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 Evy Sommers (Fiction original)

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lullabize
En visite chez les Cullen
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MessageSujet: Evy Sommers (Fiction original)   Jeu 28 Avr - 10:09

Sortie du monde de twilight mais néanmoins habitée par des vampires et des loups-garous, bah oui on ne peu y échapper je crois!
Voilà, je vous laisse découvrirles 8 premiers chapitre de l'étrange histoire d' Evy Sommers, en espérant qu'elle plaise à certain Wink


CHAPITRE 1



Je m’appelle Evy Sommers, j’ai dix sept ans. Je vis à woodsboro une petite bourgade Texane tout ce qu’il y a de plus tranquille de deux mille habitants environ, entourée de frontière d’argent. Les vampires d’un côté les loups-garous de l’autre et nous les humains sommes au milieu.
Ai-je une vie paisible? Affirmatif! Devrait-on les craindre? Négatif! ……mais la vie nous réserve toujours bien des surprises…..

************


Le soleil se levait par ce beau vendredi d’été. L’alerte retentissait à la même heure chaque jour, 6h00. Autant dire qu’ici comme ailleurs les réveils matin ne s’avéraient pas nécessaire. Ce son strident enveloppait la ville encore endormie ce qui signifiait que nos amis les vampires étaient appelés à la frontière pour prendre leur petit déjeuné.

Étrange me direz-vous? Probablement mais nous y étions habitué depuis fort longtemps et eux aussi.
Il y a au moins une décennie de cela les vampires et les loups-garous, ces êtres de contes et légendes se sont révélés à l’humanité las de se cacher depuis des millénaires.
Nos ancêtres avaient acceptés leur présence mais sous certaines conditions.
Aucun contact entre eux et nous, c’est la loi car disons-le clairement la cohabitation libre était quasi nulle dû à l’attirance innée des vampires pour le sang humain et le manque de contrôle en période de pleine lune pour nos gros toutous enragés, alors, un trafic légal et une loi stricte furent signés.

Chaque être humain devait se rendre au centre de dons deux fois par semaine afin de tenir nos chers suceurs de sang à bonne distance et de leur offrir le «couvert ».
Une loi radicale dit que toute personne condamnée à mort pour un crime ou emprisonnée avec la peine maximale se verra donner en pâture au loup-garou, non pas pour les nourrir mais pour l’équilibre des dons. Une loi radicale certes mais efficace, la violence dans nos rues ne faisait plus partie de notre quotidien

_ Evy! Redescends de ton nuage et viens prendre ton petit déjeuné tu vas être en retard en cours!

_ Oui, oui voilà j‘arrive..

Une dizaine de minutes plus tard je dévalais les escaliers atterrissant bruyamment sur le sol carrelé de l’entrée.

_ Bonjour, bonjour!….Marty est déjà parti?
_ Non! Il t’attend comme chaque jour dans sa voiture ma fille!

J’attrapais au vol deux tartines tout juste expulsées du toaster et embrassais à la hâte mes parents.

_ Promis demain je serai à l’heure!..Bonne journée!

Je filais dans l’allée rejoindre le bolide grondant d’impatience de mon frère.
Marty était mon jumeau. Nous étions différents mais pas tant que ça, seul notre physique nous distinguait.
Il bougeait, je bougeais, j’avais mal, il pleurait, je commençais une phrase il la terminait.** La connexion qui régnait entre nos deux esprits n’avait aucune limite.

_ Merde Evy tu ne peux pas être à l’heure pour une fois?

_ Fonce on va être en retard!

Il leva les yeux au ciel un sourire agacé au coin des lèvres.
Nous étions au lycée depuis deux ans et notre arrivée sur le parking provoquait toujours la même réaction.
Les regards féminins reluquaient Marty comme une bête de foire, comme un sac hors de prix qu’on ne pourrait que regarder.

_ Je ne m’y ferai jamais à toutes ces groupies qui te dévisagent sans cesse!

_ Je ne m’y ferai jamais aussi mais être quater back c’est aussi ça!

Certes être populaire lui valait l’admiration de certains mais pas seulement.
Nos parents étaient membres actifs du conseil. Leurs parents eux même avaient fondé cette association d’alliance et d’entente entre nos espèces. Les lois, les traités avaient été signés et écrits de leurs mains et il leur fallait donc continuer pour que perdure tout ce qui avait été construit.
Ce statut était privilégié au yeux de certains et se mêler à nous en effrayait plus d’un.
Marty lui avait un cercle d’amis un peu plus conséquent grâce au football mais pour ma part il se résumait qu’aux autres enfants des conseillés avec qui j’avais grandi à savoir Carie, Joyce, Lucius et Liam pour notre tranche d’âge sans compter Louise et Carter qui étaient plus proche de mon frère.

_ Salut!

_ Encore en retard! Me firent mes acolytes à l’unisson trônant comme chaque matin près de mon casier.

Leur adressant un sourire commun je lançais une accolade générale essayant de me faire pardonner une énième fois mon manque de ponctualité.

_ J’ai surpris une conversation entre mon père et Gisèle hier soir. Lança Liam durant notre ascension vers le cour d’histoire.

Nous le regardions à demi-inquiet car son visage, à cet instant ne respirait pas la sérénité.

_ Et alors?

_ Tout n’était pas très audible. Ça parlait des suceurs de sang, de l’incartade qu’il y avait eu hier matin à la frontière, visiblement certaines jeunes recrues se rebellent.

Rien n’avait filtré chez nous, chez les autres aussi d’ailleurs car chacun dévisageait l’autre.

_ Je n’étais pas au courant, Marty non plus nos parents n’ont parlés de rien et ne paraissaient pas préoccupés ce matin. C’est surement pas très important, juste un petit écart de conduite sinon on en aurait tous été informés!

Nous restions en cercle silencieux avant que Monsieur Porter nous rappelle que son cours allait commencer.
Ses cours me faisaient dresser les cheveux sur la tête! Tous les ans depuis que l’on avait mis les pieds dans le cursus scolaire on nous relatait toujours la même histoire, celle des États Unis, des grandes batailles, des rébellions, de nos chers présidents et de la puissance mondial que nous étions et Woodsboro là- dedans? L’histoire de notre ville n’était jamais exposée et on en parlait dans aucun manuel scolaire. Bien entendu nous la connaissions tous mais jamais personne n’y avait vraiment fait référence, même pas ici dans notre propre lycée.

Je sentais la fatigue s’appuyer sur mes épaules poussant mes paupières à se fermer doucement.

_ Melle Sommers!

_ Hum…oui?

_ Auriez-vous la grande amabilité de répondre à ma question?

_ heu…oui…heu..

_ Bien! Sortez, allez prendre l’air et ne revenez que lorsque votre esprit sera décidé à apprendre!

Mr Porter était un vieil homme aigri avec des valeurs de l’ ancienne école. Il avait l’habitude de frapper le grand tableau noir de sa règle fétiche quand le brouhaha se faisait trop présent. Lui aussi faisait parti du conseil et sa parole était reconnue par toute l’assemblée.

_ Oui Monsieur.

Je sortais sous les rires dissimulés de mes amis et ceux des autres qui se faisaient encore plus gênants.
Les couloirs étaient silencieux, désert habité par cette odeur de pin qu’utilisait l’homme d’entretien pour nettoyer le sol sur lequel je pouvais voir mon reflet intact tant il était impeccablement lustré.
Je soufflais de l’ennui que les cours m’apportaient, je rêvais d’évasion, des suceurs de sang et des chiens sanguinaires qui habitaient nos forêts.
Depuis toute petite j’avais été bercée par leurs légendaires histoires, par leur présence dissimulée. Quel visage avaient -ils? Comment vivaient -ils? Mon attirance s’orientait vers les loups qui avaient un brin d’humanité en eux, leur cœur battait et leur sang coulait dans leurs veines malgré leur quasi immortalité au contraire des vampires qui eux tenaient de l’irréalité, de la mortalité immortelle car disons -le clairement ils étaient des morts vivants.
Mon cahier de croquis posé sur mes genoux je partais dans le gribouillage de leur apparence que je m’efforçais d’imaginer.

Habituée au silence qui m’entourait je portais mon attention sur ces voix qui venaient du bout du couloir. Elles donnaient l’impression d’un accrochage discret entre deux personnes.
Je m’étais relevée doucement et entrepris d’aller voir ce qui se passait en rasant les casiers de prêt . En m’approchant de plus en plus de la porte entre ouverte je reconnue deux voix. Celle de Mr Griffin le proviseur du lycée et étonnamment celle de mon père.
Figée sur place je tendais l’oreille repensant aux paroles de Liam quelques minutes plus tôt.

_ Non! Ce n’est pas envisageable Mr Sommers!

_ Griffin. Ils sont entrés, la fermeture de l’établissement est requise, un confinement des élèves est instauré. Nous sommes en pour parler avec les loups mais pour le moment l’alerte reste sérieuse, nous ne savons pas ce qu’ils trament et tout ceci est pris très au sérieux.

Je n’avais pas besoin d’en entendre d’avantage, tout avait été dit. Des suceurs de sang étaient entrés dans la ville et la sécurité de ses habitants était plus que compromise.
J’accélérais le pas vers la salle de classe. Je ressentais le besoin hâtif de retrouver mon prof d’histoire mais pas pour les raisons dont il souhaitait.

_ Melle Sommers! Prête à reprendre le cours totalement éveillée?

_ Oui monsieur.

_ Bien!

Je m’asseyais non loin de mes amis qui comme à leur habitude étaient regroupés au fond de la classe.
Carie et Joyce repérèrent de suite mon regard inquiet et chacune tapota l’épaule de Lucius et Liam pour les avertir du malaise qui m’animait.
Je griffonnais sur un bout de papier les lignes principales du dialogue que je venais de surprendre entre mon père et Griffin et le glissais discrètement dans la main de Lucius qui était le plus proche.
Carie la trouillarde du groupe se mit à trembler de tout son être avant que Joyce ne lui lance un regard furieux lui ordonnant de se contenir pour ne pas attirer l’attention.
Le grincement désagréable des hauts parleurs du lycée annonçait que la voix de Griffin n’était pas loin.

_ Chers élèves et enseignants. Suite à une fuite de gaz importante dans nos locaux nous vous demandons d’évacuer l’établissement dans le calme et accompagné de vos professeurs. Les cours seront suspendus jusqu’à nouvel ordre….merci de votre attention.

Les mains se levèrent, les cris de joie hystérique s’élevaient dans toute l’enceinte. Une panique euphorique avait gagné tous les élèves due à la suspension indéterminée des cours. Nous étions désolés de ne pas partager leur enthousiasme débordant.

_ Tu es sûre de ce que tu as entendu Evy? Me fit Carie la voix tremblotante.

_ La situation le confirme non? Et arrête d’être aussi craintive le conseil surveille surement tous les alentours c’est juste que le protocole de sécurité doit être respecté.

Bien sur j’essayais de rassurer Carie et les autres l’avaient bien compris car honnêtement nous étions très inquiets. Des suceurs de sang en liberté et de surcroit à l’assaut de la ville voulaient dire que les traités avaient été violés et on pouvait s’attendre à un vent de panique venant du conseil et à une traque haletante. Je crois que le conseil n’avait jamais connu ce cas de figure mais y était probablement bien préparé, je l’espérais.

Nous avancions silencieusement dans les couloirs animés et nous cherchions du regard Marty, Louise et Carter.
En passant les grandes portes battantes de l’entrée nous vîmes le trio dans le jardin du lycée, en grande conversation, ils soupçonnaient sûrement quelque chose et je leur fis signe de la main pour qu’ils viennent à notre rencontre.
Marty avait toujours eu peur des vampires, ils le hantaient et avait provoqué chez lui de moult cauchemars depuis son plus jeune âge.
Je pouvais ressentir à chaque pas qu’il faisait sa crainte d’entendre ce qu’il redoutait, ses yeux ne quittaient pas les miens et je ne dissimulais pas mon inquiétude.

_ Salut!

_ Salut!

Liam prit la parole, c’était un jeune homme, froid, peu souriant mais d’une gentillesse que l’on voyait peu. La perte de sa mère l’an dernier l’avait encore plus renfermé.

_ Evy a surpris une conversation entre votre père et Griffin. Des suceurs de sang sont entrés et un confinement a été décrété mais autant dire que ce ne sont que des paroles, rien n’a filtré et à en voire l’excitation de tout le monde personne n’est au courant du problème.

_ Ca créerait un vent de panique sur la ville fit Louise. Pas étonnant!

Marty ne me lâchait pas du regard, son teint avait pâli à l’énoncé de Liam et je pouvais imaginer cette boule d’angoisse qui l’empêchait de déglutir.
Je passais une main discrète sur son bras.

_ Ca vas aller Marty t’inquiète pas le conseil gère le souci.

Il passait une main dans ses cheveux, se donnant un air rassuré et pour se rassurer lui-même. Le lycée était devenu désert en quelques secondes, tous s’étaient éparpillés, rejoignant leur domicile ou se rendant surement au centre commercial pour fêter la nouvelle.
Mon père fit son apparition sur les marches un peu plus haut et paru étonné de notre présence.

_ Qu’est-ce que vous faites là les enfants? Rentrez, aller, vous êtes inconscients de rester là!

Je serrais les dents. J’avais envie de lui dire ce que je savais mais en même temps je redoutais les représailles de mon père pour avoir écouté aux portes…..tant pis!

_ C’est bon papa on sait ce qui se passe….j’ai été virée du cours et j’ai surpris ta conversation avec Griffin.

Son regard c’était durci, je respirais un grand coup avant que l’ouragan papa ne se déverse sur moi.

_ Rentrez tous chez vous et toi on aura une conversation ce soir, attends toi à être confiné plus longtemps que prévus!

Nous tournions les talons exécutant l’ordre de mon père mais Marty manquait à l’appel alors qu’une seconde plus tôt il se tenait à mes côtés.

_ Marty?…..où il est???

Nous faisions des rotations sur nous même cherchant du regard la présence de mon frère. Mon père lui aussi paraissait paniqué et imitait notre comportement.

_ Marty c’est pas drôle! Fit Carie les larmes aux yeux, pétrifiée par la mauvaise blague que nous jouait sûrement mon frère.

Un bruit sourd sur le tapis d’herbe derrière nous se fis entendre.
Marty gisait conscient mais immobile sur le sol, du sang s’échappait de son cou. Nous mimes un moment avant de réaliser ce qui se passait et mon père accouru vers lui, je le suivais de peu.
Mon frère haletait, tétanisé, figé comme une pierre sur le sol, seul ses yeux nous imploraient, le sang coulait de plus belle.
J’appuyais la plaie sur son cou, sentant les larmes monter jusque mes yeux apeurés.

_ Ca va aller Marty, accroche toi.

Je ne comprenais pas, je n’analysais pas, la situation prenait un tournant auquel je n’avais pas pensé.
Mon père serrait les dents, cherchant une solution qu’il ne trouvait pas jusqu’à ce qu’il crie tout ce qu’il pouvait comme si la défaite lui faisait soudain face.

_ Papa?

_ Evy j’ai peur….j’ai peur.

Mon frère réussit enfin à échapper quelques paroles. Son doigt se levait en direction du ciel et je levais la tête immédiatement.
Perché sur une branche je pouvais enfin voir à quoi ressemblait un suceur de sang. Le teint pâle, des yeux ocre et des canines acérées que laissait apparaitre un sourire machiavélique. En moins d’une seconde il s’emparait de mon frère et s’envolait à coup de grand saut dans le paysage.

_ Marty!….papa fait quelque chose!

Mon père s’arrachait presque les cheveux, silencieux.

_ Papa?

_ Je ne peux plus rien faire Evy, ton frère à été mordu je ne peux rien faire.

Le ciel s’assombrissait, mon cœur aussi et la présence de mes amis n’y faisait rien. Carie était pétrifiée sur place, figée dans l’instant, Joyce avait la tête baissée, Lucius et Liam m’entouraient. Louise et Carter étaient dépités et mon père…..quelle vision, il hurlait au monde sa douleur.
Qu’allait- il arriver à mon frère?, je savais aujourd’hui que ma vie ne serait plus jamais la même.





CHAPITRE 2

Mon père roulait à vive allure, sûrement en direction de la maison mais peu importe, la douleur qui tiraillait mon corps me semblait insurmontable. Mes entrailles donnaient l’impression de se dissoudre, se déchirer, ma tête brûlait comme un brasier incontrôlable et mon cœur souffrait des images insoutenables qui s’étaient tenues quelques minutes plus tôt dans les jardins du lycée.

Joyce qui avait embarquée avec nous tentait de me maintenir avec grande difficulté due aux soubresauts de mon corps à vif. Elle hurlait sur mon père à en croire l’expression colérique de son visage. Je voyais mais n’entendais rien, tout était fluide autour de moi, silencieux, seule l’horreur que vivait mon frère me faisais rester consciente.
Je reconnaissais l’odeur ferrailleuse du centre de don, l’odeur du sang et il me semblais jamais l’avoir humée de tel façon dans le passé.
Je sombrais dans le néant, un voile épais avait tout engloutit en quelques secondes y compris ma douleur.

***********

Je me réveillais étendue sur mon lit. Je plissais les yeux, les frottant activement pour dissiper la brume qui les voilaient.
Joyce c’était assoupie sur une chaise tout prêt de moi, son maquillage sombre avait coulé sur ses joues si pâles. Je la détaillait alors que mon esprit me rappelait les évènements. Toutes ces affreuses sensations avaient disparues à l’exception de celle qui comprimait mon cœur au point de saccader ma respiration. Inévitablement de grosse perles salées glissaient sur mon visage. A la tristesse s’ajoutait la colère contre laquelle je ne pouvais lutter; je mordais alors mon oreiller pour y étouffer un cri d’effroi auquel je ne pouvais échapper mais qui néanmoins avait suffit à sortir Joyce de son sommeil.

_ Shhhhhhh! Calme toi Evy, ça vas aller.

Prise d’une colère encore plus soutenue j’envoyais valser mon amie qui tomba violement sur le sol parqueté de ma chambre.

_ Ne me dis pas que tout vas aller! C’est pas le cas, ça ne le sera plus jamais alors évite de dire des truc pareils! ..il n’y à plus rien, je ne ressent plus rien, tout à disparu avec lui.

_ Excuse moi Evy je….je suis désolée.

Je m’agrippais les cheveux incapable de lutter contre les sentiments qui se mêlaient et s’entrechoquaient en moi. J’étais prise de vertiges à la simple idée d’imaginer mon frère sans vie.
La porte s’ouvrit à la hâte et mon père apparut affolé surement alerté par le bruit sourd qu’avait provoqué le corps de Joyce en heurtant le sol.
Il releva mon amie qui était encore à terre une expression de terreur sur son visage.

_ Ca va Joyce?

_ Oui monsieur ce n’est rien j’ai trébuché.

_ Je crois que tu devrais rentrer maintenant, tes parents vont s’impatientez.

_ Oui vous avez sûrement raison…..à bientôt Evy.

_ C’est ça!

Mon amie passa la porte et mon père resta immobile, le visage morne presque gris. Je me détournais pour ne pas lui faire face.

_ Evy je partage ce que tu ressent Marty est mon fils.

_ Est? Pourquoi tu parle de lui au présent alors que tu sais pertinemment que ces choses immondes l’on déchiquetés!

_ Il n’est pas…mort si on peut le dire ainsi. Les douleurs que tu à ressentie tout à l’heure étaient celles de ton frère mais ça tu le sais. Cependant ce n’était pas celles de son agonie mais celles de sa mutation.

Je m’efforçais de respirer calmement, essayant d’analyser correctement les informations qui me parvenaient.

_ Sa mutation?

_ Oui!….cela fait bien longtemps qu’une attaque de ce genre n’avait pas eu lieu mais un groupe de vampire rebelle cherche de nouvelles recrues et étant donné qu’ils ne peuvent se reproduire ils se servent des humains.

_ Je comprends pas, soit plus clair.

_ Lors ce qu’un humain est mordu de cette manière un venin puissant le parcourt ce qui évidement au terme de sa progression dans le corps le tue mais avant le dernier souffle le vampire se sert de son propre sang qu’il fait couler dans la plaie infligée pour ressusciter celui qui à été mordu et en faire ainsi un membre de leur espèce à part entière. Ce que j’essaye de te dire c’est que Marty à ressuscité dans un corps de vampire.

Naturellement et sans que je puisse m’en rendre compte je souriais. Même vampire et peu importe ce qu’il sera je pouvais avoir l’espoir de serrer de nouveau Marty dans mes bras. Je cherchais la même expression de réconfort dans les yeux de mon père mais je ne vis rien d’autre que cette même expression dénuée de tout. Mon sourire s’effaçait et je sentais un « mais » se profiler à l’horizon.

_ Je sais à quoi tu pense et je vais pas te mentir. Tu ne reverra pas Marty, tu ne peut pas. Le traité signé soulève un point bien précis concernant la situation que l’on vit. Tout humain engendré par un vampire devra périr.

Le bourreau lâchât la guillotine, une fois de plus sur mon cœur. Je serrais les dents, mes membres tremblaient j’avais du mal à comprendre comment mon père pouvais ne serais-ce qu’émettre la possibilité de tuer Marty…une seconde fois et pour toujours.

_ Mais on s’en fou du traité, de ta signature….c’est de Marty dont il s’agit là pas du voisin de la rue d’en face!!!!! Comment tu peut approuver cette éventualité?? Tu me dégoute!

Il baissait la tête ne sachant que dire. Ne pouvait t’il pas passer outre? Transgresser les règles pour son propre fils? Marty n’avait pas demandé à devenir comme eux, ils le terrifiaient et j’avais grand mal à l’imaginer dans un tel corps qui l’avait depuis toujours effrayé.

_ S’il pénètre ici je serai dans l’obligation d’accomplir mon devoir. Aussi mal que cela puisse me faire j’en ais l’obligation et je ne supporterais pas de savoir mon fils réduit à boire du sang humain pour l’éternité. D’ici quelques semaine il ne sera plus lui-même, il ne portera plus aucun jugement, il n’aura plus aucun sentiment, seule la soif envahira son esprit.
La tristesse est là aujourd’hui, elle le sera demain, puis le mois et les années qui suivront et rien ne changera plus et aucun miracle n’arrivera alors s’il te plais Evy ne rends pas les choses plus difficile qu’elles ne le sont.

Mon père se leva sur ces mots et tourna les talons en direction de la porte. Je crois à ce moment là n’avoir jamais ressentie une tel rage, je voulais le tuer, lui mon père de mes propre mains. Mes yeux balayaient ma table de chevet à la recherche d’un objet. La boule à neige qui se trouvait là ferait l’affaire.
Aussi fort que je le puisse je la lançais en sa direction. Elle se brisa en mille morceaux contre la porte et stoppa net mon père qui me tournait toujours le dos.

_ Si à tes yeux il n’est plus rien d’autre qu’un vampire aux miens il reste mon frère alors écoute bien ce que je vais te dire, je ferai tout tu m’entends! Tout ce qui st en mon pouvoir pour protéger Marty de ton putain de traité…quoi qu’il m’en coute!

Dans un silence glacial la porte s’ouvrit puis se referma doucement. Je serrais de nouveau les poings et les dents, comment mon père avait il pu tenir un tel discours? Je savais ce que je devais faire, me dresser seule contre le conseil, les traités, les lois je ne pouvais me résoudre à capituler si vite.
Mon portable se mis à sonner me sortant de mes pensées meurtrières, l’écran affichait Liam.

_ Allo?

_ Salut Evy……je sais pas quoi te dire, j’ai pas de mots…..tu veux que je passe?

Liam avait vécu la perte de sa mère l’année passée, il connaissait ce sentiment de vide douloureux, il pouvais m’aider à comprendre et à gérer tout ça.

_ Je crois que ce serai bien oui.

_ Je pars, je serai là d’ici cinq petites minutes.

Je raccrochais et me risquais à me lever même prise de vertiges me dirigeant vers la chambre de Marty.
L’air qui l’emprisonnait s’échappait lorsque que j’ouvrais la porte chargeant l’atmosphère d’odeur muské et de fragrances d’épices qui rappelaient son parfum. Sa guitare était posé contre son bureau, son maillot de foot les BlackBoro était étendu sur son lit, l’écran de son ordinateur laissait défiler les photos de nous.
Une boule s’était formé dans ma gorge m’empêchant de déglutir. J’empoignais son maillot et alla m’installer sur son rocking-chair prêt de la fenêtre.
Le temps était gris, pluvieux, comme s’il compatissait à ma douleur. Je sentais une main presser mon épaule, Liam était là.
J’attrapais la sienne, la resserrent en signe de bonjour.

_ Comment tu gère tout ça?

_ Je suis en colère, je suis malheureuse, je suis d’humeur criminel. Bref je ne gère pas très bien comme tu peut t’en rendre compte

_ Ton père ta parlé des conséquences à ce qui s’est passé?

Je relâchais sa main, mon front se plissait sous l’interrogation, comment pouvait il être au courant de CA?

_ Hum! Je me doutais de cette expression, viens t’assoir prêt de moi que je te raconte un truc.

J’acquiesçais tout en soutenant son regard noisette.

_ Ma mère n’est pas morte dans un accident comme tout le monde le crois.

Mes yeux s’écarquillèrent comprenant à l’instant même ou il termina sa phrase que son sort avait été similaire à celui de Marty.

_ Elle…elle s’est faite mordre c’est ça?

_ Ouais!…..elle avait signé le traité donc savait également ce qu’il l’attendait mais les humains, même après leur mutation éprouve le besoin naturel de revenir voir leur proche, une dernière fois, pendant qu’ils sont encore eux même.
Quelques jours après son attaque elle est venue me voir un soir. Elle était belle, sereine, rien avait changé en elle sauf peut être son regard beaucoup plus sûre. A ce moment précis je ne savais rien du traité, de ce qu’il l’attendait. Nous avons longuement parlé, elle m’a demandé de ne pas la pleuré, que même si elle n’était plus là avec nous elle serai toujours là dans notre cœur. Elle est descendue voir mon père et m’a dit de rester dans ma chambre, qu’elle avait besoin d’être seul avec lui. Quelques minutes plus tard un coup de feu avait retenti, je me suis précipité au salon. Mon père tenait un fusil en argent, le canon fumait encore quand je suis arrivé. Ma mère était éparpillée comme un vase brisé sur le sol.
Voilà toute la vérité sur sa mort. Les conseillés font ce pourquoi il sont nés. Mon père ne s’en est toujours pas remis et moi je ne l’est toujours pas pardonnée même si commence à le comprendre.

Le seul réflexe qui me vint à l’esprit dans ce moment de confidence avait été de prendre Liam dans mes bras essayant de comprendre ce qu’il avait put vivre.
Il se libéra de mon étreinte dans un raclement de gorge apparemment gêné par mon excès d’affection qui me paraissait pour ma part approprié et naturel.
Il me sourit légèrement et j’en fis autant embarrassée.

_ Désolé Evy c’est juste que..

_ Pas de problèmes l’interrompis-je avant qu’il ne se lance dans une explication que je n’avais pas envie d’entendre.

_ Que compte tu faire maintenant?

_ Vivre avec, j’ai pas d’autre choix.

Je lui mentais à cet instant, c’était mon combat et je ne voulais pas le partager ni impliquer qui que ce soit.
Ma vie prenait un autre tournant, je ne pouvais savoir de quoi demain sera fait mais il fallait que je change les choses, que je sauve mon frère, il devait surement y avoir une alternative à tout ça et j’était certaine de la trouvé à Woodsboro.




CHAPITRE 3


Une semaine que mon frère n’était plus là et cette nuit avait été la plus bénéfique.
Le lycée avait rouvert ses portes dès le lendemain, l’affaire n’avait pas été ébruitée et la vie avait repris son court à Woodsboro.
J’entendais l’alerte retentir et je en pouvais m’empêcher d’imaginer Marty dans quelques semaines faisant la queue pour pouvoir se nourrir du sang de ses amis, ses voisins…le mien.
Il fallait que je sorte de cette maison, j’étouffais ici et retourner au lycée me semblais être le meilleur des remèdes et puis je devais me rendre à l’évidence, si Marty devait revenir il ne le ferai sûrement pas en plein jour.

Avec toute la motivation que je pouvais puiser en moi je me levais jetant malgré tout un regard au dehors avant de m’engouffrer sous ma douche.

Mon sac à dos sur l ‘épaule je restais un moment immobile en haut de l’escalier je ne voulais affronter ni ma mère ni mon père.
Leur discussion matinale me parvenait et donnait l’impression que rien n’avait changer, que d’une minute à l’autre Marty allait surgir de sa chambre pour prendre son petit déjeuné.
Je pris un grande respiration avant de me lancer dans les escaliers grinçant qui trahiraient ma présence.
Je me dirigeais à la hâte vers la porte d’entrée afin de tenter d’éviter d’affronter leurs regards.

_ Evy?…..tu vas au lycée?

La main sur la poigné j’hésitais entre répondre et me justifier auprès de ma mère ou tout simplement l’ignorer et fuir sans un mots.

_ Oui…j’ai besoin de respirer.

_ C’est bien…c’est une bonne chose ma chérie.

Et voilà! Je savais que j’aurai due fuir. Ses yeux se remplirent de larmes et la cuillère qui formait des ronds dans son bol de café tremblait au rythme de ses mains. Mon père lui feuilletait son journal comme si de rien n’était ses lunettes pointant au bout de son nez.

_ Ouais….à ce soir.

L’air respirable du dehors me ressourçait et je laissais mon corps se réchauffer au contact des doux rayons du soleil qui s’élevaient et qui annonçaient une journée merveilleuse.
Je regardais ma montre alors qu’un sourire se dessinait sur mon visage, une fois de plus j’étais en retard et je pouvais encore entendre le grondement du bolide de Marty qui n’animait plus l’allée. Ces souvenirs là on ne pouvait pas me les prendre il ne me restais que ça pour le moment.

A mon arrivée au lycée out était désert les cours avaient déjà commencés.
Je ne pus m’empêcher de regarder sous le saule, j’y revoyais papa, Marty. La où son corps c’était échoué une marque ronde avait froissée l’herbe.

_ Aller Evy, m’encourageais-je à haute voix.

J’arpentais les couloir vide en direction du bureau de Griffin, passage obligatoire pour tout retard et manquement au règlement.
Je frappais hésitante à la porte.

_ Hum!

_ Bonjour monsieur.

Il relevât la tête et lâchât son crayon comme s’il avait vu un monstre.

_ Melle Sommers! Je ne pensais pas vous revoir si vite…..comment allez-vous?

_ Bien monsieur…..je voudrais juste un mot pour pouvoir aller en cours et ne pas m’étaler sur le sujet si ça ne vous ennuis pas.

_ heu non..enfin oui je vous rédige ça tout de suite……voilà je vous ais joint votre nouvel emploi du temps par la même occasion.

Je le remerciais sans lui donner plus d’explications sur ce qu’il mourait d’envie de savoir. Je repartis à l’assaut des couloirs tout en détaillant mon emplois du temps.

_ C’est pas vrai! Encore avec celui-là? J’aurai du rester au lit bougonnais-je en me stoppant devant la porte de Monsieur Porter

_ ENTREZ!

Doucement je tournais la poignée angoissée à l’idée d’affronter les regards. La classe était silencieuse et mon arrivée anima légèrement l’ambiance faisant s’élever les potins à mon sujet par des chuchotements peu discret

_ Prenez place Melle Sommers et ouvrez votre livre page 152.…et les autres taisez-vous! O s’abstiendra de vos commentaires.

Je n’avais pas revus mes amis depuis le drame et tous m’accueillirent avec un large sourire même Joyce que j’avais mal menée arborait une mine ravie.

Le cours se fit dans le silence malgré quelques regards que je tentais d’ignorer. La sonnerie retentis enfin. La troupe des pom-pom girls avançaient en direction de ma table et déjà je soupirait.

_ Evy?…..les filles et moi on voulaient te présenter nos condoléances, c’est tragique un tel accident….Marty nous manquera.

_ A moi il manquera ça c’est certain mais en ce qui vous concerne j’en doute alors si tu veux bien, à l’avenir évite d’ouvrir la bouche si c’est pour sortir des conneries pareil……tu peux dégager.

_ On voulaient juste..

_ J’ai dis casse toi!

_ Décidément vous êtes vraiment bizarre dans cette famille!

Mon poing se leva prêt à s’échouer sur son visage de poupée mais une main ferme l’empoignât me faisant capituler. Je reconnu la force phénoménale de Lucius

_ Laisse tomber Evy elles n’en valent pas la peine.

Je relâchât ma colère et me tourna vers eux.

_ Salut……Désolée d’être resté silencieuse ces derniers temps j’avais besoin de…

_ STOP! Ne te justifie pas Evy me fis Carrie les yeux humide. On comprends, les amis c’est aussi ça.

_ Merci Carrie……Joyce je tenais à m’excuser pour mon comportement j’aurais jamais due agir ainsi.

_ Ah! Tu as eu un mauvais comportement??? Même pas remarquée!

Elle me pris par le cou m’entrainant dans les couloirs bondés par l’interclasse.

_ J’ai un truc à vous demander même si j’me doute de la réponse mais c’est quoi cette histoire d’accident?

_ T’as pas lus le journal toi!

_ Non.

_ Bon comme tu t’en doute ils ne pouvaient pas éditer un article parlant de ce qu’il s’était passer donc officiellement Marty à heurté un animal, perdu le contrôle de son véhicule et terminé sa course dans le ravin.

Je jetais un regard à Liam qui avait le regard baisé. Le discourt de Lucius lui donnait un goût amer de déjà vue.

_ Pas étonnant je ne suis pas sortie de la semaine, même pas pour parler à mes parents alors le journal, tu pense!!!!…..tant qu’ils ne salissent pas l’image de Marty je m’accommode de cette version.

La journée c’était déroulée beaucoup mieux que je ne l’imaginait. On ne m’avait pas interpelé toutes les cinq minutes pour me chanter les louanges de Marty et les regards ne c’étaient pas fait si pitoyables.

_ On vas au centre commercial boire un verre tu viens avec nous Evy?

_ Non…c’est gentil mais j’avais prévue d’aller aux archives de la bibliothèque.

_ Aux archives? Pourquoi?

_ Besoin de certaines réponses.

Liam qui était resté silencieux toute la journée me lançait un regard interrogateur alors que Lucius, Joyce et Carrie parlementaient.

_ Ok! On t’accompagne alors.

_ J’apprécie votre soutiens mais je préférerais y aller seul si ça ne vous dérange pas.

_ Non! Bien sure que non on comprends…..si tu as besoin tu à nos portables, t’hésite pas surtout hein.

_ Merci….vous êtes géniaux.

J’embrassais chacun de mes amis avant de me rendre à la bibliothèque. J’aimais ce lieux, calme, chargé d’histoire venues des quatre coins du monde. De plus elle était tenue par Gisèle Grosland une de nos plus ancienne conseillère. Elle avait vue grandir chacun de nous, assistée à chaque mariage, chaque évènement de Woodsboro, Gisèle était le pilier de cette ville.

La bibliothèque était quasi déserte et Gisèle se tenait sur une grande échelle rangeant minutieusement les derniers ouvrages arrivés.

_ Bonjour Gisèle! C’est pas très prudent de monter aussi haut avec tes problèmes de rotules!

_ Oh! Evy!

Elle descendit prudemment, arrivant essoufflée à la dernière marche.

_ Viens là que je te sert fort……je suis si triste de ce qui vous arrive.

_ Merci Gisèle.

_ Mais dit moi! Que viens tu faire ici?

_ Je….j’ai besoin de lire les archives de Woodsboro, tout ce que tu as sur les…enfin tu vois? J’ai besoin de savoir…pour lui.

_ Oui….viens pas ici.

Je la suivais. L’odeur des livres embaumait les lieux, les grandes tables en bois massif étaient d’ époque et les lumières verte tamisées rendaient le lieu intime.

_ Voilà! Tout ce qui concerne Woodsboro et le conseil se trouve ici. Installe toi dans ce quartier il est quasi désert tu sera tranquille.

_ Merci Gisèle.

Elle me tapota l’épaule avant de reprendre là ou elle s’était arrêté.
Les étagères étaient bondées de rangées de livres et de chemises vieillies par le temps.
J’en tirais une première intitulée « TRAITES » . Toutes les copies y étaient jointes apposées des signatures de la première à la dernière génération de conseillés et j’y reconnu celle de mon père sur le fameux traité de l’exécution mais pas celle de ma mère qui n’avait sûrement pas put prendre cette responsabilité.

Tout ce que contenait ces chemises m’aidait à en savoir plus sur les traités mais ne m’éclairait pas pour autant sur ce que je cherchais précisément.
J’avais pris appui sur le petit tabouret et parcourais les étagères à la recherche de quelque chose de plus intéressant.

Derrière un tas de petits ouvrages se trouvait de plus gros, de gros tome poussiéreux et très bien dissimulés.
Il y en avait six plus un septième manquant et à en croire sa place vide et non poussiéreuse il était parti depuis peu avec un lecteur tout aussi intéressé.
Je les empilaient sur mes bras et alla rejoindre ma place. Mon portable vibrait dans ma poche.

_ Allo?

_ Evy c’est maman où est tu?

_ A la bibliothèque pour un exposé je rentrerais sûrement tard, Lucius me raccompagnera ne t’inquiète pas.

_ Tu en est sûre?

_ Oui maman….je dois retourner travailler….à tout à l’heure.

Je raccrochais sans m’attarder et reprenais là où je m’étais arrêté.
Les couvertures des manuscrits étaient épaisses et marron, les reliures dorés leur donnaient l’aspect de grimoire magique.
«  LES MYSTERES DE WOODSBORO » était inscrit en leur milieu.
La première page reprenait le titre ainsi que le numéro du tome et la signature de l’auteur des écris et je fus stupéfaite d’y lire ALLAN SOMMERS. Mon grand père avait écris ces ouvrages et en tournant la seconde page je reconnue immédiatement son écriture.

Je ne m’attardais pas sur les cinq premiers tome car ils retraçaient l’arrivée des deux espèces à Woodsboro, leur intégration, les pour parler ainsi que le mode de vie de nos chères congénères loups-garous et vampires et ça, mon grand père me l’avait déjà narré de son vivant.
Le sixième tome par contre paraissait beaucoup plus intéressant et en phase avec ce que je recherchais. Il nous parlait des frontières, comment s’y rendre, de l’apparence des vampires et de la transformation des loups-garous mais il nous parlait surtout de la manière dont on pouvait les vaincre et c’était ça le plus important à mes yeux, exterminer!!
Je parcourais la page index et mes yeux se mirent à briller d’espoir quand ils se posèrent sur le dernier chapitre
«  COMMENT ERADIQUER LE VIRUS VAMPIRIQUE DU CORPS HUMAIN. Expérience et recherche menée par Owen et Charlyne MacCornik »

J’essayais d’étouffer un cri victorieux entre mes dents sans y parvenir vraiment.

_ Vous avez trouver ce que vous cherchiez on dirait!……………



CHAPITRE 4


Tellement imprégnée par mes recherches je n’avais pas remarqué la présence de ce jeune homme à l’autre bout de la table.

_ On dirait oui!

Je le détaillais un peu plus. Il avait l’air grand vue d’ici même assis sur sa chaise. Sa peau était halé et ses cheveux ébène indisciplinés.

_ Tes recherches sont basées sur quoi?

_ heu…l’histoire de Woodsboro, l’arrivé des deux espèces, leur adaptation etc.…..c’est pour ma thèse…pour la fac.

Je mentais plutôt bien! Je me serai presque cru moi-même.

_ La fac! Hum…tu postule pour la quelle?

Aïe! Question piège! Je n’en avais aucune idée et me trouvais désemparée face à la réponse que je devais lui pondre.

_ Mon choix est encore indécis! Et toi? Qu’est-ce-que tu fais à Woodsboro? Il me semble ne t’avoir jamais croisé.

_ Juste. On vas dire que j’aime la liberté. Je vais là ou le vent me porte et il m’a amené ici. Woodsboro à l’air d’être une petite ville tranquille, je pense y rester un moment.

Ses yeux pétillaient. On pouvait y déceler de la sureté, du défit avec un brin d’amertume.

_ Tu t’es installé où si c’est pas indiscret?

_ Ca ne l’est pas! Le petit hôtel à la sortie de la ville, pas mal.

_ Oh! Je ne connais pas très bien Mr Pitchman mais je pense que tu t’y plaira…..Bienvenu à Woodsboro…heu….

_ Caleb….

_ Evy.

_ Et bien merci de ton accueil Evy

Il se leva et fourra un livre dans son sac avant de s’avancer vers moi et de me tendre la main.

_ A bientôt peut être.

_ Oui à bientôt.

Je me retournais sur ma chaise, le regardant partir. Il avait la démarche fluide aussi sûre que son regard. On aurait dit qu’il fusionnait avec tout ce qu’il l’entourait et pour je ne sais quelle raison en un claquement de doigt il avait su captiver toute mon attention.

_ Ca vas Evy?

Gisèle apparut dans mon champ de vision et je redescendit sur terre dans la seconde.

_ ….heu….oui Gisèle…super!

_ Bien!

Je chassais tout ça de mon esprit et revins au plus important, Marty.

Je parcourais les chapitres intéressants du manuscrit de mon grand père.
Je savais dorénavant que les pieux en bois étaient efficaces, l’ail également, non pour sont odeur repoussante comme on pourrait le croire mais pour son effet anticoagulant qui rendrait impossible l’acte du vampire. Je savais que certaines plantes comme la verveine ou encore l’aubépine leur étaient toxique. Ils ne craignaient pas le soleil mais ça nous le savions déjà; ce que nous ignorions par contre c’est qu’une simple morsure de vampire pouvait tuer un loup-garou et vice-versa.

Toutes ces révélations s’avéraient bien utiles mais ne m’éclairaient toujours pas dans ma quête.
Mes paupières commençaient à se fermer sans que je leur en ais donné l’ordre. Ma main qui soutenait ma tête fléchissait, emporté par mon coude qui lui aussi avait son quota.

J’essayais de garder l’esprit ouvert luttant de toute mes forces pour rester éveillé et mes efforts n’avaient pas été vains, le dernier chapitre, celui-qui allait sûrement m’aider se profilait sur la prochaine page et je dévorais une fois de plus son titre
« COMMENT ERADIQUER LE VIRUS VAMPIRIQUE DU CORPS HUMAIN »
Je passa une main sur mon visage pour chasser cette fatigue qui s’installait au mauvais moment et me plongea dans les précieux écris de mon grand père au travers de l’expérience de Mr et Mme MacCornik.

Après avoir angloutie plusieurs pages sur la tragédie qu’avait vécu ces gens et qui était similaire à la notre j’arrivais enfin au but ultime que je m’étais fixé. L’espoir était au bout de ces lignes.

«  Notre fille n’avait plus rien d’humain. Ses yeux étaient enflammés par le désir de tuer, de prendre des vies comme on lui avait pris la sienne.
Nous avions tout tenté mais rien ne semblait guérir notre fille jusqu’au jour ou cet étranger c’est arrêté à Woodsboro. Il nous à beaucoup aidé et comme ils nous l’avait indiqué nous l’avons tué et depuis nous avons retrouvé notre enfant. »

Cela ressemblait à une interview ou un question réponse. Le dialogue prenait fin et je tournais la page pour y lire la suite mais la seul chose qui était inscrite sur cette dernière était « TOME7 ».

A la hâte je remontais sur le tabouret et armée de geste brutaux j’envoyais valser tous les manuscrits à la recherche de celui qui avait la solution à mon problème mais rien, il n’était pas là! Je me souvenais alors qu’a mon arrivé quelques heures plus tôt il avait déjà disparu de l’étagère.

Pourquoi tant d’obstacles? Je ne demandais rien d’autre qu’un coup de pouce du destin qu’il refusait de m’accorder.
J’avais enfouie ma tête entre mes mains, exténuée.

_ Mais qu’est-ce-que c’est que tout ce bazar?

_ Oh Gisèle je suis désolée, je vais tout remettre en ordre ne t ‘inquiète pas!

_ Mais j’y compte bien Evy Sommers!

Je replaçais les manuscrits dans l’ordre alphabétique à l’identique des habitudes de Gisèle tout en pensant à ce dernier ouvrage, mais ou pouvait-il bien être?
Je regardais ma montre, il n’était pas loin de vingt deux heures et j’entendais Gisèle rassembler ses affaires et j’en fis autant. Il était temps que je rentrer.

_ Gisèle?

_ Hum?

_ Le tome 7 des écrits de mon grand père n’est plus à sa place tu sais ou je peux le trouver?

_ Bien-sûre! Le jeune homme de tout à l’heure l’a emprunté…..attends.

Elle passa derrière son bureau et ouvris le registre des prêts.

_ Il lui appartient pour la quinzaine ma grande, tu pourra venir le récupérer à cette date…je te le mets de côté si tu veux!

_ Oui, volontiers Gisèle, merci.

_ Je te raccompagne? Il fait nuit noir dehors!

_ La maison est à cinq minutes ça devrait aller Gisèle.

Elle ferma la bibliothèque derrière moi d’un coup de clé bruyant.

_ A bientôt Evy.

_ Bonne nuit Gisèle.

Une petite brise c’était levée rendant la nuit fraiche. Je remontais le col de ma veste et me dirigeas vers les rues désertes et sombre de Woodsboro. Je me perdais dans mes pensées, effrayantes. Les loups-garous, les vampires, m’épiaient -ils? Serai-ce mon dernier passage sur Tree Boulevard? Je serrais encore plus ma veste contre mon corps ne me sentant soudain plus de tout en sécurité.

_ Evy?

_ AAAH! Putain!…. Liam t’es malade! Tu m’as fichu une trouille bleu!……mais que ce que tu fais là à une heure pareil?…..tu me suis?

_ Non je ne te suis pas!

_ Alors quoi?

_ Je sais ce que tu fais, ce que tu recherche j’ai fait la même chose et crois moi tu t’épuise pour rien.

_ Je vois pas de quoi tu parles.

_ Je pari que le tome 7 est de nouveaux manquant?

Je dévisageais Liam à la lueur d’un réverbère ne sachant pas si je devais continué à nier ou le lui dire et apprendre certaines choses qui me freinerait.

_ Effectivement quelqu’un l’as emprunté.

_ C’Est-ce qu’ils font toujours! Quand tu t’approche trop prêt de la vérité, du but que tu t’étais fixé ils sont là, t’épie, te suive, t’effraye, crois moi j’en ai fait les frais alors ne te mets pas en danger et arrête ça de suite Evy.

_ Je baisserai pas les bras Liam! Visiblement tu les as baisser trop vite!….pourquoi? Ça ne te ressemble pas.

_ Ma mère est morte y’ a rien d’autre à dire.

_ On c’est toujours promis depuis qu’on est tout petits qu’on ne laisserais jamais ces pourritures nous envahir……tu as déjà oublié?

_ Ose me dire que si Marty mourait tu continuerais?

_ Je le ferai oui! Je traquerais jusqu’à mon dernier souffle la pourriture qui lui à fait ça! Je le dois à Marty, à mes parents, à Woodsboro!

_ Tu t’engage en terrain glissant Evy c’est très dangereux.

_ Liam? Mais qu’est-ce-que tu me cache? Je le vois dans tes yeux que quelque chose t’effraye …..Dit moi! Et quand tu dis « ils » tu parles de qui?

_ Evy je….

Il s’interrompit, se retournant brusquement toisant les alentours. Un gros bruit sourd semblable à un tremblement de terre s’élevait tout autour de nous. Liam respirait à allure rapide il pâlissait à vue d’œil.

_ Cours Evy! Cours!

Sans me poser de questions j’exécutais sa demande et détalais à toute vitesse, si vite que le vent léger sifflait dans mes oreilles.
J’arrivais à l’intersection et pris à droite, je voyais ma maison se rapprocher et je priais pour y arriver saine et sauve.
Je pris appuis sur le portail essoufflée, reprenant doucement ma respiration et vérifiant qu’aucune bête assoiffée de sang ne me suivait.
Il fallait que je me contienne devant mes parents.

_ Tout vas bien ma vieille, tout vas bien!
Je me parlais souvent à moi-même ces dernier temps, peut être un moyen de me rassurer comme l’aurait fait Marty.

J’entrais silencieusement, ma mère s’était endormie sur le canapé, probablement en m’attendant. Je m’approchais , son visage portait toute la tristesse du monde. Je remontais la couverture pour qu’elle n’ai pas froid, l’embrassa sur le front et me dirigea dans le couloir pour rejoindre ma chambre.

Au pied de l’escalier, mon père qui devait se tenir derrière moi m’empoignait violemment.

_ Qu’est-ce-que tu faisais? Où était-tu?

_ Un exposé pour le lycée! Je l’est dit à maman tout à l’heure!

_ Tu es allé voir ton frère c’est ça? Tu le cherche?

Je tirais brusquement mon bras pour me libérer de son emprise. Mon père n’avait jamais agit ainsi avec nous.

_ Et je serai aller le chercher où hein? Appelle Gisèle elle te confirmera ma présence!!

_ Evy j’ai peur…tu me fais peur. Je ne survivrais pas à ta perte celle de Marty est déjà trop lourde à porter.

Il s’effondra sur la première marche de l’escalier, se laissant aller à sa peine. Une boule se formait dans ma gorge pendant que je le serrai fort m’abaissant à sa hauteur

_ Je suis votre père et j’ai pas su vous protéger comme il le fallait.

_ Tu as toujours fait ce qu’il fallait et je pense que ni toi ni personne n’aurai pu éviter ce qui est arriver.

_ Si…ils auraient pu…les loups auraient pu!

_ Les loups?…..qu’Est-ce qu’ils viennent faire là dedans?

_ J’en ai déjà trop dit Evy, beaucoup trop!…..promet moi que tu n’entreprendra rien qui puisse te mettre en danger.

_ Je te l’est dit papa je ne lâcherais rien, c’est mon frère et sans lui je me sent déjà morte alors laisse moi faire ce que lui aurait fait pour moi.

Je lui frotta le dos avant de lui déposer un baisé sur la joue.

_ Je serai prudente, ça je te le promet…..bonne nuit.

Je remontais à ma chambre totalement déboussolée , d’une part par ce qu’il venait de se passer et d’autre part je ne comprenait pas les paroles de mon père concernant les loups-garous qui auraient pu selon lui aider Marty…mais pourquoi?…il fallait absolument que je récupère ce fameux tome 7 mais avant je devais m’assuré que Liam allait bien.

_ Allo?

_ Liam c’est Evy…..tout vas bien?

_ Oui.

_ Demain il faudra que l’on..

_ NON! Je ne veux plus rien savoir de ce que tu fait, plus rien c’est clair.

_ C’était les loups?

_ Ils te tueront, cette guerre c’est la leur et si les humains s’en mêle ils les tuent et j’veux pas mourir.

_ Liam je…..Liam?…..Liam???

Il avait raccroché. Je bougonnais, tout partait de travers et j’était totalement perdus, selon Liam les loups- garous me tueraient mais selon mon père ils auraient pu nous aider. Mais que ce passait t’il à Woodsboro?….que c’était il passez quelques décennies auparavant?
Une idée me trotta dans la tête, sûrement pas la plus judicieuse certes mais je devais retrouver Caleb pour qu’il me donne ce manuscrit, il n’y avait que les écris de mon grand père qui pourraient m’aider. Je me rendrais dès demain matin et ce avant le début des cours à l’hôtel de Mr Pitchman……..









CHAPITRE 5



Recroquevillé sur moi-même la nuit m’entourait. Mes yeux s’étaient habitués à l’obscurité et l’univers dans lequel j’évoluait dorénavant seule me paraissait sans vie et sans valeur.
L’enchevêtrement de sentiments en moi m’empêchai de trouver le sommeil, mais de qui Liam avait-il si peur, qu’étais-ce ce bruit effrayant là dehors? J’avais besoin de temps de réponses et de réconfort que trouver le repos était impossible.

Je décidais de quitter ma chambre et d’arpenter les couloirs vide de notre maison habité par le doux parfum de la vie. Je m’arrêtais devant les photos qui animaient les murs en faisant une pose devant certaines qui me rappelaient tant de souvenirs, je me surprise à sourire, je repensais à Mon frère et à tous nos merveilleux moments.
Pourquoi n’était-il toujours pas revenu? Qu’est-ce qu’il l’en empêchait? Savait-il pour le traité?
Je senti un souffle court sur ma nuque refoulant une forte odeur de Whisky, je fermais les yeux, mon père en était-il arrivé au point de se saouler?

_ Tu as bu?

_ Ouais! Et tu devrai essayer ça permet de tout oublier…c’est trop COOL! Miraculeux même, j’te jure!

_ PAPA! À quoi tu joue là? C’est pas la solution tu sais!

_ Je sais……..aller! Dit moi, que veux tu savoir? Hein? Aller demande moi ce que tu veux et j’y répondrait! Au diable le conseil! Qu’on me brûle sur un bûché pour avoir révélé des secrets que de toute façon tu aurai fini par savoir!…….vas y! pose tes questions!

Devais-je profiter de la situation? Abuser de l’ ivresse passagère de mon père? Et si comme il le disait cela lui coûterait la vie? J’eu un moment de réflexion et j’avais fini par me dire que de toute façon si je ne disais rien jamais personne ne saurai. Je protègerais ses révélations par mon silence.

_ D’accord!…..mais tu me pose ce verre!

_ Ok!

Nous nous étions adossé aux rambardes de l’escalier, mon père avait posé son verre près de lui et tourna son regard vers moi les paupières à demie fermée sous le poids de l’alcool mais néanmoins une expression sérieuse sur le visage.

_ Les loups-Garous…..je crois qu’il m’ont suivis,..enfin qu’ils nous ont suivis Liam et moi.

_ Liam? Explique moi ce qu’il s’est passé en détail!

_ En sortant de la bibliothèque il m’attendait, nous avons parlé de……mes démarches….oui il m’as mise au courant pour sa mère et un bruit sourd à retenti et il m’a ordonné de courir, puis il y à eu ce que tu m’a dit tout à l’heure mais je me sent perdue!…….selon Liam les loups l’auraient malmené, épiés, effrayé pendant ses propre recherche, selon lui ils voulaient le tuer alors que toi tu à presque affirmé qu’ils auraient pu aider Marty…..????

J’avais fais le choix de ne pas lui parler du Tome 7, je ne voulais pas qu’il vois jusqu’où j’étais prête à aller pour sauver mon frère et je ne voulais pas l’inquiéter plus qu’il ne l’était déjà.

Il regarda le plafond un rictus aux coins des lèvres, faisant pivoter sa tête de droite à gauche contre la rambarde cherchant sûrement la réponse la plus adéquate.

_ Nous n’avons jamais pactisé avec les vampires, ils sont trop personnel et inhumain mais les loups, eux…..

Mon père m’expliqua que les loups-garous étaient avant tout des êtres humains frappés par une terrible malédiction familiale à laquelle ils ne pouvaient échapper. Ils avaient appris à vivre avec et à s’en servir pour protéger, protéger les humains des vampires en les surveillants, dans l’ombre mais avec le temps beaucoup de chose avait changé, les vampires s’étaient adaptés et savaient se défendre face à eux, à les contrer, à savoir à l’avance leurs actions.
Il y avait cinquante ans de cela un chef de meute c’était rendu à l’assemblé du conseil pour proposer son aide, selon lui les Loups devaient montré qu’ils étaient des personnes mi hommes-mi animaux avec un certains sens de la responsabilité et des valeurs communes que nous avions, ce que le conseil avait approuvé.
Depuis ils veilles à ce que les vampires et les humains ne se croisent jamais. Ils étaient là aujourd’hui probablement pour me déstabiliser, me dévier de mon but initial à savoir les approcher et évité aussi à Marty de franchir les frontières et ainsi le protéger de sa propre mort, chose qu’ils avait déjà manqué une première fois.

_ Voilà les grandes lignes de notre entente avec eux. Ils ne te feront aucun mal mais te mettrons des bâtons dans les roues jusqu’à ce que tu lâche prise……..chose que tu ne fera pas même sous la pression n’est-ce pas?

Je plissais juste les lèvres en signe d’affirmation. Je me sentais soulagée qu’ils ne me veuillent aucun mal mais je ne pouvais m’empêché de penser que si Marty s’approchait trop près ils le tueraient pour me protéger.

_ Riley le père de Liam à tenu à « tuer » sa femme de ses propres mains plutôt que par les crocs acérées des loups……..maintenant que tu sais certaines choses tu dois savoir ceci.. Jamais, jamais je ne pourrais tuer mon propre fils mais il fallait que tu sache ce qui allait se passer sans que je révèle quoi que ce soit.

Je senti un poids énorme se décharger de mes épaules sous ses paroles et je ne pus m’empêché de verser quelques larmes en serrant la main de mon père. Il me pris dans ses bras à son tour.

_ Je vous aimes tellement mes enfants!

_ Je ferais de mon mieux pour qu’il ne connaisse pas ce sort, je te le promet.

_ Je ne pourrais t’empêcher de rien mais encore une fois sois prudente, la preuve en est que les loups ne peuvent pas être partout à la fois……..j’aimerais que tu vois a quel point ils sont similaire à nous, ce sont des êtres particuliers et magnifiques.

J’arborais un sourire, plus sereine au creux de son cou lorsqu’une vive douleur se réveillait dans ma bouche.
J’y portais mes mains et la douleur se fit plus intense ce qui m’arrachait un cri.

_ Evy? Qu’est-ce qu’il y a?

J’avais cette sensation horrible que l’on m’enfonçait un millier d’aiguilles dans les gencives supérieurs. Maintenant du sang coulait au bord de mes lèvres et terrifié j’éprouvais grand mal à respirer calmement.

_ La seconde phase commence….mon dieux!……….CHERIE VIENS VITE!

Mon père avait alerté bruyamment ma mère qui dormait toujours au rez de chaussée. Mes lèvres se retroussaient comme un chien retroussant ses babines prêt à l’attaque et la peur ne cessait de m’envahir ne comprenant rien de ce qu’il m’arrivait.

Le sang se faisait plus abondant alors que la douleur, elle, se dissipait peu à peu.
Je repris mes esprits sur les genoux de ma mère qui ne cessait de caresser mes boules blonde.
Machinalement je tâtais mes gencives et j’y découvrais deux petits trous de quelques millimètres de diamètre et je m’interrogeais sur le pourquoi et le comment de leur apparition soudaine.

_ C’est quoi CA? J’avais relevé ma lèvre supérieur pour montrer à mes parents ce à quoi je faisais allusion.

_ Marty!……la seconde phase de sa mutation s’est achevé et comme vous avez un lien très fort tu as dû ressentir la même chose que lui!

Et quel lien! En plus de ressentir j’avais ses stigmates. Comment était-ce possible?
De nouveau je touchais mes plaies mais avec ma langue cette fois-ci et je compris.

_ Des canines!?

_ Oui. Fis mon père tout en baissant la tête pour ne pas m’affronter.

_ Tu devrais aller te coucher Evy, je crois que tu as eu ton lot pour la journée.

Mon père avait tout à coup retrouvé sa sobriété sûrement secoué par l’événement dont une fois de plus il avait été témoin.

_ Pourquoi est-ce que je ressent tout ça? Pourquoi je vis ce qu’il vis alors que tout le reste à disparut, que je me sent vide tout le temps?

_ Probablement que sont humanité ressurgit à ce moment là et comme tu es son seul point d’attache tu le vis également…..ce serai la version la plus plausible……il faut vraiment allé te reposer Evy, tu en à besoin.

_ Ouais.

Je me relevais difficilement, encore étourdie et je jeta un dernier regard à mes parents avant de rejoindre ma chambre et de m’effondré d’une traite sur mon lit.
Je ne voulais pas m’endormir sans une pensée pour mon frère même si cette fois-ci la fatigue était assommante.
Je voulais qu’il soit prudent lui aussi, qu’il vienne me voir lors d’une de ces nuits fraiches, qu’il me réveille en m’effleurant la joue et que je l’enlace pour sentir sa peau froide revivre à mon contact. Mes yeux se fermaient, je sombrais, enfin.

L’alerte retentissait dans mon sommeil et j’eu un sursaut, me redressant droite comme un « i » sur mon lit.

_ Et merde! Merde, merde et re-merde!!!!!

Je ne prenais pas la peine de me passer un coup de gant sur le visage et sauta dans mes habits en deux temps trois mouvements, attrapant mon sac au passage et dévalant les escaliers à toute vitesse, bien évidemment tout en bougonnant comme à mon habitude.

_ Evy? Qu’est-ce qu’il se passe encore?

_ Je devais faire un truc important avant les cours et là on peut dire que c’est raté!!!!

_ C’est que tu avais besoin de repos!

_ j’ai besoin de chose plus importante que du repos maman!……j’y vais, ne m’attendez pas ce soir les autres on prévu une soirée bowling après les cours!

_ Ne nous demande pas surtout!

_ Vous auriez dit oui de toute façon!

_ Evy!!!!

_ Oui, je serai prudente, à demain.

Je savais que j’étais dure avec eux mais j’étais comme ça, c’était moi et ça ne m’empêchais pas d’aimer mes parents.
Sur le chemin du lycée je pestais comme pas possible, je voulais ce tome 7, aujourd’hui! Décidément il n’y avait pas que les loups qui me mettaient des bâtons dans les roues mais le marchand de sable aussi!

A mon arrivé mes amis me détaillèrent, ils savaient déjà à l’expression colérique de mon visage que cette journée serai placé sous le signe de ma mauvaise humeur et de mes vannes vaseuses à leur égard.

_ Hé bah! On est mal barré, je vous le dit!

_ Tait toi Lucius c’est pas le jour!

_ c’Est-ce que je dit oui!

Cette journée de cours avait été éreintante, je m’étais accroché avec Porter comme souvent et avec Mme Williams notre prof de philo. La crispante mélodie de fin de cours m’apportait un réel soulagement.

Toujours de mauvaise humeur nous nous dirigions vers la sortie lorsqu’une voiture s’arrêta à notre hauteur et bizarrement toute cette pression inutile s’envolait.

_ Salut Evy!

_ Salut Caleb! Qu’est-ce que tu fais là?

_ Bah…je t’aurai bien invité à boire une verre pour te remercier de l’accueil que tu ma fait.

_ Heu…..c’est que….


_ On à un truc de prévu là mec, une autre fois peut être!

Liam avait pris un ton froid et moqueur envers Caleb qui lui offrit un sourire narquois en retour ce qui fit reculer Liam d’étonnement, rare était les gens qui osait lui tenir tête.

_ C’est à Evy que je m’adresse,….MEC!

_ On vas se faire une soirée bowling, ça te dis de nous accompagner? Comme ça tout le monde est Content!

_ Ok! On se rejoint où?

_ Au centre commercial!

_ A tout de suite Evy.

_ Oui….à tout de suite.

Caleb s’éloigna dans sa vieille Chevrolet abîmé par le temps et je restais suspendue dans les air complètement déconnecté de la réalité.

_ Oh, oh!….on y vas ou quoi?

Je redescendais de mes songes et partie aussi légère que le vent vers le centre commercial.

_ qui c’est celui-là? Me demanda Liam sur un ton sec

_ Je l’est rencontré à la bibliothèque hier soir et je lui est souhaité la bienvenue voilà tout! Ça pose un problème à quelqu’un?

_ Du tout mais il aurai quand même pu nous proposer de nous emmener, quel manque de délicatesse! Me fis carie.

_ Si on l’avait accueilli autrement peut être qu’il l’aurai proposé! Fis-je aussi sèchement en m’adressant en particulier à Liam.

_ Je le sent pas ce mec là, t’a vu ses yeux ils on changés de couleur!

_ Arrête te parano Liam! ………….








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MessageSujet: Re: Evy Sommers (Fiction original)   Jeu 28 Avr - 10:20

CHAPITRE 6



_ Je vous jure! Quand il s’est adressé à moi ses yeux sont passés du brun au gris perle en une fraction de seconde.

_ J’étais là et j’ai rien vue de tel! Fis-je sur un ton agacé.

_ Peut être parce que tu étais trop préoccupé à le dévorer des yeux.

_ Ferme là Liam. Fit Lucius. Vous allez nous gâcher la soirée avec vos conneries.


Les enseignes lumineuses du centre commercial nous faisaient déjà face. Caleb était adossé à sa vieille Chevrolet les bras croisés sur son torse nous attendant.
Liam passa devant lui, lui adressant un regard rempli de jalousie et d’arrogance alors que Lucius lui offrait une poignée de main ferme et un léger sourire.
Joyce s’approcha lui tendant sa joue, Carie en fit autant. Le rouge lui était monté aux joues visiblement troublée par le charisme de Caleb qui m’étira un petit sourire moqueur derrière son dos.

Je ne lui adressa qu’un « salut » qui en disait long sur la satisfaction que me procurait sa présence.

_ Prêt?

_ Prêt!

Il restait silencieux à mes côtés n’osant se mêler à mes amis qui devaient lui paraître bien étrange.
Nous avions pris possession de la piste 4, la meilleure à mes yeux et me frottant les mains je me réjouissais de la pâté que j’allais mettre à mes amis comme à mon habitude.
Déjà je choisissais avec soin la boule qui me mènerait au sommet ce soir.
Bizarrement Carie et Caleb se tenaient à quelques mètres mais j’avais pus entendre très clairement leur échange.

_ Si tu n’es jamais venu ici alors tu dois savoir que détrôner Evy est chose compliqué! Tu vois le tableau là bas? Elle y est tout en haut depuis plus d’un an, c’est la meilleure de Woodsboro.

_ Prépare toi à te prendre la raclée du siècle Caleb, elle est vraiment coriace!

_ Merci de me prévenir Lucius,….je relève le défit!

Je souriais et me retournais vers lui des éclaires de défit dans les yeux.

_ L’idée me plait! Que je meilleur gagne jeune homme!

La partie, comme à l’habitude avait commencé par le duo Carie/ Joyce. Ces deux là ne manquaient pas une occasion de s’affronter. Carie voulait démontré qu’elle n’était pas que la trouillarde du groupe mais qu’elle pouvait aussi être un redoutable adversaire.
La soirée était menée par la bonne humeur de tous, même Liam avait ri ce qui ne lui était pas arrivé de puis de long mois.

Caleb s’avérait être un adversaire plus qu’a ma hauteur, il n’avait fauté qu’une seule fois ce qui me permettais de garder l’avantage pour le moment mais qui malgré tout formait une boule dans mon estomac à l’idée que le nom de mon nouvel amis détrône le mien.

_ Alors? La reine du Bowling de Woodsboro aurait-elle les mains moites?

Le sourire ravageur et le regard persan qu’il m’offrait me rendait incapable d’avoir la moindre répartie.

_ AHAHAH!

Pour la première fois de la soirée et de notre rencontre je le détaillais, attentive. Comme lors de notre première rencontre à la bibliothèque il fusionnait avec tout ce qu’il l’entourait. Il était en harmonie avec l’air ambiant, les gens, l’ambiance. Sa démarche était tout aussi fluide et sensuel comme un chat, il était élégant a chacun de ses mouvements.
On aurait pu croire que ses vêtements avaient été dessiné sur son corps, ils épousaient le moindre de ses muscles, la moindre de ses formes désirables.
Une chaleur enivrante presque aphrodisiaque m’envahissait.
J’inspirais à plein poumon essayant de me ressaisir face au désir que me procurait la simple vue de Caleb.

_ STRIKE! Evy ça chauffe pour toi ma vieille! Fis Joyce.

_ A qui le dit-tu! Chuchotais-je doucement.

A mon tour je me levais, mes mains tremblaient, mes jambes aussi, pourquoi? Est-ce que mon attirance pour Caleb était si forte au point de me rendre aussi troublée?
J’avançais tout en essayant de masquer mon état plus qu’étrange.

Ma boule de bowling me paraissait peser une tonne, j’avais chaud, très chaud, de grosse gouttes roulaient sur mon front.
J’essayais de toutes mes forces de lancer l’objet de ma victoire futur mais au lieu de cela je m’effondrais à genoux prise de violent maux de ventre.
Liam fut le premier à être à mes côtés.

_ Hey Evy! Çà vas pas?

_ J’ai super mal au ventre!

Je savais d’où venait ces douleur, ce n’était pas Caleb mais la souffrance de Marty que je ressentais encore une fois. Ces douleur cesseraient-elles un jours?
Il me releva et me fit assoir.
La plaie sur mes gencives se mis à saigner à en croire le goût de fer qui inondait ma bouche.
Tout mes amies m’entouraient maintenant et le rôle protecteur de Lucius pris le dessus.

_ On vas te remmener ma puce d’accord?

_ Je pourrais m’en charger si vous voulez.

_ C’est pas ton rôle! Tu ne la connais que depuis deux jours c’est pas suffisant pour te faire confiance! Fis Liam de nouveau parcourut par sa mauvaise humeur qui devenait plus qu’oppressante.

_ Arrête un peu tes enfantillage Liam! J’ai une voiture, vous pas et je ne pense pas qu’Evy soit en état de marcher!

_ Caleb à raison, je suis incapable de faire le moindre pas!

_ Ok…Appel moi dès que tu l’aura déposé.

_ Je le ferai Lucius, merci de ta confiance.

Carie était tout aussi tremblante que moi, Joyce me caressait la jambe activement elle avait assisté au commencement et savait pourquoi j’avais mal mais elle ne savait pas tout.

_ Ca vas aller les filles! J’ai sûrement mangé un truc qui est mal passé….on se vois demain promis! On avait prévu d’aller se baigner au lac et on le fera!

_ Repose toi bien!

Caleb avait enroulé son bras autour de ma taille et malgré mes douleurs plus que désagréable le contact de sa peau contre la mienne avait provoqué une décharge électriques dans tout mon corps.

_ Aller on y vas.

Délicatement il m’avait assise sur le siège passager de sa vieille Chevrolet et avait pris soin d’attacher la ceinture à ma place.

_ J’veux pas rentrer chez moi.

_ Quoi?

_ J’veux pas rentrer chez moi, mes parents me poseraient pleins de questions, me couveraient toute la nuit et j’ai pas envie de ça, j’ai envie de calme.

_ Bien…….on vas où?

_ A…..à ton hôtel …..enfin si ça ne te dérange pas. Je sais que personne ne viendra m’embêter là bas.

_ Sans problèmes, je pourrai veiller sur toi au cas où, c’est bien mieux tu as raison.

Le petit hôtel de monsieur Pitchman n’était pas très loin du centre commercial mais cela avait suffit à ce que je m’endorme.

_ Evy?…..Evy?

_ Hum?

_ On est arrivé.

J’avais du mal à ouvrir les yeux et Caleb m’extirpa sans mal de l’habitacle me portant en suite jusque son lit.
Mes douleurs s’étaient estompées, Caleb farfouillait dans l’armoire et en sortait une couverture épaisse.

_ J’ai un frère….un frère jumeaux, Marty. Lui et moi on est lié, un lien super puissant….Il est très malade et quand il souffre je souffre d’où mes douleurs soudaines.

Il me recouvra et vint s’allonger à mes côtés , s’accoudant comme pour écouter mon récit.

_ Tu veux en parler?

_ Il me manque, énormément. Ma vie sans lui n’est plus grand-chose, il laisse un vide énorme il était mon complément. Je me confiais à lui et vice-versa, on n’avait aucun secret l’un pour l’autre on se comprenait tout simplement. Aujourd’hui je ne ressent que sa douleur, c’est horrible comme sensation de se dire qu’on ne peux rien pour qu’il aille mieux, enfin pour le moment.

Je ne pus m’empêcher de sangloter sur mon sort et celui de mon frère.

_ Pfff! Désolée je doit te paraître puéril de pleurer comme ça, comme un bébé.

_ Pas du tout! Il m’arrive aussi de pleurer, c’est une belle chose je trouve.

D’un doigt il m’avait relevé le menton accrochant son regard si mystérieux au mien.

_ J’ai envie de t’embrasser Caleb, depuis le premier jour ou je t’ai vue j’ai envie de t’embrasser.

Il détailla mon visage puis s’arrêta sur mes lèvres. Avec hésitation et lentement il s’en rapprochait, mon cœur battait la chamade j’était intimidé mais hâtive de toucher de nouveau sa peau.

Ses lèvres étaient douce et chaude. De nouveau je ressentais cette chaleur aphrodisiaque qui ordonnait à mon corps de dérailler, de ne plus penser à rien et de me laisser aller à ce moment.
Je ne connaissais rien de lui et pourtant je me laissais aller à cette nuit de luxure sans aucune retenue ni questions.

_ Whaou!

Je n’avais rien trouvé d’autre à dire que cela ce qui lui étira un rire satisfait malgré tout.

_ Tu tiens beaucoup à Liam n’est-ce pas?

_ Oui…

_ Vous êtes ensemble?

_ Tu me crois capable de faire ce que je viens de faire tout en étant avec quelqu’un? Plutôt vexant!!!

_ Non, non mais il est plutôt possessif avec toi donc j’me pose la question.

_ Nous avons été ensemble longtemps, je crois que notre romance à commencé à la maternelle pour te dire!…….après la mort de sa mère il s’est totalement fermé et m’a quitté. Je ne comprends pas souvent ses réactions mais il m’a fait beaucoup de mal et aujourd’hui il est plus comme un frère même si je m’aperçois qu’il aimerai qu’il en soit autrement.

_ Je ne suis jamais vraiment tombé amoureux, j’ai eu et j’ai beaucoup d’obligation dans ma vie même si je tai fait croire le contraire. J’ai l’impression que c’est un privilège qui m’est interdit alors je ne me l’accorde pas.

_ Et ce soir c’était quoi?

_ je……je peux pas te répondre là comme ça, je suis chamboulé, tu me trouble, tu m’intrigue, tu me touche…c’est plutôt étrange……et pour toi c’était quoi ce soir?

_ Un merveilleux moment avec un homme tout aussi merveilleux.

Il releva une de mes boucles blonde.

_ Vous êtes un sacré numéro Evy Sommers!

J’eus un mouvement de recul à peine perceptible. Comment pouvait-il savoir mon nom, je ne lui avait pas dit.
Il s’était redressé sur le lit, levant un doigt pour demandé mon silence comme s’il savait à l’avance que j’allais ouvrir la bouche.

Rapidement il me tira du lit, ouvra l’armoire et me demanda d’y entrer.

_ Tu ne bouge pas, tu ne dit rien, tu ne respire même pas! ……Evy je suis sérieux je pourrait avoir de sacrés ennuis si on nous voyait ensemble et toi aussi. Reste le plus silencieuse possible c’est clair?

J’acquiesçais de la tête, on cognait à la porte de sa chambre……….






CHAPITRE 7


Caleb ne connaissait personne, il n’était que de passage à woodsboro. Des zones d’ombres se profilaient alors qu’il s’avançait inquiet vers la porte.
Je m’approchais des lattes de bois qui habillaient les portes de l’ armoire afin d’avoir une vue plus précise des évènements qui allaient se dérouler.

La porte s’ouvrit. Un homme visiblement blessé et une femme étaient entré.

_ Tony!…..Maya que c’est-il passé?

_ Le jeune à voulu franchir la frontière mais visiblement son maitre n’était pas de cet avis. On s’en est mêlé et ça à mal tourné. Tony est blessé mais ils ont rebroussés chemin.

Mais à qui faisait allusion cette femme? Mon frère? Et Caleb, qu’avait-il à voir là dedans?
L’homme était pris de soubresauts violent et ce qui s’en suivi me laissa pétrifié par la peur.

Son corps s’arquait d’avant en arrière tout ces muscles étaient tendus, les veines de son cou étaient prête à exploser. Sa mâchoire se disloquait sous mes yeux, ses mains, ses bras, ses jambes tout ses os semblaient se briser en un bruit horrible à m’en donner la nausée et pour ne pas crier j’avais plaqué mes deux mains sur ma bouche.

_ Tony regarde moi! CALME TOI!

L’homme continuant à se briser douloureusement se tortillait toujours dans tous les sens comme un possédé malgré les efforts de Caleb et Maya pour le calmer.

_ TU TE CALME! IMMEDIATEMENT!

Le ton autoritaire de Caleb fis se figer Maya sur place alors qu’enfin Tony semblait reprendre peu à peu forme humaine tout en se calment.
Malgré la peur qui m’empêchait de pensée clairement je savais à présent que les trois êtres qui se trouvait dans cette pièces étaient des loups-garous. Du moins je l’avais supposé quelques minutes avant que Caleb confirme ma pensée.

_ Tu sais qu’il n’y à que ton sang qui puisse le soigner!

_ Je sais Maya! Je sais! Aide moi à le porter sur le lit.

Caleb se positionna au dessus de Tony surplombant ainsi la plaie qui lui tailladait l’abdomen.
D’un geste précis presque chirurgical il s’entaillait le poignet laissant ce que je supposais être son sang s’écouler à l’intérieur du corps de Tony.

Je m’étais avancé silencieusement encore plus près des lattes de bois ce qui me permettais d’avoir un meilleur angle de vue. Le sang de Caleb avait une couleur ambrée agrémenté de millier de pépites d’or qui le faisait scintiller dans la pénombre de la chambre.
Maya avait un regard envieux, ses yeux écarquillés et l’expression de son visage laissait pensée qu’elle aurait tout donné pour être à la place de son ami.
Lui était de nouveau pris de soubresauts, bref mais intense comme l’effet d’un défibrillateur sur un corps sans vie.

Plusieurs longues minutes s’étaient écoulées pendant lesquels ils étaient resté tout trois figés comme des statues de cire et alors qu’un souffle bruyant se faisait entendre il reprirent vie en un instant.
Maya poussa Caleb d’un geste violent lui étirant un grognement plus que mécontent avant qu’elle ne se jette sur Tony.

_ Ca vas?….Tony ça vas?

_ Ouais, ça vas!………..merci Caleb, je te dois plusieurs vies! Ça commence à faire!

Il avait retrouvé la forme visiblement, s’en était incroyable, je n’en revenais pas qu’un simple contact comme celui-ci avait suffit à lui redonner vie.

_ De rien Tony, je suis là pour ça et tu es revenu c’est le principal……..quant à toi Maya on reparlera de ton écart de conduite! Dois-je te rappeler où est ta place?

_ Non! Bien sure que non! Pardonne moi j’ai eu peur.

_ Bien. Retournez à la maison, prévenez mon père que tout vas bien et à l’avenir soyez prudent et ne tenté rien en étant que deux, voilà où ça mène en suite.

_ Nous transmettrons à son altesse le message, sans problème Caleb…….Cette chambre sent l’humain à plein nez! Ils devraient penser à aérer la pièce…….aller, à plus tard.

_ A plus tard les gars.

Je m’aperçus soudain de l’expression que je devais arborer sans même me voir. Ma bouche était grande ouverte et mes yeux écarquillés.
Son altesse? Mais de qui Caleb était-il le fils pour mériter autant de respect et de crainte? Pourquoi son sang si particulier était le seul à pouvoir guérir les siens?

Toutes ces questions s’évaporaient en un instant laissant place à la colère, un goût amère de mensonges m’enveloppait. Il me cachait là, tout en prenant des risques, mais qu’est-ce qui le motivait? Que voulait-il de moi? Je me parlais intérieurement.

Il m’avait attiré dès le premier regard, la première parole et j’avais succombée à la tentation la plus forte et je me retrouvais là enfermée dans une armoire sordide, trahie et seule tiraillée entre l’envie de le prendre dans mes bras et de sentir de nouveau sa peau sous mes doigts et celle de le tuer de mes propres mains.

Tony et Maya avaient disparus derrière la porte ou Caleb avait déposé son front, les bras ballants comme s’il avait échappé de justesse à une dramatique tragédie. Leur sortie avait laissé un silence encore plus effrayant qu’eux.
Avec tension et précaution je m’extirpais de ma prison provisoire.
Débout, à quelques mètres de lui moi non plus je ne bougeais pas. Je le fixais, sous le choc alors qu’il me tournait encore le dos.
Que dire? Que faire? Il me terrifiait autant qu’il me fascinait mais malgré tout ma colère prenait le dessus et j’avais envie de passer cette porte et ne plus jamais le revoir et plus que tout je n’avais pas envie d ‘écouter ces explications qu’il souhaiterait sûrement me donner.



_ Evy il faut que je…

_ Laisse moi partir!

_ mais..

_ Je te demande de me laisser partir!

Il fit un pas en avant une main tendue vers moi comme pour m’attirer à lui. Je mis ma main dans mon sac et en sortie une vulgaire bombe au poivre dont j’avais minutieusement dissimulé l’étiquette entre mes doigts. Je me sentais pâlir à chaque seconde, la tête me tournait tant j’étais terrifié par ce que je venais de voir.

_ Evy!

_ C’est de la poussière d’argent! Si tu essaye de me faire du mal je n’hésiterais pas!

Fuyant mon regard il avait saisi la poignée me laissant libre de partir à la lueur de l’aube qui se levait déjà.
Je fis une pause à sa hauteur. Il me dépassait au moins de deux têtes.

_ Je ne sais pas qui tu es vraiment ni ce que tu veux. Tu m’as blessé et je me sent trahi mais ce n’est rien. Sache que quoi que tu fasse pour me détourner du but que je me suis fixé je ne lâcherai rien, j’irai jusqu’au bout.

Je ne lui laissa pas le temps de répondre et m’engouffra dans la cour de l’hôtel et sans me retourné je m’éloignais rapidement.
Mes idées étaient confuses, je me sentais perdue et honteuse. Comment ma vie si tranquille avait-elle pu faire volte face aussi rapidement?
Il me fallait rentrer à la maison, le seul endroit pour le moment qui me paraissait être le plus sécurisant.

Sur le chemin je ne pus m’empêcher, encore de pleurer et de m’apitoyer sur mon sort
Tout avait été fait pour détourner mon attention et Caleb avait fort bien réussi, le tome 7 n’était toujours pas en ma possession retardant ainsi la possible guérison de Marty et l’espoir de le revoir en « vie ».
Je ne sais exactement le temps qu’il m’avais fallu pour rentrée mais je me retrouvais bien vite devant le portail de notre maison.

Tout avait l’air silencieux et calme, un peu trop à mon goût pour un samedi matin aussi ensoleillé qu’ aujourd‘hui.
Je poussais la porte d’entrée silencieusement, un attroupement dans le salon faisait débat.
Je reconnu la voix de Liam, Lucius et Joyce ainsi que celle de mes parents mais une voix plus rauque les masquait.
Je fis irruption et visiblement on ne m’attendait pas.

_ Shérif Hartman! ….qu’est-ce qui se passe ici?

Les visages de tout ce petit monde se mirent à s’animer mêlant des expressions de surprise, de soulagement et pour mon père de colère.
Il se levait d’un air sévère, la mâchoire crispée et s’avançant vers moi il m’avait assené une gifle cinglante et douloureuse qui me rappela celle que j’avais donné à Caleb quelques minutes plus tôt.

_ Mais ça vas pas! Qu’est-ce que j’ai fait?

_ Qu’est-ce que tu as fait? Tu ose le demander? Tu quitte tes amis tordue de douleur avec un inconnu sensé te ramener chez toi et voilà qu’on reçois la visite de Lucius inquiet parce qu’il n’a pas reçu l’appel qu’il attendait confirmant que tu étais bien rentrée. Nous avions aucune nouvelle de toi!….où étais-tu? Et ne me ment pas Evy!

Je me rappelais soudain que nous aurions dus rassurer Lucius mais au lieu de cela nous avions dérivez vers d ‘autre occupations qui nous avaient fait bien vite oublier ce pourquoi j’avais atterrie là!

_ Je….je n’avais pas envie de rentrer à la maison. On m’as bien déposé devant la porte mais je suis ressortie aussitôt que mon ami était parti. J’ai dormi sur un banc près de la forêt.

Il fallait que je mente, pour le moment et même si je ne paraissais pas du tout crédible il me fallait essayer.
Le shérif Hartman s’approcha doucement de mon père lui posant une main amicale sur l ‘épaule.

_ Evy, nous étions très inquiet. Comprends qu’aux vues des petits…problèmes que rencontre Woodsboro ces derniers temps ta soudaine disparition ait alerté tes parents et amis.

_ Je suis là non? Aussi vivante qu’on puisse l’être. Alors maintenant que toute vos inquiétudes se sont envolés je vais monter me reposer dans ma chambre. Et à l’avenir ne vous inquiétez pas pour rien ce n’est pas la première fois que je découche.

_ Tu n’a que 17 ans je te rappel et tu es encore sous mon toit! tu ira dans ta chambre quand je l’aurais décidé compris! Et montre nous un peu plus de respect s’il te plais, à nous comme à tes amis et au shérif!

A son tour ma mère nous avait rejoins.

_ Mais qu’est-ce qui ne vas pas chez toi Evy?

_ Je te demande pardon maman? Qu’Est-ce qui ne vas pas chez moi?…….j’ai passer une année merdique ok! Mon petit ami à perdu sa mère et frustré par les évènements il m’a quitté , où étiez vous pour m’aidé à remonter la pente? J’ai du me débrouiller seule avec mes sentiments et voilà que lors-ce-que tout s’apaise enfin on m’enlève mon frère, on le transforme en vampire et on m’annonce dans la foulée qu’il mourra malgré tout et pour clore le chapitre je ressent sa peur, sa douleur et son désespoir alors excuse moi maman de paraître un peu à la masse! Et si tous autant que vous êtes vous n’arrivez pas à comprendre ça c’est que vous n’êtes pas aussi humain que vous le prétendez!

Mon père passa une main sur son visage, ma mère visiblement choqué par ma répartie restait figé, le shérif Hartman se raclait la gorge embarrassé alors que mes amis eux n’osaient même pas affronter mon regard. A cet instant j’aurai pourtant eu besoin de leur soutien mais ils restèrent silencieux.

_ Evy on est là pour toi! Je suis là! On s’est toujours tout dit tous les deux mais ces temps ci tu t’éloigne, j’ai l’impression de te perdre une peu plus chaque jours.

_ Personne ne peu se mettre à ma place papa. Ce que ressent, ce que je vis! J’ai tant de questions sans réponses, tant de chose que j’aimerais pouvoir te dire mais que je n’arriverai pas à expliquer. J’ai besoin de temps, juste de temps et de calme.

_ Bien. Nous reparlerons de tout ça à un autre moment. Tu peux monter maintenant.

Je n’avais même pas eu un regard pour mes amis ni pour le shérif Hartman. Je rejoignais ma chambre.
Je m’étais engouffré sous l’eau brûlante de ma douche, un moment de décompressions et de total relâchement.
J’avais pris soin de fermer ma porte à clé et d’agrémenter l’ambiance d’une musique douce et légère.

Les yeux fermés je repensais à la douce chaleur des caresses de Caleb sur ma peau, à ses baisés brûlants, à son corps parfait. Je revoyais son sourire magnifique et ses yeux envoutant. Et si c’était pour me protéger qu’il m’avait caché sa vrai nature? S’il y avait été contraint alors ça changeait tout! Peut être aurais-je due prendre le temps de l’écouter.

Pour le moment je n’avais qu’une seule envie, sauter dans mon pyjamas et me morfondre toute la journée sous ma couette.
J’éteignais l’eau enfin apaisé. La buée avait envahie la pièce et je passais ma main sur la porte de la cabine de douche comme j’avais l’habitude de le faire chaque fois mais aujourd’hui c’était différent.
J’eu un mouvement de surprise en apercevant Marty là, juste devant moi. Mon pied glissa et je perdis l’équilibre sans pouvoir me retenir et ma tête heurta le carrelage encore chaud avant même que j’ai pu prononcer son nom. Un trou noir m’avait happé.






CHAPITRE 8



_ Evy?……Evy? Excuse je voulais pas te faire peur.

Je me sentais vaseuse ma tête me faisait affreusement mal. Il m’avais fallu quelques minutes pour me remémorer le film et réaliser ce qui c’était passer ce qui eu pour effet de me faire reprendre totalement conscience.
Marty m’avait porté jusqu’au lit et avait pris soin de me couvrir.

_ Marty c’est bien toi?

Rien n’avait vraiment changé en lui sauf la couleur jaune luminescente de ses yeux autrefois aussi vert que les miens et sa peau aussi blanche que la neige fraichement tombée.

_ Ouais c’est moi.

_ La vache! J’ai la gorge qui brule.

_ Tu….tu saigne.

Je passais ma main entre mes cheveux et la ramenant devant mes yeux je ne pus que constater ses dires et pris conscience qu’en face de moi je n’avais pas que mon frère mais un vampire en devenir.

_ Tu…tu as soif de sang? C’est la sensation que tu as ce que ressent?

_ Ouais.

_ Tu vas me mordre?

_ NON! Bien sure que non je pourrais jamais te faire de mal

_ Ca vas peut être te paraitre con ce que je vais te dire mais t’as mauvaise mine frangin.

Il eu un ricanement à la hauteur de ce qu’il pouvait donner c’est-à-dire bref.

_ Je veux pas devenir vampire Evy. Tu sais à quel point il me terrorise et même dans ce corps ça ne change pas…..si….si je ne me nourrit pas je serais assez faible pour que le soleil me tue et alors je ne te ferai plus souffrir et par la même occasion je ne souffrirai plus non plus.

Ses paroles m’arrachaient le cœur et l’expression de son visage forçait la pitié.
De grosses cernes noires mangeaient ses yeux, ses lèvres étaient sèches et aussi blafarde que son teint, ses joues creusées par l’épuisement faisaient ressortir ses pommettes saillantes le rendant à la fois effrayant et triste. Il était déjà mourant malgré que sa transformation n’ait pas encore aboutie.
Comment pouvait-il lutter contre la brûlure qui collait à sa gorge, j’avais du mal à la supporter moi-même, cependant je passais outre, le fait qu’il crois que j’allais le laisser dépérir sans rien faire m’irritais. J’avais pris son visage glacial entre mes mains le regardant froidement dans les yeux, au plus profond de lui.

_ Ecoute Marty j’ai fait des recherches, je sais maintenant qu’il existe un moyen de te rendre ton humanité il me faut juste un peu de temps pour mettre la main sur le tome 7 des écrits de grand père, je t’expliquerai plus tard mais en attendant il faut que tu te nourrisse!

_ J’peux pas Evy! Boire du sang me dégoute au plus haut point et même si à présent ça fait partie intégrante de moi-même je ne le conçois pas et en ce qui concerne le sang animal tu sais aussi bien que moi que je ne pourrai pas écraser une simple fourmis alors une biche c’est même pas la peine d’y penser!

_ Mais ça te fais souffrir non? Je sais pas comment tu arrive à tenir.

_ Je pense à toi, j’me raccroche à toi. Tu as toujours été la dominante, la plus forte d’entre nous deux malgré que tu sois galbé comme une abeille et moi comme un bœuf ceci-dit!

J’avais sourie à cette comparaison qui s’avérait réaliste et je ne pus m’empêché de le serrer contre moi, c’était mon frère après tout, ma moitié, mon sang. J’eus alors la plus surprenante des idée mais la plus judicieuse pour garder Marty en vie jusqu’à ce que mette la main sur ce foutu manuscrit.

La journée m’avait parut quelques secondes. Nous l’avions passer à ressasser le passé, à rire, pleuré tout en restant prudent afin de ne pas attirer l’attention de mes parents. Marty m’avait également expliqué qu’il avait défié les ordres de son maître, celui qu’il l’avait créer. Qu’il avait profiter d’un rassemblement important pour s’ éclipser.

_ Ca craint! Tu risque quoi?

_ j’en sais rien et je m’en fou! Il ne veulent pas que je m’approche, à croire qu’ils ont peur de toi! ….mais…..oh non! J’espère qu’ils ne vont pas s’en prendre à toi!!! ..j’ai pas réfléchit à ça! MERDE!

_ Shuuuut! T’inquiète pas il ne m’arrivera rien, je sais que quelqu’un veille sur moi……bon!…alors c’est d’accord tu accepte ma proposition?

_ Elle est complètement hallucinante mais regarde moi, j’ai l’impression d’avoir rajeuni de 10 ans!

_ Alors c’est oui?

_ Bah oui!

_ Tu me fais confiance?

_ Evidemment je n’est que toi! Et tu es ma sœur!

_ Bon, pars maintenant on ne sais jamais! Et sois prudent….je t’aime

_ Je t’aime aussi.

Il m’embrassa sur le front et ses lèvres me paraissaient plus aussi fade et froide.
En un claquement de doigt il disparut dans les rues de Woodsboro aussi vite que le vent.
A son identique mais pas pour les même raison je me sentais revivre, je me sentais harmonieuse, presque hilare de l’avoir vue et de l’avoir touché pour de vrai. Marty était là et je savais que je le reverrais souvent à présent.
Mes efforts devaient payer, je n’avais plus le choix, je lui avait promis.

Quelques heures plus tard au diné:

Seul le tintement des couverts dans nos assiettes animait le repas.
Ma mère ne levait pas le nez, car, comme à son habitude elle craignait de faire face à un éventuel conflit. Quant à mon père il me jetait de bref coup d’œil voulant sûrement entamer une conversation mais n’osant visiblement pas engager le premier mot.

_ Caleb….mon ami, il s’appelle Caleb. Il est de passage à Woodsboro, on s’est rencontré à la bibliothèque et c’est comme ça qu’on l’a invité à partager notre soirée bowling.

_ Ok!…et..heu….il est sympas?

_ Je vous ais menti.

_ Ah!

_ Je n’ais pas dormi sur un banc près de la forêt.

Je cru que mon père allait s’étouffer avec son bout viande alors que ma mère porta un intérêt soudain à la conversation.

_ Ah! Repris de nouveau mon père. Je ne vais pas poser l’ultime question malgré qu’elle me brûle les lèvres!

_ Si je ne vous ais rien dit c’est pas respect pour Liam et aussi parce que la présence de Lucius, Joyce et du shérif Hartman me gênait.

_ Je comprends…….pour un père c’est quand même dur à encaisser ce que tu me dis là tu t’en rends compte j’espère?….que tu sois glissée dans….enfin chez un inconnu ça m..

_ JE,..je partage ton sentiment! J’ai mal agit et ça ne se reproduira pas.

Ma mère se racla la gorge, enfin elle allait ouvrir la bouche.

_ Tu n’es plus une enfant, ça on le savais déjà mais ton comportement reste néanmoins des plus puéril, tu aurai pu tomber sur un détraqué

_ Je sais, désolée. Il fallait que je vous le dise c’est tout.

_ Et on apprécie. Cependant tu comprendra aussi que jusqu’à nouvel ordre tu sera privé de toute sortie.

_ Oui….Merci de ne pas avoir crié et merci de ne pas porter un regard négatif à mon égard.

_ Comme l’a dit ta mère tu n’es plus une enfant…il fallait bien que ça arrive un jour!

Un jour? S’ils savaient combien de pièces de notre maison étaient passé par mes ébats avec Liam ils n’auraient pas besoin d’un bout de viande pour s’étouffer.
Malgré l’effort que j’avais fait pour leur dire la vérité la fin du repas c’était conclus avec la même ambiance qu’a son début, silencieux et pesant.
Je m’essuyais la bouche et quitta la table d’un simple « bonsoir » qu’ils me rendirent aussi froidement.

Je m’étais réfugié dans la chambre de Marty allumant à fond son lecteur CD d’où s’échappait les Black Eyed Peas. Je ruminais, pestais, hurlait dans son oreiller. Privé de sortie voulais dire privé d’aller chercher le manuscrit que je convoitais tant.
Je n’avais plus qu’a faire le mur d’ici quelques jours laissant le temps à mes parents de croire que je ne le ferais pas.
Le calme revenait dans mon esprit et je sentais la fatigue s’abattre sur mes épaules en même temps que la douleur atroce que provoquait l’énorme bosse derrière ma tête.

J’éteignais la musique et alla rejoindre ma chambre me laissant bondir sur mon lit.
Mon portable s’était mis à sonner. Liam.

_ Allo?

_ Salut.

_ Salut!

_ Tu vas bien?

_ Ca peu aller.

_ Désolé. C’est de ma faute, je suis venu te voir, je pensais que tu étais rentrée.

_ Non c’est la mienne j’aurai due appeler comme prévus.

Un énorme blanc c’était installé dans la conversation, que pouvais-je bien lui dire?

_ J’ai pas été très cool avec Caleb, je m’en excuse aussi.

_ J’te le fais pas dire!

_ C’est juste que….j’étais un peu jaloux.

_ J’ai pu m’en rendre compte mais je te rappel que c’est toi qui m’as plaqué.

_ Je sais. J’ai tendance à l’oublier parfois.

_ C’est pas grave oublions ça ok?

_ Je peux te poser une question?

_ Pose.

_ T’as vraiment dormi sur un banc la nuit dernière?

Une boule s’était formé dans mon estomac, à laide! Que devais-je répondre? Mentir serai plus judicieux.

_ Evy? T’es toujours là?

_ Oui j’ai dormi sur un banc.

_ Je savais que tu me répondrais ça.

_ Alors pourquoi t’as posé la question?

_ Pour voir si tu allais me ménager, ce que tu as fait.

_ Tu insinue que je mens?

_ J’insinue pas j’affirme! J’ai passé la nuit à arpenter Woodsboro, insomnie, et je n’y ais croisé que des lapins. Mais tu ne me dois rien, je le sais, cependant je te connais assez bien pour te dire que quand tu mens ta vois est hésitante, j’aurai deviné malgré tout!

_ J’oubliais que tu me connaissais aussi bien……désolée je voulais pas que tu le sache.

_ C’est gentil de te préoccuper de moi….enfin….il à intérêt à prendre soin de toi ou il aura à faire à moi.

J’eus un sourire rempli d’émotion et de soulagement, il l’avait bien pris.

_ Tu n’aura pas besoin de fermer les poings, j’ai fais une erreur ça s’arrête là.

_ Vraiment?

_ Oui.

J’avais répondu de but en blanc pour, cette fois-ci, ne pas me faire trahir par mon mensonge car entendons le bien Caleb me hantait.

_ Bon! Alors j’ai toute mes chances de te reconquérir ?

Un bruit sourd claqua sur ma vitre, je le vis, pétrifié, accroché à ma fenêtre comme une araignée sur sa toile

_ Heu…..on en reparles ok? Je te rappel Liam.

_ Evy?

_ Je dois te laisser j’ai de la visite…bises.




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MessageSujet: Re: Evy Sommers (Fiction original)   Jeu 28 Avr - 22:57

Ton histoire est géniale!
J'adore les personnages!
Vivement la suite!
tu cartonnes
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MessageSujet: Re: Evy Sommers (Fiction original)   Ven 29 Avr - 6:50

Merci Melan!!!!! bisou
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MessageSujet: Re: Evy Sommers (Fiction original)   Mar 10 Mai - 7:21

CHAPITRE 9

Son regard était fuyant, oscillant entre les alentours de la maison et mon regard surpris et interrogatif.
Je croisais les bras prenant un air des plus détaché.

_ Evy ouvre moi s'il te plais !

_ Et pourquoi je ferai ça ?

_ Primo je te dois des explications et secundo on me colle au train !......ouvre moi s'il te plais !

A en croire son regard il paraissait sincère et affolé de surcroît. J'ouvris la fenêtre et Caleb entra rapidement, essoufflé. Il éteignit la lumière et me plaqua contre le mur à l’abri des regards

_ Je devrai m’inquiéter là ?

Il relâchât son corps tendu et s'écarta d'un pas,

_ Non, je ne pense pas, Désolé j'voulais pas t’effrayer.........Ça vas ?

_ Humm.......me concernant oui ça vas !

Je le fixais une fois de plus avec ce regard empli d'interrogations,

_ J'étais en patrouille avec Maya. J'ai profité qu'elle traque un cerf pour m'éclipser mais la connaissant j'avais que quelques minutes devant moi pour la semer avant qu'elle me court après.

_ Et alors ? Elle vas venir ici ?

_ J'ai pris une fiole de parfum à une femme de la tribut, j'espère que ça aura suffit à masquer mon odeur jusqu'ici.

_ Vous chassez le cerf ?

_ Les anciens oui.....enfin nous aussi mais beaucoup moins, on à un régime plus varié dira t-on.......ne me juge pas Evy, je ne l'ais pas choisi, c'est dans ma nature.

_ Je......je ne te juge pas, enfin pas directement.......excuse moi, passons à autre chose ok ?

_ Je ne suis pas comme les autres tu sais !

_ Comment ça ?

_ C'est une longue histoire.

_ J'ai toute la nuit pour l'entendre.

J'avais allumé une bougie et parsemé le sol de cousins. Nous nous étions assis face à face.
Dans la pénombre de la pièce Caleb avait ces yeux couleur gris perle qu'avait remarqué
Liam ce soir là au bowling. Ils étaient magnifique. Il était magnifique.

Caleb commença son récit avec néanmoins certaines réticences que je pouvais ressentir au son de sa voix.

_ Par quoi veux-tu que je commence ?

_ tes parents par exemple, qui sont-ils ? Et les gens avec lesquels tu vis, parles moi d'eux.

_ Mon père est le roi de la tribut BlackMoon. Une tribut est divisé en plusieurs meutes dirigé par un Alpha, eux même dirigé par le roi.
Chaque meute à des caractéristiques bien spécifiques.
Il y a les chasseurs, les guérisseurs, les sages et les protecteurs comme Maya, Tony et moi.
Arcanis BlackMoon est le nom de mon père. Il est né au printemps 1711, ici dans les forêts qui bordent Woodsboro.
Il grandit comme tout enfants amérindien, dans une réserve et n'en ait pas moins heureux. Il vas à l'école, fait des conneries comme tout gamin sait le faire.
Alors qu'il entre dans l'adolescence, vers ses 15 ans je crois il est frappé par une forte fièvre qui lui vaut des changements tant physique que psychologique.
A cette époque les secrets ne se divulguaient pas facilement et c'est à ce moment précis de sa vie qu'il à su ce qu'il était et qu'il ne vieillirait plus atteins un certain âge.
D'abord effrayé et dégoutté il à ensuite appris à vivre avec cette malédiction et c'est fait une raison.
Il s'était promis de ne jamais tomber amoureux ceci-dit, de ne jamais transmettre ce mauvais gêne comme il l'appelait.
En 1873 la moitié de la tribut dont ses propre parents on péris dans une guerre contre les vampires. C'est à ce moment qu'il à repris le flambeau de la tribut. Voilà en ce qui concerne mon père.

Ma.......ma mère s'appelait Carolyne. Une mère aimante, douce, attentionné. Elle n'avait rien d'une louve effrayante et ce n'est pas une métaphore !
Carolyne Fisher vivait pas très loin d'ici, à quelques maisons de la tienne. C'était une jeune fille curieuse de tout avec un sacré culot et une grande détermination.
Un après midi elle à transgressé les règles qui interdisent de s'aventurer sur le territoire des loups- garous et ait passer par dessus la frontière. Mon père chassait et il s'est retrouvé face à elle sous sa forme garou bien-sure mais au lieu de crier au loups et de détaller à toute vitesse et bien elle est resté là, s'approchant sans crainte de mon père.
Elle lui à dit qu'elle savait qu'il ne lui ferai pas de mal, qu'elle avait depuis toute petite été fasciné par ce monde qui se cachait derrière le sien, par eux et qu'elle aimerai pouvoir les comprendre et les côtoyer.
Ils se sont revue durant de long moi avant que mon père ne la présente à la tribut, non sans de grand débat je te l'avoue, une humaine parmi les loups c'est contraire à la nature. Elle à tout abandonné, sa vie, sa famille, son innocence. Elle savait que mon père ne vieillirait plus jamais, qu'il resterait suspendu éternellement à ses 41 ans et elle l'a accepté, jamais l’éventualité de transformer ma mère n'a été évoqué entre eux. Je crois que l'amour entre deux être est le plus puissant des sentiments qui puisse exister sur cette terre et peu importe qui on est et ce qu'on est.
(Il soupira) Et me voilà ! Caleb Blackmoon, 20 ans mi garou, mi humain !

Lors-ce qu'il parlait de sa mère ses yeux pétillaient, s’émerveillaient à l’énoncé de son simple nom. Son visage était serein et torturé à la fois, sa vie ne devait pas être rose tous les jours.

_ C'est une histoire magnifique......enfin l'histoire de tes parents est magnifique.

_ Ouais.

_ Alors tu es quoi.... le... prince Caleb ? fis-je en lui adressant une légère révérence.

Il eu un gloussement aussi fade que celui de Marty dans l'après midi.

_ C'est comme ça que les autres m'appellent. Je suis un bâtard pour eux, une erreur de la nature, une anomalie mais ils me doivent respect et obéissance, et ça, ils ont du mal à l'accepter. Mais ça ne me gêne pas, être seul des fois ne me déplais pas.

_ Tu as déjà muté ?

_ Oui, l'année dernière à la mort de la mère de Liam.

_ Tu....tu restera éternellement dans tes 20 ans alors ?

_ J'en sais rien. Beaucoup de choses varie dus à mon mélange si particulier !
Je ne suis pas aussi effrayant que les pur-sang, je guéris moins vite qu'eux mais mon sang à la particularité de pouvoir les soigner des blessures les plus grave.
Celui de Maya n'avait pas suffit à Tony c'est pour ça qu'il son venues jusqu'au motel hier soir.

_ Alors l'Hôtel c'était un genre de planque ?

_ Oui.

_ Pour ?

_ T' Empêché de faire ce que tu veux faire.....je suis désolé c'est mon rôle Evy, et encore plus maintenant.

_ Comment ça ?

_ La première fois que je t’ai vue c'était l'année dernière au cimetière....depuis je..... je suis incapable de me passer de toi, il faut que je te vois c'est devenu additionnel.

Touché ! Je me sentais flatté à en croire la chaleur qui me montait aux joues et le papillonnement dans mon ventre mais gêné aussi, épié peut-être.

_ Whaou ! Tu m'a surveillé pendant un an alors ?

_ Ce n'était pas de la surveillance, il n'y avait pas lieu de te surveiller à ce moment là. Si ça c'était su j'aurai passé un sale quart d'heure, on ne s'approche pas des humains !

Je ne relevais pas. J'avais pas envie de poser la mauvaise question et d'entendre que plus rien entre nous ne se passera, qu'hier c'était juste pour sceller une histoire voué à l’échec et au conflit. J'avais pas envie d'entendre que plus jamais je ne sentirais la chaleur de sa peau contre la mienne.

_ J'ai besoin du tome 7 Caleb.

_ J'peux pas !

_ Pourquoi ? Je sais tout, enfin presque de toi maintenant. Aide moi !

_ Impossible ! De toute façon se procédé n'a fonctionné qu'une seule et unique fois et c'était au tout début d'une mutation. Marty sera définitivement vampire d'ici quelques jours. A ce stade toutes les tentatives ont échouées et se sont soldé par un bain de sang du côté humain.

_ Laisse moi essayer, s'il te plais, c’est mon frère je dois essayer. Dis moi juste ce qu'il faut faire te je le ferai !

Il s'était levé d'un bond, en colère visiblement et me tournait le dos.

_ J'peux pas je te dis Evy !

_ Tant pis !.... tant pis, j'irai le volé et je me débrouillerais moi même.

_ Tu comprends pas que ça n'implique pas que ton frère... ou toi !?

_ Non j'comprends pas !

_ Tu veux que je te dise, pour que Marty retrouve son humanité il faudrait que tu tue son maître !.....alors, dit moi comment tu pourrais faire ça ! Hein ? Comment ?

_ Avec un pieux, de la verveine, tout ce que je trouverai et qui pourrait m'y aider !

De son doigt il tapotait ma tempe.

_ Mais t'es inconsciente folle je sais pas ! Il te tuerait avant même que tu es ouvert la bouche ! C'est VAMPIRE Evy !

_ Pas si j'ai ce qui peux les tuer sur moi, pas si je peux me défendre ! Ça en vaut la peine !

_ parce que tu crois que ta seule volonté, ta rage, suffiront à vaincre ? Redescends de ton nuage Evy !

_ Mais tu sera là toi ! Tu me protégera tu es aussi fort qu'eux !

_ JE NE PEUX PAS ! Je t'en supplie Evy abandonne c'est trop dangereux.

_ Hors de question ! Je.... enfin tu devrais me comprendre Caleb, ta mère est humaine non ?!!!

_ ETAIT !! était humaine.

Ses yeux gris perle s'étaient remplis de larmes comparables à de grosses vagues dévastatrices dans un océan agité et moi......moi je n'y comprenait plus rien, rien du tout.



CHAPITRE 10

_ Caleb je.....je suis désolée je ne savais pas que ta mère n'était... plus de ce monde.

Je m' étais approchée, toute proche. Ma main avait échouée sur sa joue meurtri et humide par le chagrin. Le voir souffrir ainsi m'atteignais au plus profond.

Il emprisonna mon poignet entre ses doigts puissants et le parsemait de baisés chaud avant de se raviser et de me repousser violemment.

_ Hey ! J'ai dis que j'étais désolée !

_ C'est quoi ça sur ton poignet ?

_ Quoi ?

_ C'est......c'est une morsure ?!! tu nourris un vampire Evy ?

Il avait pris un air et une posture effrayante et son regard me jugeait, écœuré.

_ Il se laissait mourir, je ne pouvais pas le laisser faire ça !.....je lui ai promis. J'ai promis de le sauver !

_ Tu n'avais pas le droit ! Il avait le choix, il avait fait son choix et toi tu l'as privée du peu de dignité humaine qui lui restait. T'aurai due respecter son choix Evy et ne pas penser qu'a toi !

Je comprenais sans vraiment comprendre cette soudaine et vive colère.
Oui, j'avais enfreins une règle mais n'étais-ce pas compréhensible et tout à mon honneur de vouloir aider mon propre frère ? Il me fallu un moment de réflexion avant d'enfin entrevoir une explication qui me paraissait tenir debout.

_ Ta.....ta mère n'est pas vraiment morte n'est-ce pas ? Enfin pas tant que ça ! Je pense avoir compris tes sous entendus, j'ai pas percuté sur le coup mais là ça deviens plus clair et évident.
Elle c'est faite mordre c'est ça ? Et vue que tu n'a pas pus la sauver tu te venge, vous vous vengez tous, à votre manière, en vous assurant que d'autre ne réussissent pas !....Pff ! Et c'est toi qui me juge égoïste ? Pathétique !

A mon tour je le dévisageais. Je ne pensais qu'a Marty, qu'a ma rage et mon envie de réussite, à tout ce temps perdu pour rien à ses côtés.

_ Ne parle pas de ce que tu ignore Evy !

_ Alors explique moi qui est Carolyne Fisher ! Qui est Carolyne Fisher dans cette vie ?

Sa mâchoire se crispait comme s'il s'interdisait de prononcer le moindre mot.

_ Ton père arrive.

La porte s'ouvrit, doucement de quelques centimètres et je sursautais de peur que mon père ne nous surprenne

_ Evy tout vas bien ? C'est quoi tous ces cris ?

Caleb avait disparut par la fenêtre, comme s'il n'était jamais entré, comme si notre conversation la seconde précédente n'avait jamais existé. A présent la porte était totalement ouverte et mon père me dévisageait inquiet.
Je me sentais vide tout à coup, le souffle coupé, comme si l'on m'avait arraché le cœur pour y laisser un trou béant.
Je me jeta dans les bras de mon père.

_ Hey ma puce ! Calme toi, qu'est-ce qui se passe ?

Bien-sure que je ne pouvais rien lui dire, je ne pouvais le dire à personne d'ailleurs. Maintenant que Caleb avait disparut je me retrouvais seule avec ma peine et ma colère.
J'avais exigé la présence de mon père à mes côtés jusqu'à ce que l'épuisement me submerge et me face plisser les paupières pour sombrer dans un profond sommeil.

Dimanche au petit matin :

Je ne remercierais jamais assez l'inventeur des BoulesQuies ! Je pouvais passer chaque dimanche dans un total silence, sans entendre le son strident et quotidien de l'alerte.
Je pouvais laisser le soleil d'été percé à travers mes fenêtres, sentir leur douce chaleur s'infiltrer à travers les plumes de ma couettes.

Je gardais les paupières closes, profitant de ce moment de quiétude et de ses bienfaits. Je souriais même.
Mince Marty! Me fis-je intérieurement !
J'ouvrais les yeux en un éclaire et bondit sur mon lit en le voyant me dévisager un sourire aux coins des lèvres.

_ Je t'ai fait peur ? Il ricanais et j'en fis de même.

_ Je m'attendais pas à te voir là à m'observer surtout.

_ Tu étais tellement apaisé que j'ai pas pu m'empêcher d'admirer ce beau spectacle.

Je ravisais mon sourire.

_ Désolée.

Il s'était levé et se trouvait maintenant à mes côtés, mon visage entre ses mains dures et glaciales.

_ Je ne veux plus jamais voir cette expression sur ton visage et je ne veux plus jamais t'entendre t'excuser c'est clair !? Tu dois vivre Evy, vivre, profiter, t'amuser, sourire ! je suis ce que je suis et tu sais que je t'aime. Si tenter de me sauver veux dire sacrifier ma sœur alors je renonce dans la seconde.

Il était si sûre de lui, si beau, si énigmatique. J'avais pris appuis sur mes coudes le dévisageant.
Le pire était inévitable mais pas tout de suite, pas comme ça, pas tant que je n'avais pas essayé.
Mes yeux se remplirent de larmes, tout mon corps tremblait, tout était perdu.

_ Je vais partir Evy, il le faut. Je ne peux pas vivre avec eux, comme eux, ça m'est impossible. Je veux d'une vie, une éternité que je puisse contrôler. Je suis toujours moi, enfin en mieux..... tu trouve pas que je suis mieux ? Il souriait derechef.

_ Non ! Non, non, non ! Pas déjà ! Et je.... je veux pas que tu partes, pas loin de moi, non je ne veux pas.

_ Shuuut ! Ne pleur pas ma puce, ! regarde, tu a souris, parce que tu ne ressent plus mes craintes mais mon bien être, n'est-ce pas un sentiment plus agréable ? Nous sommes lié, pour toujours, vampire ou pas.

_ Je t'ai quand même perdu, à cause d'un égoïste, d'un vampire sans cœur et ça ! Ça il me le paiera !

_ Evy ! Ravale ta colère s'il te plais et ne tente rien, laisse tomber. J'ai trouvé un groupe de vampire nomade qui à un régime plus ….adéquat dira t-on !. Je resterai digne je te le promet. Je reviendrai une fois par an vous rendre visite mais avant de partir je voudrais voir papa et maman ok ?

Mes sanglots ne pouvaient se contenir, mon cœur souffrait et frappait fort dans ma poitrine, je ne pouvais pas, je ne voulais pas qu'il parte.

_ Aller ma belle, arrête de te torturer, je reviens d'ici une petite heure, le temps que tu te fasse toute belle

Il m'embrassa sur le front, un baisé douloureux.
La dernière phase avait pris beaucoup moins de temps que je ne l'avais prévue et mon plan venait de s 'effondrer, pourtant je ne voulais pas baisser les bras comme ça, j'avais la certitude que je pouvais faire quelque chose et même si je ne pouvais pas lui rendre son humanité je me promettais à moi même de tuer ce vampire qui m'avait pris mon frère.

Je m'étais préparé à la hâte et trônais maintenant en haut des escaliers à écouter. Le silence, rien que le silence et des bruits de corps à corps, le frottement des bras de mes parents contre le corps froid et « sans vie » de Marty.
J'avais peur, peur que les loups débarquent et ne lui arrache la tête d'un coup de patte, peur que mon père ait demander le fusil aux balles d'argent du père de Liam même s'il m'avait assuré ne jamais pouvoir prendre sa vie. Impatiente j'attendais son retour et cette attente me parue une éternité.

_ Tu sent bon.

Il était derrière moi, je n'avait pas sursauté et pourtant je ne m'attendais pas à ce qu'il surgisse dans mon dos.

_ Comment t'as fait ça ?

_ Secret de vampire !

Il tendait ses mains dans ses poches, embarrassé.

_ Aller viens par là.

Cette étreinte était si froide mais en même temps si chaleureuse. J'avais posé ma tête sur son torse mais son cœur ne battait plus, je ne l'entendait plus frapper sa poitrine, pourtant je pouvais sentir sa peine émaner de sa peau pâle.

_ Tu vas me manquer Marty, beaucoup trop.

Il sorti une fiole d'alcool argenté et me la tendit.

_ Ça c'est mon sang. Prends en quelques gouttes et on pourra se parler par la pensée.

_ Qui t'as appris ça !?

_ Un des nomades. C'est un moyen de garder le contact........ne fait pas d'imprudence d'accord ?

Je me devais de le laisser partir sans inquiétudes et lui promettre que je ne ferais rien, m’efforcer de croire à mon mensonge pour qu'il ne lise pas dans mon esprit comme sont capable de le faire les vampires.

_ Promis.

_ Bien. N’oublie pas, quelques gouttes seulement ok ?

J' aquiésais. Une dernière fois il me dévisageais de ses yeux magnifiques, caressa ma joue et disparu en un éclair dans la lueur du jour.
Une douleur immense m'avait envahie, inqualifiable. Je me tenais le ventre, j'avais envie de vomir, j'étais anéantie.

Mon père s'était logé derrière moi et m'avait enlacé. Aucun mots n'avait besoin d'être dit, on souffrait tous, à notre manière et en silence. Marty était belle et bien parti.


Les jours passaient, j’essayais de faire bonne figure en cours, devant mes amis mais j'avais peine à y parvenir.
Sans mon frère et sans Caleb je me sentais inutile, invisible, vide de toutes émotions.
Liam tentait bien quelques diversions en compagnie de Lucius et des filles mais ils finissaient par baisser les bras, leurs efforts ne payaient pas.

Ce soir là, c'est à dire un mois après le départ de Marty je tenais la fiole entre mes mains, je ne tenais plus, j'avais envie de l'entendre, de savoir où il était, comment il allait.
Quel goût avait le sang ? Que me ferait-il ? J'avais malgré tout l'appréhension d'en ingérer mais me lançais sans trop me poser de questions de peur de me raviser une énième fois.

J'avais déposé quelques gouttes sur ma langue. Rien.........Puis,

_ Evy ? Tout vas bien ?

J'eus un soupire de surprise et de soulagement.

_ Oui, oui tout vas bien ne t'inquiète pas !.......comment vas tu ?

_ Bien !....bien. Je m'accommode bien à ma nouvelle vie, ça vas.

_ Je voulais juste entendre ta voix.

_ Ça fait du bien d'entendre la tienne, je me demandais si ça fonctionnerais.....Cette capacité ne tiens pas très longtemps, je te sent t'éloigner, prends soin de toi Evy. Je t'aime

_ Mais !.....oui, à bientôt.

C'était assez étrange, cette sensation de proximité, j'avais l'impression qu'il était tout proche, j'avais ressenti quelque chose de peu commun en moi, comme une force dont je ne soupçonnais pas l’existence, un changement inattendu.
Lucius ! Pourquoi je pensais à lui tout à coup, comme s'il pouvais m'aider ? Peut être que je devrais leur en parler, après tout ce sont mes amis et les enfants des conseillés.
Demain je le ferais, je leur dirais......


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MessageSujet: Re: Evy Sommers (Fiction original)   Mer 11 Mai - 14:19

J'adore! Cette histoire est géniale!
Vivement la suite!
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MessageSujet: Re: Evy Sommers (Fiction original)   Mer 11 Mai - 18:04

Very Happy Merci ma belle! smack
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MessageSujet: Re: Evy Sommers (Fiction original)   Mar 31 Mai - 20:58

Coucou !

Il fallait bien que je te le dise ici TON HISTOIRE EST GENIAL !

smack
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MessageSujet: Re: Evy Sommers (Fiction original)   Aujourd'hui à 7:59

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