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 Tout commence par un choix...[fiction vampirique sans rapport à la saga]

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Aphrody ♥
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MessageSujet: Tout commence par un choix...[fiction vampirique sans rapport à la saga]   Jeu 8 Juil - 8:33

Bonjour à tous,

Je vous préviens tout de suite, pour éviter les déceptions futures, la fiction ne relate d'aucun personnage de la saga twilight et encore moins des acteurs de la saga! Toutefois c'est une fiction vampirique Smile
Alors pour les fans des crocs acérés, et des histoires d'amour impossibles, vous allez vous éclater ici Smile

smack




Dernière édition par Aphrody ♥ le Sam 10 Juil - 10:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tout commence par un choix...[fiction vampirique sans rapport à la saga]   Jeu 8 Juil - 8:33

Prologue

Je vivais une petite ville au sud de l’Italie qui s’appelait Valotiri. Personne ne connaissait ce coin et encore moins, ne venait y vivre, nous y étions tranquilles. Mon père était décédé et ma mère était une femme narcissique et naïve. A la mort de mon père nous avions du prendre la décision de partir loin, très loin, au Canada. Nous étions sur la route à la recherche d’une maison à louer pas trop loin des commerces et pas trop loin d’une école qui serait prête à m’accepter à deux semaines de la rentrée ! Mon bulletin était irréprochable mais qui voudrait d’une jeune fille avec une famille douteuse et un passé chargé ? Je me le demandais. Mon père me disait toujours « Tu te poses trop de question Aly » et il avait sûrement raison ! Nous nous enfoncions en pleine campagne, seule la forêt nous entourait, nous étions encerclés par les arbres. Soudain je ne contrôlais plus la carte routière que j’avais dans les mains. Le village annoncé n’était pas noté sur la carte du coin. Rivertown ! C’était pourtant là, un nom de village assez banal. Je voyais soudain un petit écriteau A LOUER devant la première maison du village. Mais les pancartes du même genre affluaient dans le village et je commençais à avoir un mauvais pressentiment. Celui-ci semblait… vide. Comme si quelque chose ou quelqu’un effrayait et faisait partir les personnes qui s’aventuraient sur ces terres ! C’est là, que tout à commencé !

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MessageSujet: Re: Tout commence par un choix...[fiction vampirique sans rapport à la saga]   Jeu 8 Juil - 8:34

Chapitre 1

Maman s’arrêtait quelques instants devant un grand panneau touristique en espérant trouver la mairie ou une église ou quelqu’un pourrait l’aider et l’informer sur ce village.

- Maman !
- Quoi ?
- Remonte, je suis sûre que nous trouverons une personne à interroger dans les rues !
- Tu crois ? On dirait que personne ne vit ici !
- Oui c’est vrai que c’est assez… vide ! Mais avec un peu de chance il y à peut être une boulangerie ou un bar dans le coin !
- Tu as raison ! allons au centre du village pour voir ça !

Elle remontait dans la voiture et je cru voir quelque chose dans le rétro mais lorsque je me retournais, il n’en fut rien ! Ce village me faisait une drôle d’impression. Je ne m’y aventurerais pas seule mais j’avais envie d’en savoir un peu plus sur l’histoire de ses environs. Je sentais un lourd passé, chargé historiquement, mais je pouvais me tromper.

- Ah, voilà ! Regarde là bas ! J’aperçois un bar !
- Il à l’air… vide !
- Et bien ça ne coûte rien d’aller voir…

Nous nous arrêtions et descendions dans un même mouvement de la voiture pour nous rendre devant la porte du bar qui était fermée. Mais j’entendais du bruit à l’intérieur, comme une radio en marche sans personne pour l’écouter.

- Vous cherchez quelque chose ?

Nous sursautions ma mère et moi et nous retournions vers cet importun qui avait manqué de nous faire faire une crise cardiaque. Son visage était magnifique. Je n’avais jamais vu un homme aussi beau et aussi dur à la fois. Il semblait vouloir nous aider mais son visage était comme figé et les mouvements incessants de ces doigts montraient un certain agacement à notre rencontre. Son corps et son mental se contredisaient. Vous comprenez maintenant, sans doute pourquoi je souhaite devenir psychologue. Détailler et analyser c’était mon truc !

- Vous avez perdu l’usage de votre langue ?
- Non… non Mr !?
- Appelez Léo, ça suffira !
- Très bien Léo !

Ma mère lui tendit la main mais il esquiva en s’approchant de la porte du bar pour l’ouvrir.

- Vous êtes le propriétaire du bar ? demanda ma mère
- En quelques sortes, il était à mon père mais il est mort !
- Oh ! je suis désolée !
- Vous ne pouviez pas savoir et quelque chose me dit que vous comprenez ma peine…

Ma mère me lança un regard peu convaincu et quelque peu effrayé par ce jeune homme qui avait l’air de nous cacher des choses lourdes. L’ambiance était pesante et je ne savais pas par ou commencer pour poser mes questions mais il fallait que je me lance avant que la situation ne devienne embarrassante !

- Nous cherchons la mairie !
- La mairie ? Ici, il n’y à pas de mairie !
- Et les maisons à louer ? Qui s’en occupe ?
- C’est moi !

Décidément ce jeune homme s’occupait de beaucoup de choses ici !

- Vous souhaitez emménager dans le coin ?
- Et bien, nous voudrions vivre dans un coin tranquille proche d’une école.
- Il y en à une à dix kilomètres d’ici
- Oui ma fille à vu cela !
- Très bien ! certifia Léo

Je ne pouvais cesser de le dévisager, tant les traits de son visage étaient parfaits. Il était d’une beauté innommable et celle-ci faisait presque peur. Sa peau ne présentait aucun défaut et je suis persuadée que n’importe quelle personne sur cette terre aurait trouvé cet homme parfait !

- Vous souhaitez vivre dans quelle maison ?
- C’est vrai qu’il y à le choix !

En disant cette phrase ma mère avait voulu détendre l’atmosphère qui se fit encore plus froide. L’homme ne semblait pas du tout prêt à rire ni même à esquisser la naissance d’un simple sourire qui aurait pourtant illuminé son visage si parfait ! Un peu trop pour être vrai…

- Vous semblez bien jeune pour vous occuper de tout cela ? quel âge avez-vous Léo ?
- J’ai dix neuf ans, tout comme votre fille je crois !
- Comment le savez-vous ?

La question sembla le mettre terriblement mal à l’aise mais il trouva très vite une excuse que ma mère goba sans aucune difficulté !

- Et bien j’ai supposé puisqu’elle rentre en faculté !
- Oui bien sûr, je suis bête !
- Oui bien sûr, insistais-je, mais vous n’avez pas répondu ? C’est vous qui vous occupez de tout cela, de tout ici ?
- En quelque sorte oui !
- En quelque sorte…

Le jeune homme tendit une clef à ma mère afin de nous distraire de cette conversation qui semblait le mettre mal à l’aise.

- Souhaitez-vous que je vous fasse visiter la seconde maison à l’entrée du village ? Je pense qu’elle pourrait correspondre à vos attentes ?
- Que savez-vous de nos attentes ? lui demandais-je
- Et bien une jeune femme avec sa fille rêve sûrement d’avoir une maison avec deux chambres, un salon, une cuisine, une salle de bain, un bureau et un bout de jardin pour bronzer le peu de temps qu’il y à du soleil par ici !
- Vous semblez bien informé !

Il me dévisagea et j’aurais voulu, à ce moment là, pouvoir lire ses pensées.
Ma mère l’invita à monter à l’arrière de la voiture, ce qu’il accepta poliment. Il ne cessa de me fixer dans le rétroviseur et son insistance me gênait. Il commentait le long du trajet, sur les endroits qui étaient prés du village et qui étaient susceptibles de nous intéresser. Il semblait connaitre les moindres de nos désirs et énumérait exactement les pistes que nous cherchions. Soit il était parfait, télépathe ou que sais-je encore mais une chose était sûre, il avait quelque chose de différent.

- Voilà, c’est ici ! affirma-t-il

Maman arrêta le moteur et nous descendions tous en même temps. La maison semblait magnifique, voir idyllique mais le fait de n’avoir personne pou voisins me troublait.

- Il n’y à personne dans ce village ? demandais-je
- Et bien, c'est-à-dire… C’est un peu compliqué… Mais le village n’est pas tellement fréquenté !
- Oui, il n’est d’ailleurs même pas marqué sur votre carte ! insista maman

Il éluda la question en nous ouvrant la porte d’entrée. Ma mère poussa un soupir d’étonnement…

- Ouahhh ! C’est magnifique ici ! Les maisons cachent toutes de tels trésors ?
- Oui, dans ce village nous avons, dans le passé, tous été dans des métiers artistiques et les maisons et leurs structures comme leurs intérieurs s’en ressentent !
- Vous parlez drôlement bien pour un gamin de votre âge !
- La maturité n’est pas que pour les personnes âgées !
- Vous avez bien raison ! Ma fille est très intellectuelle, elle aussi !
- Maman !
- Ben quoi ? C’est la stricte vérité ! Il ne se passe pas un jour sans qu’elle ne lise ou s’informe de ce qu’il se passe dans le monde !
- Maman ! arrête !
- Je trouve ça passionnant aussi, ajouta Léo.

Je sentis le sang me monter jusqu’aux pommettes, sa réflexion avait suffit à me faire rougir. Il s’éloignait un peu de nous comme pour nous laisser un peu parler sur cette maison et nous observer de loin.

- Que penses-tu de cette maison Aly ?
- Et bien, elle est magnifique, c’est sur ! mais le loyer doit être cher !
- Oh ! tu crois ?

Léo s’avança de nouveau vers nous ayant surpris notre conversation !

- Excusez moi mais sachez que le loyer est très raisonnable compte tenu qu’il n’y à aucun commerces dans le village et que celui-ci est très peu… visité !
- Et bien … c’est décidé ! On le prend !

Ma mère était aux anges et se voyait déjà repeindre les murs du sol au plafond, sa passion, la déco intérieure, ce pourquoi elle avait été créée selon elle !
Léo esquissa un sourire et ne semblait pas peu fier d’avoir trouvé des locataires aussi rapidement et facilement !

- Tu es sûre de ne pas vouloir réfléchir encore un peu maman ?
- Mais Aly ! Tu te rends compte ? L’occasion ne se représentera pas deux fois ! En plus nous sommes loin de tout, tout en était proche de la ville comme tu le souhaitais !
- Oui mais… je ne sais pas… Tu es sûre de toi ?
- Oui je le suis Aly et arrête ça tout de suite !

Léo se mit à toussoter afin de nous rappeler sa présence.

- Vous voulez que je vous aide à descendre les cartons de votre fourgonnette ?
- Non ça ira, rétorquais-je
- Très bien ! Si vous souhaitez de l’aide, vous n’aurez qu’à me trouver au bar.
- Aucun souci, répondit ma mère.

Il retourna vers la porte et sans même signer un contrat de location ou quoi que ce soit, nous laissait les clefs sur la table basse, prés de la porte d’entrée ! Je contemplais les moindres parcelles de chaque pièce. Tout était déjà meublé et tout semblait figé par le temps, tout comme ce jeune homme ! Léo ! Seul son prénom semblait normal. Même cette maison lui ressemblait, parfaite, comme figée dans le temps ! Ma mère regardait tous les recoins et imaginait déjà ce qu’elle pouvait aménager dans cette nouvelle maison.

- Je pourrais me mettre à mon compte ici, s’illumina ma mère
- Pour faire quoi ?
- Décoratrice d’intérieur ! Après tout, les gens vont et viennent dans ce coin, c’est bon pour mon buisness et puis cela me permettras d’apprendre à connaitre les quelques habitants de ce village.
- Oui, tu as peut être raison ! Quoi que tu fasses, renseigne toi bien avant et soit prudente s’il te plait !
- Mais oui, ne t’inquiètes pas, ta mère n’est pas si inconsciente que cela !

Inconsciente et naïve ? Elle l’était de toute évidence pour croire que des personnes viendraient vivre dans ce trou perdu et lui demander de refaire leur intérieur. Mais je préférais la laisser faire ses propres erreurs, elle se rendrait compte bien assez tôt que nous serions seulement les seuls habitants à nous être aventurés ici.
Il fallait que je ressorte mes cours et que je révise un peu avant la rentrée. L’école d’ici était peut être d’un niveau élevé et je voulais m’y préparer. Cela faisait un mois que je n’avais pas touché à mes cahiers. J’étais captivée par une saga de livres écrits par la célèbre romancière Stephenie Meyer. Je prenais la porte et descendais le carton ou j’avais annoté « COURS ». Je tournais la tête vers la forêt et là encore je ressentais une présence mais je ne vis rien d’autre que des arbres à perte de vue. J’avais l’impression que nous étions surveillées, épiées et cela ne me disait rien qui ne vaille ! Je rentrais, mon carton dans les bras et allait dans ma supposée chambre que je n’avais pas encore vue. Je rentrais dans la première chambre qui était bien trop grande, je la laissais pour maman et lorsque je poussais la seconde porte je vis un lit à bal d’Aquin magnifique ! Les couleurs étaient celles que j’affectionnais pour une chambre. Lavande et bordeaux mélangées. Foncées mais en même temps très neutres. Je m’approchais de la fenêtre ou les volets étaient encore fermés et ouvrais en grand ceux-ci.

- Ta chambre te plait ?
- Oui maman, elle est… parfaite !
- Et bien tu vois !

Je m’installais au bureau ou se trouvait un magnifique miroir accroché juste en face. Il faisait gris, comme toujours par ici apparemment ! Mais la température était douce, j’étais en simple t-shirt et short et je n’avais pas froid. Sûrement que le soleil se cachait derrière tous ces nuages qui collaient parfaitement à l’ambiance mystérieuse de cette ville. Je sortais du carton, mes cours de philosophie et les parcouraient avec intention. Je me rendais compte que tout était dans ma mémoire et que même si je n’avais pas ouvert mes cahiers je n’avais rien oublié pour autant.

- Ma chérie tu peux venir m’aider pour défaire les cartons en bas ? On ira faire des courses après, car c’est la dèche pour la nourriture !
- Oui maman, j’arrive…

Je descendais les escaliers un à un en scrutant les murs et l’escalier lui-même qui étaient d’un style ancien et magnifiquement restaurés. Je pensais à mon ancienne vie en Italie et je sentais qu’elle allait me manquer… Ici je n’avais personne à qui parler, personne à qui me confier !
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MessageSujet: Re: Tout commence par un choix...[fiction vampirique sans rapport à la saga]   Jeu 8 Juil - 10:37

Chapitre 2

Les cartons étaient tous déballés et rangés comme il le fallait. Ma mère était très maniaque et cette qualité fut appréciée pour le déballage de cartons ! Moi j’étais très ordonnée mais seulement dans ma tête… Pour moi l’entretien d’une maison n’était pas une chose primordiale dans la vie.

- Bon ! On va aller faire des courses à présent ?
- Oui, bonne idée, je commence à avoir faim !
- Allez, on y va.

Je ne savais pas ou nous allions trouver de la nourriture, mais une chose était sûre, ce ne serait pas par ici. Nous sortions de la maison croisâmes une femme. Elle était magnifique. Tout habillée de blanc, faisant double peau avec la sienne, elle semblait pure et innocente ainsi vêtue. Elle s’approcha de nous, elle semblait voler tellement elle était mince et douce à regarder.

- Bonjour mesdames !
- Bonjour mademoiselle
- Bienvenue à vous, l’emménagement se passe bien ?

Je fixais ses yeux qui étaient fixés sur nous, comme un bourreau fixait ses futures proies. Elle avait beau avoir des airs angéliques, elle n’en restait pas moins effrayante de perfection ! Tout comme Léo !

- Vous connaissez Léo ?
- Enfin ma chérie ! m’interrompra maman !
- Oui je suis sa sœur.
- Hum hum… Vous êtes les seuls habitants de ce village ?
- Aly ça suffit, toutes ces questions, tu vas finir par mettre cette demoiselle dans l’embarras !
- Ne vous inquiétez pas, ça ira ! Mon prénom est Alicia.
- Savez-vous ou nous pouvons trouver un supermarché ici ? demanda ma mère
- Et bien hors du village à environ dix kilomètres dans la ville la plus proche d’ici, c’est indiqué par des pancartes.
- D’accord, merci beaucoup.

J’allais vers la voiture sans prendre la peine de la regarder et ma mère serra la main de la jeune femme, Alicia. Ma mère me rejoignait et démarra la voiture. Je regardais dans le rétroviseur ou je voyais Alicia nous dire au revoir mais lorsque je me retournais pour regarder derrière, je ne la vis plus !

- Elle n’est plus là !
- Qui ça ?
- Rien, laisse tomber !
- Je te trouve agressive avec les voisins Aly ! Sois plus gentille, si je veux m’en faire des clients et que nous voulons être intégrées, nous avons intérêt à faire patte blanche !
- Oui, pardon maman mais j’ai un drôle de sentiment concernant ce village.

Elle ne releva pas la question.

Nous étions de retour des courses. Nous descendîmes de la voiture et je repensais encore à Léo. Ce jeune homme m’attirais énormément, j’avais envie d’en apprendre plus sur lui. Ma mère me sorti de mes pensées.

- Ma chérie, tu m’aide à décharger la voiture ?
- Oui !

Nous portâmes les sacs jusqu’à la maison et déchargions le tout dans le frigo et les placards. Nous avions fait les courses pour une famille de cinq personnes alors que nous n’étions que toutes les deux. Je pensais soudain à la faculté et j’appréhendais soudain de ne pas arriver à temps pour m’inscrire pour la rentrée. De plus c’était une faculté de lettres, exactement comme je le désirais !

- A quoi penses-tu ma chérie ?
- Et bien, je me disais qu’il faudrait peut être aller à la Faculté pour m’inscrire !
- Oh oui, j’avais complètement oublié ! Tu ne voudrais pas demander à l’un des deux jeunes charmants que nous avons vus, de t’y accompagner ?
- Oh… je ne sais pas maman ! tu sais ils ont l’air assez… enfin… je ne sais même pas s’ils vont à cette fac !
- Qui ne tente rien n’a rien ma puce !
- Ok, j’ai compris, j’irais voir tout à l ‘heure si l’un deux peut m’aider !
- Tu peux prendre la voiture si tu veux !
- OK !

Je montais dans ma chambre pour préparer mes anciens bulletins et leur donner mon ancien dossier scolaire. Ne sachant pas comment ils procédaient, je préférais en amener trop que pas assez !

- J’y vais maman !
- Ok, les clefs sont sur le contact !
- T’es folle maman ! A l’avenir arrête ça !
- Oui ma chérie !

Je claquais la porte et me dépêchais de prendre la voiture. Je devais l’avouer, je n’étais pas rassurée d’aller voir seule, ces deux jeunes gens dénuées d’expressions.
Je démarrais le moteur et quelques minutes plus tard, j’étais garée devant le bar. Lorsque je descendais de la voiture, j’entendais encore ce bruit de radio. Je m’approchais de la porte lorsqu’une fois de plus, je manquais de faire une crise cardiaque !

- Bonjour !
- Mon dieu, c’est une habitude chez vous de surprendre les gens en arrivant par derrière !

Il esquissa un sourire et baissa les yeux.

- Tu cherche quelque chose ?
- Et bien… à vrai dire… je venais pour savoir si l’un de vous deux pouvait m’accompagner à la faculté de lettre ?
- Oui bien sûr ! Tu veux que je t’y emmène ?
- Je préfère qu’on y aille avec ma voiture !

J’allais vers la voiture et Léo me suivait. Je démarrais celle-ci et jetais un coup d’œil à Léo qui n’avait pas attaché sa ceinture.

- Tu devrais t’attacher !
- J’ai confiance en toi.
- Je préfère tout de même que tu attache ta ceinture !

Il s’exécutait sans trop me contredire. Il posa son regard sur le bar et ne le quitta pas des yeux tant qu’il ne l’avait pas perdu de vue…

- Tu viens d’où ? demanda t’il
- D’Italie !
- Oh ! c’est très joli comme pays !
- Oui, c’est magnifique…
- Pourquoi être venue ici ? dans le froid et la grisaille ?
- Mon père est mort et nous n’avions plus assez d’argent pour vivre dans notre ancienne maison.
- Oh ! je suis désolé, sincèrement.

Il semblait, en effet, très sincère… Ce qui me troubla car je n’avais encore jamais décrypté une once de ressentiment chez cet homme. Il regardait par la vitre le visage rivé sur le paysage, semblant réfléchir ou méditer sur les quelques paroles que nous venions d’échanger. Il tourna son regard vers moi et pendant une fraction de seconde je sentais qu’il essayait de me sonder, de lire en moi ou je ne sais quoi. Il était insistant et je ne pu m’empêcher de le regarder à mon tour.

- Il y à un problème ?
- Non, pas du tout, je contemplais les différentes pointes de couleurs dans tes cheveux… Ils sont… magnifiques !
- Merci…

J’étais totalement dépourvue de paroles, je ne m’attendais pas à cela. Nous arrivâmes devant la fac et Léo me fit signe que nous étions arrivés et de me garer.

- Je voudrais t’accompagner si cela ne te dérange pas ?
- Non pas du tout… Tu vas aussi dans cette faculté ?
- A la rentrée oui…

Ah ! Au moins une chose de normale chez cet homme ! Il allait à l’école, comme tout le monde… Mais comment faisait-il pour vivre sans argent ? Ce n’était plus l’heure des questions et nous arrivions au bureau d’accueil de la faculté

- Bonjour mademoiselle, jeune homme ! Je vous ai déjà vu vous ?

La femme désigna Léo du menton et celui-ci approuva ses dires.

- Oui je suis venu m’inscrire il y à un mois !
- Ah, il me semblait bien ! Et vous mademoiselle ? Que puis-je faire pour vous ?
- Et bien… je…
- Elle voudrait s’inscrire pour la rentrée prochaine, me coupa Léo !

Interloquée, je le regardais, étonnée qu’il prenne pars à la conversation qui ne le regardait en aucun cas. Il haussa les épaules et retourna à la porte de sortie comme s’il avait entendu mes pensées…

- Et bien, vous arrivez un peu tard ! Ils ne restent pas forcément les options que vous désireriez…
- Ça m’est égal. Tout ce que je veux c’est étudier et avoir mon diplôme de lettre.
- Si tous les élèves étaient comme vous, tout serait bien plus simple... Tenez, voici le dossier à remplir. Je vous attends deux jours avant la rentrée pour me rendre ce dossier parfaitement rempli et je vous inclurais dans une classe.

Je m’approchais d’elle doucement et parlais plus bas. A travers la porte personne n’aurait pu entendre, mais je n’avais pas confiance en Léo…

- Pourriez-vous ne pas me mettre dans la même classe que ce garçon ?
- Je vais voir ce que je peux faire, d’accord ?

Cela sonnait comme un « et puis quoi encore ? » ! Je ne me faisais pas d’illusions mais cela aurait été lé comble de la malchance si par malheur j’étais dans la même classe que lui. Je ressortais le dossier en main et étonnée qu’ils m’acceptent aussi facilement dans leur école. Elle n’avait jeté qu’un coup d’œil furtif à mon ancien dossier… Cela lui avait sûrement suffit à voir que j’étais une bonne élève.

- Alors ?
- Et bien elle m’a donné ce dossier à remplir et c’est bon apparemment !
- C’est parfait ! non ?
- Oui, oui, tout est parfait !
- Tu sais, il y à peu d’habitants par ici et les candidatures de dernières minutes ne les envahissent pas, alors ne t’inquiète pas si cette femme t’a parue peu concernée par ton bulletin…
- Oui, tu dois avoir raison.

Nous retournèrent à Rivertown et Léo ne me lâcha pas du regard. Il semblait prêt à me bondir dessus au moindre geste, à chaque seconde. Ce qui avait tendance à me mettre assez mal à l’aise…

- On est arrivés. Veux tu que je te dépose devant le bar ?
- Non ça ira, je ferais le chemin à pied, je te remercie.
- Mais de rien…
- Dis-moi… avant que je ne descende de cette voiture, je voulais te poser une simple question.
- Oui ?
- Vous souhaitez rester ici longtemps ?
- Je ne sais pas ! pourquoi ?
- Pour rien… Nous avons le temps d’apprendre à nous connaitre. Bon j’y vais. A plus tard Alyssa.
- Comment connais-tu mon prénom ?
- Ta mère t’a appelé ainsi lors de la visite de la maison.
- Non, elle m’appelle toujours Aly !
- Et bien j’ai juste deviné, j’aurais très bien pu me tromper et t’appeler Alyson ou Alysha ou…
- Oui ça va, j’ai compris. Au revoir…

Il sortait de la voiture, claquait la porte et lorsque je descendis je ne le vis plus… Ou était t’il passé encore ? Ma mère croyait que j’étais parano mais je sentais que Léo n’était pas un homme comme les autres… Quand à sa sœur, elle aussi paraissait différente… Je voulais savoir ce qu’ils cachaient précieusement…
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MessageSujet: Re: Tout commence par un choix...[fiction vampirique sans rapport à la saga]   Jeu 8 Juil - 11:13

Que de mystère ! A quand la suite ..en tout cas continue !
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MessageSujet: Re: Tout commence par un choix...[fiction vampirique sans rapport à la saga]   Jeu 8 Juil - 15:12

je continuerais car je suis trés inspirée Smile
Merci en tous cas la miss Smile
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MessageSujet: Re: Tout commence par un choix...[fiction vampirique sans rapport à la saga]   Jeu 8 Juil - 15:49

Je t'en pris ^^
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MessageSujet: Re: Tout commence par un choix...[fiction vampirique sans rapport à la saga]   Jeu 8 Juil - 17:15

Chapitre 3

J’étais sûre de ne pas avoir dévoilé mon prénom et pourtant il l’avait deviné. Je doutais que sa trouvaille soit une simple coïncidence ! J’avais envie d’en savoir plus sur Léo et sa sœur. Ses personnes m’intriguaient plus que tout autre chose. J’avais deux semaines encore devant moi pour découvrir qui ils étaient vraiment…

- Ma chérie, tu es rentrée ! Alors comment ça s’est passé à la fac ?
- Et bien ils m’ont donné le dossier d’inscription et je suis acceptée dans leur école !
- Oh mais c’est génial ! Je ne doutais pas une seconde de ta réussite.

Ma mère me scruta du regard et je ne pouvais échapper à sa fameuse question piège.

- Qui t’as accompagné ?
- Léo, maman !
- Ah… et… il est gentil ?
- Maman !!!
- Oh excuse moi, je m’informais c’est tout !
- Je vais dans ma chambre…
- Attends ! avant de partir j’ai acheté un petit quelque chose pour ta nouvelle année scolaire.
- Qu’es-ce que c’est ?
- Ah je ne te le dis pas, sinon ça ne sera plus une surprise ! Toutefois je peux te dire que cela te servira plus que jamais cette année.

Elle me tendit un paquet rectangulaire et assez plat mais aussi assez lourd. J’enlevais le papier doucement et vis le dessin d’un ordinateur.

- Maman ! tu es folle !
- Oh, ce n’est rien ma belle, comme ça tu pourras écrire, échanger, étudier et discuter avec tes anciens amis d’Italie !

Je posais le paquet sur la table de la cuisine et me jetais dans les bras de ma mère. Son cadeau me touchait car elle savait que j’en rêvais depuis cinq longues années d’avoir mon propre ordinateur. Et je savais que cela lui avait demandé des mois de sacrifices pour pouvoir me l’acheter.

- Merci maman !
- De rien ma puce… je… je t’aime tu sais !
- Moi aussi maman je t’aime !

Je prenais l’ordinateur et montais dans ma chambre afin de l’installer sur mon tout nouveau bureau qui semblait n’attendre que lui. Je commençais par les branchements et allumais rapidement l’ordinateur. Il n’y avait pas encore internet mais j’allais pouvoir passer le temps en écrivant et en étudiant…

- Tu as besoin d’aide ma chérie ?
- Non merci maman, j’ai déjà fait les branchements et je l’ai allumé !
- D’accord ma chérie. On mange dans cinq minutes
- Ok !

La journée passa à une vitesse folle. J’avais passé l’après-midi à ranger mes affaires dans ma commode et à refaire la décoration pour me sentir un peu plus à l’aise dans cette chambre. La nuit était tombée et je n’avais pas sommeil. Pourtant nous avions roulé toute la nuit, pris l’avion, je n’avais pas dormi, mais la curiosité me tenait éveillée ! Il était vingt et une heure et j’entendais la télévision marcher en bas. Je descendais et tirais le rideau de la fenêtre du salon. J’aperçu quelqu’un mais en me frottant les yeux, je ne voyais plus rien. Il fallait vraiment que je me couche.

- Tu es venue me dire bonne nuit ma chérie ?
- Oui maman. Tu as tout fermé ?
- Oui ma puce, ne t’inquiète pas, tu peux dormir tranquillement !

Je déposais un baiser sur la joue de ma mère et montais de nouveau les escaliers. Ma porte était fermée alors que j’étais sûre de l’avoir laissée ouverte. Je tournais lentement la poignée et un fort courant d’air se fit sentir. Les rideaux se mirent à voler pour se reposer tranquillement quelques secondes après. J’en étais sûre ! Quelque chose ou quelqu’un cherchait à me faire peur ou à savoir qui nous étions et pourquoi nous étions ici.

- Qui est la ?

Bien sûr je n’eu aucune réponse ! Je me dépêchais de fermer la grande fenêtre et laissais la petite porte fenêtre ouverte, car il faisait très chaud dans la chambre. Je préférais avoir peur que de mourir de chaud dans ma chambre. Et pour monter par la petite fenêtre, il aurait fallu être sacrément leste.

Je dormais profondément lorsqu’un rêve me réveilla soudainement et lorsque j’ouvris les yeux, je vis Léo. J’allumais la lampe de chevet et lorsque je me retournais, il n’y avait personne ! Cet homme hantait mes nuits. Il était si beau et si parfait. C’était la première fois que je rêvais d’un autre homme que mon père… Le jour se levait, il était huit heures du matin et je décidais de me lever, ne trouvant plus le sommeil. Je descendais doucement, m’étirant longuement les bras et le corps. Maman s’était endormie devant la télévision. J’éteignais celle-ci tout doucement et me rappelais qu’une boulangerie se trouvait prés du bar. Je décidais d’aller m’y aventurer afin de prendre des croissants ! Mais cette fois-ci je ne prenais pas la voiture mais mon vélo. J’enfilais mon short et mon débardeur dans la salle de bain, me passait un coup d’eau sur la figure et un coup de peigne et le tour était joué !
Je pédalais le plus vite que je le pouvais mais il ne me fallu pas longtemps pour arriver à la boulangerie. Les rideaux étaient fermés, et l’intérieur était noir. J’ouvrais la porte et une clochette retentit. Je vis un corps s’approcher de la caisse mais j’étais incapable de voir si c’était un homme ou une femme.

- Bonjour !
- Bonjour !

C’était une femme. Je m’approchais des vitrines et mes yeux commençaient à s’habituer au noir. Je voyais des pâtisseries très alléchantes mais je me concentrais sur ce que j’étais venue chercher.

- Auriez-vous une dizaine de croissants s’il vous plait ?
- Oui, je vous apporte cela.

Elle alla à la porte derrière le comptoir et attrapa une plaque remplie de croissant tous chauds. Elle m’en mit plus de dix dans une petite pochette en kraft et me la tendit. Je lui tendais de l’argent à mon tour mais elle n’en fit rien.

- Cadeau de la maison, pour vous souhaiter la bienvenue.
- Merci beaucoup…
- De rien mademoiselle ! Au revoir et à bientôt…

Son assurance dans ses derniers mots « a bientôt » me glaça le sang. Je me retournais à peine que la femme n’était déjà plus là ! Etaient t’ils tous aussi rapides dans ce village ?
Je sortais de la boulangerie et regagnait mon vélo. Le rideau de la porte d’entrée de la boulangerie se ferma aussitôt derrière moi. Il n’était que huit heures et demie.

- Bonjour
- Oh !!! Mais vous ne pouvez pas arriver en faisant du bruit la prochaine fois ? Cela éviterait mes manquements de battement de cœur à chaque fois que je vous vois !
- Tu me vouvoie aujourd’hui ?
- Je dis vous, pour parler des habitants de ce village en général !
- Hum je vois… je préfère cela…

Il s’approcha de moi et huma l’odeur intensément en fermant les yeux. Il tourna autour de moi comme un aigle tourne autour de sa proie avant de l’attaquer.

- Tu as envie de connaitre le coin ?
- Oui j’aimerais beaucoup, mais là je n’ai pas le temps, je dois aller petit déjeuner avec ma mère.
- Tu veux que je passe te prendre après ton petit déjeuner ?
- Oui, si tu veux…
- On ira à pied dans la forêt ! Prévois une bonne paire de basket et… met des vêtements qui couvriront un peu plus ton corps.

Je rougissais jusqu’aux orteils ! Je savais qu’il disait cela pour que je ne me fasse pas mal dans la forêt mais je me rendais soudainement compte que je n’avais pas grand-chose sur moi…

- A tout à l’heure, souffla-t-il à mon oreille.

Je montais sur le vélo et faisais le chemin de retour aussi vite que je le pouvais.

Je déjeunais avec ma mère. L’attention des croissants l’avait touchée mais je ne savais pas comment lui dire que j’allais visiter le village en compagnie de Léo sans qu’elle ne me sermonne sur l’amour et la sexualité…

- Tu sais maman, tout à l’heure à la boulangerie, j’ai vu Léo, qui m’a proposé de me faire visiter le village.
- C’est une très bonne idée, tu as accepté j’espère ?
- Oui, mais tu es d’accord ?
- Bien sûr que oui ma chérie, tu es majeure et j’ai confiance en toi…
- Je vais me préparer !
- Tu seras là pour midi ?
- Je ne sais pas…
- Emmène un sandwich au cas où…
- Merci maman…

Ouf… j’avais échappé à son éternel couplet sur ce qu’un garçon fait à une fille et inversement. Comme si elle ne savait pas que j’avais appris la sexualité à l’école depuis un moment déjà. Je me préparais et cherchais ma paire de basket.

- Maman, tu sais ou sont mes baskets ?
- Oui, elles sont dans la commode à chaussure à l’entrée, à leur place…
- Ah ok ! à plus tard maman…
- A plus tard ma chérie, je vais en profiter pour repeindre le salon…

J’ouvrais la porte et lorsque je me retournais Léo était à côté de la boite aux lettres. Il avait pris soin de ne pas me surprendre cette fois-ci.

- Tu es prête ?
- Oui et toi ?
- Ne t’inquiète pas pour moi, j’ai l’habitude…
- Je n’en doute pas…

Il me regarda et souleva un sourcil, cela le rendait moins parfait mais encore plus craquant qu’il ne l’était déjà. Je n’étais pas le genre de fille à tomber sous le charme de n’importe quel venu. D’ailleurs je n’avais jamais vraiment eu de sentiments pour un homme autre que Jino qui vivait en Italie. Je ne lui avais jamais dit ce que je ressentais pour lui mais je le regrettais amèrement. Jino était un garçon malin, plein d’ambition et il ne trompait personne. Ses pensées étaient pures, parfois même un peu naïves mais j’aimais cela.

- Tu n’es pas avec moi là ? me coupa Léo dans mes pensées
- A vrai dire, je suis juste un peu… non rien…
- Si dis-moi !
- Eh bien… je repensais juste à quelqu’un
- Un petit ami ?
- Non, pas vraiment…
- Tu es très mystérieuse pour une jeune femme de ton âge.
- Je te retourne le compliment…

Ce jeu de patience ne m’amusais plus du tout. J’avais envie d’en savoir plus sur lui mais je ne voulais pas me montrer impatiente. J’attendais qu’il me parle pour exploiter ses mots. Nous traversâmes la route pour rentrer dans la forêt qui était d’une densité que je n’avais jamais vue. Les arbres semblaient ne former qu’un seul et même ensemble.

- Tu as peur ?
- Non ! Je suis juste époustouflée par la beauté du lieu… Pourquoi me poses-tu toujours des questions sur ce que je peux ressentir ?
- Euh… Parce que… tu es tellement mystérieuse et si différente !
- Différente ?
- Oui, tu es assez unique…
- Je ne sais pas comment je dois le prendre.

Il se mit à rire et ses fossettes se creusèrent pour laisser entrevoir une dentition juste parfaite, tout comme il l’était. Il avançait assurément dans la forêt et semblait en connaitre les moindres recoins. Cependant je regardais derrière moi et commençais à prendre peur. Je ne me repérais plus au milieu de tous ces arbres. J’entendis les pas de Léo arrivés derrière moi et il me souffla :

- Ne t’inquiète pas Aly, je suis là.
- Pourquoi m’emmener si loin ?
- N’aie pas peur, je te dis, je connais la forêt et ses environs comme moi-même !
- Ok ! Je te fais confiance alors…

Il avançait et jetait des coups d’œil furtifs vers moi, pour s’assurer qu’il ne m’avait pas perdue en cours de route.
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MessageSujet: Re: Tout commence par un choix...[fiction vampirique sans rapport à la saga]   Jeu 8 Juil - 17:48

Ouille,moi assez ça place je ferais demis tour ! J'attend la suite en tout cas !
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MessageSujet: Re: Tout commence par un choix...[fiction vampirique sans rapport à la saga]   Jeu 8 Juil - 20:07

Bientôt car là je suis lancée Smile
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MessageSujet: Re: Tout commence par un choix...[fiction vampirique sans rapport à la saga]   Jeu 8 Juil - 20:49

Ah super !
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MessageSujet: Re: Tout commence par un choix...[fiction vampirique sans rapport à la saga]   Ven 9 Juil - 11:42

Chapitre 4

Je commençais à avoir très faim et très soif. Cela faisait deux heures que je marchais en évitant les branches et les épines. Léo se retourna vers moi et du sentir que j’avais besoin de faire une pause.

- Nous allons nous arrêter quelques minutes si tu veux !
- Oui, car là j’ai faim et soif et je ne sens plus très bien mes jambes…

Ma mère avait mis une couverture dans mon sac, pour ce genre de sorties, elle était toujours prévoyante et prévenante. Léo souriait comme si il comprenait ce que je pensais et ces sourires commençaient à me mettre mal à l’aise.

- Tu ne te sens pas bien en ma compagnie ?
- Je ne sais pas vraiment quoi te répondre, sincèrement, je suis intriguée par… ton monde…
- C’est le même que le tiens Aly !
- Je suis sûre que non…

Des bruits venant des arbres en face de nous, coupèrent notre conversation. Instinctivement je me rapprochais de Léo qui se raidit. Sa peau était gelée alors qu’il avait plusieurs couches de vêtements… Je me mis derrière lui et il ne cessait de bouger son visage de haut en bas et de gauche à droite comme pour détecter quelque chose et s’arrêta soudainement.

- Recule !
- Quoi ?

Un bruit sourd tomba derrière moi et lorsque je me retournais, je ne vis rien. Léo poussa un soupir de soulagement et ferma les yeux.

- Que s’est t’il passé ?
- Rien, une bête sans doute…
- Arrête, j’ai senti ta peur !
- Mais non ne t’inquiète pas ! Avec moi tu es en sécurité !

Il s’approcha de moi et remis une mèche de mes cheveux en place, fermant les yeux en humant… mon odeur ?!

- Je veux rentrer !
- Très bien Aly, calme-toi !
- Je suis calme…

J’avais le cœur qui battait à cent à l’heure et je tremblais de peur. Mes claquements de dents étaient tellement forts que j’avais l’impression de les entendre résonner dans ma tête. Etonnamment, la peur me faisait retrouver rapidement mon chemin. Avais-je peur de Léo ? Non ! J’avais plutôt peur de ce qui nous entourait et de son attitude envers les différents éléments. Sa façon de regarder les choses, sa façon de sentir, il ne réagissait pas comme nous…

Nous arrivâmes à la voiture et Léo et moi n’avions pas pipé mot. Le silence fut de courte durée.

- Tu veux voir autre chose ?
- Oui mais… pas maintenant, pas aujourd’hui…
- Si tu veux on peut se voir ce soir chez moi
- Je préférerais chez moi si tu veux bien, tu n’as qu’à… venir manger à la maison !

Qu’es-ce qu’il m’avait pris de dire ça ? Ma mère allait prendre ça pour une invitation à croire que Léo était mon petit ami officiel voir son futur gendre, vu sa capacité à tout exagérer…

- Aly ?
- Oui ?
- Je t’assure, qu’avec moi, tu n’as pas à avoir peur…
- Pourquoi dis-tu ça ?
- Je voulais juste que tu saches, que … enfin bref… A ce soir.

J’ouvrais la porte et posais mon sac lorsque je vis ma mère faire semblant de regarder la plante qui se trouvait prés de l’entrée.

- Arrête maman, je sais que tu nous espionnais !
- Pas du tout… Oh et puis si, tu as raison !
- Ecoute… ne te formalise pas… Léo vient manger à la maison ce soir.
- Oh ! Vraiment ? T’ai-je parlé de… du sexe ? Tu sais ma chérie, même si tu as confiance en lui, tu dois…
- Maman ! ce n’est qu’un ami, rien de plus…
- Pour le moment… Tu as vu la façon dont il te regarde ? On dirait qu’il est prêt à tout pour toi alors que vous vous connaissez à peine !
- Arrête ! Tu trouve ça bizarre ?
- Et bien… disons… ça semble fort et je t’avoue que ce genre d’histoire et de sentiments me dépasse !
- Ok, ok ! fin de la discussion maman !
- Très bien…

Elle se retourna et sifflota comme si elle venait elle-même de décrocher un rendez-vous galant. Je montais dans ma chambre, me reposer sur le lit et reprendre mes esprits. Je repensais à la forêt ! Que s’était t’il passé ? J’étais persuadée que quelque chose d’anormal s’était produit mais quoi… je ne le savais pas encore !

Il était dix neuf heures lorsque je me réveillais et je fis un bond. La fenêtre était ouverte et laissait passer un courant d’air froid, glacial même. Je fermais celle-ci et pris un pull pour me réchauffer. Une odeur délicieuse, se dégageait de la cuisine. Maman avait du préparer un festin pour impressionner Léo. J’espérais qu’il ne se sentirait pas trop mal à l’aise. Je descendais les escaliers et rejoignais ma mère dans la cuisine.

- Qu’as-tu préparé ?
- Un hachis-Parmentier maison
- Oh ! d’accord ! ça sent très bon !
- Merci ma chérie…

Ding dong ! Ça sonnait, il était déjà là, tout prêt, juste derrière la porte ! Je m’approchais de celle-ci et lui ouvrait lentement.

- Bonsoir !

Il était si beau que j’en eu le souffle coupé. Ses cheveux étaient en bataille, ses yeux semblaient ne voir que moi et leur couleur noire était intense. Il frotta sa langue sur sa lèvre inférieure et passa sa main dans ses cheveux. On aurait dit une pub pour un parfum…

- Bonsoir, entre…

Il enleva sa veste et la posa sur le porte manteau prés de l’entrée. Puis il huma l’air comme il le faisait chaque fois qu’il était en ma présence…

- Ça sent très… bon
- Oui, c’est ma mère, elle à du faire à manger pour au moins six personnes

Il sourit et eu l’air un peu embarrassé par la situation mais il en était pas moins poli.

- Bonjour Madame
- Oh ! appelez-moi Kathleen. Comment vas-tu Léo ? tu dois avoir faim après cette balade ce matin en plein forêt ?
- En fait… pas tellement, je ne me sens pas tellement bien, je n’ai pas très faim !
- Oh ! s’étonna ma mère
- Ce n’est pas grave, le rassurais-je, de toute façon je n’ai pas très faim non plus !
- Vous souhaitez que je vous laisse un peu ? je voudrais visiter un peu la ville à la sortie du village.
- A cette heure-ci ? questionna Léo
- Oui pourquoi ? C’est dangereux ? plaisanta ma mère
- Et bien… vous êtes seule, il vaut mieux attendre demain en journée pour sortir…
- Très bien Léo, je vais aller regarder la télévision dans ma chambre !
- Très bien mada… Kathleen
- Bonne soirée les jeunes et pas trop de bêtises…
- Maman !!!

Elle déposa un baiser sur mon front et fis un signe de main à Léo en guise d’au revoir. Elle monta les escaliers et claqua la porte de sa chambre si fort qu’on senti le courant d’air jusqu’en bas… Léo regarda dehors et semblait irrésistiblement attiré par la nature, l’air, ses sens avaient l’air d’être en marche lorsqu’il était dehors.

- Tu veux qu’on sorte ? lui demandais-je timidement
- Oui volontiers…

Nous sortîmes par derrière, dans le jardin et nous installèrent l’un à coté de l’autre dans l’herbe fraîche.

- Tu veux que j’aille chercher ta veste ?
- Non ça ira, je n’ai pas froid…

Sa peau était pourtant gelée et même avec mon pull je sentais la fraîcheur de la nuit.

- Tu aime le clair de lune ?
- Oui, c’est… magnifique !

Il se leva puis se tourna vers moi en me tendant sa main.

- Voudrais-tu m’accorder le privilège de te montrer une chose magnifique ?
- Oui…

Je mis ma main dans la sienne et me releva doucement pour ne pas tomber ou glisser sur l’herbe. Il me mena vers un arbre se trouvant prés de nous et se mis derrière moi. Je sentais son souffle sur ma nuque. Il longea mes bras avec ses mains pour retrouver les miennes et me faire toucher l’arbre.

- Détends-toi ! respire lentement, et ferme les yeux. Tu sens les nervures dans l’arbre ? touche-les, imprègne-toi de sa vie, de sa respiration… Tu sens aussi la mousse, douce, sous tes mains ?
- Oui…

Il parlait et je sentais ses mains caresser doucement les miennes… Je sentais l’odeur de l’humidité et je pouvais ressentir les blessures de cet arbre en le touchant. Lorsqu’il se rendit compte de son mouvement sur mes mains, il s’arrêta. Je me retournais vers lui et il ferma les yeux, en me sentant le plus doucement possible, pour ne pas que je remarque ce qu’il était en train de faire. Il posa sa main sur ma joue tout en me caressant lentement et plongea ses yeux dans les miens.

- Aly, tu es… tu n’es pas comme les autres…
- Quoi ?
- Je veux dire, tu… tu semble venue d’ailleurs… tu es délicate, mature, cultivée, et ta beauté est… tout à fait rare. Tu es pure…

J’eu un mouvement de recul sur sa main qui se faisait insistante plongeant dans mes cheveux doucement mais sûrement.

- Tu as toujours peur de moi, n’es-ce pas ?
- Non… Mais… je suis désolée, je n’arrive pas à me laisser aller avec toi…
- Il en est de même pour moi mais je me contrôle…
- Tu te contrôle pour quoi ?

Ma question semblait l’avoir gêné et je sentais qu’il voulait me parler… Lorsqu’il eu lui aussi un mouvement de recul et se mis à regarder la pointe de l’arbre…

- Que regardes-tu ?
- Approche-toi de moi !
- Pourquoi ?
- Viens ici s’il te plait…

Je m’exécutais et le même bruit sourd que dans la forêt s’écrasa sur le sol juste devant nos yeux… C’était… sa sœur !

- Bonsoir !
- Alicia ! Que fais-tu ici ? Tu me surveilles ? Je te rassure, je n’ai pas besoin de toi pour me chaperonner !
- Apparemment si !
- Que se passe-t-il ? demandais-je

Sa sœur, Alicia, se rapprocha de moi et huma à pleins poumons mon odeur.

- Tu l’as touché ?
- Arrête Alicia !
- Réponds-moi !
- On parlera de ça plus tard si tu veux bien !
- Tu t’attache à elle un ?
- Alicia arrête ça ! s’énerva Léo
- Très bien, je te laisse lui dire au revoir ! mais sache que tu ne t’en sortiras pas comme ça…
- Oui c’est ça !

Je regardais Léo, tétanisée par ce qu’il venait de se passer et lorsque je me retournais Alicia n’était plus là.

- Que se passe-t-il ? Pourquoi es-tu aussi rapide ainsi que ta sœur ?

Il s’approcha de moi et posa sa main sur mon épaule mais j’esquivais son geste.

- Aly, je ne peux pas t’expliquer, tu ne comprendrais pas…
- Essaye…
- Je suis désolé !
- Et bien pas autant que moi !

Je retournais dans le salon pour prendre sa veste à l’entrée et lui jetait par terre.

- Je pense que je n’ai pas à te raccompagner jusqu’à la sortie ?
- Je suis désolé, Aly, s’il te plait !
- Va t’en … Va t’en !
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MessageSujet: Re: Tout commence par un choix...[fiction vampirique sans rapport à la saga]   Ven 9 Juil - 12:03

Ouille,te plus en plus mystérieux...a quand la suite !
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MessageSujet: Re: Tout commence par un choix...[fiction vampirique sans rapport à la saga]   Ven 9 Juil - 12:23

merci de me suivre Smile j'ai l'impression d'écrire ce roman pour nous deux Smile ^^
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MessageSujet: Re: Tout commence par un choix...[fiction vampirique sans rapport à la saga]   Ven 9 Juil - 13:30

Lol c'est les vacances aussi,tu as peu de gens devant leur ordi !
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MessageSujet: Re: Tout commence par un choix...[fiction vampirique sans rapport à la saga]   Ven 9 Juil - 13:49

j'ai eu des commentaires sur un autre forum qui m'ont touché et je suis contente que tu suive mon histoire!
Je n'ai pas besoin de 100 personnes pour être comblée Smile

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MessageSujet: Re: Tout commence par un choix...[fiction vampirique sans rapport à la saga]   Ven 9 Juil - 13:50

Ca me fait plaisir alors miss ^-^
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MessageSujet: Re: Tout commence par un choix...[fiction vampirique sans rapport à la saga]   Sam 10 Juil - 10:24

Chapitre 5

Une semaine et demie venait de passer sans que je ne voie Léo. L’avais-je vexé à ce point, qu’il ne veuille plus entendre parler de moi ? Le soleil était de mise ces derniers jours et les températures étaient montées… La rentrée à la faculté était demain et je préparais soigneusement mes affaires. Durant ces derniers jours nous avions eu internet et j’avais pu reprendre contact avec mes amis d’Italie.

- Aly tu descends s’il te plait ?
- Oui, que se passe t’il ?
- Jino est au téléphone pour toi !

Je respirais un grand coup et essayais de rester calme. Il m’avait avoué sur internet avoir toujours été amoureux de moi. Je n’avais pas su comment réagir et lui avait dit de laisser passer du temps avant de se reparler. Mais apparemment une discussion s’imposait pour lui et je n’étais pas contre non plus. Je ne lui avais pas avoué mes sentiments de peur de souffrir. Il était loin à présent et je ne voulais pas repenser à lui jour et nuit alors que plus rien n’était possible entre lui et moi. Je descendais les escaliers et prenais le téléphone rapidement des mains de Kathleen.

- Allo ?
- Oui Aly ? c’est Jino ! Comment tu vas ?
- Bien et toi ?
- Ça pourrait aller mieux ! Ecoute je voulais te dire que la dernière fois…
- Attend ! Laisse-moi parler avant, sinon je n’arriverais plus à te dire ce que j’ai sur le cœur…

Ma mère me regardait et restait planter là, devant moi… Je lui fis signe de s’écarter de mon chemin et reprenais la discussion ou je l’avais laissée.

- Ecoute Jino ! C’est moi qui m’excuse ! Si je suis partie l’autre soir en pleine discussion c’est parce que tu ne sais pas tout. Le fait que tu ai dévoilé tes sentiments m’a fait prendre conscience que je n’avais pas saisi ma chance lorsqu’il était encore temps !
- Comment ça ?
- Et bien durant quatre années j’étais éperdument amoureuse de toi. Mais durant notre dernière année d’école ensemble, j’ai essayé tant bien que mal de t’oublier, sans vraiment y arriver…
- Laisse-nous une chance Aly ! Tu sais que j’ai les moyens de venir te voir dés que tu le désireras à Rivertown et je pense à toi chaque seconde …
- Arrête ! c’est absurde !
- Pas tant que ça ! Tu aime avoir ton indépendance et moi aussi … Alors laisse moi te rendre heureuse sans t’étouffer…
- Je ne sais pas… je ne sais plus ! et puis… demain c’est la rentrée, il faut que je me concentre sur mes études !
- Mais il n’y à pas que ça Aly ! Je suis là moi !
- Ecoute, là, maintenant, je ne sais pas quoi te dire !
- Je prends un billet pour ce week end et nous parlerons de vive voix…
- Non attend…

Trop tard, il avait raccroché. Je savais qu’il avait raison et que tous les deux nous pouvions vivre quelque chose de fort… Mais quelque chose m’empêchait de penser objectivement, ou plutôt, quelqu’un ! Léo… Je pensais à lui tout le temps depuis la dernière fois que nous nous étions vus. Je repensais à son odeur, son charme, son sourire, ses cheveux noirs en bataille et ses yeux intenses et expressifs… Il fallait que j’en ai le cœur net, il fallait que je le vois…

- Maman ?
- Oui ?
- Es-ce que je peux sortir, je n’en ai pas pour longtemps…
- Oui, oui, tu peux y aller mais ne rentre pas trop tard, tu as cours demain.

Je claquais la porte sur ces paroles et prenais mon vélo pour aller jusqu’au bar.
Une fois arrivée je frappais à la porte du bar et me fit surprendre mais cette fois-ci ce n’était pas Léo…

- Que viens-tu faire ici ?
- Bonjour !
- Je t’ai posé une question !
- Je suis venue voir Léo, j’ai besoin de lui parler…

Elle sera les poings et regarda par terre comme si elle cherchait une excuse ou s’empêchait de parler elle-même ! Elle riva ses yeux sur la fenêtre du bar et me dévisagea à mon tour comme pour m’intimider.

- Il est là n’es-ce pas ?
- Non ! Il est parti faire un tour…
- Depuis plus d’une semaine ?
- Oui il avait besoin de… changer d’air !
- Très bien, dis lui que je suis passée…

Je tournais les talons pour remonter en selle mais une pression forte se fit sentir sur mon bras.

- Attend !

Je me retournais vers Alicia et la dévisageait à mon tour.

- Qu’es-ce qu’il y à ?
- Tu es sincère ?
- Comment ça ?
- Ne fais pas l’innocente s’il te plait ! Je parle de mon frère. Tu es sincère avec lui ?
- Jusqu’à présent, je l’ai toujours été avec lui…

Je lui répondais franchement, sentant qu’elle pouvait sonder si je mentais ou pas. Sa façon de regarder les expressions de mon visage et d’écouter ma respiration me fit comprendre qu’elle avait une sorte de don, tout comme son frère…

- Ce ne sont pas des dons !
- Quoi ?
- Tu as très bien entendu !

Je n’en croyais pas mes oreilles ! Entre supposer qu’ils puissent comprendre ce que je ressentais et le vivre en direct il y avait une grande marche et je commençais à avoir peur.

- Tu n’as pas à avoir peur, du moins… pas de moi
- Que veux-tu dire par là ?
- Alicia !

Cette voix ne m’était pas familière… La voix d’un homme !

- Oui Diego ?
- Rentre ! tout de suite !
- A vos ordres Diego

Je regardais la scène, complètement impuissante et devinant que tout cela n’était pas digne d’être humains… Mais qu’étaient-ils ?

- Comment t’appelles-tu ?
- Aly !
- Dis-moi ton prénom en entier !
- Alyssa…
- Tu es intelligente et tu as du cran Alyssa… Depuis combien de temps es-tu dans ce village ?
- Deux semaines…

Il prononça une phrase que je compris tout de suite ayant étudié l’espagnol pendant trois ans et j’étais sûre qu’il l’avait fait exprès. « Hace ya demasiado tiempo que esto dura ». Dans notre langue cela donnait « Cela fait trop longtemps que ça dure ».

- Je vais rentrer chez moi…
- Ne pars pas si vite ! Tu étais venue pour quoi ?
- Je voulais parler à Léo…
- Léo…
- Oui mais je repasserais un autre jour !

Il s’approcha et tourna autour de moi. Il voulait m’intimider et il avait réussi ! J’avais envie de partir ou de retourner en arrière et de n’être jamais venue ici.

- Laisse-la partir, sa mère va s’inquiéter, lança Alicia

Il sembla faire un effort surhumain pour arrêter de sentir mon odeur et me laisser partir tranquillement. Je montais sur mon vélo et pédalais à toute vitesse. La nuit tombait et j’avais froid. Mon esprit vagabondait à des pensées plutôt sordides. Ou était Léo ? Je ne pouvais plus retourner au bar mais j’avais besoin de le voir, de savoir qu’il allait bien…
Je rentrais à la maison et Kathleen était devant la télévision, regardant une émission débile !

- Tu es déjà rentrée Aly ?
- Oui maman !
- Tu as vu Léo ?
- Non…
- Oh ! je suis désolée.
- Ne le sois pas, c’est rien, je t’assure !

Je montais les escaliers et m’enfermais dans la chambre. Je m’allongeais sur mon lit et essayais de m’endormir pour être en forme le lendemain, le jour de la rentrée. Mais j’entendis un claquement sur les carreaux de ma fenêtre. Je m’en approchais et ouvrais tout doucement la fenêtre lorsque j’entendis prononcer mon prénom…

- Aly ?
- Oui ?
- C’est Léo ! Pousse-toi de la fenêtre s’il te plait

Je me poussais de celle-ci et quelques secondes plus tard, Léo était là, devant moi. Je ne comprenais plus rien. Diego m’avait interdit de le revoir, sa sœur se faisait violence avec moi mais essayait tout de même de me protéger et Léo ne se montrait pas durant des jours, et voilà qu’il était là, devant moi…

- Explique-moi tout !
- Bonsoir !
- Je veux … je veux savoir ce qu’il se passe ?
- Rien du tout Aly, tu dois rester en dehors de tout ça, ne t’approches plus du centre du village !
- Qui es-tu Léo ?
- Et toi qui es-tu ?
- Très bien ! sors de ma chambre !
- Non attends …
- Alors dis-moi tout ! réponds à toutes mes questions…
- Promets-moi d’abord, que tu ne t’approcheras plus jamais du centre du village ! Ni toi, ni ta mère…

Je lui faisais un signe de tête pour lui montrer mon approbation. De toute façon, il aurait fallu que je sois folle pour y retourner après ce qu’il s’était passé. Ces êtres m’intimidaient et je ne savais pas encore de quoi ils étaient capables et surtout qui ils étaient. Il me tendait la main et je posais la mienne dans celle-ci…

- Que sens-tu ?
- Ta peau…
- Comment est-elle ?
- Douce…
- Dis-le !

Je savais ou il voulait en venir et j’avais assez peur de ce vers quoi nous mènerait cette conversation…

- Ta peau est terriblement froide et blanche…
- D’où penses-tu que cela vient ?
- Je ne sais pas…

D’un geste il alla à mon bureau pour revenir vers la fenêtre, s’assied sur mon lit et se repositionna devant moi, tout cela en quelques secondes… Tous mes membres tremblaient et je commençais à me poser des tas de questions et à formuler des théories dans ma tête… Il s’approcha de moi, pris ma main et la posa sur sa poitrine, du côté de son cœur. Je ne sentais rien, aucuns battements…

- Tu ne comprends toujours pas ?
- Comment le pourrais-je ?
- Je vais te donner un dernier indice ! Je peux sentir la moindre odeur dans un périmètre que tu n’imagine même pas… Je sens que ta mère à fais des lasagnes à midi et des croques monsieur ce soir, que ton parfum à des notes fraîches de jasmin et de coquelicot, que ton dentifrice est à la chlorophylle mélangé avec des extraits naturels de fraises et surtout… Je sens une odeur, celle qui est là plus délicieuse de toute…
- Laquelle ?
- Ton sang…

J’eu un mouvement de recul mais mes jambes tapèrent dans mon lit et Léo continuait de se rapprocher.

- Tu as peur ?
- Arrête !
- Tu comprends à présent ?
- Je ne suis pas sûre de vouloir comprendre…

Il s’écarta et alla vers la fenêtre, prêt à bondir pour partir…

- Attends… je t’en prie ! Reste !
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MessageSujet: Re: Tout commence par un choix...[fiction vampirique sans rapport à la saga]   Sam 10 Juil - 11:30

Le mystère s'éclaircit de plus en plus ....suite miss!
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MessageSujet: Re: Tout commence par un choix...[fiction vampirique sans rapport à la saga]   Sam 10 Juil - 16:14

Tu as aimé?
Smile
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MessageSujet: Re: Tout commence par un choix...[fiction vampirique sans rapport à la saga]   Sam 10 Juil - 18:24

Bien sur =)
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MessageSujet: Re: Tout commence par un choix...[fiction vampirique sans rapport à la saga]   Dim 11 Juil - 16:01

j ai tout lu et j ai aimé je pense que léo et edward
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MessageSujet: Re: Tout commence par un choix...[fiction vampirique sans rapport à la saga]   Dim 11 Juil - 16:55

Tu voulais dire que tu penses que Léo ressemble à Edward?
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MessageSujet: Re: Tout commence par un choix...[fiction vampirique sans rapport à la saga]   Dim 11 Juil - 18:13

oui je voudrais dire sa
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MessageSujet: Re: Tout commence par un choix...[fiction vampirique sans rapport à la saga]   Mar 13 Juil - 8:14

Chapitre 6

J’attrapai le bras de Léo et pour la première fois je fixais son regard longuement sans faillir ou regarder par terre ne serait-ce qu’une seconde. J’étais juste hypnotisée et ma pensée première était que j’étais prête à tout pour le retenir ici. C’était la première fois que mon cœur s’emballait à ce point et je n’aimais pas ce sentiment de marcher en terrain inconnu. J’avais l’impression d’enfreindre une loi ou d’aller sur un chemin qui ne menait nulle part… Il retira son bras sans aucun mal et fit demi-tour vers moi. Il semblait, lui aussi, ne pas vouloir partir et ne pas désirer en rester là. Tout à coup, la tension fut palpable et nous étions presque gênés par la situation.

- Reste ! ne pars pas comme ça…
- Je reste Aly, puisque tu me le demande, je serais incapable de contrer le moindre de tes désirs.

Il passa sa main sur ma joue et la froideur de sa peau rendait mes idées plus claires, enfin, quelque peu… Mais il enleva sa main aussi rapidement qu’il l’avait posée sur ma joue, comme si le contact avec ma peau lui était trop douloureux !

- Je suis désolée, lui dis-je bêtement
- Ne le sois pas, ce n’est pas ta faute si je suis… ce que je suis !
- Tu es…
- Un monstre… ne cherche pas à voir plus loin et surtout ne me glorifie pas, le titre que je porte est un fardeau, une erreur…
- Comment peux-tu dire cela ? Tu es tellement… parfait !
- Mais la perfection n’existe pas Aly…

Je comprenais enfin. Sa rapidité, le désir qu’il éprouvait pour mon odeur et surtout mon sang, sa peau aussi pure que la neige… Il était un vampire. Je n’en revenais pas et d’aussi loin que je me souvienne, je n’avais jamais pensé que cette légende puisse être vraie. J’avais toujours cru que les mythes étaient faits pour effrayer les enfants et leur donner une bonne raison de ne pas sortir tard le soir ou de bien faire leurs devoirs… Plus sérieusement, de nouvelles perspectives s’ouvraient à moi. Les humains n’étaient pas les seuls êtres complexes à vivre sur cette planète. Je posais mes yeux sur sa bouche, le désir était palpable. Mon sang brûlait sous mes veines et il devait sentir mon excitation, ce qui me fit rougir aussitôt à cette seule pensée. Je m’approchais de lui, voulant essayer quelque chose mais ne sachant pas si j’avais le droit de m’y essayer.

- Je peux… toucher ton visage ?

Il ne répondit pas et prit ma main d’un geste bien trop rapide pour ma vue d’humaine. Il posa ma main sur son visage et je laissais mes doigts glisser sur celui-ci. Son grain de peau était parfait, pas un seul défaut, pas un seul éclat… Mes doigts, un peu trop imprudents, s’essayèrent à caresser ses lèvres mais Léo me retint par le poignet, fermement.

- Je suis désolée !
- Arrête de t’excuser et évite… de provoquer le diable.
- Le diable ? c’est ainsi que tu te décris ?
- Je suis loin d’être une personne fréquentable Aly. Je ne pense pas non plus être le gendre idéal pour ta mère.
- Mais tu n’es pas un monstre !
- Comment peux-tu dire ça ? As-tu au moins une idée de la façon dont nous procédons pour nous nourrir ? As-tu une idée du nombre d’innocents que nous avons sauvagement tué ?

Il s’approchait de moi, me toisant d’une tête, essayant de m’intimider. Je prenais sa main et lui faisais sentir les battements de mon cœur. Je sentais ses doigts frémir…

- Je le sens, ici, que tu n’es pas un monstre. Tu n’es pas celui que tu fais paraitre…
- Tu vis dans quel monde Aly ?
- Le mien, peut être… le tiens aussi…

Il esquissa un sourire, le regard plongé vers le sol, il semblait pensif. Il s’approcha de la fenêtre et je ne voulais pas qu’il parte…

- Léo, non, s’il te plait… reste…
- On se verra demain, ce serait impoli de ma part de t’empêcher de dormir la veille de ta rentrée.
- Tu n’as pas répondu à toutes mes questions…
- Ne sois pas aussi impatiente Aly, toutes les vérités ne sont pas bonnes à entendre…

Il s’approchait de moi et déposait un baiser glacé sur mon front avant de partir définitivement de mon horizon. Le cœur noué et les yeux remplis de larme par la colère et la peur, je fermais les volets ainsi que les fenêtres, sachant que si je devais subir l’attaque de l’un des siens, tout cela n’était pas nécessaire !

Je réussis à m’endormir au bout de trois heures de torture avec moi-même. Sa sœur et ce Diégo étaient t’ils eux aussi des vampires ? Etaient t’ils aussi purs que pouvait l’être Léo ? Étions-nous des obstacles à leur vie dans ce village ? Je comprenais maintenant pourquoi le village n’était pas noté sur la carte et pourquoi personne n’y vivait. Enfin, je comprenais sans vraiment comprendre. J’avais encore tant de questions à lui poser…

Le jour se levait et mon réveil ne tarda pas à sonner. Je l’éteignais dés le premier retentissement et filais prendre une douche pour me remettre de mes émotions de la veille. Léo obsédait mes pensées, en une seule nuit, il était devenu le centre de mes attentions.

- Aly ? Tu es prête ?
- Oui je m’habille là !
- Je t’ai préparé un petit déjeuner digne des plus grands sportifs ! Descends vite !

Je m’habillais et peignais mes longs cheveux aux reflets flamboyants. S’il y avait une chose qui me fascinait chez moi, c’était mes cheveux ! Je n’avais pas besoin d’en prendre soin pour qu’ils soient renversants. Je descendais les escaliers avec mon sac sur une épaule et le posais prés de la porte avant de m’aventurer dans la cuisine qui était devenu le terrain de jeu de ma mère.

- Mais tu es levée depuis combien de temps ?
- Oh, je me suis réveillée à quatre heures et je n’arrivais plus à dormir ! Alors j’ai cuisiné…

Il y avait de tout ! Des pancakes, des tartes, une à la myrtille et l’autre à la rhubarbe, des muffins… Bref, je n’aurais jamais pu tout manger, même si j’avais été une quinzaine de jours sans me nourrir.

- Maman, tu en as fait dix fois trop !
- Ce n’est pas grave, tout ce qui compte, c’est que tu prennes des forces.
- Ben là, il y à aucuns soucis !

Je picorais par ci, par là et regardait l’heure qui avançait bien trop vite à mon goût. Je ne voulais pas être en retard. Kathleen me tendit les clefs de la voiture et je fus étonnée qu’elle ne veuille pas venir avec moi pour ce « grand jour »…

- Tu ne m’accompagnes pas ?
- Et bien, vois-tu, j’ai réfléchi cette nuit et forcée de constater que tu n’es plus une petite fille, je préfère te laisser prendre la voiture !
- Mais comment vas-tu faire pour te déplacer ?
- Ne t’inquiète pas pour moi, demain le problème sera réglé ! Et puis aujourd’hui je vais en profiter pour refaire la peinture de ma chambre qui est bien trop pâle à mon goût…
- Très bien !

J’étais perplexe par sa phrase « demain le problème sera réglé » ! Soudain, je repensais à Diego, à Alicia, je ne savais pas de quoi ils étaient capables et je laissais ma mère seule prés d’eux…

- Dépêche-toi, tu vas être en retard !
- Oui, tu as raison… Si tu as un problème, j’ai mon portable sur moi !
- C’est plutôt à moi de te dire cela…
- Bonne journée maman !
- Bon courage Aly… Je t’aime…

Je lui donnais un sourire en guise de réponse. Je vous l’accorde ce n’était pas très explicite mais moi et les sentiments faisons deux. De plus ma mère disait « je t’aime » assez facilement… Je prenais la voiture et fonçais, sans même regarder les vitesses passées, jusqu’à l’école. Je voyais enfin la façade de l’université, le temps était gris et j’avais peut être une chance de voir Léo !

Je me garais sur le parking de l’établissement et aussitôt descendue je voyais des groupes d’amis déjà bien formés. A croire que tout le monde se connaissait depuis longtemps.

- Bonjour !
- Bonjour…
- Je m’appelle Veronica et toi ?
- Alyssa mais appelle moi juste Aly !
- Ok ! Aly, tu es nouvelle ?
- Oui, ça se voit tant que ça ?
- Et bien, tu sais, l’université est entourée de petites villes ou tout le monde se connait déjà…
- Je vois !
- Mais ne t’inquiète pas, les élèves sont supers accueillants…
- Tu es en première année, ou…
- Je suis en seconde année, je suis la spécialiste de la philo…

Elle se mit à rire et regarda un professeur, assez mignon, qui lui fit un clin d’œil au passage et me fit un signe de tête pour me dire bonjour. En un seul regard, je compris tout de suite que cet homme aimait beaucoup les femmes…

- C’est lui le professeur de Philo, me souffla t’elle
- Vraiment ? Je ne sais pas pourquoi mais je l’aurais deviné !
- Hum… tu comprends maintenant ?
- Non, pas vraiment. Excuse-moi mais je ne suis pas… intéressée par l’amour, le sexe pendant mes études…
- Tu seras bien la seule ici, ou tout le monde se préoccupe de qui est avec qui…
- Je sens que je vais regretter de m’être inscrite…
- Non, tu verras, les élèves sont vraiment sympas et les cours sont de qualité !

Elle me prit par le bras et une sonnerie retentit. Tous les élèves se regroupèrent sous le hall d’entrée face à un homme qui devait être le proviseur ou directeur de l’université.

- Du calme s’il vous plait ! Chers élèves, bienvenus à l’université ou nous mettons un point d’honneur à faire réussir chacun de nos protégés. Pour cela nous avons mis des ordinateurs à votre disposition ainsi que…

Je tournais la tête et il était là, il me regardait.

- Tu le connais, chuchota Veronica
- Pas vraiment, enfin… c’est compliqué !
- Il est trop canon ! j’ai bien essayé de lui parler une ou deux fois mais il reste toujours de glace…

Il se mit à sourire et je compris qu’il entendait tout ce que nous pouvions dire. Au moins il ne savait pas ce que je pensais, je pouvais donc fulminer dans ma tête sans même qu’il ne sache ce que je pouvais me dire à moi-même.

- Tout le monde le trouve bizarre ici… Le pire, c’est sa sœur !
- Mais comment le connaissez-vous puisqu’il en est à sa première année ?
- Il venait chercher sa sœur tous les jours, ils restent toujours ensemble !
- Ah, d’accord… sa sœur aussi est dans cette école ?
- Oui ! Elle doit d’ailleurs être dans ma classe cette année ! La poisse…
- Tu ne l’aime pas ?
- Ce n’est pas ça du tout mais… elle me fait flipper !

Je coupais court à la conversation en faisant semblant d’écouter le discours du directeur qui semblait ne pas ménager sa peine pour nous donner un message de bienvenue digne de ce nom ! Une seconde sonnerie retentit, cette fois pour annoncer les cours. Je prenais l’emploi du temps que m’avait donné la secrétaire deux jours plus tôt lorsque je lui avais donné mon dossier d’inscription. Je devais me rendre en cours… de philo ! Je souriais toute seule en voyant le nom d’un professeur masculin. Ce devait sûrement être le don juan des élèves féminines de cette école…

- C’est quoi ton numéro de casier ?
- Le 22A
- Ok le mien c’est le 12B de l’autre coté de ton casier… je viendrais te voir à l’interclasse si tu veux ?
- Pas de soucis ! je file en cours, à tout à l’heure, me pressais-je

J’entrais dans la salle et choisissais ma place. Ni trop loin, ni trop prêt de ce grand tableau devant lequel, le professeur semblait tout petit. Je sortais mon manuel de Philosophie et sortait une feuille avec mes crayons. Enfin ! J’allais étudier, mon passe temps favori, qui m’avait beaucoup manqué durant ces deux derniers mois.

- Bonjour, Je suis votre professeur de philosophie, je suis Mr Durant !

Tiens ! Un français ! Quoi de mieux qu’un professeur français pour enseigner la philosophie. La France avait abrité de grands philosophes tels que les frères lumière…

- Prenez vos manuels et ouvrez-les à la page cinquante quatre. Nous allons étudier le mot ou plutôt le verbe « aimer » ! Qu’es-ce que l’amour ?...

Je comprenais mieux pourquoi il faisait tomber toutes les filles de cette école. Il utilisait les mots pour les séduire et les fasciner ! C’était d’un banal… Je jetais un rapide coup d’œil dans la salle qui était grande et je ne vis pas celui qui hantait mes rêves. Léo n’était pas là !
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Tout commence par un choix...[fiction vampirique sans rapport à la saga]
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