Twilighters France


*** Twilighters France, votre source française depuis 4 ans!
 
AccueilTwilighters FranceFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Une vengeance éternelle (fiction originale)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8  Suivant
AuteurMessage
Robie
Ecoute les aveux d'Edward
Ecoute les aveux d'Edward


Féminin
Nombre de messages : 425
Age : 22
Localisation : Tout au fond des océans
Date d'inscription : 06/08/2009

MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Ven 4 Déc - 19:51

Lol, mes personnages n'ont pas de chance.

Voila la suite (désolée du retard.kix)


Deux semaines plus tôt à la suite de l’agression de Karlina devant le Cookie…

(Jean)

Je me levai pour la énième fois pour vérifier si elle se réveillait enfin. Non, elle n’avait pas bougé. Au long des vingt heures que j’avais passé à son chevet, chaque reflet, chaque ombre qui dessinait dans cette chambre me faisait croire à un possible réveil. Pourtant il sonnait dix-neuf heures à présent, et elle ne semblait pas vouloir sortir de son monde intérieur. Il semblait même que rien n’au monde n’aurait réussi à l’en sortir.
Je revins m’assoir avec un pincement au cœur. Je désespérais de la perdre de quelque façon que ce soit. Cela faisait vingt heures déjà que l’agression avait eu lieu et le film de ces affreuses images défilait inlassablement dans ma tête. Je revoyais toutes les émotions qui s’étaient succédées.
Moi réalisant que Lina n’était plus avec nous, et me ruant sur la sortie avec l’écrasante sensation qu’il était trop tard. Je courais, je bousculais, je poussais, effrayé et suffocant. Et puis quand j’étais arrivé dehors, je ne l’avais pas vue, je la cherchais désespérément du regard, quand des ombres rendues extravagantes par la pâleur de cette nuit, avaient attiré mon attention. J’allais me détourner, j’allais encore une fois l’abandonner à son sort quand je me sentis défaillir, j’abandonnai tout désir de vivre et les bras glacials de la mort se refermaient déjà sur moi.
Je savais que c’était elle, c’était Lina qui se laissait glisser presque agréablement dans le néant.

« _Non, Lina, non je ne pouvais pas, je n’aurais pas pu survivre si tu étais partie. Comment tu as pu penser, comment tu as pu abandonner si facilement. murmurai-je en prenant sa main entre les miennes. Ces dernières étaient froides et sans vie. Il fallait que je les réchauffe, Lina devait être gelée, je collai sa main contre mon visage tout en la frictionnant.
Cela faisait bien trop longtemps, bien trop d’heures, de minutes, de secondes, que je les retenais, et sans même que je n’aie à les commander, elles se mirent à dévaler les collines de mes joues dans un flot incessant. Je ne pouvais plus retenir toute cette douleur qui me rongeait depuis une éternité, je pleurais. Mes larmes étaient silencieuses mais cela ne réduisait rien à tout ce qu’elles transportaient comme souffrance. Il me sembla que mon cœur saignait de plus belle quand le flot de larmes s’intensifia. Retiré si profondément dans ma peine, je ne l’entendis pas entrer.
_ Mr Vera, comment ça va ? fit le docteur en se rapprochant du lit de Karlina
Je me fichais pas mal qu’il me voit pleurer, cependant son intrusion m’agaçait au plus haut point. Je ne me sentais pas la force de soutenir un quelconque échange. Pourtant je me repris, et ordonnant au flot impétueux de mes larmes de s’assécher, je me retournai vers l’homme. Quand nos regards se rencontrèrent, je frissonnai légèrement. Cet homme, ce docteur avait quelque chose d’étrange. Le cheveu blond et le visage étonnamment pâle, son visage était fendu d’un sourire compatissant. Comme son regard s’enfonçait plus en moi, je réalisai soudain que l’atmosphère de la chambre était différente. Il me semblait que j’étais bercé par une mystérieuse mélodie, et chaque partie de mon corps jusqu’à la plus infime, se détendit.
_ Vous avez vraiment une sale tête. Plaisanta-t-il
Vous ressembler à un zombi, ou quelque chose comme ça. Ça ne m’étonne pas, cela fait des heures que vous n’avez pas dormi.
La tête d’un zombi ? sûrement, je devais vraiment avoir une sale tête, surtout quand je le regardais lui, j’avais la certitude que je devais être une vraie loque devant son incroyable beauté. Décidément, ce docteur Tiffen Land ne pouvait pas être humain.
Quand je levai enfin mes yeux vers lui, je constatai qu’il m’observait également, ce sourire mystérieux sur le visage.
_ Excusez-moi, je réfléchissais.
_ Bien sûr.
_J e veux être là quand elle se réveillera. Elle a besoin de son frère, je m’en voudrais si…
_ Je comprends. certifia-t-il, mais vous comprenez qu’entend que médecin, je ne peux pas vous laisser dans cet état. Il vous faut vous reposer, prendre de l’air, manger quelque chose. Je ne voudrais pas avoir à vous soigner aussi. fit-il avec un air faussement plaintif
__ Bien sûr.
Il avait réussi à me dérider, mais je n’étais pas prêt de m’en aller, et même s’il m’hypnotisait je ne bougerais pas d’un pouce. D’ailleurs il avait plus la carrure d’un joueur de football américain que d’un presdigitateur. Il faisait au moins deux têtes de plus que moi, il était finement musclé, cependant l’ensemble était rassurant, apaisant. Je recommençai à le détailler du regard, tant il m’impressionnait, mais cette fois, je me résolus à ne pas me perdre dans sa contemplation.

_J’ai deux jeunes gens qui vous remplacerait sans problème.
_ Je n’ai pas envie qu’un duo d’infirmier reste avec elle. C’est ma sœur, j’ai le droit de décider ce qui est mieux pour elle. Explosai-je, non mais pour qui il se prenait. C’en était assez, je me levai pour le faire sortir. Je m’avançai promptement vers lui, mais avant que je ne puisse parler, une main se posa sur mon épaule.
_ Jean s’il te plaît…murmura une voix
Je fis volteface, mon visage se retrouva à quelque centimètre de celui de Tom Kaulitz. EUX ?! Ici ! Comment diable fallait-il faire pour les rayer complètement de nos vies. Eux, toujours eux. Je me mordis si fort la lèvre que je sentis la chair se fendre sous le tranchant de ma rage.
Tom resserra l’étreinte de sa main sur mon épaule. Il se voulait rassurant, il croyait qu’on était « potes » tous les deux. Lui et moi, potes ! Parce qu’il venait se défoncer la gueule au Cookie quand il était en ville, et que pendant que faisait mon boulot il se la coulait douce, il se croyait mon « ami ». Fichus mômes !
_ Je comprends ce que tu ressens Jean, je te comprends parfaitement. Bill et moi sont deux entités d’un même être, jamais je ne tolérerai que qui que ce soit le fasse du mal, et je voudrai toujours être là pour lui. Alors je pense vraiment que je suis le mieux placé pour te comprendre. Vraiment, tu peux avoir confiance en nous. Nous ne resterons pas longtemps, et tu seras revenu quand elle aura besoin de toi, fais-moi confiance.
Non, non je ne voulais pas. Je me retournai vers Karlina, indécis. Je savais qu’elle le voudrait. Elle m’en voudrait si elle apprenait ce que j’avais tenté de faire, pourtant… Il ne fallait pas qu’elle s’en aille. Qu’est-ce qu’elle deviendrait sans moi ? Et moi sans elle ?
_ Karlina, pardonne-moi. Chuchotai-je, avant de me détourner d’elle.
Je m’emparai de mon manteau et sortis de ce cauchemar. Bill se trouvait sur le seuil de la porte, l’air dur. Sur le point de le dépasser, je prononçai ces mots à contrecœur.
_ Merci de l’avoir tirée d’affaire hier. Prends soin d’elle. dis-je simplement
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://moW-na.skyrock.com
kat
Assiste au match de base-ball
Assiste au match de base-ball


Féminin
Nombre de messages : 563
Age : 38
Localisation : France
Date d'inscription : 24/04/2009

MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Dim 6 Déc - 15:46

Excellente suite!!! Pauvre Jean!!
Vivement la suite!!!
Biz
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kristianna
Confessions de Rosalie
Confessions de Rosalie


Féminin
Nombre de messages : 1460
Age : 21
Localisation : Dans le minuscule lit de Jake, sur la porte il y a écrit NE PAS DERANGER
Date d'inscription : 03/08/2009

MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mer 9 Déc - 0:49

Super suite. J'adore.

PS: désolé de pas avoir répondu plus tôt mais ma connection avait un blèm'.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://in-my-broken-heart.skyrock.com
Robie
Ecoute les aveux d'Edward
Ecoute les aveux d'Edward


Féminin
Nombre de messages : 425
Age : 22
Localisation : Tout au fond des océans
Date d'inscription : 06/08/2009

MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mer 9 Déc - 14:11

Merci. Les problèmes de connection...raah c'est mortel ce truc.

(Bill)

Je frissonnai en entendant les mots de Jean, mais avant-même que je ne réponde, il n’était plus là. Je ne comprenais pas très bien pourquoi il m’avait dit ça, et pour quelle raison obscure il se comportait de cette façon-là. Que croyait-il que ça sœur était pour moi ? J’aurais préférer rester à l’hôtel, j’aurais préférer retourner au parc une dernière fois pour voir ma belle inconnue, plutôt que d’être dans ce minable hôpital, à jouer les sages-femmes.
Tom s’était assis dans le fauteuil que Jean venait juste de quitter, tout près de cette fille.
Elle avait la même tête que son frère : pâle, triste et déprimante à souhait. Je m’assis en ronchonnant en me demandant encore une fois pourquoi j’étais dans cet horrible endroit. Je me rappelais que quelques heures plutôt j’avais cru voir ma belle inconnue se faire agresser. En fait, j’étais sorti du club épuisé, puis plongé dans un formidablement état d’engourdissement, j’errais ça et là. C’est à cet instant que j’avais cru la voir, j’avais cru apercevoir dans le regard de cette Lina, un trait de mon cher ange. Quelques secondes et cette expression unique de frayeur, de désolation et de résignation que je ne connaissais qu’à ma chère inconnue, m’avaient décidé à intervenir. Je m’étais alors rué sur l’agresseur, et là…au moment précis où j’allais l’enserrer de mes bras et dégager ma muse, il s’était tout simplement volatilisé.
Ensuite, Jean avait accourut complètement hystérique, puis les curieux s’y étaient joints, et déjà les cris des groupies qui me reconnurent fusaient, quand je m’enfuis de la scène. Dorénavant j’étais inutile dans toute cette mascarade. J’étais enragé, ah ce que j’avais la haine ! J’avais sauvé cette fille certes, et même là le doute s’insinuait en moi, mais je n’avais pas revu celle qui depuis des nuits entières hantait mes songes. Je ne connaissais même pas son nom !
Comment s’était déroulé le reste de la soirée ? Les autres et moi étions finalement rentrés chez nous, épuisés et déçus du fait que la soirée avait été écourtée. Mais Tom n’était pas satisfait, il y avait eu soudain cet intérêt pour Lina. Un intérêt complètement stupide, ou hors norme, pour moi vu qu’on ne savait pas qui elle était. «
_ On ne sait pas qui elle est ! s’était égosillé Tom. Tu rigoles j’espère. C’est Lina, notre nouvelle styliste.
_ La pauvre. Avais-je bredouillé
_ La pauvre…c’est plutôt plat comme réaction, surtout de la part de celui qui lui a sauvé la vie.
_ Maintenant ça va être ma faute parce que j’ignorais qui c’était ?! hurlai-je soudain agacé
_ ça suffit les garçons, personne n’était d’humeur à supporter vos chamailleries.
_ Mais David…
_ Il n’y a pas de mais. J’étais venu vous dire…qu’on va devoir reporter notre départ.
_ David qu’est-ce que…
_ Je n’ai pas fini Helmut. Nous partirons demain matin, tout est déjà réarrangé. Il n’y aura pas de problème majeur. Conclut David avant de quitter l’appartement.
Tom était venu s’avachir dans le fauteuil à ma gauche puis m’avait demandé si j’avais une idée du type d’herbes que David devait avoir fumé, pour reporter notre départ.
_ C’est sûrement Lina qui lui trop tapé dans l’œil.se moqua Gustav
_ Quelque soit la raison de cette décision, elle m’arrange. Gustav tu viens, on rentre.
Georg avait dit tout ça dans un ton si plat, si mécanique, qu’il m’a semblé que David, notre manager, n’était pas le seul à nous cacher des choses.
Mais peu importait maintenant, j’étais adossé contre la porte de la chambre de Karlina et la regardais dormir. Son visage me semblait vraiment familier, pourtant, ça ne pouvait être elle. Ça ne pouvait pas être mon ange à moi. Karlina Vera avait les cheveux découpés d’une manière particulière, presque sauvage, et j’avais beau fouillé dans chaque ride, chaque trait de son visage, je ne retrouvais pas tout à fait le visage de ma muse. Non, décidément ce n’était pas elle.
Dans ma concentration, je ne remarquai même pas que je m’étais rapproché d’elle. Je ne m’en rendis compte que quand j’entendis Tom s’éclaircir brillamment la voix. J’étais penché à quelques centimètres de son visage, et mon index dessinait lentement le contour de sa bouche, de son nez, de ses yeux… Je ne pouvais plus m’arracher à la contemplation de ce visage. Il était, dans de nombreuses voies, différent de celui de l’être parfait qui me hantait, cependant il y avait au fond quelque chose de vraiment commun à ces deux visages. «
_ Non mais Bill t’arrêtes là. Qu’est-ce que tu fais ? Ne me dis pas que tu viens soudain de te rendre compte à quel point elle était ravissante. Tu vois bien que j’avais raison, j’ai toujours raison d’ailleurs quand il s’agit de filles canons. Mais je ne vais pas te laisser me la voler. D’ailleurs…
_ Tom si tu pouvais la…
Je ne pus terminer ma phrase car quelque chose venait de se produire. Quelque chose de parfaitement normal, mais qui m’emplit de panique et peut être d’appréhension : Karlina était entrain de se réveiller.
_... J..Jean. J…Jean. Murmura-t-elle avec une difficulté étonnante
Elle commença à s’agiter, d’abord elle ne faisait que tourner sa tête de gauche vers la droite, puis droite vers la gauche ; puis son front se creusa d’une ride. Elle ne voulait pas, elle luttait contre quelque chose. Peut être rêvait-elle.
_ Jean !! explosa-t-elle les yeux toujours clos, le visage tordu de douleur.
Comme la première fois, cela se fit tout seul. Pendant une fraction de seconde, il sembla qu’une force surhumaine, une aura ni maléfique ni bienveillante m’avait attiré brutalement vers elle. Je ne me sentis plus vraiment moi, mais il fallait que j’empêche ça, que je mette fin à cette affreuse douleur que je lisais sur ces magnifiques traits, alors je…je l’embrassai.
Ce fut le moment le plus délicieux et le plus étrange que j’eus à vivre. Je ne saurais décrire avec exactitude ce qui se passa à l’instant où mes lèvres s’aplatirent contre les siennes, mais, il me sembla que le sol s’ouvrait sous moi. J’eus le sentiment qu’enfin je trouvais un sens à ma vie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://moW-na.skyrock.com
kat
Assiste au match de base-ball
Assiste au match de base-ball


Féminin
Nombre de messages : 563
Age : 38
Localisation : France
Date d'inscription : 24/04/2009

MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mer 9 Déc - 16:31

Oua excellente ta suite!!
C'est vraiment très beau ce que tu viens d'écrire!!!
Vivement la suite!!
Biz
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Robie
Ecoute les aveux d'Edward
Ecoute les aveux d'Edward


Féminin
Nombre de messages : 425
Age : 22
Localisation : Tout au fond des océans
Date d'inscription : 06/08/2009

MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Lun 21 Déc - 17:22

Coucou les filles dsl du long silence,mais mon ordinateur a des problèmes, je vais essayer de poster la suite de l'histoire d'ici deux jours. Vraiment désolée.-_-''
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://moW-na.skyrock.com
kat
Assiste au match de base-ball
Assiste au match de base-ball


Féminin
Nombre de messages : 563
Age : 38
Localisation : France
Date d'inscription : 24/04/2009

MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Lun 21 Déc - 23:23

Coooolll, la suite dans 2 jours!!!
Merci d'avance!!
Biz
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Robie
Ecoute les aveux d'Edward
Ecoute les aveux d'Edward


Féminin
Nombre de messages : 425
Age : 22
Localisation : Tout au fond des océans
Date d'inscription : 06/08/2009

MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mar 22 Déc - 17:45

Voila une petite suite.kizu!



De son côté Karlina semblait émerger peu à peu du brouillard. Elle grimaça en ouvrant les yeux.
Tom lui n’avait pas bougé, il regardait la place où je m’étais penché quelques secondes auparavant, c’est-à-dire juste au-dessus des lèvres de Karlina. Karlina…quel nom étrange. Tom semblait tout juste fasciné par ce qui venait d’arrivé, comme s’il avait vu prendre forme un des conte de Perrault juste sous ses yeux. La belle au bois dormant, la belle qui endormie depuis des temps immémoriaux s’éveillait après le baiser de son prince. Qui pouvait lui en vouloir ? Ainsi après mon baiser, Karlina s’éveilla complètement. Elle s’étira longuement et ballayant la chambre du regard elle demanda d’une voix endormie : «

_ Où est Jean ?

Tom qui sembla sortir brusquement d’un rêve s’empressa de répondre.

_ Il n’est pas là. Enfin..c’est sûr qu’il n’est pas là, mais en fait il est vient juste de rentrer chez lui..enfin chez vous. Tu vois il était rester tout le temps à ton chevet, sans dormir ni manger, j’ai pensé qu’un peu d’air lui ferait du bien…enfin tu vois quoi. Eh zut ! Et lui qui voulait être là à ton réveil, il va m’étrangler à son retour, c’est sûr !

_ C’est bon Tom, tu n’as rien à te reprocher. Je suis sûr qu’il ne t’en voudras pas, en plus…je sais qu’il s’en doutait avant de partir.

Karlina bailla longuement et se redressa sur son lit, l’air horriblement ennuyée.

_ Depuis combien de temps je dors ? demanda-t-elle en se frottant les yeux

_ Depuis combien de temps tu dors ?! Parce que toi tu appelles ça dormir ? fis-je ahuri.

Elle écarquilla les yeux d’incompréhension. Comment pouvait-elle…comment cette fille arrivait-elle à voir la vie si simplement, presque naïvement. Je la connaissais à peine mais il me sembla qu’elle m’en réservait encore d’autres, pareilles à celle-là. Franchement c’était le monde à l’envers !
Etonnée par toutes les émotions contradictoires qu’elle paraissait lire dans mon regard, elle se releva péniblement et s’adossa. Elle me contemplait comme on l’aurait fait pour une créature extraordinaire, comme si c’était la première fois qu’elle voyait quelqu’un de mon espèce. Je détournai le regard, elle éclata de rire : Je l’amusais. Je n’en revenais pas, elle se comportait comme si la veille elle n’avait pas failli mourir, comme si elle était à l’hôpital pour une simple consultation. Cette fille que j’avais sauvé moi-même d’une…ombre, car avouons-le ça n’était pas un être humain, un homme ne se fond pas aussi facilement dans l’air, cette même fille donc se réveillait à ce moment-ci comme après avoir fait une bonne sieste : ni plus, ni moins.
Cependant, au plus profond de moi je n’arrivais pas à lui en vouloir d’être aussi simple d’esprit. Mais je me haïssais presque pour ce que je venais de faire : l’embrasser ! Quelle idée ! De quoi j’avais l’air maintenant comparé à Tom. Vraiment quel idiot !

_ Mais…commença Lina au bout d’un moment. Mais…
_ Quoi ? Qu’est-ce tu as ? répliquai-je sans ménagement.

Elle fixait intensément mes lèvres. Ses yeux bouffis et sa tignasse dressée dans tous les sens sur sa tête, elle avait l’air d’une illuminée, et ses propos ne faisaient que souligner cette impression.
_ D’abord qu’est-ce que vous faites là tous les deux ? fit-elle en ignorant le ton que je venais de prendre avec elle. Puis s’asseyant complètement sur le lit, elle tendit la main et m’effleura le visage.
Je me rendis enfin compte que je n’avais pas vraiment bougé, j’étais assis sur son lit, mon regard enferré au sien. Lentement, elle se rapprocha de moi et parla d’une voix claire et distincte en détachant chaque mot.
_ Est-ce que tu viens de m’embrasser ?
Je détournai le regard, j’étais pris au dépourvu, je me sentis soudain faible et vulnérable. Elle soupira et avec un effort évident, me prit le visage entre ses mains et me força à la regarder bien en face.
_ C’est bien tes lèvres à toi qui m’ont sorties de mon cauchemar n’est-ce pas ? me susurra-t-elle

_ Non Lina ! Fis-je en la repoussant violemment. Non Karlina, je ne t’ai pas embrassée. Oublie ça, oublie tout ! Il ne s’est rien passé tu as compris ? Rien ! »

Je me levai brusquement, et je me ruai hors de cette fichue chambre. J’étais désemparé, j’étais agaçé, énervé parce que je me sentais désemparé et parce qu’en plus je ne savais pas pourquoi. Je claquai la porte de la chambre derrière moi et m’éloignai promptement de cet endroit. Il fallait que je m’éloigne, que je parte loin. Mon cœur frappai furieusement contre les barreaux de ma poitrine. Lui voulait rester avec elle, lui voulait que je retourne vers cette fille maléfique. Oui ! Maléfique. Je savais pourquoi je devais fuir : mon instinct me le hurlait. Mon instinct m’enjoignait de fuir le plus loin possible d’elle. Il fallait que je retrouve l’ange du parc, elle, elle m’apaiserait. Mon ange, elle, elle éteindrait le feu, car je brûlais. Je sentais les flammes me consumer lentement mais sauvagement, mes sens exultaient. Comment pouvait-elle faire ça ? Comment cette Karlina arrivait-elle à déchaîner mes sens rien qu’avec la pression de ses lèvres contre les miennes ? Elle y arrivait avec la simple sensation de ses doigts sur mes lèvres.
Il fallait que je retourne au parc et que j’aperçoive l’autre fille, celle qui hantait mes nuits, l’ange éploré.


(Karlina)

A peine avait-il terminé sa phrase que Bill s’était élancé vers la porte et l’avait claquée derrière lui. «
_ Non mais c’est quoi son problème ! hurlai-je hors de moi. J’aurais voulu pouvoir me lever, arracher sauvagement tous ses tubes reliés à moi et le poursuivre. Je l’aurais rattrappé et je lui aurais fais voir comment je gobais ses enfantillages. Non mais !
_ Non mais ! répétai-je en écho à mes pensées. Ton frère, il sniffe de la mauvaise herbe ou quoi !
_ Désolé Lina. Murmura Tom. C’est qu’il est un peu sur les nerfs ces temps-ci. Tu sais, avec la tournée qui commence bientôt, l’histoire du parc, et puis ton accident qui nous a vraiment tous bouleversés…tu comprends qu’il ne soit plus vraiment lui-même, n’est-ce pas ?
_ Je sais. Je sais…mais ce n’est pas une raison ! bougonnai-je. Il n’a pas le droit de me traiter comme, et puis d’abord c’est lui qui m’a embrassé, je ne lui ai rien demandé. fis-je en pleurnichant. Je suis faible et fatigué, il n’a pas le droit de me crier dessus.
_ Lina…ma petite Lina, je sais tout ça. Je te comprends tu sais. murmura Tom et prenant ma main entre les siennes. Il s’assit à la place de son frère et colla son regard au mien.
Il avait prononcé cette phrase avec un air faussement désolé, comme si tout ça l’amusait. D’ailleurs il se mit à rire. Je m’efforçai en vain de me fâcher contre lui et son stupide rire, mais celui-ci sonnait si gaiement qu’il finit même par me détendre complètement. Je me recouchai promptement dans mon lit, bercée par le rire de l’un de mes employeurs. Comme tout ça était étrange.
Et comme pour renforcer ce sentiment que j’avais, je réalisai soudain que Tom s’était encore rapproché de moi, et je pouvais sans peine détailler chaque trait, chaque détail de son charmant visage. Il était vraiment…beau. ça me coutait énormément, mais c’était une évidence, mais je devais admettre que malgré cet air poupin, Tom Kaulitz était vraiment craquant. Reprenant mes esprits, je réalisai qu’il me parlait depuis un bon moment déjà, mais que disait-il ?Je n’en avais pas la moindre idée.
_ Lina ? Lina, tu m’écoutes au moins ?
_Hein…quoi ? Excuse-moi je ne te suivais pas. Qu’est-ce tu disais ?
_ J’essayais pour la ènième fois de te raconter l’histoire du parc, tu sais Bill et la mystérieuse jeune fille du parc.
_ Quoi ?
_ Laisse tomber, ce n’est pas grave. Mais…qu’est-ce tu regardais avant que je ne t’interrompe?
_ Toi. Je te regardais toi. Fis-je simplement avant de changer de sujet de conversation.

Il prit d’abord un air embarrassé et innocent, puis se plongea corps et âme dans la discussion. Malgré son jeu j’étais sûre qu’il jubilait. J’aurais parié qu’il me croyait à présent complètement et éperdument amoureuse de lui.
_ Dis-moi Karlina on part demain, j’espère que tu seras des nôtres. demanda-t-il inquiet
_ Je ne pense pas que j’aurai le droit de voyager dans le même bus que vous, mais je pense que je pense que je travaille toujours pour les Tokio machins.
J’avais dit cela en riant pourtant inconsciemment il s’était pincé les lèvres. J’avais dû le vexé, il ne devait pas beaucoup apprécié la façon dont je parlais de son groupe. Mais enfin ! Il ne pouvait pas sérieusement m’en vouloir à cause de cela, je n’étais pas fan de son groupe, je n’allais pas faire semblant non ?! Et puis il commençait à m’agacer sérieusement, il aurait dû fiche le camp avec son taré de frère. Et puis zut !
_ Lina ? sursurra-t-il comme conscient de toutes mes élucubrations intérieures.
_ Quoi ?répliquai-je sur les dents. Cette folie qu’il avait de vouloir me séduire par tous les moyens m’agaçait de plus en plus. Ce qu’il pouvait être lourd !
_ Je m’en vais. Dit-il en se levant. Prends soin de toi, on se voit demain. fit-il avant de déposer un léger baiser sur le front. Sur ce, il déposa ma main avec mille-et-une précautions et s’éclipsa.
J’aurais voulu me lever et applaudir sa sortie tant elle était triomphale, tant elle est digne des plus beaux films à l’eau de rose, seulement j’avais plus la force de faire quoi que ce soit.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://moW-na.skyrock.com
kat
Assiste au match de base-ball
Assiste au match de base-ball


Féminin
Nombre de messages : 563
Age : 38
Localisation : France
Date d'inscription : 24/04/2009

MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Jeu 24 Déc - 0:38

Merci pour cette suite, j'ai adoré!!
J'espère que Bill va se rendre compte que c'est elle la fille du parc!!
Vivement le prochain chapitre qui j'espère sera vite là!!
En attendant, bonne fêtes!!!!!!!
Bisousssssss
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Robie
Ecoute les aveux d'Edward
Ecoute les aveux d'Edward


Féminin
Nombre de messages : 425
Age : 22
Localisation : Tout au fond des océans
Date d'inscription : 06/08/2009

MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Lun 4 Jan - 18:38

Coucou alors bonne année les filles, meilleurs voeux!
Merci de lire ma fiction malgré mon irrégularité chronique..j'espère que serez là..bientôt pour lire cette suite.
J'aimerais savoir si vous écrivez(fictions, poèmes,autres), j'adorerais vous lire, e m'en inspirer car c'est temps-ci ces la panne. Embarassed
bize!



Plus tard dans la soirée…

Depuis quelques minutes déjà je contemplais ce radioréveil. Je ne cillais pas, je le fixais comme s’il détenait la clé, les réponses à toutes mes questions.
« _ Vingt-et-deux heures et trente minutes, fis-je à haute voix en détaillant les chiffres qui venaient de s’afficher sur le minuscule écran du radioréveil. Le neuf de vingt-et-neuf avait été remplacé par un zéro. Le deux de vingt-et-neuf avait laissé la place à un trois rustique. Même cette machine me semblait avoir une essence propre.
Depuis combien de temps est-ce que j’étais là ? Je n’en avais aucune idée. Peu après le départ des jumeaux à l’hôpital, Jean était revenu. Il n’avait pas semblé surpris de me voir éveillé, ni surpris ni même déçu de ne pas avoir été là, une fois de plus. Il s’était assis machinalement dans le fauteuil que Tom avait quitté quelques temps auparavant, le regard plongé dans mon regard et une expression d’extrême détresse au plus profond de ses pupilles. Ce regard était empreint d’une telle douleur qu’il me fit détourner la tête. Jean avait peur, mais de quoi ou de qui ? Jean ne voulait pas que je parte, mais avec ou sans son accord j’allais m’en aller. Comme j’avais détourné mon regard de lui, il était venu s’étendre silencieusement à mes côtés. Allongé sur le dos, la tête contre le mur et les bras croisés sur sa poitrine, il était irrésistible. Oui vraiment, il était magnifique. Le rayon de lumière de l’ampoule électrique lui coulait sur le visage avec espièglerie, enrobant légèrement le contour de ses lèvres, jouant des ombres de ces cils sur ses joues rebondies. Il était d’une pâleur irréelle, terrifiante même à voir de plus près.
« _ Lina, murmura-t-il soudain, fixant toujours le plafond.
_ Oui ? répondis-je précautionneusement
_ Est-ce que…hésita-t-il. Est-ce que tu n’as pas l’impression de l’avoir déjà vu quelque part ?
_ Qui ?
_ Il m’a l’air si familier, continua-t-il. Il est si étrange, et quelle sensation anormale quand il est là. On dirait presque qu’il module l’atmosphère autour de lui en fonction de ses patients…le chaud, le froid. Le bonheur, la confiance…faites votre choix, ricanna-t-il
_ De qui tu parles ? Je ne comprends rien à ce que tu racontes, bredouillai-je.
Puis brutalement il s’étendit tout entier sur le côté droit, ainsi il me faisait face, et comme pour se confesser, il se pencha vers moi et prononça le nom.
_ Le docteur Tiffen Land, dit-il dans un murmure presque inaudible. Je suis sûr, je suis persuadé de le connaître. Oui, je l’ai déjà rencontré. Mais où et quand ? Et dans quel camp était-il ?
_ Commença dans quel camp ? demandai-je. Il ne me répondit pas et s’allongea de nouveau sur le dos. Ses cheveux formaient une masse désordonnée autour de sa tête, et se nez qui se fronçait sous l’effet de la concentration le rendait si adorable…
_ Jean de quoi parles-tu, réponds-moi s’il te plaît. suppliai-je
Aucune réaction.
_ Je suis ta sœur après tout, tu peux tout me dire, insistai-je. Je ne te cache jamais rien, jamais.
Aucune réaction. A cet instant je n’y tenais plus. Cela faisait un moment que je sentais ça, Jean me cachait quelque chose, quelque chose de très grave. J’étais convaincue que ça concernait notre passé...peut être maman. Ou c’était peut être qu’il avait retrouvé ce fameux oncle qu’il cherchait depuis un moment. Peut être était-il allé le retrouver en cachette et avait appris des choses sur notre mère. Mais pourquoi ne parlait-il pas !!
Je m’étendis à mon tour sur le côté et le contemplai intensément. Sa pâleur s’était accentuée avec cette nuit noire qui était tombée sur la ville et cette lumière crue, on aurait presque dit qu’il n’était pas humain. Pâle, froid et insensible au moindre de mes mouvements. Son corps fin mais magnifique sculpté était figé, véritablement sosie de ces statues grecques qu’on voyait dans les musées. Etait-ce apollon ou Zeus qui ce soir reposait à mes côtés ? Je n’aurais pas su répondre. Tout doucement je commençai à dessiner avec le bout de mon doigt le visage cet être parfait, les moindres stries du front, le nez à présent défroissé, le contour des yeux… Il avait fermé les yeux sous la pression de mon index sur ses paupières. A présent il respirait sereinement, le sourire aux lèvres.
Je continuai alors mon aventure, soulignant les contours de ses joues, puis son menton. Je savais qu’il cela devait affreusement le chatouiller, j’espérais que ça lui délierait la langue, qu’il ne tiendrait pas et déposerait les armes en riant. Il n’en fit rien. J’allais abandonner quand j’aperçu la cicatrice. Elle commençait en dessous du menton et lui sciait sauvagement le coup jusqu’à la base. Il n’avait jamais voulu me dire d’où elle sortait, mais il l’avait toujours eue. Inconsciemment je plongeai la main et suivis avec insistance le relief écœurant de cette chose…alors il se mit à convulser !
Il convulsait vraiment. D’abord ce fut de légère secousses, presque anodines. Je sentis tous les muscles de son corps se crisper, se serrer autour de sa personne. Il commença à suer. Etrangement, ses yeux étaient toujours fermés et ses lèvres adorables s’étaient repliées en un rictus malsain.
_ Jean ! Jean, hurlai-je paniquée. Je le secouais, je l’implorais. Ses convulsions étaient plus emportées, saccadées et incontrôlées.
_ Jean ! Mais réponds-moi enfin ! suppliais-je en vain.
Puis ce fût le silence, abrupt, inattendu et assourdissant. Jean me serrait contre lui. Moi, petite et fluette à côté de lui, je me perdais dans la violence de son étreinte. Il semblait terrifié et accablé.
_ Je sais Lina. Je sais qui il est.
Le silence se fit encore dans la chambre.
_ Allons nous-en…tout de suite, coupa-t-il avant même que je ne proteste. »

Et c’était comme des voleurs que nous avions filés de cet hôpital. Je ne prétends pas que nous avons échappés aux infirmières et à la sécurité, j’étais libre de sortir vu que le Dr Land avait signé. C’est plutôt que Jean s’était comporté comme si nous étions poursuivis, en territoire ennemi ou même menacés de peine de mort si nous nous éternisions. Alors c’est en courant que nous avions rejoint la voiture, et en trombe qu’on avait filé de là.
Nous étions arrivés incroyablement vite dans l’appartement et aussitôt arrivés, Jean s’était éclipsé dans sa chambre. Je ne l’avais pas suivi, je n’avais pas protesté, je n’avais même pas prononcé un seul mot dans la voiture alors que nous roulions comme des forcenés. Je m’étais servie un verre d’eau et j’étais montée me coucher.
Maintenant, j’étais assise dans la pénombre et je fixais mon radioréveil. Dans quelques heures je serais en route avec le groupe pour une nouvelle tournée. Combien de temps cela durerais avant que je ne revienne ? Devais-je rester…après tout ma carrière importait peu devant le bonheur de mon seul frère, ma seule famille. Si jamais il lui arrivait malheur pendant mon absence…si jamais son étrange comportement sollicitait finalement plus d’attention, plus de soin….
« _ Mon Dieu aidez-moi à faire le bon choix ! sanglotai-je, désespérée et éperdue.
_Lina ? demanda-t-il dans la pénombre. Tu ne dors pas ?
Il entra sur la pointe des pieds comme s’il ne voulait pas me réveiller et s’étendit près de moi.Il me prit dans ses bras et posa ma tête contre son torse. La sensation m’emplie d’un bonheur délicieux et silencieux. Je savais qu’il serait toujours là, j’avais la certitude, étendue dans ses bras protecteurs, que jamais mon frère ne me m’abandonnerait. Où que j’aille, où qu’il soit, ce lien, notre lien était plus fort que tout.
_ Lina. Je suis désolé d’avoir été si étrange et violent tout à l’heure. Je…
_ Chut ne dit rien. C’est passé, coupai-je.
_ Non Lina, écoute bien. L’homme, le docteur Land, c’était un ami de…de notre mère, fit-il avec un effort manifeste pour prononcer le dernier mot. Je m’abstins de tout commentaire, je n’avais jamais su non plus pourquoi il avait toujours eu tant de mal à l’appeler « maman ».
_ Comment tu sais ça toi ? questionnai-je. Pourquoi toi tu arrives à te rappeler des choses pareilles et pas moi ?
_ Lina, arrête, gémit-il. Ce n’est pas de ma faute ! Si seulement tu savais…je voudrais effacer toutes ces choses de ma tête. Je pourrais me les arracher au canif, ou me bruler la cervelle pour ne plus les voir. Toutes ces images…ces horreurs que tu appelles « notre passé », « nos souvenirs », « maman ».
Je le sentais qui tremblait de colère sous moi. Sa voix s’était brisée sur ce dernier mot : « maman ». Je me pressai contre lui pour l’apaiser. Il se calma instantanément.
_ Ce Dr Land était déjà médecin à l’époque où elle vivait encore. Il lui enseignait…des choses.
_ Des choses ? murmurai-je. Quelles choses ?
_ De la médecine. Il lui apprenait à mélanger et assembler des éléments chimiques, des médicaments et autres. Enfin…quelque chose comme ça je crois.
_ De la chimie ? Elle jouait à l’apprentie sorcière dans notre maison ? En notre présence ? Mais comment tu sais tout ça !
_ Je n’en sais rien ! mentit-il. Arrête de m’embêter avec ça. Je veux juste de te dire de te tenir à carreau. Ne le contacte jamais, tu m’entends ?
Et il prit ma figure entre ces mains et me força à le regarder. Dans l’obscurité, ces yeux flamboyaient, ces prunelles enflammées brûlaient d’une fureur meurtrière.
_ Jamais Lina, jamais, chuchota-t-il. J’acquiesçai, impuissante.
Ensuite, il se leva, déposa un léger baiser sur mon front et se retira dans sa chambre.
_ Bonne nuit ma Lina. Je t’aime, dit-il en fermant la porte derrière lui ».
J’étais en état de choc, les yeux grands ouverts, je fixais les chiffres du radioréveil dans un demi-sommeil. Il me fallait dormir. Il me fallait prendre du repos car le sens de tout ça m’échappait sérieusement. Je souffrais de tout ce mystère, mais plus que jamais je me sentais seule, seule et effrayée. Il me semblait qu’un prédateur invisible me poursuivait, fonçait sur moi et que même Jean…même Jean ne pourrait rien contre sa venue et sa victoire prochaine.
Je me détournai du radioréveil et me recroquevillai dans mon lit. C’est couchée en fusil de chasse, les genoux contre le torse et le visage déformé par la tristesse et la peur, que je m’endormis.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://moW-na.skyrock.com
kat
Assiste au match de base-ball
Assiste au match de base-ball


Féminin
Nombre de messages : 563
Age : 38
Localisation : France
Date d'inscription : 24/04/2009

MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Dim 10 Jan - 1:38

Désolée cela fait un moment que suis pas venue!!!!!!
J'adore toujours autant, c'est assez flippant comme histoire, vivement la suite!!!!
Désolée, pas de fic pour moi, donc peut pas t'aider!!!
Bisouss
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Robie
Ecoute les aveux d'Edward
Ecoute les aveux d'Edward


Féminin
Nombre de messages : 425
Age : 22
Localisation : Tout au fond des océans
Date d'inscription : 06/08/2009

MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mar 12 Jan - 7:13

coucou! t'inquiète pour l'irrégularité sur ce forum, j'ai fait pire que toi.
Je suis rassurée que tu l'aimes toujous, la suite d'ici mercredi!bise!
ps pour les poèmes, c'est pas grave, merci quand même! smack
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://moW-na.skyrock.com
kat
Assiste au match de base-ball
Assiste au match de base-ball


Féminin
Nombre de messages : 563
Age : 38
Localisation : France
Date d'inscription : 24/04/2009

MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Jeu 14 Jan - 1:03

Coucou!!!
J'espère que la suite va arriver!!! Et oui, nous sommes mercredi!! Hihihi
Bisoussss
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Robie
Ecoute les aveux d'Edward
Ecoute les aveux d'Edward


Féminin
Nombre de messages : 425
Age : 22
Localisation : Tout au fond des océans
Date d'inscription : 06/08/2009

MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Jeu 14 Jan - 7:40

Laughing Et suis au rendez-vous!
Bonne journée, gros bisous et voila la suite!

Premier trajet

Le ciel semblait près à se couvrir, mais il semblait tellement étrange qu’il puisse pleuvoir. Et si cela arrivait, il sentait qu’il ne pleuvrait que des blocs de glace. Le réchauffement climatique qu’ils disaient ces faibles humains. Comme ils pouvaient être sots des jours, c’en était presque aberrant. Lui aurait misé sur quelques démons ou autres créatures de l’obscurité qui jouaient encore à énerver les Anciens. Il éclata de rire au souvenir de ce monde parallèle à celui des humains et dont ces derniers, malheureusement, ignoraient l’existence.
« _Les démons n’existent pas voyons, ça doit être un effet de ton imagination, se disaient-ils tout bas quand ils avaient eu le malheur d’apercevoir une créature quelconque de son monde ».
Quoiqu’il en soit il était temps d’y aller. Le groupe était près à partir et il était l’un de leur garde du corps, en fait il était le seul qui méritait ce nom là, mais puisqu’il fallait se fondre dans la masse il ne jouait pas trop à montrer sa vraie force.
Il se leva et enfila son manteau par-dessus tout l’attirail du garde du corps, que ses collègues estimaient comme vital. L’oreillette accrochée à son oreille droite, il rajusta son col roulé en faisant une grimace. Cette chose le gênait horriblement dans ses mouvements ces derniers temps, et il se promettait que dès qu’il y aurait un peu d’action dans le coin, il n’hésiterait à s’en libérer aussi sauvagement que possible.
Il ramassa ses affaires pour la tournée, ce qui consistait en fait en un immense sac à dos, et jeta un dernier coup d’œil dans l’appartement. Il semblait totalement inhabité, comme les jours où qu’il partait chasser. Il fit le tour des lieux en se délectant du délicieux souvenir de sa dernière partie de chasse, un rictus mauvais sur les lèvres. En revenant vers la porte, le reflet que lui renvoyait le miroir qu’il avait accroché au mur quelques jours plus tôt, le stoppa net. Il se rapprocha de l’étrange personnage qu’il voyait sur la surface du miroir.
« _ Fascinant, murmura-t-il en s’observant »
Oh comme il était pingre en compliment quand il s’agissait de sa propre personne. Cela était d’autant plus étonnant vu qu’il ne se gênait pas pour complimenter les humaines de toute beauté qu’il rencontrait. Quel mot fallait-il pour qualifier ce magnifique jeune homme au regard électrique et aux pupilles de feu, qui s’observait l’air innocent. Oh certes le regard était innocent, charmeur, hypnotique même, mais la carrure n’avait rien de doucereux. Non, ce qui se dégageait de ce grand brun au regard allumé, c’était cette chaleur suffocante que sa personne dégageait, c’était une impression d’insécurité extrême mêlée de soumission qu’il provoquait chez les mâles de la race humaine. Cependant pour les femmes c’était une toute autre sensation qu’il dégageait. Pour elles et pour elles seules, il était le mâle dans sa grandeur, mais aussi le mal dans toute sa perfidie. En sa présence mesdames perdaient la tête. L’extase et l’euphorie les surprenaient quand cet être divin pénétrait leur âme de son regard. Son souffle les faisait plier les genoux, et enfin son toucher, elles étaient déjà soumises.
Cela vous étonnerait-il alors d’apprendre qu’il n’était pas tout à fait humain ? Non. Sa mère avait été humaine une fois, avant qu’elle ne se damne pour son amour et après cela elle était devenue une splendide déesse des ténèbres. Et son père ? N’en parlons même pas, entre deux parties de chasse, il faisait coureur de jupons professionnel : un vrai tombeur.
« _ Absolument fascinant, répéta-t-il en sortant de sa contemplation »
Son regard inquisiteur fixait le dessin divin de son corps. Le haut était agréablement taillé, un torse musclé moulé par son ignoble vêtement, un ventre subtilement travaillé qui suggérait la qualité de ce qui suivait si on descendait un peu plus bas.
Rassuré du fait qu’il incarnait toujours le désir et la passion la plus aliénante, la raison absolue de se livrer aux « plaisirs de la chair », il se passa la main dans ses cheveux hirsutes et partit travailler.

(Karlina)

Je me tenais près du bus depuis une bonne demi-heure déjà, et personne n’avait encore pris la peine de me renseigner ou même de daigner me regarder. Ils allaient, ils venaient. Tout autour de moi ça grouillait et ça fourmillait de partout. Et moi, je claquais des dents et je tremblais de froid. Je devais être ridicule debout au milieu de ces gens qui s’affairait, grinçant de partout et entourée d’une tonne de valises. Ah elle était bonne celle-là ! Qu’est-ce qui m’avait prise de m’encombrer de ces deux énormes valises. Le chiffre avait l’air maigre quand on y pensait, mais quand j’avais dû les transporter à moi toute seule jusqu’aux bus après le départ de Jean, je m’étais sentie plus faible et incapable que jamais. Qu’étais-je devant ces énormes gaillards qui passaient devant moi, et ces rares silhouettes féminines que j’entrevoyais semblaient bien armées contre ce froid mordant.
J’essayais de me réchauffer en esquissant quelques pas de ça et de là de mes valises, quand une de ces rares silhouettes féminines se dirigea vers moi. Cette une jeune fille rousse à la démarche élégante et aérienne, elle était d’une beauté à couper le souffle.
« _ Hello Karlina, bienvenue ! fit-elle la bouche en cœur.
Je me mordis involontairement la lèvre quand j’entendis tinter son irrésistible voix. J’étais soudain emplie d’une haine et d’une jalousie si violentes que je dû détourner le regard du sien pour pouvoir me reprendre. Que m’arrivait-il ? Pourquoi la seule présence de cette créature m’emplissait d’un tel désir de…meurtre ?
_ Karlina est-ce que tout va bien ? demanda-t-elle irritée devant ma réaction.
Elle devait me prendre pour une timide maladive et donc sûrement pour une petite fille insignifiante. Je respirai lentement à trois reprises, puis la fixai le sourire aux lèvres.
_ Je vais bien, merci. Puis-je savoir à qui j’ai l’honneur ? répliquai-je froidement.
Au lieu de répondre avec virulence, comme je l’avais tant souhaité, elle sembla rassurée par ma réponse. Il me semblait qu’à cet instant, elle me jugeait digne de faire partie de l’équipe. Il se rapprocha de moi, me planta une carte de membre du staff dans la main et me tendit la main.
_ Moi c’est Lorelei, je suis l’attachée de presse et cetera du groupe. Ravie de t’avoir dans l’équipe ! fit-elle tout sourire.
_ Enchantée, fis-je décontenancée. J’avais perdu toute assurance devant elle, et ma haine même semblait se faire toute petite devant une personne si aimable dans le fond. Honteuse, je m’efforçai de trouver quelque chose à bafouiller.
_ Oh, scanda-t-elle, et si on s’occupait enfin de ces pauvres petites mains qui tremblent de froid ».
Et elle passa ses bras autour de moi comme pour me réchauffer et m’attira à l’intérieur du bus garé à quelques centimètres de nous. Pénétrer à l’intérieur de ce bus fut encore plus surprenant que ma rencontre avec Lorelei, je pénétrais incontestablement dans un nouveau monde, inconnu et peut être dangereux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://moW-na.skyrock.com
kat
Assiste au match de base-ball
Assiste au match de base-ball


Féminin
Nombre de messages : 563
Age : 38
Localisation : France
Date d'inscription : 24/04/2009

MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Jeu 14 Jan - 21:57

Yes cooooollll!!!
Merci pour cette suite, qui nous laisse encore en haleine mais bon!!!
Vivement le prochain chapitre!!!
Bisouss
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Robie
Ecoute les aveux d'Edward
Ecoute les aveux d'Edward


Féminin
Nombre de messages : 425
Age : 22
Localisation : Tout au fond des océans
Date d'inscription : 06/08/2009

MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Ven 15 Jan - 13:03

Eh oui, de mystère en mystère! lol!
Mais bientot tu auras droit à une série complète de révélations. Pour le moment, j'innove encore mon style. smack



« _ Hey les mecs, regardez ce que j’ai pêché pas loin du bus,cria Lorelei en me poussant devant elle. L’endroit était étroit certes, mais beaucoup plus « luxueux » que prévu. On aurait dit que c’était le bus du groupe et pas celui des membres du staff. Je me sentis réconfortée à l’idée d’être si bien considérée dès mon arrivée, je croisais les doigts pour échapper plus tard à la corvée du café et des croissants.
Plongée dans mes réflexions et avançant à tâtons, je me heurtai bien évidemment contre un machin dur et tout cabossé. A mon grand étonnement le choc me projeta sur le côté, comme si j’avais rebondie. Des bras me retinrent avant que je ne morde les bords d’un meuble quelconque.
_ Wow doucement la nouvelle, dit une voix taquine au-dessus de moi. Je réalisai qu’elle appartenait à la personne qui m’avait retenue de ses bras, confuse je levai la tête vers le visage de la personne pour m’excuser et me dégager de son emprise. C’est à instant-là que je reçu le second impact. Je sentis comme une puissante décharge électrique quand mes yeux tombèrent sur le divin visage de l’inconnu.
J’allais m’effondrer une fois encore, mais il me retint. Ma tête tournait.
_ Dites donc, tu ne tiens pas du tout sur tes jambes toi, fit la voix toujours plus caressante.
L’inconnu me serrait contre lui de peur que je ne lui échappe encore. Délicatement, il me guida vers l’espace qui m’était réservée et me fit asseoir face à lui.
_ Madame et arrivée, dit-il avec une voix de stewart mielleux.
_ Merci…euh..désolée. Je ne…enfin j’ai un peu de mal à me déplacer dans un bus, bafouillai-je, évitant soigneusement de le regarder.
_ Karlina, est-ce que vous êtes timide au point d’éviter de me regarder avant de me parler ? Ou peut être...suis-je si affreux à regarder ? demanda-t-il avec une légère inquiétude dans la voix.
Je sentais dans le ton de cette dernière que je l’avais sûrement vexé, et je ne voulais pas. Je ne supportais pas cette idée, pourtant la douceur de sa voix en avait pâti. Elle s’était faite plus rauque. Cependant avant même que je relève la tête, je sentis des doigts me pincer m’effleurer le menton, et ma tête se releva sans que je ne lui en eusse donné l’ordre.
_ Bonjour Karlina, je suis Ilian, prêt à te servir, me susurra-t-il, ses lèvres dangereusement proches des miennes.
_ Ravie de te rencontrer…bafouillai-je le feu aux joues.
Une indescriptible chaleur s’était emparée de tout mon corps, et sous le contact de ses doigts, à cause du parfum particulier de son souffle, ma personne entière flambait. Je ne me sentais plus le pouvoir de détacher me yeux des siens même si ces derniers me consumaient littéralement.
_ Ilian…murmurai-je envoutée. Je ne résistais même pas à l’emprise qu’il exerçait sur moi, tout ça était si nouveau, si agréable. Je me serais laissé aller contre lui si l’on ne m’avait pas brutalement tirée de mes songes.
_ Ilian ! répéta une autre voix juste derrière moi.
Il détacha promptement ses doigts de mon visage et me repoussa fermement. Ensuite il répondit de la voix la plus glaciale qu’il m’avait été donnée d’entendre.
_ Qu’est-ce tu me veux encore Alessia, siffla-t-il.
Il y eut un court silence, puis j’entendis l’intruse sangloter, je me retournai pour la voir et m’excuser, après tout c’était moi la cause de tout ce désordre. J’aperçu un premier une chevelure blond paille magnifiquement coiffée, puis mon regard tomba dans le sien. Elle aussi me regardait. Elle avait le visage noyé de larmes et était secouée de tremblements.
_ Je...je suis…commençai-je. Elle me foudroya du regard et s’enfuit ».
Je me retournai pour m’expliquer avec Ilian, le sermonner et l’accuser de tous les maux, quand il détruisit ce qui m’était revenu comme volonté.
Il posa son subtilement un doigt sur mes lèvres, me plaqua fermement contre lui et m’hypnotisa de ses yeux de braise. Il souriait, triomphant. Je m’abandonnais à lui sans résistance, il s’en délectait, et apparament il n’en attendait pas moins de moi. De mon côté, je vibrais, je frissonnais de désir. Mon corps entier haletait, attendant impatiemment, priant éperdument l’être divin de déposer enfin le doux nectar sur le bord de mes lèvres. Tous les muscles de mon corps étaient tendus vers ce seul désir, et lui, il attendait. Encore plus lentement qu’auparavant, il approcha ses lèvres parfaites de mes lèvres, et s’amusa à ramener une mèche de mes cheveux derrière mon oreille. Il s’amusait, il exaltait. Je frissonnais d’impatience, l’attente me rendait fiévreuse et mes sens étaient exacerbés. Vicieusement, il descendit délicatement sa main qui me retenait jusqu’au bas de mon dos, puis déposa un sensuel baiser dans le creux de mon cou. J’exultais à mon tour. Ce baiser qui devait me libérer du désir, m’enchaîna à lui. Je sentais que le moment venu, le moment où il l’aurait décidé, il me posséderait entièrement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://moW-na.skyrock.com
kat
Assiste au match de base-ball
Assiste au match de base-ball


Féminin
Nombre de messages : 563
Age : 38
Localisation : France
Date d'inscription : 24/04/2009

MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Sam 16 Jan - 20:09

oua qu'elle suite!!!! C'est excellent, j'adore grave grave!!!!
Tu écris merveilleusement bien, alors continu!!!!
Vivement le prochain chapitre!!!
Bisouss
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Robie
Ecoute les aveux d'Edward
Ecoute les aveux d'Edward


Féminin
Nombre de messages : 425
Age : 22
Localisation : Tout au fond des océans
Date d'inscription : 06/08/2009

MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mar 19 Jan - 11:59

happy Merci!! merci.
Là j'ai commencé à écire la suite à la main, donc reste à saisir, et à te la poster très vite. smack
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://moW-na.skyrock.com
kat
Assiste au match de base-ball
Assiste au match de base-ball


Féminin
Nombre de messages : 563
Age : 38
Localisation : France
Date d'inscription : 24/04/2009

MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Jeu 21 Jan - 19:06

OUIOUIOUI
Je suis impatiente alors j'espère que tu continueras vite!!! Hihihi
Bisoussssssss
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Robie
Ecoute les aveux d'Edward
Ecoute les aveux d'Edward


Féminin
Nombre de messages : 425
Age : 22
Localisation : Tout au fond des océans
Date d'inscription : 06/08/2009

MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mer 27 Jan - 16:14

<<_ Hum hum! fit une voix de nouveau.

Cette fois-ci, je le repoussai et m'éloignai promptement de lui. J'étais décidément plus faible que je ne le croyais. Mais enfin! Que m'arrivait-il? Depuis que ce contrat m'était tombé dessus, je ne cessais de foncer dans le tas sans même réfléchir. D'abord cette folie que c'était révélé être mon achat dans cette étrange boutique de cds,cette chose effrayante qui m'avait bourdonné de ces aberrations, et maintenant lui. Ilian. Non vraiment, c'en était trop.

Irritée je m'éloignai encore de lui en esquissant un pas vers l'intrus. Je réalisai alors qu'il s'agissait en fait d'une montagne de muscles couverte d'un vêtement de couleur douteuse. Je levai encore la tête vers le visage de cet hercule, imaginant sans peine la physionnomie brutale et sauvage que j'allais découvrir. Il semblait en effet évident que cette masse ait comme visage celui d'un chérubin, et pourtant, c'est ce visage-là qui m'apparut.

Ma surprise était telle que je reculai de nouveau, mais cette fois-ci c'était vers ilian j'allai. Devant ma réaction, le massif se mit à trembler, la montagne s'ébranlait...de rire.

_ Je vois que tu as fait la connaissance d'Ilian, me dit-il. Cela ne m'étonne pas qu'à présent tu aies peur de moi. Les femmes le trouvent toutes charmantes, mais c'est p^lutôt lui l'animal, pas moi.

_ Euh...désolée d'avoir réagit comme cela, balbutiai-je

_ T'inquiète pas va! fit-il gaiement, me tapotant l'épaule. Je suis habitué, mais par dessus tout, je suis ravi de te voir saine et sauve Lina!

Je ne compris pas très bien ce qui se passa, mais soudain mes pieds ne touchaient plus le sol, et mes bras avaient été brutalement ligotés par les puissants muscles de la montagne branlante. Il m'avait soulevée et...me serrait dans ses bras. Avait-on jamais vu un pareil lourdeau!

_ Au fait, je m'appelle Dario. Bienvenue parmi nous ma chère, sit-il en me reposant. (Beaucoup trop tard à mon gout) Et avant que je n'oublie,aboya-t-il à Ilian,Gordon m'envoie te chercher, il veut te parler.

_ Bien, répondit Ilian sans bouger du lit où il avait demeuré jusque là. J'y vais de ce pas.

_ Super! Et ben Lilie,fais comme chez toi, je parie que Lorelei et Alissia sont hyper contentes d'avoir une nouvelle. Tu vas voir, elles sont adorables ces filles, adorables, clama-t-il.>>


Ilian et moi échangeâmes un regard sceptique, puis ils s'en allèrent.


Une fois qu’ils furent hors de vue, je m’effondrai sur le lit qui m’était apparemment destiné et fermer les yeux. Dario avait dit qu’on ne tarderait pas à partir. Je ne savais ni quand, ni comment tout ça serait organisé, mais à cet instant là, je m’en fichais royalement. Il fallait que je réfléchisse, que je me reprenne en main, je n’avais pas cessé de me laisser porter par les événements ces derniers temps, je sentais que ça me perdrait un jour.
mais que pouvait-on bien me reprocher ? Aujourd’hui plus que jamais, je me sentais plus vivante, plus gaie. Je me sentais bénie mais peut être n’avait toujours pas grandi, peut être étais-je trop naïve. Je n’aurais pas le dire, je ne voulais pas le dire ou même y penser, je voulais savourer chaque instant de ma nouvelle vie.
Je soupirai et m’étendis sur le lit, le regard tourné vers la vitre. Je pouvais deviner le froid qu’il faisait à l’extérieur rien quand observant les gens se hâter de rentrer dans les bus. Il n’y avait plus autant de monde qu’à mon arrivée, l’heure du départ avait bel et bien sonné. Je détournai mon regard de la vitre, ennuyée par le spectacle qui s’offrait à l’extérieur, derechef je soupirai en savourant la délicieuse chaleur qui réchauffait mon corps. Peu à peu, engourdie par cette agréable sensation, je me détendis assez pour pouvoir aborder plus posément les pensées qui s’entrechoquaient dans ma tête. Je croisai les bras sur ma poitrine et commençai à débroussailler le champ d’investigation de mes pensées.
Ilian. Qui était ce Ilian ? Pourquoi et comment exerçait-il cet incroyable pouvoir sur mon moi ? Pourquoi moi ? Et pourquoi avait-il réagit de cette façon à mon égard, alors qu’il ignore tout de moi ?
Je pensais sncèrement qu’il devait en savoir très peu sur moi, cependant...j’avais des doutes. L’instant précédent, qu’on nous nous étions retrouvés les lèvres à quelques centimètres l’une de l’autre, il était si confiant, si sûr de lui ; de plus l’éclat dont brillaient ces yeux étaient espiègle. Il savait des choses sur moi, ça sentait le prémédité. Je me disais qu’il m’avait peut être repérée le soir de l’incident et avait flashé sur moi. Mais au fond de moi je me sentais vraiment stupide.
Oui, j’étais vraiment stupide. Quel mal il y avait au fait qu’il s’intéresse à moi ? Il s’était servi de moi pour achever cette fille superbe, cette Alessia. Mais encore ? Cela faisait si longtemps qu’un homme ne m’avait fait frissonné de la sorte, si longtemps... En fait c’était depuis que j’avais rompu avec Kevin.
Je sentis une larme se forme au creux de l’œil et rouler tristement sur ma joue. Kevin me manquait atrocement. Une autre perle roula sur ma joue au souvenir des merveilleux instants qu’on avait passé ensemble. Je revoyais tout, chaque détail de notre relation, chaque seconde chaque minute où il avait été mien. Chaque caresse, chacune des sensations que m’avaient procurées ses lèvres sur ma peau se matérialisaient, à chaque larme, à chaque image de lui qui me perçait de part en part, ces lèvres sur ma peau. On s’aimait, on avait tout à nous, on commençait à peine à s’aimer , et le rêve s’était assombrit. Les caresses s’étaient évanouies dans l’obscurité et puis on s’était quitté.
La phrase résonna et échos dans ma tête,puis, comme une flèche empoisonnée parvint à mon cœur : je ne me retins plus et éclatai en sanglots. Je ne voulais plus retenir mes larmes, elles me lavaient. Le déluge noyait mes joues de larmes, mais chacun de ses flots était libérateur. Je pleurais d’avoir eu mal, je pleurais d’avoir été faible après son départ, je pleurais d’avoir refoulé en moi tout ça. Je pleurait aussi parce qu’il le fallait, ce qui s’était passé avec Ilian avait permit de raviver le souvenir. Le spectre s’était dressé, la culpabilité avait surgi devant le feu que Ilian venait d’allumer en moi. Mais à présent je faisais le deuil de mon amour avec Kevin. Je tournais la page et les deux années avec lui s’effacèrent soudain.


Combien de temps avais-je passé ainsi ? Je l’ignorais. Mes larmes avaient séché et mon cœur avait repris tous ses repères quand une voix familière me tira de demi-sommeil :
« _ Karlina, tu vas bien ? demanda la voix inquiète de Lorelei. J’aurais voulu répondre, mais je me sentais vraiment engourdie. Cela me semblait étrange car l’engourdissement était dû à une vague sensation de froid qui s’immisçait subtilement en moi. Pourtant, il me semblait que le bus était chauffé. Que m’arrivait-il encore ?
_Karlina ? répéta une autre voix féminine cette fois. Cette voix-là m’était cependant inconnue. Elle avait un timbre velouté mais sonnait dur. Elle appartenait sûrement à une femme d’un certain âge. Il n’y avait aucune expression particulière dans cette voix-là, ni bienveillance, ni reproche. Elle était neutre.
_ Tu crois qu’il faut avertir David ? demanda-t-on
_ Non, non. Je ne pense pas qu’elle soit vraiment malade, ça doit être juste la fatigue, répondit Lorelei. Je crois qu’elle a besoin de repos laissons-là.
L’autre hésita un moment puis laissa tomber, après tout Lorelei semblait sûre de son hypothèse. Alors après posé une dernière fois la main sur mon front, je la sentis s’éloigner. Pourtant la vitesse à laquelle elle avait retiré sa main de mon front était vraiment étrange, mais je ne m’attardai pas dessus.
_ Dors Karlina, profites-en veinarde ! Dans quelques heures, t’es cuite ! murmura Lorelei à mon oreille avant de se retirer aussi ».
Décidément cette fille se comportait trop bizarrement, mais là aussi je décidai d’oublier. Je suivis son conseil sans autre forme de procès. Je glissai donc dans un sommeil sans rêves au moment où le bus commença a avancer vers la première étape de la tournée.
(lorelei)

Elle s’endormit aussitôt que le bus démarra. Je l’observais roupiller un sourire aux lèvres. Karlina Vera donc, c’était bien elle. Je ne sus pas pourquoi, mais devant un visage si mystérieux, je saisis mon carnet et fis glisser mes doigts sur le papier. Un trait délicat par là et un autre plus appuyé par ici, c’était capital de capter la délicieuse moue qu’elle faisait à l’instant même. Je m’arrêtai un l’observai encore à travers les vitres de la fenêtre. Elle semblait innocente, pourtant la discussion que je venais d’avoir avec David et Ilian sous-entendait beaucoup d’autres secrets.
Elle se retourna vers moi. « Ah ! Magnifique, souris-je ». J’accélérai le mouvement, puis je m’enfonçai dans mes réflexions. Comme j’aurais aimé me plonger aux milieux de toutes ces images fantastiques qu’elle devait voir, là, à l’intérieur de ces magnifiques cheveux. Peu à peu,mes doigts finirent par glisser indépendamment de mon attention. Tout ce qui se préparait autour de cette fille était extrêmement surprenant. Pour quelles raisons David voulait-il que je la surveille ? Que pouvait bien être la nature de son pouvoir, si je pouvais l’appeler ainsi.
Je me surpris à me demander soudain comment mes doigts pouvaient être aussi habiles à cet art. C’était étrange, je ne me rappelais pas du tout à quel moment exact j’avec commencé à dessiner. Quand ? Aucune idée, mais ce qui était sûr c’est que je ne me passais plus de mon précieux calepin. Finalement, je revins à mon portrait. Dès que mes yeux se posèrent dessus, j’étouffai un cri de rage. Un moment d’inattention, et le visage de Lina avait disparu. Je croyais exprimer ce qui venait du fond de moi, ce terrible sentiment que m’inspirait Lina, mais au lieu de cela…C’était le visage d’Ilian. Je déchirai rageusement l’ignoble feuille.
Malgré moi, je grognai.Puis, je me rappelai que je n’étais pas seule, je simulai donc une quinte de toux. Alessia tourna son visage mouillé vers moi : «
_ Arrête ça ! m’intima-t-elle. Tu crois que je suis d’humeur à rire ? sanglota-t-elle.
_ Mais qu’est-ce que tu racontes ?! fis-je écoeurée. Je la fixai sans comprendre, puis je réalisai : elle ne m’avais même pas entendue grogner. Je me ravisai, et pris une voix compatissante.
_ Je..je ne comprend pas, reprit-elle.
_ Quoi ça ? demandai innocemment, même si je m’imaginais déjà mettre des boules quies dans mes oreilles. Quand Alessia commençait à geindre, la petite pause pouvait bien aller au diable.
_ Ilian !hurla-t-elle de rage. Je me détournai rapidement vers Lina pour voir si cette sotte ne l’avais pas réveillée. Ça aurait été domage de remettre mon portrait à plus tard. Non. Elle dormait toujours, mais à présent son visage exprimait la terreur et l’effroi. Si seulement je pouvais le faire…juste un instant. Il aurait été si facile pourtant…Mais je n’étais pas seule.
_ Ah oui, elle ! ragea Alessia en me dédaignant. Ah, la peite nouvelle vous a tous tourné la tête à ce que je vois. Très bien ! sanglota-t-elle derechef. Très bien !
_ Arrête de geindre Alessia. TOUT le monde sait que c’est un salaud. Tu t’es amusée avec, tu t’es brûlée, siffla une voix venant de l’avant du bus.
_ Mais..mais Nassi, c’est pas de ma faute, fit-elle en fondant en larmes.

Allons donc. Voila que la femme de ménage nous l’avais mise en rogne. Je soupirai-je d’ennui. J’essayai de compatir à la tristesse et à la douleur d’Alessia, en vain.
_ Ouais Nassi, c’est bon. Tu n’as pas besoin de la mettre dans cet état quoi.
Nassi s’extirpa de son lit et posa ses écouteurs. Eh oui finit la pause ! Quand Alessia fondait en larmes pour un ènième amant, fallait se dépêcher d’arrêter le déluge. Et qui s’y collerait ? Ben notre chère maitresse des déjeuners bien sûr ! Elle prit Alessia dans ses bras et se mit à lui fredonner un air.
Je me détournai d’elles et me replongeai dans ma contemplation. Karlina dormait toujours. Je m’installai confortablement au fond de mon lit, quel bonheur il était juste face au sien ; et allumai mon engin à musique. L’Ipod fit couler quelques notes de folk, et je sentis mon être se fondre dans l’atmosphère. Maintenant je pouvais penser, puisque je n’avais la chance de Lina : je ne pouvais pas dormir. L’image de Ilian s’était blottie quelque part en moi et refit aussitôt surface. Je me rappelai cette l’étrange scène qui avait précédé notre départ.

David m’avait faite appeler dans son bureau pour « une affaire urgente » d’après Dario . Il tait dans le bus qui lui était réservé. M’approchant de la porte du bus, je perçus quelques phrases qui s’échappaient de l’intérieur. Ilian et David se disputaient, pour la première fois depuis que je faisais partie de l’équipe : «
_ Mais il n’y a qu’une seule chose que je te demande, disait froidement Ilian. Une seule.
_ Ne t’occupes pas de ça, répliqua l’autre, glacial. Tu n’as pas à savoir qui est son véritable père Ilian. Que ce soit Gordon ou moi, ça ne te concerne pas !
Gordon ?! Le père de Bill et Tom ? Qu’avait-il à avoir avec tout cela ? J’affûtai mon ouie pour ne rater aucun mot de ce qui allait suivre.
_ David, murmura Ilian, nous avons toujours été trois, n’est-ce pas ?
_ Ilian…il ne s’agit pas de ça, fit David avec hésitation.
_ Gordon, toi et moi. Cela fait des siècles que nous nous sommes rencontrés, et il y a vingt ans, nous l’avions décidé ensemble…
_ Nous avions raison de le décider. Mais Ilian, il ne s’agit ni de notre trio, ni de notre quête, ni même de Neritsa, mais de sa fille, de Karlina.
J’étouffai une exclamation. Mais c’était le geste de trop, car tout se tût à l’intérieur du bus. Je savais qu’il fallait que je me prépare, je devais reprendre contenance avant d’en entendre plus, car il était évident qu’ils allaient devoir tout me dire. C’est ce que je crus du moins quand le Boss m’appela.
_ Lorelei, tu peux venir, souffla David.
J’entrai alors sur la pointe des pieds. Ilian était debout et observait intensément le cadre de la vitre, juste derrière moi. David m’accueilli un sourire aux lèvres.
_ Chère amie, dit-il gaiement, j’espère que notre petite mise au point ne t’as pas effrayée ?
_ Non, mentis-je.
Que pouvais-je faire sinon ? Leur dire ce que je savais déjà sur Lina, cela aurait été du suicide. Je m’assis alors, droite, avec dédain, et fixai mes prunelles pleines de curiosité sur David, mon cher patron.

<<_ Je vois que tu ne vas pas être facile à berner toi,fit-il gêné.

_ Vous avez raison sur ce point là. Pls la pilule sera grosse, moins elle aura de chance de passer, répliquai-je sur le ton de la conversation. Je ne le quittais pas des yeux.

_ Bien. Comme tu veux ma ptite. Il planta son regard gris dans le mien et releva le défit.Car je le mettais bien au défit de me mentir.Pourtant, je savais que rien ne le forçais à me répondre, il n'aurait qu'à contourner ma question.

_ Bon moi je me tire, j'ai plus rien à faire là.

_ Non. Tu restes Ilian, je n'ai pas fini.


Ilian se retourna enfin vers moi et fit la moue. Là à cet instant, c'était un autre visage de lui que je voyais, celui du môme. Un gosse à qui ont aurait refusé une sucrerie. Il comprit qu'il sétait trahi, détournant vivement la tête il reprit avec tout le sarcasme dont il pouvait faire preuve.

_ Je croyais que le travail devait être fait le plus tôt possible?

_ C'est le cas, mais..

_ Ne me coupe pas David. Je ne pense pas que tu préferais que je me livre à de nouvelles conquêtes amoureuses à la place. J'ai eu la vague impression de plaire à Lina tu sais, peut être que..

David le foudroya du regard. Je détournai les yeux car j'avais la sensation qu'ils avaient pris feu. Jamais je n'aurais imaginé que les membres du <>, comme je m'amusais à les appeler, pouvaient être aussi violents entre eux. Ilian commençait à s'échauffer, il passait et repassait maintes fois sa main dans ses cheveux, pour se calmer je suppose. Les yeux de David étincellaient de fureur.
J'avais toujours considéré David comme le vieux sage du trio. Jamais il n'avait paru aussi en colère, surtout quand on sait que Ilian était un éternel enfant et que tout l'amusait. Les femmes, le danger quel qu'il soit, la mort..

_ Tu ne toucheras pas à un seul cheveu de cette fille, tu m'entends, cracha le boss au gosse. Celui-ci éclata de rire, et s'avança jusqu'à Gordon. Gordon ne bougea pas.

_ Attends, je rectifie ta phrase. Et se penchant vers le Boss, il clama: tu ne la touchera pas, du moins, pas avant qu'on ne sache..qu'est-ce qu'elle est.

Que s'était-il passé à cet instant-là? Assise dans le bus, j'avais de plus en plus de mal à me rappeler de la scène qui avait suivie. L'air s'était littéralement gelé. Ce fut comme si le froid du dehors avait envahi vicié l'air du bus. Je suffocais, mais luttais pour garder les yeux ouverts. Ilian semblait lutter contre un ennemi invisble. Il souriait toujours, mais il était en très mauvaise posture. Sa peau semblait soudain translucide, comme si elle couvrait sa vraie apparence.

_ Tu n'as pas perdu la main à ce que je vois, riait-il. Mais son regard se tordit en un rictus effroyable, et il tomba à genoux devant David
.
L'image d'Ilian suffocant m'horripilait. Terrible prédateur comme lui ne pouvait être réduit à néant aussi facilement..pourtant.

_ Tu n'as pas intérêt à la corrompre Ilian, je ne veux pas la perdre comme j'ai perdu sa mère, dit-il. Neritsa était tout pour moi tu comprends...tout.

Ilian s'effrondra sur le sol, et Gordon me parla d'une voix brisée et à peine audible.

_ Surveilles les moindre gestes de cette fille. Je veux un rapport quotidien et détailé de tout à son propos, et à la moindre chose suspecte...tu sais ce que tu as à faire.

Je détournai mon regard du corps évanoui d'Ilian, et étouffai un cri de stupeur.

_ tu veux que je..sur Karlina..mais, ce n'est qu'une humaine insignifiante.

Mes yeux s'enflamèrent de nouveau et je détournai mon regard de celu de Gordon.

_ Insignifiante? Veux-tu que je te rappelle ce que toi tu étais avant?! Veux-tu retourner à ton ancienne vie? hurla-t-il en se levant et en m'assassinant du regard.

_ Non.

Mais yeux semblaient fondre dans leur orbites, la tête me tournait.

_ Non! Arrête maintenant! gémis-je

La douleur d'arrêta.

_ Ilian part quelques temps. Couvre son départ.Maintenant retourne à ton bus.

Je m'exucutai.

_ Et..Lorelei. excuses-moi, je me suis un peu emporté. s'excusa-t-il piètrement.

Un peu?! Le salaud, il avait osé dire un peu?

_ Je suppose que cette Lina doit en valeur la peine.marmonai-je.

_ C'est le cas, ma chère. C'est bien le cas, et tu le verras assez tôt>>.
Je savais que ma réaction de retour au bus pouvait étonner certaines personnes, mais les deux membres du « clan des trois » avaient éveillé ma curiosité. J’étais alors montée dans le bus, à la suite de Nassi, et je m’étais dirigée droit sur la fille. Elle fit semblant de dormir quand elle m’entendit. Comme c’était curieux. Sentait-elle, par le plus étrange des phénomènes qu’ils soient, que je n’étais quelqu’un de recommandable ? Sûrement pas. Elle n’était spéciale à ce point là, j’en étais persuadée.
Enfin, je m’étais finalement retrouvée là, à écouter du folk. J’adorais le folk.

« _ A quoi tu penses ? fit la rude voix de Nassi.

_ A rien, répondis-je naturellement.

_ Mais oui bien sûr, répliqua-t-elle gaiement. Je pense que ceci est à toi, n’est-ce pas ?

Je me fis violence pour ne pas m’énerver, puis j’ouvris mes yeux. Elle me tendait un papier froissé, que je reconnus avec horreur. Elle prit un air triomphant devant la tête que je fis.

_ Moi j’aurais parié sur ça, fit-elle en ricanant. Toi aussi t’es raide de lui, pas vrai ?

_ Oui bien sûr, je n’ai que ça à faire, marmonnai-je. Je lui arrachai le papier de la main et l’envoyai bouler contre le lit d’Alessia. Il roula sous son lit après lui avoir rebondi dessus. C’est là que je remarquai qu’elle aussi s’était endormie.

_ Tout le monde s’est donné le mot ou quoi ?

_ Tu ne veux quand même pas qu’elles s’ennuient à te faire la conversation vipère.

_ Merci Nassi, moi aussi je t’adore.

Nous éclatâmes toutes deux de rire. Tout cela était stupide et enfantin. Elle me sourit et finit par rejoindre son l’avant bus. Elle, elle n’était pas prête à s’endormir de si tôt. Moi, je m’étendis de tout mon long et collai mon front contre la vitre. Je fermai les yeux et me concentrai sur la dernière image que j’avais vue d’Ilian en quittant le bus de Gordon. Il fallait que j’en sache plus sur toute cette histoire, quitte à me braver l’interdit. Mais comment devais-je m’y prendre ?

Je revoyais son visage tordu entre la douleur et le rictus. Je le voyais étalé aux pieds de Gordon, le visage plus poupin que jamais. Je voyais aussi le dessin de lui que mon inconscient avait tracé. Peu à peu je vis les images se troubler. C’était comme s’il y avait une interférence entre mes pensées et celles d’un autre. C’était comme une fenêtre qui s’ouvrait sur l’esprit d’une autre personne, mais je me refusais d’y plonger. Par la fenêtre, je percevais des bruits, des voix, et une forêt. Etait-ce des bribes de rêves ? Et si oui, comment était-il possible que j’use mes capacités sans mes les avoir stimulées ?

Soudain un sanglot brisa le cours de mes pensées. Je voyais clairement un enfant étendu dans la mousse. Il luttait contre quelque chose d’invisible. Je n’hésitai plus et je plongeai entière dans ce qui me semblait être un cauchemar.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://moW-na.skyrock.com
kat
Assiste au match de base-ball
Assiste au match de base-ball


Féminin
Nombre de messages : 563
Age : 38
Localisation : France
Date d'inscription : 24/04/2009

MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mar 2 Fév - 18:43

Désolée j'ai eu quelques soucis et donc pas pu lire avant!!!
Excellente suite mais tu es toujours aussi sadique!!!
Vite le prochain chapitre, je le veux!! Hihihi
Bisousssssssss
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Robie
Ecoute les aveux d'Edward
Ecoute les aveux d'Edward


Féminin
Nombre de messages : 425
Age : 22
Localisation : Tout au fond des océans
Date d'inscription : 06/08/2009

MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mar 2 Fév - 18:57

Promis juré que c'est pas de ma faute si je suis sadique.mdr!
Voici la suite bisous! smack

Un monde parallèle et ténébreux


Je m’immergeai complètement de cet univers parallèle à celui des humains. La faculté que j’avais à aller de l’un à l’autre, avec autant de faciliter me troubla un peu. Il aurait sûrement mieux valut que les humains connaissent l’existence de ce monde, car malgré eux, ils y pénétraient plus souvent qu’ils ne pourraient s’en douter, et l’un de ses moments où ils s’égaraient dans mon monde c’était bien pendant leur sommeil. Je ne pouvais pas expliquer comme de simples humains, en fermant juste les yeux, étaient capable de franchir la porte, de sorte que rêves et cauchemars ne sont en fait que les multiples aventures qu’ils vivent dans ce monde-là. Combien étaient passés de l’autre côté et y avaient perdus la vie ? Pour leurs proches, ils s’étaient juste couchés, et ils ne s’étaient plus réveiller. Mais, pour Ilian, moi ou David, ils s’étaient couchés, et avaient par malheur rencontrer un démon quelconque.
Certes, personne ne réussirait peut être pas à élucider ce mystère, cette étonnante aptitude attribuée à des êtres si fragiles, pourtant en ce qui me concernait, cela restait encore plus trouble. Les humains appelleraient ça lire dans les pensées, où dans les rêves, mais moi j’appelais ça une anomalie. En fait, il s’agissait pour moi de retourner à mon monde, le monde des ténèbres, non pas par les voies normales, mais en pénétrant l’esprit d’un humain. Etait-ce seulement pour les humains que ça marchait ? Je n’en avait aucune idée. Personne ne m’avait jamais expliqué. Tout ce que je savais de mon passé, c’était que j’avais longtemps erré dans ce monde parallèle, telle Catherine dans la lande, puis Ilian m’avait trouvée et ramenée au « clan des trois ». Il avait hésiter à me tuer car il avait sentit quelque chose de particulier en moi, mon odeur était étrange. La décision avait été facil à prendre : servir de déjeuner à Ilian ou me joindre au clan. Je m’étais donc jointe à eux, et depuis cinq années seulement, je servais leur cause.
Un sanglot me fit revenir à mon but initial : l’enfant. En plongeant dans mon monde, son cauchemar, j’avais atterrit sur la pointe des pieds et le bout des ongles, comme un félin. Je me relevai lentement, et me mis sur mes deux jambes, puis j’avançai vers lui.
C’était un môme d’à peine sept ans, il était étendu dans une position étrange, comme si des cordes l’eussent tiré de part et d’autres comme un vulgaire pantin. En m’approchant de lui, j’entendis des éclats de voix. Je me retournai et n’eut le temps d’apercevoir qu’une vive lueur argentée, tel un éclair elle avait frappé dans l’obscurité, et un cri avait retentit à sa suite. L’enfant se releva avec peine et courut vers moi. J’ouvrais déjà les bras pour le réconforter et le rassurer, quand il passa en travers de mon corps.
Je me retournai ébahie. Il s’était accroupi contre un arbre et pressait ses bras autour de son corps. Il ne m’avait pas vue. Il ne m’avait pas vue ?! Comment était-ce possible ? Mais il y eut un nouvel éclair, cette fois suivis d’un éclat de rire. Je me retournai vivement et me plaçai entre les bruits de pas qui se rapprochaient et le môme. Cependant, cette manière que ces intrus avaient de procéder, les éclairs, les rires amusés, me semblait très familière. Elle me rappelait David et Gordon.
Quand deux jeunes garçons apparurent les mains dans les poches, et le sourire en coin, je compris que je n’avais pas tort. C’était bien eux, en plus jeune. Gordon et David.
Ils s’avancèrent nonchalamment vers l’enfant. L’un, Gordon, avait un teint d’albâtre,il avait l’œil vif et l’air de vouloir défier le monde. L’autre, vêtu d’une chemise d’une blancheur immaculée et d’un jean d’un noir profond, avait plus de prestance. Ils semblaient avoir entre 17 et 20 ans, David étant le plus vieux. Ils étaient presque en face de moi, quand un nouveau cri déchira le silence. Celui-là m’avait glacé le sang. C’était une femme qui avait crié. Aussitôt que le cri retentit, celle qui l’avait émis fit irruption dans la clairière où nous étions, et se rua vers l’enfant avec douleur et soulagement. Les jeunes Gordon er David s’écartèrent dans un même mouvement pour la laisser passer, quand un autre être survint. Celui-ci se mit entre la mère et les adolescents. Comment avait-il fait ? Comment Gordon et David avaient-ils pu laisser cet être commettre pareille atrocité ?!
Malgré moi, malgré le fait que j’avais vu pire que cela, j’hurlai de rage quand l’agresseur trancha la tête de cette femme. Un râlement atroce sortit de sa gorge, elle écarquilla les yeux vers son agresseur. La tête heurtait déjà le sol mousseux quand j’aperçus pour la première fois ce qui m’avait échappé depuis le début. Elle avait des crocs. Elle était d’une pâleur extraordinaire, et ses yeux virèrent au jaune quand sa tête atterrit. C’était un vampire.
« _ Maman ! hurla l’enfant en se ruant vers sa mère »
Avant même que je ne puisse réagir, Gordon s’interposa. Il retint l’enfant d’un bras et le détourna de l’horrible vision. Aussitôt, David s’avança paisiblement vers le chasseur de vampire. Il se mit face à lui, de sorte que je ne vis rien de ce qui se passa ensuite. Un autre râle, plus sauvage, plus rauque, suivit le premier, puis David disparut avec les deux corps :
« _Qu’est-ce qu’il fait à ma maman ? Rendez-là moi ! hurlait le petit garçon, rouge de rage. »
Que pouvait-il être ? Il rougissait, ce n’était donc pas un vampire. Mais...il avait bien qualifié ce vampire de sa mère. Je ne connaissais qu’un seul être au monde qui puisse…non ! Ce n’était pas possible…Il existait bien plus de ces métis que prévu. Ma tête bourdonnait d’hypothèses plus saugrenues les unes que les autres. Je m’assis au pied de l’arbre que le petit venait de quitter, et je les observai tous les deux. Gordon souriait aimablement, il avait l’air de s’amuser énormément. Le petit s’était calmé, mais s’était mis à gronder. Je distinguais nettement ses minuscules crocs à présent.
Récapitulons : il rougissait, il était fait de chair et de sang ? Bon, juste de sang,. Son cœur battait donc, et faisait circuler ce sang. Il n’était donc pas un vampire. Il avait des crocs, et son grognement était des plus animal. Enfin, il n’était pas figé dans son âge, enfin, apparemment. Je n’en savais rien. Il n’y avait qu’une seule conclusion possible : comme d’après la légende des Cullen, il était comme Renésmée, mi-humain,mi-vampire. Mais combien pouvait-il en exister à la fin !
Enfin, David réapparut. Il s’approcha du môme, et mon attention ne se concentra plus que sur eux :
« _Ilian, commença-t-il, ta mère est morte.
L’enfant ne réagissait pas. Moi, quoique non-humaine, je risquai de m’évanouir en entendant ce prénom. Il s’agissait du Ilian enfant. Cela voulait-il dire que j’étais à cet instant même dans un cauchemar d’Ilian ? Ou étais-je capable de remonter le temps ?
J’éclatai d’un rire cynique. Remonter le temps. Décidément, ces humains m’avaient bien contaminée.
Il y eut un silence morbide suite à l’annonce. Ilian, l’enfant, s’éloigna d’un bond de David et gronda de nouveau, mais cette fois, il n’était pas très convaincant.


J’en avais assez, je voulais sortir de cet endroit. A peine avais-je pensé cela que tout ce figea. Ilian m’apparut à son état actuel, et me sourit : «
_ Je savais bien que ce serait éprouvant pour toi si je commençais par ma propre histoire, mais je n’ai pas pu m’en ampêcher, commença-t-il.
_ Mais, comment cela se peut. Je ne peux pas remonter ton passé comme ça. Comment j’arrive à le voir alors ?demandai-je ébahie
_ Tu n’as pas remonté le temps en tant que tel ma chérie. Fit-il doucereux.
Il s’assit près de moi et me dévisagea longuement. Puis il reprit
_ Tu n’as pas besoin de tout comprendre, mais voila...tu es dans un de mes rêves, tout simplement. C’est le seul moyen que j’ai trouvé pour pouvoir te parler, seul à seule.
_ Pourquoi ?
_ Je suis reparti vers Berlin, et tu ne vas peut être pas me revoir avant un bon moment. David et Gordon m’ont confié une mission. J’ai pensé que s’il était possible que tu accèdes aux rêves humains, les miens ne seraient pas très difficiles à atteindre.
_Mais ? comment ?!
_ C’est tout ce que tu as besoin de savoir. Maintenant laisse-moi t’expliquer tout ceci, dit-il en montrant les trois personnages figés dans le temps. Il y a de cela un siècle, mes parents et moi étions partis chasser. Notre route a croisée celle de tueurs de vampires, les dhampires. Comme tu l’as vu, Gordon et David m’ont sauvé la vie, comme ils suivaient la trace de ces dhampires.
_ Et après ? fis-je captivée par le feu de ses prunelles.
_ Ils m’ont proposé de les suivre. J’ai refusé, puis ils sont partis. Puis, quelques années plus tard, nos chemins se sont de nouveaux croisés. J’étais seul, je mourrais d’ennui dans ce monde sauvage et ténébreux. Pendant tout ce temps j’avais vécu, chassant, tuant des humains sans états d’âme. Mais bien sûr, une fois qu’ils m’avaient retrouvés, toi-même tu sais quelle a été la suite logique..
_ Comme pour moi…
_ Oui. Je me suis joint à leur cause. Et j’ai commencé à voyager avec eux, de part et d’autres du globe.
_ Mais, quel rapport avec Karlina ?
_ Aucun. Enfin…je ne sais pas. Karlina et toute son histoire, du moins celle autour de sa naissance, sont floues, touts les circonstances sont indistinctes et brouillées.
Il semblait fasciné par ses propres mots, comme s’ils venaient d’une autre personne. Ilian n’avait jamais été aussi « aimable » avec moi. Toute cette histoire devait être vraiment sérieuse.
Il fixait le petit garçon qu’il avait été auparavant et sourit.
_ C’est merveilleux. C’est vraiment bien que je ne t’aie pas tuée, murmura-t-il. Mais, la mère de Karlina n’a pas eu la même chance.
J’attendis qu’il s’explique. Il reprit paisiblement en articulant chaque mot, chaque phrase était soigneusement choisie. Il ne voulait pas laisser son enthousiasme l’étourdir et le pousser à trop m’en dire.
_ Il y a de cela quelques années, bien avant la naissance des jumeaux kaulitz et Vera, Gordon et David avaient rencontré des femmes sublimes. Deux jeunes femmes si séduisantes, si exceptionnelles, que même ces deux-là n’avaient pu résister à leur charme. Neritsa et Simone.
A l’époque, j’avais pris des vacances, j’avais décidé de voir paris. Gordon et David voulaient revenir à Berlin. Ils avaient eu l’idée saugrenue de s’inscrire à la fac. Ces là qu’ils les avaient rencontrées.
Gordon était tombé sous le charme de Simone, et David sous celui de Neritsa.
Puis, Gordon avait fini par se marier à Simone, et David n’avait envisagé de le faire que quatre ans après son meilleur ami. C’est à cette époque-là que je revins à Berlin.
1989. Les jumeaux Kaulitz naissaient. 1994, David et Neritsa filaient le parfait amour et pensaient à construire une famille. Ni Simone, ni Neritsa ne se doutaient de la nature véritable de ces deux hommes, mais elles étaient amoureuses.
Et il y eut cette fameuse nuit. Neritsa, n’était pas vraiment folle amoureuse de David, et elle était de celles qui feraient se damner des milliers d’humains. Sa beauté n’avait rien d’humain, David le voyait, Gordon s’y perdait.
_ Oh ! fis-je comme je comprenais ce que cela signifiait. Gordon a couché avec Nerista ?!!
_ Quelle prude tu fais ! ricana-t-il. Oui, ils ont « couché » ensemble. Rien qu’une fois…ou deux.
_ Et puis ? le pressai-je.
_ Et puis Neritsa semblait en vouloir plus. Toujours plus. Elle le voulait tout à elle, elle voulait que Gordon quitte Simone pour elle. Gordon avait beau lui dire qu’il « aimait » vraiment Simone, Neritsa hurlait, menaçait, rageait.
_ Et ? Mais, David dans tout ça ? Comment est-ce possible qu’il ne se soit jamais douté de rien ?
_ David se doutait de quelque chose, mais pas d’une telle énormité. Il se croyait fautif. Il remettait tout en cause, au point même de vouloir tout lui révéler.
Un jour, il l’a prit et l’emmena passer quelques temps sur une île paradisiaque. Et une fois de retour, Neritsa annonça qu’elle attendait un heureux événement.
_ Mais c’est donc David le père de…
_ Pas si vite ! coupa-t-il.
Je me tus avec docilité. Il fallait que je sache. Mais en même temps, cela semblait superflu de savoir qui était vraiment le père de Lina, car, Gordon et David étaient des êtres redoutables, l’un comme l’autre. Il était évident que Lina avait hérité quelque chose d’infiniment puissant et destructeur de l’un ou de l’autre. Quelle importance !
Ilian me dévisagea, puis éclata de rire. Il avait deviné mes pensées, j’en étais certaine.
_ Tu dois te dire que ça n’a aucune importance de savoir le vrai père n’est-ce pas ? demanda-t-il dans un rire sarcastique.
Il se leva et vain s’accroupir face à moi. Nos visages étaient séparés d’à peine quelques centimètres. Je sentais déjà sa chaleur se communiquer à mon corps et remonter sinueusement mes membres. Il fallait que je résiste.
_ Alors, tu crois vraiment que Gordon et David ont la même puissance ? Tu penses vraiment, qu’ils sont à force « égale » ?
_ Oui, répliquai-je piquée à vif. Bien sûr qu’ils étaient de force égale, j’aurais deviné si cela avait été le contraire !
Il se racla la gorge.
_ Lorelei, tu n’es qu’une sotte. Mais bon, on ne peut pas tout avoir dans la vie. Tu es ravissante, tu as un pouvoir incroyable, mais la cervelle fait la taille d’un pois chiche.
Je ne répondis, je ne voyais pas l’intérêt de lui répondre. Ce n’était qu’un sale morveux. Il finit par revenir à l’histoire. J’eus une oreille attentive.
_ Je ne suis pas d’humeur à te raconter l’histoire de ces deux acolytes. Mais, saches que David pourrait réduire Gordon en poussière avec la seule force de sa pensée.
J’écarquillai les yeux d’incompréhension. J’avais toujours cru, enfin, j’étais persuadée de l’égalité de leur rapport de force.
_ David a trouvé Gordon et a fait son compagnon de route. C’est David qui est à l’origine de tout, il l’a choisi, comme il m’a choisi, comme il t’a choisie.
_ Mais pour Neritsa alors ?
_ Gordon à l’annonce de la grossesse de Neritsa a compris qu’il était temps d’en finir. Il était évident que Neritsa ne reculerait devant rien pour le séparer de Simone, et de David s’il le fallait.
Il nous a rassemblés, dans mon appart, et il a tout balancé. Il a avoué qu’il avait réussi à passer une nuit avec Neritsa sur l’île où David l’avait emmenée.
David lui a pardonné. Tout simplement.
_ Et comment a réagit Neritsa ?
_ Elle a menacé de tuer Simone et les jumeaux Kaulitz. Une grave, très grave erreur. Ni Gordon, ni David n’avaient jamais eu de pitié pour ceux qui représentaient une quelconque menace pour Simone, alors l’ordre vint comme un réflexe. Je me rappelle eencore de la froideur de ses mots, ceux de David : « Va, et tue-là ». Simple et efficace !
_ Comment peux-tu être aussi détaché ? Aussi insensible ?! frémis-je de rage. Je ne supportais l’idée que le clan des Trois décide aussi arbitrairement du droit de vivre de cette femme. Ils n’avaient pas le droit ! Comment pouvais-je servir des êtres pareils ?
Ilian s’éloigna de moi avec colère. Il ne supportait aucune critique faite au clan. Aucune critique n’était tolérée quand il s’agissait de ses « maîtres ». Je sifflai de rage et bondis sur mes jambes. Je ne voulais plus rien entendre.
_ Assis ! hurla-t-il d’une voix de ténor.
L’ordre fut plus fort que ma volonté, et je me rassis.
_ Je ne vois pas pourquoi tu t’échauffes ma belle. En plus, cette fois-là elle nous a échappé. Je ne sais pas comment, mais elle a fuit pendant la nuit. J’ai suivi son odeur jusque chez Simone d’abord. Là, elle avait planté un message dans la porte avec un canif.
« Je m’en vais. Je ne reviendrai plus. Vous n’entendrez plus jamais parler de moi. Adieu ! »

Le reste de la piste qui j’avais flairé me mena jusqu’à la frontière française. Je lui laissai la vie sauve cette fois-là, David me l’ordonna.

_ Mais elle a fini par revenir, n’est-ce pas ?
_ Oui. Dix ans plus tard. Et, elle semblait décidée à ne pas rater l’occasion de « récupérer Gordon » comme elle la murmuré dans les derniers moments de sa vie.
_ Vous l’avez tuée ?!
_Non. Cela ne te regarde en rien. Tu dois surveiller Lina parce qu’elle risquerait de s’avérer dangereuse pour les jumeaux. On ne sait pas très bien comment sa mère l’a conditionnée, si elle a été conditionnée, mais il est certain qu’elle s’attaquera bientôt aux jumeaux.
_..mais ?
_ Laisse-moi terminer. S’il s’agissait de les attaquer en simple humaine tu aurais quand même jouer à la baby-sitter, alors calme-toi.
_ Dis-moi enfin ce qu’elle a de si terrifiant, de si exceptionnel.
_ Je n’en sais rien. Le reste du clan l’ignore aussi, enfin je crois. Pourtant ce n’est pas difficile à deviner…
_ Si son père s’avère être David ! j’étouffai un gémissement de terreur.
_ Comme tu le dis. Quand dans le mythe de la famille Cullen, Renésmée était unique au monde, le seul métis vampire…
_ Ce mythe n’en est plus un. Mais ce qui est sûr, c’est l’histoire n’arrête pas de se répéter, pour toi, pour elle. Mais si encore Gordon ou David étaient de simples vampires !!
_ Rien n’est jamais simple ma chère, surtout quand on y mêle les humains, me susurra-t-il avant de se lever.
_ Mais que vas-tu faire à Berlin ?
_ Remonter la piste. Fit-il vaguement.
Il me fallut du temps pour comprendre. Mais dès que je compris, tout autour de moi commença à se disloquer. Il s’en allait pour de vrai.
_ Mais…fis-je désespérément. Il me fallait plus d’informations, plus de détails pour cerner Karlina. Il fallait que je saches ce qui était arriver à sa mère. Remuer le passé de cette fille éveillait en moi de vieux démons : mon propre passé m’était inconnu, alors…
Je le retins par le bras, et nous nous défiâmes du regard. Tout s’effaçait autour de moi, bientôt je retournerais au bus, en esprit. Je posai la question, persuadée que je n’aurais pas de réponses.
_ Et moi ? Ilian, que sais-tu de mon passé ?
Il dégagea prestement son bras, m’enserra la taille et posa un baiser délicat sur mes lèvres. Je frémis de tout mon corps. J’aurais tellement voulu lui ôter la vie sur le champ, j’aurais tellement voulu qu’il ne m’embrassa pas. Mais à cet instant, je savais qu’à présent que c’était fait, il me possédait toute entière, envers et contre ma propre volonté.
_ Tu le sauras ma chère. Tu le sauras très bientôt.
Puis il disparût. J’ouvris des yeux emplis de déception, et je fixai éperdument Karlina du regard. Nos regards s’accrochèrent. Elle ne dormait plus. Ses yeux étaient emplis de cette espèce d’innocence aberrante que tous les humains avaient au fond de l’œil. Je détournai le regard, ivre de rage et de déception.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://moW-na.skyrock.com
kat
Assiste au match de base-ball
Assiste au match de base-ball


Féminin
Nombre de messages : 563
Age : 38
Localisation : France
Date d'inscription : 24/04/2009

MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mar 2 Fév - 19:13

Yéyéyé!!!
Excellente suite j'ai adoré grave grave!! Enfin comme toujours je ne suis pas déçue!!!!
Encore merci de me faire partager ton don!!!!
Vivement le prochain chapitre!!
Bisoussss
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Robie
Ecoute les aveux d'Edward
Ecoute les aveux d'Edward


Féminin
Nombre de messages : 425
Age : 22
Localisation : Tout au fond des océans
Date d'inscription : 06/08/2009

MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Lun 15 Fév - 18:07

Vers la vérité

(Ilian)


Je retournai à mon enveloppe charnelle à temps pour voir le bus de Karlina s’éloigner. Je me demandais si Lorelei serais à la hauteur. Sûrement. Peut être aurais-je dû lui donner plus d’éléments ? Je détournai mon regard de la route, un sourire aux lèvres. Les siennes avaient une douceur sans pareilles justement. Elle aussi, elle ne pouvait résister à mon charme. Je passai la main dans mes cheveux. Décidément ils ne voulaient pas rester sages, eux non plus.
Je ne savais pas par où commencer, et encore moins ce qu’il fallait chercher. David avait dit de « remonter la piste ». Laquelle ? J’aurais préféré retourner à Berlin, me glissai dans la chambre de Lina et y découvrir tous les secrets de son âme. Je pouvais enfin me glisser dans sa chambre et fouiller son passé, sans que David lui- même ne puisse m’en empêcher, mais…Il fallait peut être mieux laisser planer le mystère autour de son passé et de sa nature. Alors, j’allais donc commencer par la mère, Neritsa. Finalement, je n’échapperais pas à Berlin. Je me mis donc en route vers… « la vérité ».
Il ne me fallut que quelques minutes pour me retrouver à mon appartement. J’entrai et jetai un coup d’œil au jeune homme du miroir. Les cheveux emmêlés et un sourire coquin sur des lèvres charnues. Il passa nonchalamment les doigts dans ses cheveux et me fixa un moment. Le sourire s’éteignit soudain, et une étincelle de rage passa dans ses yeux. Je détournai vivement le regard du miroir avant de le réduire en poudre de verre. Les images de mon souvenir m’étaient réapparues en une avalanche de flash et de douleur. Je revoyais tous les détails de la mise à mort de cette femme, de ma mère. Je me laissai choir dans mon canapé Natuzzi d’un blanc immaculé. Il y avait de ces souvenirs qu’il fallait mieux ne pas déterrer. Un autre flash me cingla la vue, un je m’entendis hurler pour que l’on me la rende. Qu’est-ce qu’il m’a pris de révéler autant de mon passé à cette petite idiote ! Je me hissai sur mes jambes et tentai de résister à la déferlante de souvenirs. Il fallait une douche glacée, cela m’éclaircirait les idées.
Je me hissai jusqu’à la salle de bain, les jambes flageolantes. Toujours la même image, toujours le même visage de ma mère, les traits distordus de rage et de tristesse, et puis cette chose que j’avais vu dans son œil à son dernier soupir. Avait-ce été de l’espoir ? Elle avait fixé son regard sur moi jusqu’à ce que sa tête s’échoue sur le sol mousseux. Le flash revint encore et je résistai, mais il m’assaillit de plus belle. J’ouvris le jet glacial, et pendant un instant il n’y eut plus rien. Je sentais chacune des gouttes d’eau heurter ma peau, le liquide cristallin s’écoulait brutalement sur mon corps me libérant de ces fantômes.
Quelques minutes plus tard, je respirais enfin. Les flashs s’étaient évaporés, mais j’évitais de rencontrer le regard du jeune homme du miroir. Je dus quand même me raser, mais comment éviter mon propre regard dans ce miroir ennemi. Quand étais-je devenu si imbu de ma personne au point de ne plus pouvoir me passer de mon reflet ? Aujourd’hui, cela me paraissait stupide, inutile, et horriblement éprouvant. Je craignais qu’à trop me regarder je ne finisse par éveiller ces cauchemars de nouveau. Comment ? Avec mes pupilles, si semblables à celles de sa mère. Avec ces lèvres qui se confondaient avec les siennes quand surgissait le souvenir. Il fallait quand même que je me fasse beau, je devais aller en ville.
Quatorze heures s’affichaient quand je quittai l’appartement. Quand même, ce n’était finalement pas si désagréable de chasser à la manière moderne. Habillé sobre mais très classe, le col du manteau relevé, comme si je pouvais vraiment avoir froid, je me fondais dans la masse tout en traquant. Ça avait quelque chose d’hilarant de chasser comme ça, même si les forêts du sud étaient mon terrain de chasse préféré. Je pouvais m’élancer à une vitesse ahurissant à travers ces bois, bondissant d’un arbre à l’autre avec une sensation de liberté infinie. Inspirant à plein poumons l’odeur des pins, j’entrai à la Deutsche Bank.
A peine avais-je fait quelques pas que Wilhem Heine se rua sur moi. Il avait été prévenu de ma visite et me conduisit avec milles et unes politesses à la salle des coffres. Là, il me remit le mien et me laissa seul. Je ne fit pas preuve d’autant de délicatesses que Wilhem avec cette boîte, et répandis son revenu sur la table qui occupait le centre de la salle. Au tintement d’un trousseau de clés sur la surface de celle-ci, d’autres flashs surgirent devant mes yeux.
Je me revoyais pousser les portes de son appartement. Et cela, quelques minutes seulement après son dernier soupir. J’avais déposé le trousseau sur une mignonne petite table de bois qui trônait fièrement au milieu du luxueux salon. L’appartement respirait le luxe, il ne semblait pas que Neritsa n’était arrivée en ville que trois jours plus tôt. Tout n’était qu’elle. Des photos de Lina ou de Gordon, jusqu’aux draps de son lit. Je ne m’étais pas éternisé, j’avais détruit tout signe de son passage, et j’avais embarqué documents et photos. Les habits, les draps, tout avait été réduit en cendres, puis j’avais enfermé le reste de ce coffre. En fait, si cela n’avait tenu qu’à moi, cela aussi aurait rejoint ses cendres à elle. Mais, David, encore et toujours lui, avait donné des ordres bien précis, voir inviolables. Neritsa avait été la meilleure amie de Simone. Neritsa avait été son « grand » amour, et malgré tout, elle méritait d’être tuée et enterrée avec la classe qu’il lui était due.
« _ Bêtises que tout ça ! murmurai-je de dégoût ». Si cela n’avait tenu qu’à moi, je l’aurais réduite en cendres avec toutes ses affaires. Tout ce qui pouvait porter sa griffe aurait brûlé. Même…Karlina et Jean.
J’étouffai un grognement de rage, puis me concentrai sur une photo d’elle et de Karlina. La petite fille devait avoir sept ans environ, elle était vêtue d’une robe H&M couleur carmin, c’était la couleur préférée de sa mère. Elle affichait un sourire satisfait, dévoilant ses dents d’une blancheur aveuglante. Sa mère avait l’air folle de joie. On sentait une fierté arrogante dans le regard en coin qu’elle posait sur sa fille. Neritsa portait une robe-cardigan écarlate et serrait sa fille dans ses bras. Elle était d’une pâleur troublante, qui s’accordait à perfection avec le teint de porcelaine de la gamine. Je ne savais pas si je devais les qualifier de monstres ou de beautés fatales. Qu’étais-je moi-même pour les traiter de monstres ? Je me résolus à l’avouer, elles étaient diablement belles. C’est alors que je remarquai quelque chose qui m’avait échappé tout ce temps, un homme. Il y a avait juste en dessous de la photo que je contemplais, une autre photo. Ce n’était pas une photo de Gordon, c’était un jeune homme. Il avait une figure épaisse mais son sourire était charmeur. Ni trop fort, ni trop fin, il avait une forte carrure mais dégageait beaucoup de sensualité. Il me rappelait curieusement ce fameux personnage de la littérature française, Georges Duroy. Le blondinet de la photo avait l’œil assuré et la pose galante. Il devait avoir la trentaine.
Il y avait quelque chose de sournois en lui, et tout ce qui il y avait autour de lui soulignait sa perfidie et sa fausseté. D’abord, il y avait encore l’enfant, Karlina, le visage ouvert d’un rictus écoeurant, sa robe rouge-sang soulignait sa joue toute rose. Ensuite, la blancheur immaculée de la robe maternelle n’apaisait en rien l’incendie allumée par l’enfant. Tout rougeoyait, tout sur cette photo inspirait le danger. Je fis par aplatir la photo sur la table, brulé par sa trop longue contemplation.
Je me levai et je remis tout ce qui encombrait cette table dans la boîte de métal. Je gardai seule la photo et le carnet d’adresses de Neritsa. J’étais venu trouver des réponses, je repartais avec de nouvelles questions. Wilhem Heine, tint à m’accompagner jusqu’à la porte de l’agence, et avec une abondance de formules de politesse, il me laissa enfin partir. Je m’éloignai nonchalant de la Deutsche Bank, en sifflant dans la froidure de cette journée de décembre.
Arrivé à l’appartement, j’étais sûr de trois choses. Premièrement, le blondinet de la photo n’était pas humain, il était d’une race de vampire qui m’était jusque là inconnue. En second, Neritsa avait acquis quelque chose de non-humain avant de revenir à Berlin, elle n’était sûrement pas tout à fait humaine quand j’ai mis fin à ses souffrances, mais qu’était-elle devenue ? Enfin, Karlina se révélait être bien plus mystérieuse et insondable qu’à sa naissance, et je n’étais sûrement pas au bout de mes surprises.
Tout en réfléchissant, je m’étais préparé un steack des plus saignants. Je piochai une bière et m’affalai devant la télé. Ce soir-là c’était la finale du Super Bowl à Miami, une soirée machiste et pleine de virilité s’annonçait.
La première période n’avait pas encore débutée, qu’on sonna à la porte.
Je posai imperceptiblement mon steack et me hissai sur mes pieds. J’inspirai à plein poumons l’air pur, pour dégager mes narines de la délicieuse odeur de viande saignante, puis j’inspiré de nouveau.
J’eus l’impression d’être pris dans une tempête de senteurs. Une mer de musc, brassée d’iris, qui pliait sous une pluie d’ambre. J’étais balloté par une cascade de sensualité et de sauvagerie. Envouté, et au bord de l’agonie, je me jetai sur la poignée de la porte. Je l’ouvris à la volée, et, elle était bien là. Le regard irisé me transperça et je sentis mes veines se dissoudre. Je cessai de respirer, ou plutôt j’aspirai à grandes bouffées les flagrances ensorcelantes qui se dégageaient de sa personne. Ces cheveux jaillissaient en flots précipités de sa coiffure, et cette veste officier en velours qui lui serrait subtilement la taille, me fit perdre le control. Son regard de nacre plongea en moi, et j’eus l’habituelle sensation d’être mis à nu. Elle éclata de rire, et secoua nonchalamment sa chevelure miroitante. Elle me prit par la taille, comme je ne trouvais pas les mots, et me colla contre le mur. La chaleur de son corps m’emplit de désir. Je tins aussi longtemps que je pus, puis une fit couler lentement ces mots-là en moi. Sa bouche délicieuse, murmurait et répandait le doux parfum de son haleine. « Que le Super Bowl aille au diable ! » pestai-je en moi-même, avant de l’entraîner vers ma chambre.


Le soleil se leva avec une incroyable lenteur, à croire que c’était un ado qui essayait tant bien que mal de s’extirper de son lit. La couverture épaisse mais éparse que formaient les nuages ne facilitait en rien ce réveil oh combien pénible. J’étais assis à la petite table collée à la baie vitrée. Les timides rayons, froids et mélancoliques, qui arrivaient à me parvenir, traversaient la chambre en ligne droite et allaient se jeter contre la chair d’Athéna. J’enviais leur audace, mais les souvenirs de la nuit précédente se ravivèrent en moi à la vue de son anatomie parfaite. Le drap la couvrait à moitié, et les rayons continuaient leur incursion sur les courbes de son corps. Subrepticement ils descendaient et remontaient les creux, faisaient miroiter sa peau comme un diamant. Ils allumaient sa peau d’un sublime feu. Elle finit par s’éveiller, les balayant d’un mouvement, elle vint s’asseoir à mes côtés.
« _ Comment étais-tu au courant ? lui murmurai-je en la dévisageant.
_ Gordon, répondit-elle les yeux fixés sur la poudreuse.
_ Je vois, fis-je déçu.
Elle tourna un regard amusé vers moi, et sourit.
_Tu aurais préféré que je vienne juste pour tes beaux yeux ?
_ Peut être.
_ Tu aurais été bien trop heureux. J’ai des infos pour toi, et ça ne pouvait pas attendre la prochaine réunion du « clan des trois », comme le dit si bien Lorelei, dit-elle d’un air absent, avant de retourner à l’observation du paysage.
Je pris son visage et je le tournai vers moi. Elle avait l’air préoccupé, ça n’annonçait rien de bon.
_ Je t’écoute, dis-je sans vraiment être sûr de moi.
_ Deux choses, répondit-elle en forçant un sourire. Elle se leva et glissa vers moi. Elle s’assit et accrochai ses bras à mon cou. Sa voix prit un ton professionnel, mais devint un subtil murmure.
_ Premièrement, il semblerait que Simone ait parlé à Neritsa, avant que cette dernière ne soit plus de ce monde.
Je frissonnai de curiosité. Qu’avait pu bien dire Neritsa, pour que j’ai droit à une visite officielle ? Je me demandais si Simone aussi en savait trop, et j’appréhendais avec nervosité la suite de l’histoire.
_ Elle aurait appelé Simone et lui aurait parlé de confessions. Elle mentionnait dans sa conversation un certain Tiffen avec lequel avait reconstruit sa vie après David, et demandait à Simone si Gordon ne lui était pas quelque fois apparut étrange et presque inhumain.
Athéna renifla de dégoût, puis continua.
_ En second, ton protéger a fait quelques vagues ces derniers temps, et ce n’est vraiment pas le moment, conclut-elle avant de se lever.
_ Qu’est-ce que ça veut dire ?
_ Que soit il remplit convenablement sa mission auprès de Jean Vera, soit je m’occupe de lui. Tu devrais mieux gérer tes recrues Ilian, ce n’est vraiment pas le…
Je levai la main, et elle s’interrompis. Il y avait quelque chose d’autre, je le sentais. Mais apparemment, ça n’avait rien à avoir avec Karlina & cie. Elle détourna son regard, et se leva. Décidément, elle n’était pas du tout venue pour moi. Elle ne faisait qu’exécuter les ordres. Quand elle recommença à parler, je pouvais imaginer Gordon les prononcer quelques heures auparavant, je pouvais même entendre sa voix de ténor marteler chaque mot avec brutalité.

_ Nous avons été créé dans un seul but, que ce soit moi, Lorelei et tous les autres. Nous avons qu’un seul but, un but ultime, protégé les jumeaux, Tom et Bill au prix de nos « vies ». Je ne remets pas en cause les raisons qui t’ont poussé à créer Karl. Ah oui, vraiment ? Mais une fois que tu l’as fait, il faut que tu remplisses ton rôle correctement. Karl doit, veiller sur Jean et fait des rapports sur sa possible évolution. Nous ne savons toujours pas s’il est aussi doué que sa sœur, mais Karl n’est absolument pas autorisé à lui révéler quoi que ce soit.
Sa voix était dure, son visage, glacial.
_ Maintenant, tu sais ce que tu as à faire. Le prix d’une prochaine désobéissance de sa part sera la mort.
_ Calme toi. Je vais m’en occuper, répliquai-je acerbe. »
Je me levai et lui déposai un fragile baiser sur les lèvres. Elle y répondit. Le feu s’alluma de nouveau et nous nous recouchâmes.

A dix heures trente,je la déposai devant son agence de mannequinat et je repartis en exploration. J’avais mi ma mission entre parenthèse, mais la visite d’Athéna s’était révélée bénéfique à de nombreux points de vue. Et, maintenant que je voyais plus clair, il fallait que j’aille à mon premier rendez-vous de la journée. J’avais justement le pressentiment que le sourire béat que la déesse m’avait déposé sur les lèvres avant de partir, allait bientôt muter en un rictus effarant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://moW-na.skyrock.com
kat
Assiste au match de base-ball
Assiste au match de base-ball


Féminin
Nombre de messages : 563
Age : 38
Localisation : France
Date d'inscription : 24/04/2009

MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Lun 22 Fév - 1:36

Désolée pour le retard mais j'ai eu quelques soucis!!!!
J'adore toujours autant, grave grave!!!!
Dommage que je sois la seule à la lire car ils aimeraient tous, mets un lien dans ta signature car c'est vraiment dommage que tu ne fasses pas de pub!!!
En tout cas moi suis là et j'y restes!!! FAN N°1!!!!!!!!!!!!!
Vivement le prochain chapitre!!!
Bisousssssssssss
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Aujourd'hui à 12:29

Revenir en haut Aller en bas
 
Une vengeance éternelle (fiction originale)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 8Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8  Suivant
 Sujets similaires
-
» [Fiction originale] Androïdes
» [Fiction Originale] Yochimu
» Fiction originale
» [Fiction Originale] Un employé pas comme les autres
» Ma Misère[fiction originale en plusieurs chapitre]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Twilighters France :: Le quartier des artistes :: Fanfics :: Fanfics tout Public-
Sauter vers: