanda Jacob.

Mais je ne pus lui répondre. Mon regard fixait la personne qui descendait les escaliers à l’instant. Une belle grande femme, brune, les yeux verts. Elle n’avait pas changée, elle était toujours aussi belle que dans mes souvenirs.

- Bonjour Ryan, me dit-elle. Félicitations pour ton BAC.

- Kate… merci. Tu es dans le coin pour longtemps ?

Alors c’était à elle, la voiture neuve dans l’entrée.

- J’ai terminé ma session à Harvard et je passe une semaine à Forks, chez mes parents, me répondit-elle.

- Content de te revoir.

Mon père vint vers nous et nous tendit une coupe.

- Champagne les amis ? dit-il.

Tout le monde tenait un verre pour nous accompagner, c’était pour les apparences bien entendu.

- Papa, à qui est la voiture grise dehors ?

- Elle est si salle qu’elle parait grise hein ? dit une voix masculine très familière.

- Charlie ! Tu as changé d’auto ?

- Non, mais la mienne est au garage et c’est tout ce qu’ils pouvaient me prêter pour la fin de semaine, répondit-il.

Je passai une agréable soirée avec tous ceux que j’aime.


Pendant la semaine suivante, j’en profitai pour voir Kate. Nous sortîmes un soir au restaurant. Nous avons bavardé assez longtemps, que le serveur est venu nous voir à la fin de la soirée, pour nous demander de payer la facture puisque c’était l’heure de la fermeture.

Je raccompagnai Kate chez ses parents.

- J’ai passé un bon moment avec toi ce soir, me dit-elle.

- Quand repars-tu ?

- Dans deux jours. J’ai un stage la semaine prochaine dans un grand cabinet et je veux me reposer un peu avant. Ma vie est là-bas maintenant. J’ai rencontré quelqu’un, il est charmant. Je ne sais pas comment ça ira.

- Je te souhaite de trouver l’homme de tes rêves, tu le mérites.

- Merci Ryan.

Elle m’embrassa sur la joue avant d’ouvrir sa portière.

- Bonne nuit et au plaisir d’avoir de tes nouvelles, dit-elle.

Et je la vis monter les marches de la maison de ses parents.


L’été fût chargé d’action et d’émotion. D’abord, je suis parti avec mon père à Acapulco. C’était mon cadeau pour avoir terminé mon BAC. J’ai appris l’espagnol, j’ai pris ma première « brosse » sur la plage avec mon père. Nous avons visité la ville de nuit bien entendu. Avec le soleil là-bas, c’était certain. Mais il y a des jours où je sortais seul. J’explorais les environs et le soir, j’y retournais avec mon père. J’ai vraiment aimé notre voyage et surtout le fait que nous étions entre hommes. Maman ne me dérange pas, mais il y a certains sujets que je préfère élaborer avec mon père seulement.

À notre retour, Renesmée accoucha de Dalila. Une belle petite fille aux cheveux très longs dès sa naissance. Nous passâmes la plupart de notre temps à la villa. Toute la famille donna un soutien à Renesmée et à Jacob. Ils avaient besoin de dormir un peu entre les boires de la petite, alors les membres de ma famille qui ne dormaient pas, ont pu prendre le relais et s’occuper de Cassandra et Noah.

Je n’en ai jamais parlé avec mes parents, mais même s’ils sont toujours présents lors de mes repas, je n’aime pas manger seul. Cet été, j’ai pu en profiter. À l’heure des repas, je mangeais avec Renesmée, Jacob, Cassandra et Noah.

À la fin de l’été, je reçu mes manuels scolaires pour le début des classes. Je fus appelé pour quelques journées de suppléance. Là encore, je devais m’éloigner de ma famille lors des travaux d’équipe, mais il n’y en avait pas énormément au programme.

L’étude de mon deuxième BAC portait sur la criminologie. Il était possible d’approfondir au niveau policier, homme de loi, pour travailler avec les criminels. Moi, je préférais être intervenant en milieu scolaire. Collaborer avec la direction et les travailleurs sociaux auprès des délinquants.


À l’automne vint mon seizième anniversaire. Ce matin-là, je fus appelé pour remplacer deux périodes, la deuxième et la troisième. C’était des remplacements à la miette, mais ça me laissait le temps de me concentrer sur mes études et mes travaux.

J’étais très chanceux, je ne croisai personne que je connaissais. J’essayais d’imaginer la situation suivante : entrer dans une classe étant professeur d’un jour, j’ai seize ans même si ça ne paraît pas vraiment, et tomber face à face avec Louis. C’était mon ami à la maternelle et lui aussi, aurait pas loin du seize ans aujourd’hui et il pourrait se retrouver dans ma classe. Comment pourrais-je expliquer que j’ai vieilli si vite, que j’ai fait mes études et qu’aujourd’hui, je lui enseigne ? J’eus de la chance.

J’eu une belle journée, mais j’étais content de me retrouver sur le chemin du retour.

Comme à chacun de mes anniversaires, je me dirigeai vers la villa. Ça faisait déjà cinq ans qu’on m’avait annoncé que j’ai été adopté. J’espérais avoir la suite aujourd’hui.

En arrivant, je vis Cassandra et Noah jouer dehors avec Jacob. Je les saluai et entrai chez mes grands-parents sans cogner, telle était mon habitude. Je rejoignis tout le monde au salon et reçus plein de bisous et de câlins.

- Ryan, dit Carlisle en se levant, ce soir, nous aurons des invités spéciaux. Nous croyons que tu es assez âgé pour connaître tes parents.

- Merci.

- Tu nous as dit, que tu avais déjà été à La Push, dit mon grand-père.

- Oui.

- Alors, il est possible que tu ais déjà rencontré ta mère et ton père, me dit-il. Il s’agit de Kelly, la fille de Sam et d’Émily et d’Alex. Ils se joindront à nous un peu plus tard.

- Sam est un des loups de la meute. Mais pas Émily il me semble.

Carlisle me fit un signe affirmatif de la tête.

- Est-ce que Kelly et Alex sont des loups ?

- Kelly est la fille d’un loup, et ton père ne l’est pas, me répondit-il.

- Vous m’avez dit que je n’étais pas un vampire, mais est-ce que je suis un loup ?

- Non, me répondit mon grand-père. Tu es spécial, mais pas un loup.

De ce que je me souviens, ils ont la peau beaucoup plus foncée que moi, Kelly plus qu’Alex. Des cheveux droits et noirs corbeau. Moi, j’ai la peau crème et les cheveux bouclés bruns foncés avec de beaux reflets roux au soleil. J’ai déjà entendu quelqu’un dire que je ressemblais à Charlie. Mais ça ne peut être vrai.

La conversation dériva sur un autre sujet et je restai avec mes questions en suspens.

Environ une heure plus tard, on entendit une voiture arriver. Mes vrais parents entrèrent et on fit les présentations.

- Bonsoir Ryan, me dit Kelly. Bon fête.

- Bon anniversaire, dit Alex.

- Merci et bonsoir à vous, dis-je.

Ils enlevèrent leur veste et me suivirent dans le grand salon. À bien y penser, je crois que j’ai une petite ressemblance avec mon père, Alex. Physiquement, j’ai sa silhouette : sa grandeur, ses épaules. J’ai la peau pâle à côté de lui, mais je suis quand même plus foncé que Rosalie et Emmett.

- Je peux être direct et vous poser une question ?

- Ne te gêne pas, me répondit Alex.

- Est-ce que c’est parce que la grossesse n’était pas prévue que vous avez décidé de ne pas me garder ?

Alex regarda d’abord sa femme, ensuite son regard alla de Carlisle à Emmett et revint sur moi.

- Ma réponse ne sera pas assez précise pour répondre à tes attentes, me prévient-il. Oui, la grossesse était prévue, mais nous savions dès le début que nous n’allions pas te garder. Tu étais prédestiné à vivre auprès de Rosalie et d’Emmett.

- Vous n’avez pas trouvé ça difficile de vous débarrasser de moi ?

- N’emploie pas le terme « débarrasser », car ce n’est pas le cas, me répondit Alex. Comme je te l’ai dit, la grossesse était prévue et l’adoption aussi.

- Pendant ma grossesse, dit Kelly, j’ai passé beaucoup de temps avec Rosalie. Elle ne pouvait pas vivre cette expérience alors je lui racontais tout dans les moindres détails pour qu’elle sache tout ce que je ressentais. Elle mettait sa main sur mon ventre et tu réagissais au changement de température. Elle te sentait bouger.

Je vis Rosalie sourire à ce souvenir.

- Lorsque le travail a commencé, continua Kelly, j’ai téléphoné à Carlisle et il est venu nous chercher Alex et moi. C’est lui qui m’a accouchée ici-même. Rosalie était dans le bureau de Carlisle avec nous et Emmett attendait de l’autre côté de la porte. Il voulait t’entendre pousser ton premier cri. Nous avons passé quelques semaines ici car je t’allaitais. Ensuite, tu es parti avec Rosalie et Emmett et nous sommes retournés à la réserve.

Est-ce que je comprenais bien ? C’est comme si Rosalie et Emmett avaient été voir Kelly et Alex, leur demandant de faire un enfant et de leur remettre à la naissance ? Encore une fois, je dus rester avec des questions sans réponse.



Encore une fois, deux chapitres dans la même journée. Bonne lecture
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MessageSujet: Re: Twilight 6 : Qui suis-je ? L'histoire de Ryan (Cullen / Wolf pack)   Mer 16 Mai - 20:06

Chapitre 8 : Retour au présent

Ce matin, c’est mon vingt et unième anniversaire. Puisque ça fait cinq ans qu’on ne me bouleverse pas avec d’autres nouveautés sur mon histoire, je dois bien m’attendre à quelque chose.

Je n’ai pas besoin de convocation. On est samedi, il fait beau, ou du moins, il ne pleut pas sur la ville. Après mon petit déjeuner, je me rendrai à la villa.

Je suis encore dans mon lit, je ne suis pas pressé d’en apprendre d’avantage. Ma vie est stable depuis cinq ans. J’ai terminé mon deuxième BAC. Je travaille toujours à temps partiel comme remplaçant au lycée. Tout va bien. Je suis excité puisqu’aujourd’hui, on devrait faire la fête. Mais je ne me dépêcherai pas pour autant, car j’ai un peu peur de ce qui peut m’être révélé cette fois.

Chaque fois, je me fais des scénarios d’avance. Mais à chaque fois, je suis pris au dépourvu.

Alors que j’ai pensé pendant onze ans que Rosalie et Emmett étaient mes parents. À bien y repenser, j’étais jeune et je ne résonnais pas comme aujourd’hui. En effet, c’est vrai que c’est bizarre que deux vampires aient un enfant humain. Ce n’est pas bizarre, c’est tout simplement impossible. Mais il me semble que quand tes parents te disent quelque chose, tu es porté à les croire sur parole non ? J’ai toujours eu confiance en eux, pourquoi douter de leurs paroles ?

Ensuite j’ai su qu’ils étaient mes parents adoptifs. Alors le fait que je sois « humain » était plus logique à ce moment-là. Mais c’est seulement à seize ans qu’on m’a révélé QUI étaient mes vrais parents. Et là encore, comment était-ce possible que je sois si différent de mes vrais parents ?

Que peut-on m’annoncer de plus cette fois ? Il est déjà étonnant d’avoir des parents adoptifs et vampires.


Après ma douche, je descendis à la cuisine. Mes parents étaient déjà partis, mais ma cousine y était avec Jacob et leurs trois enfants. Nous prîmes notre petit déjeuner ensemble et ensuite, nous nous dirigeâmes vers la villa.

Jacob resta à l’extérieur avec les enfants. Renesmée me prit la main.

-Ne t’en fais pas, me dit-elle.

Nous entrâmes dans la maison de nos grands-parents. Tout le monde y était. Même Kelly et Alex étaient présents. Nous prîmes place et Carlisle s’avança.

- Bon anniversaire Ryan, dit-il. Ce matin, tu te doutes que je vais t’apprendre une nouvelle partie de ton histoire.

Je fis oui de la tête en prenant une grande inspiration. J’avais les mains moites.

- Rosalie et Emmett sont tes parents adoptifs, dit-il. Cette partie ne change pas. Alex est ton père biologique. Par contre, Kelly ne l’est pas.

Ma « vraie » mère, Kelly, n’est pas ma mère biologique ! Comment est-ce possible ? Elle m’a raconté son accouchement au complet !

Mon regard balaya la pièce, je ne comprenais pas. Je pris quelques profondes inspirations, je changeai de position et croisai les bras. Je laissai mon grand-père poursuivre.

- Ce que je vais t’expliquer est un petit peu plus technique. Tu sais comment on fait les enfants ? Tu connais un peu le système reproducteur de la femme ?

Je fis oui de la tête pour les deux questions.

- Lorsque Bella était enceinte de Renesmée, il m’était impossible de lui faire une échographie, poursuivit-il. Premièrement, parce que à ce moment-là, le côté vampire de Renesmée prenait le dessus et que l’utérus de Bella était trop rigide pour que je lui fasse une amiosynthèse. Il a même fallu faire boire du sang humain à Bella pour nourrir le bébé car elle n’avait plus d’énergie. Aujourd’hui, Renesmée peut manger de la nourriture normalement. C’est son côté humain qui domine. Tu me suis ?

- Oui.

- Et deuxièmement, poursuivi le médecin, il y a aussi le fait que Bella avait son bouclier, sans le savoir, et ne savait pas non plus s’en servir. Ce qui explique le fait qu’elle me bloquait, sans le savoir. Je ne pouvais pas lui faire des examens.

Le médecin me laissa le temps de tout assimiler et repris son discourt.

- Malgré le fait que l’utérus était hors d’atteinte, je pus me rendre à ses ovaires pour y prélever quelques ovules. Eh oui, elle en produisait encore, même pendant sa grossesse. Je voulais les analyser, car nous ne savions pas à l’époque, à quoi nous avions affaire.

Il se tourna et s’adressa à ma cousine.

- Désolé de dire ça comme ça, mais c’est vrai. Nous ne savions pas si tu avais tout ce que tu avais besoin. Nous ne pouvions pas évaluer ta croissance. Oui, nous pouvions constater l’évolution rapide de la grossesse vu la taille du ventre de ta mère, mais nous n’avions aucune réponse médicale.

Carlisle se remit face à moi et continua.

- Ses ovules se révélèrent normaux et je décidai de les conserver gelé, sans n’en parler à personne.

- Tu les as encore ?

- Un peu de patience, j’y arrive, dit Carlisle. Tu connais l’histoire de Rosalie ?

- Oui.

- Il faut que tu comprennes que Bella et Rosalie se sont énormément rapprochées lorsqu’elle était enceinte de Renesmée. Rose a toujours voulu avoir des enfants, une vie « normale ». Alors à l’époque, Bella avait voulu partager avec Rose, tous les moments passés avec son bébé. Mais cela n’a pas suffi à combler le vide de Rosalie. Surtout parce que Renesmée grandissait très vite. C’est Edward qui avait remarqué la situation en premier et qui est venu m’en parler. C’est à ce moment que je lui ai dit qu’il me restait encore des ovules de Bella de cachés. Et c’est moi qui lui ai suggéré l’idée de la mère porteuse. Si ça fonctionnait, nous pourrions rendre Rosalie comblée.

- Laisse-moi te montrer la scène comme papa me l’a expliqué, me dit Renesmée.

Elle mit sa main sur ma joue.


Edward sortait souvent, à toute heure du jour ou de la nuit, sans dire à Bella où il allait et avec qui. Bella commençait à s’inquiéter et à se demander s’il y avait une autre femme dans sa vie.

Lorsqu’Edward et Carlisle ont commencé à en parler avec Kelly et Alex, Edward a finalement avoué à Bella qu’il y avait effectivement une autre femme dans sa vie. Je vis le visage de ma tante Bella se tordre de chagrin, mais pas longtemps, car Edward lui a tout raconté depuis le début. Il lui a expliqué qu’il ne supportait pas de voir sa sœur Rosalie dans cet état. Il voulait la voir heureuse et si la seule façon de remédier à la situation était qu’elle ait un enfant, alors il serait prêt à tout pour elle.

Kelly était bien la fille de Sam et d’Émily. Elle n’avait peur de rien. Elle a tout de suite acceptée d’être « mère porteuse ». L’expérience la fascinait.

Ils ont commencé des essais d’insémination et aux bouts du deuxième mois d’essai, Kelly était enceinte de moi. C’est à ce moment que toute la famille s’est assis dans le grand salon de la villa et qu’ils ont commencé à en parler avec Rosalie et Emmett.

Rosalie était tout de suite très emballée ! Je voyais son visage s’illuminer de joie. Emmett lui, a réagi comme n’importe quel homme. Il a eu peur de s’embarquer. Ça lui a pris plus de temps à accepter cette idée, mais il le savait depuis le tout début que c’était le veut le plus cher de Rose. Alors il a commencé à s’y faire. Je crois que c’est pour ça qu’une grossesse « normale » dure neuf mois. C’est pour que tout se mette en place dans notre tête. Pour qu’on passe au travers de nos craintes et pour qu’au bout, le jour de l’accouchement, ce soit le plus beau cadeau que nous puissions avoir.


- En tant que vampire, aucun de nous ne peut réellement « adopter », dit Rosalie. Par contre, la solution de passer par une mère porteuse, prétendant ne pas pouvoir avoir d’enfant naturellement, ce qui n’est pas faux, c’était une bonne idée.

- J’ai toujours été passionnée par la grossesse, dit soudain Kelly. Je voulais vivre ce moment magique, mais je n’étais pas prête à avoir des enfants à moi tout de suite. Alors, je me suis portée volontaire lorsqu’ils m’en ont parlé.

- Une mère porteuse, ne fait que mener la grossesse à terme. Ce que je veux dire, c’est que ce n’est pas son bébé à elle biologiquement parlant. Nous avons donc pris un ovule de ta tante Bella, avec un échantillon de sperme d’Alex, car il a bien voulu collaborer, et nous avons implanté le tout dans l’utérus de Kelly, expliqua Carlisle. C’est ce qu’on appelle une insémination.

- C’est pour toutes ces raisons que ça a été plus facile de te laisser à tes parents adoptifs. Tout était prévu d’avance, dit Kelly.

- Ça a été plus difficile pour moi, dit Alex. Vu que tu étais en parti mon garçon. Mais Rosalie et Emmett ont toujours été reconnaissants. Ils nous envoyaient régulièrement des photos de toi. Ils tiennent un livre de bébé, un genre de journal de tout ce que tu as fait. La première fois que tu as souri, ton premier mot, ta première dent, tes premiers pas… Et ils nous le font lire régulièrement. Nous ne regrettons pas notre geste car nous voyons tout le bonheur que ça a apporté à Rosalie et à Emmett.

- Et nous avons tout le temps devant nous pour avoir nos propres enfants, ajouta Kelly.
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MessageSujet: Re: Twilight 6 : Qui suis-je ? L'histoire de Ryan (Cullen / Wolf pack)   Mer 16 Mai - 20:19

Chapitre 9 : 2 pour 1

On m’apprend que Kelly, ma vraie mère, était en fait une mère porteuse. Elle portait en elle, un des ovules de ma tante Bella, que Carlisle avait prélevés pendant qu’elle était encore humaine.

Le lien est facile à faire, si Kelly portait un ovule de Bella, alors Bella est ma mère biologique !

― Oui, mon garçon, dit Alex. Tu as compris que Bella était ta mère biologique.

J’étais déstabilisé.

- Écoute Ryan, dit Carlisle. Peu importe la façon d’avoir un enfant, que ce soit naturellement, ou en adoptant, ce sont les personnes qui élèvent l’enfant qui font toute la différence. Ce que je veux dire, c’est que nous t’aimons tous très fort. Nous avons pris soin de toi depuis le tout début. Tout le monde ici, a collaboré à ton éducation de près ou de loin. Nous faisons tous partie de ta vie.

- Tu sais fils, me dit Emmett, c’est normal que tu te poses des questions. Et maintenant que tu connais l’implication de chacun, je te laisse le choix. Tu peux continuer de m’appeler « papa », comme tu peux m’appeler Emmett, ça ne me dérange pas.

- Même chose pour moi, dit Rosalie. Soit bien à l’aise.

Je regardai Rosalie. Je la considérais comme ma mère depuis si longtemps. C’était ma mère, peu importe ce qui arriverait. Je fixai Emmett. C’était mon père et il resterait mon père. Je regardai ensuite Kelly et Alex. Ce qu’ils avaient fait était remarquable. Je les admirais. J’aimerais en apprendre plus sur Alex, mais j’avais tout le temps pour lui poser des questions. Et mon regard s’arrêta sur Bella.

Je réfléchi un instant. Maintenant, tout se mettait en place. J’avais tout enregistré les informations, mais ce n’était pas tout à fait digéré.

Tout d’un coup, je me raidis. Si Bella est ma mère biologique et que Renesmée est bien la fille de Bella… Alors Renesmée est ma ?

― Oui, tu as fait le lien.

C’était Edward qui avait parlé.

- Effectivement, Renesmée est ta demi-sœur. Vous avez la même mère mais pas le même père.


Cette journée s’annonçait chargée en informations et en émotions. Je venais de gagner une demi-sœur ? Moi qui ai toujours été enfant unique. Et d’après leur visage, je crois bien que je n’ai pas fini d’en apprendre.

Si Renesmée est ma demi-sœur, qu’elle est née d’une humaine et d’un vampire, que nous avons la même mère biologique et que mon vrai père fait partie de la tribu des Quileute, mais n’est pas un loup, alors quel genre de mélange étais-je ?

- Encore un peu de patience, répondit Edward à mes pensées. Alex va tout t’expliquer lui-même.

Ce fut au tour d’Alex de se lever et de prendre la parole.

- Comme tu sais, je suis un humain « ordinaire ». Je viens du Nord. Je me suis joins aux Quileute il y a plusieurs années, lorsque Kelly s’est imprégnée de moi. Nous avions une dizaine d’années à ce moment-là. Je suis aussi amoureux d’elle et ce, depuis le premier regard. L’année avant ta conception, j’ai eu un cancer et en seulement quelques mois, ça s’est généralisé. Aucun médecin ne pouvait me sauver. J’en souffrais et Kelly souffrait elle aussi. C’était difficile pour elle de voir son imprégné passer à deux doigts de la mort. Sam, voyant sa fille souffrir du chagrin de perdre son mari, vint voir Carlisle, l’homme en qui il avait foi, respect et confiance, et lui demanda de bien vouloir l’aider. Après tout, Carlisle était un très grand médecin. Il avait des siècles de pratique et il s’était chargé de Jacob il y a plusieurs années de cela. Carlisle accepta de s’occuper de moi, mais il ne pouvait pas me guérir. Il discuta avec Sam de la possibilité de me transformer en vampire pour que je puisse continuer de vivre avec Kelly pour l’éternité. Il lui expliqua les avantages et les inconvénients de ce geste, insistant sur le fait que Kelly pouvait être immortelle si elle mutait quelques fois et que si leur amour était aussi fort, ça pouvait ne jamais se terminer s’il me rendait immortel à mon tour. Sam n’a jamais été « pour » le fait de créer un nouveau vampire, mais il analysa la situation. Lui, avait dû faire de la peine à Leah lorsqu’il s’était imprégné d’Émily. La fusion entre la tribu des Quileute et le clan des Cullen avait eue lieu lorsque Jacob s’était imprégné de Renesmée. Alors si sa propre fille s’était imprégné d’un humain, il n’y pouvait rien. L’imprégnation était plus forte que tout le reste. Alors il devait accepter la proposition de Carlisle. Ils ont discuté longtemps de comment Carlisle pourrait s’y prendre. Il ne voulait pas me traumatiser par une morsure de vampire. Alors Sam a demandé des détails sur la transformation de Bella. Il savait qu’à la base, Edward ne l’avait pas mordue.

- Mais il l’a transformée après l’accouchement.

- Oui, répondit Edward. Je lui ai injectée mon venin à l’aide d’une seringue directement dans le cœur car je n’avais pas grand temps pour essayer de la sauver. Ensuite, je l’ai mordu à plusieurs reprises sur les membres et dans le cou pour accélérer le processus.

- Sam pris sa décision, pour le bien de sa fille. Il ne consulta pas le reste de la tribu, il en était le chef. Émily fut d’accord avec la décision de son mari. Et moi, je n’avais pas la force de m’exprimer, mais ça se voyait dans mes yeux que tout ce que je désirais, c’était de rester avec Kelly. Alors Carlisle m’a transformé. Je suis un vampire.

- Ce qui fait que tu es comme moi, me dit Renesmée. Mi vampire, mi humain.

- C’est pour ça que nous avons abordé Kelly comme mère porteuse, me dit Carlisle. Lors de l’accouchement de Bella, Renesmée lui brisait les os de l’intérieur pour pouvoir sortir. Elle était trop à l’étroit. Edward avait donné de la morphine à Bella pour la douleur, mais elle a quand même fini par « mourir » de ses blessures avant de se faire transformer. Alors nous devions trouver une mère porteuse qui serait moins affectée par les os cassés. Une femme qui ne mourrait pas de ses souffrances. Une femme qui guérirait de ces blessures infligées par le bébé, si tel était le cas. Car un loup guérit très très rapidement.

- J’ai été chanceuse, dit Kelly. J’ai eu une grossesse normale et Carlisle a pu suivre ta croissance régulièrement sans problème. C’est vrai que la gestation n’a pas durée neuf mois, mais tout a bien été. Ton côté vampire te fais grandir plus rapidement. C’est pour ça que tu as le physique d’un homme depuis déjà plusieurs années. Tu cours très vite, tu réfléchis à toute vitesse et tu as la maturité d’un homme de trente ans au moins. Mais c’est ton côté humain qui domine depuis le tout début. Tout au long de ma grossesse, j’ai mangé normalement et encore aujourd’hui, tu n’as jamais manifesté de goût pour autre chose que de la nourriture. Tu peux te promener au soleil et avoir une vie normale. Je ne sais pas si le fait d’être « un loup » a changé quelque chose dans toute cette histoire. Le temps finira par nous le dire.


Alors, avec un ovule humain, une mère porteuse loup-garou et un père vampire, me voici.



L'histoire ne fini pas ici. On sait maintenant ce qu'est Ryan, mais il reste encore de l'action à venir. Pour ceux et celles qui veulent que ça bouge, ça viendra...
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MessageSujet: Re: Twilight 6 : Qui suis-je ? L'histoire de Ryan (Cullen / Wolf pack)   Mar 29 Mai - 14:39

Salut à vous,

Je me demande si ma fic est lu, puisque je n'ai pas de commentaire.

J'ai les chapitres 10 à 14 de prêts, mais je me demade si ça vaut la peine de les mettre en ligne.

De toute façon, je continue de l'écrire pour moi.

Juste une personne m'écrit de continuer et je posterai.

Merci et sur ce, bonne journée
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MessageSujet: Re: Twilight 6 : Qui suis-je ? L'histoire de Ryan (Cullen / Wolf pack)   Mar 29 Mai - 19:59

Moi jai des exams donc vrmt pas le temps de lire par contre continue a publier je ss sure que ta fic est lue ou sera lue dès que tout le monde sera en vacances ! Ne désespère pas! Gros bisous
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MessageSujet: Re: Twilight 6 : Qui suis-je ? L'histoire de Ryan (Cullen / Wolf pack)   Mar 29 Mai - 21:18

chapitre 10 : Résonnement

Alors tout s’explique.
Ma famille de vampire peut cohabiter avec moi sans problème car j’ai du sang de loup-garou. En effet, pendant la grossesse, c’est le sang de Kelly qui circulait dans mes veines. Ce qui repousse les vampires, même Jasper. Je dois avoir une drôle d’odeur pour eux.
De plus, je suis en parti le fils de Bella, ce qui fait que j’ai un lien encore plus serré que je ne le croyais. Il leur serait impossible de faire du mal à l’un des leurs.
Enfin j’avais des réponses à mes questions. Pas à toutes, mais tranquillement, ça s’éclaircissait.

Et ça explique pourquoi je suis si proche de Charlie ! Je suis vraiment son petit-fils ! Alors voilà d’où viennent mes boucles et mon reflet roux, de Bella et de Charlie bien sûr.
Je devrais le voir plus tard. Il ne manquerait mon anniversaire pour rien au monde. Je suis certain qu’il viendra faire un tour après le souper. Comment lui dire ça ?
En attendant, la petite fête en mon honneur continua. Je sorti prendre l’air quelques minutes. Je regardai les enfants jouer dans l’herbe et j’étais perdu dans mes pensées lorsque Jacob s’adressa à moi.
- Alors, pas trop difficile à avaler ?
- Comme chaque fois, ça me prendra quelques jours pour tout digérer, lui répondis-je.

L’heure du souper était déjà arrivée. J’étais à table avec ma demi-sœur, mon « beau-frère » et leurs enfants, mes neveu et nièces. Ça me faisait bizarre et beaucoup en même temps. Je commence à comprendre pourquoi ils attendent cinq ans avant de m’en dire plus. Mais si j’ai bien compris, j’ai l’éternité pour m’y faire.
Je reçu quelques cadeaux, dont un voyage pour deux personnes à New York. Je pouvais donc partir avec la personne de mon choix.
Après le repas, Kelly et Alex partirent de leur côté, Renesmée et sa famille nous saluèrent avant de prendre le chemin de leur cottage et mes parents et moi, retournèrent à la maison.
Je montai dans ma chambre. Je changeai de vêtement pour me mettre à l’aise. Je me brossai les dents et retournai faire les cents pas dans ma chambre. J’attendais Charlie impatiemment.
Celui-ci arriva quelques minutes plus tard. Je n’en pouvais plus de rester là. Je descendis l’escalier en courant et lui sautai au cou lorsqu’il ouvrit la porte d’entrée. On aurait dit un enfant de cinq ans.
- Charlie !
- Bonsoir Ryan, dit-il avec le sourire.
Nous prîmes le chemin vers ma chambre.
- Charlie, tu sais que notre famille est spéciale.
- Oh non ! dit-il. Pas encore des histoires à me faire peur. Je suis rendu trop vieux pour ça, mon cœur ne le supportera pas.
- Ok, pas d’histoire d’horreur. Mais je vais te conter le beau côté de l’histoire alors.
Charlie me dévisagea sans rien dire. Il était méfiant. Nous prîmes place sur mon lit, un en face de l’autre.
- En gros, tu sais que j’ai été adopté. Je t’épargne les détails, mais je peux te dire que Kelly était seulement une mère porteuse. Et ma vraie mère, tu la connais.
- Ah oui ?! dit-il en relevant le sourcil.
- Encore une fois, ce serait trop long et compliqué à t’expliquer au complet, mais je peux simplement te dire que ma vrai mère, c’est Bella.
Une chance que Charlie était assis sur mon lit, car je crois que les genoux ne l’auraient pas supporté.
- Charlie, dit quelque chose ! Ça veut dire que tu es mon grand-père ! C’est pour ça que nous avons toujours eu un lien aussi serré toi et moi.
- Wow ! dit-il. Encore une fois, ça fait beaucoup d’un coup.
- Et je t’épargne les détails.
- Oui, oui, dit-il. Et c’est mieux comme ça, je te l’assure.
Je passai un autre moment mémorable avec lui. Mon ami. Mon grand-père.

Quelques semaines plus tard dans l’automne, un beau dimanche matin, je me levai et parti de la maison. Je ne m’en allais pas loin, je voulais juste aller parler avec ma demi-sœur.
En arrivant, Renesmée me fit signe de ne pas faire trop de bruit. Jacob berçait Dalila pour l’endormir. Les plus vieux jouaient dans leur chambre respective alors nous allâmes nous installer dans la cuisine. Elle me servi une tasse de thé avant de venir s’asseoir en face de moi.
- Quelle âge as-tu ?
- J’ai vingt-cinq ans, me répondit-elle.
- Est-ce que tu continueras de vieillir ?
- C’est un peu compliqué et malheureusement, je ne peux pas tout te dire, mais en gros, il me reste un an à vieillir et ensuite, je resterai comme mes parents, figée dans un corps de femme de vingt-six ans.
- Est-ce que ce sera le même principe pour moi ?
- Je ne sais pas. Nous nous ressemblons sur plusieurs points, mais là, je ne sais pas quoi te répondre. Je crois bien que tu es unique en ton genre, alors nous découvrirons tous en même temps que toi, ce qui arrivera.
- Est-ce que tu chasses encore ?
- Non, me répondit-elle. Il est arrivé certains évènements ils y a quelques années et mon côté humain a pris le dessus. Je reste immortelle, mais mon côté vampire, sang et tout, c’est fini.
- Mais si j’ai bien compris, je te ressemble car mon côté humain a pris le dessus en partant. Je n’ai jamais « bu » de sang. Par contre, je me suis rendu compte que je mangeais ma viande très saignante.
Renesmée eu un petit sourire.
- La meilleure façon de voir si tu aimes le sang « animal », car nous ne voulons pas faire de mal aux humains, c’est de l’essayer. Pour ça, tu pourrais en parler avec Jacob. Je crois qu’il pourra répondre à tes questions et si tu le désires vraiment, il t’accompagnera dans la forêt, dit-elle avec un sourire en coin.
- Je peux te poser une autre question qui n’a pas rapport avec tout ça ?
- Oui, me répondit-elle. Si je peux te répondre, ça me fera plaisir.
- Pourquoi puis-je voyager partout dans le monde, mais pas en Italie ? J’aurais aimé voir la route des vins, me promener en gondole.
- Je vais te répondre en partie.
Elle approcha sa main. Je lâchai ma tasse de thé et lui tendis la mienne.

Je voyais Edward se faire battre par un homme aux yeux rouges et portant une cape noire longue. C’était dans une grande salle ronde toute en pierre et très mal éclairée. Bella était retenue par un autre homme aux yeux rouges et elle avait l’air effrayée.

Soudain, je changeai d’endroit. J’étais maintenant dans une clairière. Je voyais ma famille face à une petite femme blonde et deux hommes, tous trois aux yeux rouges. Il y avait des braises encore fumantes derrière notre clan. L’autre groupe portait de longues capes et avançaient vers ma famille.

L’image changea, mais j’étais toujours dans la clairière. Je revis la scène que Renesmée m’avait déjà montrée. Je voyais notre famille, ma demi-sœur avec un loup roux, Jacob, et d’autres vampires nous soutenant, face à un autre grand groupe de vampires aux yeux rouges. Je vis la bagarre entre les deux clans.

- L’autre clan que tu as vu, c’était les Volturi. Je t’en ai parlé une fois. Ils étaient des vampires non végétariens et différents de nous et ils voulaient le pouvoir. Je ne peux pas tout te dire ce qui s’est passé. Mais ce groupe de vampires n’existe plus. Certains sont morts, d’autres sont encore en vie, mais ne se souviennent plus de rien. Ils habitaient en Italie. La grande salle de pierres que tu as vu, c’était leur salle à tout faire. Les pires horreurs ce sont déroulées dans cette pièce. Notre famille a eu un « différend » avec eux lorsque j’étais adolescente. Seuls mes parents se souviennent de ce qui s’est passé. Les autres ont eu la mémoire effacée. Je sais que c’est complexe comme explication, mais c’est à cause de ce clan que la famille ne veut pas que tu ailles en Italie. Même s’ils ont été anéantis, je crois qu’ils le font par précaution.
- Ok,dis-je pensif.
- Et je dois te demander de ne pas parler de ce que tu viens de voir et de notre conversation aux autres s’il te plaît.
- Sans problème. Merci.


Un gros merci à Missou pour ton encouragement, bonne lecture
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MessageSujet: Re: Twilight 6 : Qui suis-je ? L'histoire de Ryan (Cullen / Wolf pack)   Mar 29 Mai - 21:24

Chapitre 11 : Famille étendue

Je travaillais toujours à temps partiel au lycée et cet horaire m’allait parfaitement. Lorsque j’avais du temps de libre, j’étais souvent avec ma demi-sœur et ses enfants. Cassandra approchait de ses huit ans. Elle commençait à vouloir choisir ses vêtements selon ses goûts. Malheureusement, ça n’allait pas toujours ensemble et ça faisait rire Renesmée. Elle qui aimait autant la mode qu’Alice. Noah avait cinq ans. Dans quelques mois, il entrerait à la maternelle. Une autre étape à franchir. Il voulait souvent que je joue avec lui à des jeux de société. Et Dalila avait six mois. Elle commençait à se ternir assis et à se promener à quatre pattes.
J’aimais voir les enfants interagir ensemble. Je me demandais si un jour, moi aussi j’en aurais. Renesmée avait été capable d’en avoir alors j’imagine que moi aussi, je pourrais. Il faudrait qu’un jour, je le demande à Carlisle. Il aurait surement une réponse à me donner à ce sujet.

Pendant la relâche scolaire, je décidai d’utiliser mon cadeau de fête. Je me rendis en auto chez Charlie.
- Charlie ?!
- Oui Ryan.
- Est-ce que ton adjoint est bien formé ? Peut-il rester seul pendant une semaine ?
- Oui, me répondit-il. Mais où veux-tu que j’aille pendant une semaine ?
- À New York.
- Que veux-tu que j’aille faire à New York ? me demanda-t-il.
- Il faut que tu sortes un peu Charlie À part à l’aéroport pour aller chercher Bella il y a de ça une éternité, as-tu déjà sorti de la ville ?
- Euh, bien…
- Eh bien, fais tes bagages, on part toi et moi, pendant la relâche.
- Ça ne se fait pas comme ça, je n’ai pas de billet, dit-il.
- J’en ai eu deux pour mon anniversaire cet automne et j’ai décidé qu’on partait ensemble.
- C’est vrai que des vacances ne me feraient pas de tort. Depuis la mort de mon ami, je ne fais plus de « week-end » de pêche. Ok, me dit-il finalement.
Je dus l’aider à faire sa valise et la semaine d’après, nous étions dans la grande ville.

Mon voyage avec Charlie c’était bien passé. Je dus lui tenir la main car il n’était pas habitué aux grandes villes.
En revenant, je ne me fis pas appeler par l’école. Alors j’eus encore quelques jours de congé. J’en profitai pour passer un peu de temps à La Push avec Kelly et Alex.
Kelly m’en dit plus sur sa grossesse. Elle me racontait que j’étais un bébé tranquille pendant que j’étais dans son ventre.
- Tu sais, me dit-elle, les grossesses ne se ressemblent pas. Chaque bébé est différent. Toi, tu bougeais plutôt le jour et le soir, tu étais calme et tu me laissais dormir.
Nous finîmes notre conversation et je ne m’attardai pas plus longtemps. Je ne voyais pas Kelly tous les jours, mais je la trouvais fatiguée.

Un beau jour de printemps, après le dîner, Alex et moi allâmes à la pêche. C’est une activité courante chez les Quileute et pas dans ma famille. J’eus droit à un après-midi « père-fils », même si je ne l’appelais pas « papa ». Pour moi, il était mon père biologique, mais il restait Alex.
Il m’apprit à mettre un ver sur un hameçon et comment lancer ma ligne à l’eau. J’appris également à me servir du filet pour recueillir les poissons. J’étais gauche au début, mais avec la pratique, je devins très habile.
- Comment trouves-tu ça d’avoir une demi-sœur ? me demanda-t-il.
- J’ai toujours été très proche de Renesmée. Ça ne change rien. Surtout que je n’habite pas sous le même toit.
Nous avons passé un très bon moment à jaser de plusieurs sujets.
À la fin de la journée, nous retournâmes chez lui avec nos prises.
- Alors Alex, dit Kelly, vas-tu lui apprendre à vider les poissons pour les cuire ?
Je fis tout ce qu’Alex voulu que je fasse. Mais je préférais pêcher le poisson que le vider.

À mon retour à la maison, tout était tranquille. Je reçu un appel.
- Allo ?
- Salut Ryan, dit Bella.
- Ça va ?
- Oui. Puis-je te parler me demanda Bella.
- Bien sûr.
- En privé, rejoins-moi dans la forêt dans dix minutes, me dit-elle.
Je ressortis de la maison et me dirigeai vers la forêt entre nos maisons. Bella s’y trouvait déjà. Elle faisait les cents pas. Si elle continue, le gazon qui essaie de pousser en ce début de printemps, ne sera pas beau tout de suite.
- Désolée de faire des cachoteries, me dit Bella en me voyant m’approcher.
- Ça va, ne t’en fais pas. D’habitude, c’est à moi qu’on cache des choses, lui dis-je avec un sourire.
- Justement. C’est pour ça que c’est à toi que je voulais parler. Vu qu’on t’a souvent dissimulé des choses, tu as appris à ouvrir l’œil et à remarquer chaque truc bizarre. Tu es plus attentif que la plupart d’entre nous.
- Alors tu as quelque chose à me demander ?
- Oui, me répondit-elle. Je trouve Edward différent ces temps-ci. Il a recommencé à sortir à toute heure du jour et de la nuit. La dernière fois, j’ai soupçonnée une autre femme et j’ai eu raison. Lui et Carlisle complotaient avec Kelly et Alex pour t’avoir… tu connais l’histoire. J’aimerais savoir si tu as remarqué quelque chose ?
- Oui, mais pas à propos de lui.
- Dis toujours, dit Bella.
- Eh bien, je trouve, et je peux me tromper, qu’Alice n’est pas dans son assiette. Je ne sais pas pourquoi, elle n’a pas l’air au meilleur de sa forme depuis quelques temps. Et même si Jasper est à ses côtés, on dirait qu’il ne réussit pas… enfin tu vois ?
- En effet, j’ai remarqué moi aussi, qu’Alice avait un changement de comportement, dit Bella. Il y a quelques mois, nous t’avons parlé de ta venue au monde. On dirait que son attitude a changé depuis ce moment-là. Moi aussi, je peux me tromper, mais je trouve ça bizarre.
Elle était partie dans ses pensées, elle réfléchissait.
- As-tu autre chose à me demander ?
- Non, me répondit-elle.
- Si je remarque d’autre chose, je te ferai signe.
- Merci Ryan, me dit-elle.
- Et pour Edward ? Que feras-tu ?
- Je vais l’affronter et lui demander directement où il va, il n’aura pas le choix de me répondre cette fois, il ne pourra as me résister, me dit-elle.
Elle avait définitivement quelque chose en tête…

La fin de semaine d’après, ce fut Edward qui prit la parole lorsque nous étions tous réuni dans le grand salon de la villa. Il faisait beau à l’extérieur et certains rayons de soleil pénétraient par les immenses fenêtres, faisant briller la peau de certains membres de la famille. Jacob était encore une fois à l’extérieur avec les enfants, et personne d’autre n’était dans les parages, alors aucune raison de se cacher.
- Depuis un certain temps, dit Edward, il y a une différente atmosphère et même Jasper ne réussit pas à faire régner le calme.
Il pivota et regarda Alice.
- Chère sœur, dit-il. Tu n’es pas à ton meilleur. Fais-nous part de ton malaise.
Alice était un peu mal à l’aise, mais elle n’avait plus le choix. Elle avait le regard de chacun fixé sur elle.
- J’ai eu une drôle de vision dernièrement. Je me suis vu avec un nouveau-né dans les bras. C’est à croire que je ne vois plus l’avenir, j’ai vu une scène du passé.
- Continue, dit Edward.
- Eh bien, depuis l’automne, depuis que nous avons reparlé de l’accouchement de Kelly, de l’enfance de Ryan… Tout ça m’a fait revivre des sentiments que je croyais refoulés.
- Poursuis, insista Edward.
- Le fait d’avoir vu Bella élever sa fille. Le fait d’avoir vu Rosalie élever Ryan et de voir Renesmée avec ses enfants, je crois que ça m’a mise dans un drôle d’état. Moi aussi, je dois l’avouer, j’aimerais avoir un bébé.
Jasper resta bouche bée. Ça faisait des semaines qu’il essayait de résonner Alice. Qu’il utilisait son don pour la calmer, la ramener les pieds sur terre et là qu’il savait pourquoi elle déprimait, il figea. Il ne s’attendait pas à ça.
- Le fait d’avoir cette vision en plus, poursuivit Alice, ça m’a virée à l’envers.
- Pourquoi tu ne m’en as pas parlé ? lui demanda Jasper. Au lieu de ça, on a passé proche de se séparer !
- Alice, depuis quand est-ce que tu vois le « passé » ? lui demanda Edward.
- J’ai toujours eu des visions de l’avenir, même si celui-ci peut changer, répondit-elle.
- Alors, pourquoi as-tu pensé cette fois, qu’il s’agissait du passé ? lui demanda Edward.
- Parce que dans ma vision, le bébé ressemblait à Ryan.
- Tu sais ma chérie, dit Jasper, il n’y a rien d’impossible. On pourrait peut-être avoir un enfant nous aussi ?
- Tu n’en as jamais voulu, lui répondit Alice.
- Tu ne me l’as jamais demandé, dit Jasper.
- Et si nous réglions le problème, dit Edward. Alice, est-ce que tu aimerais avoir un enfant ?
- Oui.
- Jasper, continua Edward, est-ce que tu voudrais élever un enfant avec Alice ?
- Oui.
- Bien. Alors préparez-vous car il va arriver plus vite que prévu.
- Quoi ? dit Jasper.
- Comment ? demanda Rosalie.
Alice était sans voix. Elle réalisait que sa vision était bonne. Le bébé qu’elle s’était vu tenir était le sien ! Elle allait avoir un bébé.
- De la même façon que Rosalie et Emmett ont eu Ryan, leur répondit Edward.
Bella me regarda. Elle enleva son bouclier pour que je comprenne à quoi elle pensait. Je te l’avais dit que je le trouvais bizarre. On gage combien que Kelly est déjà enceinte au moment où on parle ? pensa-t-elle.
- Oui ma chérie, tu as raison. Attention quand tu enlèves ton bouclier, je t’ai entendu cette fois, dit Edward.
- De la même façon, dit Bella. Vais-je être mère à nouveau et personne ne m’en a parlé ?
Edward se tourna vers Carlisle.
- Oui ma chérie, lui répondit Edward. Et cette fois, ça a fonctionné du premier coup.
Personne ne comprenait exactement ce que ça voulait dire. Edward quitta le salon et laissa tout le monde parler tout en même temps. Il se dirigea vers la porte d’entrée et revint avec Kelly et Alex. Tout le monde remarqua que Kelly avait un petit ventre rond.
Alice, qui était restée muette depuis l’annonce de cette nouvelle, se leva et s’avança vers le couple d’invités. Elle plaça sa main froide sur le ventre chaud de Kelly et su tout de suite que tout ça était bien vrai. Elle senti le bébé bouger.
Alors c’est pour ça que j’avais trouvé Kelly fatiguée dernièrement. Je n’avais simplement pas remarqué son ventre puisqu’elle était assise.
- Venez-vous asseoir, dit Esmé.
- Alors, c’est pour quand ? demanda Rosalie.
- Possiblement dans un mois et demi, répondit Carlisle.
- Alors je vais avoir une autre demi-sœur ou un demi-frère ? demanda Renesmée.
- Oui. Nous avons pigé dans les ovules restant de Bella et Alex a bien voulu contribuer, dit Carlisle. Ça a bien fonctionné une fois, alors nous essayons une deuxième fois.
- Alors moi, j’aurai un frère ou une sœur ? dis-je.
- Oui, me répondit Kelly.
- Mais le bébé sera élevé par Alice et Jasper, dit Alex.
- Mais, devrais-je l’appeler mon frère, ma sœur ou mon cousine ou ma cousine ?
- Au début, ce serait mieux de dire que c’est ton cousin ou ta cousine. Un jour, cet enfant finira par savoir la vérité et connaîtra toute son histoire, dit Carlisle. Ensuite, vous déciderez de comment vous allez vous appeler.
- Attends que j’apprenne la nouvelle à Jacob ? dit Renesmée.
- Il se sait peut-être déjà, dit Bella. Les loups communiquent entre eux, je te le rappelle.
- Non, répondit Jacob lorsque Renesmée lui annonça la nouvelle. Si Kelly est enceinte, elle ne peut pas muter. Et si elle ne peut pas muter, je n’ai pas pu avoir accès à ses pensées. Et si c’est tout récent, Sam et Émily ne le savent peut-être pas encore.
- Non, mes parents ne le savent pas encore, répondit Kelly. Ce n’est pas leur petit-enfant, alors rien ne presse de leur dire. Par contre, nous avons décidé que la prochaine grossesse, ce sera pour nous.
Alex lui fit un sourire et lui embrassa le front.
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MessageSujet: Re: Twilight 6 : Qui suis-je ? L'histoire de Ryan (Cullen / Wolf pack)   Ven 3 Aoû - 16:08

Chapitre 12 : organisation


Vous pouvez imaginer les folies d’Alice ?! L’organisation de son propre shower de bébé. La construction d’une maison bien à eux, mais en restant tout près, pour ne pas dire « sur » le terrain des Cullen. La nouvelle pièce à préparer et toute la maison à décorer…

Mais voilà un problème. Alice, qui n’aime pas avoir de surprise, n’arrive pas à voir le sexe de son futur bébé car c’est un « loup » qui le porte. Alors elle ne peut pas mettre de rose ou de bleu dans la chambre du bébé, ce qui la chagrine énormément.

Même si la grossesse est rapide, pour Alice, c’est trop long comme attente.

Il est temps pour moi de montrer ce que je sais faire. L’école étant terminée, je ne ferai plus de remplacement. Avec l’aide des autres, je vais faire les plans pour leur nouvelle maison. Je suis heureux de participer surtout qu’il s’agit de mon frère ou ma sœur et de mon oncle et ma tante.

Pendant ce temps, Esmé, Alice, Rosalie, Bella et Renesmée commencèrent les préparatifs.

Alice voulait tout organiser, comme elle le faisait d’habitude. Mais là, elle devait déléguer un peu, tout en gardant un œil sur tout ce qui se passait. Elle commença par feuilleter des catalogues et regarder des sites Internet. Elle fit une longue liste interminable de tout ce qu’elle voulait.

Renesmée s’occupa de repasser la liste d’Alice pour s’assurer que les nouveaux parents ne manqueraient de rien pour le bébé, passant des biberons, aux jouets, tout. Elle-même avait passé par là trois fois, alors elle était la mieux placée pour remplir cette tâche.

De plus, elle fit le tour de chez elle pour voir ce qu’elle pourrait donner à Alice. Les enfants grandissent si vite, qu’ils n’ont pas le temps d’user leur linge. Ils étaient grands maintenant, alors il y avait surement plusieurs trucs qui n’étaient plus nécessaire. Le fait d’avoir eu deux filles et un garçon, l’aidait. Elle avait reçu plusieurs accessoires unisexes. Alors c’était parfait pour le nouveau bébé.

Rosalie se chargea des invitations. Elle contacta tous leurs amis en commençant par les Denali : Tanya, Kate, Carmen et Éléazar.

Notre famille était proche d’eux avant ma naissance. Mais ils ont décidé de revenir à Forks un peu avant ma conception. Peu importe où ils déménagent dans le monde, ils reviennent toujours à Forks. Cette ville doit vraiment avoir un petit quelque chose de spécial.

Ensuite Rose retrouva la trace des Nomades : Éric, Robert, Peter, Charlotte, Élizabeth, Sophia et Kirsten, des Amazones : Zafrina et ses sœurs et des Égyptiens : Amun, Benjamin, Tia et Kébi.

Rosalie fit même un très gros effort et se déplaça à La Push pour inviter tous nos amis Quileute. Tout le long de sa visite à la réserve, elle ne respira pas. Malgré tous ses efforts, elle n’arrivait pas à tolérer l’odeur des loups.

Esmé, Bella et Alice allèrent magasiner. Il fallait meubler la nouvelle maison. Pour les apparences, elle devait avoir un mobilier de chambre, même s’ils ne dormaient pas. Alice choisi un lit King, car elle ne faisait pas les choses à moitié. Et elle se voyait déjà dans l’avenir, lorsque leur enfant viendrait les rejoindre dans leur lit le matin, il leur fallait de la place. Les meubles de la chambre étaient assortis, tout était en bois couleur acajou. Elle opta pour des draps de satin rouge, une douillette et des oreillers de couleur sable.

Bella s’occupa de la salle de bain. Elle prit des décorations style matelot et des serviettes rayées bleu et blanc.

Esmé se chargea de la cuisine. Les armoires seraient noires et Alice aura droit à une cuisine moderne avec des électroménagers en « stainless ». Esmé prit un poêle avec une plaque en céramique, un frigo avec le congélateur en bas, un micro-onde et tous les accessoires nécessaires. Bientôt, elle aura à préparer des purées pour le bébé, il fallait qu’elle soit équipée.

Pour le salon, Bella et Alice firent le tour complet des meubles disponibles. Finalement, elles demandèrent le catalogue et passèrent une commande sur mesure. Alice tenait à avoir un immense divan en « L » bleu royale. Elle voulait également des tables d’un modèle uniquement fabriqué à l’extérieur. Pour le meuble de télévision, elle préférait que Jasper vienne le choisir lui-même. L’électronique, c’était son rayon.

Bella s’occupa de la salle familiale avec Esmé. Elles s’étaient fait une liste d’avance, de tout ce qu’elles voulaient. Une fois terminé, cette pièce ressemblerait à une garderie. Il ne manquerait rien pour le développement et les loisirs de l’enfant.

Elles finirent toutes les trois par la chambre du bébé. Les meubles choisis était couleur bois. C’était très difficile de choisir la literie, ne sachant pas le sexe. Alors Alice trancha et prit des petits animaux de la nature. Il y avait un peu de vert pour les arbres, du jaune et du rouge pour quelques oiseaux et quelques tons neutres.

Moi, je m’occupai des plans et de la construction. Avec une équipe comme Edward, Emmett, Carlisle et Jasper, la maison se tiendrait debout en moins de temps qu’on le pensait.

Jasper et Emmett peinturaient toutes les pièces jour et nuit. Alice avait été très précise sur les couleurs qu’elle voulait. Et elle les avait fait recommencer car ils avaient inversé deux teintes.

Esmé faisait des décalques sur les murs de la chambre du bébé. Elle choisit des tons neutres qui se trouvaient dans la literie et des dessins représentant des bébés animaux. Dans le coin derrière la couchette, elle traça un arbre feuillu et sur une des branches, elle dessina un nid avec quelques bébés oiseaux.

Et pendant tout ce temps-là, Jacob s’occupaient de ses enfants. Nous ne pouvions pas demander à son père de les garder. Et Charlie était un peu âgé pour en avoir trois d’un coup. Les femmes devaient prendre le relai lorsque Jacob nous prêtait ses bras, mais le reste du temps, il s’amusait avec eux, et il s’occupait de leurs repas.


La grossesse de Bella avait durée seulement quelques semaines. Par contre, la grossesse de Kelly avait été un peu plus longue. Peut-être à cause du sang de loup qui circulait dans mes veines ou simplement le fait qu’elle m’a mené à terme. C’est vrai, peut-être que Renesmée était prématurée ? On ne le saura pas.

Ce qui fait que nous n’avions pas beaucoup de temps devant nous pour tout organiser. Kelly était déjà enceinte et son ventre paraissait déjà. Son apparence changeait de jour en jour.

On aurait juré être dans un épisode des « Anges de la rénovation ». La maison a été construite en une semaine et elle était prête à accueillir la nouvelle famille. Bien entendu, ça prendrait plusieurs semaines avant qu’elle soit habitée. Si tout se présente bien, Kelly devrait accoucher à la villa, dans le bureau de Carlisle. Elle devrait rester plusieurs semaines pour allaiter le nouveau-né. Et lorsqu’elle et son mari retourneront à la réserve, c’est à ce moment qu’Alice, Jasper et le nouveau bébé s’installeraient dans leur nouvelle maison.

La villa était déjà prête aussi. Le bureau de Carlisle avait l’air d’une salle d’accouchement avec tout le matériel nécessaire. Le rez-de-chaussée était aménagé avec un moïse et d’autres objets nécessaires pour le bébé. Si je me fie à ce qu’on m’a raconté, Renesmée n’a jamais utilisé de moïse. Elle dormait toujours dans les bras de ses parents, de Rosalie ou de Jacob. Ma mère m’a dit que moi, je l’avais utilisé un peu et que ça m’avait aidé à faire la transition avec mon lit après.


Quelques jours plus tard, Alice eu sa première vision depuis qu’elle s’était vu avec un bébé. Nous étions tous réunis à la villa pour les derniers préparatifs.

- Demain, nous aurons de la visite, nous dit-elle.

- Qui ? demanda Jasper.

Chaque fois, il se prépare à la pire situation. Lorsque sa conjointe mentionna le mot « visite », dans sa tête, il a cru à un mauvais présage.

- Relaxe chéri, lui dit Alice. Zafrina arrivera avant ses sœurs, c’est tout.

Les épaules de Jasper retombèrent. Il était soulagé qu’il n’y ait aucun danger en vue.


Le lendemain matin, un peu après le déjeuner, ça sonna à la porte. Carlisle alla ouvrir.

- Bienvenue Zafrina, lui dit-il. Tu peux te diriger au salon, tout le monde y est.

- Bonjour Carlisle, merci de me recevoir, répondit-elle.

En arrivant dans le grand salon, elle prit place à côté d’Alice.

- Désolée d’être aussi en avance, dit-elle. Je voulais savoir si je pouvais aider à la préparation. Toutes mes félicitations Alice, Jasper.

- Merci, répondit Alice. Mais j’imagine qu’en arrivant, tu as vu notre nouvelle maison, celle qui est tout en pierre à l’extérieur ?

- Oui, c’est la vôtre ! répondit Zafrina. Elle est adorable.

- C’est Ryan qu’il faut remercier, dit Jasper. C’est lui qui a fait les plans et qui a dirigé les opérations. C’est aussi grâce à lui que tout est prêt aujourd’hui.

Zafrina se tourna vers moi. J’étais le seul qu’elle ne connaissait pas, alors c’était facile de déduire qui j’étais.

- Alors bravo à toi Ryan, me dit-elle. La seule fois que je t’ai vu, c’était quelques jours après ta naissance. Rosalie avait organisée une fête de naissance en ton honneur et nous nous étions tous réunis pour l’occasion.

Je lui serrai la main.

- Merci, répondis-je. Mais sans eux, je n’y serais pas arrivé. On y est tous pour quelque chose.

- Alors, dit-elle, tout est prêt pour la fête dans deux jours ?

- Oui, répondit ma mère. Alice ne tient plus en place, imagine ce que ce sera à la naissance.
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MessageSujet: Re: Twilight 6 : Qui suis-je ? L'histoire de Ryan (Cullen / Wolf pack)   Dim 14 Oct - 13:32

chapitre 13 : Cadeau inatendu

Le jour du shower arriva enfin. J’étais content car je commençais à trouver Alice étourdissante.

Comment peut-on faire une surprise à quelqu’un qui voit l’avenir et qui organise elle-même une partie de son shower de bébé ?

Une chose qu’Alice a su prédire, c’était la température qu’il ferait cette journée-là. Une chance qu’elle ne s’était pas trompée. Il y avait tellement de monde, qu’il fallait faire ça dehors et pas question de se faire gâcher cette journée par la pluie.

Tous les Cullen y étaient bien sûr ainsi que Renesmée et sa petite famille. Tous les amis de la famille étaient présents également. Les sœurs de Zafrina étaient arrivées le matin-même, presqu’en même temps que les Nomades, les Égyptiens et les Denali.

Un shower de bébé sans femme enceinte c’était inimaginable. Bien que Kelly soit mère porteuse, elle était présente ainsi que toute sa famille. Tous nos amis Quileute étaient au rendez-vous.

Nous voyons Kelly aux deux jours environ. Elle vient souvent faire un tour à la maison. Alice et elles peuvent passer des heures à parler « grossesse » et « bébé ». Alice se tenait au courant de tout ce que Kelly ressentait. Pendant que Kelly était ici, Alice essayait de ne pas manquer un seul mouvement du bébé. C’est à croire qu’elle avait les mains collées sur le ventre de Kelly.

Nous avions vu Kelly la veille, mais on aurait dit que son ventre avait pris le double de volume pendant la nuit. Elle avait l’air d’avoir un ballon de basketball sous son chandail.

Trois tables formaient un « U » au fond de la cour. Les trois étaient recouvertes d’une nappe blanche. Il y avait des ballons blancs partout, suspendus aux arbres. C’était vraiment beau de voir toute cette élégance.

La table de gauche était enduite de cadeaux petits et gros, carrés ou en long. Tout le monde avait apporté un petit quelque chose. Sachant qu’Alice ne connaissait pas le sexe du bébé, tous les cadeaux étaient emballés avec des couleurs neutres : blanc, jaune, orange, rouge…

Sur la table de droite trônait un immense gâteau blanc avec des petites décorations de couleur argent. On y voyait une rangée de suces argentées et une rangée de hochets de la même couleur. Sur le dessus, on pouvait y voir le traditionnel bébé en couche, couché sur le ventre, les jambes et les bras pliés en-dessous de lui.

Au centre de ces trois grandes tables, il y avait plusieurs petites tables rondes. Chacune accueillait un groupe d’invités.

Alice était assise avec Jasper à la table du fond. Elle portait une robe rouge qui l’avantageait beaucoup. Elle lui allait en haut des genoux et avait des bretelles spaghettis. Jasper portait un pantalon noir et une chemise blanche.

Jasper alla chercher les présents un à un et les donna à Alice pour qu’elle puisse les déballer. Elle commença à développer les cadeaux pour leur bébé.

Tout y était, le futur bébé ne manquerait de rien. Alice reçu absolument tout ce qu’il y avait sur sa liste passant par la couchette, les bancs d’auto, allant jusqu’aux crèmes pour bébé. Elle avait également reçu l’équivalent d’une année en couches.

Elle était contente de voir tous ses proches réunis. Mais son sourire cachait une tristesse. Elle était déçue de ne pas savoir si ce serait une fille ou un garçon.

Elle en avait longtemps parlé avec Jasper. Ils avaient passé quelques nuits à énumérer des prénoms de bébé fille ou garçon. Soudain, quelqu’un posa la question.

- Avez-vous choisi des noms ? demanda Zafrina.

- Nous nous sommes entendus sur Lily, si c’est une fille, répondit Alice.

- Et Kyle si c’est un garçon, dit Jasper.

- Merci à vous tous, dit Alice.

Il y eut des applaudissements dans la cour.

Alice aurait tellement aimé savoir le sexe à l’avance. Mais rien n’était plus important qu’un bébé en santé. Peu importe le sexe, ils l’aimeraient quand même.

Après deux heures, les cadeaux étaient terminés, il n’en restait plus. Je pensais que nous allions passer à la fête maintenant et au petit buffet que maman avait préparé. Mais je vis Kelly se lever avec difficulté, car son ventre l’empêchait de faire des mouvements normaux. Elle était toute raide, comme un robot.

- Alex, tu peux m’aider et me donner la boîte sous ta chaise ? demanda-t-elle à son mari.

Alex se leva à son tour. Se pencha, pris la boîte et lui donna. Kelly s’avança vers Alice et Jasper. Chacun de ses mouvements semblait prendre une éternité. Il faut dire que pour les vampires, tout ce qui est à une vitesse normale semble long. Le trajet entre la table ronde où elle était assise et la table en long où étaient Alice et Jasper n’était pas long. Mais cet instant devait être interminable. Kelly avançait très lentement.

Une fois arrivée en face de ma tante et de mon oncle, elle remit la boîte entre les mains d’Alice.

- Je tenais à vous offrir un petit quelque chose à mon tour, dit Kelly.

Alice resta bouche bée. Pour une fois, elle était surprise.

- À voir tes yeux ma chère Alice, je crois que je vais réussir ma surprise. Ouvre-le, lui dit Kelly.

Quelqu’un se leva et apporta une chaise à Kelly pour qu’elle puisse rester près d’Alice et Jasper sans se fatiguée. On aurait pu jurer qu’elle était pour accoucher d’une seconde à l’autre.

En regardant le cadeau entre ses mains, Alice su tout de suite qu’il était particulier. Il y avait une minuscule petite carte sur le dessus. On pouvait y lire le mot « surprise ».
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MessageSujet: Re: Twilight 6 : Qui suis-je ? L'histoire de Ryan (Cullen / Wolf pack)   Aujourd'hui à 6:52

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