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 La malédiction de La Buse

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Nanachan
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MessageSujet: La malédiction de La Buse   Mer 20 Jan - 14:02

Voilà, je me lance ^^
Pour ceux qui ne connaissent pas, La Buse (Olivier Levasseur) était un grand pirate qui sillonnait l'océan Indien. Alors qu'il était sur le point d'être pendu, il jeta dans la foule un cryptogramme en s'écriant "Mon trésor à qui saura comprendre". Depuis plusieurs années, personne n'a réussit à retrouver son trésor et plusieurs livres à ce sujet ont déjà vu le jour.
J'utilise donc le nom de La Buse pour un roman fantastique (donc rien de réel mis à part le nom) Wink

Prologue

Je fis la honte de ma famille en refusant la main d’un médecin de campagne le jour de ma majorité, quand j’eus quinze ans. Mes sœurs aînées me méprisèrent, car elles n’avaient pas eu la chance d’épouser un fortuné. La première fille, Erika, épousa un boulanger et la deuxième, Caroline, un fermier. Elles me menèrent la vie dure pendant plusieurs semaines. Mon père ne daignait plus m’adresser la parole. Un soir, ma mère vint me rejoindre dans ma chambre, et me donna une bourse de vingt pièces d’or. Cette somme représentait les dots de mes sœurs, et devait servir à la retraite de mes parents. Ma mère me fit comprendre que je n’avais pas le choix, que ma vie n’était pas à leurs côtés. Sur ces derniers mots, je pris la bourse et m’enfuis de la maison. J’errais ainsi plusieurs jours, me nourrissant de fruits et m’abreuvant aux rivières.

Un vieil homme me prit sous son aile et me donna une chance d’apprendre un métier réservé aux hommes ; celui de prospecteur. Durant une année, je le suivis dans toutes ses recherches. Il m’attribua le mérite de quelques missions durement remplies. Le dix septembre de l’année suivante, le jour de mes dix-sept ans, il me fit un présent spécial. Il me confia ma première mission de prospecteur pour le compte de Mme Walker.

Chapitre 1: Sanphui

Les cloches de l’Eglise retentirent, annonçant un enterrement. Je m’arrêtais, et regardais le triste cortège composé d’une dizaine de personnes défiler. Le nombre peu important de personnes s’expliquait par la taille du village de Sanphui. Celui-ci comptait à peine une centaine d’habitants. Avec la fermeture de la scierie, une grande partie des villageois s’était rendu en ville afin de trouver du travail. Malgré le nombre important de maisons, beaucoup étaient abandonnées. Quelques-unes avaient été rachetés par des retraités qui souhaitaient finir leurs jours dans le calme, et d’autres par des citadins souhaitant possédés une maison de vacances pour y passer l’été.

L’air à Sanphui y était froid et humide. Mon manteau qui avait souvent été mis à rude épreuve, laissait filtrer cet air qui me glaçait les os.

Le cortège pénétra dans l’enceinte du cimetière de l’église. La défunte était une de mes clientes que j’étais venue voir pour affaire, mais j’étais arrivée trop tard. Mme Walker avait succombé dans la nuit précédant mon arrivée à Sanphui.

D’un pas trainant, je me dirigeais vers la seule auberge de ce village, « Le génie domestique ». Un gobelin de bronze ornait la devanture de l’auberge. Sa présence me mit mal à l’aise. Un instant, j’eus l’impression que cette créature inerte me suivait du regard. Reprenant mes esprits, je compris qu’un peu de repos ne me ferait aucun mal.

Je déposais mon unique bagage près du porte-manteau. Même à l’intérieur, l’air restait glacial et je préférais garder mon manteau. J’observais les poutres apparentes, le parquet étincelant et les meubles massifs d’époque. Ces artifices donnaient un aspect chaleureux à l’endroit.

Je fis teinter la cloche du comptoir et presque aussitôt, une dame toute rondelette, déboula d’une porte placée sous l’escalier. Ses cheveux grisonnants laissaient supposer qu’elle avait atteint un certain âge. Un sourire découvrit ses dents pointues.

-Bonjour. Chantonna t-elle. Je suis Mme Tibot l’aubergiste du Génie domestique. Que puis-je faire pour vous ?

-Bonjour, Mme Tibot. Je suis Anabela Hutton. Je viens tout juste d’arriver et j’aimerais séjourner quelques jours dans votre auberge.

-Bien sûr ! Vous savez ma p’tite demoiselle, il n’y a pas grand monde qui circule par ici.

-Je l’avais remarqué. Répliquais-je.

Son visage se renfrogna, faisant plisser les rides de son front.

-Connaissez-vous l’histoire de Sanphui ? Me demanda t-elle de ses yeux pétillants de malice.

-Non, je suis venue ici pour faire affaire. Avouais-je.

-Avec qui donc ? Me demanda t-elle piquée par la curiosité.

-Mme Walker… Mais hélas, je suis arrivée trop tard. Soupirais-je.

-Pour sûr ! S’exclama l’aubergiste. Mais ne vous inquiétez pas, mademoiselle, vous vous y plairez tellement dans ce village, que vous ne repartirez pas de sitôt.

A ces mots, un frisson me parcourut l’échine et je m’emmitouflais encore plus dans mon manteau.

Mme Tibot appela sa fille d’une voix perçante qui rompu le calme de l’auberge. Charlotte ne devait pas avoir plus de douze ans. Ses cheveux noirs et raides lui arrivaient jusqu’au bassin. C’était la première fois que je voyais une enfant aussi singulière. Par ce froid, elle portait une robe sans manche et sautillait pieds nus. Arrivée à ma hauteur, elle fit une courbette tout à fait ravissante.

-Je suis Charlotte Tibot. Enchantée de vous connaître.

Je hochai la tête. Aucun mot ne sortit de ma bouche, tant j’étais captivée par le regard de cet enfant.

Quand je compris que Charlotte devait porter ma valise, je ne pus m’empêcher de m’y interposer. Elle secoua la tête et m’arracha ma valise des mains. Avec une facilité déconcertante, elle enjamba les escaliers et longea le corridor sans ressentir une quelconque gêne par le poids de mon bagage.

-Voici votre chambre. Vous avez la numéro six.

La chambre était minuscule. Il n’y avait de la place que pour un lit et une table de chevet. Charlotte m’ouvrit la porte donnant sur la salle de bain. Je fus rassurée en découvrant une baignoire blanche maculée, un placard et deux lavabos.

L’orage se mit à gronder.

-A votre place, je resterais dans la chambre le temps que l’orage se calme. On ne sait jamais sur quoi on peut tomber par un temps pareil.

J’allais lui demander ce qu’elle sous entendait, mais d’un bond, elle fit claquer la porte d’entrée et s’échappa dans le couloir.

Je finis par me laisser tomber sur le lit qui s’avéra être confortable. Je ne tardais pas à m’endormir, prise de fatigue par le trajet et les évènements récents.

Des bruits de pas m’enlevèrent de ma torpeur. Je redressais nonchalamment la tête, scrutant la porte d’entrée, à l’affut du moindre bruit. Les bruits de pas se furent plus pressants, presque identiques à ceux d’un petit animal. Je me levais et ouvrit la porte. Le couloir était vide. Je m’apprêtais à continuer ma sieste, quand les bruits de pas résonnèrent de nouveau. Cette fois-ci, les bruits venaient de l’intérieur de ma chambre. Je regardais sous le lit ; rien. La porte de la salle de bain claqua avec force. Je sursautais.

-Charlotte, est-ce que c’est toi ? Demandais-je d’une voix mal assurée.

Un petit rire sardonique s’éleva de la salle de bain. Etait-ce Charlotte qui me faisait une farce ? Quoi qu’il en soit, j’empoignais la première arme à ma portée ; la lampe de chevet. Je pris une grande inspiration et ouvrit délicatement la porte. Un cri suraigüe résonna et le rideau de la baignoire atterrit dans ma figure. Le temps que je sorte de mon empêtrement, l’intrus eut le temps de déserter en claquant à nouveau la porte d’entrée.

Si c’était une farce, cela ne m’amusait guère. Je longeais les couloirs à la recherche de l’intrus, souhaitant lui dire ce que j’avais sur le cœur.

L’auberge comptait peu de chambres, j’en retins neuf en tout. Pourtant, les couloirs étaient vastes, des lustres accrochés tous les cinq mètres décoraient le plafond. Arrivée au bout du couloir, juste avant la descente des escaliers menant à l’accueil, je constatais que le temps s’était amélioré par une fenêtre tellement immense qu’elle aurait pu faire office de porte. Je dévalais les marches de l’escalier et trouvais Mme Tibot toujours fidèle à son poste.

-Vous êtes vous bien reposé ? Me demanda t-elle d’un air sournois.

Je ne lui racontai pas ma mésaventure, ne souhaitant pas apporter des problèmes à Charlotte si elle s’avérait être l’auteur de cette farce.

-J’ai dormi comme un loir. Ce n’était pas un mensonge, j’avais bel et bien fait une bonne sieste sur ce matelas moelleux. Pourriez-vous m’indiquer le notaire le plus proche s’il vous plaît ?

-Il y a encore le vieux Cherleville qui croupit dans son cabinet. Maugréa t-elle.

-Et où puis-je le trouver ? Insistai-je.

-En bas de la rue.

Je descendais la rue principale. L’air était encore plus glacial que ce matin et je pressais le pas. Juste avant le cabinet du notaire, je croisais le boucher, assis sur un banc devant son échoppe. Il aiguisait minutieusement sa lame. Mon corps se glaça quand il posa les yeux sur moi. Je n’eus même pas la politesse de le saluer et frappa prestement trois coups à la porte du cabinet.

-J’arrive. Grommela une voix bourrue.

L’homme était petit et trapu. Il était chauve et portait des lunettes rondes qui accentuaient la forme lunaire de son visage.

-Oui ? Me demanda t-il tout simplement.

-Je suis Anabela Hutton et… Je n’eus pas le temps de finir ma phrase qu’il me prit par le bras et m’entraina à l’intérieur.

-Oui, oui… Répéta t-il en fouillant dans les tiroirs de son bureau. Tenez ! Dit-il en me tendant une enveloppe jaunie scellée par de la cire. Mme Walker sentait sa fin proche, aussi, m’a-t-elle confié cette lettre que je devais absolument vous remettre.

Je commençais à déchirer l’enveloppe quand le notaire parut horrifié.

-Malheureuse ! S’écria t-il. N’ouvrez surtout pas cette lettre maudite en ma présence ! Ni en la présence d’un quelconque habitant de ce village !

-Pourquoi cela ? Demandais-je, choquée par l’attitude de ce notaire.

-Melle Hutton, il y a des choses en ce monde qu’il vaut mieux ignorer. Brûlez cette lettre et rentrez chez vous le plus rapidement possible !

Me laissant à mon état d’incompréhension, il me mit à la porte de son cabinet sans ménagement.

-C’est un village de fous ! Lâchais-je, outrée.

Je n’ouvris l’enveloppe qu’après avoir fouillé dans les moindres recoins de la chambre et de la salle de bain.

-A Melle Anabela Hutton,

Je vous ai fait venir afin que vous m’apportiez votre aide sur ma recherche du trésor de mon ancêtre La Buse. Cependant, mon corps est de plus en plus faible et je sens que mes jours me sont bientôt comptés. Au cas où vous arriveriez à Sanphui après ma mort, j’ai confié cette lettre scellée sous enveloppe à Mr Cherleville, le notaire de ce village. D’ailleurs, il n’était pas du tout enchanté que je lui confie cette tâche. Les maisons ne se vendant plus, il a décidé de quitter Sanphui et d’aller s’installer en ville où les affaires sont plus prospèrent.

Melle Hutton, un lourd secret pèse sur ce trésor maudit. Je ne puis, hélas, vous en dire plus, car cela mettrait vos jours en danger. Si vous procédez d’une manière discrète, chose que nous n’avons pas faite, vous n’attirerez pas l’attention sur vous, et ainsi, vous éviterez les ennuis.

Malgré votre jeune âge, vous avez déjà retrouvé plusieurs trésors dont on pensait que leurs existences n’étaient que légende.

Je ne puis vous donner les clés du manoir Walker, car cela réveillerait bien des choses malveillantes. Si vous y pénétrez discrètement, sans réveiller aucun soupçon, vous pourrez y séjourner paisiblement.

Je n’accorde ma confiance qu’à une seule personne du village ; James, le jardinier. Il saura vous guider.

J’ai rédigé un testament, qui a été confié à Mme Fallington, notaire dans la grande ville. Si vous trouvez le trésor, vous détiendrez la part qui me revenait de droit.

Bonne chance, Melle Hutton. Que Dieu vous garde.

Mme Hélène Walker.

Je lus plusieurs fois la lettre de Mme Walker. Je ne comprenais pas ces nombreux sous-entendus à propos de choses malveillantes, et du fait que je pouvais être en danger. Cependant, je me devais de respecter ses dernières volontés. Cela fonctionnait ainsi quand on était prospecteur, d’autant plus que les missions n’étaient presque jamais confiées aux femmes qui se faisaient rares dans le métier.

Des questions vinrent me tarauder l’esprit. Etait-ce prudent de rester dans cette auberge ? Surtout après cette intrusion ? Certes, les villageois se comportaient étrangement… Je me souvins des paroles de mon maître : ne jamais prendre de risques. Aussitôt, je pris ma valise sous le bras et descendis en silence les escaliers de l’auberge. Ni Mme Tibot, ni sa fille Charlotte n’étaient présentes à l’accueil. Je laissais une pièce de bronze et les clés de la chambre sur le comptoir. Les voleurs ne devaient pas affluer dans ce village perdu au milieu des montagnes.

Je regardais de haut en bas de la grande rue principale ; personne. Je courus jusqu’à perdre haleine et fis grincer le lourd portail de la demeure de Mme Walker.

J’étais en sécurité et personne ne m’avait vu pénétrer dans le domaine.




Chapitre 2: James

Le domaine était immense. Au centre, se tenait la statue d’un corsaire. Sur une plaque en or était gravée une inscription ; « La Buse ». Le pirate prenait une pose solennelle. Dans l’expression de son regard, se dégageait une certaine amertume. Quelle avait été sa vraie vie ? Dans l’histoire, on dit que c’était un pirate sanguinaire condamné à la pendaison. Et selon Mme Walker, son trésor caché quelque part dans le monde, était dit porteur d’une malédiction. Cette vérité, j’allais la découvrir.

Je décidai de continuer ma visite du domaine. J’arpentais le chemin pavé et après quelques minutes de marche, caché derrière des arbres gigantesques, se dressait le manoir familial. Il était impressionnant par sa stature peu conventionnelle. La porte d’entrée faisait deux à trois fois la taille d’une porte d’entrée normale. Je me demandais pendant combien de temps, Mme Walker y avait-elle passé seule ses nuits. Je ne restais pas longtemps devant cette gigantesque porte, n’oubliant pas les recommandations de Mme Walker au sujet de cette demeure. J’entrepris de faire le tour du propriétaire. Je longeais le manoir et découvris un jardin verdoyant à l’arrière. Le chemin pavé semblait s’y diriger et je le suivis sans crainte.

J’aperçus un vieil homme qui plantait des graines.

-Ce doit-être James, pensais-je.

Le jardinier me surprit. Un sourire illumina son visage en sueur.

-Bonjour Melle. Quel bon vent vous amène ?

Confiante, je m’approchais et lui parlais sans crainte.

-Bonjour, Monsieur. Je suis Anabela Hutton.

-Melle Hutton ! S’exclama t-il. Quel plaisir de vous voir, enfin ! Mme Walker aurait tant aimé vous rencontrer. Ajouta t-il en secouant tristement la tête.

Après un long silence, il continua.

-Melle Hutton, je vous invite à passer la nuit dans la maison des employés. Il ne reste plus que moi, mais vous ne serez en sécurité qu’à l’intérieur du domaine.

L’approche du crépuscule me fit accepter sa proposition sans hésitation.

J’aidais James à ranger ses pelles et pioches dans le cagibi prévu à cet effet. Il cueillit quelques tomates rouges et juteuses, et coupa deux laitues aux feuilles bien grasses.

Je mangeai avec appétit. La viande de lapin était tendre et les légumes étaient sucrés.

-Vous n’avez pas faim ? Demandais-je la bouche pleine.

-Oh non, mon enfant. Je suis un vieil homme dont l’appétit s’est envolé avec l’âge.

Sans insister, je continuais mon repas, toujours sous le regard bienveillant de James. Je souhaitais le questionner à propos de La Buse, mais une fatigue insurmontable m’en empêcha.

-Suivez-moi, Melle Hutton. Je vais vous montrer votre chambre.

Equipé d’une chandelle, James ouvrit la marche. Les escaliers étaient étroits et semblaient sans fins. James m’emmena à une petite chambre au dernier étage et me souhaita d’y passer une bonne nuit.

Une chandelle était posée sur la table de chevet et je m’empressais de l’allumer avec mon briquet. La couleur noire de la chandelle me laissa perplexe. Dans mes nombreuses missions avec mon maître, j’avais apprit que les chandelles noires étaient synonymes de sorcellerie. Pourtant, nous n’avions jamais affronté l’Obscur. Mon maître était semblable à une ombre, et menait ses enquêtes sans apporter l’attention sur lui. Le début de mon périple m’incita à penser le contraire de ma mission. J’avais été formé pour la recherche d’indices, et non pour combattre les ténèbres.

Je me rappelais d’une histoire que m’avait contée ma mère quand j’avais douze ans. Un prospecteur avait été engagé par une famille bourgeoise des environs. La famille était persuadée qu’un de leurs ancêtres avait caché une importante somme d’argent dans l’ancien caveau de leur demeure. Le prospecteur s’y était aventuré, et n’en était jamais ressorti. Les représentants de la loi le recherchèrent des jours durant, sans trouver aucune trace du prospecteur. C’était comme s’il s’était volatilisé. C’est alors que le patriarche de cette famille prit la parole.

-L’argent des morts n’est pas de ce monde. Votre gourmandise a coûté la vie de ce pauvre homme. Condamnez l’accès au caveau et oubliez cet argent. Cela vaudra mieux pour tout le monde.

Ma mère me raconta que les morts ne quittaient pas la terre et qu’ils erraient entre notre monde et celui de l’au-delà. Ne jamais aller contre la volonté d’un défunt… C’est ce que je faisais en acceptant de retrouver le trésor maudit du dit « La Buse ». Mais en respectant les derniers vœux de Mme Walker, j’allais déranger d’autres esprits encore plus puissants.

Au beau milieu de la nuit, un souffle d’air me glaça jusqu’à la moelle. Je rallumais ma chandelle, et vérifiais si la fenêtre était bien fermée. Elle semblait être solide et aucune brise ne semblait passer au travers. Quand je me retournais vers le lit, quelqu’un s’y était assis.

-James ! M’écriais-je dans un sursaut. Bon sang ! Vous m’avez fait peur !

James restait muet. Il restait prostré, fixant ses mains croisées entre ses genoux.

-James ? Répétais-je en baissant le ton. Vous allez bien ?

James se leva, et se dirigea vers la porte. Je fus saisi d’effroi ; il ne marchait pas, il flottait. J’eus la sensation que mon sang fuyait mon corps et ce fut la première fois que je blêmis à ce point. James traversa la porte. Pourtant, j’entendis ses pas résonnés sur chacune des marches du vieil escalier. Je m’écroulais sur le sol.

-Dans quoi suis-je tombée ?

Je pensais à mon maître. Il ne m’avait jamais autant manqué. S’il était là, il aurait su quoi faire. Mais toute seule, j’étais perdue. Je me rappelais la douloureuse expérience de ma fuite. Seule. J’étais à nouveau seule, livrée à moi-même. Je devais respecter les vœux d’une cliente décédée et affronter des forces que je ne connaissais que des histoires destinées à faire peur aux enfants. Mes yeux s’embuèrent et je me recroquevillai sur le plancher glacial. Mon corps et mon esprit étaient tellement affaiblis que je m’endormis sur le sol jusqu’aux premiers rayons du soleil.


Dernière édition par Nanachan le Jeu 21 Jan - 14:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La malédiction de La Buse   Mer 20 Jan - 14:17

Tu écris vraiment très bien!! Ce premier chapitre m'a captivée et j'attends la suite avec impatience!! Smile
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Nanachan
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MessageSujet: Re: La malédiction de La Buse   Mer 20 Jan - 14:39

Merci beaucoup Very Happy
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MessageSujet: Re: La malédiction de La Buse   Jeu 21 Jan - 1:32

ouahhhhhhhhhh ^^ j'adore nanachan Smile
tu devrais mettre ton super blog en signature ^^ car tu as bcp de talent ^^
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MessageSujet: Re: La malédiction de La Buse   Jeu 21 Jan - 7:07

love
J'adore !!!! bravo:

La suite la suite !!!! supercontent

bisou
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MessageSujet: Re: La malédiction de La Buse   Jeu 21 Jan - 14:43

Merci beaucoup Very Happy prions

J'ai rajouté le chapitre 2, n'hésitez pas à me dire si l'histoire suit bien son cours ou si ca part en coucouniette lol!


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MessageSujet: Re: La malédiction de La Buse   Jeu 21 Jan - 14:47

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MessageSujet: Re: La malédiction de La Buse   Sam 23 Jan - 8:12

Chapitre 2: James


Le domaine était immense. Au centre, se tenait la statue d’un corsaire. Sur une plaque en or était gravée une inscription ; « La Buse ». Le pirate prenait une pose solennelle. Dans l’expression de son regard, se dégageait une certaine amertume. Quelle avait été sa vraie vie ? Dans l’histoire, on dit que c’était un pirate sanguinaire condamné à la pendaison. Et selon Mme Walker, son trésor caché quelque part dans le monde, était dit porteur d’une malédiction. Cette vérité, j’allais la découvrir.

Je décidai de continuer ma visite du domaine. J’arpentais le chemin pavé et après quelques minutes de marche, caché derrière des arbres gigantesques, se dressait le manoir familial. Il était impressionnant par sa stature peu conventionnelle. La porte d’entrée faisait deux à trois fois la taille d’une porte d’entrée normale. Je me demandais pendant combien de temps, Mme Walker y avait-elle passé seule ses nuits. Je ne restais pas longtemps devant cette gigantesque porte, n’oubliant pas les recommandations de Mme Walker au sujet de cette demeure. J’entrepris de faire le tour du propriétaire. Je longeais le manoir et découvris un jardin verdoyant à l’arrière. Le chemin pavé semblait s’y diriger et je le suivis sans crainte.

J’aperçus un vieil homme qui plantait des graines.

-Ce doit-être James, pensais-je.

Le jardinier me surprit. Un sourire illumina son visage en sueur.

-Bonjour Melle. Quel bon vent vous amène ?

Confiante, je m’approchais et lui parlais sans crainte.

-Bonjour, Monsieur. Je suis Anabela Hutton.

-Melle Hutton ! S’exclama t-il. Quel plaisir de vous voir, enfin ! Mme Walker aurait tant aimé vous rencontrer. Ajouta t-il en secouant tristement la tête.

Après un long silence, il continua.

-Melle Hutton, je vous invite à passer la nuit dans la maison des employés. Il ne reste plus que moi, mais vous ne serez en sécurité qu’à l’intérieur du domaine.

L’approche du crépuscule me fit accepter sa proposition sans hésitation.

J’aidais James à ranger ses pelles et pioches dans le cagibi prévu à cet effet. Il cueillit quelques tomates rouges et juteuses, et coupa deux laitues aux feuilles bien grasses.

Je mangeai avec appétit. La viande de lapin était tendre et les légumes étaient sucrés.

-Vous n’avez pas faim ? Demandais-je la bouche pleine.

-Oh non, mon enfant. Je suis un vieil homme dont l’appétit s’est envolé avec l’âge.

Sans insister, je continuais mon repas, toujours sous le regard bienveillant de James. Je souhaitais le questionner à propos de La Buse, mais une fatigue insurmontable m’en empêcha.

-Suivez-moi, Melle Hutton. Je vais vous montrer votre chambre.

Equipé d’une chandelle, James ouvrit la marche. Les escaliers étaient étroits et semblaient sans fins. James m’emmena à une petite chambre au dernier étage et me souhaita d’y passer une bonne nuit.

Une chandelle était posée sur la table de chevet et je m’empressais de l’allumer avec mon briquet. La couleur noire de la chandelle me laissa perplexe. Dans mes nombreuses missions avec mon maître, j’avais apprit que les chandelles noires étaient synonymes de sorcellerie. Pourtant, nous n’avions jamais affronté l’Obscur. Mon maître était semblable à une ombre, et menait ses enquêtes sans apporter l’attention sur lui. Le début de mon périple m’incita à penser le contraire de ma mission. J’avais été formé pour la recherche d’indices, et non pour combattre les ténèbres.

Je me rappelais d’une histoire que m’avait contée ma mère quand j’avais douze ans. Un prospecteur avait été engagé par une famille bourgeoise des environs. La famille était persuadée qu’un de leurs ancêtres avait caché une importante somme d’argent dans l’ancien caveau de leur demeure. Le prospecteur s’y était aventuré, et n’en était jamais ressorti. Les représentants de la loi le recherchèrent des jours durant, sans trouver aucune trace du prospecteur. C’était comme s’il s’était volatilisé. C’est alors que le patriarche de cette famille prit la parole.

-L’argent des morts n’est pas de ce monde. Votre gourmandise a coûté la vie de ce pauvre homme. Condamnez l’accès au caveau et oubliez cet argent. Cela vaudra mieux pour tout le monde.

Ma mère me raconta que les morts ne quittaient pas la terre et qu’ils erraient entre notre monde et celui de l’au-delà. Ne jamais aller contre la volonté d’un défunt… C’est ce que je faisais en acceptant de retrouver le trésor maudit du dit « La Buse ». Mais en respectant les derniers vœux de Mme Walker, j’allais déranger d’autres esprits encore plus puissants.

Au beau milieu de la nuit, un souffle d’air me glaça jusqu’à la moelle. Je rallumais ma chandelle, et vérifiais si la fenêtre était bien fermée. Elle semblait être solide et aucune brise ne semblait passer au travers. Quand je me retournais vers le lit, quelqu’un s’y était assis.

-James ! M’écriais-je dans un sursaut. Bon sang ! Vous m’avez fait peur !

James restait muet. Il restait prostré, fixant ses mains croisées entre ses genoux.

-James ? Répétais-je en baissant le ton. Vous allez bien ?

James se leva, et se dirigea vers la porte. Je fus saisi d’effroi ; il ne marchait pas, il flottait. J’eus la sensation que mon sang fuyait mon corps et ce fut la première fois que je blêmis à ce point. James traversa la porte. Pourtant, j’entendis ses pas résonnés sur chacune des marches du vieil escalier. Je m’écroulais sur le sol.

-Dans quoi suis-je tombée ?

Je pensais à mon maître. Il ne m’avait jamais autant manqué. S’il était là, il aurait su quoi faire. Mais toute seule, j’étais perdue. Je me rappelais la douloureuse expérience de ma fuite. Seule. J’étais à nouveau seule, livrée à moi-même. Je devais respecter les vœux d’une cliente décédée et affronter des forces que je ne connaissais que des histoires destinées à faire peur aux enfants. Mes yeux s’embuèrent et je me recroquevillai sur le plancher glacial. Mon corps et mon esprit étaient tellement affaiblis que je m’endormis sur le sol jusqu’aux premiers rayons du soleil.
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MessageSujet: Re: La malédiction de La Buse   Ven 16 Juil - 15:14

kikou

je viens de jeter un coup d'oeil à ta fic car le titre m'intriguait. Et franchement je ne suis pas déçue. C'est même tout le contraire. J'adore, c'est génial!!
j'ai hâte de lire la suite et de te laisser plein de coms

à bienôt
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Loow
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MessageSujet: Re: La malédiction de La Buse   Sam 17 Juil - 15:40

J'aime beaucoup ta fiction
captivante *_*

J'attend avec impatiente la suite =D
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MessageSujet: Re: La malédiction de La Buse   Aujourd'hui à 4:24

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La malédiction de La Buse
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