Twilighters France


*** Twilighters France, votre source française depuis 4 ans!
 
AccueilTwilighters FranceFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Une étoile parmi tant d'autres

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5  Suivant
AuteurMessage
requiem-for-an-illusion
Inscription au lycée de Forks
Inscription au lycée de Forks


Féminin
Nombre de messages : 47
Age : 25
Date d'inscription : 11/01/2009

MessageSujet: Une étoile parmi tant d'autres   Sam 17 Jan - 15:52

Coucou! Bon bah voila je poste ma première fic sur twilight ici, en esperant qu'elle vous plaise. C'est trés trés différent de la saga de Stephenie Meyer mais j'espere que la lecture de cette fic vous procurera autant de plaisir que je peux en avoir à l'écrire.

Bonne lecture à vous !!!!


Dernière édition par requiem-for-an-illusion le Lun 2 Fév - 23:25, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
requiem-for-an-illusion
Inscription au lycée de Forks
Inscription au lycée de Forks


Féminin
Nombre de messages : 47
Age : 25
Date d'inscription : 11/01/2009

MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Sam 17 Jan - 15:53

Une étoile parmi tant d'autres


Prologue :

Il était vingt-et-une heures et quarante huit minutes quand je perdis définitivement mon âme. Depuis ce jour là, je n'avais plus jamais vraiment été la même personne. Et parfois, il m'arrive de me demander à quoi j'aurai pu ressembler si je n'avais pas vécu le millième de ce que j'ai vécu aujourd'hui. Serai-je forte, belle, dans la force de l'âge? Aurai-je été de ces filles là, blondes péroxydées qui exhibent leur parfaite esthétique dans tous les magasines people? Aurai-je brillé d'intelligence ou de charisme? Aurai-je fini seule, errant dans la pénombre d'une vie que je n'aurai pas choisi, toujours plus lasse à tenter de combler un manque incompréhensible qui m'aurait prit dans les tripes comme cela, sans jamais pouvoir mettre des mots sur une douleur pourtant bien présente, un sentiment tellement barbare et rustre que je n'en trouve pas les mots pour le qualifier; cette impression tout simplement de n'être qu'un rien parmi d'autres à passer à côté d'une existence qui aurait pu être la mienne. A passer à côté d'une existence qui aurait du être la mienne. Car je le sais aujourd'hui, ou plutôt j'en suis convaincue puisque rien ne peut vraiment justifier cette affirmation, tout cela m'était prédestiné.


____________________________________________


Dernière édition par requiem-for-an-illusion le Sam 17 Jan - 15:56, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
requiem-for-an-illusion
Inscription au lycée de Forks
Inscription au lycée de Forks


Féminin
Nombre de messages : 47
Age : 25
Date d'inscription : 11/01/2009

MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Sam 17 Jan - 15:55

Chapitre 1 : Un cauchemar sans fin.

Si je dois vous conseiller une chanson à écouter pour accompagner ce chapitre ce serait Goraszewska de Saez, un instrumental qui colle bien à l'état d'esprit qui plane sur ce chapitre il me semble. Voici le lien de la chanson correspondante : http://fr.youtube.com/watch?v=_iUeRc2eg5A


21 : 47.
Vingt-et-une heures quarante sept indiquait mon réveil. Je fixais les nombres rouges qui juraient dans la pénombre de la pièce depuis déjà deux heures. J'avais le sentiment d'être plus immobile que je ne l'avais jamais été. J'avais passé les dix sept années de ma vie à bouger inlassablement, voulant toujours aller plus vite que les choses. Gamine, je rêvais de dépasser la vitesse de la lumière. A l'école, je passais pour hyperactive mais non je n'étais pas malade, j'avais juste une soif de vivre qui dépassait complètement l'entendement, rêvant de pouvoir découvrir tout ce qui m'était inconnu et je me disais que jamais je n'aurai le temps de conquérir ces terres lointaines qui semblaient n'exister que pour satisfaire ma curiosité de petite fille gourmande de vie si j'acceptai de faire du sur place, ce que tous les adultes semblaient bêtement attendre de moi. Mais c'était impossible, je ne pouvais répondre favorablement à leurs attentes.

Cela faisait deux heures que j'étais figée, assise sur ce pauvre lit miteux où trônaient un nombre incroyable d'ours en peluche. J'adorais les ours en peluche lorsque j'étais petite, je leur trouvais des prénoms et je me plaisais à imaginer ce qu'ils faisaient la nuit alors que l'on me forçait à rester enfermée dans le noir. Le fait que l'on me force à rester ainsi m'était tout simplement incompréhensible, quand je pensais à tout ce temps que je perdais à dormir alors que j'aurai pu faire tant de choses. J'aurai pu être le second Christophe Colomb et découvrir moi aussi un continent qui ferait rêver tous les humains encore plus que ne pouvaient faire rêver les États-Unis... Le temps me paraissait si précieux.

Et pourtant, figée là, je me demandais comment il pouvait être humainement possible que le temps passe si vite. Je me sentais pareille à une statue regardant le monde évoluer en mode « avance rapide », ne comprenant rien aux images qui se déroulaient devant moi à une vitesse abrutissante. J'étais tout juste bloquée, mon corps ne prenant mouvement que par de légers soulèvements de poitrine que je ne pouvais pas contrôler. Je me serais bien empêchée de respirer si j'en avais été capable. Et puis non, il ne fallait pas. Il fallait y croire, il y avait toujours de l'espoir. Il était inconcevable ne serait-ce qu'un millième de seconde que je puisse penser qu'il n'y ait plus d'espoir. Il le fallait.

Comme répondant à mes pensées stupides, mon téléphone se mit à sonner déchirant le silence sans une seule once de respect.

21 : 48.
Je retins mon souffle et effleurait la touche verte autorisant l'appel, le coeur battant à mille à l'heure. Angoissée? Non pas du tout. Enfin si, peut être un peu. Même un peu plus qu'un peu. En fait, j'étais complètement mortifiée d'angoisse, la peur résonnant en moi exactement comme l'aurait fait le bruit d'une bombe éclatant en plein d'un monument sacré ancien de plusieurs siècles, comme une église par exemple.
«  Bella? Demanda la voix rauque de mon beau-père, semblant étouffée par les sanglots.
- ...
- Bella, tu m'entends? »
Je ne répondis même pas. Et voila, c'était arrivé. Il n'y avait plus d'espoir à avoir. Il n'y avait plus de pensées à se remémorer, tout cela était inutile. Il n'y avait plus que le spectre de ces larmes que je n'avais pas réussi à verser pendant ma longue attente inhumaine.
« Bella, continua-t-il, n'ayant pas la moindre idée de ce qui pouvait me traverser l'esprit, ils ont fait tout ce qu'ils ont pu, mais il n'y avait plus rien à faire...
- ...
- Bella, je suis vraiment désolé...
- ...
Bella? ...»

Je ne pris même plus la peine de répondre, mon téléphone me glissant des mains pour tomber violemment sur le plancher de ma sinistre chambre de petite fille qui n'en serait plus jamais une. Pourquoi? Parce que pour qu'il y ait une chambre de petite fille dans cette sinistre maison de famille qui n'avait maintenant de famille que le nom, il fallait qu'il y ait une petite fille. Or, il n'y avait plus de petite fille maintenant dans cette pièce; il n'y avait plus que ce corps sans âme en perdition. Pour qu'il y ait une petite fille, il fallait une maman. Or, la maman venait tout juste de s'éteindre, alors, à quoi bon? A quoi bon rester dans ce lieu rempli de souvenirs qui ne serviraient plus jamais qu'à me hanter comme les moments de passé heureux hantent ceux qui ont vu leur vie s'effondrer brutalement en un simple coup de fil un jeudi soir à vingt-et-une heures et quarante huit minutes.

J'ouvris la fenêtre en un geste las, pensant soudain à ce que pourraient penser les voisins s'ils avaient par le plus grand des hasards passé les yeux à travers leur fenêtre pour venir se poser sur moi. Ils auraient sûrement pensé que je faisais le mur. Mais finalement, je me repris. Peu m'importait ce que pouvaient penser les maudits habitants de ce pathétique quartier résidentiel de Seattle. Plus rien n'importait en fait. Et alors je me passais par la fenêtre, puisant dans les quelques ridicules forces qu'il me restait. Alors que j'escaladais la paroi extérieure de la maison, je réalisais soudainement que moi et ma mère n'étions pas les seules à avoir perdu notre âme ce soir. Ma mère avait toujours été l'âme de cette maison où il faisait habituellement si bon vivre. Nous y invitions souvent des amis, et cette maison avait le pouvoir incroyable de faire ressentir à toute personne normalement constituée le plus grand bien être possible. Nos invités s'étonnaient toujours, à penser que cette maison était magique. Quand ils disaient de telles paroles, je souriais intérieurement, sachant pertinemment que ce n'était pas la maison qui était si fantastique, c'était ma mère tout simplement, mais cela je le gardais pudiquement en moi, comme étant la détentrice du plus grand secret que la terre n'ait jamais porté ce qui m'emplissait d'une fierté incommensurable.

Je tombais maladroitement sur le sol mais cela m'était totalement indifférent, j'aurai bien pu me casser les deux jambes que cela ne m'aurait pas plus touché que cela. Et alors que je me retrouvais dehors, je me demandais bien où je pouvais aller. Je n'avais aucune destination en tête mais mes jambes décidèrent seules de prendre mouvement ce que je ne tentais même pas de contrôler. Je courrais, courrais, encore plus vite que je ne l'avais jamais fait au par avant. Je ne ressentais plus rien. Je ne ressentais même pas le vent froid qui fouettait mon visage plutôt violemment, me sentant vide comme une abîme profonde. Je courrais toujours, à la recherche d'une lumière, d'une sensation qui aurait réussis à me faire sentir un peu vivante, mais non rien. J'étais seule face à une route qui n'avait décidément aucune fin, s'étalant à perte de vue dans ce vide immense que semblait être devenue mon existence.

Des lumières artificielles semblèrent répondre à mon appel inconscient, mais elles ne me firent ressentir aucune sensation si ce n'est que mes yeux purent plus facilement distinguer des formes dans l'obscurité qui m'entourait. Quoi que, cela pourrait bien être moi qui entourait l'obscurité voir pire cela pourrait être mon obscurité à moi qui entourait le reste du monde...

Les lampadaires éclairant l'allée, je remarquais que j'arrivais en plein centre ville. Combien de kilomètres avais-je pu parcourir? J'avais le sentiment que cela faisait à peine cinq minutes que je venais de quitter la maison qui m'avait vue grandir. Regardant ma montre, je constatai que ma perception du temps avait été légèrement altérée par les évènements.

01 : 35.
Ma montre m'indiquait qu'il était une heure et trente cinq minutes; peu m'importait finalement. Le temps qui jadis me semblait si précieux, n'avait aujourd'hui plus aucune valeur à mes yeux, tout m'était indifférente comme si un coeur de pierre avait remplacé mon organe vital.

Mes pieds me menèrent vers une ruelle sombre, et alors que je continuais toujours à avancer, refusant de m'arrêter je me rendis finalement compte que je n'avais plus vraiment le choix, me retrouvant face à un cul de sac. Me retournant, je remarquais l'obscurité incroyable dans laquelle j'étais plongée. Levant les yeux vers le ciel, je n'y trouvais aucune lune. C'était une nuit sans lune, même le ciel n'était pas avec moi ce soir.

Soudain, je remarquais deux yeux rouges dans mon champ de vision, déchirant l'obscurité comme l'avaient fait les chiffres de mon réveil quelques heures plus tôt, et alors une grande sensation de danger s'emplit de moi... enfin! Moi qui avait cavalé dans toute la ville juste pour ressentir quelque chose, la moindre chose insignifiante qui m'aurait fait me sentir vivante... Et pourtant ce n'était même pas agréable de se sentir en vie. Je restais figée, n'essayant même pas de m'enfuir – de toutes façons cela aurait été dérisoire, où aurai-je bien pu fuir? Les bras ballants je restais simplement stoïque face à mon futur agresseur. Qu'il fasse de moi ce qu'il voulait, peu m'importait. Ce soir, j'avais perdu mon âme alors perdre la vie n'était vraiment plus du tout important pour moi. Ce n'était même plus vraiment une perte. Peut-être que mon agresseur allait finalement me rendre service, parce que je savais que j'étais trop lâche pour sauter d'une falaise.

Alors qu'il s'approchait dangereusement de moi, je restais résignée dans l'attente de son agression. Je ne comprenais pas, que faisait-il? Peut-être qu'il était un de ces psychopathes qui aimaient voir la terreur sur le visage de leurs victimes. S'il ne fallait que cela pour le satisfaire, je me mis à crier du plus fort que je le pu, me déchirant presque les cordes vocales. J'entendis mon cri résonner dans la nuit, dans cette nuit qu'était devenue mon existence qui allait peut-être enfin se diriger vers la lumière.

Comme entendant mes pensées, l'agresseur se jeta enfin sur moi. Le souffle coupé, je ne ressentis même pas la peur. J'étais tout simplement dans l'attente. Dans l'attente de la fin de ce cauchemar que cette nuit avait été. Les yeux fermés attendant tout simplement ma fin, je sentis un poids s'abattre sur moi, projetée contre le mur, j'ouvris les yeux médusée par la douleur que se faisait sentir dans chacun de mes membres, cherchant à voir le visage de mon agresseur. Celui-ci était plus pâle qu'un cadavre, ses yeux rouges jurant totalement avec sa pâleur... Qui était cet homme et pourquoi était-il si inhumain? Moi qui avait beaucoup lu sur les psychopathes je n'étais jamais tombée sur la description d'un tel malade. Mais peu m'importait, cet homme qui pensait me faire du mal et briser ma vie ne me donnait que la perspective de quitter enfin un cauchemar que je n'avais pas choisi. Il approcha dangereusement son visage de mon coup et me mordit sauvagement, tel un animal.

C'est alors que je pense enfin avoir comprit pour la première fois la réelle signification de la douleur. De mon cou où était la morsure de ce type bizarre commença à se propager une sorte de substance brûlante dans tout mon corps, qui me brûlait l'intérieur comme l'aurait certainement fait de l'acide citrique et me faisant hurler, déchirant l'imposant silence de la nuit. La substance semblait se mélanger à mon sang, je sentais tout son affreux trajet dans mon être et c'est lorsque je sentis que le sang arrivait enfin à mon coeur qu'une douleur plus puissante qu'aucun humain ne pourrait l'imaginer, me faisant me cambrer de douleur, plus seule que jamais dans cette nuit de solitude. C'était donc cela la mort? Et bien, si j'étais réellement en train de mourir, tous ceux qui pensaient que cela se faisait en un clin d'oeil se trompaient ouvertement.

J'aurais pu crier pour appeler au secours mais cela n'aurait servi à rien, il n'y avait plus personne pour venir me sauver. Alors je criais, je criais ma haine au monde entier et celui ci se le prit en pleine face, je le haïssais. Je haïssais le monde et il me le rendait bien. Oui c'était vrai, pour la première fois de ma vie je haïssais le monde de toutes mes forces, une rage en moi dictant mes émotions si intensément que j'aurai pu tuer n'importe quelle personne qui me serait passé sous les yeux... Je sentais toutes les forces que j'avais me quitter au fur et à mesure, mon corps semblant perdre un peu plus de vie à chaque seconde qui passait. Et alors que je sentais la fin définitive s'approcher, je ne sais trop comment mais je pu rouvrir les yeux et je me rendais compte que j'étais la face contre le sol. Celui-ci était glacé, je sentais sa dureté contre ma joue. Je levais les yeux et c'est alors que je la vis.

Elle était bien trop belle pour être humaine, ses traits si réguliers mettant en valeur de petits yeux aux reflets dorés et le teint blanc comme de la porcelaine. Elle avait un des ces visages là, si sereins qu'ils nous mettaient directement en confiance et un sourire si chaleureux aux lèvres qu'elle me donna envie de sourire malgré ma douleur.
Sa voix enchanteresse de soprano résonna dans l'air comme une mélodie.

« Ne t'inquiètes pas, tout ira bien. »

C'est alors que je compris, elle était un ange, ce qui expliquait sa beauté inhumaine. Confiante et soulagée d'avoir enfin ce que je voulais, je fermais les yeux avec un semblant de sourire aux lèvres. Ça y était, l'heure de la fin de mes souffrances avait enfin sonné. J'étais immanquablement et irrévocablement morte.

________________________________________________


Dernière édition par requiem-for-an-illusion le Sam 17 Jan - 19:44, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cullen.x
Plan d'attaque
Plan d'attaque


Féminin
Nombre de messages : 1607
Age : 21
Localisation : C'est vrmt la peine de le demander ? -_- .. Dans les bras d'Edward biensur ;D
Date d'inscription : 05/01/2009

MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Sam 17 Jan - 16:05

c'est bien j'aime beaucoup!!
ont veut la suite bravo !!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
requiem-for-an-illusion
Inscription au lycée de Forks
Inscription au lycée de Forks


Féminin
Nombre de messages : 47
Age : 25
Date d'inscription : 11/01/2009

MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Sam 17 Jan - 16:17

Ben pour la suite vas falloir que je termine de l'écrire, j'ai à peine commencé le second chapitre et j'essaye de faire des chapitres assez longs sinon c'est plutôt frustrant pour les lecteurs...


Dernière édition par requiem-for-an-illusion le Lun 2 Fév - 23:26, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mlle Sarah
Edward Cullen manque à l'appel
Edward Cullen manque à l'appel


Féminin
Nombre de messages : 124
Age : 23
Localisation : En Biologie =D
Date d'inscription : 16/01/2009

MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Sam 17 Jan - 19:29

AH j'aime beaucoup
J'attend la suite ^^
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
requiem-for-an-illusion
Inscription au lycée de Forks
Inscription au lycée de Forks


Féminin
Nombre de messages : 47
Age : 25
Date d'inscription : 11/01/2009

MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Sam 17 Jan - 19:41

Merci beaucoup !
Pour vous faire patienter, tout ce que je peux vous dire c'est que le prochain chapitre sera du point de vue d'Edward!
J'ai édité le premier chapitre, finalement je me suis rendu compte à une éniéme relecture qu'il y avait toujours quelques fautes. Si jamais vous en trouvez encore prévenez moi, je n'aime pas vraiment cela.
Sinon pour l'avancée de la fic, j'ai écrit environ une page du deuxiéme chapitre. Je pense le poster soit dans la nuit ou alors, ce qui me semble beaucoup plus probable, demain dans la journée.
Sinon pour prévenir que vous ne me disiez pas qu'il ne se passe pas grand chose, les deux premiers chapitres sont en quelque sorte une exposition de l'histoire, présentation de leur façon de penser mais surtout de ce qui les amène à la suite qui risque d'être plutôt folklorique. Non pas que je me sente capable d'écrire quelque chose qui sorte totalement de l'ordinaire mais c'est juste que je n'ai jamais lu de fanfiction comme celle que je suis en train d'écrire et je crains que cela puisse étonner certains...

Enfin bref, tout ce baratin pour pas grand chose.


Dernière édition par requiem-for-an-illusion le Lun 2 Fév - 23:26, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
requiem-for-an-illusion
Inscription au lycée de Forks
Inscription au lycée de Forks


Féminin
Nombre de messages : 47
Age : 25
Date d'inscription : 11/01/2009

MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Dim 18 Jan - 17:23

Chapitre 2 : La solitude d'un être affligé.

Pour ce chapitre, je vous conseille la musique de Yann Tiersen, Sur le fil pour accompagner votre lecture dont voici le lien : http://fr.youtube.com/watch?v=41lIG8L7MHc. Honnêtement j'ai eu du mal à écrire ce chapitre, qui ne me satisfaisait pas et ne me satisfait toujours pas, mais il me semble nécessaire de le laisser ce chapitre tel quel car il présente le point de vue d'Edward et sa façon de voir les choses ainsi que son histoire. Bonne lecture à vous!


Point de vue d'Edward.

Comme une âme errante, ne trouvant plus le chemin qui la caractérisait, ce qui faisait d'elle cette exception que tous s'arrachaient, il me semblait bien que je m'étais perdu, en omettant le fait que je n'avais plus d'âme évidemment. Il me semblait bien que je m'étais perdu dans les méandres d'une existence sans but et sans sens, à toujours avancer sans plus vraiment savoir pourquoi. J'avais cette déprimante pensée qui était que j'étais devenu la nuit et que ce monde n'avais plus de soleil à m'apporter. Je n'avais plus de raison de briller alors je me serais bien éteint mais hélas ce genre de choses était impossible à mon statut de vampire.

Les néons de la ville juraient sur les visages des passants qui s'affairaient autour de moi, tous plus stressés les uns que les autres. Leurs pensées étaient diverses mais elles se rejoignaient toutes en un même point, ils étaient tous très occupés. Je les enviais en quelque sorte moi qui était perdu dans cette ville autant que dans mon existence, n'y trouvant plus rien à faire. Il n'y avait aucune destination face à moi, juste un chemin sans fin qui ne proposait cependant aucune possibilité de retour en arrière.

J'entrais dans un de ces bars peuplés d'alcooliques et de gros fêtards qui prévoyaient ensuite de continuer leur soirée en discothèque puis en after si, par miracle, ils arrivaient à tenir le rythme de leur soirée de débauche.. Ce qui me fit légèrement ricaner. Cela faisait déjà un mois que je tenais dans ma débauche sans m'accorder ne serait-ce qu'une seule minute de repos... et après tout je n'en avais pas du tout besoin... Ce qui me fit soupirer. J'aurais aimé être capable d'être comme tous ces humains qui bêtement se créaient des rêves superficiels comme trouver leur âme soeur ou bien décrocher la carrière professionnelle qui les laisserait tranquilles pour tout le reste de leur vie alors que moi je savais le fond des choses, j'étais bien plus conscient qu'eux. Je savais qu'au fond le véritable rêve c'était tout juste d'être encore capable de rêver...

J'étais une fois de plus assis au bar, mon verre de whisky pur malt en face de moi pour seule compagnie. Je sortis la lettre que je venais de recevoir de Carlisle dans la matinée, et commençais à la déplier, assez ennuyé. Je savais qu'ils s'inquiétaient tous pour moi, ne comprenant pas vraiment pourquoi j'avais manifesté le besoin de partir... Je soufflais d'ennui puis commença à lire la lettre.


Edward,
Je sais bien que tu ne voulais pas que l'on te dérange mais vois tu, un événement est survenu. Ne panique pas il ne s'est rien passé de bien grave pour nous, mais nous allons avoir besoin de ta présence ici et tu manques terriblement à Esmée... Il ne te servirait à rien de refuser, Alice a venu que tu allais revenir donc de toutes manières tu n'as plus vraiment le choix. Mais je devais te tenir au courant. Prends soin de toi fils.

Carlisle.


Je soufflais. C'était bien du Carlisle tout craché cela, de me demander de faire quelque chose en sous-entendant tout d'abord que j'avais la possibilité de choisir mais de sous-entendre juste après qu'en fait non je n'avais pas vraiment le choix... Je me demandais bien ce qu'il avait bien pu se passer pour qu'il me demande de rentrer. Non que je sous-estimais l'affection que Carlisle pouvait avoir pour moi, je savais pertinemment qu'il me voyait comme le fils qu'il n'avais jamais eu et qu'il n'aurait jamais, mais cela ne lui ressemblait pas de m'écrire quand je m'en allais pour mes périodes de débauche, surtout quand je précisais que je voulais absolument que l'on me laisse tranquille.

Je savais que je leur manquais, surtout à Esmée qui était très certainement la meilleure des mères adoptives que la Terre ait pu porté ces derniers siècles, mais Carlisle avait véritablement manifesté qu'ils avait besoin de moi... Il ne pouvait pas savoir que c'était ce que je cherchais, ce n'était pas lui qui était capable de lire dans les pensées mais bien moi et je ne pensais pas qu'il me connaissait assez pour pouvoir deviner ce que je voulais sans que je ne le précise. Je me rappelais notre rencontre. C'était plutôt étrange pour moi à l'époque, moi qui n'avais jamais été plus que cela par les autres, cet homme si différent avait exercé sur moi une sorte de fascination inexplicable. J'étais soulagé de remarquer qu'il en était de même pour toutes les personnes qu'il côtoyait. Lorsque je fus atteint de la grippe espagnole et qu'il me transforma, il prit instantanément la place de père pour moi. Il était ce père fantastique dont j'avais toujours rêvé enfant et que je n'avais jamais pu avoir.

Mon véritable père biologique, je n'avais jamais vraiment pu le connaître. La seule personne qui l'avait vraiment connu était en fait ma mère, alors qu'il trompait sa femme avec elle, simple paysanne mais tellement belle qu'elle attirait tous les regards et tellement amoureuse qu'elle acceptait de n'être que la maîtresse de cet homme pour qui elle aurait tout donné mais qui s'en était allé lorsqu'il avait finalement compris avec horreur que si son amante commençait à prendre des rondeurs ce n'était pas parce qu'elle se gavait trop de sucreries – elle n'en avait pas les moyens – mais bien qu'il l'avait engrossée. Pendant toute mon enfance, celle m'avait considéré comme si j'étais ce qu'elle avait de plus précieux, retrouvant en moi les traits de son premier et unique amour et rêvant de me voir devenir un homme de la société. Mais moi, je n'en avais vraiment pas grand chose à faire, tout ce qui m'intéressait à l'époque était de m'engager dans l'armée pour pouvoir porter les couleurs de mon pays... Ce qui l'effrayait énormément, alors je ne le faisais pas juste pour la préserver sachant que j'étais tout ce qu'il lui restait. Puis elle tomba malade, et moi aussi. Nos chemins furent à jamais séparés à partir de ce moment là.

J'avais dix-sept ans à l'époque, et je les ai toujours gardés, passant à côté d'une multitude de choses que je ne connaîtrai certainement jamais. Carlisle comprenait ma douleur vu qu'il vivait exactement la même et nous apprirent tous deux à nous divertir en cumulant le maximum de savoir que nos cerveaux étaient capables de contenir. Il avait tendance à se diriger vers les sciences et la médecine alors que moi je me laissais attirer par tout ce qui pouvait toucher à l'art. Nous menions notre vie paisiblement lorsqu'il rencontra Esmée. Esmée qu'il ne me fut pas évident d'accepter, étant habitué à ne partager mon père spirituel avec personne. Ce genre de réaction était plutôt puéril mais je n'avais pas encore à l'époque toute la maturité que je pouvais posséder aujourd'hui... Apprécier Esmée ne fut pourtant pas bien compliqué, elle si aimante et chaleureuse, elle prit rapidement la place de ma défunte mère dans mon coeur et je sentais que de son côté les mêmes changements opéraient. Nous étions en train de créer notre petite famille à nous, et cette idée ne me déplaisait vraiment pas.

Je passais mon temps à analyser les comportements d'Esmée et de Carlisle, je ne comprenais pas du tout leurs sentiments ni ce qui pouvait les unir à ce point. En acceptant de partager mon père avec elle, je les avais vu développer un bonheur qui me frappait violemment au visage, me faisant déjà ressentir ce début de solitude qui me rongeait. Et puis il y avait eu Rosalie, cette fille si belle que Carlisle avait imaginé devenir pour moi ce qu'Esmée était pour lui. J'espérais moi aussi pouvoir développer cet amour qu'il envisageait. Mais non, rien. Je la considérais comme une soeur et même si elle avait tendance à souvent m'énerver, je l'appréciais. Mais cet attachement envers elle ne dépassait jamais l'amour platonique... Et alors je commençais à légèrement désespérer lorsqu'elle aussi parvint à trouver son âme soeur, Emmet, alors qu'elle n'y croyait plus vraiment. Je me demandais s'il existait une personne sur cette planète qui aurait pu être fait pour moi. Je rejettais la faute sur les autres, c'était eux qui n'étaient pas capables de m'aimer... Jusqu'à ce que nous rencontrions les Denali, dont Tanya faisait partie. Celle ci ressentait pour moi une telle fascination que cela dépassait l'entendement. Je savais, pouvant lire ses pensées, qu'elle me voyait avant tout comme un homme et qu'en moi avant d'aimer véritablement dans la personne elle n'aimait que l'homme alors que dans l'homme elle ne voyait que les hommes. Elle ne voyait que ces noms de plus à ajouter à son tableau de chasse. Elle ne s'en rendait pas compte, mais c'était ce qu'elle désirait avant tout, un amour physique. Amour que je lui avais accordé, me disant que si je m'y essayais les sentiments viendraient.

Mais non, rien. Toujours rien. Je ne ressentais rien de ces sentiments puissants que je décryptais en lisant dans les pensées de mes proches sans vraiment le vouloir, celles ci semblant forcer le passage dans ma tête plus qu'autre chose. Et je sentais que Tanya elle par contre commençait à développer un attachement particulier pour moi, alors je la laissais m'excusant de la froisser mais que je ne pouvais continuer ainsi alors que je savais pertinemment que mes sentiments pour elle n'évolueraient jamais vers cet amour que j'avais envisagé pouvoir ressentir un jour pour elle.

Ainsi, je comprenais que le problème ne devait pas venir des autres mais bien de moi-même. Étais-je finalement capable de ressentir ce genre de choses? Alice et Jasper nous rejoignirent dans notre famille peu de temps après et leur bonheur à eux deux aussi commença à me sauter au visage, me tapant plus profondément que jamais sur les nerfs. Mais en contrepartie j'avais fait de la nouvelle venue une véritable amie à qui je tenais véritablement comme une petite soeur.

Cependant, vivre avec tous ces couples réunis était finalement devenu intenable pour moi avec les années. Au bout d'une vingtaine d'années, j'avais commencé à ressentir mon besoin d'indépendance, de partir et de les laisser savourer leur bonheur. Après tout, ils méritaient tous d'être heureux. Ainsi, j'avais prit l'habitude de m'évader régulièrement pour partir, aller chercher ailleurs une raison à mon existence et aussi tenter de trouver moi aussi celle qui aurait été capable de me rendre heureux. Cependant j'étais devenu de plus en plus froid et résigné avec les années, me demandant à chaque journée où, plus seul que jamais, je voyais le soleil se lever:

« Mon coeur a t'il déjà aimé? »

C'était donc tous ces sentiments qui m'empêchaient de prendre la route immédiatement pour Forks. J'avais peur, j'étais véritablement mortifié de me retrouver encore une fois face à leur bonheur insolent et à leur amour impudique qu'ils ne pouvaient cacher. Je savais qu'ils m'aimaient tous autant les uns que les autres, ayant tous cette tendance à me mettre sur un piédestal et que de me voir me comporter ainsi leur faisait une grande peine mais je leur en voulais au fond, je leur en voulais d'être meilleurs que moi. Je leur en voulais d'avoir cette capacité à aimer qui était totalement étrangère à mon coeur. Cette colère était plus simple à gérer que le profond dégoût de moi-même que je pouvais ressentir et ils le savaient bien. Alors compréhensifs, ils me laissaient partir, mes départs étant de plus en plus proches dans le temps et durant de plus en plus longtemps.

Mais ce n'était pas pour autant que partir provoquait en moi un soulagement exceptionnel, non c'était plutôt devenu vital pour moi, comme si en leur présence je passais mon temps à retenir ma respiration et qu'une fois évadé je pouvais me remettre à respirer plutôt normalement. Cependant mes départs ne répondaient jamais à mes attentes. Moi qui me raccrochais à une envie de trouver un sens à mon existence, aussi éphémère qu'il puisse être, je ne le trouvais jamais. Il n'y avait rien au fond qui me raccrochait à cette ville aux néons fluorescents qui ne puisse me retenir de partir, si ce n'était ce verre de whisky pur malt qui était toujours là devant moi, semblant attendre que je daigne enfin l'avaler.

Ce que je fis, refoulant intérieurement la grimace qui me vint au goût du liquide mais savourant cependant la chaleur agréable qui commençait à se propager en mon être. Je ne supportais pas le goût de l'alcool mais mon corps en ressentait les effets. Je payais rapidement la note au barman, lui laissant un bon pourboire et le remerciant intérieurement de m'avoir laissé tranquille pendant tout le temps que j'avais passé accoudé au bar.

Je pris la route. Je savais que j'avais un long chemin à parcourir mais je préférais courir plutôt que de voler une voiture au pauvre homme qui aurait eu le malheur de laisser son véhicule garé ce vendredi soir dans la rue où je m'étais trouvé. Je préférais courir, l'alcool augmentant ma perception de certaines choses comme de la caresse du vent sur ma peau de granite. Finalement, il était temps que je rentre. Forks me manquait un peu et j'allais enfin pouvoir revoir les miens. Là bas, quelque chose m'attendait et je pourrais enfin me donner une raison d'avancer. Je pourrais enfin trouver une raison d'éclairer mes journées trop sombres et vides de sens. Et tant pis si je n'étais pas à l'aise avec eux, tant pis si en leur compagnie je me sentais plus seul que jamais, ils étaient ma famille. Je rentrais enfin chez moi.

---------------------------------------------------------------------------------

Alors, vous en pensez quoi???


Dernière édition par requiem-for-an-illusion le Lun 2 Fév - 23:27, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MisaRose
A l'hôtel avec Alice et Jasper
A l'hôtel avec Alice et Jasper


Féminin
Nombre de messages : 662
Age : 23
Localisation : Dans ma chambre à attendre qu'Edward passe par la fenêtre
Date d'inscription : 07/11/2008

MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Dim 18 Jan - 18:33

J'aime beaucoup!
Ta fic est...je ne sais pas comment la décrire, c'est amer, cynique, assez décapant mais on ne peut pas s'empêcher de continuer à la lire et à l'aimer!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
J.Cullen
Fait connaissance avec la meute
Fait connaissance avec la meute


Féminin
Nombre de messages : 1296
Age : 26
Localisation : Dans notre monde,avec mon loup adoré
Date d'inscription : 13/12/2008

MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Dim 18 Jan - 18:49

j'aime beaucoup...j'attend la suite miss,continue !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cullen.x
Plan d'attaque
Plan d'attaque


Féminin
Nombre de messages : 1607
Age : 21
Localisation : C'est vrmt la peine de le demander ? -_- .. Dans les bras d'Edward biensur ;D
Date d'inscription : 05/01/2009

MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Lun 19 Jan - 12:42

j'aime beaucoup !!
continue ^^
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
requiem-for-an-illusion
Inscription au lycée de Forks
Inscription au lycée de Forks


Féminin
Nombre de messages : 47
Age : 25
Date d'inscription : 11/01/2009

MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Lun 19 Jan - 19:29

Et bien merçi à vous pour tous ces beaux compliments qui me touchent. Mais non désolée pas de suite pour ce soir, trop de boulot avec les cours c'est pas trés trés gérable et je préfére vous poster une suite bien construite plutôt qu'un torchon bâclé, je pense qu'on peut le comprendre! :p

Sinon voila voila j'ai un petit souci, plus j'avance dans le plan de ma fic plus je me rend compte qu'il risque d'y avoir des passages plutôt dirons-nous, "osés" ... Ainsi je me demande si je suis autorisée à poster ce genre de textes ici...
Bon je vous rassure, je ne pense pas faire dans la pornographie ni dans le récit purement érotique mais tout de même.
Ou alors la solution pourraît être que je poste ici une version censurée, et que je vous donnerai un lien en plus de l'autre version, la vraie celle que j'aurai rédigée véritablement comme je l'entendais...

M'enfin voila par rapport a ce genre de choses je ne connais pas la politique du forum, donc éclairez moi. SVP ^^


Dernière édition par requiem-for-an-illusion le Lun 2 Fév - 23:27, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cullen.x
Plan d'attaque
Plan d'attaque


Féminin
Nombre de messages : 1607
Age : 21
Localisation : C'est vrmt la peine de le demander ? -_- .. Dans les bras d'Edward biensur ;D
Date d'inscription : 05/01/2009

MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Lun 19 Jan - 23:17

lol ok ,
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MisaRose
A l'hôtel avec Alice et Jasper
A l'hôtel avec Alice et Jasper


Féminin
Nombre de messages : 662
Age : 23
Localisation : Dans ma chambre à attendre qu'Edward passe par la fenêtre
Date d'inscription : 07/11/2008

MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Mar 20 Jan - 12:07

Vu que winette est modo je pense que le fofo accepte très bien ce genre de chose siffle
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lita
Fait passer un interrogatoire à Monsieur mystères
Fait passer un interrogatoire à Monsieur mystères


Féminin
Nombre de messages : 326
Age : 24
Localisation : à côté d'un loup brun roux...
Date d'inscription : 20/11/2008

MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Mar 20 Jan - 19:46

tant que ça ne tombe pas dans le vulgaire ça dérange pas je pense
(et connaissant le fofo ya pas trop de risques^^)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
requiem-for-an-illusion
Inscription au lycée de Forks
Inscription au lycée de Forks


Féminin
Nombre de messages : 47
Age : 25
Date d'inscription : 11/01/2009

MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Mar 20 Jan - 23:47

Le chapitre 3 se révéle être bien plus long que les autres, je m'en rend compte à l'écriture et j'avoue y prendre bien plus de plaisir, ce qui explique certainement sa longueur. Ainsi je prend la liberté de couper mon chapitre en deux, pour vous faire profiter de la première partie de celui-ci que je viens de terminer de rédiger ( je sais ce n'est pas sérieux, il est tard, j'ai cour demain à 8h mais tant pis, quand l'inspiration vous vient, il est difficile de la laisser de côté... Tant pis pour mon devoir de maths de demain, je m'endormirais sur la copie, ca changera pas grand chose à ma note de toutes façons qui aurait été dans tous les cas plutôt catastrophique. ) La première est du point de vue d'Edward. Vous verrez que la deuxième parie du point de vue de Bella va être plutôt différente. Ils ne ressentent pas vraiment les mêmes choses, vivant tous les deux des situations compliquées même s'ils sont en un certain point semblable : leur solitude.

Bref, bonne lecture à vous. Non, non, l'indécence ne vient pas maintenant ( je sais pertinemment que certaines s'en réjouiraient mais patience, patience! )


Dernière édition par requiem-for-an-illusion le Lun 2 Fév - 23:28, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
requiem-for-an-illusion
Inscription au lycée de Forks
Inscription au lycée de Forks


Féminin
Nombre de messages : 47
Age : 25
Date d'inscription : 11/01/2009

MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Mar 20 Jan - 23:49

Chapitre 3 : Une rencontre d'un autre genre.

Et voici le lien de la chanson accompagnant ce chapitre. Plutôt typique je le sais, mais je n'ai cessé de l'écouter en l'écrivant donc voila. : http://fr.youtube.com/watch?v=zQME-ChSwNM

Partie 1: La sensuelle odeur de la nouveauté.

Point de vue d'Edward

Il faisait toujours nuit lorsque j'arrivais à la villa blanche des Cullen. Un sourire me vint aux lèvres, rien n'avait changé ici. Le reste de ma famille avait prit pour habitude de faire en sorte que lors de mes départs rien ne change dans la maison afin que pour retour je me sente toujours chez moi dans la maison. Lorsque je revenais ici, j'avais toujours cette impression que le temps avait suspendu son vol pendant mon absence, comme si ma famille s'était arrêtée de vivre parce que je n'étais pas là. C'était une marque d'affection qui me touchait énormément, quoi que j'en dise. J'avais toujours été conscient de l'amour qu'ils pouvaient éprouver pour moi car, même si ceux ci étaient toujours prévenants envers moi je pouvais aussi lire leurs pensées et ainsi pénétrer leur intimité. Il arrivait souvent que je ressente de la culpabilité par rapport au fait que je possédais ce don, ils avaient souvent besoin de garder leurs pensées privées alors que moi j'étais généralement aussi évasif sur mes sentiments que ne l'aurait été une statue... Mais je ne pouvais tout simplement pas exprimer des sentiments qui me paraissaient si laids à des personnes qui me voyaient comme la réincarnation du petit Jésus lui-même – et encore, c'est peu dire. Parfois je me demandais comment ils pouvaient penser pareille chose de moi, c'était plutôt surprenant pour moi.

Je rentrais dans la maison, en quelque sorte soulagé d'avoir trouvé un endroit sur cette planète que je considérais véritablement comme chez moi. Je tendis l'oreille, histoire de remarquer si ma famille était présente mais à peine étais je arrivé dans la cuisine – dont nous ne nous servions jamais évidemment – que je remarquais une petite note fixée par un aimant sur le réfrigérateur. Je pu facilement reconnaître l'écriture ronde et enjôlée d'Alice.


Nous sommes partis chasser. Ne t'inquiètes pas, tu ne vas pas avoir le temps de t'ennuyer.
Ton lutin.


J'avais prit l'habitude de l'appeler comme cela, quand nous avions commencer à nous rapprocher, quelques années après l'arrivée d'Alice et Jasper dans notre famille. Or, cela m'étonnait qu'elle ait signé de cette manière. Avait-elle quelque chose à se reprocher? Ou alors, elle allait me demander quelque chose et voulait me caresser dans le sens du poil avant de tenter une approche... Ce genre de comportements ne ressemblait pas véritablement à l'Alice que je connaissais. Surtout que nous étions devenus assez distants ces six derniers mois. En effet, celle-ci passait tellement de temps avec Jasper que j'avais du mal à la croiser en dehors du lycée avant que je ne décide de partir. En regardant le calendrier, je pu remarquer que nous étions le 1er Septembre. J'étais donc déjà parti pendant deux mois... J'avais perdu toute notion du temps depuis que j'avais quitté la maison, ce qui était plutôt normal car pendant mes escapades je n'avais véritablement aucun repère, ne sortant de la chambre d'hôtel que je louais que la nuit pour aller siroter quelques whisky pur malt bien frais, entourés d'humains que je me plaisais à regarder de haut, ceux-ci passant leur temps à se lamenter sur les ridicules aléas de leur vie qu'ils voyaient comme de véritables tragédies... Ils étaient tous plutôt pathétiques dans leur genre. Cependant, je cherchais si par hasard, dans cette marée d'humains, je ne réussirais pas par hasard à trouver mon âme jumelle, celle qui aurait rendu mon existence plus complète.

Ainsi, pendant mes deux mois d'absences, j'avais eu une certain nombre de conquêtes. Ce genre de comportement était des plus banals chez moi et personne dans ma famille ne s'en souciaient. Ils me faisaient bien trop confiance pour penser que je puisse flancher et tuer une de ces humaines qui serait passé sous mes mains. Pour éviter toute prise de risque, je prenais la précaution de me nourrir plus que nécessaire du sang de tous les animaux que je pouvais croiser, qu'ils soient terrestres ou marins. En effet, parfois je n'avais pas vraiment le choix j'étais obligé de sacrifier mon appétit de pumas sur de pauvres mammifères marins qui avaient ce goût si désagréable de sel. J'aurais bien pu avalé de l'eau de mer que cela aurait été pareil pour mes papilles gustatives... Mais peu importait, la seule chose qui comptait était de remplir mon organisme du maximum de sang animal que j'étais capable de supporter.

Ainsi, j'étais seul dans la maison. Je regardais autour de moi, vérifiant l'état des choses et je souris en remarquant que rien n'avais changé, comme je l'avais bien deviné au par avant. Le moindre petit bibelot était à sa place, que cela aille du journal plié sur la table du salon à l'absence d'un quelconque trace de poussière sur le sol ou sur une étagère. Cependant, quelque chose commença à m'intriguer. Une drôle d'odeur traînait dans l'air, une odeur qui m'était totalement inconnue. Plutôt sucrée et quelque peu exotique, créant une drôle de sensation plutôt sensuelle. Qu'était-ce donc? Ma famille avait-elle reçu des invités pendant mon absence? Cela m'aurait fortement étonné, je connaissais tous nos amis et j'aurais été capable de reconnaître leur odeur à des kilomètres à la ronde. Non cette hypothèse n'était tout simplement pas envisageable.

Ou alors peut-être que Rosalie ou bien Alice avait décidé de changer de parfum. C'était la note plutôt sensuelle qui me faisait un peu penser à Rosalie qui aimait tant séduire et était si fière de sa féminité ainsi que de sa beauté inhumaine, seule chose qu'elle voyait comme une amélioration dans sa nouvelle vie, ou plutôt son nouveau semblant de vie qui commençait à dater de soixante ans tout de même. Mais ce genre de lubie ressemblait plutôt à Alice, qui aimait tant s'acheter toutes sortes de vêtements et de produit de beauté, comme si cela aurait pu la rendre plus belle encore. Quoi que non, ce n'était pas véritablement ce qu'elle trouvait dans cet amour des apparats féminins. Alice était toujours restée petite fille dans sa tête, débordant d'une douce folie communicative qui la rendait si excentrique. C'était tout simplement qu'elle se revoyait jouer à la poupée... Cette pensée me fit rire, ce qui entraîna ensuite chez moi une certaine mélancolie. Notre ancienne complicité effilochée par les évènements et par mon fichu caractère de pseudo solitaire me manquait terriblement en fin de compte. Alice était véritablement ma petite soeur de coeur. Elle semblait véritablement capable de me comprendre même si elle était toujours incroyablement optimiste par rapport à la façon dont la tournure que pourrait prendre les choses pour moi dans le futur. Je ne savais trop comment elle faisait pour être toujours si positive, alors que tous les autres étaient devenus beaucoup plus négatifs par rapport à moi et mon supposé bonheur en devenir en tant que vampire au fur et à mesure que les années pouvaient passer. Cependant je savais qu'Esmée continuait toujours à espérer que je m'éprenne d'une femme, qui qu'elle soit. J'aurai même pu m'éprendre d'un homme que cela l'aurait comblée, celle-ci ne voulant que me voir épanoui, même si elle avait des gros aprioris par rapport aux relations homosexuelles. J'aurai pu aimer une grenouille portant de la soie violette qu'elle l'aurait trouvée fantastiquement belle et parfaite pour moi...

Je ne reconnaissais toujours pas cette odeur, mais peu m'importait. Une odeur de plus, une odeur de moins... J'étais capable de toutes les identifier habituellement, alors bon une de plus ou de moins n'était pas véritablement le genre de détails qui allait pouvoir une réelle influence dans ma vie selon moi. J'avais besoin de changement, mais d'un changement bien plus conséquent qu'une simple odeur...

Je me baladais dans la maison, arrivant finalement face au magnifique cadeau que Carlisle m'avait offert quand nous avions emménagé dans cette maison pour la première fois. Un magnifique piano à queue entière qui surplombait toute la pièce, semblant lui donner une drôle d'atmosphére, bien plus majestueuse qu'elle ne l'aurait été si l'instrument n'avait pas été dans la pièce, ainsi mit en valeur sur une estrade de bois. Je tournais la tête pour voir dans le coin que la barre de danseuse d'Alice était toujours au même endroit. Je laissais ma main caresser l'imposant instrument, admirant d'un oeil appréciateur les douces finitions des professionnels qui avaient conçut l'instrument dans les années cinquante, lui laissant une sonorité si caractérielle de l'époque et qui me semblait être la plus belle de toutes. L'acoustique de la pièce était parfaite pour un tel instrument, chaque note pouvant se laisser aller dans l'air à son bon plaisir, ou plutôt à mon plaisir à moi. J'étais le seul à avoir le contrôle de ma musique, et j'en profitais. Ce piano était mon plus grand confident. Lui seul connaissait mes peines et mes espérances et il était le messager de ma douleur. Il n'y avait que par lui que j'osais véritablement exprimer mes sentiments, faisant fi de mon éternelle stupide pudeur.

Je m'assis sur le tabouret, caressant les douches d'ivoire du bout des doigts, remarquant une fine pellicule de poussière. Le piano était sacré dans cette maison, seul moi y touchait et je savais pertinemment qu'aucun des habitants de la maison n'avait osé approcher l'instrument de moins de cinq mètres en mon absence. Comportement que je respectais même si je le trouvais parfois légèrement ridicule, étant loin d'être matérialiste même si j'affectionnais particulièrement l'instrument je ne le voyais pas comme ma propriété personnelle mais plutôt comme l'une des plus grandes merveilles qu'il aurait été un sacrilège de priver le monde de sa beauté.

J'avais envie de jouer, mais je ne savais pas véritablement quoi. Peu importait, je laissais mes doigts aller sur les touches, retrouvant avec satisfaction de doux sentiment de liberté que je n'arrivais à avoir que lorsque je jouais. Soudain, me revint en mémoire cette délicieuse odeur qui m'avait chatouillé les narines quelques instants plus tôt. Je tentais de la retranscrire en musique et alors je fus étonné de la résonance de la mélodie dans la pièce. C'était la première fois que je composais quelque chose d'aussi joyeux. Une drôle de légèreté s'installait dans l'air, mais que m'arrivait-il? Ce bonheur s'imposait à moi, j'avais beau le fuir, tenter de passer en avant ma solitude et mon incompréhension de la vie, le bonheur me revenait toujours en plein visage sans que je ne puisse le contrôler. C'était la première fois que ma musique n'écoutait pas mon esprit. Étonné, je laissais mes doigts vagabonder sur le clavier, essayant juste de ressentir ce que la musique tentait de me transmettre. C'était un sentiment bizarre, une drôle d'affection incroyable, allant bien au delà de l'amour fraternel ou parental; un sentiment bien plus puissant qui me revenait en plein visage, ressemblant tellement à l'amour que je pouvais lire dans les yeux des couples habitant cette maison. Je ne me reconnaissais pas dans la musique et pourtant c'était bien moi qui jouais cette musique qui aurait normalement du être le reflet de mes sentiments.

Les dernières notes résonnèrent, en un écho mystique qui me touchait véritablement, faisant trembler toutes les particules de mon être. Je mis un moment à reprendre mes esprits, toujours troublé. Je sentais une présence derrière moi, sans véritablement pouvoir penser que cela puisse être possible. S'il y avait eu quelqu'un dans la pièce, je l'aurais su depuis un bon moment déjà, ayant pu lire ses pensées. Je me retournais cependant et sursautais en remarquant qu'il y avait effectivement quelqu'un en face de moi.

C'est alors que l'odeur me frappa encore plus. J'étais comme terrifié tellement j'étais attiré, comme totalement hypnotisé par cette jeune femme qui se tenait immobile devant moi. Ce n'était pas l'odeur d'un sang humain, elle était cependant toute aussi attirante et j'avais le sentiment qu'elle me serait toute aussi dévastatrice. Cette jeune femme était droite, plus droite que ne l'aurait été une règle et paraissait véritablement imposante. Elle paraissait si grande, j'en étais véritablement impressionné. Elle avait une longue chevelure brune qui lui tombait sur les épaules en un mouvement plus léger que le vent, un teint plus blanc que la neige de l'hiver blanc, un nez fin, de petites pommettes, et des yeux rouges qui semblaient me sonder au plus profond de mon être. Mais qui était-elle?

C'est alors que je compris pour la première fois de toute mon existence la réelle signification de la beauté inhumaine. Telle créature ne pouvait être humaine, ce n'était tout simplement pas possible. J'envisageais même la possibilité qu'elle ne soit pas terrienne, le monde n'ayant jamais été capable de créer telle beauté sinon je l'aurais déjà su depuis les années. Cependant je sentais au fond de moi que telle beauté ne pouvait être bénéfique, il y avait quelque chose de malsain en elle. Comme un appel à la luxure, sortant des gorges de l'enfer et me forçant, moi pauvre vampire qui ne méritait pas tel sort, à me rapprocher du vice.

Je m'approchais de la créature plus vivement que je ne l'aurai voulu, ne pouvant contrôler mes mouvements. Elle m'hypnotisait totalement. Ma main fut attirée par son visage et celle-ci ne put s'empêcher d'aller s'y déposer, osant caresser timidement du bout des doigts cette joue couleur de neige qui me parut si douce au toucher. Comment étais-ce possible?

__________________________________________________

Alors vos avis? :p :p

Je rééditerais demain pour terminer de corriger là je n'en ai plus vraiment la motivation (fatigue!) . Je commencerai à écrire la suite demain aprés-midi donc vous l'aurez au mieux demain soir, au pire dans la semaine, mais je pense, sans vouloir prendre d'engagement que je ne serais pas capable de tenir que vous devriez l'avoir demain car pour le moment tout est assez clair dans ma tête quand aux sentiments de Bella.


Dernière édition par requiem-for-an-illusion le Lun 2 Fév - 23:29, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MisaRose
A l'hôtel avec Alice et Jasper
A l'hôtel avec Alice et Jasper


Féminin
Nombre de messages : 662
Age : 23
Localisation : Dans ma chambre à attendre qu'Edward passe par la fenêtre
Date d'inscription : 07/11/2008

MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Mer 21 Jan - 12:29

J'asore cette suite!
Les sentiments d'Edward sont vraiment très bien retranscrits et ces pensées vis à vis de Bella sont... !!!
J'ai vraiment hâte de lire la suite pour savoir comment Bella a ressenti cette rencontre!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
requiem-for-an-illusion
Inscription au lycée de Forks
Inscription au lycée de Forks


Féminin
Nombre de messages : 47
Age : 25
Date d'inscription : 11/01/2009

MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Sam 24 Jan - 22:08

Je m'excuse de tant de retard... J'ai une trés grande maladie : le perfectionnisme. Je n'arrête pas d'écrire et de réécrire la seconde partie du chapitre 3, mais rien à faire il ne me plaît toujours pas. Je n'arrive pas à trouver les mots adéquats, tout me semble bien trop limpide par rapport à ce que je veux faire ressentir... Donc voila je me demande si je ne vais pas laisser au chapitre 3 seulement la première partie qui est du point de vue d'Edward pour continuer avec la suite de l'histoire, sinon je crains de ne pouvoir mettre la suite du troisième chapitre avant un bon moment...

Donc, voila, je suis désolée si certains attendent la suite :S


Dernière édition par requiem-for-an-illusion le Lun 2 Fév - 23:30, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
requiem-for-an-illusion
Inscription au lycée de Forks
Inscription au lycée de Forks


Féminin
Nombre de messages : 47
Age : 25
Date d'inscription : 11/01/2009

MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Dim 25 Jan - 0:45

Finalement, la suite vient. Pardonnez moi si des fautes sont glissées par ci et par là mais franchement je n'ai plus du tout le courage de me relire une fois de plus, je viens de réécrire cette partie d'une traite en me disant qu'aprés tout, autant poster la suite même si elle ne me satisfait pas. A trop être perfectionniste, je risquerais de ne jamais la poster donc voila...
Je pense éditer mon message plus tard, quand j'aurai le courage de relire, une fois de plus.

En attendant, je vous souhaite une bonne lecture, en esperant que cette suite vous plaira plus qu'à moi.


_____________________________________________


Partie 2 : La beauté d'un ange

Point de vue de Bella

Je ne sais trop quelle heure il était, ni combien de temps j'avais pu rester ainsi blottie contre moi même dans le noir de cette nuit morbide que semblait être mon existence. J'avais totalement perdu conscience du temps qu'il avait pu se dérouler depuis cette nuit morbide, cette nuit d'infinie douleur indescriptible que personne ne devrait avoir à vivre. En position de foetus, les bras repliés contre moi même, je tentais vainement de procurer à mon corps un peu de chaleur qui m'aurait fait sortir de cet état léthargique dans lequel je me sentais pareille à un glaçon en me frottant vigoureusement les bras, puis les jambes. En vain. J'étais devenue un véritable iceberg, prostré dans sa douleur, faisant le deuil de sa vie et j'avais cette désagréable impression que plus jamais je ne pourrais ressentir le moindre bonheur. J'avais le visage tendu par la douleur, non plus la douleur physique mais la douleur psychologique, cette première s'étant envolée depuis un moment déjà.

Je regrettais d'ailleurs le fait que celle-ci ne soit plus là car j'avais l'impression de ne pas être à ma place. Ce vampire, en me mordant cette nuit là, alors que je pensais qu'il allait mettre un terme à mes souffrances n'avait réussit qu'à les prolonger, me condamnant ainsi à une éternelle dépression avec ce sentiment d'injustice. J'aurais tellement aimé que ce soit ma mère à ma place, elle méritait bien plus de continuer à exister plutôt que moi qui n'était que cette inutilité, ce rien dans l'univers qui n'avait jamais réussi qu'à empirer des situations déjà dramatiques. Et alors, je m'en voulais. J'avais tout tenté pour essayer de changer la situation, mais il fallait croire que j'étais véritablement dans le pire du pire, car tous mes efforts s'étaient révélés vains. Tenter de stopper ma respiration? Ce n'était pas cela qui me faisait stopper cette maudite existence, loin de là. C'était juste inconfortable. Tenter de me tailler les veines? Je n'avais plus de sang qui coulait dans mon corps, ce n'était qu'un espèce de liquide visqueux grisâtre aux reflets argentés que je ne supportais de voir.

Plongée dans mon infinie douleur, je repensais à la petite fille que j'avais pu être autrefois. Une petite fille si pleine de vie et si assoiffée par tous les mystères que la vie pouvait lui apporter que cela en était totalement déconcertant. Au fond, peut-être était-ce là ma punition? J'avais peut être bouleversé l'ordre des choses en tentant de vivre tellement fort, tellement vite que maintenant j'avais trop vécu en dix sept ridicules années. Dix sept ridicules années qui n'avaient servit à rien. A part à apporter à ce monde trop noir encore une de ces couches de noirceur. Et alors je me rappelais. Ce fameux coup de téléphone, à vingt et une heures et quarante huit minutes. Ma mère, ma génitrice, celle qui m'avait à l'époque injecté ce bonheur sans nom dans mes veines. Celle que j'avais vu dépérir, incapable de la rendre heureuse. Je n'avais su que la faire souffrir.

Pendant toute mon enfance, nous partagions notre folie commune, nous moquant du commun des mortels qui nous regardait toujours de biais, remarquant que notre folie était définitivement ancrée en nous deux et que cela devait être le résultat d'une malformation génétique qui était visiblement héréditaire. Mais peu nous importait à l'époque, nous étions seules au monde, nous prenant parfois pour des personnages de dessins animés, comme cette fois où nous avions déambulé dans la maison familiale, arborant des costumes du film d'animation Mulan. Durant ces moments de folie, il n'y avait que la simplicité qui coulait dans l'air, la vie était évidente, et je ne pouvais que sourire devant ma génitrice qui déployait sur moi son amour bien plus puissant que n'importe quelle armée. Voir ma mère euphorique était un de ces spectacles des plus ravissants, mais je savais déjà au fond de moi alors que je n'étais âgée que de sept ou huit ans, que cet état pouvait lui être légèrement dangereux. Parfois, elle était tellement prise dans sa folie qu'elle en oubliait totalement de manger pendant plusieurs journées de suite, ou bien de boire. Il lui arrivait de dépenser toute sa paye en un stock de paires de chaussures, juste parce que cela lui faisait envie... Elle se moquait de ses responsabilités et se doutait que moi, même quand je n'étais qu'une petite-fille, j'étais bien plus capable qu'elle d'avoir toutes ses responsabilités. Ainsi, nos rôles étaient échangés, elle était la petite fille et moi je me devais d'être l'adulte sérieuse...

Mais cet état d'euphorie n'était jamais qu'éphémère. En effet, les périodes d'intense joie de ma mère duraient de quelques semaines à six mois et se terminaient toujours de la même façon. A un moment, elle réalisait qu'elle allait trop loin, qu'elle ne maîtrisait plus rien et que le temps coulait entre ses doigts. Et alors, elle s'effondrait et s'enfermait dans sa chambre, refusant de voir toute lumière qu'elle soit artificielle ou bien que ce soit celle du soleil. Elle refusait même de se laver, ou bien de manger. Alors, je lui portais des plateaux repas dans sa chambre, lui mettant toujours une belle tulipe jaune dans un petit vase, fleurs qu'elle appréciait énormément, mais qu'elle regardait toujours avec mélancolie. Ma mère me faisait penser à une rose, étant éblouissante de beauté quand elle était éclose et semblant porter tous les malheurs du monde lorsqu'elle se fanait. Parfois, je voyais ma mère partir dans ses délires, surtout quand je la lavais au gant de toilette dans la grande baignoire de la salle de bain. Ses délires étaient véritablement effrayants, dépassant de loin tous les films d'horreurs que j'avais pu voir, ma mère semblant habitée par une autre présence malsaine. Une fois, elle avait même crié d'une voix suraigüe, les yeux exorbités et pleins de sang.

« Je suis une rose! Ne me touche pas, je suis aussi belle et aussi dangereuse qu'une rose. Je t'attire et tu m'aimes, mais tu ne peux me toucher car j'ai des épines. Nous n'y pouvons rien, nous sommes condamnées, je suis ta souffrance, ta douleur la plus profonde en toi. Je serais ta destruction. »

Elle était ensuite retombée, molle dans la baignoire, semblant perdue dans son monde auquel je n'avais pas accès et qui m'intéressait tant. Ma mère souffrait, j'aurai voulu l'aider, et j'aurai donné n'importe quoi pour cela. Les périodes de souffrance de ma mère étaient vraiment très éprouvantes. Nous nous éloignions à chaque fois, devenant des étrangères, ma mère refusant de m'exprimer son amour. Puis le mal partait, aussi soudainement qu'il était venu, ma génitrice redevenant euphorique et toute aussi pleine de joie. Ces dans une de ses périodes d'euphorie qu'elle rencontra Phil, mon beau-père. Il était tout aussi émerveillé que moi par elle à l'époque et par sa douce folie qui le touchait en plein milieu du coeur. Souvent, je m'amusais à l'observer quand il la regardait et alors je voyais des étincelles dans ses yeux. Il l'aimait, c'était sur. Presque autant que je l'aimais. Et j'étais heureuse, non seulement parce que Phil aimait ma mère et qu'il était gentil avec moi, mais parce qu'il semblait la rendre heureuse. Ma mère semblait enfin goûter au bonheur qu'elle méritait, et je me disais que ses périodes de souffrance intense devaient être révolues. Le jour où Phil vint s'installer à la maison, j'avais dix ans. Ce jour là, je m'étais tressés mes longs cheveux bruns, j'avais enfilé une de mes plus jolies robes de petite fille et je m'étais appliquée à être la plus gentille et la plus adorable des enfants, me disant que j'étais redevable envers ma mère qui m'avait donné la vie et qu'ainsi je me devais d'être le plus accueillante possible avec cet homme qui l'aimait et qu'elle aimait réciproquement. Je m'étais trompée à l'époque en pensant que le bonheur était maintenant définitivement installé dans la maison car, une sombre journée, ma mère retomba dans son état léthargique de souffrance incommensurable, et cette fois était bien pire que toutes les autres dont j'avais pu être témoin. J'avais beau lui témoigner de tout l'amour dont elle semblait avoir besoin, ainsi que du maximum de temps que je pouvais, elle ne se remettait pas. Ma mère était tout simplement absente, ce n'était plus elle qui était dans son corps. Phil ne comprenait pas, j'avais beau tenter de le rassurer du mieux que je le pouvais, alors que moi aussi je m'inquiétais quoi que tout de même habituée aux humeurs changeantes de ma mère, rien n'y faisait. Les mois passaient, ma mère était toujours aussi éteinte, toujours aussi absente. Je savais pertinemment que le changement allait bien survenir à un moment ou à un autre, même si cela devait prendre un peu plus de temps qu'à l'accoutumée, les choses allaient rentrer dans l'ordre. Mais je commençais à avoir peur que Phil ne s'enfuit, qu'il ne fuit cette souffrance atroce que ma mère semblait porter en elle. Mais il l'aimait trop pour partir, et il avait bien trop d'honneur. Phil Jenks était indubitablement un homme bien. Or, un jour, il commit un acte que je ne pu jamais lui pardonner, même si ses intentions étaient honorables à la base. Il l'emmena chez un médecin spécialisé, un psychiatre.

Le verdict avait sonné comme un couteau dans mon coeur.

«  Trouble bipolaire. » « Maniaco dépression. » « Cyclothymique. »

Ils pouvaient tenter de caractériser ma mère comme ils le leur souhaitaient, ces imbéciles en blouse blanche, mais je savais qu'au fond il ne la voyait jamais autrement que comme une folle, rien de plus. Une patiente qui leur servait à tenter de comprendre le cerveau humain ainsi que ses faiblesses. Je me moquais bien de leurs avis, qu'ils pensent ce qu'ils veulent, tant que l'on ne me volait pas ma mère, tant qu'on me la laissait. J'étais la seule à être capable de s'occuper d'elle, je le savais moi, mais personne ne me croyait. Ils ne voyaient pas en quoi une pré-adolescente de treize ans pouvait être plus efficace que des médecins sortant de Columbia pour éradiquer une maladie aussi compliquée à soigner qu'était la Maniaco dépression.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
requiem-for-an-illusion
Inscription au lycée de Forks
Inscription au lycée de Forks


Féminin
Nombre de messages : 47
Age : 25
Date d'inscription : 11/01/2009

MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Dim 25 Jan - 0:45

Et puis, ils firent la pire chose qu'il leur été possible de faire, alors que j'avais seize ans. Phil, qui était devenu mon tuteur légal car ma mère n'était plus jugée comme capable de prendre des décisions réfléchies aux yeux de la loi, s'inquiétait pour moi. Un jour, il m'emmena consulter moi aussi. Et alors le verdict avait encore sonné, alors que moi je maudissais ces médecins qui se plaisaient à inventer des maladies cérébrales à des gens totalement sains d'esprit. C'était vrai après tout, moi je n'avais rien demandé à personne, je voulais juste qu'on me laisse vivre tranquille avec ma mère, à me laisser m'occuper d'elle comme je l'avais toujours fait depuis ma naissance quand elle n'allait pas bien. Quelle satisfaction tiraient-ils diagnostiquer les gens comme étant des fous? Etaient-ils sadiques au point d'aimer rendre les gens grogys grâce à l'administration d'antidépresseurs pas plus efficaces que de l'eau minérale?

Le diagnostic avait sonné, une fois de plus, alors que je m'en désintéressai totalement.

« Dépressive. »

Voilà ce qu'avait dit de moi le pédopsychiatre. Grand bien cela lui fasse de penser que j'étais malade, moi je désirais seulement que l'on me laisse tranquille et vivre ma vie comme je l'entendais.
Mes attentes furent loin d'être entendues. Et alors, les médecins prirent la pire décision qu'il leur était possible de prendre. Selon eux, ma mère m'était néfaste. Ils pensaient que notre dépression commune était due à un problème génétique et que même si mon état était encore totalement gêrable, cela n'allait pas tarder à empirer selon eux et que donc, toujours selon eux, il était vital pour moi que je puisse évoluer dans un environnement stable... Et donc, ils prirent l'affreuse et l'inhumaine décision qu'il fallait nous éloigner ma mère et moi, pour mon bien. Ma mère fut donc internée et nous nous mîmes à souffrir énormément de l'éloignement imposé. Jusqu'à ce qu'un beau jour, l'état de ma mère s'arrangea. Elle était dans une phase maniaque et suivait précautionneusement son traitement médical et donc les médecins l'autorisèrent à rentrer à la maison. Cette période fut plutôt normale, et dura six mois, six courts mois pendant lesquels je pu enfin profiter du temps passé avec ma mère, qui avait largement perdu de ses excentricités habituelles qui étaient les caractéristiques de ces périodes d'euphorie. Jusqu'à ce qu'un jour, un jour funeste, où, enjouée encore une fois de pouvoir passer du temps avec ma mère adorée j'étais allée la rejoindre dans sa chambre, lui amenant le petit-déjeuner au lit avec l'habituelle tulipe jaune, comme elle aimait tant que je le fasse. Mes yeux s'étaient à peine posés sur ma mère que je lâchais le plateau qui frappa le sol en un bruit de verre déchirant le silence.

Ma mère était allongée sur son lit, le poignet gauche tendu en dehors du lit, avec une drôle d'expression sur le visage, comme de la sérénité. Ma mère était étonnamment tranquille, je ne l'avais jamais vu comme cela. Elle souriait, les yeux fermés. Elle semblait apaisée. Dans sa main droite, il y avait un rasoir. Un rasoir plein d'une substance rouge criarde. Son poignet gauche était pleins de longues taillades d'où sortait la même substance rouge criarde qui dégoulinait sur le sol, tâchant la moquette de cette même couleur. Rouge. Rouge sang.

J'étais restée pétrifiée, alors que Phil avait vite accourut dans la chambre du couple, paniquant et appelant les pompiers. Les hommes s'étaient tous affairés autour du corps inerte de ma mère, alors que moi je ne bougeais toujours pas. Un homme me conduisit à ma chambre, je ne savais pas trop qui c'était, j'étais trop perdue dans mes pensées et trop choquée pour pouvoir faire attention à son visage ou même à sa voix. Je m'étais alors assise sur mon lit, dans ma chambre de petite fille aux tons rose, ne bougeant toujours pas, fixant les chiffres rouges de mon radio-réveil. Rouge sang. Je n'avais même pas remarqué que la nuit était tombée. Jusqu'à ce l'heure sonna enfin, cette heure fatidique où je perdis définitivement mon âme. C'était un 3 Juin 2008 à vingt-et-une heure et quarante huit minutes que l'on pu définitivement effacer mon nom de la liste des humains.

Trois mois étaient passés depuis ce jour-là. Trois longs mois que j'étais enfermée dans cette sinistre chambre bien trop luxueuse pour moi qui m'était totalement impersonnelle. Je ne me sentais pas à l'aise dans cette maison bien trop somptueuse pour moi. La richesse des Cullen me frappait aux yeux avec provocation, moi qui n'avais jamais été matérialiste, ne m'intéressant pas à la richesse extérieure des personnes mais à leur richesse intérieure. Je refusais de sortir de cette pièce, n'ayant ni faim, ni soif. Aussi stupide que cela puisse paraître, je gardais mes paupières fermées, refusant d'être et de ressentir quoi que ce soit. Je me disais que si je fermais les yeux du plus fort que je le pouvais, si je continuais encore et toujours, je deviendrais invisible. Le reste du monde ne me verrait plus et alors je n'existerai plus.

Plongée dans mon comas psychologique, je n'entendais plus rien. J'étais devenue aussi léthargique que ces patients que les gens traitent de légume. Mon corps était dans un état végétatif. Mon esprit était bien ailleurs, comme envolé. Il ne restait plus de moi sur Terre que cette trace fantomatique que j'aurai tout donné pour faire disparaître. Je m'étais tout simplement coupée du monde et de tout ce qui pouvait l'accompagner. Le silence m'entourait de sa douce caresse apaisante comme voulant de l'immense souffrance que je ne ressentais cependant pas; tout ce qui régnait en moi étant cette sensation de vide intersidéral tellement inhumaine que je ne trouvais pas de mot adapté pour la qualifier.

Une mélodie lointaine vint soudain interrompre mon état léthargique, réveillant mon esprit. Elle était douce et semblait conter une histoire, de ces contes de fée que l'on raconte aux enfants le soir afin qu'ils daignent enfin fermer les yeux pour se faire emporter par les bras de Morphée. C'est alors que des images lointaines vinrent se projeter dans ma mémoire: le souvenir d'une journée d'été au bord de la mer, une de ces journées que l'on souhaiterait marquer à vie dans notre esprit, les rayons du soleil se reflétant sur l'eau en une atmosphère mythique, rendant votre coeur plus léger et faisant tout simplement voyager votre esprit en des terres plus belles et mystérieuses que vous n'aviez jamais pu penser l'imaginer. Je ne contrôlais rien, les images s'imposaient d'elles-même dans mon esprit alors que je tentais tout pour les empêcher d'y entrer. Mais il n'y avait rien à faire, je n'étais pas assez forte.

Cette musique ressemblait tellement à un rêve et moi qui ne pouvais plus rêver, elle me donna envie d'ouvrir les yeux afin de la suivre. Je la haïssais. Comment était-il possible qu'il existe une mélodie aussi joyeuse et qu'elle retentisse dans l'air, semblant se moquer de moi qui souffrait énormément qu'il n'était humain de souffrir.

Alors que je me hissais sur mes jambes frêles tout en marchant au rythme de la musique, je tentais d'en rejoindre sa source. Pieds nus je me retrouvais alors dans un espèce de couloir qui semblait être le plus long que l'histoire n'ait jamais pu porté, mes pieds touchant sans aucune sensibilité la moquette couleur magenta foncé qui recouvrait le sol.

Je jurai fortement dans l'endroit luxueux, seulement vêtue de ma chemise de nuit. Mais peu m'importait, ce genre de détails n'était vraiment pas du tout intéressants. La scène me semblait irréelle, mes pieds n'écoutant pas mon cerveau qui leur hurlait de faire demi tour, de ne pas s'approcher de cette source de joie que je ne méritais pas. Je souffrais, et je l'avais mérité. Je méritais de souffrir en silence, mais surtout seule. Je n'avais été capable d'aimer assez ma mère pour lui faire aimer la vie, ainsi je ne méritait pas un tel bonheur. Je n'y avais pas droit...

J'avais beau me sermonner inlassablement, mes pieds ne m'écoutaient toujours pas. C'était peine perdue. J'arrivais face à cette grande estrade de bois sur laquelle un immense piano à queue entière noir verni trônait. Je ne voyais que peu le musicien alors je me rapprochais plutôt instinctivement, sans même penser à la supposé timidité que j'étais censée posséder et la vision me choqua. Ce n'était pas un homme, c'était un ange.

Ou du moins, il en avait les traits, son teint plus que laiteux étant la seule chose qui le différenciait des anges tels que je me les représentais, détail qui le rendait encore plus irréel si cela était possible. Mon cerveau ordonnait à mes pieds de fuir, mon corps ne méritant pas d'observer et de pouvoir se tenir à côté d'une telle beauté. Mais il n'y avait toujours rien à faire, et je haïssais cette sensation incroyable de totale perte de contrôle.

Je sentis mes yeux commencer à se mouiller de larmes, larmes qui ne purent cependant pas couler sur mes joues. Je n'étais même plus capable de pleurer alors que j'avais le sentiment de porter en moi la plus grande peine du monde entier. Ainsi, je ne pourrais jamais laisser cette douleur s'exprimer. Elle ne sortirait jamais de mon être... Et bien tant pis, j'étais condamnée à vivre dans une douleur silencieuse. C'était là une punition qui semblait être à la hauteur de mes erreurs. Un liquide coula de mon oeil droit, tombant lentement sur ma joue et la brûlant plus douloureusement que ne l'aurait fait de l'acide et se séchant aussitôt.

Puis la musique s'arrêta brusquement. Le musicien se retourna vers moi, et je fus de nouveau frappée par sa beauté inhumaine. Je tentais de détourner les yeux, ne méritant pas d'observer tel joyaux, mais mes yeux ne m'écoutaient toujours pas. Il me fixait, de ses yeux topaze hypnotisants et moi, je n'étais plus capable de faire le moindre mouvement. Je sentais qu'il se rapprochait de plus en plus de moi et je n'arrivais pas à comprendre le sens de ses gestes, la signification cachée derrière chacune de ses actions. Il semblait si impassible et je me demandais bien comment il pouvait faire, alors que moi j'avais l'impression que tout mon émerveillement envers lui était lisible sur mon visage. Je ne pouvais plus me contrôler, c'était définitivement impossible.

Il se rapprocha tellement que nos souffles se mélangèrent et j'étais plus que jamais consciente de l'air qu'il expirait sur mon visage. J'étais à la limite de flancher et de me prendre à son coup pour embrasser sauvagement ces lèvres qui semblaient m'appeler. Elles étaient un véritable appel à la luxure et j'avais cette drôle de sensation que ces lèvres n'avaient été créées que pour une seule raison : que je les embrasse. Elles semblaient tout simplement parfaites pour moi.

Mon corps résista cependant à la tentation. Lorsqu'il déposa lentement sa main sur ma joue, je crus défaillir, étant envahie par une multitude de sentiments divers. Sa douce caresse me réchauffait tout mon être, incroyablement tendre.

Une voix retentit soudain, brisant d'un coup violent l'intimité s'était installée entre moi et cet incroyable jeune-homme qui ressemblait tant à un ange.

« C'est ainsi que la Belle au bois dormant fut réveillée par le Prince Charmant. La coquine, elle n'attendait que ça! »

_______________________________________________


Des critiques? Vite, vos avis, j'ai franchement besoin de savoir ce que vous pensez de ma fic, j'ai l'impression de ne pas du tout réussir à faire passer ce que je veux faire passer et ca me fout vraiment le moral en miettes. C'est débile je sais bien, mais bon. Peut être que c'est que je poste de trop gros morceaux... Je ne sais pas

Mais dîtes moi ce que vous en pensez, sinon je vais vite me décourager et arrêter d'écrire cette fic qui me tient pourtant tant à coeur...

Dîtes moi honnêtement ce que vous en pensez, que ce soit positif ou négatif, j'ai besoin de vous pour progresser!!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MisaRose
A l'hôtel avec Alice et Jasper
A l'hôtel avec Alice et Jasper


Féminin
Nombre de messages : 662
Age : 23
Localisation : Dans ma chambre à attendre qu'Edward passe par la fenêtre
Date d'inscription : 07/11/2008

MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Dim 25 Jan - 19:21

Surtout n'arrête pas d'écrire ta fic est géniale!!
J'adore, tu es beaucoup trop critiques envers toi-même je t'assure tu as un réel talent et fais très bien passer les émotions!!
PS:J'adore la dernière phrase!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Ven 30 Jan - 1:42

jvien de lire tes 2er chapitre, franchement, jaime bocou ta facon décrire, demain jli le 3ème chapitre la jcomence a ètre fatiguer :p
en tou k kontinu kome sa c vrai ment pluske top
Revenir en haut Aller en bas
Cullen.x
Plan d'attaque
Plan d'attaque


Féminin
Nombre de messages : 1607
Age : 21
Localisation : C'est vrmt la peine de le demander ? -_- .. Dans les bras d'Edward biensur ;D
Date d'inscription : 05/01/2009

MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Ven 30 Jan - 3:02

j'ai hâte à la suite ^^
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Ven 30 Jan - 17:45

et bé vraimen c génial je nè pa réussi a detourner mon regard, complétemen hipnotiser, jadore vraimen continue jve vite la suite
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   

Revenir en haut Aller en bas
 
Une étoile parmi tant d'autres
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 5Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5  Suivant
 Sujets similaires
-
» Une parmi tant d'autres
» Seule parmi tant d'autres
» Ceci n'est qu'une présentation parmi tant d'autre....
» Un projet parmis tant d'autres
» Otaku parmi tant d'autres

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Twilighters France :: Le quartier des artistes :: Fanfics :: Fanfics tout Public-
Sauter vers: