Twilighters France


*** Twilighters France, votre source française depuis 4 ans!
 
AccueilTwilighters FranceFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Mon Ami, mon Soleil - Jacob/Bella - Paul/Rachel

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, ... 10, 11, 12  Suivant
AuteurMessage
surie
Emménagement chez Charlie
Emménagement chez Charlie


Féminin
Nombre de messages : 30
Age : 31
Date d'inscription : 07/12/2009

MessageSujet: Re: Mon Ami, mon Soleil - Jacob/Bella - Paul/Rachel   Mer 5 Mai - 15:19

supercontent Vivement la suite! Une Bella qui se rebelle enfin!!! chouette happy
J'attend les retrouvailles Bella/Charlie et surtout les retrouvailles Bella/Jacob avec IMPATIENTE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vanille41
Retour fracassant de Jake
Retour fracassant de Jake
avatar

Féminin
Nombre de messages : 1945
Age : 34
Localisation : dans les bois en compagnie d'une bande de ... loups
Date d'inscription : 25/10/2009

MessageSujet: Re: Mon Ami, mon Soleil - Jacob/Bella - Paul/Rachel   Mer 5 Mai - 17:57

Quel bonheur de te lire Tititof !
J''avoue que Jacob m'a un peu manqué ! Mais on voit bien ce que vit et traverse encore Bella : assistée ... la pauvre. confused Vivement le soleil Very Happy

* - Tiens toi un peu donc ! On n’est pas à la foire là !
Ce moment là, je le vois trop ! Bella qui se lève en criant et miss Rosalie qui la rabaisse.

* Au souvenir de mon ami, ma gorge se serre mais en même temps, penser à lui me permet de m’échapper un peu de mon univers tout étincelant et parfois pesant, Et oui ! Jacob devient son petit nuage (quand il n’est pas son soleil).

* - Alors, dis-moi…toi non plus tu ne m’as pas raconté ce que tu avais fait pendant mon absence. […] - Oh…tu sais…enfin, tu connais Charlie…il m’a traîné un peu partout, chez ses copains, à la Réserve Quileute… Oh la chipie qui se la joue : ouai ouai pas grand-chose …

* « pas trop de boue après les chaussures ? », « pas de cuisse d’ours à manger ? », « pas finie attachée après un poteau avec une horde qui danse autour de moi »… bravo

* - Non ! Laisse tomber, Bella, répond-il en fronçant les sourcils tout en en rangeant son téléphone dans sa poche de veste. Bon, tu me disais ?
Sympa le Edward … confu

* Nos verres en cristal émettent un doux tintement
Là Jacob, il est loin de tout ça Laughing

* Edward voit mon reflet dans la vitre et claque son portable, mettant fin à sa conversation. scratch Qu’est-ce qu’il cache celui là ?

* - Je reprends l’avion ce matin. Yes ! happy Prends ta voiture Bella ! C’est Jake et Charlie qui vont être contents ! supercontent

* je descends de lui, un profond déchirement me brûle la poitrine. Je me sens bafouée et honteuse à la fois. Pauvre Bella, elle ne se sent pas vivante avec lui …

* oui, je vais aller voir Charlie, même si je vais me prendre des sarcasmes en arrivant, au moins, dans son regard, j’y verrai de l’amour et j’aurai du réconfort…et je prendrais aussi ma voiture…et j’irai voir Jacob ! Ah la voilà la Bella ! Very Happy J'étais contente qu'elle ignore Alice (même si je l'aime bien) : elle me semblais être un obstacle d'un seul coup, mais Bella a raison de se la jouer comme-ça. C'est une façon de faire comprendre à Edward qu'il va falloir qu'il fasse gaffe !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alice_Cullen_57
Confessions de Rosalie
Confessions de Rosalie
avatar

Féminin
Nombre de messages : 1469
Age : 31
Localisation : A la Push, avec Jake
Date d'inscription : 26/07/2009

MessageSujet: Re: Mon Ami, mon Soleil - Jacob/Bella - Paul/Rachel   Jeu 6 Mai - 15:45

Ahhhhhhhh!! Décidément, tu as le don pour instaurer une superbe complicité Bella/Jake!! On peut nettement voir la différence entre les relations Bella/Jake et Bella/Edward : elle s'entend dix fois mieux avec Jacob, on respire lorsqu'elle est avec lui!! On aimerait toutes un Jake comme ça!!

Et je ne m'attendais pas du tout au passage entre Leah et Jacob!! Lorsque j'ai constaté que Leah voulait aller plus loin, je me suis dit "Non, Jake!! Attend Bella!!"!! loool!! Razz
Et mdr la réflexion de Jake à propos des questions des femmes!! lol!! Il a raison, n'empêche!! Wink Attention aux questions pièges!!

En tout cas j'adore toujours autant!! Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
appaloosa
Au cinéma avec Mike et Jacob
Au cinéma avec Mike et Jacob
avatar

Féminin
Nombre de messages : 1226
Age : 27
Localisation : dans les bras de jacob
Date d'inscription : 17/04/2009

MessageSujet: Re: Mon Ami, mon Soleil - Jacob/Bella - Paul/Rachel   Ven 7 Mai - 21:01

elle etouffe bella avec edwards
belle quitte le et rejoind jake
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tititof
Perd connaissance
Perd connaissance
avatar

Féminin
Nombre de messages : 831
Age : 40
Localisation : garde la main chaude de Jacob dans la sienne
Date d'inscription : 29/08/2009

MessageSujet: Re: Mon Ami, mon Soleil - Jacob/Bella - Paul/Rachel   Sam 8 Mai - 6:20

Merci pour tous vos commentaires les filles, j'adore Very Happy.
(Alice, merci d'être venue faire un p'tit tour malgré ton emploi du temps très chargé Smile )

Comme c'est le week-end, je vous mets trois chapitres !
Je préviens déjà qu'il y a un passage qui peut perturber les "âmes sensibles" mais il faut garder en tête que Jacob est un indien ! lol et puis bon, quand j'ai écris ce chapitre, je venais d'aller voir Avatar alors, j'ai été un peu influencée par "l'image" Wink

Bonne lecture !

* * * * *

13 – La Flèche d’argent

Reprendre le bus jusque chez mon père est bizarrement beaucoup plus agréable que les autres fois ! Edward m’avait conduit jusque dans le centre de Forks où j’avais prétexté une course à faire. Pour mon « au revoir », j’avais évité le baiser passionné…Edward m’avait encore fait ses éternelles recommandations « attention où tu mets les pieds », « ne prend pas un verre avec n’importe qui », « ne sors pas trop tard » et il avait filé…me laissant sur le trottoir avec mon sac. J’étais déchirée mais j’avais tenu bon jusqu’à ce que sa voiture tourne au coin de la rue. Puis, dans un geste rageur, le sac sur l’épaule, j’avais foncé jusqu’à l’arrêt pour prendre le premier bus qui passait en direction de la maison de Charlie. Je ne sais pas pourquoi je n’avais pas voulu qu’il m’amène jusque devant la porte…j’avais peut-être eu envie d’être seule et libre avant l’heure…ou qu’il ne voit pas ma camionnette au cas où Charlie l’ait laissée devant la maison…je ne sais pas et en remontant l’allée jusque chez moi, je me sens légère.

Mais en appuyant sur la poignée, je constate que la porte est fermée. Je regarde ma montre et regarde l’heure : neuf heure trente. Mais quelle idiote ! Charlie est au Q.G. de police, il ne rentrera pas avant des heures et je n’ai pas mes clefs de maison qui sont restées dans mes affaires chez Edward. Bien sûr, il est hors de question que je retourne là-bas ! Je soupire…fais le tour de la maison et découvre ma voiture à l’arrière. Avec un peu d’espoir, je cours presque jusqu’à la portière mais constate que mon père l’a fermée à clefs. Je tape un coup sur le capot, dégoûtée puis soupire en reprenant mon sac pour faire le tour de la maison. Aucune fenêtre d’ouverte, aucune clef cachée…bref ! Me voilà coincée. Aussitôt, je pense que sans voiture, je ne peux même pas aller voir Jacob et que j’avais pourtant cette idée qui me trottait dans la tête depuis ce matin. Déçue, je m’assois sur le trottoir, mon sac à côté de moi. Sale journée …

Et Jacob ? Comment allait-il me recevoir ? Je n’avais pas dit au revoir, je n’avais plus donné de nouvelle alors qu’il m’avait encore offert une voiture ! J’étais vraiment détestable et sans scrupule. Comment pouvais-je espérer recevoir son amitié ? Si je le revois un jour, je mériterais qu’il m’envoie balader ! Pourtant, cette idée me révolte. C’était la dernière fois que je laissais passer autant de temps ! Tant pis si ça me mènerait à une dispute avec Edward. Mon envie de le revoir commence à m’envahir sérieusement. J’ai vraiment besoin de m’excuser, de l’entendre rire et de passer du temps près de lui…de recevoir un peu de chaleur. D’un bond, je me lève et prends mon sac sur l’épaule. J’avance droit devant moi, en direction de la Réserve. J’ai toute la journée pour y arriver et je me dis que au bout de tous ces kilomètres de marche, j’aurai Jacob qui sera là…avec son grand sourire.

Je marche depuis environs vingt minutes quand je vois le capot d’un 4 x 4 gris s’arrêter à ma hauteur. J’hésite à tourner la tête, imaginant le pire mais j’entends une vitre électrique s’abaisser et une voix railleuse (que je reconnais aussitôt) me dire :

- Bella Swan ! Ton carrosse s’est transformé en citrouille ?

Je continue à marcher, ignorant la remarque de Paul. Il continue de faire avancer sa voiture doucement, au rythme de mes pas.

- Tu vas jusqu’où comme ça ? La villa Cullen est de l’autre côté de la ville !

Je l’ignore toujours, regrettant amèrement de ne pas avoir pris mon MP3 pour ne pas entendre sa voix grinçante. Pourtant, après un silence, je l’entends ajouter moins sèchement :

- Bon…tu veux que je t’amène quelque part ?

Je m’arrête et la voiture s’arrête. J’avance vers la vitre ouverte, le regard le plus noir possible avant de répondre :

- Ta voiture n’est pas assez confortable pour moi ! Y a pas la clim ! Et elle n’est pas assez puissante non plus ! C’est un veau !

Puis, je tourne les talons et continue à marcher un peu trop furieusement à mon goût. J’entends Paul s’esclaffer et la voiture redémarre doucement. Une fois à mon niveau, il répond :

- Allez furie ! Monte ! Tu vas encore te faire accoster par n’importe qui avec ton bol !

Je m’arrête et le fixe à nouveau en disant, un sourire en coin :

- C’est déjà fait !
- Ok…c’est toi qui vois ! Rétorque-t-il.

Et dans un sourire froid, il redémarre. Je le regarde s’éloigner, hébétée, regrettant soudain mon attitude. Si j’avais dit oui, je serai dans sa voiture et dix minutes après chez les Black ! Quelle idiote ! Mais je vois les phares de stop s’allumer et la voiture s’arrête quelques mètres plus loin. Je me mords les lèvres, hésitante mais l’image de Jacob s’impose à moi et je commence à avancer puis à courir pour atteindre le 4 x 4 de Paul. J’ouvre la portière et grimpe. Paul garde les yeux fixés sur la route et je vois ses mâchoires se contracter. Je claque la porte et il démarre en trombe, me collant ainsi contre le siège. Mais je ne dis rien, je sais qu’il veut m’impressionner et surtout me rabaisser mon claquet à propos de la vitesse de sa voiture. Il roule assez brutalement pendant quelques mètres puis je sens qu’il relâche la pédale. Il me jette un regard de travers et appuie d’un geste sec sur un bouton devant moi. Je sens soudain la fraîcheur envahir l’habitacle et je me retiens de rire. Alors, je tourne la tête vers la forêt pour ne pas qu’il voit mon amusement dans les yeux. Il roule comme ça pendant quelques kilomètres, je sais que la Réserve n’est pas à plus de un quart d’heure de chez moi donc je commence à trépigner d’impatience. Finalement, je suis presque contente de voir Paul. Bêtement, j’ai l’impression que sa présence physique me rapproche de Jacob car c’est un de ses amis. Je reconnais les lieux et mon cœur s’accélère mais soudain, il prend une route sur la droite et je commence à angoisser. Après tout, je ne le connais pas plus que ça ? Et si c’était vraiment « n’importe qui » comme il me disait avant ? Et personne qui sait où je suis ! Ni avec qui ! Je déglutis, n’osant pas lui demander où il m’emmène de peur qu’il ne me réponde pas, comme dans les films…je lui jette un coup d’œil, il ne semble pas être en train de préparer un mauvais coup…mais peut-être qu’il sait se maîtriser ? Je me racle la gorge quand soudain, il prend un autre petit chemin en terre. Je vois les arbres autour de nous et la route principale s’éloigne dans mon rétroviseur. Je l’entends siffloter et la peur me paralyse. Bon sang … je n’aurai jamais du monter avec lui ! Il continue à rouler et je suis ballottée dans la voiture à cause des bosses sur le chemin. Il me regarde en souriant et je lui trouve un air sadique. Il s’enfonce encore plus et je me dis que je pourrais peut-être sauter de la voiture ? J’entends alors la voix de Jacob me dire : « Bon rassure-moi, tu le sais que tu as tendance à sauter quand tu ne sais plus quoi faire ? » Je secoue la tête et ferme les yeux…je le sens, je vais le faire. Je pose alors ma main sur la poignée mais Paul arrête sa voiture en douceur. Sans comprendre, je tourne alors la tête vers lui et je le vois me faire un petit sourire avant de dire d’une voix moqueuse:

- La voiture de madame est avancée…
- Quoi ?

J’ai l’impression de sortir d’un mauvais rêve. Alors, il pointe son doigt vers un sentier et me dit :

- La Flèche d’argent, tu continues tout droit pendant plusieurs mètres. Ensuite tu vas avoir un dolmen et tu prends à droite. Tu seras à la Flèche d’argent au bout d’une centaine de pas. Fais gaffe, ça grimpe un peu.

Je continue à le fixer bêtement et il me regarde, un peu déstabilisé. Je réagis alors et demande :

- On est où là ?
- Bah je viens de te le dire ! A la Flèche d’argent !!! Tu voulais voir Jacob non ?

J’acquiesce de la tête alors il continue :

- Bon alors je t’ai amenée voir Jacob ! Allez, dégage de ma voiture !
- Ok…

Je prends donc mon sac et descends du 4 x 4. Paul me regarde avec insistance puis demande :

- Tu as écouté au moins ce que je t’ai dit ?
- Oui…au dolmen, je prends à droite et je continue jusqu’à la Flèche d’argent.
- Ok…

Je le vois enclencher la marche arrière et l’appelle :

- Paul !
- Quoi ? S’impatiente-t-il.
- C’est quoi la Flèche d’argent ?

Il lève les yeux au ciel et soupire. Je comprends alors que ça doit être très connu à Forks. Mais mon air un peu perdu doit lui faire pitié car il me répond :

- C’est un lieu-dit, une grotte avec une flèche plantée dans la roche au fond…
- Ok…Merci !

Il enclenche à nouveau sa vitesse et je lui fais signe. Je le vois me répondre brièvement avant de repartir sur le chemin de terre.

Je prends donc mon sac sur l’épaule et m’enfonce dans la forêt silencieuse. Je marche comme ça un petit moment puis je vois le fameux dolmen dont Paul me parlait. Je remarque alors un chemin tracé sur la droite et le prends. Et là, je sens en effet que ça grimpe mais je suis très motivée. Au bout de plusieurs mètres, je sens mon genou qui me brûle un peu mais j’essaie de l’ignorer car chaque pas que je fais me rapproche de Jacob et je peux déjà sentir sa présence dans cette forêt. Je suis essoufflée…Bon sang ! Manque de sport … mais la joie de le revoir me donne des ailes et j’accélère le pas.

Soudain, mon cœur fait un bond quand je le vois à quelques mètres de moi, accroupis au pied d’un rocher et semblant occupé à faire quelque chose au sol. Je sens alors une douce chaleur papillonnante envahir mon ventre jusqu’à mon estomac qui palpite. Je m’arrête et l’observe : dans cette douce lumière qui l’éclaire, il semble si calme et concentré, ses cheveux noirs descendent alors bas dans son dos et je suis à nouveau jalouse. Je fais un pas sur une branche qui craque et il se relève aussitôt puis se tourne vers moi. Il affiche alors des yeux ronds et s’écrie d’une voix étouffée :

- Bella ?! Mais qu’est-ce que tu fous là ?

Je ris et avance vers lui, si heureuse de le revoir enfin quand soudain, je vois un mouvement au dessus de lui, sur la hauteur du rocher et deux yeux noirs et brillants qui me fixent. Je stoppe aussitôt ma marche, paralysée, et murmure :

- Jacob, surtout…ne bouge pas…
- Quoi ?
- Ne bouge pas…

Je suis hypnotisée par les yeux du loup qui me fixe toujours. Jacob tourne alors la tête dans la direction de mon regard et rigole.

- Ah enfin la voilà ! Tu me portes chance Bella !

Je le regarde sans comprendre.

- Oui…ça fait des semaines que je viens la voir et elle ne se montrait plus…
- Quoi ?

J’avance alors pour le rejoindre, non sans quitter du regard la louve grise et blanche qui m’hypnotise. J’entends alors Jacob faire un petit claquement avec sa bouche et elle tend les oreilles. Il recommence et elle se décide enfin à tourner la tête vers lui.

- Viens ma belle …allez !

Je la vois hésiter puis elle disparaît pour réapparaître l’instant d’après face à nous, au pied du rocher.

- Bon sang, Jacob…elle t’écoute !
- Oui ! Rigole-t-il. On se connaît depuis longtemps elle et moi.
- Ah oui ?

Il s’abaisse et tend le bras vers elle avec un morceau de viande dans la main. Je suis émerveillée par la beauté de l’animal et surtout par la magie du moment…décidément, Jacob me surprendra toujours. Voilà, d’où venaient ses poils pour ses mouches !
Je m’accroupis près de lui et pose ma main sur son épaule pour prendre appui. La chaleur de sa peau à travers le tee-shirt me fait un bien fou, c’est ma récompense après tout ce chemin. Je vois alors la louve faire deux pas en arrière. Mais Jacob lui parle doucement dans une langue que je ne connais pas et je tourne alors la tête vers lui, subjuguée par sa beauté à cet instant. Jacob continue à apaiser la louve en lui murmurant des mots magiques et prend d’autres morceaux de viande dans une sacoche accrochée à son jeans qu’il tend ensuite avec prudence. J’ai du rester comme ça à le contempler pendant pas mal de secondes car il finit par tourner la tête vers moi, l’air inquiet.

- Tu as peur ? Demande-t-il.
- Non…

Je réussis à me sortir de mon hébétude et pose à nouveau mon regard sur le loup qui mâche le morceau qu’elle vient de recevoir. Puis, je vois Jacob poser d’autres morceaux au sol et se relever doucement. Je suis son mouvement et il recule de plusieurs pas.
Je le suis toujours jusqu’à ce qu’il s’arrête près d’un arbre.

- Je lui laisse pour ses petits, m’explique-t-il. J’attends qu’elle me les présente depuis leur naissance mais elle les garde bien cachés !
- Ah oui ? Mais…tu as l’habitude de …je veux dire, tu fais ça depuis longtemps ?

Il rigole sans quitter des yeux la louve qui prend un morceau dans sa gueule tout en le fixant. Au même moment, Jacob arrête de rire et la contemple. Je sens alors entre eux une connexion qui me fascine et n’ose pas continuer à parler, de peur de gâcher l’instant. Alors, dans un mouvement très rapide, je vois la louve filer derrière le rocher et Jacob reste un moment à regarder l’endroit où elle a disparue. Puis il tourne la tête vers moi et répond :

- Depuis que je suis en âge de me promener seul dans les bois … quand j’ai appris pour la maladie de ma mère, continua-t-il d’une voix si basse que je me rapprochais automatiquement de lui pour mieux l’entendre, c’est ici que je suis venu me réfugier, pendant deux jours…pendant deux jours, j’ai vécu avec eux…et ils m’ont accepté. Je les ai regardés bouger, dormir, manger…se caresser. C’était magnifique.
- Quand tu dis eux…
- Oui, il y en a beaucoup des loups ici Bella…, me coupe-t-il dans un petit sourire. Les mâles sont plus craintifs mais ils m’acceptent aussi. Il y en a un d’eux auquel je tiens beaucoup car je l’ai soigné une fois…
- Ah oui ?

Et là, je le vois serrer les mâchoires, comme la fois où il m’avait expliqué les animaux de la forêt et que j’avais senti une tension. Je comprends alors que ce loup a du être blessé par quelque chose qui n’avait rien à faire là et je comprends alors sa colère. Puis, il prend une profonde inspiration et je sens qu’il se calme. Il tourne alors les yeux voir moi et me demande en riant :

- Tu ne m’as toujours pas dit ce que tu fichais ici !
- Je voulais te voir…Paul m’a amené.
- Paul ?! S’esclaffe-t-il.
- Oui…très sympa sur ce coup-là.
- Ah bon sang ! Je n’ai pas fini de l’entendre ! Rigole-t-il.

Il fait alors demi-tour et descend lentement le chemin que je viens de monter. Avec précaution, je le suis et je remarque alors à son regard vers mon genou qu’il marche à mon rythme pour ne pas que je me blesse à nouveau. C’est vrai que les descentes sont plus difficiles encore que les montées car il y a la pression du corps et j’apprécie vraiment son attention. Mais ce que j’apprécie surtout, c’est qu’il ne me dise pas « fais attention » ou pire ! Qu’il me propose de me porter…

Nous descendons comme ça jusqu’au dolmen puis il le contourne et reprend par la gauche. Cette fois, nous montons, toujours en silence. Nous marchons encore quelques mètres et je vois au dessus de nous sa voiture garée sur un chemin. Encore quelques pas et nous y sommes et je constate que nous sommes en plein milieu des bois.

- Eh bien ! Avec toi, pas besoin de GPS !
- Ça non ! Rigole-t-il. La forêt, c’est mon domaine !

Je monte à ses côtés, heureuse de retrouver sa voiture dans laquelle j’avais pourtant eu presque honte de monter avant. Dedans, pas d’odeur de neuf mais celui de l’air pur et boisé de la forêt. Je respire avec bonheur et tourne la tête vers Jacob qui démarre le moteur avec un petit sourire satisfait. Je comprends alors qu’il est très content de me revoir et cette idée me rempli de joie.

14 – En parfaite harmonie

Jacob gare sa voiture près du garage et en descend. Je le suis et respire un grand coup l’air pur qui circule à la Réserve. Entourée par les pins et si près de l’océan, la maison des Black est un véritable paradis à mes yeux. Jacob ouvre en grand les portes et entre dans le petit hangar pour en revenir deux secondes après avec un trousseau à la main.

- Tiens, les doubles de ta voiture, m’annonce-t-il en me les tendant.
- Oh, merci ! ça m’aurait bien servi aujourd’hui…

Il rigole, se doutant de ma mésaventure puis se dirige vers sa maison. Je le suis presque en courant car ses longues jambes lui permettent de se déplacer plus vite. A l’intérieur, je n’entends aucun bruit et comprends que Billy n’est pas là. Je m’assois sur une des chaises de la cuisine et observe Jacob s’affairer à me préparer une boisson chaude avec des herbes qu’il prend avec une cuillère dans un bocal en verre.

- Tu me fais quoi ?
- Infusion au tilleul, répond-il dans un clin d’œil.
- Ok…

Une fois que l’eau boue, il me sert et en prend une tasse aussi. Puis, me fixe tout en se calant contre le meuble en bois, un léger sourire se dessine sur ses lèvres. Nerveuse, je me passe la main dans les cheveux puis me racle la gorge en disant :

- Je sais…je n’ai pas donné de nouvelle…et je suis partie comme une voleuse.

Il arque son sourcil tout en continuant de me fixer. Il s’amuse bien mais je ne lui en veux pas…j’ai trop honte de moi.

- Je suis impardonnable Jacob…tu devrais m’engueuler plutôt que de m’offrir le thé.

Il soupire puis boit une gorgée en grimaçant et pose à nouveau son regard noir sur moi :

- Alors, il est à nouveau parti ou tu as la permission de venir ici ?
- Il est reparti …pour cinq jours.
- Quand le chat n’est pas là, les souris dansent, répond-il en riant.
- Jacob…
- Non mais c’est cool Bella ! T’en fais pas…je comprends…je suis déjà étonné que tu sois revenue ici.
- Ah oui ? Mais pourquoi ?

Je me sens mal à l’aise. J’ai l’impression qu’il me juge mal et je sais qu’il en a le droit mais je refuse cette idée !

- Et bien…je ne crois pas que j’ai besoin de me justifier. Les faits parlent d’eux-mêmes non ?
- Oui…je sais, je laisse passer trop de temps …
- Oui…, murmure-t-il en me fixant intensément.

Je déglutis, me demandant vraiment ce qu’il pense à cet instant…

- Alors ! Tu as fait quoi pendant tout ce temps ?

J’emploie exprès un ton léger pour essayer de me détendre et de faire passer bêtement ces presque quatre semaines de silence.

- Et toi ? Répond-il sans me répondre en fait.

Je l’observe en train de finir sa tasse, il est tendu ou peut-être même en colère ? Du coup, je me sens à nouveau mal et je reste bouche fermée. Mais, il se redresse d’un coup et dit :

- Bon ! Quand tu auras fini, on ira faire une balade ! Je crois que tu as besoin d’air et de soleil…tu es …très pâle Bella, ajoute-t-il en se mordant les lèvres dans un grand sourire, se retenant de rire.

Je soupire en buvant mon infusion. Ce mec a vraiment un caractère en or.

Quelques minutes après, nous sortons et je le suis. Nous marchons sur un chemin pendant plusieurs mètres, en silence. J’écoute le vent léger faire crépiter les pins et au loin, le bruit des vagues. Je me sens vraiment bien, là, près de Jacob…entourée par cette nature si apaisante. Nous sommes seuls et je l’observe à la dérobée. Il semble maintenant aussi détendu que moi. Je sais que c’est fini, qu’il ne reviendra pas sur mon absence. La page est tournée et j’apprécie vraiment qu’il n’insiste pas plus car je n’aurai jamais pu me justifier. Je me dis que j’ai vraiment de la chance de l’avoir dans ma vie car ce garçon est la sagesse même. La forêt s’éloigne et nous marchons maintenant sur du sable. Ce chemin mène en fait tout droit aux plages de la Push et à cette époque de l’année, il y a quand même un peu de monde qui y vient pour bronzer, s’amuser ou se baigner. Jacob s’arrête et s’assoit dans le sable. Je l’imite et le vent vient fouetter nos cheveux avec force, remplissant mes narines de l’air marin, pur et salé.
Au bout de quelques minutes, je me couche sur le sable et Jacob tourne un peu la tête dans ma direction. Je le contemple pendant qu’il fixe l’horizon. J’apprécie ce silence entre nous depuis que nous avons quitté sa maison, ça me calme et me rend heureuse. Il me laisse me reposer sans parler et je me nourris de son image autant que je peux. Je me sens bien, apaisée…les cris d’enfants au loin et les vagues deviennent étouffés…j’entends juste les sifflements de l’air et je suis toujours hypnotisée par Jacob, ses longs cheveux noirs que le vent fouette, la couleur cuivrée de sa peau qui l’est encore plus avec le soleil, sa sérénité et surtout, sa présence…je me sens en sécurité près de lui et surtout, appréciée à ma juste valeur même si je sais qu’il ne doit pas être d’accord avec tout ce que je fais…lui, ne me prend pas de haut ou ne semble pas me juger. Il y a entre nous comme une connexion silencieuse, un lien que je ne m’explique pas mais auquel je tiens plus que tout. Je respire profondément et ferme alors les yeux. Son image ne me quitte pas.

- Eh va jouer ailleurs !

Une voix me fait sursauter. J’ouvre les yeux avec beaucoup de difficultés. Je suis sur le côté, j’ai du sable plein la joue gauche qui me gratte, je lève un peu la tête et me trouve face au dos de Jacob qui n’a pas bougé, toujours assis près de moi. Je me rends compte que je me suis rapprochée, que je suis presque collée à lui et je me relève complètement, la tête dans le coton. Jacob tourne la tête vers moi avec un doux sourire et me dit :

- Bien dormi ?
- Oh lala, j’ai dormi combien de temps ?
- Une plombe ! Rigole-t-il.

Je m’assois face à l’océan et me passe la langue sur mes lèvres salées. La voix qui m’a réveillée se fait à nouveau entendre près de nous.

- Faut que t’arrête la tisane Bella ! ça ne te réussis pas !

Je penche la tête et trouve Quil assit à la gauche de Jake qui semble très amusé. Je me passe la main dans les cheveux, je me sens vidée, comme propulsée depuis un autre temps.

- Quelle heure est-il ?

Je vois Jacob lever la tête vers le soleil, plisser les yeux et réfléchir. Puis il me répond :

- Euh…deux heures vingt six !
- Quoi ? Tu sais lire l’heure au soleil ? Demande-je, hallucinée.

Quil s’esclaffe et je vois Jacob rire aussi puis il me dit :

- Mais non ! Quil vient de me le dire car justement, je me disais que nous n’avions pas mangé !
- Oh…

Gênée par ma remarque un peu trop enjouée qui me fait clairement passer pour une citadine, émerveillée par Jacob qui plus est, et par le fait que ma longue sieste l’a contraint à rester sur la plage au lieu de déjeuner, je me relève doucement, me sentant un peu fébrile sur mes jambes mais décidée à rentrer. Jacob se lève aussi et s’étire en lançant un regard à Quil.

- Bon, on se voit ce soir ?
- Ouais ! Répond Quil en lançant un coquillage vide sur le sable. A plus.

Jacob hoche la tête et se dirige vers le chemin que nous avons pris à l’aller. Je le suis, encore un peu incertaine et il doit le sentir car il s’arrête et me regarde en souriant.

- Je suis désolée…tu aurais du me réveiller ! Tu dois mourir de faim !
- Mais non ! Rigole-t-il. Tu devais en avoir sacrément besoin !
- Ça ne m’est jamais arrivé…de dormir comme ça…en pleine journée !

Je ne comprenais encore pas ce qu’il m’était arrivé…l’infusion peut-être ? Ou ce puissant sentiment de bien-être ? Ou peut-être les deux ?

- Tu m’as droguée ou quoi ? Dis-je en riant.
- Moi je crois plutôt que tu devrais prendre un peu plus le temps de respirer ma belle …
- Oui…

C’est vrai que ces dernières semaines avaient été étourdissantes. J’avance toujours, avec cet étrange sentiment de marcher sur des œufs et soudain, je butte contre une racine qui sort du sable. J’entends Jacob rire à côté de moi et sans prévenir, il me chope la main. Son contact me fait le même effet qu’à la rivière. Je ressens toute sa force et sa chaleur vibrer dans mon bras. J’ai l’impression que ma paume me brûle mais en même temps, je me sens si bien, comme protéger, soutenue et …appréciée. Je sais que ça ne se fait pas trop de marcher main dans la main avec un garçon qui n’est pas ton copain, surtout quand ni l’un ni l’autre n’est célibataire mais pourtant, je ne veux pas la retirer et continue d’avancer à ses côtés, me laissant tracter jusqu’à la petite maison rouge.

En entrant, Jacob me lâche et ma main reste chaude. Je salue Billy qui est rentré et qui a visiblement préparé quelque chose qui est resté sur la gazinière car la cuisine embaume. Sans rien demander, Jacob sort deux assiettes, et les place face à face. Je m’assois, jetant un œil inquiet à Billy qui lit son journal sans relever la tête. Je me dis que ça n’a pas l’air de le déranger que Jacob m’invite et au fond de moi, j’espère qu’il ne dira rien car l’odeur m’a littéralement réveillé l’estomac et je meurs de faim. Jacob me sert puis se sert et s’assoit face à moi en souriant.

- Allez, mange ! Tu as besoin de force !
- Mais ça va tu sais…je me sens bien.
- Oui, je n’en doute pas. Mais tu en auras besoin pour cet après-midi ! Me répond-il.
- Comment ça ?
- Et bien…je ne t’avais pas trop prévue dans mon programme aujourd’hui, tu sais, alors…je vais devoir faire avec, m’annonce-t-il en me fixant les yeux plissés.

Ma main reste en suspend dans le vide, je me rends compte que je lui impose ma présence depuis ce matin alors qu’il ne m’attendait pas. Je débarque comme ça, après plus de quatre semaines de silence et je pense que parce que j’arrive, Jacob doit chambouler toutes ses habitudes pour moi. Je pose ma fourchette et me passe encore la main dans les cheveux. Je ne sais pas quoi faire…j’aime tellement être avec lui mais là, je me doute que je dérange. Je me dis que je vais finir mon assiette et déguerpir sur le champ !

- Oh Bella ! Tu verrais ta tête ! rigole-t-il en face de moi.

Je le regarde sans comprendre, ne sachant pas si je dois rire ou pleurer ?

- Je vais te laisser faire tes affaires, lui réponds-je, un peu vexée.
- Alors ça, tu rêves ma belle ! Tu as besoin de soleil et tu vas venir avec moi !

Je vois Billy lever un œil vers son fils puis replonger dans son journal avec un léger sourire en coin. A son regard, je vois que Jacob est sérieux et je regrette de ne pas avoir saisi la plaisanterie. Je lui souris, heureuse qu’il ait envie de m’avoir à ses côtés pour le restant de la journée.

- Super ! lance-t-il en continuant de manger.

Je l’imite, savourant avec délice le plat que Billy nous a préparé. Oui, j’ai besoin de soleil…mais pour ça, pas besoin qu’il fasse beau. Avec Jacob, le soleil brille à chaque instant dans ma tête.

Le repas terminé, je me lève d’un bond pour le devancer à la vaisselle. Je remarque son air appréciateur mais comme d’habitude, il ne me fait aucun commentaire. Cette fois, c’est lui qui prend le torchon et je me sens si utile ainsi que si on m’avait dit un jour que faire cette corvée serait un moment magique, je lui aurais bien ri au nez. Pourtant, c’était ce que je pensais en ce moment…je vivais encore un moment magique, loin de tout, loin du temps qui passe trop vite...
La vaisselle rangée, Jacob me fait un clin d’œil pour le suivre dehors et je m’exécute, impatiente de découvrir ce qu’il compte faire avec moi. Il retourne dans le hangar et me demande en prenant des sacs en cuir :

- Tu peux quand même marcher longtemps avec ton genou ?
- Oui !

Je ne veux surtout pas qu’il me laisse là parce qu’il a peur que je me blesse ! Pourtant, il me regarde d’un air septique et ajoute :

- Ok…on fera des pauses.
- Mais où m’emmènes- tu ?
- On retourne dans la forêt, le long de la baie…chasser le lièvre, m’explique-t-il. C’est pour mes loups.
- Oh…

C’est vrai qu’il avait un sac plein de viande ce matin et je comprends que l’acheter aurait été une vraie ruine pour toute cette meute.

- Mais ils ne chassent pas eux-mêmes ? Lui demande-je.
- Si ! Mais je ne viens jamais sans rien, c’est un cadeau…une façon aussi de pouvoir les approcher d’aussi près. J’ai commencé comme ça et ils sont habitués maintenant. Ils sont comme des chiens tu sais, ils sont sages alors ils attendent leur récompense ! Et puis, avec les petits …
- Mais comment sais-tu qu’elle a des petits ?
- Je les observe tous les jours Bella, répond-il en souriant. C’est le genre de détails que tu ne peux pas ignorer.
- Oui…évidemment.

Je me sens soudain très inculte mais Jacob reprend aussitôt :

- Enfin, si tu connais le comportement de la louve quand elle est pleine ! Moi j’ai l’habitude maintenant …

J’ai conscience qu’il vient de se rattraper pour ne pas me vexer à nouveau. Les sourcils froncés, il m’observe et j’essaie de paraître normale mais je ne dois pas être convaincante car il se rapproche et m’explique, d’une voix plus posée :

- J’avais remarqué que la louve était en chaleur car elle est devenue agressive avec les autres. Lorsqu’une femelle Alpha fait ça, c’est qu’elle veut le mâle Alpha pour elle toute seule et j’ai assisté à pas mal de bastons entre eux, rigole-t-il. Ensuite, elle était plus calme mais le mâle dominant était très protecteur avec elle. Deux mois après, j’avais calculé juste, elle a disparu de la meute. Je sais qu’elle a mis bas et qu’elle cache ses petits pour les allaiter…je pense qu’elle les cache dans la grotte de la Flèche d’argent mais je n’ose pas y mettre les pieds pour vérifier car elle les sortirait et les emmènerait ailleurs. Pourtant, je suis très impatient de les voir et surtout de savoir combien il y en a ! Je sais qu’elle finira par me les amener, comme toujours…mais pour moi, c’est toujours un moment très fort.

Pendant son explication, j’avais vu son visage changé plusieurs fois d’expression. Il était passé du sérieux, à l’excitation, puis la fierté avec le regard brillant. Il aimait vraiment ces loups et j’étais heureuse qu’il partage sa passion avec moi. J’avais voulu en savoir plus sur lui, j’étais servie !

- Merci Jacob…j’aime quand tu prends le temps de m’expliquer les choses comme tu le fais.
- Mais c’est un plaisir ! Me répond-il d’une voix enjouée.

Pourtant, il ne se doutait pas à quel point moi, ça me faisait plaisir ! Edward ne prenait jamais le temps de m’expliquer quoique ce soit de son univers, même le plus simple…je ne savais jamais trop comment le prendre ? Ne voulait-il pas m’ennuyer avec quelque chose d’assommant comme il disait ou me prenait-il pour une fille limitée, incapable de comprendre ?

15 – Sa flèche a touché mon coeur…

Elle me suit sans broncher, sans se plaindre. Pourtant, je vois à la barre sur son front qu’elle souffre. Mais je sais aussi une chose : c’est qu’elle ne veut surtout pas que je l’aide ou la plaigne ! Alors, de temps en temps, je ralentis ou je m’arrête, et je fais semblant d’observer une plante ou un oiseau…comme elle a l’air complètement intéressée par tout ce que je fais, elle s’arrête et se concentre sur ce que je lui montre, captivée. J’ai l’impression d’être avec une enfant de quatre ans en plein apprentissage de la vie. Elle a une soif intense de savoir, c’est incroyable ! Je me demande même ce qu’elle fait vraiment avec lui pour avoir autant besoin de ça…pourtant, ils ont l’air d’avoir une vie sociale intense…enfin d’après ce que j’ai pu entendre ? N’empêche que je suis super heureux de voir que dès qu’il se tire, elle débarque direct chez moi ! Je ne sais pas ce que j’ai fais pour ça, mais les faits sont là et je suis très heureux. Et surtout, je compte bien en profiter et l’amener à venir me voir, même quand il sera là ! Je reprends la marche et elle souffle un coup puis me suit.

Je ris encore tout seul de la tête qu’elle a fait lorsque j’ai sorti mon matériel de chasse : arc et flèches. Elle avait des yeux ronds comme des billes et j’avais finis par lui dire en riant:

- Bah oui Bella, c’est ça les indiens !

N’empêche qu’elle avait encore été impressionnée. La chasse au fusil ne m’avait jamais intéressé et poser des pièges était maintenant en voie d’être interdit. Alors depuis deux ans, je me suis spécialisé dans la chasse à l’arc. C’est plus difficile car je dois être tout prêt de l’animal mais c’est propre et net. Et surtout, très excitant ! D’habitude, j’y vais avec Sam, c’est lui qui m’a appris à chasser de cette façon, mais aujourd’hui, il devait conduire Emily à Seattle donc c’était une aubaine…je serai seul avec Bella.
Mon territoire de chasse commence à ce point et je ralentis pour lui proposer :

- Tu peux t’asseoir ici, face à l’océan si tu veux. Je m’enfonce un peu…pas longtemps.
- Non, non…si je ne te dérange pas, je veux venir avec toi, répond-elle, très déterminée.
- Ok mais tu dois rester derrière moi, faire les mêmes mouvements que moi et surtout…
- Pas de bruit ! Me coupe-t-elle. Oui, je me doute bien.

Je ne sais pas trop si je vais réussir à choper quelque chose aujourd’hui. De un, parce que chasser avec quelqu’un qui n’y connaît rien va forcément m’empêcher de me concentrer et de deux, parce que c’est Bella et que j’ai le palpitant depuis ce matin.
Je retire donc mon arc de mon dos et commence à préparer une flèche. Je lui fais signe qu’on y va, en silence et elle se place derrière moi. J’avance doucement, elle me suit à un mètre. Elle fait vraiment un effort considérable pour ne pas faire de bruit si bien qu’elle semble quasi transparente. J’essaie de me concentrer et nous avançons pas à pas, évitant les branches au sol et passant au travers de fougères. Je sais où se trouvent la plupart des terriers, ne reste plus qu’à espérer qu’un lièvre soit en balade. Bella me suit toujours, malgré tous ses efforts, j’entends sa respiration derrière moi mais je sais que ce n’est pas sa faute, je l’entends parce qu’elle me trouble et que je me concentre plus sur sa présence que sur mes proies. Nous marchons un long moment ainsi, l’un derrière l’autre, en silence. Mon esprit galope toujours mais j’essaie de rester focalisé sur un éventuel mouvement. Soudain, Bella pose sa main froide sur mon avant-bras et je sursaute puis me retourne. Elle me fait un signe sur notre droite et je vois un lièvre droit comme un i entrain de manger une feuille. Je me redresse et avec une lenteur calculée, je pointe ma flèche vers lui et tend mon arc. Je le cadre, espérant que je ne vais pas le louper car je sens que je tremble légèrement. Bella, à côté de moi, retient son souffle. Je me ressaisis, bien décider à ne pas la décevoir et vise le lièvre puis décoche. La flèche part avec force et dans un souffle, se plante dans l’animal qui est légèrement propulsé mais touché. Je fonce sur lui pour vérifier qu’il est mort sur le coup. Bella vient s’accroupir à côté de moi et se passe la main dans les cheveux en disant :

- Bien joué ! Oh, j’aimerai vraiment savoir faire ça ! C’est tellement excitant !

Un peu choqué par sa réaction, je tourne brusquement la tête vers elle, mais comme elle semble avoir réellement apprécié, je préfère ne rien dire. A la place, je réponds tout en retirant ma flèche du lièvre :

- Il faut beaucoup de force pour bander l’arc et rester tendu un moment, le temps de viser mais ce n’est pas un sport exclusif aux hommes.
- Tu m’apprendras un jour ? Demande-t-elle, ses beaux yeux plein d’espoir.

Je sais qu’elle n’est pas assez forte pour le moment, elle manque sérieusement d’exercice et de vitalité mais je me dis que pourquoi pas ? Avec un petit arc ? Ça me permettrait de passer un peu de temps avec elle. Je hoche donc la tête et son sourire me réchauffe le cœur.
Nous reprenons notre quête mais j’ai la tête embrumée, je sais que je ne ferais plus rien aujourd’hui. Si bien qu’au bout d’une heure, je reprends la direction de la lisière, le long des roches qui plongent dans l’océan et elle me suit toujours. Une fois qu’elle comprend que je ne chasse plus, elle s’assoit sur un rocher en soupirant. Je me doute qu’elle souffre mais son visage est si apaisé et elle a l’air d’avoir pris un peu de couleurs.
Je range mes flèches dans mon carquois et je sens qu’elle m’observe depuis son petit rocher. Je lève des yeux interrogateurs vers elle et elle me dit :

- Dis, tu as un problème avec tout ce qui est moderne ou quoi ? Que tu fais des trucs de l’ancien temps …
- De l’ancien temps ! Répète-je en m’esclaffant. La pêche à la mouche et la chasse à l’arc se pratiquent sur toute la planète…et ça devient très tendance.

Je ris comme ça pendant quelques secondes puis me dit que c’est le moment de louvoyer. J’ajoute donc plus sérieusement, tout en continuant de ranger mes affaires :

- Non…je n’ai aucun problème avec le monde moderne…j’aime les bagnoles, les motos et la musique qui passe à la radio. J’aime aussi les téléphones portables et les numéros qui vont avec …

Comme elle ne répond pas, je lève à nouveau les yeux sur elle et elle me regarde, bouche bée. Puis, elle tourne la tête vers l’océan, pensive et je me dis que, bon…elle ne me donnera pas son numéro. Tant pis ! ça me chagrine un peu mais je pense soudain que si elle ne me le donne pas, c’est qu’elle ne veut peut-être pas que je l’appelle quand elle est avec lui et ça…ça veut dire deux choses ! La première, c’est qu’elle veut me garder « secret » à ses yeux et la deuxième, qu’elle n’est pas indifférente. Je m’accroche à cette idée et souris, tout en finissant de ranger mes flèches.

- Bon allez ! Tu te sens d’attaque pour redescendre ?
- Bien sûr ! Répond-elle en se relevant d’un bond.

La descente est difficile pour elle et je marche très lentement, faignant de contempler l’océan sous nos pieds. Je vois un aigle tournoyer au dessus des vagues et je repense à ma journée galère où j’avais cherché sa plume justement pour son genou qui la faisait autant souffrir. Finalement, je ne lui avais pas offerte en mains propres mais aujourd’hui, elle était avec moi. Si j’avais su ça ce jour là…j’aurai été plus heureux. Un coup dans le dos me bouscule. Je me retourne et Bella se tient la joue en jurant.

- Bon sang… mais ça va ? Demande-je en comprenant qu’elle venait encore de buter sur quelque chose et qu’elle venait de se cogner contre moi.
- Oui…
- Bella, mais …tu sais qu’il faut lever les pieds quand on marche !

J’arrête de parler lorsque je vois un filet de sang sur ses doigts.

- Mais…

Je retire sa main et je vois alors une belle entaille sur sa joue. Je défais mon carquois du dos pour voir ce qui l’a blessée et je comprends qu’elle s’est éraflée contre une des fermetures en ferraille.

- Bella…mais…mais c’est dingue comme tu es maladroite !
- Je sais …je suis une vraie pitié, répond-elle en se tenant à nouveau la joue.
- Ah ce n’est pas vrai…

Je réfléchis un moment et pense à mon essuie-tout pour nettoyer mes pointes de flèches qui se trouve dans mon sac. Je le sors et l’approche de son visage. Elle me regarde en fronçant les sourcils puis jette un œil de travers à mon torchon.

- Bah désolé…je n’ai que ça !
- Oui …ça va…

Elle retire sa main et avec douceur, je lui nettoie le sang puis j’appuie un peu et elle prend le relais en posant sa main sur la mienne. Son contact me chamboule à chaque fois, surtout qu’elle a les mains très froides. Je reste deux secondes comme ça puis retire la mienne et lui conseille :

- Garde-le bien contre ta joue jusqu’à la maison…
- Ok…

Je suis dégoûté qu’elle se soit entaillée le visage comme ça ! Je la trouve si belle… cette fille est une gourde ambulante ! Je ne m’étonne plus qu’elle se blesse autant. J’avais de la chance qu’elle s’en soit sortie vivante avec cette histoire de cheval. S’il la connaissait vraiment, son mec ne l’aurait jamais autorisée à monter sur cette bête ! Enfin, elle est si bornée que même s’il lui a interdit, je me doute qu’elle l’a fait par défi…
Je remets le carquois sur mon épaule et reprend la marche. Bella me suit, sans broncher.

Une fois chez moi, je file directement à la salle de bain prendre ce qu’il faut pour la soigner. Billy voit son torchon plein de sang sur la joue et demande, inquiet :

- Qu’est-ce qu’il s’est passé ?
- Rien, ça va…, répond Bella. Je suis trop stupide.

Je reviens avec coton, alcool et pansement et déclare :

- ça n’a rien à voir avec la stupidité ! Tu es…tête en l’air !
- Oui…un peu à l’ouest c’est vrai, rigole-t-elle doucement.

Elle marmonne quelque chose mais je ne comprends pas. Je m’approche à nouveau et elle retire le morceau de tissu complètement ensanglanté. J’hésite car je sais que ça va la piquer mais il vaut mieux désinfecter. Je pose avec douceur le coton imbibé d’alcool sur sa joue et elle serre les dents en se contractant.

- Désolé …
- Non, c’est rien…, murmure-t-elle.

Elle me fixe intensément et gêné par la beauté de ses yeux qui me font littéralement craquer, je me concentre uniquement sur sa plaie mais mon cœur me cogne dans les tempes et je me maudis de ressentir de plus en plus d’émotions en sa présence. Je sais déjà bien comment ça va se finir…si elle s’en rend compte, un jour, elle ne viendra plus. Je dois absolument me contrôler et jouer le mec sûr de lui, complètement indifférent…elle me fixe toujours et j’essaie d’occulter son regard. Je prends un pansement et lui place sur la joue. Mes mains tremblent légèrement et je les retire vite pour ne pas qu’elle le voit.

- Voilà ! Te voilà réparée …

Elle éclate de rire et se dirige vers un miroir à l’entrée pour constater les dégâts. Elle hausse les épaules et à cet instant, la porte s’ouvre sur Charlie qui fait les yeux ronds en la voyant.

- Mais qu’est-ce que tu fous là ? ! Et qu’est-ce que tu t’es encore fait ?! ajoute-t-il en soupirant.
- Et bien …

Charlie tourne la tête vers moi et je lui lance un sourire crispé. Il comprend et continue :

- Bon sang Bella, mais un jour tu vas te tuer !
- Oh c’est bon papa…
- Et qu’est-ce que tu fais là ? Répète-t-il.
- Je n’ai pas la clef de la maison…
- Et quoi ? Il t’a laissée sur le trottoir ?

Au ton que vient d’employer Charlie, je capte tout de suite qu’il ne porte pas le fils Cullen dans son cœur. Je me retiens de sourire et Bella répond :

- On en parlera à la maison…

Hum…sujet très sensible ! Il faudrait qu’un jour je sonde Charlie.

- Charlie, j’en entraîné Bella à la chasse avec moi, c’est de ma faute si elle s’est blessée, dis-je pour essayer de la couvrir sur sa maladresse.
- Bien essayé mon garçon mais je connais ma fille, elle n’a besoin de personne pour se faire mal !

Charlie se sert un café et déclare, à l’intention de mon père :

- Sale journée !

Je vois Bella baisser la tête et bizarrement, j’ai l’impression qu’elle s’inclue dans la mauvaise journée de son père. Pourtant, je suis sûr qu’il est content qu’elle soit là, même s’il a l’air fâché.
Il avale son café et déclare :

- Bon allez ! On rentre !

Son ton est sec et sans appel. Même Billy le regarde avec un air ennuyé. Je ressens soudain un sentiment d’abandon, elle est quand même avec moi depuis ce matin et je sais déjà qu’elle va me manquer. Je remarque alors que Bella m’observe et son regard semble me renvoyer l’écho de mes pensées. Je vais peut être lui manquer aussi ? Charlie fait un signe à Billy puis à moi et sort de chez nous, aussi vite qu’il y est entré. J’avance vers Bella pour l’accompagner, elle reprend son sac, salue mon père et nous sortons de la cuisine.

Une fois à la voiture, je lui ouvre la portière et elle monte à côté d’un Charlie qui semble s’impatienter. Je ne comprends pas sa mauvaise humeur mais je me dis aussi que ça ne me regarde pas. Quelque chose a du l’énerver dans la journée et le fait que Bella rentre à nouveau chez lui l’ennuie peut-être finalement ? Bella me fixe à travers la vitre, je lui fais un petit signe et elle me le rend, discrètement. Puis la voiture démarre et je la regarde s’éloigner jusqu’à ce que je ne la voie plus. Est-ce que j’allais vraiment la revoir durant ces cinq jours de répit ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
appaloosa
Au cinéma avec Mike et Jacob
Au cinéma avec Mike et Jacob
avatar

Féminin
Nombre de messages : 1226
Age : 27
Localisation : dans les bras de jacob
Date d'inscription : 17/04/2009

MessageSujet: Re: Mon Ami, mon Soleil - Jacob/Bella - Paul/Rachel   Sam 8 Mai - 9:41

c'est magnifique
le liens entre jacob et les loup
la patience de jacob avec bella
le liens que tu nous faire decouvrir entre bella et jacob qui eux meme ne sent rend pas compte
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vanille41
Retour fracassant de Jake
Retour fracassant de Jake
avatar

Féminin
Nombre de messages : 1945
Age : 34
Localisation : dans les bois en compagnie d'une bande de ... loups
Date d'inscription : 25/10/2009

MessageSujet: Re: Mon Ami, mon Soleil - Jacob/Bella - Paul/Rachel   Sam 8 Mai - 10:13

* - Bella Swan ! Ton carrosse s’est transformé en citrouille ? Ah comment se passer de lui lol Bon, comme tu le sais Titifof j’adore ce passage entre Bella et Paul ! Ca m'a beaucoup amusé.

* Après tout, je ne le connais pas plus que ça ? Et si c’était vraiment « n’importe qui » comme il me disait avant ? Et personne qui sait où je suis ! Ni avec qui ! Je déglutis, n’osant pas lui demander où il m’emmène de peur qu’il ne me réponde pas, comme dans les films…
La flippe de Bella Very Happy (c'est le genre de truc débile qu'on se dit dans des situations gloques).

* je me dis que je pourrais peut-être sauter de la voiture ? J’entends alors la voix de Jacob me dire : « Bon rassure-moi, tu le sais que tu as tendance à sauter quand tu ne sais plus quoi faire ? »
Je me suis dit euh elle va pas le faire quand même ? Là Bella, elle va passer pour une barge lol

* - Bon alors je t’ai amenée voir Jacob ! Allez, dégage de ma voiture !Ca sonne bien de Paul ça ! Tout craché ! Razz

* Jacob et les loups !

* - Tu ne m’as toujours pas dit ce que tu fichais ici !
Bah ouai c’est vrai ça ! Bien dit !

* Non mais c’est cool Bella ! T’en fais pas…je comprends…je suis déjà étonné que tu sois revenue ici. Ouai, pas fière là Bella !

* Je crois que tu as besoin d’air et de soleil…tu es …très pâle Bella, ajoute-t-il en se mordant les lèvres dans un grand sourire, se retenant de rire. Je vois très bien son expression. Smile

* Très beau moment sur la plage, Bella fait une très belle description de Jacob.

* - Bien dormi ?
Marrant ce moment là, et Bella la joue ensablée lol et boum dans Jacob !

* Alors, de temps en temps, je ralentis ou je m’arrête, et je fais semblant d’observer une plante ou un oiseau…comme elle a l’air complètement intéressée par tout ce que je fais, elle s’arrête et se concentre sur ce que je lui montre, captivée. J’ai l’impression d’être avec une enfant de quatre ans en plein apprentissage de la vie.Cool de voir ce que pense Jacob, il la comprend vraiment.

* Bien joué ! Oh, j’aimerai vraiment savoir faire ça ! C’est tellement excitant ! Comme Bella est souvent barrée, Jacob est scotché, pas mal ! bravo

* - Dis, tu as un problème avec tout ce qui est moderne ou quoi ? Que tu fais des trucs de l’ancien temps …
- De l’ancien temps ! Répète-je en m’esclaffant.
J’imagine bien la tête de Jacob là !

* J’aime aussi les téléphones portables et les numéros qui vont avec … […] bon…elle ne me donnera pas son numéro. Tant pis ! Trop fort ! Bien essayé pourtant.

* Un coup dans le dos me bouscule. Je me retourne et Bella se tient la joue en jurant.
- Bon sang… mais ça va ? Demande-je en comprenant qu’elle venait encore de buter sur quelque chose et qu’elle venait de se cogner contre moi.
Elle se rate jamais lol maintenant la joue !

* Cette fille est une gourde ambulante ! Razz

* Et quoi ? Il t’a laissée sur le trottoir ?
Oups ! Embarassed

*Quand Bella entend dans son sommeil - vas jouer ailleurs (il me semble), c'est Jacob qui le sort à Quil c'est ça ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
bella55
Le combat
Le combat
avatar

Féminin
Nombre de messages : 1730
Age : 33
Localisation : forks avec taylor lautner
Date d'inscription : 03/02/2009

MessageSujet: Re: Mon Ami, mon Soleil - Jacob/Bella - Paul/Rachel   Sam 8 Mai - 10:49

ce chapitre et magnifique surtout avec les loups
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tititof
Perd connaissance
Perd connaissance
avatar

Féminin
Nombre de messages : 831
Age : 40
Localisation : garde la main chaude de Jacob dans la sienne
Date d'inscription : 29/08/2009

MessageSujet: Re: Mon Ami, mon Soleil - Jacob/Bella - Paul/Rachel   Mar 11 Mai - 11:13

appaloosa a écrit:

c'est magnifique
le liens entre jacob et les loup
la patience de jacob avec bella
le liens que tu nous faire decouvrir entre bella et jacob qui eux meme ne sent rend pas compte
Et pour une fois, c’est Bella qui est accro Wink Jacob, humain, est très patient et ça m’a changé de le décrire comme ça mais ça fait du bien en même temps.

Trop belle ta nouvelle bannière Vanille Very Happy
Vanille41 a écrit:

- Bella Swan ! Ton carrosse s’est transformé en citrouille ? Ah comment se passer de lui lol
Moi je ne peux pas lol

Vanille41 a écrit:

Bon, comme tu le sais Titifof j’adore ce passage entre Bella et Paul ! Ca m'a beaucoup amusé.
Oui je me suis beaucoup amusée aussi Wink Avec Paul, ça vient toujours tout seul.

Vanille41 a écrit:

* Après tout, je ne le connais pas plus que ça ? Et si c’était vraiment « n’importe qui » comme il me disait avant ? Et personne qui sait où je suis ! Ni avec qui ! Je déglutis, n’osant pas lui demander où il m’emmène de peur qu’il ne me réponde pas, comme dans les films…
La flippe de Bella (c'est le genre de truc débile qu'on se dit dans des situations gloques).
Je me suis déjà fait se genre de mauvais plan lol j’ai une très grande imagination et dans ces cas là, je peux faire flipper même les mecs Wink

Vanille41 a écrit:

* je me dis que je pourrais peut-être sauter de la voiture ? J’entends alors la voix de Jacob me dire : « Bon rassure-moi, tu le sais que tu as tendance à sauter quand tu ne sais plus quoi faire ? »
Je me suis dit euh elle va pas le faire quand même ? Là Bella, elle va passer pour une barge lol
Elle allait le faire…j’ai d’ailleurs beaucoup hésité lol

Vanille41 a écrit:

* - Bon alors je t’ai amenée voir Jacob ! Allez, dégage de ma voiture !Ca sonne bien de Paul ça ! Tout craché !
C’est clair Wink toujours beaucoup de tact avec les filles qu’il n’aime pas lol

Vanille41 a écrit:

* Jacob et les loups !
Oui pas de Jacob sans loup Wink

Vanille41 a écrit:

* - Tu ne m’as toujours pas dit ce que tu fichais ici !
Bah ouai c’est vrai ça ! Bien dit !
LOL la pauvre…bah elle est accro lol

Vanille41 a écrit:

* Non mais c’est cool Bella ! T’en fais pas…je comprends…je suis déjà étonné que tu sois revenue ici. Ouai, pas fière là Bella !
Oui confu mais du moment qu’elle soit là Wink

Vanille41 a écrit:

* Je crois que tu as besoin d’air et de soleil…tu es …très pâle Bella, ajoute-t-il en se mordant les lèvres dans un grand sourire, se retenant de rire. Je vois très bien son expression.
Oui j’ai complètement été inspirée par Taylor sur ce passage là, quand il dit « si tu le dis » dans NM Wink (pas besoin de préciser le passage)

Vanille41 a écrit:

* Très beau moment sur la plage, Bella fait une très belle description de Jacob.
ouais moi aussi je suis accro Wink


Vanille41 a écrit:

* Alors, de temps en temps, je ralentis ou je m’arrête, et je fais semblant d’observer une plante ou un oiseau…comme elle a l’air complètement intéressée par tout ce que je fais, elle s’arrête et se concentre sur ce que je lui montre, captivée. J’ai l’impression d’être avec une enfant de quatre ans en plein apprentissage de la vie.Cool de voir ce que pense Jacob, il la comprend vraiment.
Ce sont deux âmes sœurs, c’est naturel Very Happy

Vanille41 a écrit:

* Un coup dans le dos me bouscule. Je me retourne et Bella se tient la joue en jurant.
- Bon sang… mais ça va ? Demande-je en comprenant qu’elle venait encore de buter sur quelque chose et qu’elle venait de se cogner contre moi. Elle se rate jamais lol maintenant la joue !
Oui c’est une pitié confu

Vanille41 a écrit:

*Quand Bella entend dans son sommeil - vas jouer ailleurs (il me semble), c'est Jacob qui le sort à Quil c'est ça ?
Oui Bella n’a pas remarqué qu’il n’y avait pas que Quil qui venait de s’asseoir près de Jacob. Jared et Embry faisaient une partie de volley sur la plage Wink

bella55 a écrit:


ce chapitre et magnifique surtout avec les loups
Merci bella55 Very Happy

Voici la suite !

* * * *

16 – Passer une belle journée… tranquille…et avec elle.

Et pourtant, le lendemain matin, je la vois débarquer dans la Chevrolet à neuf heures du matin. Toute souriante et toujours avec son pansement sur la joue qu’elle a changé, elle se dirige vers moi pendant que je sors de la maison et me salue.

- Eh petit écureuil ! C’est les vacances tu sais, tu peux dormir un peu !
- Tu ne veux pas que je vienne si tôt ? Demande-t-elle, le visage soudain grave.
- Mais si !

Je ris pour la détendre car je vois bien qu’elle a du mal à capter quand je plaisante. Et je rajoute :

- Il faudrait même que tu viennes plus tôt si tu veux venir voir les loups avec moi !
- Oh…j’essaierais demain alors, déclare-t-elle en retrouvant un peu de couleurs. Tu y es déjà allé là ?
- Oui ! Je me lève au lever du soleil…tout est calme et tranquille, j’adore ça.
- Oui…j’imagine, murmure-t-elle en se passant la main dans les cheveux.
- Bon ! C’est quoi le programme aujourd’hui ? lui demande-je sur un ton léger.

Elle me regarde, un peu hébétée puis rit en disant :

- Euh…je ne sais pas…qu’est-ce que tu fais d’habitude ?
- Ah non ma belle ! Pas aujourd’hui. Ce n’est pas moi qui vais toujours décider de ce qu’on va faire ! Allez…dis-moi. Tu veux faire quoi ?

Bizarrement, je la sens complètement retournée et je finis même par m’inquiéter de son long silence.

- Bella ?
- Oui…, soupire-t-elle. C’est que…ça fait longtemps que je n’ai pas planifié une journée !
- D’accord …

Les choses sont plus graves que je ne le pensais…va falloir que je la secoue sérieusement. Je reste silencieux, faisant exprès d’attendre comme elle devait le faire avec lui…attendre que monsieur annonce le programme de la journée…ou même n’annonce rien car je l’imaginais bien le suivre sans savoir parfois où il l’emmenait. Elle se repasse à nouveau la main dans les cheveux et je commence à comprendre que ce tic est compulsif quand elle est nerveuse ou ennuyée. Elle me fait un peu de la peine, d’être aussi perdue avec une bête question mais je compte bien lui ouvrir les yeux sur sa condition et j’attends toujours.

- Alors ?
- Et bien…je …, marmonne-t-elle en réfléchissant.
- Oui ?

Je me retiens de rire car si elle voit que je me moque, je sens bien qu’elle va se braquer. Bon, je décide de l’aider un peu quand même…

- Tu veux aller quelque part ? Voir un endroit que tu ne connais pas ? Faire un truc dingue ? Saut à l’élastique, rafting…vol à l’étalage ?

Elle lève brusquement les yeux vers moi et j’éclate de rire. Elle se joint à moi mais je vois que c’est nerveux. Pourtant, elle ne me répond toujours pas et une barre se forme entre ses yeux.

Bon sang ! Mais elle ne sait vraiment pas quoi faire ! …Ou pas décider ! Je soupire légèrement et regarde l’horizon. Je sens la colère monter mais j’essaie de ne pas lui montrer pour ne pas la mettre mal à l’aise. Et puis soudain, elle s’écrie :

- Je voudrais faire un pique-nique !
- Un quoi ?
- Oui ! Répond-elle, soudain toute excitée. Manger par terre, dans l’herbe, manger des trucs avec de la mayonnaise …et avec mes doigts !

J’hallucine car c’est le genre de trucs que je pourrais faire tout le temps mais je commence à comprendre qu’elle veut faire tout ce qu’elle ne peut pas faire en temps normal…elle qui doit sûrement se faire servir, manger dans des couverts en argent et sur une table en verre, où la moindre miette doit être ramassée dès qu’elle touche le sol…

- Ok…bon ce n’est pas très dingue comme truc mais si c’est ce que tu veux …alors allons-y ! Allons préparer le pique-nique !
- Oui !

Elle me suit dans la maison et j’ouvre le frigo pour voir si j’ai tout ce qu’il faut. En même temps, je réfléchis à l’endroit où je vais l’emmener, pas trop loin pour ne pas qu’elle souffre de trop mais assez calme pour qu’elle ait l’impression d’être isolée dans la nature.

- On pourrait retourner là où tu as pêché ? Demande-t-elle alors.
- Ah oui …

C’est vrai que là, c’était idéal. Et on pouvait y aller en voiture.

- Euh…On peut demander à tes copains de venir ? Propose-t-elle d’une petite voix. Leah voudrait peut-être nous accompagner ?

Je me relève du frigo pour voir son expression afin de vérifier si elle en a vraiment envie ou si elle me propose ça pour éviter qu’on soit complètement seuls. Et évidemment, je vois dans ses yeux qu’elle a soudain peur…mais peur de quoi ? Ça …
J’imagine qu’elle a soit peur qu’on soit seuls, soit du « qu’en dira-t-on ? » qu’elle passe la journée que avec moi ou soit, que ça se sache et que ça revienne aux oreilles d’Edward.

- Je vais proposer à Kim et Jared de venir avec nous…et à Sam et Emily aussi ! Dis-je en me retenant de soupirer.
- Et Leah ? Insiste-t-elle.
- Leah…et bien elle n’est pas là pour le moment.

En fait, je n’ai plus de nouvelles depuis la dernière fois et franchement, c’était bien la dernière personne que je voulais dans mes pieds aujourd’hui !
Elle me sourit, satisfaite. Et je me replonge dans le frigo.

Sur le parking terreux, je vois déjà la voiture de Sam et je sens que Bella se détend à côté de moi. Son attitude m’ennuie mais me fait rire en même temps. C’est comme si elle voulait passer du temps avec moi mais ne pas le montrer. Je laisse couler, me disant qu’un jour, elle passera au-dessus de tout ça. La chaleur est agréable, le vent pas trop fort, c’est vraiment la journée idéale pour ne rien faire et manger toute la journée comme Bella le voulait.

Et nous passons vraiment un moment parfait…Sam et Jared sont en formes, les filles parlent beaucoup avec Bella et je la sens complètement détendue. Nous mangeons lentement et pendant des heures, à discuter de tout et de rien tous ensembles. Bella rit beaucoup et souvent croise mon regard, les yeux brillants. Elle ne s’est pas mise à côté de moi, histoire de montrer aux autres qu’il n’y aucun malentendu mais c’est justement ça qui me prouve que ma présence la trouble parfois. Hier, elle était pourtant proche, à l’aise, légère…aujourd’hui, elle est distante tout en étant toujours proche, ennuyée tout en étant toujours à l’aise, calculatrice tout en étant toujours légère. Dans l’après-midi, Jared et Kim se blottissent sur la couverture, Sam se cale contre un arbre et Emily se place entre ses jambes, du coup, je sens Bella à nouveau crispée et je me lève en lui proposant :

- Viens ! Je vais te montrer un arbre très drôle !
- Ah oui ? Répond-elle, soudain soulagée.
- Oui, tu vas voir, il a poussé d’une façon qu’il ressemble à un cerf.

Elle me suit pendant que j’avance le long de la berge. Les mains dans les poches, j’essaie de jouer au mec super détendu et je sens qu’elle apprécie car elle sourit. Au bout de plusieurs mètres, nous tombons sur le fameux arbre et elle éclate de rire.

- Oh bon sang ! Quel drôle de forme !
- Oui … tu as vu, il s’est séparé en deux à la base et ensuite, les deux parties s’unissent à nouveau au bout de un mètre et les branches me font vraiment penser aux bois d’un cerf.
- Oui, confirme-t-elle.

Je fais demi-tour et elle regarde encore un peu l’arbre avant de me suivre. Elle marche à côté de moi mais soudain, se prend encore les pieds dans un creux et bascule. Je la rattrape par la main et elle éclate de rire en disant :

- Mon père a raison ! Je vais finir par me tuer !
- Mais non…tant que je suis là, il ne t’arrivera rien.

Elle tourne brusquement la tête vers moi, surprise. Je ne l’ai pas lâchée et pourtant, elle n’a pas retiré sa main. Elle m’observe et je lui souris en disant :

- Oui j’ai un puissant karma qui déteint sur toi et je suis ceinture noire de karaté !
- Mais bien sûr ! Se moque-t-elle gentiment.
- Mais oui !

Je ris doucement, content qu’elle me tienne toujours la main et j’avance en feignant d’observer les arbres que je ne vois même pas tellement la douceur de sa peau envahit mon esprit. Pourtant, quelques mètres avant de revenir près des autres, je la lâche. Je ne veux pas la mettre mal à l’aise et surtout, je ne sais pas où j’en suis avec Leah alors comme je ne veux pas de questions… Jared et Kim ne relèvent même pas la tête mais Sam et Emily nous accueillent avec un sourire. Ils semblent tous les deux détendus mais dans les yeux de Sam, je vois tout de suite à quoi il pense et je détourne aussitôt mon regard.

Nous rentrons à la maison, Bella semble complètement épuisée mais heureuse. Je suis content de la voir comme ça, me doutant que ça ne doit pas lui arriver souvent d’être aussi cool. Elle pose sa main sur sa joue et je lui demande :

- Tu veux changer ton pansement ?
- Oui…s’il te plait.

Je vais chercher tout mon attirail et revient près d’elle. Elle s’est assise sur le canapé et me sourit à mon arrivée. Je m’assois près d’elle et retire doucement celui qu’elle a sur la joue. Elle grimace mais j’essaie de faire vite. J’imbibe à nouveau un coton d’alcool et lui nettoie la plaie qui s’est déjà bien refermée mais qui avait encore un peu saigné durant la journée. Cette fois, Bella ne me regarde pas, elle fixe la table basse et je lui remets un nouveau pansement rapidement. Puis, je reprends tout mon bazar et retourne à la salle de bain. De là, j’entends qu’elle allume la télévision. Je reviens près d’elle et vois qu’elle a mis un match de baseball. Etonné, je lui lance :

- Tu aimes ça ? !
- Non…
- Bah alors pourquoi tu mets ça ? Demande-je en riant, perplexe.
- Pour toi …

Je lui fais les yeux ronds et éclate de rire en répondant :

- Mais! Tu allumes la télé et tu ne regardes pas ce que tu aimes ?
- Il n’y a pas grand-chose qui me plait à la télé en fait, répond-elle un peu crispée.
- Et bien, éteint là alors !

Mais je rêve ! Elle est vraiment conditionnée en mode esclave ! Va falloir que je la secoue plus fort que je ne le pensais déjà ! Pourtant, elle me regarde et je vois beaucoup de tristesse dans ses yeux…une tristesse qui n’était pas là il y a deux minutes. Ça me fout en l’air ! Alors je viens m’asseoir près d’elle et lui prend la télécommande des mains. Je me cale dans le canapé et commence à zapper. Elle s’installe aussi, retire ses chaussures et replie ses jambes sous elle. Je tombe sur un programme sur le jardinage et m’arrête là.

- ça ? ça te plait ?
- Oui…c’est le métier que je dois faire en fait, ajoute-t-elle en se raclant la gorge.
- Quoi ? Fleuriste ?
- Oui…ou travailler dans une serre, chez un botaniste ou dans une pépinière.

Je ne peux pas m’empêcher d’éclater de rire et lui dire :

- Tu sais qu’il faut travailler dehors pour ça ?!
- Oui…je sais, répond-elle gênée mais avec un demi-sourire. Et ça me plairait, ajoute-t-elle plus sérieusement.

Je la dévisage pendant une minute puis répond :

- Et bien, c’est cool ! Au moins quelque chose que tu aimes et que tu comptes faire !
- Oui, enfin…il faut encore que je finisse mes études, que j’ai mon diplôme et que je trouve du travail.
- Ici, tu trouveras toujours ! Rétorque-je en regardant les images à la télévision.
- Oui…je sais.

Je tourne alors à nouveau la tête vers elle. Le ton qu’elle vient d’employer m’interpelle.

- Tu ne sais pas si tu vas finir tes études ou quoi ?
- Et bien…

Elle soupire, se crispe à nouveau et regarde au loin, à travers la fenêtre. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que ce qui va suivre ne va pas me plaire. Elle se mord les lèvres, semble réfléchir puis répond, d’une voix si faible que je dois me rapprocher pour bien entendre :

- Tout dépend d’Edward en fait…je ne sais pas ce qu’il compte faire après ses études, où il veut s’installer, ici ou dans un autre pays…et je ne sais pas s’il voudra que je travaille ou non…après tout…

Mon sang ne fait qu’un tour mais je respire un grand coup avant de lui répondre le plus calmement possible :

- Mais toi Bella…tu veux faire quoi ?

Elle hésite, se tord les mains puis m’explique :

- J’aimerai ouvrir une boutique de plantes ou du moins, travailler dans une pépinière. Je m’y connais assez bien dans tout ça…j’aime tout ce qui touche à la botanique, au bouturage…la photosynthèse tout ça, c’est mon truc !

Je la regarde, elle semble si loin tout à coup.

- Bella, reviens près de moi.
- Quoi ? Répond-elle en tournant la tête, le regard encore un peu flou.
- Bella, si tu veux faire ça, tu le feras ! Il suffit de le vouloir…
- Oui…

Elle tourne à nouveau la tête vers la télévision et je comprends que ça s’arrête là. Elle ne veut plus en parler. Ok…je me cale à nouveau dans les coussins, étends mes jambes et installe mes pieds sur la table basse.
Au bout de quelques minutes où je commence à me laisser absorber par le présentateur et ses boutures, je sens la tête de Bella se poser sur mon épaule et s’alourdir aussitôt. Je n’ose pas bouger, comprenant qu’elle vient de s’endormir. Pendant une seconde, je pense que j’ai même arrêté de respirer ! Comme à la plage…elle s’endort à une vitesse ! Comme si elle lâchait prise, d’un coup. Il faut dire qu’elle n’était vraiment pas habituée à rester tout le temps à l’air…d’après ce que j’ai compris, ils sortent beaucoup mais toujours dans des lieux clos : salle de sport, restaurants, boites de nuit, cafés ou sinon…la fameuse villa. Je reprends doucement la télécommande et baisse le son de la télévision. Je me détends, savourant cet instant de silence, seul avec elle. Mais je sens que sa tête descend et je soulève mon bras pour qu’elle se laisse aller. Elle glisse sur mon torse, jusqu’à mon ventre et se blottit. Mon cœur bat si fort que je me dis qu’elle va l’entendre et se réveiller mais je vois à son visage si paisible qu’elle dort profondément. Alors je tends le bras et chope un des coussins puis lui cale sous la tête, sur mon ventre. Puis, je me couche un peu plus pour ne plus qu’elle bouge et ose poser mon bras autour d’elle, sur sa taille. Sa respiration est régulière, et j’essaie de reprendre la mienne à un rythme normal. Je la contemple, j’aime vraiment tout chez elle : sa peau laiteuse, ses longs cils bruns, la couleur de ses cheveux, la courbe de son visage…sa petite nuque où je vois son cœur battre dans ses veines. J’hésite puis pose doucement ma main gauche sur son front et lui caresse lentement les cheveux pour l’apaiser dans son sommeil.

17 – Mais tout a une fin …

Je n’étais pas sûr de la revoir après une journée pareille. Je m’étais réveillé seul sur le canapé, elle avait disparu. J’avais d’abord pensé qu’elle était dehors ou ailleurs dans la maison mais la Chevrolet n’était plus là alors j’avais enfin admis qu’elle était partie pendant mon sommeil. Comme une voleuse ou par peur de me réveiller ? Je ne le saurais jamais mais j’étais assez dépité.
Pourtant, encore aujourd’hui, elle est venue. Et j’ai fait comme si de rien était. Je l’ai accueillie avec le sourire et nous avons filé vers la Flèche d’argent pour essayer de voir les louveteaux. Mais, seule la mère est apparue et pendant que je la regarde, je suis en train de me dire qu’elle ne vient que lorsque Bella est avec moi…cette idée me fait sourire étant donné leur point en commun et j’espère que Bella sera aussi là le jour où elle décidera de me ramener ses petits.
Accroupie, je vois que Bella la fixe et semble vouloir quelque chose alors je lui demande :

- Tu veux la caresser ?
- Oh…tu crois qu’elle accepterait ? Répond-elle, les yeux brillants d’espoir.
- Bah, on peut toujours essayer ! Au pire, elle se sauve.
- Mais je ne veux pas la faire fuir ! Rétorque-t-elle.
- Oui, dis-je en rigolant, mais si tu n’essaies jamais, tu ne sauras jamais si elle accepte tes caresses ou pas !

Elle dandine la tête, moitié convaincue puis lève doucement le bras.

- Attends !

Elle s’arrête alors aussitôt. Je me rapproche et m’accroupis près d’elle.

- Bon, c’est comme un chien ou même comme n’importe quel animal ! Si tu veux la toucher, il faut tendre la main, qu’elle te sente et qu’elle ait le temps de décider si oui ou non elle veut que tu la caresses.

Bella hoche la tête et je reprends :

- Tu ne dois jamais poser ta main sur la tête d’un animal, en particulier un chien ou un loup, que tu ne connais pas !
- Ok…
- C’est le même principe pour le cheval…

A ces mots, elle tourne brusquement la tête vers moi mais je reprends plus clairement :

- Toujours la main tendue, paume vers le haut !
- Ok…, répète-t-elle.

Elle tend sa main légèrement tremblante vers la louve. Je sais que cette dernière ressent la crainte de Bella mais je ne préfère pas en rajouter car si je lui dis ça, elle va stresser encore plus et la louve va se braquer. La main de Bella s’avance doucement vers son museau, je vois la louve s’agiter un peu mais ses poils ne se hérissent pas et ses oreilles restent droites.

- Voilà, dis-je en chuchotant, vas-y en douceur…aie confiance en toi.
- Oui…

Sa main n’est plus qu’à quelques centimètres et je lui souffle :

- Vas y, maintenant, soit plus franche.

Bella m’écoute et avance un peu plus vite sa main. La louve renifle devant elle puis approche son museau de sa main. Je sais qu’elle hésite encore mais elle finit par toucher les doigts puis lèche la paume de Bella qui glousse de plaisir. Je sors alors un morceau de viande et lui transmet discrètement en disant :

- Tiens, donne-lui ça maintenant.

Bella me le prend des mains puis le tend à la louve qui le chope aussitôt et file, le regard reconnaissant.

- Oh, elle est si belle ! Murmure-t-elle.
- Oui…elle est très affectueuse.
- Tu lui as donné un nom ? Demande-t-elle en me regardant.

Je déglutis, réfléchis deux secondes puis réponds, malgré moi :

- Non…

Bella semble un peu déçue mais n’insiste pas. Je ferme deux secondes les yeux, maudissant ma stupidité. Puis je me relève et nous quittons la forêt.

Mais dans la voiture, j’entends soudain son téléphone vibrer et elle le sort de sa poche de jeans, le visage anxieux. Discrètement, je la regarde lire le message puis je la vois y répondre rapidement et refermer l’appareil d’une main tremblante. Bizarrement, je sens une soudaine tension dans la voiture et mon instinct me souffle que je dois profiter de ces derniers moments avec elle. Je continue de rouler, repensant à tout ce que nous avons fait ensemble durant ces trois jours. J’avais quand même réussi à la faire sortir presque toutes les journées et je suis sûr que ça lui avait fait du bien. Mais soudain, elle me coupe dans mes pensées en me disant :

- Je ne la retrouve pas …

Je tourne la tête vers elle, remarque son visage dépité mais me concentre à nouveau sur la route en demandant !

- De quoi tu parles ?
- De la plume …celle que tu m’avais offerte.

Alors ça ! Je sens un violent choc me tordre le ventre, me replongeant des années en arrière mais j’arrive tout de même à répondre d’une voix sereine :

- Ah…bah tant pis !
- Non, je m’en veux, je ne sais pas où je l’ai mise ! Insiste-t-elle d’une voix tremblante.

Je tourne alors à nouveau la tête vers elle, remarque ses larmes dans les yeux et réponds pour la calmer :

- Mais ce n’est qu’une plume Bella !
- Non…non, c’était un cadeau ! Et c’était aussi un symbole !

Soudain, elle se met à pleurer à chaudes larmes et je ne comprends pas ce qui lui arrive. Je mets mon clignotant et m’arrête sur un chemin en bordure de la forêt. Ce qui est étrange, c’est que autant cette plume a eu de l’importance pour moi à l’époque, autant maintenant, je n’y voyais qu’une plume et que la présence de Bella était plus précieuse. Enfin, maintenant je savais ce qu’elle en avait fait !

Mais ses épaules se secouent et elle renifle tout ce qu’elle peut. Je me glisse jusqu’à elle et ose poser mon bras autour de ses épaules. Et là, elle se tourne vers moi et se blottit en pleurant de plus belle. Je la sers contre moi et elle m’enlace par la taille, la tête enfuie dans mon tee-shirt contre mon cœur. Je la laisse pleurer comme ça une minute puis je dépose un baiser sur ses cheveux en lui murmurant :

- Bella, ce n’est pas grave, je t’assure … je t’en offrirais une autre.
- Non…non, sanglote-t-elle, celle-ci était pour ma blessure ! Je sais maintenant que tu n’as pas du avoir facile pour la trouver !
- Mais si…
- Non ! S’écrie-t-elle en relevant la tête vers moi, les yeux et les joues baignés de larmes. J’ai bien regardé dans la forêt pendant nos balades…ça ne se trouve pas comme ça !

Elle a des cheveux collés sur son visage et je lui retire doucement sans la quitter des yeux puis réponds :

- Mais si…moi je sais où les trouver…tu devrais le savoir maintenant : la forêt, c’est mon domaine !
- Jacob, ne me raconte pas de salades, soupire-t-elle. Tu es trop gentil avec moi.

A la voir comme ça, si vulnérable et si près, j’ai une furieuse envie de l’embrasser qui me prend et je dois me mordre les lèvres pour me retenir. Alors, pour éviter une bêtise irréparable, je me dégage d’elle doucement et elle finit par me lâcher, en se passant nerveusement la main dans les cheveux. Je reprends ma place face au volant, à cette distance, je me sens déjà beaucoup mieux. Alors, je lui réponds :

- Ecoute, ne te colle pas la migraine à cause de ça s’il te plait ! Quelle importance ça a ? Tu l’as perdue et bien tant pis ! Le jour où j’en retrouve une, je te promets que je te l’offre !
- Tu vois que ça ne se trouve pas facilement, marmonne-t-elle.
- Non…c’est vrai. Mais tant pis ! Ok ?
- Ok…

Elle me fait vraiment penser à une enfant quand elle est comme ça. Je lui souris et redémarre la Chevrolet.

Nous passons le reste de la journée à nous balader sur la plage, à discuter de ses études, de ses amis à la fac, de sa mère…les sujets sensibles sont évités comme Leah, ma mère, Edward, la plume … et quand je regarde le soleil décliner, je ressens une petite pointe de tristesse m’envahir car je sais, même si elle ne m’a rien dit, que demain, elle ne reviendra pas. Le message qu’elle a reçu devait sûrement lui annoncer un retour à l’avance et je sais que l’idée de retourner s’enfermer là-bas a du la bouleverser au point qu’elle m’a ressorti cette histoire de cadeau de jeunesse. Nous quittons la plage et empruntons le chemin qui mène jusqu’à chez moi. Nous sommes vraiment seuls, la nuit tombe et je me sens soudain prêt à toutes les audaces. D’un geste rapide, je lui prends la main en espérant qu’elle ne me rejette pas et s’enfuie en courant. Mais, sans me regarder, elle continue à avancer, sa main dans la mienne. Alors, je ralentis et nous faisons les derniers mètres jusqu’à sa voiture très lentement. Bella se laisse faire et moi, j’ai le cœur qui cogne violemment dans ma poitrine. Je sais que je ne devrais pas, que je vais souffrir, que même si elle ne dit rien, elle ne va pas non plus se jeter sur moi et le quitter mais voilà, j’en profite et le souvenir de ces moments passés avec elle ne s’effaceront jamais.
Une fois que nous sommes à la voiture, elle me lâche doucement et ouvre la portière puis la boite à gants. Elle ressort et me tend un bout de papier avec un stylo. Je reste quelques secondes sans comprendre et elle me déclare, le regard fuyant :

- Tu peux me donner ton numéro de téléphone ? …s’il te plait…

Mon cœur fait un nouveau bond mais je n’ose pas répondre quoique ce soit de peur qu’elle change d’avis, parce que sa demande a l’air de beaucoup la perturber ! Je prends son stylo et pose son papier sur le toit de la voiture pour y noter mon numéro de portable. En même temps, je me dis que j’avais vu juste, qu’elle ne veut pas que je l’appelle quand elle est avec lui et ça, ça me plait ! Je me dis aussi que je vais devoir me trimballer mon téléphone partout avec moi maintenant car c’est le genre de truc que je laisse facilement éteint dans ma chambre. Mais là… je le sais, je vais même dormir avec !

Je lui redonne le tout, elle semble si tendue que je ne souris même pas. J’ai l’impression qu’on est en train de vivre un drame là…elle fourre aussitôt le papier dans sa poche de jeans et ose enfin lever les yeux vers moi.

- Bon…à bientôt…je passerai te voir, promis.
- Ok …pas de souci !
- J’ai vraiment passé des supers journées…bien remplies mais j’ai eu l’impression que le temps s’était arrêté, me déclare-t-elle.
- Ça c’est le coup des flèches ! dis-je en riant.

Elle hoche la tête et monte dans la voiture. Je lui claque la porte et je vois qu’elle me regarde toujours à travers la vitre. J’ai du mal à saisir son expression, j’ai l’impression qu’elle s’excuse…elle démarre et baisse la tête sur le volant puis passe une vitesse et me quitte.

Oui…pendant trois jours, moi aussi j’ai eu l’impression que le temps s’est arrêté…trois jours avec elle, rien qu’avec elle et nous avons même presque pas parlé. C’est bizarre comme relation. C’est comme si elle n’existait pas, que je me l’imaginais. Elle revient dans ma vie, reste près de moi et repart…on ne se dit rien, je ne sais pas ce qu’elle pense ni si je la reverrais le lendemain…enfin, maintenant qu’elle a mon numéro, les choses allaient peut-être changer ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
surie
Emménagement chez Charlie
Emménagement chez Charlie


Féminin
Nombre de messages : 30
Age : 31
Date d'inscription : 07/12/2009

MessageSujet: Re: Mon Ami, mon Soleil - Jacob/Bella - Paul/Rachel   Mar 11 Mai - 12:31

Coucou! J'aimeeeeeeeeee tjrs autant! Je pense que ce sont mes chapitres préférés! Tant d'émotions de part et d'autres j'adore!!! Jacob et Bella sont si touchant A quand la suite??? très très très bientot j'espère parce que 3 jours d'attente c'est trop pour moi lol! je ne peut plus me passer de ta fic! Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
bella55
Le combat
Le combat
avatar

Féminin
Nombre de messages : 1730
Age : 33
Localisation : forks avec taylor lautner
Date d'inscription : 03/02/2009

MessageSujet: Re: Mon Ami, mon Soleil - Jacob/Bella - Paul/Rachel   Mar 11 Mai - 12:33

hâte de lire la suite
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
angechance
Départ de Phoenix
Départ de Phoenix


Féminin
Nombre de messages : 9
Age : 26
Date d'inscription : 30/04/2010

MessageSujet: Re: Mon Ami, mon Soleil - Jacob/Bella - Paul/Rachel   Mar 11 Mai - 19:40

j'adore j'adore ... je passe souvent par là pour voir si il y a une suite et dès que oui je suis trop contente
l'histoire entre Bella et Jacob est belle mais compliquée et je t'avoue que par moments j'ai presque envie de pleurer au comportement et même desfois le sentiment qu'elle est de trop quand elle est avec les Cullen je trouve ça horrible et à d'autres moments j'ai envie de dire à Bella bon sang mais bouge toi de la secouer mais bon un voilà quoi
je trouve Edward bizarre avec son téléphone quand il baisse la voix
enfin bref tout ça pour te dire que c'est rare que je n'apprécie pas trop Eward mais là c'est le cas
mais toutes ces raisons font partie de l'intrigue et moi j'adore j'adore
à la prochaine ce que tu fais est super
ps: oui, j'avais lu aussi evolution ce qui confirme que tu es un super auteur
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
sinsé
Emménagement chez Charlie
Emménagement chez Charlie
avatar

Féminin
Nombre de messages : 26
Age : 29
Date d'inscription : 07/03/2010

MessageSujet: Re: Mon Ami, mon Soleil - Jacob/Bella - Paul/Rachel   Mer 12 Mai - 6:14

Je suis en plein examen, je suis débordée par les révisions mais je prends encore le temps de lire ton histoire! Very Happy
Comme toujours, (je sais que je me répète! Rolling Eyes ) la suite était parfaite!
Vivement la suite! Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tititof
Perd connaissance
Perd connaissance
avatar

Féminin
Nombre de messages : 831
Age : 40
Localisation : garde la main chaude de Jacob dans la sienne
Date d'inscription : 29/08/2009

MessageSujet: Re: Mon Ami, mon Soleil - Jacob/Bella - Paul/Rachel   Ven 14 Mai - 16:22

surie a écrit:
Coucou! J'aimeeeeeeeeee tjrs autant! Je pense que ce sont mes chapitres préférés! Tant d'émotions de part et d'autres j'adore!!! Jacob et Bella sont si touchant A quand la suite??? très très très bientot j'espère parce que 3 jours d'attente c'est trop pour moi lol! je ne peut plus me passer de ta fic! Very Happy
Merci pour ton enthousiasme Surie, ça me touche beaucoup mais tu vois, je bosse et j’ai deux mogwaïls donc mon temps est limité entre tout ça et l’écriture Wink J’essaie de vous poster tous les 2/3 jours car la mise en page prend aussi du temps confu. Je suis contente que cette histoire te plaise autant !

bella55 a écrit:

hâte de lire la suite
Merci de toujours me suivre Very Happy

angechance a écrit:

je trouve Edward bizarre avec son téléphone quand il baisse la voix
enfin bref tout ça pour te dire que c'est rare que je n'apprécie pas trop Eward mais là c'est le cas
mais toutes ces raisons font partie de l'intrigue et moi j'adore j'adore
à la prochaine ce que tu fais est super
ps: oui, j'avais lu aussi evolution ce qui confirme que tu es un super auteur

Merci angechance Very Happy
Concernant Edward, il faut savoir que j’aime beaucoup utiliser ce perso parce qu’il est très intéressant. J’ai appris à apprécier sa personnalité et c’est vrai que je l’écorche un peu dans cette histoire mais comme tu dis, ça fait partie de l’intrigue et Edward, qui est toujours à côté de moi quand j’écris (oui je sais, j’ai beaucoup de chance d’avoir autant de beau monde qui m’aide à écrire …lol) me dit qu’il est d’accord de se prêter au jeu Wink
J’espère que tu liras jusqu’au bout car tu n’as pas fini de te poser des questions et les réponses sont à la fin.

sinsé a écrit:

Je suis en plein examen, je suis débordée par les révisions mais je prends encore le temps de lire ton histoire! Very Happy
Comme toujours, (je sais que je me répète! Rolling Eyes ) la suite était parfaite!
Vivement la suite! Very Happy
Attention de ne pas les râter hein !!! Comme je dis, les examens ce n’est qu’une fois, ma fic, elle reste là, tu auras le temps de la lire après (oui c’est la maman qui parle là Razz)

Bon, voici donc la suite !
Bonne lecture et bon week end à toutes

* * * * *

18 – Ce n’est jamais facile !

Accroupis à terre, ça va bientôt faire deux heures que j’attends qu’elle se montre. En fait, je constate qu’elle a décidé de venir uniquement lorsque Bella est avec moi ! A croire que je n’avais pas menti, Bella me portait chance. Mais voilà, elle n’est pas revenue aujourd’hui, comme j’avais dit… donc autant repartir, ça ne servait à rien. En arrivant à la maison, Leah m’attend devant le perron. Je ne l’ai pas revue depuis notre petite mésaventure et je ne sais pas trop comment me conduire avec elle…je ne sais même pas si nous sommes encore ensemble car je n’ai reçu aucun coup de fil, aucune visite. Pourtant, elle se lève à mon arrivée et se dirige vers moi, les mains dans les poches de son jeans, un grand sourire aux lèvres.

- Eh salut ! Me fait-elle, détendue. Tu les as vus ?
- Non, toujours pas…
- Quelle ingrate cette louve ! Rigole-t-elle.
- Ouais…

Elle rit tout en me prenant dans ses bras et je me penche vers elle, hésitant, mais elle dépose un baiser sur mes lèvres. Et encore une fois, son baiser se fait plus passionné. Je me laisse faire mais je ne ressens rien…je sais maintenant clairement que je ne l’aime pas et comme c’est réciproque, je me dis qu’on fait juste ça par plaisir, ce qui est assez étrange mais pas désagréable. Elle se dégage et je vois ses yeux briller. Je n’y prête pas trop attention, mon esprit vagabonde entre mes loups et Bella quand elle me sort d’une voix caressante :

- Viens…ton père n’est pas là.
- Quoi ?

Je manque de m’étrangler.

- Allez viens, dit-elle en riant puis en me tirant par la main.
- Non écoute Leah …
- Jake, on ne va quand même pas rester comme ça toute notre vie ! En tous cas, pour moi c’est hors de question ! déclare-t-elle. Je sais que je t’ai vexé l’autre jour mais ...
- Non, non ça va …
- Si, je m’excuse tu sais…je t’aime bien et je suis sûre que ça marchera, je me sens prête ! M’annonce-t-elle.
- Oui mais moi non !
- Quoi ?

Elle semble choquée par ma réponse et je m’en veux d’avoir été aussi catégorique. Pourtant avec elle, il vaut mieux si on veut qu’elle comprenne.

- Non Leah, je ne veux pas coucher avec toi…
- Tu me détestes hein, c’est ça ? A cause de ce que je t’ai dit ? couine-t-elle.
- Non…rien à voir.
- Alors pourquoi ?

Elle a les larmes aux yeux et semble au bord du désespoir.

- Je ne t’aime pas Leah ! je t’aime bien mais ça s’arrête là !

Au moins c’est clair ! Pas la peine qu’elle insiste encore une fois ! C’est déjà assez pénible comme ça de la remettre à sa place.

- Jacob…
- Leah, je pense qu’on doit rompre.
- Mais, on s’entend bien non ? Tu ne peux pas me laisser comme ça ! Je n’ai que toi maintenant !

Sa colère approche à grand pas et je sais déjà qu’elle va élever la voix dans moins de cinq minutes. Je la fixe, ne sachant plus quoi ajouter d’autre. J’ai dit ce que j’avais à dire. Pour moi, c’est clair. Je préfère rester seul, ça sera plus honnête. Elle semble réfléchir puis soudain, son regard s’illumine et elle me lance :

- C’est à cause de la fille Swan hein !

Mon cœur s’accélère et ma gorge se serre mais je reste de marbre.

- Quoi ? Non…bien sûr que non.
- Menteur ! Crie-t-elle. Tu as changé depuis qu’elle traîne ici ! Je l’ai senti le jour de mon anniversaire ! Tu craques pour elle !

Je ne réponds pas, à quoi ça sert de continuer à jouer la comédie ? Après tout, je lui dois bien ça, on a toujours été franc tous les deux.

- Tu sais qu’elle n’est pas libre ! Insiste-t-elle, hargneuse.
- Oui, je sais Leah…
- Et que tu ne coucheras jamais avec elle !
- Tu es obligée de devenir vulgaire ? !

Cette fois, c’est moi qui aie élevé la voix car sa remarque m’a littéralement fait sortir de mes gons.

- Très bien, continue de rêver ! Tu n’es qu’un gamin pour elle, un gamin avec qui elle joue quand son homme n’est pas là.
- Leah…
- Mais qu’est-ce que tu crois ? Il a le fric, il a l’expérience, il a tout pour la sortir d’une vie qui pourrait être misérable, comment peux-tu prétendre rivaliser avec lui ? S’écrie-t-elle, hors d’elle. Elle se moque de toi ! Elle vient seulement de se rappeler que tu existes !

M’insulter a toujours été sa façon à elle de cacher sa douleur. Je baisse la tête et attend patiemment qu’elle se calme. N’empêche que ses paroles m’ont touchées pour une fois et je ressens une forte douleur dans la poitrine qui ressemble clairement à de la souffrance amoureuse. Je me rends compte alors que même si je me répète sans arrêt que je dois me protéger, prendre mes distances et tout, je me laisse complètement aller vers un espoir qui n’a aucune chance de devenir un jour réalité ! Pourtant, quand je pense à elle, je la vois prendre du plaisir à passer du temps avec moi, elle a quand même fait le chemin à pieds pour venir me voir ! Ce n’est pas pour rien ! Elle a passé trois jours avec moi. Elle m’a demandé mon numéro…bon, ok, elle ne m’a pas appelé mais n’empêche que je sens qu’elle est bien avec moi et qu’un lien nous unis…même si je n’arrive pas à en définir clairement la nature.

- Qu’est-ce qu’elle a de plus que moi ? Me demande-t-elle alors, me sortant de mes pensées.
- Je ne te répondrais pas, tu es hors de toi, ça ne sert à rien…
- Si réponds-moi ! J’aimerai vraiment comprendre ! Tu me dois bien ça !

Je me rapproche d’elle et elle me toise, le regard noir. Je lui réponds les dents serrées :

- Déjà, elle ne m’insulte pas et ne me crie pas dessus. Ensuite, elle s’intéresse vraiment à tout ce que je fais !
- Tu parles ! Ce n’est qu’une bourgeoise en manque de sensation forte ! Crache-t-elle.
- Tu parles de la fille de Charlie là ! Ta mère sait ce que tu penses de la famille de son copain ?
- Ne mêle pas Charlie à ça ! Sa fille se fout aussi de lui comme de toi ! Riposte-t-elle.

Pour ça, je ne sais pas trop en fait…c’est vrai que une fois qu’elle retourne avec les Cullen, plus rien ne semble exister. Elle me dit toujours qu’elle mène une vie de dingue mais j‘ai du mal à concevoir qu’elle ne peut pas se révolter contre ça ou du moins, prendre le temps de venir voir son père. Moi, à la limite, je peux comprendre…mais pour Charlie, c’est vrai que sur ce point, je ne peux pas donner tort à Leah.
Leah voit qu’elle m’a touché et semble se calmer. Je sais qu’elle déteste me faire souffrir et je ne suis pas étonné lorsqu’elle me prend dans ses bras et me berce en murmurant :

- Pardon…pardon…je le savais que tu ne m’aimais pas de toutes façons…
- Ne raconte pas de bêtise…tu sais que je t’adore…
- Tu comptes lui voler ? Demande-t-elle en ricanant.
- Bien sûr que non !
- Alors tu comptes faire quoi ? Souffrir en silence ? Comme moi…tu as vu où ça me mène ? Déclare-t-elle d’une voix rauque.

Je plante mon regard dans le sien et ne répond pas. En fait, je ne sais pas quoi faire et je pense que le mieux est de ne rien faire…de laisser venir et voir où ça va me mener. Par contre, dès que je sentirais une ouverture, oui…j’essayerai peut-être de m’y faufiler.



19 – Crever l’abcès

Je sens une caresse sur ma joue, puis une odeur de thé qui me chatouille les narines. J’ouvre les yeux sur le doux sourire d’Edward qui semble me contempler et attendre mon réveil depuis un moment. Je tourne la tête et vois la tasse fumante sur ma table de nuit accompagnée de mes tartines grillées. Je me relève un peu puis demande :

- C’est en quel honneur ?
- Parce que tu mérites bien un petit déjeuner au lit depuis tout ce temps, répond-il en me caressant le bras.

Je remarque alors une lueur dans ses yeux qui ressemble à ce qu’il avait au début de notre relation et soudain, mon cœur bat plus vite. Est-ce qu’il aurait réfléchi durant son séjour ? Est-ce que je lui ai vraiment manqué ? Mon baiser de l’autre fois n’avait peut-être pas été vain finalement ! Je me tourne complètement vers lui et lui pose ma main sur sa joue. Il me la prend et embrasse ma paume avec tendresse. Ce geste me semble si étrange car ça fait très longtemps qu’il n’a pas eu des petits comportements insignifiants comme ça mais tellement agréables. Je dois le regarder avec étonnement car il me demande :

- Quoi ?
- Tu sembles si…apaisé…comme libéré de quelque chose…
- Ah oui ? Rigole-t-il doucement. Pourtant, je suis épuisé.
- Ça s’est mal passé ?
- Non, tout va bien, m’annonce-t-il. Je n’aurai plus besoin d’y retourner pour le moment.
- Oh…

Je ne peux m’empêcher de penser que je n’aurai donc plus l’occasion d’avoir du temps libre seule…plus de temps pour aller voir Jacob.

- Et toi ? Tu ne t’es pas trop ennuyée ? Demande-t-il.
- Non…
- Tu as l’air aussi très apaisée, insiste-t-il. Tu as bonne mine. Mis à part …, ajoute-t-il en me montrant du doigt ma cicatrice.

Je baisse la tête, me demandant encore pour la millième fois si je dois lui parler de Jacob puis, le courage me manque et je lui réponds :

- Oui, j’ai fait beaucoup de promenades…en forêt. Et ça, c’est une vilaine branche…
- Toi et ta maladresse légendaire ! Rit-il doucement. Oui, on devrait en faire plus souvent des balades en forêt ! Déclare-t-il en sortant du lit d’un geste brusque.

Je le regarde enfiler son pantalon puis sa chemise. Je constate que malgré tout, il ne me raconte rien. Je prends alors ma tasse de thé et mon plateau pendant qu’il enfile ses chaussures en me disant :

- Je dois discuter avec mon père ce matin, ça risque de durer un moment.
- Oui…
- Alors, détend-toi, prend un bain…on se revoit au déjeuner ? Me dit-il en se retournant légèrement.
- Oui…d’accord.

Il se relève, fait le tour du lit et vient m’embrasser. Son baiser est bref mais son regard chargé de tendresse. Enfin…je ne sais pas trop en fait…de joie plutôt ? Il a beau me dire qu’il est épuisé, que tout est normal, je vois bien qu’il est différent. Et ma colère monte lorsque je le vois quitter la chambre sans que j’en sache plus !

Mais, à nouveau, les journées passent à une vitesse étourdissante. Je m’en rends compte là, pendant que je retire mes chaussures et que je me sens vraiment épuisée. Depuis trois jours que Edward est rentré, je ne vois notre chambre que le soir pour dormir. Je n’ai pas un seul moment de répit, nous sommes toujours en sorties ! Edward a apparemment promis toutes sortes d’activités avec ses amis de fac pour les vacances et ce matin, je me suis retrouvée sur un terrain de golf où je n’avais encore jamais mis les pieds mais où se tenait une compétition entre fils de haut dirigeants, politiques ou médecins de Seattle, Forks et les environs. Je me masse la plante des pieds lorsque Edward me rejoins et m’annonce :

- Demain, on va prendre le temps de regarder où nous allons partir en vacances !
- En vacances ?
- Oui Bella, nous sommes en vacances non ? Rigole-t-il. Cette année, j’ai décidé que nous allions partir seuls…juste toi et moi.
- Ah oui ? Et où veux-tu aller ?
- Je ne sais pas…pourquoi pas la Floride ? Ou traverser l’Atlantique et aller en Europe ? Propose-t-il. L’Espagne ? L’Italie ?
- Euh…oui…je ne sais pas trop si Charlie a prévu de mettre de côté pour…
- Tu sais bien que je ne te demande rien…, me coupe-t-il.
- Mais Edward…si nous partons en Europe, ça va coûter…
- Bella, oublie s’il te plait…, me coupe-t-il à nouveau. ça ne te dit pas un petit séjour juste tous les deux ? On pourrait prendre le temps de parler du mariage ? M’annonce-t-il en s’asseyant près de moi sur le lit.
- Le mariage …oui…
- Ça serait nos premières vacances, seuls ! Murmure-t-il près de ma joue.

Je le sens très apaisé en ce moment et décide de lui parler franchement :

- Je me demandais quand est-ce que tu comptais en reparler en fait …du mariage ?
- Pourquoi dis-tu cela ? Demande-t-il en fronçant les sourcils.

Il soupire et baisse les yeux vers ses mains posées sur le lit puis me répond :

- Je sais que je t’ai négligée ces derniers temps…mais tu sais, avec la mort de ma grand-mère, tous ces voyages …
- Je sais Edward, je sais tout ça …
- Je m’excuse si tu as pensé que je te délaissais, répète-t-il.
- Mais…mais ça date depuis plus longtemps que ça, ose-je lui dire d’une petite voix.
- Comment ça ? Demande-t-il, une barre soucieuse au milieu du front.
- Depuis…depuis mon accident, je te sens…différent.

Je le vois déglutir et ma poitrine s’oppresse. Est-ce que nous allons aborder un sujet sensible ? Est-ce que Edward me cache quelque chose ? N’osait-il pas m’avouer qu’il ne m’aimait plus ? Car, ça m’avait souvent traversé l’esprit depuis un an, surtout depuis son indifférence au moment de nos ébats.

- Qu’est-ce que j’ai fait pour que tu croies ça ? Demande-t-il, ennuyé.
- Et bien…

Est-ce que j’allais avoir le courage de lui parler de nous ? De son attitude pendant l’amour ? Il le fallait ! Ça m’empoisonnait l’esprit.

- Et bien, en fait … c’est plutôt moi qui me demande…ce que j’ai fait ?

Il me dévisage, inquiet et semble ne pas comprendre alors je continue :

- Tu…tu n’es pas avec moi quand on…enfin, quand on fait l’amour ensemble. Tu n’es pas avec moi.
- Bien sûr que si …, murmure-t-il d’une voix rauque.
- Non Edward…

Je le vois baisser la tête et fixer le sol. Je vois même ses mâchoires se contracter et mon cœur bat si fort dans mes tempes que je suis presque sourde. Je commence à avoir peur, j’aimerai tellement savoir ce qu’il pense !

- Je m’excuse Bella, finit-il par murmurer.

Puis, il relève la tête et plante son regard miel dans le mien en ajoutant :

- ça va aller mieux maintenant, je te le promets.
- Mais ! Mais, pourquoi « ça va aller mieux ? », rétorque-je, agacée. Est-ce qu’il y a eu quelque chose ? Est-ce que tu as des problèmes ? Edward ! Parles-moi !
- Non…non, je n’ai pas de problème Bella, répond-il franchement. Mais je me rends compte que je vis et que tu n’es pas à côté de moi mais derrière moi. Je vais essayer de prendre le temps de souffler, de passer plus de moments avec toi. Les affaires attendront un peu …
- Mais, nous passons déjà beaucoup de temps ensemble, lui dis-je tristement. Seulement, oui…nous ne sommes jamais seuls, nous vivons à cent à l’heure et je te sens loin de moi.
- Arrête de dire ça, je suis près de toi ! Riposte-t-il sèchement.

Surprise par son ton, je reste une minute bouche bée à l’observer pendant qu’il semble réfléchir à des milliers de choses. Je regrette soudain de lui imposer ça alors qu’il doit avoir des tas de responsabilités dont je n’ai sûrement aucune idée et aussi, des choses pleins la tête entre l’attente des résultats d’examens, ses projets, les affaires familiales et moi, qui vient encore l’ennuyer avec mes petits problèmes personnels. Je lui prends la main et il sourit faiblement en regardant nos doigts enlacés. Puis il tourne la tête vers moi et me dit :

- Nous allons vraiment prendre quelques jours … juste toi et moi.
- D’accord …

Il se lève alors et me laisse assise sur le lit.

- Où vas-tu ? Demande-je, inquiète par son silence.
- J’ai encore quelques affaires à régler avec Victor. Je m’absente pour la journée. Ensuite, lorsque je reviens, je contacterais l’agence de voyage pour voir ce qu’ils ont de disponible maintenant, m’explique-t-il.
- D’accord…

Et il me quitte en claquant légèrement la porte.

Pendant au moins un quart d’heure, je reste prostrée à fixée le vide et à me dérouler notre conversation dans la tête. J’ai vraiment l’impression de passer à côté de quelque chose…pourtant, Edward semble avoir envie de se rattraper mais en même temps, je le sens « pris » par autre chose…comme si il était entre deux feux…comme si il se sentait obligé vis-à-vis de moi mais aussi vis-à-vis de quelque chose dont j’ignore clairement l’existence puisque je ne suis au courant de rien ! En fait, de la vie d’Edward, je ne connais que le minimum…ce qui touche à la vie personnelle uniquement…peut-être même pas en fait ? Peut-être qu’il y a encore des points dans sa vie personnelle que j’ignore ?
Partir est peut-être la solution, se retrouver juste lui et moi…j’aurai peut-être le courage d’aborder à nouveau le sujet de notre relation, peut-être qu’il sera différent, loin de tout ?

Partir…

Mais soudain, l’image du sourire de Jacob m’apparaît et je me dis que je ne mérite pas son amitié …encore une fois, je ne suis pas allée le voir ! Et depuis que je suis rentrée, mon regard se pose sans arrêt sur mon sac où je sais que le morceau de papier est caché. Quand j’entre dans la chambre, avant d’en sortir, avant d’éteindre la lumière pour dormir…je n’ose pas l’appeler…et puis, pour lui dire quoi ? Enfin si, j’aurai justement tellement de choses à lui dire…lui dire à quel point il m’aide à respirer, à reprendre confiance en moi, à quel point il m’apaise…mais il me prendrait pour une folle. Pourtant, sa voix me manque. Ça ne m’avait pas fait ça la première fois que j’étais revenue près d’Edward, peut-être parce que je n’avais pas eu le temps de trop penser…mais là, seule dans la chambre…j’aimerai entendre sa voix, l’écouter me raconter la pêche, la chasse, les loups, les légendes indiennes…l’entendre rire et se moquer de moi. Me rassurer aussi …

Je me lève d’un bond et ouvre mon sac. Les mains tremblantes, je prends le papier plié et je regarde les numéros déjà gravés dans ma tête. Et si je l’appelais ? Juste deux minutes…histoire de prendre des nouvelles. Mais, je me sens tellement coupable.
Je m’assois sur le lit, près de ma table de chevet et prend le téléphone fixe. Je compose le numéro sans regarder. J’hésite encore, ferme les yeux, essaie de l’imaginer en train de faire des trucs merveilleux…il serait peut-être content de savoir que je vais bien ? J’appuie sur le bouton vert et j’attends, sans écouter les sonneries, de peur de raccrocher avant. Mais au bout d’une seconde, j’entends sa voix chaude dire :

- Allo !

Surprise par la rapidité avec laquelle il a répondu, je ris mais je sais que c’est aussi nerveux :

- Eh bien ! Tu l’as accroché à ta main ?
- Euh…non…, bredouille-t-il. Enfin, en fait, oui, il était posé à côté de moi…je suis dans le garage et…j’attendais un appel.
- Oh…je vais te laisser alors.
- Non, non !!! S’écrie-t-il. Non, j’ai le temps…

Je déglutis et ferme les yeux. Je me sens tellement stupide mais je suis aussi tellement heureuse de l’entendre. Il se racle la gorge et continue :

- Bon, tu vas bien ? Ta blessure ?
- Oui, ça va, ça guérit…et ici, je…je m’éclate en fait !
- Ah oui ? Répond-il en gloussant.
- Oui…je fais le ménage, la vaisselle et les repas des Cullen. J’étends le linge et je repasse.

Je l’entends rire à l’autre bout du fil et je me joins à lui, amusée par la stupidité de mes propos.

- Et toi ? Tu fais quoi ? Raconte-moi s’il te plait. Ça me fera du bien de changer d’air.
- Bah pour ça, tu pourrais venir ici, rétorque-t-il.
- J’y pense ! Je viendrais…bientôt.

Même si je ne sais pas pour combien de temps je pars …

- Hum…bon, et bien, je suis en train de travailler sur ma moto, déclare-t-il, d’une voix plus légère.
- Tu as une moto ?
- J’en ai même plusieurs ! Elles servent à tout le monde ici, plaisante-t-il.

J’imagine Paul ou Quil venir lui piquer en douce ses engins et je ris doucement.

- Et toi Bella ? Sérieusement ? Tu sors un peu ? Demande-t-il. Enfin, mise à part tes sorties habituelles…tu prends l’air ?
- Non…
- Alors viens ici.

Sa voix est caressante et presque suppliante. Mon cœur s’accélère violemment et je me maudis aussitôt. Je ne devrais pas ressentir tout ça ! Je me sens soudain toute molle, comme lorsqu’il m’avait chuchoté à l’oreille « Détends-toi » ou « vas-y en douceur…aie confiance en toi ». Je ferme à nouveau les yeux, essaie de chasser mon trouble puis je finis par demander d’une voix assurée :

- Tu as vu les bébés loups ?
- Non, répond-il assez sèchement. Mais je suis tenace, je sais que je les verrais bientôt.

Je sens soudain une tension et ça me rend dingue. Je me rends compte qu’il n’a peut-être pas apprécié que je ne réponde pas à son invitation, même s’il doit se douter que je ne peux pas venir comme ça.

- Jacob ?
- Oui ?
- Tu voulais me montrer quelque chose ? Demande-je d’une petite voix, espérant effacer sa mauvaise humeur qui était apparue d’un coup.

Je le sens hésiter puis il me répond d’une voix plus enjouée :

- Non…je voulais juste t’offrir un thé mais ça sera pour une prochaine fois !
- Oui…très bien.

Le silence s’installe et je n’ai pas envie de raccrocher. Je remarque alors que j’agite mes jambes depuis le début de cette conversation et que ma nervosité est inexpliquée. Mais soudain, je l’entends me dire :

- Bon, je dois te laisser…à une prochaine fois alors ! Bonne journée…
- Oui…bonne journée à toi aussi.
- Et comme tu appelles d’une ligne privée sans numéro, j’attendrais ton prochain appel ! Me pique-t-il sur un ton léger, malgré tout.
- Oui…je sais…
- Salut Bella, déclare-t-il avec douceur et chaleur.
- Salut Jacob…

Et il coupe la communication, ne me laissant pas le temps de me confondre dans des excuses ou explications inutiles.
Je reste un moment à écouter la tonalité. Je ressens un grand vide et une furieuse envie de prendre ma voiture pour le rejoindre illico à la Push. Mais la raison reprend le dessus et au même moment, j’entends frapper à la porte de la chambre. Alice passe la tête et son merveilleux sourire espiègle me redonne le moral.
Elle s’approche de mon lit sur la pointe des pieds, comme un petit elfe et je ris de son attitude enfantine. Elle saute plus qu’elle ne s’assoit sur mon lit en soupirant :

- Comment vas-tu ? Demande-t-elle sur un ton très léger.
- Bien ! Et toi ?
- Jasper me rend complètement folle ! Soupire-t-elle à nouveau en s’allongeant sur le lit.
- Ah oui ? Dis-je en riant. Vas-y, raconte-moi…
- Et bien, il a décidé de monter un groupe tu sais ?
- Ah oui ?
- Oui…et il passe maintenant toutes ses soirées avec ses potes qui se croient comme lui, des supers stars ! Déclare-t-elle sur un ton mordant.

J’éclate de rire devant la tête qu’elle fait puis ajoute :

- Et ils n’en sont pas ?… Des supers stars ?
- Ça non ! S’écrie-t-elle en se relevant. Tu les verrais ! Une catastrophe…
- Tu ne crois pas que tu exagères ? Demande-je d’une voix faussement sévère.
- Si, soupire-t-elle. Je suis jalouse ! Je l’avoue …
- Mais pourquoi ? Tu devrais être contente.
- Ouais, je sais…mais j’ai l’impression qu’il me délaisse, dit-elle d’une petite voix.

Elle me fait rire, elle est si jeune…dix-sept ans. Soudain, je sens que je perds mon sourire. Dix-sept ans…l’âge de Jacob. Alice est encore une enfant à mes yeux, je l’ai connue lorsqu’elle avait treize ans, je la vois encore comme elle était à cette époque : malicieuse, coquine, joueuse…pourtant, maintenant, elle a l’âge de Jacob...mais lui, je ne le vois pas comme ça, comme Alice, comme un ado insouciant. Pourtant, je devrais.

- Ça ne va pas Bella ? M’interrompt Alice qui a du voir ma mine soucieuse.
- Oui ! Non, excuse-moi, je pensais à quelque chose.
- Ça ne devait pas être génial…tu es toute blanche.

Je regrette soudain sa présence…le fait qu’elle me mette en pleine face une évidence telle que celle-ci. Mais pourquoi est-ce que ça me dérange autant ?

- Je t’assure que ça va.
- J’ai essayé de te joindre plusieurs fois chez ton père pendant ces trois jours, m’annonce-t-elle soudain ennuyée.
- Ah oui ?
- Mais où étais-tu la journée ? S’écrie-t-elle alors. J’ai même appelé très tôt un jour et Charlie m’a dit que tu étais déjà partie ! Tu n’avais pas ton portable ?!

Mon pouls s’accélère mais je parviens à répondre d’une voix assurée.

- Si mais là où j’étais, je n’avais pas de réseau.

Le fait est que pendant ces journées avec Jacob, je l’avais souvent fermé. Alors j’ajoute pour me justifier :

- J’ai beaucoup profité de la forêt autour de chez moi et assez loin pour observer les plantes dans leur habitat naturel.
- Ah oui…mon dieu, c’est d’un ennui total ! Déclare-t-elle dans une petite moue amusante.
- Pas pour moi…
- Ouais ! Enfin, je voulais que tu viennes un soir voir les répétitions de Jasper, m’annonce-t-elle. Mais tu n’étais pas dispo apparemment, même le soir !

Pourtant, j’étais rentrée tous les soirs mais à l’évidence, Charlie avait « oublié » de me parler des appels d’Alice. Je vois le regard de cette dernière, elle semble vraiment contrariée. Me soupçonnerait-elle de quelque chose ? En fait, je n’avais rien fait de mal ! Seulement j’avais coupé les ponts pendant ces jours loin de la villa.

- Je crois que Charlie ne m’a pas transmis tes messages.
- Mouais …

Elle n’est pas convaincue mais je ne sais pas quoi ajouter d’autre donc je garde le silence. Elle se relève alors d’un bond et ajoute :

- Bon, je file ! Aujourd’hui, Jasper m’a promis une journée shopping à Seattle ! C’est la deuxième démarque des soldes !
- Oh ! Alors dépêche-toi oui, dis-je en rigolant. Les bonnes affaires n’attendent que toi.
Et elle me laisse seule dans cette chambre, le cœur encore battant.



20 – Y croire encore

Depuis la piscine de l’hôtel, Edward me fait un petit signe et son sourire en dit long sur ce qu’il pense à cet instant. Je me lève donc de ma chaise longue et le rejoins au bord du bassin, en me retenant de rire.

- Vous me draguez monsieur ?
- Viens me rejoindre, déclare-t-il dans un nouveau sourire provoquant.
- Non…je préfère devenir crevette et continuer de lire mon livre sur ma chaise !
- Allez, viens là, répète-t-il en agrippant ma cheville.

Je me sens tanguer et lui jette un regard accusateur. Il éclate de rire et me lance un peu d’eau sur le corps. Sa bonne humeur m’enchante tellement que je me laisse aller vers lui. Il me rattrape dès que je touche l’eau et je tombe dans ses bras. Aussitôt, il m’enlace et m’embrasse avec fougue. Je savoure ce moment délicieux, retrouver ses bras, son amour…
Depuis que nous sommes arrivés en Italie, j’ai l’impression d’avoir retrouver mon Edward. Forks me semble si loin, cette année étrange où il me semblait si distant n’est plus qu’un lointain cauchemar…je me sens à nouveau désirable, aimée et heureuse. Même dans notre relation intime, je sens qu’il fait des efforts. Il reste toujours très pressé mais essaie de m’embrasser plus souvent, d’être plus attentif. J’ai même retrouvé le chemin du plaisir et je suis vraiment heureuse de retrouver un peu de complicité dans notre couple. Malgré tout, je n’en sais pas plus sur sa vie « hors nous » car maintenant, je vois vraiment les choses ainsi mais Edward est si présent depuis que nous sommes là que je m’en contente et me dis qu’un jour ou l’autre, il finira bien par me parler.

L’hôtel est vraiment superbe, luxueux et très confortable. Nous profitons vraiment l’un de l’autre, sans personne pour nous interrompre…pas de Rosalie, pas d’appel de Victor, pas de copains de fac…rien que nous deux. Edward nous commande tous les matins le petit-déjeuner au lit, je passe mes journées entre la piscine, le restaurant et la chambre. Pas une seule fois nous sommes sortis, pas de voiture, pas de soirée dans une boite…tout se fait ici, dans l’enceinte de l’hôtel et j’ai l’impression de souffler.
Nous sommes ici pour quinze jours. Les parents d’Edward étaient mitigés à l’idée qu’on parte aussi loin mais Edward a du leur faire une remarque la veille de notre départ car ils nous ont accompagnés jusqu’à l’aéroport avec le sourire. Même Carlisle, qui d’habitude est très distant avec moi, m’avait dit :

- Bella, profitez bien tous les deux de votre séjour !
- Et appelez-nous dès votre arrivée ! M’avait demandé Esmée en m’embrassant.

Leur attitude m’avait un peu chamboulée car je n’étais pas habituée à tant de chaleur de leur part mais ça m’avait permis de partir le cœur léger et optimiste.

Charlie n’avait évidement pas apprécié cette décision, surtout aussi loin mais savait qu’il ne pouvait plus rien me dire et que de toutes façons, je ne l’aurai pas écouté. Pour moi, ces vacances juste avec Edward était une occasion pour essayer de sauver notre couple car même si pour lui, « tout allait bien » ou « tout irait bien », moi je sais que nous étions dans une très mauvaise passe.

Alors durant tout ce séjour, je me suis appliquée à tout faire pour le reconquérir et je pense que j’y suis arrivée. J’ai mis les tenues les plus sexy que j’avais dans mon armoires, des sous-vêtements tout aussi provocants, je me suis concentrée uniquement sur lui et son bien-être, j’étais très présente et Edward a joué le jeu, s’est laissé allé, s’est détendu et surtout, n’a pas une seule fois parlé de ses projets ou de sa famille. Je l’ai accompagné dans toutes ses activités, j’ai même participé à certaines comme le poker, le golf, la plongée sous-marine enfin…toutes des activités qui ne demandent pas trop d’efforts physiques. Et lorsqu’Edward est parti faire du tennis, du vélo ou de l’escalade, je suis restée au bord de la piscine à me détendre et profiter de ces doux moments d’accalmie.

Mais malgré ce bonheur retrouvé, de temps en temps, mon esprit vagabonde vers la Push. Surtout lorsque Edward m’emmène à la plage face à l’hôtel. Je ne peux pas m’empêcher de penser à Jacob et à notre dernière balade…main dans la main. Ce jour là, je m’étais sentie tellement bien, tellement en paix avec moi-même, tellement soutenue…je peux encore sentir la chaleur de sa paume contre la mienne, celle de ses doigts emmêlés dans les miens.

Oui…Jacob provoque en moi des drôles de sentiments, tous contradictoires. Le premier est ce sentiment intense de bien-être avec lui, d’être hors du temps, dans une bulle, protégée et appréciée. Le second est cette impression d’être liée à lui d’une manière inexpliquée et pourtant indestructible, comme si j’étais attirée comme un aimant. Et le dernier est un sentiment de culpabilité…face à son âge, mineur en plus, au fait que lorsqu’il me tient la main, je n’arrive pas à me détacher mais surtout, une culpabilité face à Edward, au fait que je lui cache cette relation, et face à Leah, que je ne connais pas mais dont l’absence me réjouit quand je suis avec Jacob.

Mon père a raison, je ne devrais plus passer autant de temps avec lui et il a aussi raison sur autre chose : je ne devrais plus filer chez lui à la minute même où Edward s’absente. C’est mal et ça peut porter à confusion, même si je sais au fond de moi que cette confusion n’est peut-être pas de la confusion. La voix de Charlie résonne dans ma tête, à chaque fois que ce sentiment de culpabilité me submerge :

« Tu te sers de lui pour te distraire ! »
« Et ne me raconte pas de salade, l’amitié entre un garçon et une fille, ça n’existe pas ! »
« Je vais aller dire deux mots aux Cullen pour te traiter comme ça dès que leur fils se taille ! »
« Il va finir par tomber amoureux ! Et ce jour-là ma belle, tu vas m’entendre ! »

Mon père avait tort sur un point : je ne me sers pas de Jacob, j’ai besoin de lui… ça je ne peux pas me mentir mais en aucun cas, je me sers de lui comme bouche-trou ou par curiosité.

Et là, je sens qu’il me manque et puis ça passe…je sais aussi que je joue à un jeu dangereux car penser à lui trop souvent me rend en général nostalgique et me donne envie de partir d’ici puis ça passe…je sais aussi que de ne pas lui avoir dit que je partais allait peut-être ternir notre amitié car il devait s’attendre à me voir plus souvent…il m’avait offert cette voiture et je n’osais pas m’en servir. Edward n’est toujours pas au courant et au fond de moi, je ne me sens toujours pas prête à lui en parler. Et est-ce qu’un jour j’aurai vraiment envie de lui en parler ? Après tout, moi aussi je peux avoir mon jardin secret, ma vie « hors nous » ?

Mais dès que je pense ça, une petite voix me rappelle que tout ce que peut me cacher Edward ne concerne que le travail, les projets financiers, les problèmes familiaux…moi je lui cache une amitié avec un garçon. Mais je sais aussi qu’il ne l’accepterait pas car il n’est pas du même monde que lui…

Je sors de la douche, enfile mon peignoir et rejoins Edward sur la terrasse de notre chambre, face à la mer méditerranée. Je le trouve le nez dans une revue financière et m’assois à côté de lui sans parler afin de ne pas le déranger.

- Pour le mariage, je pense faire appel à une organisatrice plutôt que de confier toutes les tâches et décisions à ma mère et mes sœurs, déclare-t-il sans lever les yeux de son magasine.

Mon cœur s’accélère et je déglutis de surprise. Edward redresse alors la tête pour me regarder, inquiet que je ne réponde pas.

- Oui…, finis-je par dire. Pourquoi pas ?
- Non, c’est certain ! S’exclame-t-il. je n’ai pas envie de me quereller sans arrêt avec elles car je connais Rosalie, elle voudra que tout soit dirigé à la baguette, Alice va vouloir des trucs originaux qui ne plairont à personne et ma mère va se retrouver entre les deux, à servir d’intermédiaire entre elles et moi…non, ajoute-t-il en secouant la tête, je vois déjà les problèmes d’ici !
- Oui…j’imagine…

Je ressens à nouveau ce malaise qui m’envahit lorsque je suis à la villa. Celui de la fille inutile, étouffée par toute la famille Cullen, qui n’a pas son mot à dire alors qu’il s’agit tout de même de mon mariage ! Je serre les dents pendant que Edward continue :

- Je finis mes examens en juin l’année prochaine et nous pourrons nous marier dès l’été.
- Oui, l’été, c’est bien…, dis-je en marmonnant. Dans un an alors…

Il relève à nouveau la tête vers moi et me sourit. Je lui rends mais je me sens si crispée que mon sourire me fait mal aux joues et qu’il doit ressembler à une grimace.

- Oui, dans un an, répète Edward sans me quitter des yeux.


Les vacances se terminent en douceur. Pendant que je prépare ma valise, je ressens quand même cette angoisse qui ne me quitte plus depuis l’annonce d’Edward sur la date de notre mariage. Je ne comprends pas cette inquiétude…enfin si…je sais en fait ce qui me la provoque ! C’est le fait d’imaginer les préparatifs, entourée par Esmée, Alice …et Rosalie. Imaginer le fait que je ne déciderais de rien, que tout sera calculé, planifié, décidé sans être consultée une seule fois…je me demande avec une certaine ironie si j’aurai mon mot à dire pour ma robe ou si elle aussi, on me la mettra sur le dos le jour J et que je la découvrirais en même temps que les invités…En pensant aux invités, je pense à mon père, et à ma mère qui est totalement contre cette histoire de mariage si tôt depuis le début ! Eux, n’auront rien à dire, c’est certain ! Je les imagine, au milieu de tout ce monde durant la réception, habillés de vêtements neufs pour l’occasion, un peu perdus et traités comme des convives. Et je sais aussi qu’ils seront les seuls invités de ma famille…déjà parce que je n’ai plus beaucoup de famille et que le peu qu’il me reste habite à des kilomètres de là, qu’ils n’auront pas les moyens de se payer le déplacement ni le séjour car ce mariage va durer plusieurs jours, qu’ils ne pourraient pas être logés chez mon père, surtout pas à la villa et encore moins à l’hôtel ! Et mis à part ma famille, tous les amis que je côtoie sont des amis d’Edward…de mon côté, je n’ai que Jacob et mon cœur se serre en pensant que je ne pourrais même pas l’inviter. Les larmes me montent automatiquement aux yeux et je respire un grand coup pour les faire passer. Ça non…les indiens Quileute feraient très mauvais genre à ce mariage…jamais je ne pourrais l’imposer aux Cullen.

Et voilà que mon esprit vagabonde encore vers Jacob…je vais rentrer à Forks mais je ne pourrais pas aller le voir. Ma gorge se serre à nouveau…il me manque tellement. Je me demande s’il a réussi à voir les louveteaux ? Depuis tout ce temps, sûrement … alors cette idée me chamboule totalement et j’éclate en sanglots. Je me laisse aller comme ça pendant quelques minutes puis me ressaisit doucement, me disant qu’il faut que j’arrête de pleurer pour des loups qui se fichent pas mal de moi. J’entends du bruit et remarque alors avec inquiétude la présence d’Edward derrière moi. Depuis combien de temps est-il là ? M’a-t-il vu pleurer ? Je n’ose pas me retourner et recommence à ranger mes affaires dans la valise. Je l’entends aller dans la salle de bain puis en ressortir et faire le tour du lit. Je lève légèrement les yeux et remarque sa mine tendue. J’en conclue qu’il a du m’entendre pleurer et je me maudis de m’être laisser aller bêtement. Pourtant, il ne me dit rien et file sur la terrasse. Je ferme ma valise, regarde si je n’ai rien oublié puis ose me regarder dans le miroir au-dessus du lit pour vérifier l’état de mes yeux. Je vois alors qu’ils sont un peu rougis mais que je reste présentable. Alors je respire un grand coup et pars rejoindre Edward. Il contemple la mer, pensif. Je tremble un peu en m’approchant, redoutant des questions auxquelles je ne pourrais pas répondre. Je pose avec douceur ma main sur la sienne et il sursaute. Son regard se tourne vers moi et je remarque qu’il était vraiment loin, que son esprit est très tourmenté et que je ne semble pas en être la cause. Je le dévisage, le questionnant du regard, soudain inquiète mais là, il se recompose un visage souriant et passe son bras autour de mes épaules en me disant :

- Pas trop triste de rentrer mon amour ?
- Non…, réponds-je, un peu déstabilisée par sa nouvelle attitude distante et mystérieuse.

Il me frotte le bras et je le vois à nouveau réfléchir et partir loin de moi. Malgré tout, je suis soulagée qu’il n’ait rien remarqué de mon bouleversement passager mais à nouveau, je retrouve l’Edward que je ne comprenais plus et cette constatation me fait peur.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
bella55
Le combat
Le combat
avatar

Féminin
Nombre de messages : 1730
Age : 33
Localisation : forks avec taylor lautner
Date d'inscription : 03/02/2009

MessageSujet: Re: Mon Ami, mon Soleil - Jacob/Bella - Paul/Rachel   Sam 15 Mai - 9:18

je suis sur qu'edward cache quelque chose a bella et j'espére qu'il va lui dire et bella qui commence a avoir des sentiments pour jacob vivement la suite
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alice_Cullen_57
Confessions de Rosalie
Confessions de Rosalie
avatar

Féminin
Nombre de messages : 1469
Age : 31
Localisation : A la Push, avec Jake
Date d'inscription : 26/07/2009

MessageSujet: Re: Mon Ami, mon Soleil - Jacob/Bella - Paul/Rachel   Sam 15 Mai - 22:24

Bon, retard rattrapé!!! Wink

Qu'est-ce que j'ai adoré la petite "dispute" entre Paul et Bella!! Ca m'a bien fait rire!! lol!! Quelle bonne réplique de la part de Bella!! "C'est un veau"!! Fallait trouver!! lol!!
Et j'ai bien aimé aussi la psychose de Bella, à propos de Paul!! Elle l'imagine sadique!! Trop fort!!! Very Happy

Et quel bel univers, entre Jacob et les loups C'est toute une histoire d'amour et de respect, c'est magnifique!! Smile

Oh... confu Jacob qui tue des lièvres pour ses loups... Bon en même temps ce sont les lois de la nature, mais bon... Pauvres bêtes!! lol!!

Quel tempérament, Leah!! Elle ne mâche pas ses mots!! lol!! Franchement c'est vraiment un personnage que j'adore car elle est franche, honnête, et attachante!! Et en plus de ça, elle a raison!! lol!! Elle dit tout simplement à Jake la vérité... confu

Les vacances de Bella et Edward... confu C'est dommage, durant ce laps de temps, Bella n'a pas pu passer de moments avec Jacob... Razz

Bon, j'adore toujours autant, évidemment!! Very Happy Bella et Jake qui se rapprochent (ne serait-ce que vis-à-vis du numéro de portable), c'est une très bonne chose!! Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vanille41
Retour fracassant de Jake
Retour fracassant de Jake
avatar

Féminin
Nombre de messages : 1945
Age : 34
Localisation : dans les bois en compagnie d'une bande de ... loups
Date d'inscription : 25/10/2009

MessageSujet: Re: Mon Ami, mon Soleil - Jacob/Bella - Paul/Rachel   Dim 16 Mai - 14:30

* Faire un truc dingue ? Saut à l’élastique, rafting…vol à l’étalage ? J'adore lol vol à l'étalage !

* - Et Leah ? Insiste-t-elle.C'est vrai que Bella a loupé un épisode là. (si elle savait Rolling Eyes ).

* - Mon père a raison ! Je vais finir par me tuer !
- Mais non…tant que je suis là, il ne t’arrivera rien.
Charlie a raison lol

* - Oui j’ai un puissant karma qui déteint sur toi et je suis ceinture noire de karaté ! J'aime beaucoup sa réplique Very Happy

* Je m’assois près d’elle et retire doucement celui qu’elle a sur la joue. ils sont l'air trop !

* Mais je rêve ! Elle est vraiment conditionnée en mode esclave ! Yes c'est le cas de le dire confused

* - Tu sais qu’il faut travailler dehors pour ça ?! MDR
Et la suite, de voir Bella prise en 2 par les choix d'Edward je me doute comment il doit être agacé Jacob là ! Grave !

* je sens la tête de Bella se poser sur mon épaule et s’alourdir aussitôt. Je n’ose pas bouger, comprenant qu’elle vient de s’endormir. Pendant une seconde, je pense que j’ai même arrêté de respirer !
[...] J’hésite puis pose doucement ma main gauche sur son front et lui caresse lentement les cheveux


* - Tu ne dois jamais poser ta main sur la tête d’un animal, en particulier un chien ou un loup, que tu ne connais pas ! Ah très bien ! Petite leçon d'éducation !

* - Je ne la retrouve pas … [...] - Tu peux me donner ton numéro de téléphone ? …s’il te plait… Enfin ! Bella prend conscience de l'amitié de Jake, ah punaise elle se réveille ! En fait elle craque littéralement ...

-Très touchant ce chapitre !-

* - Viens…ton père n’est pas là.
- Quoi ?
Embarassed Elle remet ça ? Je croyais que c'était fini fini entre eux ... Pauvre Jake il a la tête dans les étoiles par Bella.

* - Très bien, continue de rêver ! Tu n’es qu’un gamin pour elle, un gamin avec qui elle joue quand son homme n’est pas là. Leah n'y va pas par 4 chemins Laughing J'adore la suite avec Jacob qui se défend face aux provoc' de Leah.

* - Arrête de dire ça, je suis près de toi ! Riposte-t-il sèchement. Là il est pas content (la vérité fait mal siffle) .

*J'aime bien quand Bella hésite à appeler Jacob.

* Et Alice qui chope Bella sur le silence de son portable.

* Bravo pour toutes les pensées qui traversent et tracassent Bella on est à fond dans sa tête et on ressent bien ce qu'elle traverse. Elle est coincée la pauvre ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tititof
Perd connaissance
Perd connaissance
avatar

Féminin
Nombre de messages : 831
Age : 40
Localisation : garde la main chaude de Jacob dans la sienne
Date d'inscription : 29/08/2009

MessageSujet: Re: Mon Ami, mon Soleil - Jacob/Bella - Paul/Rachel   Mar 18 Mai - 11:27

bella55 a écrit:


je suis sur qu'edward cache quelque chose a bella et j'espére qu'il va lui dire et bella qui commence a avoir des sentiments pour jacob vivement la suite

ça, tu le sauras dans la suite Wink Merci pour ton comm et ta fidélité



Alice_Cullen_57 a écrit:


Qu'est-ce que j'ai adoré la petite "dispute" entre Paul et Bella!! Ca m'a bien fait rire!!

Oui leur relation est différente que dans Evolution mais j’aime toujours leurs moments Very Happy



Alice_Cullen_57 a écrit:


Et j'ai bien aimé aussi la psychose de Bella, à propos de Paul!! Elle l'imagine sadique!! Trop fort!!!

Bah là, j’ai vraiment adoré écrire cette scène parce que je suis quelqu’un qui psychote bcp et j’ai déjà vécu ce genre de trip lol



Alice_Cullen_57 a écrit:


Et quel bel univers, entre Jacob et les loups C'est toute une histoire d'amour et de respect, c'est magnifique!!

Comme j’ai déjà dis : pas de Jacob sans loup !



Alice_Cullen_57 a écrit:


Oh... Jacob qui tue des lièvres pour ses loups... Bon en même temps ce sont les lois de la nature, mais bon... Pauvres bêtes!! lol!!

Bah ouais…et même si je ne suis pas une fervente partisane de la chasse, je préfère quand même ça, à l’abattoir confu



Alice_Cullen_57 a écrit:


Quel tempérament, Leah!! Elle ne mâche pas ses mots!! lol!! Franchement c'est vraiment un personnage que j'adore car elle est franche, honnête, et attachante!! Et en plus de ça, elle a raison!! lol!! Elle dit tout simplement à Jake la vérité...

Oui sur ce coup là, elle y va fort mais elle n’exagère pas de trop …



Alice_Cullen_57 a écrit:


Les vacances de Bella et Edward... C'est dommage, durant ce laps de temps, Bella n'a pas pu passer de moments avec Jacob...

Elle n’est pas avec Jacob, Alice … lol



Vanille41 a écrit:


* Faire un truc dingue ? Saut à l’élastique, rafting…vol à l’étalage ? J'adore lol vol à l'étalage !

Bah ça lui ferait pas de mal à notre Bella lol



Vanille41 a écrit:



* Je m’assois près d’elle et retire doucement celui qu’elle a sur la joue. ils sont l'air trop !

Oui ils sont adorables



Vanille41 a écrit:


* - Tu sais qu’il faut travailler dehors pour ça ?! MDR

Et la suite, de voir Bella prise en 2 par les choix d'Edward je me doute comment il doit être agacé Jacob là ! Grave !

C’est clair, il est avec une esclave lobotomisée lol


Vanille41 a écrit:


* - Tu ne dois jamais poser ta main sur la tête d’un animal, en particulier un chien ou un loup, que tu ne connais pas ! Ah très bien ! Petite leçon d'éducation !

Merci Smile j’attendais ton aval sur ce point car tu as plus d’expérience que moi. Mais j’ai du aller voir un comportementaliste pour une de mes chiennes et il nous a bien dressés en passant Wink


Vanille41 a écrit:



* - Je ne la retrouve pas … [...] - Tu peux me donner ton numéro de téléphone ? …s’il te plait… Enfin ! Bella prend conscience de l'amitié de Jake, ah punaise elle se réveille ! En fait elle craque littéralement ...

Elle est accro !!! lol


Vanille41 a écrit:


* - Viens…ton père n’est pas là.

- Quoi ? Elle remet ça ? Je croyais que c'était fini fini entre eux ... Pauvre Jake il a la tête dans les étoiles par Bella.

Leah est très déterminée oui lol



Vanille41 a écrit:


* Bravo pour toutes les pensées qui traversent et tracassent Bella on est à fond dans sa tête et on ressent bien ce qu'elle traverse. Elle est coincée la pauvre ...

Merci Vanille Very Happy

Voici la suite, le premier chapitre va faire sourire Vanille car c'est une idée que nous avons eu en commun (une parmi tant d'autres lol) Smile

* * * * *


21 – Elle me fait quitter la terre

Ça doit faire un quart d’heure que je m’acharne sur cette clé à molette bloquée dans ce satané moteur et je sens que si ça continue, je vais tout casser ! Bordel mais pourquoi est-ce qu’elle ne se décroche pas ? Je tape un grand coup sur le flanc de la voiture de Sam puis regarde quand même si je n’ai pas fait un trou. Je vois une légère marque et soupire. Bon…faut que je me calme…ça ne marchera pas comme ça. Je vais chercher un marteau et commence à taper doucement sur cette clé qui ne bouge toujours pas. Alors je tape plus fort et je sens la rage monter à nouveau. Je serre les dents, soupire…faudrait que j’aille me défouler. Je vais appeler Paul et lui demander s’il peut se libérer cet après-midi pour une séance de capoeira ! Ça, ça va me faire du bien ! Je me sens tellement en colère et sur les nerfs depuis quelques temps…je ne suis pas retourné voir les loups depuis une semaine…j’y retournerais demain matin ! Il faut que je reprenne mes habitudes et que j’arrête de croire qu’elle va venir ou m’appeler ! Tant pis si je n’ai pas de réseau à la Flèche d’argent ! De toute façon, depuis tout ce temps, ça serait quand même fort qu’elle m’appelle pile au moment où je m’absente ! Leah avait raison et ça me tue ! Je ne suis rien pour elle, elle est juste venue passer le temps pendant que l’autre n’était pas là. Ça fait mal, comme j’avais dit, mais c’est la vérité. Mais ça me tue ! Pourtant je ne pourrais pas dire que je ne m’étais pas prévenu !
Et cette satanée clé qui ne veut pas ! Je la prends dans ma main et force tellement que je sens qu’elle va finir par casser et là, j’aurai l’air malin !

- Mais qu’est-ce que tu fais ? Demande Leah derrière moi.

Je me relève, surpris de sa visite. Je ne l’avais même pas entendue arriver.

- Salut ! Quoi de neuf ?
- Rien…et toi ? Tu as l’air furax, rigole-t-elle.
- Ouais … je sais…mais cette clé…

Je soupire, me rend compte que ce n’est vraiment pas mon style de m’énerver autant. D’habitude, je suis super patient dans la mécanique, c’est d’ailleurs pour ça que j’arrive toujours à réparer les voitures, parce que je prends mon temps avec elles. Je vois Leah qui observe la clé en question, avec un léger sourire et je lui demande :

- Quoi ?
- Rien…mais je savais que je te retrouverais dans cet état.
- Oh c’est bon Leah ! Riposte-je, agacé qu’elle revienne encore sur le sujet alors que je n’en avais pas besoin.
- Mais Jacob, est-ce que tu t’es regardé ?

Elle s’approche de moi et m’enlace en souriant. Je soupire et elle continue en me passant un doigt sur la joue :

- Je vois un gros nuage noir au-dessus de ta tête qui assombrit tes yeux…
- Hum…

Leah rigole et je finis par sourire doucement. Je lui remets une mèche de cheveux derrière l’oreille et en me rappelant des moments heureux que nous avions passé ensemble. Elle me dévisage et demande :

- Tu veux qu’on passe la journée ensemble ?

Est-ce que ça serait une bonne idée ? Repasser du temps avec Leah, essayer d’oublier Bella ? De toute façon, c’était mort. Je le sens au fond de moi. Ça ne sert à rien. J’aimerai vraiment arrêter de ressentir cette pression dans ma poitrine à chaque fois que je pense au fait qu’elle ne donne plus nouvelle, que j’aimerai la voir et qu’elle me manque. Leah me secoue doucement et tend son beau visage mat vers moi. Elle fait une petite moue et se met sur la pointe des pieds. Je vois déjà où elle veut en venir et je soupire en disant :

- Leah…non…
- Allez, tu en as besoin, me dit-elle en se rapprochant encore.

Oui, elle avait peut-être raison…je me sens vachement seul depuis quelques temps. Quelque chose dans mon regard doit la décider car elle pose ses lèvres sur les miennes en souriant. Je me laisse faire, un peu…et elle se presse plus contre moi. Ses lèvres se font plus insistantes si bien que j’accepte son baiser sans trop de résistance. Sa douceur me fait du bien et je ferme les yeux. Ses doigts caressent ma nuque et elle m’enlace avec son autre bras, me collant en même temps contre l’établi. Je pose mes mains sur ses hanches, me laissant doucement aller. J’entends un bruit dans le garage, me demandant vaguement ce que c’est mais Leah m’embrasse avec plus de fougue et j’oublie. Soudain, j’entends clairement des bruits de pas qui s’éloignent et j’ouvre les yeux puis stoppe notre étreinte. Je regarde dans le hangar et ne vois personne. Par contre, je vois Leah me sourire étrangement et je comprends tout de suite. Bella !
Je me dégage de Leah et fonce vers l’extérieur. Je la vois remonter dans la Chevrolet et je cours vers elle.

- Bella !!!

Je vois à travers la vitre qu’elle m’a entendu et qu’elle est gênée mais me sourit faiblement. Je fais le tour de la voiture et ouvre la portière. Elle se laisse descendre et sans même réfléchir, je la prends dans mes bras et la serre fort contre moi. Je l’entends rire quand je lui dis :

- Bon sang mais je ne pensais plus te revoir !

Elle se dégage, se passe la main dans les cheveux, le visage rayonnant et je continue :

- Tu étais où ?
- Jacob, je sais…excuse-moi…

Pas la peine qu’elle me le demande, j’ai déjà oublié ces deux semaines de silence ! Je me sens si heureux de la voir devant moi : son visage si pâle, ses cheveux, ses yeux…je pensais ne plus les voir qu’en rêve et là, je suis sur un nuage mais je ne rêve pas.
Je remarque qu’elle a quand même pris un peu de couleurs au niveau des bras et que sa cicatrice à presque disparue.

Derrière la voiture, je vois Leah longer le hangar pour rejoindre le chemin de la plage, un léger sourire en coin. Elle me lance un regard entendu et je la fusille du mien, comprenant qu’elle avait vu Bella arriver, peut-être même qu’elle était chez mon père pour demander où j’étais et qu’elle était venue me faire son cinéma pour provoquer Bella. Quelle garce ! Mais en même temps, c’est Leah tout craché. Et je ne lui en veux pas, je la connais bien et c’est de bonne guerre. Et puis, je suis trop heureux pour être en colère contre elle ! Je sens Bella m’observer et je baisse les yeux sur elle.

- Alors ! Tu as encore quartier libre ? Demande-je sur un ton léger.
- Oui et non…, répond-elle un peu crispée.
- Ah…il n’est pas parti ?
- Non.

Je lui fais les yeux ronds, étonné et elle continue :

- Je lui ai dis que je voulais voir mon père…aujourd’hui.

Je comprends alors qu’elle a toute la journée et je suis immédiatement fou de joie. Je comprends aussi qu’elle ment pour me voir et ça, ça me rend encore plus heureux, même si une voix me dit au fond de moi que ce n’est pas cool pour lui. Mais je refuse de m’arrêter à ce détail ! Dans la jungle de l’amour, c’est chacun pour soi ! En tous cas, tant qu’elle n’était pas mariée…

- Cool ! Finis-je par répondre. Laisse-moi finir un truc au garage et on ira se balader.
- Mais…je ne te dérange pas ?

Je vois à sa tête qu’elle a toujours à l’esprit sa vision de mon baiser avec Leah. Ah celle-là, elle aurait quand même affaire à moi dès que je la reverrais !

- Non ! Bien sûr que non, lui assures-j’en souriant.

Elle fronce les sourcils mais n’insiste pas. Tant mieux parce que je n’ai pas envie de parler de Leah pour l’instant.
Les mains dans les poches de son jeans, Bella me suit, toutefois je sens qu’elle hésite car elle n’a pas vu Leah sortir du garage. Mais une fois que nous sommes à l’intérieur, je vois qu’elle se détend aussitôt. Je lui lance tout en rangeant mes outils, ignorant la clé toujours coincée dans le moteur de la voiture de Sam :

- On dirait que tu es un peu plus sortie ! Tu as pris des couleurs.
- Oui…j’étais en Italie, déclare-t-elle en caressant mes outils pour façonner le bois.
- Ah oui…il n’y a pas de soleil en Amérique ?

Elle lève les yeux vers moi et sourit doucement, son regard me dit qu’elle sait parfaitement ce que je pense de tout ses trucs de bourgeoises qu’elle fait avec lui. Je me serre les lèvres pour me retenir d’en rajouter et continue de m’affairer à ranger. Elle avance lentement dans mon garage, tout en regardant autour d’elle tout le bazar que nous y avons stocké pendant toutes ces années. Je la contemple sans qu’elle ne me voie, enregistrant mentalement sa présence ici pour les jours où j’y serai seul. Elle continue de faire le tour, en silence. Je regarde une dernière fois la clé coincée et me dis que je réessayerai plus tard ! Bella s’est arrêtée près de ma moto cachée sous un drap et je sens qu’elle a envie de le soulever pour voir ce qu’il y a en-dessous. Je pose ma caisse sur l’établi et la rejoins. Une fois près de l’engin, je retire le drap lentement et je vois ses yeux émerveillés :

- Wouah ! Elle est …magnifique !
- Merci…, dis-je en riant car elle semble vraiment impressionnée.

C’est vrai que je suis assez fier de cette moto, surtout pour le chromage et la carrosserie noire et flamme.

- C’est toi qui l’as faite ? Demande-t-elle les yeux ronds.
- Evidemment ! Tu en doutes ?
- Bien sûr que non !

Je la regarde faire le tour de la moto, les yeux brillants d’envie. Bon sang, cette fille m’étonnera toujours. Je sais déjà à sa tête qu’elle aime la vitesse.

- Ça te dit un tour ?
- Euh… je ne sais pas trop…, hésite-t-elle, soudain tendue.
- Qu’est-ce qu’il se passe ? Tu as la trouille ?
- Bien sûr que non ! J’adore les motos ! Déclare-t-elle, le regard à nouveau allumé.

Je comprends alors son problème.

- Alors quoi ? Tu n’as pas la…permission ?
- Charlie ne le saura pas ! Rétorque-t-elle, piquée au vif.
- Je ne parlais pas de Charlie …

Elle lève subitement la tête vers moi et nous nous comprenons muettement. Elle se pince les lèvres, hésite encore…je sens sa petite tête bouillir puis elle me lance :

- Vas-y pour un tour !
- Ok …
- Mais en dehors de Forks ! Rajoute-t-elle précipitamment.
- C’est bien ce qu’il me semblait …

Elle baisse les yeux à ma remarque, comprenant que j’ai parfaitement capté le pourquoi de son hésitation. Puis, lorsqu’elle me voit bouger la moto, je la sens toute excitée à côté de moi. Je la calle à l’extérieur, retourne au garage chercher mes casques et mon blouson en cuir puis reviens près d’elle et lui tends le vêtement en disant :

- Avec ta peau aussi fine que de la soie, tu es priée de m’enfiler ça !
- Ok ! Répond-elle en riant.

Je la laisse mettre le blouson un peu trop grand pour elle mais qui serait suffisant pour la protéger puis je m’approche et lui enfonce un casque sur la tête qu’elle accueille en riant. Elle lève son visage et je lui accroche, me retenant de rire devant son allure d’extra-terrestre. Elle me fixe et je vois ses yeux se plisser, alors j’éclate de rire.

- Faudrait te prendre en photo !
- Moques-toi ! Riposte-t-elle.

Je lui remets bien le casque et on voit un peu mieux son visage. Puis je me lie les cheveux vite fait et mets mon casque. J’enfourche la moto et elle s’installe derrière moi en posant ses mains sur mes hanches. Evidemment, je n’avais pas pensé à ce détail et soudain, je me sens tout bizarre et content à la fois.
Je me tourne légèrement et lui dis :

- Tu as les poignées derrière toi pour t’accrocher…sinon, accroche-toi à moi. Ça ne me dérange pas.
- Oui…

Je sens qu’elle ne sait pas quoi faire alors je lui demande :

- Bon tu es prête ?
- Oui !

Et là, elle passe un bras autour de ma taille, l’autre derrière elle pour s’accrocher. Je souris en me disant qu’elle a décidé cinquante-cinquante…pour l’instant.
Je démarre la moto et avance en douceur. Je la sens se crisper un peu quand j’accélère et quelques mètres à peine après avoir quitter la maison, elle passe son deuxième bras autour de ma taille et colle sa tête sur mon épaule.

Même pas cinq minutes, pense-je en souriant. C’est clair, j’allais faire une longue balade !

Au bout d’une heure de route, je me décide quand même à faire une pause car je n’ai pas la moto la plus confortable du monde et je me dis que Bella souffre peut-être sans oser me le dire. A un carrefour, je vois une auberge et entre sur le parking en douceur. Je sens la tête de Bella se décoller de mon dos où elle s’était posée et regarder par-dessus mon épaule. Je me gare et elle descend de la moto, un peu en tanguant. D’un bras, je la récupère.

- Oh là ! Doucement ma belle…
- Ça fait bizarre de toucher la terre ferme, rigole-t-elle.

Elle essaie ensuite de retirer la boucle de son casque et je vois qu’elle s’y prend mal. Je descends de la moto, retire mon casque et l’aide. Pendant que je défais la fermeture, nos yeux se croisent et nous nous fixons avec une intensité qui me surprend. J’ai l’impression que le temps s’arrête et je remarque aussi que bizarrement, c’est elle qui a provoqué cet échange. Je finis par baisser les yeux lorsque la boucle est ouverte et elle retire elle-même son casque puis se secoue les cheveux.

- Où sommes-nous ? Demande-t-elle.
- Je ne sais pas !
- Quoi ?
- Bah je ne suis jamais venu ici, dis-je en riant. Mais t’inquiète, pour repartir, il n’y aura pas de problème !

Elle me sourit d’un air entendu. Je comprends que pour cette première escapade, je n’ai pas intérêt à faire l’idiot et qu’elle ne soit pas à l’heure chez lui, à la villa. Elle retire le blouson et je lui prends des mains, puis nous entrons dans l’auberge pratiquement déserte. Toutefois, une femme nous accueille avec le sourire :

- C’est pour manger ?
- Euh oui…

C’est vrai que vu l’heure…Je me rends compte que, sans même l’avoir prémédité, j’allais manger en tête à tête avec Bella. Celle-ci n’a pas l’air gênée, habituée à toujours manger au restaurant. Par contre, moi je suis loin d’être à l’aise dans ce genre d’endroit et pourtant, là, je me sens confiant et heureux. Bella s’installe à une table, je l’imite et pose les casques sur le bord de la fenêtre. Face à moi, elle me sourit en plaçant ses mains croisées sous son menton. Je me racle la gorge, vérifie que j’ai bien mon portefeuille dans ma poche arrière et lui dis en riant à demi :

- Bon ! Tu as envie de quoi ? Je te laisse choisir, moi j’y connais rien !

Et là, je la vois qui change de tête et me demande ce que j’ai encore pu faire ou dire qu’il ne fallait pas.

- Bella ?
- Oui…

Elle se passe la main dans les cheveux et je sens une grosse tension s’installer entre nous. Sans réfléchir, je lui prends la main et l’attire vers moi sur la table. Elle se laisse faire et je lui caresse les doigts en disant :

- Bella, je m’excuse si je te fais penser à des mauvaises choses parfois mais si tu ne me parles pas, je ferais toujours des erreurs comme ça…
- Tu n’as rien fait de mal, murmure-t-elle.
- Pourtant, je vois bien que ce n’est pas la première fois que tu réagis mal à des trucs que je fais ou des mots que je dis.
- Tu es si différent, chuchote-t-elle comme pour elle-même.

Je continue de lui caresser les doigts, attendant la suite qui visiblement ne viendra pas.

La serveuse s’approche de nous et s’excuse de nous interrompre dans un sourire. Aussitôt, Bella lâche ma main et la replace sur ses jambes. Je suis dégouté mais me ressaisis en souriant à la serveuse.

- Vous avez choisi ?
- Euh …

Je jette un coup d’œil à Bella, l’appelant à l’aide muettement. Elle me sourit avec tendresse et répond :

- Donnez-nous deux plats du jour.

La femme acquiesce de la tête et repart après que j’ai demandé une bouteille d’eau en plus. Comme je ne peux plus prendre la main de Bella dans la mienne, je croise les bras sur mon torse et fait mine de regarder dehors. Je sens qu’elle m’observe mais je continue de paraître très détendu et absorbé par la forêt qui entoure cette auberge. Puis, je repense à un truc que m’a dit Paul la veille :

- Ce week-end, nous faisons une soirée sur la plage…samedi soir. Tu penses que tu pourras venir ?

Elle se crispe un peu, réfléchit puis me répond :

- Je ne sais pas encore.
- On commence en général vers six ou sept heures pour profiter encore un peu du soleil et ça se termine assez tard…en général, on dort sur la plage. Bon ça, je sais que tu ne pourras vraiment pas, dis-je aussitôt en voyant qu’elle se dandine sur sa chaise, ennuyée, mais c’est pour t’expliquer.
- Oui…c’est pour quelle occasion ? Demande-t-elle.
- Comme ça … on fait souvent des petites fêtes entre nous. Même en hiver.
- Ah oui ? S’étonne-t-elle.
- Oui puisqu’on fait un feu, nous n’avons pas froid.

Elle hoche la tête et semble soudain pensive. Je suppose qu’elle s’imagine la scène et qu’elle se dit qu’elle n’y viendra jamais. Tant pis…au moins j’aurai essayé et elle sait ce que je fais ce week-end, si jamais elle avait l’occasion de sortir de sa tour d’ivoire.

La serveuse nous apporte nos plats et nous mangeons en parlant de tout et de rien. Au fur et à mesure, je la sens plus détendue et elle rit à plusieurs occasions, surtout quand je lui raconte certaines choses sur Paul avec qui je partage beaucoup de mon temps libre. Le déjeuner terminé, on se laisse même tenter par un dessert et pour la première fois, j’apprécie de me faire servir, tout simplement parce que je suis avec elle et que c’est une de ses activités habituelles…je l’observe donc, très à l’aise avec tout ce qui nous entoure…dans son élément. Mais, une fois que la serveuse nous apporte l’addition et que Bella me voit sortir mon portefeuille, à nouveau je le vois changer de tête.

- Non ! Non, s’il te plait…, déclare-t-elle. Laisse-moi t’offrir le repas.
- Sûrement pas !
- Jacob…je t’en prie, murmure-t-elle. Ça me ferait vraiment plaisir. Et puis, c’est moi l’adulte ici, donc …

Sa remarque me choque, je ne savais pas qu’elle accordait de l’importance à notre différence d’âge mais à l’évidence si…sinon elle ne m’aurait pas sorti cet argument. Pendant une seconde, je me sens très mal, presque énervé mais ses yeux me supplient tellement que j’en conclue que je n’ai pas le choix si je veux qu’elle soit complètement heureuse aujourd’hui !

- D’accord, puisque tu insistes…
- Merci ! Répond-elle dans un souffle.
- Non c’est moi …

Et je la vois sortir un billet de cinquante dollars les mains tremblantes et le poser sur la table dans un sourire satisfait. Je me rends alors vraiment compte de son problème. Bella est réellement en manque d’indépendance ! Et avec moi, elle se libère…
Je la regarde en souriant et elle me le rend, heureuse.

Nous sortons de l’auberge en début d’après-midi. Je remets mon casque et aide à nouveau Bella à remettre le sien. Je ne sais pas jusqu’à quelle heure elle s’est fixée alors je préfère rentrer tout de suite. Je m’installe sur la moto et Bella se met derrière moi, cette fois en m’enlaçant aussitôt. Je lui caresse brièvement la main avant de démarrer et nous quittons cet endroit où je sais que je reviendrais à chaque fois que j’aurai envie de penser à elle. Pendant un long moment, Bella me tient fermement et je savoure la sensation de ses bras sur mon ventre mais, soudain, elle en retire un et je sens sa main sur mon dos. Tout en continuant de me concentrer sur la route, j’essaie quand même de savoir ce qu’elle fait et soudain, je souris en sentant ses petits doigts qui jouent avec mes cheveux. Je lui caresse à nouveau brièvement sa main posée sur moi mais au moment où je veux la retirer, elle me chope les doigts. Je ralentis donc car je ne tiens plus le guidon que d’un bras et j’emmêle mes doigts au sien. J’ai le cœur qui bat à cent à l’heure, je me sens partir et tellement heureux de vivre ces moments d’intimité avec elle. Je ne sais pas trop où elle en est de son côté mais moi, je suis complètement fou d’elle, je le sais. A nouveau, j’ai replongé et une petite voix me rappelle que je vais encore souffrir mais tant pis ! La route devient sinueuse et je dois lâcher sa main avec regret.
Une fois que nous sommes arrivés, je rentre la moto et elle me suit dans le garage, la mine un peu triste. J’en conclue que ça sera tout pour aujourd’hui, qu’elle a décidé de ne pas abuser et de rentrer. Mon cœur se serre un peu mais cette fois, je sais qu’elle reviendra, que cette journée est un test. Si elle se termine bien, elle reviendra ! Elle me rend mon blouson et mon casque. Nous gardons le silence tous les deux, pas besoin de mot pour se dire que nous sommes toujours déçus de nous séparer. Pourtant, comme à chaque fois que je sens qu’elle va me manquer, je me sens envahi d’audace et là, j’ai vraiment envie de la prendre dans mes bras. Bella jette un regard circulaire au garage puis, avec une petite moue, m’annonce :

- Merci pour la balade, c’était vraiment sympa !
- Oui, très !

Nous nous dévisageons et au bout d’une minute, je demande d’une voix un peu rauque :

- Tu reviens quand ?
- Je ne sais pas…

Elle soupire et regarde le sol, j’ai tellement envie qu’elle reste avec moi…Elle relève la tête et dans un demi-sourire, me dit :

- Bon alors, j’y vais …à la prochaine.
- Oui…

Dans un petit hochement de tête, elle se retourne et part vers sa voiture. Je la regarde une seconde puis en quelques enjambées, je la rattrape et la retourne pour la prendre dans mes bras. Elle se laisse faire dans un soupir et m’enlace même par la taille en collant sa joue sur mon cœur. Je la serre plus fort et dépose un baiser sur ses cheveux que je respire à plein poumon. Je sens ses mains caresser mon dos et des frissons parcourent tout mon corps puis je l’entends chuchoter :

- Merci…je me sens si bien. Je reviendrais vite te voir. Je te le promets.
- J’espère bien, lui rétorques-je sur le même ton.

Nous nous berçons quelques instants puis elle se dégage et je la lâche. Je la regarde monter dans la Chevrolet puis démarrer. Dans un dernier regard et un petit signe, elle me quitte et comme à chaque fois, j’attends d’être sûr de ne plus la voir pour reprendre mes esprits.

Une fois seul, je retourne dans le garage et ouvre le capot de la voiture de Sam. Avant même d’essayer, je sais déjà que ça va aller tout seul. Je force une fois puis deux et la clé se retrouve dans ma main et j’ai l’impression en la regardant qu’elle se moque bien de moi. En soupirant je la pose dans ma boite à outils et me dis que je vais aller remettre mon portable en charge et le garder à nouveau sur moi.


22 – Pire que mon père !

La louve me regarde avec des yeux envieux devant le morceau de viande qu’elle me voit sortir de mon sac en cuir. Avec un gros soupir, je lui tends mais lui marmonne:

- Tu as décidé de m’en faire voir hein ? Ça va faire deux mois que je me lève aux aurores! Tu pourrais quand même être un peu plus reconnaissante !

Je la regarde mastiquer sans scrupule le bout de chair, en me lançant quand même de temps en temps des petits coups d’œil amicaux.

- Ouais…tu l’attends c’est ça ?

Je ne sais pas pourquoi mais j’ai cette intuition…l’intuition qu’elle ne les montrerait que lorsque Bella serait avec moi. Et pour que Bella soit avec moi à cinq heures du matin dans cette forêt, il allait falloir attendre ! Autrement dit, ce n’est pas gagné !

Je me relève, lui caresse le dessous de la gueule puis le museau et sors le dernier morceau de lièvre pour ses petits. Je vois un mouvement derrière elle et vois les yeux de Patamon, le loup que j’ai soigné pendant des mois. Il avance doucement et je regrette d’avoir donné autant de morceaux à sa femelle. Mais je reste droit et calme et il avance toujours vers moi à pas lents. Je tends la main et il vient la lécher affectueusement.

- Salut mon vieux ! Quoi de neuf ?

Le loup continue de me lécher les doigts et je comprends qu’il sent l’odeur du sang.

- La prochaine fois, je prendrais plus !

Je soupire, lui caresse une dernière fois la tête

- Bon…j’y vais…

Et je les laisse pour redescendre vers ma voiture. En démarrant, mon esprit s’envole à nouveau vers Bella…de toute façon, je ne fais plus que ça, penser à elle. Et comme ça va faire deux jours que je n’ai pas de nouvelle, je me sens à nouveau un peu sur les nerfs. Pourtant, je sais qu’elle va revenir. Et demain, c’est la fête à la Push, j’espère vraiment tout au fond de moi qu’elle va pouvoir venir.

En rentrant chez moi, avant même de saluer mon père ou de prendre un thé, je fonce dans ma chambre chercher mon portable et le mettre dans ma poche pour la journée. Mais mon cœur bondit lorsque je vois un appel en absence. Je vérifie le numéro : inconnu.

Bella ! Bordel ! Mais pourquoi est-ce qu’il n’y a pas de réseau à la Flèche ! Et maintenant, j’allais devoir attendre !

Je suis furax d’avoir loupé l’appel mais super heureux de savoir qu’elle a essayé de m’appeler et les deux émotions réunies, et bien j’ai le palpitant à stock ! Je reste un moment dans ma chambre à fixer le téléphone puis je me décide à aller boire un thé dehors pour me calmer et à attendre toute la journée s’il le faut que Bella me rappelle. En regardant l’heure sur le téléphone, je vois qu’elle a essayé une demi-heure avant. Elle sait ce que je fais le matin, elle va peut-être réessayer toutes les heures ? Je reviens dans la cuisine, salue mon père qui lit son journal, me sers une tasse de thé et va m’asseoir dehors, sur les marches du perron. J’adore faire ça, boire quelque chose de chaud sur cette terrasse en bois, été comme en hiver. De là, je peux voir la forêt et la route, ça me détend et le calme plus la douce chaleur de cette matinée me rendent optimiste. Soudain, je sens mon portable vibré et je me renverse du thé bouillant sur la main en sursautant. Je pose la tasse sur la terrasse et ouvre mon téléphone fébrilement en disant :

- Allo !
- Salut Jacob…

Sa douce voix me fait fondre et j’ai les jambes qui flageolent …

- Salut Bella. Tu vas bien ?
- Oui ! J’ai essayé d’appeler avant…, m’avoue-t-elle.
- Oui je sais ! J’étais à la Flèche, désolé…y a pas de réseau.
- Oui je sais … tu les as vus ? Demande-t-elle avec espoir.
- Non…et je crois qu’elle t’attend !

Je me sers clairement des louveteaux pour l’appâter mais j’ai tellement envie de la revoir.

- Tu crois ?
- Oui ! Elle se moque de moi, dis-je en rigolant. Elle t’a pris en affection.
- Oh…
- Tu es seule ? Demande-je la voix basse.
- Oui …Edward est parti courir avec sa sœur. Et il fait si beau que j’ai décidé de me promener autour de la villa.

Autrement dit, elle appelait de son portable !

- Bella…
- Oui ?
- Tu sais, même si j’ai ton numéro, je ne t’appellerais pas. Tu n’es pas obligée de le cacher.

Un silence au bout du fil…j’espère pendant une seconde qu’elle ne va pas raccrocher. Puis, elle finit par répondre d’une voix rauque :

- Oui, je sais…j’ai confiance en toi.
- Qu’est-ce que tu fais ce week-end ? Demande-je, plus enjoué, histoire de détendre l’atmosphère tout en la sondant sur ses intentions pour demain.
- Je…je crois qu’Edward a prévu une sortie golf demain matin…et l’après-midi, je vais faire du shopping avec Alice, m’explique-t-elle.
- Ok…
- Et le soir, je ne sais pas encore…restaurant sûrement ! Ajoute-t-elle en brisant tous mes espoirs.

Dans son programme, pas de place pour moi ! Ma poitrine se sert, encore cette souffrance amoureuse qui ne me trompe pas. Mais j’essaie de rester joyeux en répondant :

- Tout un programme ! Tu ne vas pas t’ennuyée !
- Non…comme toujours. Et toi ?

Je lève la tête vers le ciel, la souffrance me martèle toujours la poitrine et j’ai du mal à respirer. Je me racle la gorge, histoire de récupérer ma voix qui, je le sens, va trahir mes émotions.

- Et bien…moi, je vais préparer la fête, dont je t’ai parlé, avec Paul et sûrement aller chasser.
- Ah oui…

Un nouveau silence, je sais qu’elle n’ose pas me répondre pour la fête car elle ne sait peut-être même pas encore si elle pourra venir ou pas. Je me raccroche à cette idée, gardant à nouveau un petit espoir. J’entends sa respiration, je l’imagine en train de marcher dans cette propriété que je ne connais pas mais que j’imagine immense. Puis, elle finit par dire :

- Je ne te promets rien Jacob…je vais essayer.

Je mets une seconde à assimiler ce qu’elle vient de me dire, me demandant si mon esprit ne me joue pas des tours à force d’espérer l’entendre me dire qu’elle va venir. Mais, je réussis à articuler :

- Super ! Tu verras, si tu peux venir, tu vas bien t’amuser !

Elle ne répond pas et je me dis que je dois vite trouver un autre sujet pour qu’elle ne change pas d’avis. Je vois le 4 x 4 de Paul s’engager dans ma propriété et ajoute :

- Enfin, sinon, si un jour tu viens chez Charlie, préviens-moi, je passerais te dire bonjour !
- D’accord !

J’entends au son de sa voix qu’elle n’avait pas pensé à cette solution, qu’on se voit chez elle. Après tout, si elle avait peur qu’on vienne vérifier si elle était bien chez son père ou qu’on la surprenne ici, on pouvait se voir là-bas ?
Les mains dans les poches arrière de son jeans, Paul passe à côté de moi et monte les marches pour rentrer, un léger sourire en coin. Son regard moqueur m’indique clairement qu’il sait à qui je parle et je détourne les yeux. Ça doit se voir comme le nez au milieu de la figure que je suis différent avec elle et ça m’ennuie sérieusement.

- Je dois te laisser Jacob, déclare Bella à regret.
- Ok ! Passe une bonne journée et un bon week-end si on ne se voit pas !
- Merci ! Toi aussi !

Notre échange, bien que complètement amical, me donne un sentiment de tension absolue. Je me demande si elle le ressent aussi ou si c’est juste moi qui fabule. Je me relève et range mon téléphone dans ma poche en me dirigeant à l’intérieur de la maison. Paul discute avec Billy et à mon entrée me sourit.

- Salut ! Tu ne bosses pas aujourd’hui ? Lui demande-je.
- Non ! Et je suis venu passer la journée avec toi !

Cette idée me séduit vraiment car je sais que je vais pouvoir penser un peu à autre chose. Paul ne me laissera pas le temps de m’apitoyer sur mon sort.

- Cool ! On commence par quoi ?
- Plage ! Répond-il dans un sourire entendu.

Autrement dit, capoeira ! Cool ! Dans un clin d’œil, je file dans ma chambre me changer.


Il est encore tôt et mis à part les joggeurs et ceux qui promènent leurs chiens, la plage est quasi déserte. Le sable est encore un peu humide de la nuit, ce qui est moins confortable pour se réceptionner mais au moins, à cette heure-là, nous sommes toujours tranquilles ! Paul pose sa radio-cd sur le sable, allume la musique et retire son jeans pour rester en bermuda plus confortable. Je le sens tout excité, c’est vrai que ça fait longtemps que nous ne nous sommes pas entraînés. Tout en commençant ses mouvements de ginga, il me dit :

- Alors, tes loups ? Toujours rien ?
- Non…

Je retire mon tee-shirt et le rejoins, démarrant moi aussi les mouvements lents de va-et-vient avec mes pieds pour m’échauffer.

- Décontracte-toi Jacob ! Lâche tes mains !
- Ouais…

L’esprit un peu encore avec Bella, j’essaie cependant de me concentrer sur mes déplacements. Mal échauffé, je risque le claquage et je sais que si je ne suis pas assez détendu, je serai moins agile. Paul continue ses mouvements lents pour s’échauffer les muscles et me jette un regard en répétant :

- Détends-toi ! Forcer ne sert à rien, tu vas te fatiguer !
- Je sais …

Je regarde l’océan et essaie de vraiment relâcher mes muscles car je sais qu’au troisième avertissement, Paul va s’énerver. Mais, je dois être convainquant car il se calme en fixant le vide, concentré sur la musique au rythme soutenu. Je commence à me laisser emporter aussi et esquive sans aucun mal la première attaque de Paul. Comme il me l’a appris, je ne le regarde pas et continue de me concentrer sur les vagues, le voyant juste bouger dans mon champ de vision. Il continue à ginguer, comme s’il dansait puis, avec l’agilité d’un singe, me lance une seconde attaque, une main à terre, un coup de jambe à hauteur de mon visage. Un coup de bassin vers l’arrière, j’esquive et me retrouve assis sur une main puis tout aussi vite, je me relève pour lui rendre son coup, pied en avant. Paul me lance un petit regard entendu, surpris par la rapidité de mon mouvement.

- Allez ! Déclare-t-il, tu vas me faire tout une série de coups : jambes, pieds, roue libre ! Quand on sera à Rio, je veux que tu me fasses ton debrado comme tu viens de me le faire !

Je ralentis la cadence en répondant :

- Eh, tu crois vraiment que j’ai les moyens de me payer un billet d’avion ?
- Tu ne veux pas voir des vrais capoeiristes ? Et faire une roda avec ces mecs là?
- Bien sûr que si ! C’est mon rêve, tu le sais ! Rétorque-je, agacé.
- Alors ! Répond-il en haussant les épaules.
- Alors, je ne bosse pas moi, je te le rappelle !
- Fous-toi de moi ! Avec toutes les bagnoles que tu répares au « black », ne me dis pas que tu n’as pas un liard de côté ?
- Bah, je n’ai pas tant que ça…

Paul lève les yeux au ciel tout en continuant ses mouvements puis me lance une attaque que je me prends en pleine tête.

- Concentre-toi ! Ce n’est pas parce que je te parle que tu ne dois pas être attentif à ton adversaire !

Je bougonne, dégoûté d’avoir loupé mon esquive.

- Bon, soupire-t-il, de toute façon, je comptais t’offrir le voyage !

Surpris, je m’arrête de bouger.

- Quoi ?
- Ne stoppe pas comme ça !

Je reprends aussitôt et continue de le questionner du regard mais il m’ignore et à nouveau, m’attaque avec un coup de jambe. Je rejette mon buste en arrière, cette fois, il ne m’a pas eu ! Nous effectuons différente chorégraphies pendant un moment en silence, mais je le sens, mon esprit s’égare entre Bella et cette histoire de Rio. Soudain, Paul m’atteint à nouveau à l’épaule et je réagis mais il s’arrête net face à moi en disant :

- Bon, ce n’est pas la peine ! Tu es à l’ouest !

Je baisse la tête puis la relève, embêté car je voulais vraiment me vider l’esprit aujourd’hui mais même Paul ne parvient pas à me distraire.

- Y a une rumeur qui court…, me lance-t-il, me sortant de ma rêverie.
- Ah oui ?
- Ouais ! comme quoi Leah et toi c’est fini …parait qu’elle t’a plaqué ! Demande-t-il, surprit et moqueur à la fois.
- Ouais c’est ça, elle m’a plaqué ! Dis-je en rigolant.

Ça ne m’étonne pas tiens, qu’elle lance ce genre de rumeur ! Je secoue la tête, amusé par cette nouvelle.

- Quoi ? C’est faux ? Rétorque Paul qui connaît bien mes expressions de visage.

Il se rapproche et se plante face à moi. Il me dévisage une minute puis s’écrie :

- Oh bon sang Jake !
- Quoi ?
- Rassure-moi, tu n’as pas fait ça pour la fille Swan ?

Je garde le silence tout en tournant vivement la tête vers l’horizon. Au loin, je vois une femme courir avec son chien et j’envie sa solitude. Mais Paul ne me lâche pas et continue, moqueur :

- Sérieux, je ne sais pas ce que tu lui trouves ! Entre les deux …enfin, sans vouloir te vexer mais ta Bella, elle manque de tout …partout !
- Elle est mince ouais…, riposte-je, sur la défensive.
- Elle est plate ouais ! Elle n’a aucune forme, à côté de Leah…enfin merde Jake, tu plaques une bombe là ! Raille-t-il.

Je me sens soudain très énervé. Je me rends compte que je ne supporte pas qu’on critique Bella et j’ai à nouveau une furieuse envie de la revoir. Je réponds quand même sur un ton léger :

- Je m’en tape…

Paul secoue la tête et ricane en disant :

- Enfin, maintenant qu’elle est majeur…et célibataire ! Tu ne m’en veux pas si …
- Je croyais que tu voulais ma sœur ! Riposte-je, un peu dégoûté qu’il veuille se « jeter » aussi vite sur Leah.
- Ta sœur ! S’esclaffe-t-il. Parlons-en tiens ! Tu sais que l’autre jour, je suis monté jusqu’à son appart à Forks et qu’elle m’a claqué la porte au nez en criant que je n’étais qu’un « sale type », « instable » et « colérique ».
- Tout ça ? Eh ben …

Je suis quand même étonné du comportement de Rachel. A croire qu’elle se forçait de le rejeter ! Je regarde Paul serrer les mâchoires, plongé encore dans ce mauvais souvenir puis il me répète :

- Tu es sûr hein ?
- Complètement ! Je te l’ai dis, je m’en tape. Tu fais ce que tu veux.

Mais, il se rapproche de moi, me dévisage en m’ordonnant :

- Regarde-moi !

Je plante mon regard chargé d’animosité dans le sien et il s’esclaffe de plus belle :

- Ah ce n’est pas vrai ! T’es vraiment amoureux hein ?

Il secoue la tête, un sourire moqueur sur les lèvres puis déclare plus sérieux :

- Crois-moi tu vas t’attirer des ennuis !
- Pourquoi ?
- Je les connais ces oiseaux là ! S’énerve-t-il soudain. Qu’est-ce que tu crois ! Bella, pour eux, c’est un investissement ! ça fait combien de temps qu’elle est avec ce type ? cinq ans ?
- Quatre …
- Ouais et fiancée à ce qu’il parait ! Ajoute-t-il, hargneux. ça fait donc quatre ans qu’ils façonnent Bella à leur image, à l’image qu’elle doit avoir à coté de leur fils, dans leur famille !

Cette idée me révolte mais en y pensant, en revoyant Bella si…dévouée, si effacée, incapable de prendre une décision, incapable de se révolter...Paul a peut-être raison ?

- Et puis même, Bella s’est embourgeoisée : elle a besoin de CONFORT, elle a besoin de SECURITE, insiste-t-il sur chaque mot. Et elle est habituée à la facilité !

Je lui lance un regard mauvais, dégouté qu’il la voit comme ça et qu’il ne me donne aucun espoir ! Je l’observe, si sûr de lui, lui qui m’apprend à vivre, à me débrouiller, à me battre et qui pourtant, est toujours seul. J’ai une soudaine envie de le piquer comme il vient de le faire et rétorque :

- On voit bien que tu n’as jamais aimé quelqu’un ! Et à force d’être toujours révolté comme tu l’es, tu resteras tout seul !

Je le sens à son regard, je viens de le foutre en boule. Il s’approche vivement de moi et me répond, revêche :

- Allez arrête ton char ! ça fait combien de temps que tu aimes cette fille ? Un mois ? Deux ?

Je n’ai même pas envie de répondre et il réplique :

- Quoi ça fait plus longtemps que ça ? Mais t’es vraiment atteint !!!

Je ne réponds toujours pas…c’est vrai que ça fait tellement longtemps que Bella est dans ma tête ! Elle s’était mise dans un petit coin, pendant un temps, mais c’était pour revenir avec force !

- Bon alors, ça fait combien de temps que tu craques pour elle ? Répète Paul, plus calme.

Je tourne la tête vers lui, il me sourit avec les yeux et ma colère s’estompe. Paul et Sam sont les seuls véritables amis que j’ai. Ils m’ont toujours soutenus, ils ont toujours été là, surtout lorsque j’en avais le plus besoin, alors que je ne suis qu’un gosse pour eux. Et pourtant, je ne m’étais jamais confié à eux. Mais là, je sens que Paul me pousse à le faire et qu’il est disposé à m’écouter.

- Depuis mes treize ans…, marmonne-je.
- Depuis tes…ok ! Soupire-t-il, dépité. Bella… Je comprends mieux maintenant ! ....Pourquoi tu ne m’en as jamais parlé ?
- Je ne savais pas qu’on était des confidents ! Et puis, vu ce que tu penses des « bourgeois » ! Lui lance-je à la figure.

Paul baisse la tête, le visage contracté puis me regarde à nouveau, le regard froid :

- Jacob, t’as aucune chance avec cette fille ! Crois-moi…
- Je sais ! Arrêtez tous de me rabâcher la même chose ! Explose-je.

Cette fois, c’en est trop ! Je le laisse et quitte la plage. Paul reste une minute derrière moi puis me suit et lorsqu’il me rattrape, m’agrippe le bras et me force à me retourner face à lui.

- Attends ! Siffle-t-il furieux.

Je me dégage avec rage, j’ai qu’une envie, me retrouver seul ! Je le fusille du regard en serrant les mâchoires et je vois son visage se détendre d’un coup puis il respire un grand coup avant de me dire :

- Excuse-moi…mais…cette fille est en train de te rendre dingue et même si je vois bien que tu lui plais, qu’elle n’est pas encore mariée, ce que je t’ai dit tout à l’heure reste vrai ! M’explique-t-il calmement. Ils ne la laisseront pas partir comme ça ou alors, tu vas y laisser des plumes. Ces gens-là détestent les éclaboussures et si Bella quitte les Cullen, ça va se savoir dans le monde des bobos ! Ils te le feront payer Jacob. Toi…ou elle. Et si c’est toi, je ne le permettrais pas ! Ajoute-t-il avec force, en serrant le poing.

Je le dévisage quelques instants, réalisant qu’il n’a pas tort et qu’au fond de moi, je le sais bien mais je rigole doucement et lui réponds, soudain très joyeux :

- Tu as remarqué que je lui plaisais ?

Paul secoue la tête, à nouveau dépité par mon enthousiasme et ignorant clairement ses avertissements.

- Jacob…
- Ecoute Paul, laisse-moi au moins essayer ! Peut-être que ça se fera tout seul ?
- C’est beau la jeunesse, ricane-t-il. Tout est tout beau, tout rose…

Puis, il soupire à nouveau en regardant ses pieds et déclare :

- Très bien, fais ce que tu veux avec ton « fil de fer », elle est peut-être différente ! Après tout, c’est la fille de Charlie ! Ajoute-t-il dans un demi-sourire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vanille41
Retour fracassant de Jake
Retour fracassant de Jake
avatar

Féminin
Nombre de messages : 1945
Age : 34
Localisation : dans les bois en compagnie d'une bande de ... loups
Date d'inscription : 25/10/2009

MessageSujet: Re: Mon Ami, mon Soleil - Jacob/Bella - Paul/Rachel   Mar 18 Mai - 17:58

* Déjà rien que les 1er lignes : j’adore lol Tout de suite dans la tête à Jacob et comment il est agacé.

* Je tape un grand coup sur le flanc de la voiture de Sam puis regarde quand même si je n’ai pas fait un trou. Je vois une légère marque et soupire. Bon…faut que je me calme…Ca c’est Vanille en colère lol alors j’ai bien aimé ! Les nerfs quoi !

* Par contre, je vois Leah me sourire étrangement et je comprends tout de suite. Bella ! Oh my god ! Surprised Sur le coup je me suis dit : oh non ! Et si c’est Bella ! Oh non ! Leah ne changera pas !

* il n’y a pas de soleil en Amérique ? Smile Bien dit !

* Je la contemple sans qu’elle ne me voie, enregistrant mentalement sa présence ici pour les jours où j’y serai seul.
C’est mignon !

* - Ça te dit un tour ? Nous y voilà ! Lol bravo

* - Faudrait te prendre en photo ! J’adore ! Mdr

* Je me gare et elle descend de la moto, un peu en tanguant. D’un bras, je la récupère.
- Oh là ! Doucement ma belle…
- Ça fait bizarre de toucher la terre ferme, rigole-t-elle.
J'ai apprécié ce petit moment.


* nos yeux se croisent et nous nous fixons avec une intensité qui me surprend. J’ai l’impression que le temps s’arrête et je remarque aussi que bizarrement, c’est elle qui a provoqué cet échange. Je finis par baisser les yeux lorsque la boucle est ouverte et elle retire elle-même son casque puis se secoue les cheveux. Je vois bien là ! Je suis sûr que Jake a vu le moment au ralenti quand Bella s’est secoué les cheveux lol


* - Tu es si différent, chuchote-t-elle comme pour elle-même. Tu m’étonnes. J’aime bien quand Jacob lui fait remarquer qu'il voit les moments où elle est perturbée.

*Ah sur la moto ! Il s'en passe des choses

* Nous nous berçons quelques instants puis elle se dégage et je la lâche. ah punaise moment magique !

* J’adore faire ça, boire quelque chose de chaud sur cette terrasse en bois, été comme en hiver. Ah bah oui, je le rejoindrai bien moi !

* Autrement dit, capoeira ! Cool ! Petit clin d'oeil au loup Wink

* - Bon, ce n’est pas la peine ! Tu es à l’ouest !Lol carrément ! Jacob est branché en mode Bella

* - Enfin, maintenant qu’elle est majeur…et célibataire ! Tu ne m’en veux pas si … Il se gêne pas lui, il perd pas de temps ! Laughing

* MDR l'histoire de Paul et la soeur de Jake : j’imagine trop la scène lol.

- Transportée à fond là ! -
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
surie
Emménagement chez Charlie
Emménagement chez Charlie


Féminin
Nombre de messages : 30
Age : 31
Date d'inscription : 07/12/2009

MessageSujet: Re: Mon Ami, mon Soleil - Jacob/Bella - Paul/Rachel   Mar 18 Mai - 18:25

Coucou! J'aime j'aime j'aime! Que de beau chapitres! Leah toujours aussi peste mais c'est ce qui fait Leah! Laughing Jacob qui y croit toujours et ns qui y croyons avec lui, Bella qui commence a avoir de fort sentiments pour Jacob et qui s'avoue qu'elle a besoin de lui!
Encore bravo pour ton histoire qui continue a ns transporter! Hate de lire la suite;-)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
appaloosa
Au cinéma avec Mike et Jacob
Au cinéma avec Mike et Jacob
avatar

Féminin
Nombre de messages : 1226
Age : 27
Localisation : dans les bras de jacob
Date d'inscription : 17/04/2009

MessageSujet: Re: Mon Ami, mon Soleil - Jacob/Bella - Paul/Rachel   Mar 18 Mai - 18:59

deux suite de retards
pauvre bella son coeur balance entre deux garcon
j'adore la journee de jacob et de bella
bien joue leath de vouloir rendre jalouse bella
paul le magnifique qui essaye de disuade jacob d'aime bella
trop tards jacob est accro
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
angechance
Départ de Phoenix
Départ de Phoenix


Féminin
Nombre de messages : 9
Age : 26
Date d'inscription : 30/04/2010

MessageSujet: Re: Mon Ami, mon Soleil - Jacob/Bella - Paul/Rachel   Mar 18 Mai - 19:56

salut je lisais les commentaires et je me suis aperçue que tu avais posté une suite j'ai failli la rater
WAHHOUHHHHH j'apprécie
de plus en plus Jacob j'adore son caractère et
de moins en moins les Cullen l'idée qu'ils doivent façonner Bella à leur image Beurk enfin bon il y a comme même Edward, bon j'ai rien dit
et la promenade à moto: vitesse et romantisme et oui à moto on est obligé de toucher l'autre personne j'ai l'impression que cette promenade les a touché tous les deux bon je voulais te remercier pour ta superbe fiction et à bientôt
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
sinsé
Emménagement chez Charlie
Emménagement chez Charlie
avatar

Féminin
Nombre de messages : 26
Age : 29
Date d'inscription : 07/03/2010

MessageSujet: Re: Mon Ami, mon Soleil - Jacob/Bella - Paul/Rachel   Mer 19 Mai - 8:06

Hey! ça y est mes examens sont presque terminés (mes prochaines épreuves ne commencent que le mois prochain!) donc je peux consacrer du temps à lire la suite de ton histoire! Very Happy
J'ai adoré le moment où Bella et Jacob sont sur la moto! J'aime la façon dont tu décris la scène. Un simple geste anodin entre eux se transforme en un passage si tendre et attachant! Wink
Plus qu'à attendre la suite! Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
bella55
Le combat
Le combat
avatar

Féminin
Nombre de messages : 1730
Age : 33
Localisation : forks avec taylor lautner
Date d'inscription : 03/02/2009

MessageSujet: Re: Mon Ami, mon Soleil - Jacob/Bella - Paul/Rachel   Mer 19 Mai - 8:45

vivement la suite
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tititof
Perd connaissance
Perd connaissance
avatar

Féminin
Nombre de messages : 831
Age : 40
Localisation : garde la main chaude de Jacob dans la sienne
Date d'inscription : 29/08/2009

MessageSujet: Re: Mon Ami, mon Soleil - Jacob/Bella - Paul/Rachel   Ven 21 Mai - 19:44

vanille41 a écrit:

* Déjà rien que les 1er lignes : j’adore lol Tout de suite dans la tête à Jacob et comment il est agacé.
Ouais, prend la tête cette clef !!! lol

vanille41 a écrit:

* Je la contemple sans qu’elle ne me voie, enregistrant mentalement sa présence ici pour les jours où j’y serai seul.
C’est mignon !
C’est le genre de truc que je fais Wink


vanille41 a écrit:

Je vois bien là ! Je suis sûr que Jake a vu le moment au ralenti quand Bella s’est secoué les cheveux lol
Non mais Bella oui lol elle voit Jacob au ralenti

vanille41 a écrit:

* - Tu es si différent, chuchote-t-elle comme pour elle-même. Tu m’étonnes. J’aime bien quand Jacob lui fait remarquer qu'il voit les moments où elle est perturbée.
Deux âmes sœurs pas besoin qu’ils se parlent pour se comprendre

vanille41 a écrit:

*Ah sur la moto ! Il s'en passe des choses
J’adore ta remarque lol

vanille41 a écrit:

* Nous nous berçons quelques instants puis elle se dégage et je la lâche. ah punaise moment magique !
Oui je l’ai écris comme ça, sans réfléchir…fallait clôturer cette journée comme ça !

vanille41 a écrit:

* Autrement dit, capoeira ! Cool ! Petit clin d'oeil au loup
Bien vu Wink

vanille41 a écrit:

- Transportée à fond là ! –
Tant mieux ! C’était le but Very Happy j’ai bcp pensé à toi en écrivant cette scène, je savais qu’elle te plairait Very Happy

Surie a écrit:


Coucou! J'aime j'aime j'aime! Que de beau chapitres! Leah toujours aussi peste mais c'est ce qui fait Leah! Jacob qui y croit toujours et ns qui y croyons avec lui, Bella qui commence a avoir de fort sentiments pour Jacob et qui s'avoue qu'elle a besoin de lui!
Encore bravo pour ton histoire qui continue a ns transporter! Hate de lire la suite;-)
Nous y croyons avec lui et je suis contente que vous y croyez avec moi ! Merci pour ton comm Very Happy

Appaloosa a écrit:


deux suite de retards
Oui j’ai encore des problèmes de mails confu

Appaloosa a écrit:

Paul le magnifique qui essaye de disuade jacob d'aime bella
trop tards jacob est accro
Ouh ça sent le perso que tu n’apprécies pas, je me trompe ?
Merci de me suivre et …oui, Jacob est accro Very Happy

angechance a écrit:

la promenade à moto: vitesse et romantisme et oui à moto on est obligé de toucher l'autre personne j'ai l'impression que cette promenade les a touché tous les deux bon je voulais te remercier pour ta superbe fiction et à bientôt
Oui elle a touché du monde apparemment lol pas que Bella et Jacob Wink tant mieux car c’est une scène que je voulais écrire depuis longtemps

sinsé a écrit:


Hey! ça y est mes examens sont presque terminés (mes prochaines épreuves ne commencent que le mois prochain!) donc je peux consacrer du temps à lire la suite de ton histoire! Very Happy
J'ai adoré le moment où Bella et Jacob sont sur la moto! J'aime la façon dont tu décris la scène. Un simple geste anodin entre eux se transforme en un passage si tendre et attachant! Wink
Plus qu'à attendre la suite! Very Happy
J’espère que tu les as réussis !!!! Bonne chance en tous cas Wink
Merci pour ton comm, je suis contente que tout le monde capte bien la tension que j’installe entre eux

Bella55
Merci, la voici Very Happy

Alors, le chapitre 24 : toucher une étoile risque aussi de vous faire décoller lol, c'est aussi une scène que je voulais écrire depuis longtemps et dans ce chapitre, un des personnage va chanter une chanson que je dédie particulièrement à Alice_Cullen_57 car je sais qu'elle l'adore (le perso et la mélodie lol)
Pour bien vous imprégner de la scène et être dans l'ambiance, je vous mets le lien de cette mélodie qui date déjà de pas mal d'années donc beaucoup ne doivent pas connaitre.
http://www.youtube.com/watch?v=Ha1GP2Ss_dw&feature=related
Bonne lecture Smile

* * * *

23 – Permission

Depuis ce matin, je trépigne d’impatience, cherchant la manière et le bon moment pour demander à Edward si je peux m’absenter ce soir. Je me ronge les ongles, tout en le regardant calculer avec ses pieds, la distance qu’il lui reste à parcourir avant d’atteindre le trou. Son club à la main, le long de ses jambes, il se concentre, ignorant ses trois adversaires qui n’espèrent qu’une chose : qu’il rate sa cible ! Assise dans l’herbe, je soupire en regardant l’heure toutes les cinq minutes. La journée avance vite et lentement à la fois, je me sens au bord de l’explosion, prête même à partir maintenant sans prévenir personne. Pourtant, si je veux pouvoir aller à la soirée de Jacob l’esprit tranquille, je dois faire ça dans les règles. Et ça, ça veut dire avec la bénédiction absolue d’Edward !

Une heure passe encore où je sais que je ne pourrais rien demander avant la fin du match. Déjà ce matin, j’ai essayé d’aborder le sujet mais Edward a encore reçu un appel et s’est isolé plus de trois quart d’heure dans le bureau de son père. En ressortant, il était extrêmement tendu et absent, j’avais donc laissé tomber, espérant que le tournoi le calmerait et que je pourrais lui parler après.

Vers midi, le match se termine enfin ! Je vois Edward saluer certains et serrer la main à d’autre puis, son sac de golf sur l’épaule, il me rejoint, le visage toujours fermé. Je déglutis, comprenant que ça ne servirait à rien de lui parler maintenant…pourtant, les heures passent et il faut quand même bien que je lui en parle, histoire de ne pas le prévenir à la dernière minute et qu’il aurait déjà prévu quelque chose pour la soirée ! Je me maudis de n’avoir pas eu le courage d’aborder le sujet plus tôt. Maintenant, je suis sur les nerfs et je le sens, je suis au bord de l’hystérie. Je marche à ses côtés en silence jusqu’à la voiture. Il ouvre le coffre et range son sac. J’ouvre la portière et m’installe à l’intérieur, en attendant qu’il me rejoigne. Mais au bout d’une minute, je me rends compte qu’il devrait déjà être dans la voiture et me retourne. Le coffre est toujours ouvert, je ne vois rien dans la vitre arrière. Je regarde alors dans le rétro et vois une partie de son corps et un bras levé vers son visage. Je comprends alors qu’il est encore au téléphone. Depuis notre retour de vacances, il a à nouveau complètement changé, il s’est renfermé et parle très peu. Je n’ose pas lui demander quoique ce soit mais je suis réellement inquiète de ses changements d’humeur et d’attitude. Enfin, j’entends le coffre claquer et Edward entre dans la Volvo. Il est soucieux, encore plus que ce matin et je finis par demander :

- Tout va bien ?
- Oui, bien sûr ! Déclare-t-il sur un ton léger.

Je sens la colère m’envahir. J’en ai soudain marre qu’il me prenne pour une idiote et balance, sans réfléchir :

- Mon père m’a appelé, il y a une soirée chez les indiens Quileute et il voudrait que je vienne ! C’est l’anniversaire d’un vieil ami de la famille…

A mon grand étonnement, Edward lève des yeux surpris vers moi et répond en souriant franchement, comme s’il était soudain soulagé :

- Une soirée d’indiens ! Ils veulent te rôtir sur leur feu de camp…Tu feras attention !

Je dois faire les gros yeux car Edward me demande en riant :

- Quoi ? Je t’assure, tu devrais te méfier ! Une « visage pâle » comme toi, ils vont te manger toute crue !

Je l’observe toujours, ahurie de ses plaisanteries douteuses sur les indiens mais encore pire par son brusque changement d’attitude et son autorisation spontanée à ce que j’aille à cette soirée. J’oublie ses moqueries et demande, pour être sûre :

- ça ne t’embête pas si j’y vais ?
- Non ! Vas-y, je comptais travailler ce soir et tu te serais ennuyée à la villa !
- Ah oui ?
- Oui, je ne savais pas trop comment te dire ça…, ajoute-t-il d’une voix un peu fausse.

Je sens qu’il ne me dit pas la vérité ou alors, je deviens parano ? Mais mon cœur cogne si fort dans ma poitrine, entre la joie et la peur qui me quitte que j’en ris et Edward demande, sans se rendre compte de mon euphorie :

- Tu comptes rentrer tard ?

Je tourne la tête et me dis que c’est maintenant ou jamais ! En restant chez mon père, je pourrais être tôt chez Jacob le dimanche et aller voir les bébés loups ! Je réponds donc :

- Il vaut mieux que je dorme chez Charlie, ça sera plus simple !

Edward hoche la tête et me dit :

- Alors je t’amènerai chez ton père après que tu sois rentrée de ta sortie avec Alice.
- Et mon père me ramènera demain dans la journée, ajoute-je pour enfoncer le clou et fixer les règles définitives de cette escapade.


A dix-sept heures, Edward me dépose devant chez moi où je sais que la maison est vide car Charlie m’a prévenu qu’il partait passer le week-end chez Sue…ceci, au cas où je comptais revenir. Il était au courant de la soirée organisée par les « plus jeunes » comme il disait et m’avait vraiment appelé la veille pour savoir ce que je comptais faire. Cette fois, une clé m’attend sous un bocal de fleurs et après un baiser furtif à Edward, je descends de la voiture le cœur léger. Il me fait un signe et démarre. J’attends qu’il ait tourné au coin de la rue et fonce jusqu’à l’entrée, vers la plante en question. Je trouve les clés et ouvre fébrilement la porte. Sur la table de la cuisine, mes clés de voiture et un mot de mon père :

« Amuse-toi bien ! Appelle-moi si tu as besoin. Papa. »

Je me sens comme une gamine qui va faire un tour à la fête foraine de l’année ! Je n’ai pas prévenu Jacob, je veux lui faire une surprise et je souris en imaginant déjà sa tête, un grand sourire éclairant son visage. Bon, je sais aussi que dans cette soirée, tous les jeunes Quileute seront présents et que cette fois, Leah sera là et que je devrais supporter sa présence près de Jacob mais tant pis ! Je préfère ça à ne pas le revoir. Je me sens soudain un peu honteuse…je suis trop possessive avec lui…mais il me fait passer des moments si uniques, magiques et merveilleux que je le voudrais que pour moi toute seule ! Or, je me doute qu’il fait passer les mêmes moments à Leah et sûrement d’une autre nature…mais je préfère ne pas savoir, ne pas m’imaginer !
Je referme la maison et file à l’arrière pour prendre ma Chevrolet rouge.

En me garant devant chez les Black, j’ai le palpitant à son maximum et les jambes tremblantes. Je descends de la voiture en titubant, si bien que je dois me raccrocher à la portière afin d’éviter une chute. Je jette un regard circulaire, personne ne m’a vu. La maison rouge a l’air déserte et soudain, je me dis que la fête se passe peut-être loin d’ici et que je ne sais même pas où c’est ! Le cœur battant, je fonce à la porte et frappe mais personne ne me répond. Je crains alors vraiment d’avoir loupé Jacob et je suis prête à l’appeler lorsque je vois le petit chemin qui mène à la plage et me dis que je vais aller déjà voir par là. Je cours presque durant toute la longueur et en entendant des rires et cris sur la plage, je sais déjà qu’il y a du monde. En m’approchant, j’entends une musique très rythmée et soudain, je vois un groupe en cercle qui frappent des mains, presque tous en short et torse nus, et je m’arrête pour observer la scène. Je reconnais alors de loin Quil, Embry et Jared. Derrière lui, Kim qui porte une robe toute légère. J’examine le reste du cercle et vois Sam et Emily, qui rit aux éclats. Je regarde alors ce qui l’amuse tant et mon cœur fait un bond lorsque je vois Jacob entrain de faire une roue libre au milieu de tous face à un Paul qui danse frénétiquement en se mettant une fois sur les mains, une fois en lançant sa jambe très haut. J’avance un peu pour mieux voir ce qu’ils font et je reste émerveillée par la souplesse de leurs mouvements. On dirait qu’ils dansent mais à voir l’attitude de Paul, je vois quand même qu’il essaie d’atteindre Jacob qui l’esquive en rejetant le buste en arrière, en se couchant, en faisant des saltos arrière sans les mains. Ils donnent une impression de liberté totale et de maitrise de soi que j’envie aussitôt. Je reste un moment, ainsi, à les regarder se démener avec une grâce naturelle. Je ne peux m’empêcher d’admirer la force de Jacob et la beauté de ses muscles en mouvements. Quand il fait une pirouette ou une roue, ses cheveux noués sous la nuque se balancent ou le fouettent lorsqu’ils retombent en claquant dans son dos nu. Je sens encore leur douceur lorsque j’avais osé plonger mes doigts dedans lors de notre balade en moto, encore un moment où je m’étais sentie tellement proche de lui. A le voir ainsi, je le compare à un de ces samouraïs de l’ancien temps et ris aussitôt de ma comparaison qui n’a clairement rien à voir avec les indiens. Pourtant, comme ça…c’est l’image qu’il me donne et je le trouve encore plus beau avec ce soleil qui décline derrière lui.
Soudain, Quil se retourne et nos regards se croisent. Il me fait un grand signe et Jacob tourne aussitôt la tête. Un grand sourire comme je l’attendais éclaire tout son visage et il court vers moi en riant :

- Bella ! J’y crois pas !!! Tu as pu venir !

Il me prend dans ses bras et me fait tourner. J’éclate de rire, amusée par sa fougue de jeune chien fou. Agrippée à son cou, mes mains sur ses épaules moites, je ressens une vague brulante me traverser le ventre, de haut en bas. Je me sens soudain toute molle et me maudis pour la millième fois de ressentir autant d’émotions lorsque je le touche. Il me repose sur le sable, le regard brillant de joie et je lui souris, heureuse de revoir son visage qui me manquait déjà tant.

- Tu as la permission de minuit ? Plaisante-t-il.
- Mais oui !
- C’est vrai ? Demande-t-il plus sérieusement. Tu restes vraiment pour la soirée ? Il a accepté que tu viennes ?
- Oui !

Cette fois, je ne veux pas lui dire que j’ai menti à Edward car l’autre jour, j’avais bien senti que mon histoire de « je vais voir Charlie » l’avait beaucoup amusé et je ne voulais pas qu’il s’imagine quoique ce soit ! Et puis, je ne veux pas qu’il juge mal Edward ! Après tout, il avait bien accepté que je vienne ici, sauf qu’il me croyait aussi avec Charlie. Jacob me regarde toujours, étonné et je me force à décrocher mon regard du sien pour jeter un œil à ses amis derrière lui qui nous observent. Jacob capte mon intention et me dit, tout joyeux :

- Viens ! On va voir les autres !
- Vous faisiez quoi ?
- Une démonstration de capoeira ! M’annonce-t-il avec une pointe de fierté.

Je me souviens alors le premier reproche de Paul me concernant et je comprends mieux maintenant sa frustration. En effet, être interrompu en pleine danse aussi soutenue avait du le refroidir méchamment.

- Tu danses bien ! Lui déclare-je tout en avançant vers le groupe.
- Merci ! Me répond-il dans un large sourire. Mais ce n’est pas vraiment de la danse !
- C’est quoi alors ? Un art martial ?
- Pas vraiment non plus, rigole-t-il.
- Ouais, ils peuvent dire ce qu’ils veulent ! Nous coupe Quil en venant me saluer, C’est de la blague cette histoire de danse et philosophie de la capoeira ! ils se castagnent quand même !

J’éclate de rire en voyant Jacob lever les yeux au ciel et Quil me faire un clin d’œil, persuadé qu’il a raison.
Emily vient également m’embrasser et je remarque qu’elle porte aussi une jolie robe au décolleté plongeant. Je me sens un peu décalée avec mon jeans et mes converses mais me dis que le principal est que je sois là, près de Jacob ! Je fais le tour de toute la bande et je suis heureuse d’être accueillie chaleureusement par tous. Je me crispe légèrement en arrivant devant Paul qui me tend la joue froidement en disant :

- Mademoiselle …

Je prends donc mon air le plus détaché possible puis file vite rejoindre Jacob. Ce dernier semble vraiment content de me voir et je me réjouis d’avoir eu le courage de venir ici.

L’ambiance est encore plus chaleureuse, sereine et bonne enfant que je m’y attendais ! Je les regarde tous rire et se lancer des vannes, raconter des anecdotes sur des couples Quileute de la réserve, des histoires de tromperies qu’ils ont entendu petits ou des coups-bas entre indiens, frères ou bonne femmes ! Nous sommes tous assis en cercle autour d’un tas de bois qui sera allumé dans la soirée, Jacob à ma droite, en train de dessiner des animaux dans le sable avec un bâton. Je ris aux éclats plusieurs fois, complètement détendue. Mais soudain, mon sourire se fige lorsque je vois deux filles arriver par la plage où je reconnais aussitôt la silhouette élancée et féminine de Leah. Cette fille a vraiment un corps magnifique et la robe noire échancrée le met parfaitement en valeur. A ses côtés, je finis par reconnaître Rachel, la sœur de Jacob, qui ne lui ressemble pas vraiment mais qui est tout aussi belle. Cependant, Leah est beaucoup plus typée et le charisme qui se dégage d’elle éclipse complètement la beauté de Rachel. Les gars se retournent tous à leur arrivée et encore une fois, je me sens transparente. Je baisse la tête, essayant de me calmer. Mais au même moment, Jacob me donne un petit coup de son bâton sur le mollet et en levant les yeux sur lui, je le vois me sourire avec tendresse. A-t-il capté ma gêne ? Sait-il que je me sens inférieure à toutes ces créatures magnifiques ? En tous cas, mon moral remonte aussitôt !

Mais je suis tout à coup surprise de voir Leah placer ses bras autour du cou d’un Embry abasourdi avant même de venir embrasser Jacob. Je tourne aussitôt la tête vers lui et je vois qu’il regarde ailleurs. Aussitôt, mon cœur se crispe car je me doute qu’il doit être dégouté, voir même souffrir de son attitude provocante. Surtout que je n’en connais pas la raison. Mais je vois Embry la repousser doucement et Leah continue alors son tour en saluant tout le monde, l’air de rien. Pendant qu’elle passe de l’un à l’autre, je capte un regard entendu entre Paul et Embry très parlant. Arrivée à ma hauteur, elle me dit juste « Salut Bella ! » puis me contourne pour aller mettre ses bras autour du cou de Jacob et quasi se vautrer sur son dos en riant. Je l’entends alors lui parler en Quileute d’une voix étouffée par ses cheveux et regrette de ne pas comprendre ses mots mais j’en déduis qu’elle s’excuse de son retard. Pourtant, Jacob retire ses mains et lui répond quelque chose sèchement que je ne comprends toujours pas. Leah soupire et le laisse pour se placer près de Kim et Jared. Je reste un moment à observer le profil de Jacob, étonnée par son attitude distante avec Leah.

Le soleil est maintenant couché et un petit vent frais balaie la plage en douceur. Sam et Paul se lèvent et commencent à s’affairer autour du feu. Je vois aussi les femmes se diriger vers deux 4 x 4 garés près de la plage et revenir avec des paniers où doivent se trouver les provisions pour la soirée. Jacob est toujours près de moi, j’aime le regarder rire et raconter des histoires aux autres. Je suis pendue à ses lèvres et me demande si je suis la seule à être autant captivée par ses récits. Du parking de la plage, je vois un jeune indien se rapprocher de nous et me dit qu’il doit venir aussi à la soirée quand j’entends Jacob à côté de moi crier :

- Eh Seth ! Tu as réussi à faire le mur ?!

Tout le monde rit, le jeune indien également et son sourire me rappelle vraiment celui de Jacob.

- Salut les gars !!! S’écrie-t-il tout joyeux.

Je me souviens alors que c’est le frère de Leah et donc qu’il revient de chez Sue où mon père doit se trouver. Je m’apprête à lui demander des nouvelles de Charlie quand Paul me devance en disant :

- Ils t’ont foutu dehors ?
- Ouais, rigole Seth. Ils étaient bien contents que je parte ! Mais je devais encore réparer ma bécane et Charlie trépignait à côté de moi depuis le début de l’aprèm ! Il m’a bien demandé dix fois quand est-ce que je comptais avoir fini !

Tout le monde éclate de rire et Seth continue :

- Maman a fermé la porte à clef à peine que j’étais dehors !

A nouveau, tout le monde rit mais moi, je me sens un peu gênée d’imaginer mon père trépigner d’impatience pour se retrouver dans les bras de cette femme que je ne connais pas beaucoup. Paul rajoute en s’esclaffant :

- ça va chauffer chez les Clearwater !!!

Cette fois, je rougis carrément et Jacob capte à nouveau mon malaise car il me donne un autre petit coup de bâton sur la jambe. Je lui souris, me disant que je devais quand même profiter de cette soirée plutôt que de penser à mon père qui, visiblement, ne pensait pas du tout à moi !


24 – Toucher une étoile


Nous mangeons à la manière des Quileute, c'est-à-dire avec les doigts, sans gêne et dans la bonne humeur. Plusieurs fois, je suis quand même assez choquée de l’attitude de Leah qui n’est toujours pas venue s’asseoir près de Jacob. Je la vois draguer ouvertement Embry puis Jared, alors que Kim est juste à côté ! Elle a relevé sa belle robe noire jusqu’à mi-cuisse, découvrant ainsi ses jambes mates et parfaites. Elle n’a pas croisé mon regard une seule fois depuis le début de la soirée mais je sais qu’elle me « voit », qu’elle me « sent » dans son champ de vision et je remarque même que plusieurs fois, elle crâne pour se rendre intéressante mais je ne sais pas trop si c’est à mon attention, à celle de Embry ou d’un autre, ou à celle de Jacob qui semble toujours aussi détaché, voir même qui l’ignore.
Pendant tout le repas, il est attentionné avec moi, prévenant, me sert parfois ou me demande si ça me plait. Je me sens bien près de lui, en sécurité et parfaitement heureuse. Je ne regrette vraiment pas d’être venue à cette soirée si spéciale pour lui. Le repas terminé, j’aide les filles à ranger et malgré ce sentiment de décalage avec elles, je me sens quand même acceptée. Je ris même de ma blancheur excessive quand mes bras se mélangent à ceux d’Emily dans un des paniers et que nos couleurs de peau jurent vraiment l’une contre l’autre.

- Bon sang, que tu es blanche ! rit-elle.
- Oui … je suis une vraie « visage pâle » !
- Oh oui ! Confirme-t-elle. Mais tu as des yeux magnifiques.
- Merci…

Elle s’éloigne dans un clin d’œil et je reste bête pendant une minute, un sac de fruits dans les mains. Je me dis ensuite qu’Emily cherche sûrement à être sympathique car en la regardant, j’ai du mal à imaginer qu’elle puisse envier quelque chose chez quelqu’un comme moi.
Une fois que tout est rangé, je vois Paul revenir de son 4 x 4 avec une guitare sèche à la main. Le feu brûle avec vivacité et tous se placent à nouveau autour. Je remarque alors que tout le monde a un verre rempli d’un liquide doré et au même moment, Jacob m’en tend un. Je refuse d’un coup de tête mais il insiste :

- C’est la tradition ma belle ! Un verre de l’alcool complètement illicite du père de Paul, autour du feu et sous les rayons de la nouvelle lune !

Je lève la tête au ciel, remarquant qu’en effet, c’est la pleine lune ce soir, puis prend le verre des mains de Jacob. Paul s’installe sur un petit tabouret en bois et ajuste sa guitare. Je m’assois sur le sable, recroquevillée et le verre dans ma main, me préparant à savourer un moment de plénitude totale.

Aux premières notes de sa guitare et du petit tam-tam de Sam, je reconnais aussitôt My lady d’Arbanville et je soupire de plaisir. De toutes les mélodies qui « datent de la guerre » que mon père écoute dans sa voiture ou à la maison depuis que je suis petite, cette chanson-là est la seule que j’apprécie et je sais déjà que maintenant, à chaque fois que je l’entendrais, je penserai d’abord à Jacob avant de penser à mes souvenirs d’enfance. Je bois un peu du verre d’alcool et aussitôt, le liquide me brûle l’œsophage. Pourtant, après quelques secondes, une douce chaleur envahie mon estomac et je me sens bien.
Je suis hypnotisée par la voix de Paul et le son pur de sa guitare. Je contemple les lignes de son visage, de son cou qui semble si tendu et pourtant, son regard est si calme…en fait, je me rends compte en l’observant que c’est vraiment dommage qu’il soit si agressif et froid, qu’il serait presque intéressant et que physiquement, il est quand même très beau. Pas aussi beau que Jacob parce que ses traits sont plus durs, plus agressifs mais lui qui est toujours comme ça, nerveux et vif…ce soir, il me semble si apaisé… et il est en train de me fait partir dans un monde magique, loin d’ici, même loin de cette plage où pourtant je suis si bien.
En m’arrachant deux minutes à ma contemplation et en jetant un regard circulaire sur les autres, je constate en fait qu’ils sont tous beaux. Que la douceur habite leur visage, leur yeux noirs expriment tous la bonté, la fraternité, la gentillesse. Sam a un visage plus arrondi, les traits plus grossiers mais chaleureux, il me fait penser à un nounours, Jared aussi à les traits arrondis, Embry a les traits plus fins, voir presque féminins mais ses yeux expriment la même douceur et évidemment, Jacob…Jacob dont le doux visage me bouleverse à chaque fois que je pose mes yeux dessus. Je remarque alors que sa peau est vraiment différente des autres, qu’elle est plus cuivrée et je vois aussi que Rachel n’a pas cette particularité. En moi-même je me dis alors que ça le rend encore plus unique qu’il ne l’est déjà à mes yeux.

Sam accélère un peu le rythme de la mélodie et je vois alors Leah se lever et danser d’une manière nonchalante autour d’eux. Paul lui jette des petits regards appréciateurs et je ne peux que le comprendre ! Par contre, je m’inquiète de plus en plus de l’indifférence de Jacob et me demande si ce n’est pas une façon à lui de cacher sa colère ou sa souffrance ? Leah est très provocante ce soir, et ce n’est pas avec lui ! Je me demande encore si j’ai loupé un épisode, s’ils se sont disputés depuis la dernière fois où je les avais interrompus dans leur baiser qui me chamboule encore, comme à chaque fois que j’y repense. Aussitôt, je ferme les yeux et à nouveau l’image de Jacob me percute de plein fouet. Je le revois, les yeux baissés sur le visage de Leah, ses lèvres qui caressent les siennes avec une douceur infinie puis leur baiser si langoureux qui m’avait transpercé comme une lame. La jalousie m’avait mordue ce jour-là, avec une force qui m’avait un peu effrayée mais qui était aussitôt passée lorsque Jacob m’avait rejoint. Depuis, j’évite d’y penser mais ce soir, l’alcool me rend molle et disposée à me laisser aller à ce genre de rêveries. De plus, je me pose quand même beaucoup de questions et j’aimerai avoir le temps d’en discuter avec lui pour savoir ce qu’il s’est passé et en espérant que son amitié avec moi n’en est pas la cause ! Leah danse toujours et ose même poser ses bras autour de Paul dont une lueur traverse son regard, comme un éclair. La chanson terminée, il entame une autre mélodie plus récente que je connais bien pour l’avoir chanter seule pendant des heures dans ma chambre : More than words. Cette fois, tous les gars chantent doucement avec Paul et Sam, j’entends même Jacob fredonner à côté de moi ce qui me fait franchement sourire. Les filles ont des étoiles dans les yeux, surtout Emily et Kim. Je les envie d’avoir une relation aussi passionnée avec leurs copains, me disant que pour moi, ce temps-là est bien loin. Je remarque que Rachel est très silencieuse et tendue mais son attitude ne m’inquiète pas. J’avais déjà constaté ce trait de caractère chez elle lors de la journée barbecue avec mon père.

Leah continue sa danse dans le dos de Paul qui ne semble pas perturbé mais qui n’ignore pas sa présence. Plusieurs fois, je jette des regards en biais à Jacob qui garde la tête baissée sur le sable, les mains posées sur ses genoux pliés. Paul termine la chanson et retire la sangle de sa guitare puis la pose contre les jambes de Sam. Je le vois se lever d’un bond et prendre Leah par la taille avant de l’entrainer vers le parking. Choquée, je tourne aussitôt la tête vers Jacob qui, maintenant, contemple l’océan mais cette fois, je vois ses mâchoires se crisper et j’ai mal pour lui. Je trouve ça vraiment écœurant de la part de Leah et de Paul de ne même pas respecter Jacob alors que Paul se dit son ami ! Instinctivement, je me rapproche de lui pour qu’il sente ma présence, qu’il sache que je suis là. J’entends les autres rirent encore du départ des deux autres et je me sens révoltée ! Alors je me rapproche encore et lui chuchote :

- Tu veux faire une balade ? Au bord de l’eau ?

Il tourne la tête vers moi et je vois ses yeux briller. Mon cœur se serre car je pense qu’il se retient de craquer et je me lève pour confirmer mon envie d’être seule avec lui. Jacob en fait autant et me suit. Une fois que nous atteignons l’eau, je tourne la phrase dans ma tête plusieurs fois pour ne pas le brusquer mais je veux vraiment savoir où il en est avec Leah quand il me coupe joyeusement :

- Tu as pris ton maillot ?
- Euh…non.
- Bon, bah tant pis.

Un peu perturbée par son brusque changement d’attitude, je demande pour être sûre :

- Tu voulais vraiment qu’on aille se baigner ?
- Ça aurait été sympa ouais mais bon…

Je le regarde, il semble très calme et je me dis que ce n’est pas le moment de retirer cette expression de son visage. Alors je demande :

- Et toi tu en as un ?
- Oh pas besoin, j’y vais comme ça !
- Avec ton short en jeans ?
- Oui ! il sèchera ou j’irai me changer après…je ne suis pas loin, me rappelle-t-il dans un clin d’œil.

J’essaie de m’imaginer ce moment : dans l’eau, avec lui et cette idée me séduit vraiment. Je ne sais pas si c’est l’alcool ou le silence de la nuit bercé par les vagues ou ma solitude avec Jacob mais je me sens soudain audacieuse.

- Je …je porte un petit short comme sous-vêtement, marmonne-je un peu gênée.
- Ah oui ? Bah c’est comme tu veux …

Je hoche la tête, incapable d’en dire plus et dans un sourire, Jacob entre dans l’eau et s’enfonce lentement en attendant que je me déshabille. J’apprécie vraiment cette discrétion et ce respect de sa part. Fébrilement, je retire donc mes converses, mon top et mon jeans, que je pose sur le sable à une certaine distance pour ne pas que les vagues viennent les mouiller si la marée remonte. Je resserre les bretelles de mon soutien-gorge et entre dans l’eau qui est étonnamment tiède (mais nous sommes en août). Je rejoins Jacob lentement en marchant puis en nageant jusqu’à lui. Il s’arrête et fait du sur place en me prévenant :

- Ne te mouille pas les cheveux, tu vas avoir froid après.
- Ok !

Il penche un peu le buste et la tête en arrière, ses bras bougent pour garder pied et il me dit :

- Comme ça, on voit bien les étoiles ! Le ciel est dégagé ce soir et on a de la chance, l’océan est calme ! on peut faire la planche…

Je l’observe, amusée par son attitude enfantine et me dis, qu’en cet instant, il fait vraiment ses dix sept ans ! Je regarde alors le ciel et réplique :

- Et évidemment, tu connais bien les étoiles !

Il se redresse brusquement et répond, ennuyé :

- Euh…ça t’embête quand je te raconte ce que je sais ?
- Non, non !
- Je ne veux pas faire mon malin tu sais…, insiste-t-il.
- Non, je t’assure ! j’aime beaucoup quand tu m’expliques des choses surtout sur la nature, sur ton peuple…je me suis mal exprimée, excuse-moi.
- Ok…

Je regrette ma réflexion mal formulée, je l’ai mis mal à l’aise et il croit vraiment que je me suis moquée de lui, alors que c’est tellement vrai : j’adore quand Jacob me parle de ce qu’il sait. Je le regarde et vois qu’il semble toujours aussi ennuyé alors j’insiste :

- Jacob, parle-moi des étoiles.
- Je ne connais pas tant que ça…

Je suis dégoûtée car j’ai peur qu’à cause de ça, il ne me parle plus de rien.

- C’est quoi ton signe astro ? Demande-t-il alors plus sûr de lui.
- Vierge !
- Ok …, rigole-t-il, puis plus sérieusement, il demande : Tu connais un peu ?
- Euh…la Grande Ourse…
- Ah c’est super ! S’exclame-t-il. Ça va m’aider.
- Oui, tu parles…j’en connais pas beaucoup…mais mon père m’a déjà montré la Grande Ourse, la petite Ourse et Véga, explique-je en repensant à ses souvenirs tellement lointain à présent.

Subitement, une vague me fait perdre l’équilibre et asperge mon visage. Je bouge un peu plus mais Jacob me tend la main et j’hésite une seconde avant de lui attraper. Puis, il m’attire vers lui et mon cœur commence à s’accélérer. Mais, il semble si calme et sans mauvaise intention que je me laisse faire. Alors, je sens sa jambe relevée lorsqu’il m’assoit dessus et j’enroule mes bras autour de son cou pendant qu’il lève les yeux au ciel. Moi, je me sens confortablement installée, n’ayant plus besoin de forcer sur mes bras ou mes jambes pour me maintenir la tête hors de l’eau. Mais je me doute que Jacob doit forcer un peu plus, pourtant, il continue de brasser l’eau lentement avec ses bras pour garder l’équilibre et contemple les étoiles. Au bout d’une minute où je regarde comme lui le ciel, il me dit en levant le doigt :

- Bon tu as de la chance, nous sommes en août, ton signe est visible !
- Ah oui ? Où ?
- Tu vois donc la Grande Ourse ? Demande-t-il.

Sans aucune lumière sauf celle de la pleine lune et le ciel parfaitement dégagé, je peux voir une multitude d’étoiles qui brillent toutes à plus ou moins forte densité. Je me colle un peu plus contre Jacob, sentant la chaleur de son torse contre ma peau nue et réponds, un peu troublée, après avoir enfin repéré le « chariot » comme l’appelle mon père :

- Oui, je la vois !
- Et bien suis mon doigt jusqu’à l’horizon et là, tu vois un groupe d’étoiles qui forment plusieurs lignes…si tu regardes bien, on dirait un bonhomme qui écarte les bras. Ça c’est la Vierge !
- Oh…

Je me concentre sur le groupe d’étoiles et essaie de voir mais j’avoue que j’ai du mal. Cependant, je ne veux surtout pas le décevoir et encore moins briser ce moment alors je lui souris et il me le rend, magnifique.

- Et toi ? C’est quoi ton signe ? Demande-je, intéressée.
- Capricorne, mais on ne le voit qu’en hiver.
- Ah…

Je suis un peu déçue et le dévisage pendant qu’il cherche d’autres étoiles à me montrer mais soudain, nos regards se croisent et je comprends que ça fait un moment que je le contemple en silence et qu’à force, il se demande ce que je fais. Son visage est calme mais je sens une forte tension passer entre nous et notre proximité me rend alors nerveuse. Je tente de me dégager en douceur mais son bras s’enroule autour de ma taille et je sens alors mes jambes ramollir. Je me demande comment il fait pour nous maintenir ainsi et je n’ose plus le regarder lorsqu’il me chuchote :

- On est bien là…
- Oui…

Je déglutis, ne sentant plus que nos corps qui se touchent mais je n’ai pas envie d’arrêter cette étreinte. Je n’ai pas pieds, je ne me sens pas en état de nager et j’aime être contre lui. Pourtant, je ne devrais pas ! Mais Jacob me lâche et me demande d’une voix détendue :

- Tu veux nager un peu ?
- Oui…

Les jambes encore un peu en compote, je le suis pendant qu’il avance sur le dos, toujours en contemplant les étoiles et nous restons un moment comme ça en silence. Puis, il se remet face à moi et déclare :

- Il est tard…il faut encore que tu sèches un peu…
- Oui…

Je comprends alors que la petite balade est finie et le suis jusqu’à la plage. Une fois sur le sable, Jacob continue d’avancer pour me laisser sortir de l’eau sans gêne et ne se retourne même pas. Je le vois juste s’arrêter quelques mètres plus loin pour tordre ses cheveux puis un peu son short en jeans en passant ses grandes mains dessus à plusieurs reprises. Je frissonne et me dépêche d’attraper mes vêtements que j’enfile à toute vitesse pour vite rejoindre Jacob et le feu !

En arrivant près des autres, je constate que Paul et Leah ne sont toujours pas revenus et en conclue qu’ils sont vraiment partis tous les deux. Je remarque aussi l’absence de Rachel mais Seth est toujours là, souriant. Sam me toise avec un léger sourire aux lèvres quand je m’approche et je baisse les yeux aussitôt. Son regard m’a transpercé et j’ai l’impression qu’il vient de lire en moi jusqu’au fond de mon âme. Gênée, je n’ose même plus regarder où se trouve Jacob lorsque je vois ses mains me tendre une serviette et qu’il me dit :

- Tiens, elle est chaude.
- Assis-toi près du feu Bella, ajoute Emily.
- Viens près de moi ! Lance Quil, en tapotant le sable.

Je l’écoute et m’assois avec la serviette sur mes épaules. Jacob se met près de moi et garde le silence, tous comme les autres. Je jette un regard circulaire et vois alors que tout le monde est confortablement installé dans une couverture ou un duvet de camping. Pourtant, ils n’ont pas l’air d’avoir déjà envie de dormir mais ils sont installés pour la nuit en tous cas ! Je baisse la tête entre mes genoux et réfléchis sérieusement à ce que je veux faire. Est-ce que ça serait raisonnable de dormir ici cette nuit ? Mais si je rentre, je dormirais seule à la maison ! Jacob ne sait pas que je peux rester donc je ne le décevrais pas si je pars…mais en même temps, je n’ai absolument pas envie de partir ! Cette soirée était merveilleuse mais est passée trop vite ! Je regarde Jacob en biais, les bras tendus derrière lui, il bouge ses jambes pour faire sécher plus vite son short. Je me dis alors qu’il doit attendre que je me décide à partir pour m’accompagner. Je me rapproche de lui et demande à voix basse :

- Tu comptes aller voir les bébés loups demain ?
- Oui, répond-il en souriant mais le regard dans le vide.

Puis, il tourne la tête vers moi et se mord les lèvres. Je vois ses yeux se plisser et comprend qu’il réfléchit à la façon dont il va me demander « pourquoi ? Tu veux venir ? » Alors j’ajoute avant lui :

- Tu as une couverture pour moi ?

Là, il se redresse complètement et me fixe les yeux ronds. Puis, il finit par demander, pour être sûr :

- Tu peux dormir avec moi ? Enfin…là ? Avec nous ? se rattrape-t-il précipitamment.

Je souris, amusée par son lapsus et acquiesce de la tête.

Emmitouflée dans mon sac de couchage, je fixe la plage plongée dans l’obscurité et écoute avec un certain apaisement le bruit des vagues qui viennent s’écraser sur le sable. Le feu crépite toujours et j’entends des chuchotements derrière moi où je reconnais les voix d’Emily et Sam. Je m’enfonce plus sous ma couette et frisonne un peu. Je sens Jacob derrière moi, enfin plutôt, je « sais » qu’il est derrière moi et me demande s’il parvient à trouver le sommeil. Doucement, je me mets sur le dos et vois dans mon champ de vision qu’il est face au feu. Je tourne alors la tête vers lui pour regarder ses épaules et son dos qui semblent si puissants sous son tee-shirt. A la manière dont son corps se soulève doucement et régulièrement, je devine qu’il dort. Alors, j'avance la main avec précaution mais bien décidée et lorsque mes doigts tremblants capturent ses cheveux, je vois ses épaules bougées comme s'il poussait un profond soupir.

J'hésite mais je n'arrive pas à retirer ma main. J'attends quelques secondes puis chope à nouveau une mèche que je garde bien fermement cette fois entre mes doigts.
Bêtement, je souris, comme si je venais d'attraper le doudou du manège et c'est vrai que Jacob est un peu ça pour moi : mon ivresse, ma folie, ma récompense.
Mais soudain, il se met sur le dos et j'ai juste le temps de le lâcher et de retirer ma main. Un peu déçue, je la cale contre moi, comme si je cachais l’objet du délit et il tourne son regard noir vers moi en me souriant avec douceur.
Je déglutis, gênée, et il se tourne complètement si bien que nous sommes face à face.
Nous nous dévisageons un moment puis il murmure :

- Tu ne dors pas ?
- Non…Trop de bruit !

Jacob pouffe de ma plaisanterie puis se mord les lèvres en me fixant toujours avec intensité. A nouveau, le temps s’arrête et je ne veux pas que cette nuit se termine. Je me sens si bien et en pensant au feu derrière Jacob, je me dis que c’est un peu comme si je brûlais cette fameuse bougie au bord de la fenêtre. Nous nous fixons toujours et malgré le tumulte qui m’habite, je ne ressens aucune gêne. D’ici, personne ne nous voit, je peux le regarder sans être captée par l’un ou l’autre et ça ne semble pas le déranger. Quelque chose dans mes yeux a du provoquer son geste mais soudain, je le vois se rapprocher de moi, si près que je peux à nouveau sentir son parfum et la chaleur de son souffle. Il tend le bras au-dessus de ma tête et je la soulève pour qu’il le place sous ma nuque. Je suis encore chamboulée de cette manière si naturelle et rapide avec laquelle nous nous rapprochons mais je me laisse aller en posant mon front dans le creux de son bras, sur sa poitrine. Même à travers nos couvertures respectives, je sens qu’il est bouillant et je soupire de plaisir. Il m’enveloppe avec son autre bras et je ferme les yeux, savourant cet instant qui je sais, ne durera pas. Je sens que Jacob pose son menton sur ma tête et je me cale un peu plus contre lui, mes deux mains toujours serrées contre ma poitrine, sous ma couverture. Mais, à mon grand regret, au bout de quelques minutes, je sens qu’il se dégage et je l’aide en me retirant complètement, puis en me mettant sur le dos, la tête sur le sable. Alors, il met son bras sous sa nuque et recule légèrement en me souriant. A nouveau, nous nous fixons et je lis dans ses yeux comme une excuse alors je lui souris pour qu’il comprenne que même si ce câlin n’était pas très correct vis-à-vis d’Edward ou de Leah, j’y ai pris beaucoup de plaisir et que je ne regrette pas. Je dois être convaincante car son visage se détend et il me chuchote :

- Debout à l’aurore demain !
- Tu me réveilleras ?
- Bien sûr !

Je lui souris, déjà heureuse de pouvoir retourner avec lui à la Flèche d’Argent.

- Bonne nuit Bella, murmure-t-il alors de sa voix chaude que j’aime tant.
- Bonne nuit Jacob.

Et je le vois fermer les yeux, me demandant s’il est vraiment aussi calme qu’il en a l’air. Je soupire et tourne la tête vers le ciel, me concentrant sur les étoiles.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Mon Ami, mon Soleil - Jacob/Bella - Paul/Rachel   

Revenir en haut Aller en bas
 
Mon Ami, mon Soleil - Jacob/Bella - Paul/Rachel
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 12Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, ... 10, 11, 12  Suivant
 Sujets similaires
-
» Pensez-vous que Bella aurait "survécue" sans l'aide de Jacob ?
» Discution sur la fin du 2ème tome et le debut du 3eme (Histoire Jacob Bella et Edward)
» Produits dérivés Jacob/Bella
» Cadeau d'anniversaire
» Amour Jacob/Bella, Edward/Bella

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Twilighters France :: Le quartier des artistes :: Fanfics :: Fanfics tout Public-
Sauter vers: