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 Une vengeance éternelle (fiction originale)

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Robie
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mer 18 Aoû - 14:51

ça se coupe un peu brutalement parce que j'ai eu une panne d'inspiration à ce moment là donc...toc ça s'arrête. Mais t'inquiète je vais la retrouvé bientôt..^^
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mer 18 Aoû - 16:47

Ay, ça te plait plus?? le couple Illian et Lina, ça le fait pas? Question Question Moi qui croyais que ça le fait. lol!
Bon bon, on va arranger ça alors Cool Jean Jean et encore Jean!! Ouh là, j'ai intérêt à dire vite ce qui se passe après parce que je suis sûre que tu vas me faire la peau juste après Lol
Pour le moment, préparons le terrain. Rolling Eyes Voila la suite. smack [/quote]




Alors si, ca me plait, mais pas avec illian!! Hihihihi
Ppour te faire la peau, ce n'est pas possible sinon j'aurais plus de suite!!! pendu
Merci pour cette suite, pas grave qu'elle s'arrête comme cela même si j'aurais préféré le contraire!! lol!
Bon courage pour la suite, je te donne de l'inspiration, tu vas voir cela va marcher!! Razz
Contente de voir que Jean est en vie mais bon, pas cool dans l'état ou il est, puis que lui est-il arrivé?? Et c'est quoi ce soupir qu'a entendu Lorelei????
Et oui comme toujours, je suis pleines de questions!! Hihihi
merci
Bisoussssss smack
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Robie
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mer 18 Aoû - 21:58

Ok t'inquiète bientôt la suite. smack
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florine39
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Jeu 26 Aoû - 23:06

coucou !!
je vien de lire ta fic en entier !!
elle est vraiment super et j'attend une suite avec impatience maintenant !!
a+
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Robie
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Ven 27 Aoû - 12:07

florine39 a écrit:
coucou !!
je vien de lire ta fic en entier !!
elle est vraiment super et j'attend une suite avec impatience maintenant !!
a+

Merci^^
Je la posterai a plus tôt smack
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Robie
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mar 31 Aoû - 9:48

Je jurai violemment quand malgré moi le bruit des soupirs que j’avais entendu dans l’appartement de ce dernier, quelques heures plus tôt, me revinrent. Illian et Lina soupirant dans les bras l’un de l’autre. C’était affreux. Je secouai la tête pour chasser ces murmures horribles.
Subtilement, tandis que les rumeurs des ébats de Lina et Illian s’effaçaient, des murmures amusés s’insinuèrent dans ma tête. C’était une voix féminine inconnue qui m’inspirait un étrange sentiment de confiance.
« Tu sais, je comprends ce que tu ressens Lorelei » susurra-t-elle.
« Tu ne peux t’empêcher de les voir encore et encore. Ça aurait pu être toi. Mais ça ne l’est pas. » affirma-t-elle, compatissante.
Je ne bronchai pas. Je lançai retomber mollement la tête de Jean et me levai. J’avançai jusqu’au cercueil. Il semblait bien fermé, et la voix ne semblait pas venir de là. Restait à savoir si son occupante était toujours à l’intérieur. Intriguée, je me demandais si c’était possible. Si Neritsa avait réussit à survivre à Illian, alors elle devait être plus puissante qu’on ne voulait l’admettre. Mais, même si le corps n’était pas là…n’importe qui aurait bien pu s’en emparer pour faire croire à sa résurrection. Curieuse, je posai mes mains sur le cercueil. Je l’ouvris sans effort. Le corps était bien là. Bizarrement, il était plutôt bien conservé. Décidément David avait vraiment tout fait pour qu’elle meure dignement, et il lui avait même offerte une mort glamour. C’était pathétique !
« Tu parles d’une mort glamour ! » pesta la voix, mi-amusée mi-frustrée.
« J’aurais préféré ne pas mourir du tout ! Cet hypocrite ! Il a cru que m’offrir ce mausolée, ce cercueil…ce magnifique visage mortuaire, allait racheté le fait qu’il m’avait tuée ! Pff ! » ragea-t-elle.
Je ne fis aucun commentaire. Ce n’était pas possible. Ce qui se passait n’était pas logique du tout ! Cela ne pouvait être vrai. Neritsa Vera était bel et bien morte. C’était impossible, elle ne pouvait être présente, ça ne pouvait pas être elle qui me parlait. J’hallucinais ! C’était la seule explication possible ! Trop de pression. J’étais trop stressée. Je devais être sous le choc. Peut être que si je ne lui répondais, la voix s’évanouirait.
« Même pas en rêve » souffla-t-elle, doucement.
Je ne bronchai pas. Il fallait que je sorte de là. Au premier pas que j’esquissai, j’entendis un bruit lourd et étouffé, puis le lieu s’assombrit d’un coup. Je n’avais pas besoin d’aller vérifier. J’étais prise au piège.
« _ Alors tu crois toujours que je suis un jeu de ton imagination ? jubila-t-elle.
_ Je suppose que non ; soupirai-je, résignée.
_ Tu fais preuve d’un sang-froid rare !- s’extasia-t-elle.- Tu as été plus facile à convaincre, même ma propre fille a beaucoup hésité.
_ Comme tu peux le voir, je n’ai rien à avoir avec ton horreur de progéniture ; coupai-je, cassante.
_ Hum ! Quel caractère ! J’aime ça. C’est tout ce qui lui manque à ma Lina ; s’enthousiasma Neritsa.
_ Je m’en fiche éperdument ; répondit-je, froidement.
_ Je sais ;- pouffa-t-elle.- Mais à ce que je vois, tu as de quoi haïr ma fille pendant l’éternité qu’il te reste à vivre.
_ Alors quoi ? Qu’est-ce t’es au juste ? Une espèce de monstre désincarné ? Un esprit frappeur ? ou un...fantôme liseur de pensées ?
_ Tu regardes trop la télé. Tout ça est bien trop spectaculaire comme explication. Trop mystique. Purement hollywoodien comme conception de ce que je peux être ; affirma-t-elle.
_ Que veux-tu, je suis une fan inconditionnelle de Melinda Gordon ; ironisai-je.
_ Du caractère et drôle en plus. J’adore ! Je crois…je crois que tu es la fille dont j’ai toujours rêvé !s’émut-elle.
_ Ravie pour toi. Qu’est-ce que tu me veux ? lançai-je, exaspérée.
_ La patience est une vertu Lorelei ; s’offusqua-t-elle.
_ Tu sais ce que j’en fais de ta définition de la vertu moi ? m’impatientai-je.
_ Ne sois pas grossière ! m’intima-t-elle.
_ Sinon ?- gloussai-je.- Tu vas me hanter pour l’éternité ? Tu vas me scier la gorge comme tu l’as fait à ton propre fils ? Tu vas me…posséder ? fis-je, moqueuse. »
A peine avais-je terminé ma phrase que je me sentis nauséeuse. Tout autour de moi oscillait. C’était comme si le sol allait s’ouvrir sous moi. J’imaginais déjà qu’elle m’entraînait aux Enfers. Peut être m’emmenait-elle dans le monde d’où elle venait ? Et si elle pouvait vraiment me tuer, du moins si elle pouvait blesser mon enveloppe corporelle, ça ne m’inquiétait pas vraiment. Après tout, je n’avais plus rien à perdre. Je ne pouvais rien craindre. J’avais perdu la seule personne à qui je pouvais tenir. De toute façon, il n’avait jamais été mien, je le savais, je savais que j’allais finir par me blesser force d’espérer. Pourtant je ne m’attendais pas à ce que ça fasse si mal. A l’intérieur j’étais plus morte que jamais. Alors, si cette espèce de reste de vampire voulait me tuer, je n’avais aucune objection.
« Arrête tu vas me faire pleurer » pouffa-t-elle.
« J’aurais espérer de toi un peu plus de combativité » se plaignit-elle.
Je l’ignorai une fois de plus. C’était la première fois que je venais à peine de faire sa connaissance, enfin de ce qui restait d’elle, et j’en avais déjà marre. Je n’avais jamais connu un…fantôme aussi soûlant qu’elle. En fait, je n’en connaissais pas d’autre, et j’en bénissais le ciel.
« Comme tu es insultante » gémit-elle.
Je fixai mon attention sur le décor nouveau qui se matérialisait devant moi pour ne plus l’entendre. Le paysage du lugubre sépulcre avait été remplacé par celui d’un appartement luxueux. J’ignorais ce que ça pouvait être. De la…magie ? Si elle arrivait à s’insinuer dans ma tête, elle pouvait maintenant faire ça ! M’avait-elle téléportée ? Un être immatériel pouvait faire ça ? Je n’en savais absolument rien. Cette science m’échappait complètement. Quand le décor se matérialisa complètement, je ne pus m’empêcher d’approcher les meubles, de les tâter, d’inspirer, à l’affût d’un quelconque indice qui m’aiderait à comprendre. Je finis par m’affaler dans un fauteuil, totalement déroutée. C’est à ce moment-là que je la vis. Etait-elle en chair et en os ? Peut être ! J’étais dépassée ! Elle sourit, probablement amusée par mon air hébété. Elle vint s’assoir face à moi et me dévisagea longuement.
« _ Alors ? fis-je, agacée.
_ Quoi ? gloussa-t-elle.
_ Tu as l’air d’être entrain de me passer aux rayons X, alors j’ai réussi l’examen ?
_ Parfaitement. Tu es tout simplement parfaite ! Mystérieuse, intrigante. Parfaite !
_ Hum hum ;- fis-je, ironique.- Et tu vois tout cela en me fixant ? Par le pouvoir de la pensée, c’est ça ?
_ Tu es lassante à la fin ! Je suis normale. Enfin, je veux dire…aussi normale que peut l’être une morte.
_ Alors tu es bien morte ; soufflai-je.
_ Malheureusement ;- soupira-t-elle.- C’est ce que je me tue à te dire ! gloussa-t-elle.
_ Alors…je ne comprends pas. Qu’est-ce que c’est que tout ça ? fis-je, en englobant le décor et elle d’un geste circulaire.
_ Une illusion ; expliqua-t-elle, comme si c’était une évidence.
_ Mais c’est une évidence ! compléta-t-elle.
_ Bien sûr ! Tout défunt qui se respecte s’amuse à créer des illusions et à posséder les gens ; me moquai-je.
_ Ce serait trop long à t’expliquer ; s’excusa-t-elle.
_ Peu m’importe ! Qu’est-ce que tu me veux ? lançai-je, sur la défensive.
_ Je n’attends rien de toi, je…
_ A d’autres ! coupai-je, venimeuse.
_ Je suis venue t’offrir mon aide ; affirma-t-elle, souriante.
_ Jean ne te suffit pas ? Tu veux aussi tuer ta chère fille ? m’étonnai-je.
_ Hum…non, pas tout à fait ; rie-t-elle.- Ce n’est pas à ça que je faisais allusion.
_ Alors tu ne m’es d’aucune aide. Merci et au revoir ; coupai-je en me levant. »
A peine debout, une force me propulsa dans le fauteuil que je venais de quitter, et m’y ligota fermement. Neritsa leva les yeux au ciel puis éclata de rire.
« _ Où tu crois aller comme ça ? gloussa-t-elle.
_ Qu’est-ce que tu me veux ? crachai-je, froissée.
_ Je te répète que je ne veux rien de toi ; Vraiment. Je suis là pour te proposer mes…services.
_ Je n’en ai pas besoin ;m’impatientai-je.
_ Si ! Bien sûr que tu en as besoin. Pour venir à bout de ce traître d’Illian tu en as besoin ! C’est vrai quoi ! Tu ne comptais pas t’écraser comme ça après ce qu’il te fait subir ? fit-elle, sincèrement écœurée.
_ En quoi ça vous regarde ? répliquai-je, sauvagement.
_ Ça me blesse de voir comment il t’a traitée. Je sais ce que tu ressens. J’ai vécu ça aussi, tu le sais. Je ne supporte pas de te voir vivre la même chose. C’est vrai ! Ça ne peut pas continuer indéfiniment. Ces gens se servent de tout le monde. Tu le sais aussi. Tu as travaillé pour eux.
_ Woah, David et sa clique se servent de tout le monde. Fascinant ! Dire que tout ce temps j’ai vécu dans l’ignorance. Merci ! - ironisai-je.- Si je comprends bien, tu veux que je…’nous’ venge ? Les fantômes aussi fument de l’herbe ?
_ C’est possible Lorelei. Ils ne sont pas invincibles. Ils ont aussi leurs talons d’Achille ; affirma-t-elle.
_ Tu crois peut être que tu arriveras à tuer David en lui plantant une flèche empoisonnée dans le pied ? pouffai-je.
_ C‘était une image ; s’énerva-t-elle.
_ Tiens, j’en ai une autre pour toi !-m’exclamai-je, hilare.- Illian te faisant la peau une seconde fois, pendant que moi je serais très loin d’ici, quelque part plus à l’Est, en Russie par exemple.
_ La fuite n’est pas une solution.
_ Le suicide non plus ; ripostai-je.
_ Ce n’est pas un suicide ! s’exaspéra-t-elle.
_ Admettons que tu me rendes plus puissante que des Anciens comme David ou Gordon. C’est quoi ton plan ? Je débarque à la Villa et je leur fais tous la peau ? plaisantai-je.
_ La Villa ? Alors leur antre à même un nom ? fit-elle, amusée.
_ T’as pas répondu à ma question. Tu as un plan ? Une stratégie ? Quelque chose qui maquillerait ce suicide en Vendetta ?
_ Non, pas encore. Je veux dire…je ne m’attendais à te voir au sépulcre, et encor moins je ne m’attendais pas à ce que tu adhères si vite.
_ Eh ben dites donc ! Telle mère, telle fille. Aussi conne l’une que l’autre ; crachai-je.
_ Je t’interdis de…
_ Laisse-moi partir Neritsa ! Tout-de-suite ! hurlai-je, menaçante.
_ Arrête de piailler pauvre petite idiote ! Tu es déprimante. Toi désespoir fait franchement peine à voir. Il t’a brisée le cœur. Ils t’ont trahis tous les deux, Lina autant qu’Illian. Pendant toutes ces années que tu as passé au service du clan, il s’est joué de toi. A chaque prise de tête avec Athéna, toi tu étais là pour lui. Tu te rends compte ? Athéna n’a jamais su ce qui se passait entre vous. Elle ne le saura jamais. Tu as gagné Illian ! Il t’avait promis tellement de choses ! Et tu le laisses te faire ça ? Et pour finir tu t’enfuis ? Quelle espèce de lâche tu es pour faire ça ?
_ Tu délires ! Il n’y a jamais rien eu entre nous ! Je n’aurais jamais pris le risque de défier Athéna.
_ Tu oses le dire à voix haute. Tu en es fière peut être ? Tu es pathétique.
_ Je dis juste la vérité. Je ne suis pas le genre à piquer son mec à une amie. On ne peut pas dire de même pour toi, n’est-ce pas ? fis-je, avec un sourire narquois.
_ Simone ne méritait Gordon. Elle ne méritait rien de tout ce qu’il lui a donné. Cette famille, cette vie parfaite. Elle ne le méritait pas ! s’enflamma Neritsa.
_ Nous y revoilà !- me moquai-je.- Ah Envie quand tu nous tiens !
_ ne fais pas semblant Lorelei. Ne fais pas comme si tu ne comprenais tout ce que j’ai ressenti à l’époque. L’injustice que c’était de le voir avec elle. De le voir la choisir elle et pas moi ! ça aurait pu être mes jumeaux à moi. Ça aurait être Gordon et Neritsa pour l’éternité. Mais il m’a laissée tomber…
_ …comme une vieille chaussette !- gloussai-je. – Bouleversant ! Tu aurais pu écrire un livre Neritsa. Toutes les célibataires et les divorcées désespérées du monde en auraient fait un best-seller ! Et le titre aurait été « La pitoyable histoire d’une maîtresse délaissée ».
_ C’est à ça que tu veux jouer ? s’emporta-t-elle, soudain.
_ Si c’est à ça que je veux jouer. Hum...laisse-moi réfléchir…
_ Tu n’es qu’une sale gamine, une minable petite idiote ! Je t’offre le moyen de te venger. Je te donne une chance de faire souffrir Illian autant qu’il t’a fait souffrir, et plus même. Je te propose le moyen de venir à bout de ce nid de manipulateurs qui se sont servis de toi sans jamais tenir la promesse qu’ils t’ont faite, et toi tu te défiles. Tu fuis ! Une pauvre trouillarde. Ça ne m’étonne pas finalement qu’on n’ait tout de suite pensé à toi comme baby-sitter. Tu es bien trop médiocre pour faire mieux. Et même là, tu as échoué !
_ Bla-Bla-Bla !-gloussai-je.- C’est un véritable mélodrame.
_ Tu as raison, je suis ridicule ; concéda-t-elle, soudain souriante.
_ Carrément ; approuvai-je.
_ Tu ne devais pas vraiment l’aimer. Qui sait peut être que ce n’était qu’un ‘kif’, c’est comme ça on dit, Un simple ‘kif’. C’est vrai, après tout tu n’as pas vraiment l’air affectée par tout ça. Ce n’est pas comme s’il t’avait même déjà considérée comme une compagne potentielle. Inutile comme tu es. Non, je te comprends finalement ; acquiesça-t-elle.
_ Tu ne m’auras pas comme ça ; rie-je.
_ Alors ;-souffla-t-elle, en se levant.- J’aurais peut être plus de chance en m’y prenant autrement.
_ Essaie toujours ; lançai-je, la défiant du regard. »
Elle sourit, et le décor se déforma une fois de plus. Elle pouvait m’emmener où diable lui plaisait, peu m’importait ! Rien de ce qu’elle pourrait me faire ne me déciderait à cette idée ridicule de vengeance. Rien ne pouvait venir à bout des Anciens. Je ne savais même pas comment il fallait s’y prendre pour tuer Illian, alors ses maîtres ! Je n’avais aucune chance de les atteindre. Ils me détruiraient avant même que je n’atteigne la Villa. La seule chose qui pourrait vaguement les troubler serait la mort de Karlina. Le fait de n’avoir pas pu déceler le mystère de sa nature exceptionnelle les agaceraient quelques années, puis ils trouveraient un nouveau joujou.
« _ A ta place je n’en serais si sûre ; souffla Neritsa.
_ Tu n’es pas à ma place, vipère ; coupai-je, glaciale. »
Elle étouffa un rire puis se détourna de moi. Intriguée, je suivis son regard, tandis que le paysage autour achevait de se modifier. C’était de nouveau l’intérieur d’un appartement. Curieusement, les meubles, la décoration, tout me semblait familier. J’étais déjà venue dans cet endroit. Depuis assez longtemps pour ne pas le reconnaître immédiatement, mais j’avais le sentiment de le connaître par cœur. Soudain, de légers murmures attirèrent mon attention. Comme je me retrouvais assise dans un fauteuil de cet appartement, je me levai et me dirigeai vers ces sons étouffés. En face de moi il y avait quelques marches conduisant à une plateforme surélevée au milieu de laquelle trônait un lit immense. Je commençai à monter les marches lorsque mon regard croisa un objet accroché au mur. Le sabre brillait d’une lueur étrange. Et, avant même de voir les deux initiales incrustées dans le métal, je compris que j’étais dans l’appartement parisien d’Illian. Un couinement hystérique s’échappa de moi. Aussitôt les murmures s’intensifièrent, comme lorsqu’on augmentait le volume d’une télévision. Ils croissaient irrémédiablement, empoisonnant l’espace. Je me retournai et reconnus tout de suite les occupants du lit. Je reculai rapidement, trébuchai sur une marche, et me laissai choir sur le sol. Les rumeurs me crevaient les tympans, ces murmures venaient de partout. Les voix résonnaient en écho, m’inondaient et m’empêchaient de réfléchir. C’était comme si une main invisible me poignardait encore, encore et encore sans que je ne puisse jamais me défendre. Glacée d’effroi, paniquée, mes yeux restaient fixés sur le lit sans que je ne réussisse à m’en détourner. Je n’arrivais pas à m’en détourner. Et les images se répétaient, les sons passaient en boucle, les mêmes gestes, les mêmes corps. Encore, et encore.
Neritsa s’était accroupie près de moi et se délectait de la scène.
« _ C…comment c’est possible ; suffoquai-je.
_ Oh tu sais...un petit tour de passe-passe.
_ Tu as dit que ce n’était que des illusions ; accusai-je.
_ Hum…plus ou moins. Ceci n’est pas réel, e n’est pas une retransmission en direct, enfin pas tout à fait ; s’embrouilla-t-elle.
_ Comment ça ! explosai-je.
_ C’est une sorte de montage. Je me sers de tes souvenirs, pour le son, et pour les images…c’est un secret ; babilla-t-elle.
_ C’est Lina ! N’est-ce pas ? Tu..tu as accès à ses pensées, tu as accès à tout ce qu’elle vit.
_ C’est cela ! s’égailla-t-elle.
_ C…comment c’est possible ! m’écriai-je, affaiblie.
_ Hum…c’est…compliqué. Mais si tu t’allies à moi, tu pourras faire de même. Je te montrerai ; promit-elle.
_ Non ! Non ! bafouillai-je.
_ Alors, je te laisse-là ; coupa-t-elle, en se levant.
_ Quoi ! hurlai-je, hystérique.
_ Quoi quoi ? exulta-t-elle.
_ Tu...tu ne…tu ne vas pas… ! Tu ne peux pas me faire ça ! grondai-je.
_ Ah bon ? Pourquoi ?- gloussa-t-elle.- Attends ! Ne me réponds pas. Je te laisse réfléchir. Je reviendrai, ok ?
_ Neritsa ! vociférai-je.
_ Bisous, bisous ! Amusez-vous bien ; susurra-t-elle, amusée. »
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mar 31 Aoû - 16:06

Wahouu !!
quelle suite !!
c'est super !!
J'adooore !
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mar 31 Aoû - 16:42

yéééé, qu'elle suite, moi aussi j'adore grave grave!!!!
Et ben Lorelei n'a qu'une solution!!!
Vivement le prochain chapitre!!!
Bisousssss
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mar 31 Aoû - 19:20

Coucou^^
woahh, contente que ça vous plaise!!
Je réussis à écrire à l'envers vous savez...j'ai presque fini la fin. Je remonte lentement vers la décision de Lorelei! XD! La suite pour jeudi^^
bises!!
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Sam 4 Sep - 0:40

Elle disparut instantanément. Déboussolée, au bord de la crise de nerfs, je me traînai jusqu’à un coin du salon, puis m’installai, vide de tous sentiments. J’avais beau faire comme s’ils n’étaient pas là, comme si ces rumeurs étaient absentes, peu à peu je chavirai. Entre illusions et réalité, entre douleur et insensibilité, je sentais mon être se dissoudre dans l’espace.
Cela dura une éternité. Neritsa revint, toujours avec ce sourire narquois ancré aux lèvres. Elle savait que j’étais prête. Elle savait qu’à l’instant, cela se résumerait à une question de survie, une issue pour échapper à la torture. Il me fallut quelque temps pour retrouver mes esprits. Avec une feinte d’inquiétude dans l’œil, mon bourreau vint s’accroupir en face de moi, puis Neritsa releva délicatement mon visage vers elle.
« _ Je suis vraiment désolée. Désolée que tu aies dû passer par là pour comprendre. Crois-moi, je ne veux que ton bien ; assura-t-elle.
_ Va au diable ; murmurai-je, glaciale.
_ Encore un refus ?! s’écria-t-elle, mi-agacée, mi-fascinée. »
Puisant toute la force, et les débris de courage qui restaient en moi, je la repoussai vivement, puis je me levai. Engourdie, je titubai un peu, mais il n’y avait pas de temps à perdre. Je ne désirais qu’une chose sortir de l’enfer quel qu’en soit le prix.
« _ Qu’attends-tu de moi ? soufflai-je, morose.
_ Un peu plus d’entrain ! rie-t-elle.
_ Neritsa, je n’ai pas la patience de…
_ C’est bon !- coupa-t-elle, boudeuse. »
Elle se détourna de moi, fixa ses illusions encore une fois, puis le décor se remit à vaciller. Nous étions de retour au sépulcre. Dès que je repris plein control de ma personne, j’allai m’adossai à un mur quelconque. Jean était toujours là, à présent agonisant, il semblait s’être encore évanoui. Je commençai à douter qu’il soit vraiment humain lui aussi, car après avoir perdu autant de sang un être humain normal serait mort.
« _ Ne t’occupes pas de lui ; fit le fantôme, avec indifférence.
_ Comment arrives-tu à être aussi insensible envers ton propre fils ? soufflai-je, irritée.
_ Je ne sais pas. Ça me vient naturellement ; babilla-t-elle.
_ Ton humour est aberrant ; accusai-je.
_ Je ne te demande pas d’en rire Lorelei. On a assez perdu de temps maintenant. Lina est en route. Ce n’est plus qu’une question de temps avant qu’elle n’arrive ici.
_ Seule ? m’étonnai-je, emplie d’espoir.
_ Bien sûr que non. Illian l’accompagne.
_ L’évidence,- sifflai-je.- Alors ce ne sera pas pour aujourd’hui. Je ne fais pas le poids devant lui.
_ Quel optimiste ! Il y aura une faille. Fais-moi confiance.
_ Quoi ? Lina ? Si tu la considère comme son point faible, c’est que tu dois vraiment être ignorante ; lançai-je, cassante.
_ Non Lorelei. Je parlai de l’autre. De Bill ; sourie-t-elle.
_ Il vient ? Il l’accompagne, malgré ce qu’elle a fait ?
_ Tu imagines peut être qu’ils le lui ont dit ? fit-elle, amusée.
_ La faille ;- soufflai-je, en comprenant sa remarque.- Mais, même si ça marche, Bill est un descendant direct Neritsa, je n’ai aucune chance !
_ Pourquoi tu as accepté mon offre Lorelei ? s’irrita Neritsa.
_ Quoi ?
_ Pourquoi as-tu accepté de me rejoindre ?répéta-t-elle, agacée.
_ Parce que je n’avais pas le choix ; soufflai-je, perdue.
_ Tu ne me sers à rien !- s’enflamma-t-elle.- Avec cette attitude, où crois-tu que ça nous mènera ?
_ Je ne fais que tu dire l’évidence Neritsa ! Je t’avais prévenue. On ne peut rien faire contre eux. Tu ne comprends pas ? m’écriai-je, ahurie.
_ Si tu ne me fais pas confiance, ils auront le dessus ; me prévint-elle.
_ Mais...tu es sourde ? Le dessus ils l’ont déjà ! Ils l’ont toujours eu. J’ai accepté de te suivre dans ton délire parce que je n’avais pas le choix. Même si je fuis, le souvenir m’hantera toute ma vie. Je sais que ce sera pire encore que ce que tu m’as fait endurer. Je le sais. Le choix n’est pas dur dans ce cas. Je peux survivre avec cette plaie béante en moi, soit mourir en me battant, une dernière fois.
_ alors, pour toi ça ne se résume qu’à ça ? s’enflamma-t-elle.
_ A quoi d’autre veux-tu que ça se résume ? pouffai-je.
_ Un suicide collectif ; siffla-t-elle, dégoutée.
_ Collectif ? gloussai-je.
_ Tu n’as aucune idée de ce que ça me coûtera de m’allier à toi. Aucune idée ! gronda-t-elle.
_ Tu veux un mouchoir ? ricanai-je.
_ Idiote ! explosa-t-elle, faisant trembler le sépulcre. »
L’air se glaça soudainement. Je ne pouvais plus respirer. Il me semblait qu’on déversait un fleuve de givre dans mes poumons. Je m’agrippai furieusement au mur, enfonçant mes doigts dans la roche tant la douleur était aliénante.
« _ Qu’….qu’est-ce…que tu me fais ! suffoquai-je, tremblante.
_ J’ai besoin que tu haïsses Lorelei ! J’ai besoin de vengeance ! Pas de suicide ! Tu as si peu d’égard envers ta mission ! Comment veux-tu que je m’allie à toi ?
_ Alors quoi ? ! - vociférai-je.- Tu vas me tuer ? Et après comment tu feras ?
_ Je me débrouillerai ;- siffla-t-elle.- Je ferai sans toi !
_ Bi…bien sûr ! crachai-je, avec dédain.
_ Pourquoi est-ce si dur pour toi ? Je ne comprends pas !! Pourquoi tu n’arrive pas à les haïr ? Illian, Bill, David ! Est-ce moi qui exagère ? Ne méritent-ils pas tous de mourir ? vociféra-t-elle, folle de rage.
_ L…la seule personne. Que...que je hais ! C’est ta fille !- hurlai-je ; à bout de souffle.- Lina n’est qu’une traînée ! Une imbécile ! Un monstre ! C’est elle qui mériterait de crever ! Si tu savais la joie que j’aurais à la réduire en charpie ! Je rêve de lui broyer le cœur de mes mains ! vociférai-je, accablée.»
Je me laissai tomber sur le sol, anéantie par la douleur. Je me sentais refroidir de l’intérieur. Mon corps gelait, la souffrance semblait ne jamais vouloir s’arrêter. Tout à coup, je n’eus plus mal.
« _ Tu…tu détestes Lina ; répéta bêtement Neritsa.
_ Oui ! crachai-je, d’une voix rauque.
_ Que serais-tu prête à faire pour avoir sa tête ? murmura Neritsa.
_ Tuer ! vomis-je, sans hésiter.
_ Alors…je peux peut être t’aider ;- railla-t-elle.- Si tu acceptes de suivre mes ordres à la lettre, tu auras pleine satisfaction ; susurra-t-elle.
_ Tu sacrifierais ta fille…
_ C’est oui ou c’est non !- coupa-t-elle, ennuyée.- C’est à prendre ou à laisser !
_ qu’est-ce qui me dis qu’une fois ta haine assouvie, tu ne me détruiras pas à sa place ? couinai-je.
_ Rien ;- rie-t-elle.- Il faudra que tu me fasses confiance. Alors tu te décides ? s’impatienta-t-elle. »
Je m’agenouillai péniblement, puis je la fixai. A quoi cela me servais de la sonder ? Ce n’était qu’une ombre, une vague image, un esprit tourmenté. Les yeux que je voyais, ce sourire maléfique, cette femme qui se tenait devant moi et criait vengeance, tout ça n’était pas réel. Même là, je cherchais au fond de ses prunelles un indice quelconque. Me mentait-elle ? Etait-elle aussi désespérée pur accepter un pareil échange ? Son ancien amant contre sa fille chérie. Comment était-ce possible ?! C’était invraisemblable. Elle était prête à ignorer toutes ces années passées à prépare Lina, à la chérir, à la façonner à son image, prête à m’offrir tout ça à cette seule condition. C’était inouï !
« _ Je sais que ça à l’air incroyable ;- murmura-t-elle.- Mais, Lina m’a tournée le dos. J’ai mal de l’avouer, mais…il ne me reste que toi ; souffla-t-elle.
_ Tu es sûre de toi ? soufflai-je, partagée.
_ Je peux déjà te dire que tu vas beaucoup souffrir, il y aura de la casse. Mais je t’assure que tu pourras en venir à bout ; affirma-t-elle.
_ Comment...comment tu peux le savoir ? Qu’est-ce que tu vas faire ?
_ Fais-moi confiance. Acceptes d’abord mon offre ; insista-t-elle, tendrement.
_...Je signe où ? raillai-je.
_ Magnifique ! s’écria-t-elle, ravie. »
Elle fut près de moi en clin d’œil. Le visage fendu d’un sourire, elle semblait rayonner. Je me demandais ce que le clan des trois avait bien pu infliger à cette femme pour que sa haine suffise à la maintenir en vie. Elle sourit à mes pensées. Elle me tendit la main comme pour m’aider à me lever. Il n’y avait rien de matériel en elle. Je le savais, elle en était plus que consciente. Qu’est-ce que ça voulait dire ?
« _ Fais-moi confiance Lorelei ; soupira-t-elle, attendrie. »
Je savais que dès que je m’abandonnerai à lui faire confiance, je ne pourrai plus revenir en arrière. Je sentais que ce geste était plus symbolique qu’autre chose. Je ne pourrais plus reculer, je n’aurais plus le pouvoir de la quitter si je signais ce pacte. Peu importerait la douleur que m’infligerait Illian, David ou Gordon, je serais liée à elle pour l’éternité. Il suffisait que je prenne sa main, et plus rien n’importerait, plus à rien à part notre haine et notre désir de vengeance. Je pris une profonde inspiration, ne la quittant pas des yeux, je posai une main sur le sol et tendit l’autre vers elle. Alors que je ne m’y attendais pas, elle emprisonna ma main dans les siennes. J’étais fascinée, sans voix, perdue ! Elles étaient bien réelles ses mains. L’étau qu’elles formaient me comprimait les doigts, mais j’étais tellement ensorcelée que je n’y fis pas attention. Puis elles se resserrèrent un peu plus, comme si elles essayaient de fondre dans la mienne. Vivement, je sentis quelque chose me lacérer la paume de la main. Tout doucement, je sentis une douleur affreuse me pénétrer, ma main brûlait d’un feu invisible. Paniquée, j’essayai de retirer ma main, je ramenai l’autre, et essayai de repoussai celles de Neritsa. Mais, dès que mon autre main entra en contact avec sa peau, elle s’enflamma aussi. Le feu me dévorait. Je brûlais vive, je ne pouvais échapper aux braises infernales.
« _ N…Neritsa ! m’étouffai-je.
_ Je t’avais prévenue Lorelei. ‘Tu vas beaucoup souffrir’ ; cita-t-elle.
_M..mais...mais !
_ Je ne parlais absolument pas du clan des trois, chérie. Pas du tout ; railla-t-elle. »
Je ne pus même pas protester. Les flammes consumaient mon corps en entier. Aveuglée par la souffrance, je ne sentais plus mon corps, brusquement, je fus happée par le néant.
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Sam 4 Sep - 7:46

haaaaaaaaaaa sadique va!!!
La suiiiiteeee viteeeeee!!
Que va-t-il se passer là?????
toujours aussi prenante ta fic, j'adore grave grave!!!
Bisousssss
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Sam 4 Sep - 14:28

wahou !
vivement la suite !
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Lun 6 Sep - 19:53

Mdr! Et kat qui a la haine contre mes coupures sadiques!XD!
Pourtant j'ai tout fait pour e pas couper en plein dans l'action^^
La suite arrive, je viens de reprendre les cours alors je réorganise mon emploi du temps. Je posterai un nouveau chapitre d'ici la fin de la semaine. smack
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Sam 2 Oct - 13:51

Révélations
Il fallut une dizaine de minutes avant que Lina ne se rende compte que son téléphone sonnait. Elle leva péniblement son bras et l’envoya à la recherche de l’objet.
« _ Allô ?
_ Lina ? Lina, ça va ? fit Bill, soulagé.
_ ..c’est le monde à l’envers ; marmotta-tt-elle.
_ Quoi ? - souffla-t-il.- Mais, où es-tu ?
_ C’est qui a été agressé, et c’est pour moi que tu t’inquiètes ? soupira Lina, à peine éveillée.
_ Je vais très bien, c’était…une simple égratignure ; affirma-t-il.- Il faut que je te voie. Où es-tu ?
_ Avec Illian ; souffla-t-elle, avant de le regretter aussitôt.- Je…
_ Bon, vous serez à l’hôtel en combien de temps ? coupa-t-il.
_ Une...vingtaine de minutes ; lança-t-elle, dans les vapes.
_ A tout à l’heure alors ; conclut-il.
_ Okay.
_ Euh…Lina ? Je suis content que tu n’aies rien ; fit Bill, hésitant.
_ Moi aussi. »
Elle reposa son portable et soupira. Quand elle l’avait décidé, elle était persuadée de ne rien faire de mal, maintenant, quand ses yeux rencontrèrent ceux d’Illian, elle comprit que ce qu’elle venait de faire était une erreur. Une énorme erreur.
« _ Non. Non ! protesta Illian, la couvrant de baisers.
_ Je n’ai rien dit ; protesta Lina, en le repoussant à peine.
_ Ton regard en dit long. Tu…nous n’avons rien fait de mal ; assura-t-il.
_ Il a dit qu’il m’aimait ! Et moi, je l’ai laissé espéré. Je suis…immonde.
_ Il a dit ça ? s’étonna Illian.
_ Quelque chose dans ce sens. Je ne me rappelle même plus ; avoua Lina, baissant honteusement la tête.
_ Lina ? souffla-t-il, emprisonnant son visage dans ses mains.
_ Illian ; répondit-elle, fuyant son regard.
_ C’était magnifique. Je ne regrette rien ; dit-il, les étoiles dans les yeux.
_ Je sais ! Enfin, j’ai trouvé aussi. Certes…ce n’est pas ça le…le problème ; bafouilla-t-elle, en rougissant.
_ Alors, il n’y a pas de problèmes ; rie-t-il. »
Et avant qu’elle ne puisse protester, il l’embrassa fougueusement. Son baiser avait quelque chose d’effrayant. Il était ardent, passionné, différent. Quelque chose avait changé en Illian. Lina avait la sensation qu’il n’était plus le même qu’une heure auparavant. Il ne jouait plus à la séduire, ce n’était plus ce jeu dont il était le maître incontesté. En fait, tout d’un coup il semblait ramolli, assagi, incroyablement…tendre et sincère.
« _ Illian ? murmura-t-elle, essoufflée.
_ Oui ; répondit-il, calmement.
_ Mais, je ne t’ai encore rien dit.
_ Le ton de ta voix est éloquent ; railla-t-il.
_ Qu’est-ce qui se passe Illian ? Ton baiser…il est si…différent ; bafouilla-t-elle.
_ Je…je n’en sais rien. Je suis aussi surpris que toi. Je me sens bizarre ; avoua-t-il.
_ Quelque chose ne va pas ? s’inquiéta-t-elle, à tort.
_ Si. Bien au contraire. C’est ça qui est bizarre. Il y a cette espèce de paix, de vide soudain rempli à ras-bord ;- susurra-t-il, en la fixant intensément.- ça fait une éternité que je ne m’étais pas senti aussi…heureux. »
Elle le repoussa légèrement et se détourna de lui. Elle commença à s’apprêter sans un mot. Lina s’éclipsa dans la salle de bain, dépassée par les événements. La sensation de l’eau glaciale sur sa peau la réveilla complètement, et tandis qu’elle se détendait, elle comprenait que la situation échappait légèrement à son control. En effet, il n’était absolument pas prévu qu’Illian tombe amoureux d’elle, parce qu’à coup sûr, il ne pouvait souffrir que de cela, d’amour. Lina soupira profondément. Elle ne savait pas quoi penser, il semblait que le seul fait qu’elle ait désiré qu’Illian lui appartienne corps et âme, avait rendu ce dernier fou amoureux d’elle. Or, après coup, Illian n’avait plus autant d’attrait qu’auparavant. Il était terriblement mou, comme si toute volonté lui avait été ôtée, comme si Lina avait absorbé toute son énergie, de sorte qu’il lui appartienne vraiment. Tel un automate, il était réduit à ne respirer, vivre, et penser, que par elle. Pourtant, même si une heure plus tôt, elle ne rêvait que de cela, leur relation s’annonçait affreusement ennuyeuse, avec elle aux commandes et lui, obéissant docilement. Mais, quand elle y réfléchissait, elle ne voyait pas vraiment le problème. Après tout, elle n’était aucunement amoureuse de Bill, et même si elle l’était, Illian était un parti beaucoup plus pratique. D’ailleurs, ne disait-on pas qu’il fallait aimer ce qui nous faisait du bien ? L’amour d’Illian pour Lina, la rendait plus forte, plus sûre d’elle, alors qu’elle l’ait ensorcelé, ou qu’il soit véritablement fou d’elle, quelle importance cela avait après tout? Elle était prête à l’aimer, ou du moins à essayer de l’aimer, car avec lui elle se sentait en sécurité, elle savait qu’il ne la trahirait pas, que jamais il ne la quitterait pour une autre, quelle qu’elle soit, parce qu’il l’aimait, parce qu’elle voulait croire qu’Illian était un homme d’honneur. Et, parce qu’elle plaçait tous ses espoirs et son désir de bonheur en cette seule hypothèse, elle décida de donner une chance à Illian.
Karlina se persuada tant et si bien de la justesse de sa réflexion, qu’une fois parvenue l’hôtel, elle était convaincue qu’elle n’éprouvait que de l’amitié envers Bill. De l’amitié, rien que cela.
Dès qu’elle fut dans la suite du groupe, elle se dirigea droit sur Bill pour vérifier son état. Il avait l’air en parfaite santé, et sans la présence d’une petite tâche de sang sur sa chemise au niveau du torse, Lina aurait commencé à se demander si elle n’avait rêvé l’agression. Indifférente à la présence des autres, elle s’assit près de lui et le tâta fébrilement. Il était là devant elle, bien entier, presque sans trace de la boucherie du matin. C’était incroyable. Lina souffla, se rappelant la marre de sang qui avait inondé le trottoir quelques heures plus tôt. Maintenant, elle savait qu’elle ne pouvait provenir de Bill, il ne pouvait logiquement pas être en si bon état après avoir perdu autant de sang. Elle trembla légèrement, soudain envahie par le flot de souvenirs, le sang, Bill à terre, et elle avec ce canif en main. Tout ce qu’elle avait éprouvé, toutes ses peurs, la conviction qu’elle avait poignardé Bill, le flot d’émotions la submergeait.
« _ Lina ? appela Bill. »
Elle ne put lui répondre, elle ne trouvait pas les mots pour le faire. Elle leva les yeux vers lui, le dévisageant longuement. Comment aurait-elle pu survivre si elle avait eu raison, si tout ce sang lui avait appartenu, s’il était mort ? Elle frémit en pensant à ça, malgré elle son imagination s’égara et tout à coup une immense vague de tristesse et de désespoir noya son cœur. La réponse était évidente, s’il ne s’était pas relevé de cette agression, elle n’aurait pas pu survivre.
« _ Lina ? fit Tom, à son tour. »
Le jumeau de Bill était penché sur le fauteuil où ils étaient assis. Instinctivement, elle effleura le visage de Tom. Pourquoi lui avait-il fallu autant de temps pour comprendre qu’ils étaient tous liés ? Lina avec les jumeaux, Lina avec le groupe, ils étaient tous liés à elle, qu’elle le veuille ou non, qu’elle le comprenne ou pas. Ils étaient une partie d’elle, et si elle avait perdu ne serait-ce qu’un seul d’entre eux, elle n’aurait pas survécu.
« _ Lina, est-ce que ça va ? reprit Tom.
_ Lina, est-ce que tu nous entends? Demanda Bill, alarmé. »
Bill saisit avec sollicitude la main que Lina avait laissé poser sur la partie tâchée de sa chemise, la suppliant et la rassurant du regard. Il allait bien, elle n’avait rien à craindre, ce n’était qu’une éraflure, rien d’autre. Il ne fallait pas qu’elle ait peur, disaient instamment ses yeux.
« _ Je sais Bill ; répondit-elle, en souriant.
_ Ah ! Enfin elle émerge ! lança Georg, assis face à elle.
_ J’ai bien cru que plus jamais je n’entendrais ta délicieuse voix ; rie Tom.
_ Désolée de vous avoir fait peur. Je…je réalisais à quel point je…tenais à vous ; souffla-t-elle, rougissant.
_ C’est gentil ; bafouilla Tom, gêné.
_ Gentil ? Tu rigoles j’espère ! C’est carrément mignon ! pouffa Georg, en faisant un clin d’œil à Lina.
_ Tu vois bien qu’il n’y a vraiment pas de quoi avoir peur. Regarde, tout le monde va bien ici. En fait, il n’y a que toi qui a l’air amochée ; plaisanta Gustav, lui souriant chaleureusement. »
Bill, lui, ne dit rien. Il l’attira vers lui, et la serra contre son cœur. Il se fichait de ce que les autres diraient, de ce que David pensait, il ne voulait qu’elle, il désirait serrer Lina dans ses bras aussi longtemps qu’elle l’y autoriserait, car lui aussi avait cru ne jamais la revoir. Il avait cru qu’elle s’en irait dès qu’elle se serait éveillée, en croyant qu’elle avait attenté à sa vie. Il la connaissait bien, et jamais elle n’aurait supporté vivre en sa compagnie si elle avait su que dans la confusion elle lui avait porté le coup le plus mortel. Alors, il l’étreignit plus vivement, soupirant de soulagement. Elle était bien là, elle ne l’avait pas quitté, elle n’allait pas l’abandonner, elle tenait véritablement à lui, c’est tout ce qui importait.
« _ Tu m’as manqué aussi ; laissa échapper Lina, dans un murmure. »
Elle regretta aussitôt ses paroles, lorsqu’elle vit le regard de Bill. Elle ne voulait pas lui donner de faux espoirs. Elle voulait juste qu’il sache combien elle tenait à lui, rien d’autre. Mais lui, il compliquait toujours tout. Pourquoi est-ce qu’il fallait qu’il comprenne tout à l’envers ? Tout les opposait, comment pouvait-il espérer en l’avenir ? N’était-il pas au courant de tout ce qui se passait ? Ne savait-il pas que l’aimer était une chose mortelle pour lui ? Et pour la première fois depuis qu’elle était entrée en contact avec ce monde parallèle et fantastique, elle se demanda si Bill était au courant de la nature de son père.
« _ Je n’aurais pas imaginé que tu perdes ton temps à t’inquiéter pour des gens en parfaite santé. Apparemment, retourner voir Jean à Berlin ne t’importe plus autant ; railla David.
_ David, comment peux-tu dire des choses pareilles ? ! s’enflamma Tom, en se redressant vivement.
_ Non, Tom. Il a raison ; tempéra Lina, posant la main sur son torse pour l’apaiser.
_ Même si c’est le cas, je ne vois pas quel besoin il a d’être si mesquin. On croirait entendre Lorelei ; fit Bill, en fixant froidement son manager.
_ De toute façon, tout est déjà prêt pour son départ, et il le sait très bien ; siffla Tom.
_ Qu..quoi ? souffla Lina.
_ Lina, nous partons pou Berlin dans…
_ …exactement une demi-heure. Vous devriez même déjà y être ; compléta Gustav, en souriant.
_ Y être ? Où ça ? bafouilla Lina, prise au dépourvu.
_ A l’aéroport ma belle. Bill et toi partez pour Berlin ; expliqua Tom, la couvrant d’un regard tendre.
_ Bill, Illian et Lina, je vous rappelle ; rectifia David, avec mauvaise humeur.
_ Allez, viens ! Il n’y a pas de temps à perdre ; fit Bill, en l’entraînant vers la porte.
_ Je n’aimerais pas être à votre place quand Lorelei apprendra que notre chanteur s’est octroyé un congé improvisé ; railla Georg.
_ Rien à faire de Lorelei ; lança Bill, en poussant Lina hors de la suite. »
Karlina se laissa faire, à peine consciente de l’aubaine. Elle serait à Berlin plus tôt que prévu, et cela grâce à Bill. Décidément, qu’aurait-elle fait sans lui ? Il était si attentionné. Son regard tomba dans celui d’Illian au moment où elle pensait cela, elle ne vit pas la jalousie qu’Illian couvait, elle lut juste de la tristesse. Cela la fit encore plus culpabiliser. Cependant, dès qu’elle fut en route pour l’aéroport, une seule chose occupa ses pensées : Jean.

Karlina avait essayé de s’endormir, en vain. L’avion allait atterrir. Elle comptait fébrilement les minutes qui restaient avant qu’elle ne soit enfin de retour chez elle. Elle allait bientôt pouvoir se mettre à la recherche de Jean. Lina se détendit un peu en pensant qu’elle ne serait pas seule, Illian serait bien plus efficace à retrouver Jean, du moins c’est ce qu’elle espérait. Ses joues s’échauffèrent légèrement, les images de leur nuit ensemble l’assaillirent soudain, et elle ne put se défaire d’une inquiétude naissante. Lina sentait la présence discrète et rassurante du mi-homme mi-vampire derrière elle, et sa gêne grandissait encore, parce que Bill aussi était là, assis juste à côté d’elle. L’avait-elle trompé en couchant avec Illian ? De toute façon, ils n’étaient pas officiellement ensemble, non ? Karlina se sentait hypocrite, partagée.
En fait, elle ne rentrait pas seulement pour sauver son frère –s’il était encore en vie- elle voulait savoir la vérité. S’il le fallait, elle irait jusqu’à convoquer une réunion du clan des trois, elle obligerait alors Gordon et David à lui dire qui était son vrai père. Quelle torture de ne pas savoir ! Si elle s’avérait être la fille de Gordon, Bill et Tom étaient ses frères ! Elle ne le supporterait pas. Pourquoi ? Peut être aimait-elle Bill finalement. Juste un peu. Toutefois, une partie d’elle désirait Illian, passionnément. Cette partie espérait qu’un lien de sang sépare Lina de Bill, de cette façon, le choix serait plus évident. Bill ou Illian ? Le choix n’était pas simple.
« _ Lina ça va ? »lui murmura Bill, d’une voix inquiète. »
Il avait posé sa main sur la sienne, et la couvrait d’un regard affectueux. Lina entendit de façon très distincte, un imperceptible grondement venant d’Illian. Elle en frémit.
« _ Tu as froid ? demanda Bill, avec sollicitude.
_ Non, Bill, ça va très bien ; fit-elle, raffermissement l’étreinte de sa main autour de celle de Bill.
_ Ne t’inquiète pas, on va le retrouver ; la rassura-t-il.
_ Je l’espère. »
Une heure plus tard, Lina poussait la porte de l’appartement. Illian et Bill entrèrent silencieusement derrière elle. L’endroit était lugubre, le silence qui inondait l’espace, macabre. Lina savait que l’atmosphère qu’elle percevait n’était pas due à son imagination. Le vide et le froid étaient palpables, son angoisse redoubla. Peut être qu’il était vraiment trop tard pour Jean. Elle avança, hésitant à chaque pas, priant pour avoir un quelconque signe de vie. Elle déposa son sac dans un fauteuil, puis se dirigea vers la salle-à-manger. En s’approchant de la table, où elle avait tant de fois pris des repas joyeux avec son jumeau, elle flaira une étrange odeur venant du sol. Karlina s’accroupit vivement à l’endroit. Illian, qui était resté de marbre tout ce temps, la rejoignit. Il posa un genou à terre et effleura les carreaux, puis il inspira légèrement. Là, son visage s’assombrit brusquement.
« _ Du sang. Quelqu’un a beaucoup saigné là » fit Lina, d’une voix blanche.
Illian acquiesça, d’un air indéchiffrable, puis son regard se vissa à celui de Lina.
« _ ça date de quand exactement ? reprit-elle.
_ Deux jours et quelques heures ; répondit Illian.
_ Attendez un instant, intervint Bill.»
Il savait ce que tous ces échanges signifiaient, mais il ne tenait pas à ce que Lina perde espoir, il ne fallait pas tirer de conclusions trop hâtives.
« _ Lina ;-fit Bill, en la soulevant par les épaules.- Lina, regarde-moi.
_ Quoi ? demanda-t-elle, sans quitter Illian des yeux.
_ Lina, on n’a aucune preuve de ce que tu avances. Même si c’est vrai, on ne peut pas se précipiter et dire que c’est bien du sang de ton frère qu’il s’agit. On n’en sait absolument rien !
_ Ne sois pas stupide Bill ! Qui veux-tu qui saigne dans notre appartement ? Qui habite là à part Jean? Moi ? Oui, mais comme tu le vois, je suis en pleine forme ! Alors, qui ?! ».
A peine Lina avait-elle terminé sa phrase qu’elle fut prise de nausée. Il n’y avait qu’une seule autre personne qui pouvait avoir saigné à cet endroit.
« _ Klark !-asséna-t-elle, la voix étouffée de panique.
_ Non, Lina attends ! Il doit y avoir une autre explication ;plaida Bill.
_ Klark !-répéta Lina, les larmes aux yeux.- C’est lui n’est-ce pas Illian, c’est lui ?
_ Non ;-répondit simplement Illian.- ça ne peut pas être lui ».
Illian rompu le contact visuel avec Lina, il monta dans la chambre de Jean. Quand il se détourna d’elle, Karlina sentit quelque chose se briser en elle. Alors, c’était sûr, il n’y avait plus aucun doute, c’était bien Jean qui avait saigné là. Que s’était-il passé ? Avait-il été attaqué ? Qui avait nettoyé le sol ? Leur mère y était-elle pour quelque chose ? La tête de Lina bouillait de questions à tel point qu’elle n’arrivait plus à tenir debout. Bill la prit par le bras et la fit assoir sur une des chaises de la salle-à-manger, à vrai dire, celle-là même que son frère avait occupé deux jours plus tôt. Lina se prit la tête entre les mains, essayant de rassembler ses idées. Illian lui cachait quelque chose, elle le savait. De quoi s’agissait-il ? Cette histoire à propos de Klark qui ne pouvait pas avoir saigné là. Elle sentit son cœur se serrer. Klark ne pouvait pas avoir saigné, à la seule condition qu’il…ne soit pas humain non plus ! « C’est lui !»pensa-t-elle. C’était sûrement lui, l’ange-gardien que le clan des trois avait placé aux côtés à leurs côtés. « Klark était un pion ! » s’exclama-t-elle, mentalement. Elle aurait voulu monter trouver Illian, et lui hurler au visage toute sa colère, quand brusquement, elle entendit la voix de celui-ci dans sa tête.
« _ Ce n’était pas un traître Lina ; dit-il.
_ Illian ?! Comment tu fais ça ? Tu peux lire dans mes pensées ? se dit Lina, avec rage.
_ Non. Mais toi tu le peux. C’est toi qui me parle par la pensée, pas moi ; fit l’autre, avec calme.
_ Ne sois pas bête ! Comment je peux faire ça, alors que je ne m’en savais même pas capable ! s’emporta-t-elle.
_ Tu es sûre que tu n’as pas voulu me parler à l’instant, sans que Bill ne t’entendes ? s’enquit Illian.
_ Si mais…
_ De quoi tu te plains ? coupa-t-il.
_ Donc c’était Klark ? C’est bien de lui que tu parlais, quand tu as dit que David avait placé des gens pour nous protéger et nous surveiller ?
_ Oui, c’était lui, entre autres. Mais c’est moi qui l’ai placé là. Ni David, et encore moins Gordon n’aurait fait un choix aussi peu judicieux.
_ Aussi peu judicieux ?! Mais pour qui tu te prends !
_ C’est la vérité. Il n’avait aucune expérience. J’ai pensé qu’à votre arrivée à Berlin une personne avec qui vous vous entendiez déjà très bien ferait l’affaire.
_ Alors il nous espionnait ? Il n’a jamais été…
_ …sincère ? Si, c’est ce qui l’a perdu, et qui a mis Jean en danger. Klark était bien trop attaché à vous, il vous était déjà fidèle, et n’aimait pas vous mentir. Combien de fois il a failli nous trahir, et tout vous raconter !
_ Qu’est-ce que tu lui as fait Illian!
_ Il a fait son temps, son erreur a été de trop en dire à Jean au sujet de Neritsa, du cimetière.
_ Du cimetière ?
_ Là où David a voulu que ta mère soit enterrée.
_ Oh mon Dieu ! Réponds-moi Illian, qu’est-ce que vous lui avez fait ? pensa-t-elle, avec dégoût.
_ Lina, tu parles de ‘nous’, comme si on était des…monstres ?
_ Je ne suis pas des tiens. Je ne suis pas comme vous ! Gordon, David, toi, vous tuez, vous vous servez des gens comme d’objets, puis vous les jetez.
_ Tu n’es pas différente de nous Lina, tu es…
_ Je ne suis plus la fifille sanguinaire de Neritsa, Illian ! J’ai changé ! s’énerva Lina.
_ Tu as oublié Lina, tu t’es reniée. Mais tu n’as pas changé! Tu oublies qui sont tes pères ? Je dis tes pères, parce qu’entre Gordon et David, on ne saura peut être jamais duquel tu as hérité. Peu importe ! Ils sont à l’origine de nous tous. Ils sont le début de tout, tu comprends ? s’anima-t-il.
_ Et alors ? Tu oublies que ma mère n’était qu’une simple humaine ? Et, s’ils sont si puissants, pourquoi n’ont-ils pas pu protéger Jean ? Pourquoi eux non plus ne savent pas où il est ? répliqua-t-elle.
_ Ecoute Lina, je n’en sais pas plus que toi. Ce que je sais, c’est que Neritsa a tout fait pour éveiller cet héritage extraordinaire chez toi, et pas chez ton frère. Si tu es la fille de Gordon, alors tu es d’une puissance redoutable, d’où ta force physique cachée, cette capacité à sonder le passé, et cette aura qui se dégage de toi et ensorcelle n’importe quelle créature de ce monde ou de l’autre.
_ Tu oublies que ma mère avait la séduction dans le sang ; ironisa Lina.
_ Ce mystère aussi Gordon et David nous l’expliqueront le moment venu, mais n’oublies pas que Neritsa a été très intime avec Gordon. Elle a été souvent trop ‘proche’ de lui.
_ Je m’en fiche Illian ! Dis-moi où est Jean, c’est tout ce que je veux savoir ! Et si je suis si puissante, montre-moi comment je peux m’en servir pour le retrouver !
_ Lilie… ;-fit tendrement Illian.- Je ne sais pas quoi te dire ; avoua-t-il.
_ Si David était mon père, de quels pouvoirs je disposerais ? tenta-t-elle.
_ Si David était ton père…tu ne serais plus redoutable. Tu serais…mortelle.
_ Quoi ?!
_ Mortelle, dans le sens d’extrêmement dangereuse, Lina, pas dans le sens ‘humaine. Comment peux-tu te croire à un point aussi bas, voire primitif, de l’échelle de la création ?! David est un Ancien. Il a choisi Gordon, comme tu m’as choisi Lina. Dès le premier regard, j’étais ton esclave. David dispose de tous selon sa volonté, comme toi tu as disposé de Lorelei et moi…
_ Tu délires !
_ Vraiment ? Comment tu crois que je t’ai retrouvée, quand Tiffen t’a piégée? Comment Lorelei a-t-elle fait pour apparaître à tes côtés, quand il tentait de t’enlever ? Si tu étais la fille de David, alors tout s’expliquerait !
_ Tais-toi, maintenant ! gronda-t-elle ».
Aussitôt pensé, aussitôt réalisé. La voix d’Illian s’évanouit. Levant la tête vers Bill, Lina s’aperçut qu’il la fixait, le visage inquiet et intrigué.
« _ Ça va ma belle ? s’enquit-il, accolant son front au sien.
_ Je survivrai ; répondit-elle, en le repoussant fermement. »
Karlina avait beau être anéantie par les pensées d’Illian, elle était déterminée à faire la lumière sur tout ça. Parmi les résolutions qu’elle avait prises pour mener son projet à bien, une consistait à s’éloigner de Bill, temporairement du moins. « Plus de contact entre nous Bill. C’est mieux comme ça. Parce que si jamais tu es mon frère... Non ! Ça ne se peut pas ! » conclut-elle mentalement. « Non, ça ne se peut pas ! » s’obstina-t-elle.
Tandis que Lina essayait de chasser de sa tête, ce qui était peut être la seule vérité, elle entendit Illian descendre les escaliers. Il faisait exprès de faire résonner chacun de ses pas.
« _ Tu vas où ? lui demanda-t-elle, à voix haute.
_ Mener l’enquête de mon côté ; répondit Illian, d’une voix monocorde».
Quelque chose dans sa voix sonnait faux pour Lina. « Est-ce qu’il me ment ? » se demanda-t-elle. « Ce n’est pas possible ! » se répondit-elle. Aussitôt, elle entendit Illian penser. « Il faut que je retrouve Athéna ».
« _ Tu n’iras nulle part, fit Lina, d’une voix dure et sans appel, où perçait la jalousie.
_ Qu’est-ce qui te prends Lina ? s’enquit Bill, étonné par une réaction aussi inattendue.
_ Oui Lina, qu’est-ce que tu as ? Je croyais que tu voulais retrouver Jean au plus vite ;reprit Illian, d’une voix innocente.
_ Si c’est Jean que tu vas chercher alors je viens avec toi ;-répliqua-t-elle, en bondissant de sa chaise.- Bill, toi tu restes là, appelle les autres et donne-leur des nouvelles.
_ Toi, tu n’iras nulle part ; s’impatienta Illian.
_ Il a raison Lina, on devrait rester là, et réfléchir posément ; approuva Bill.
_ Deux jours Bill ! Ça fait déjà deux jours. Avec tout ce sang par terre, s’il ne s’est pas fait soigner, si jamais la personne qui lui a fait ça…
_ Arrête de dramatiser Lina ! On le retrouvera ; coupa Bill ».
Lina se rassit lourdement. Elle ne savait plus quoi faire. Illian avait fait exprès de parler de Jean, c’était une diversion. Elle brûlait de rage de ne pas savoir qui était cette fille, cette Athéna qu’il allait rejoindre. Elle aurait voulu qu’il le lui dise, elle aurait tout fait pour le découvrir. Mais comment savoir ? Toutefois, il lui suffisait de demander. Quand elle avait mentalement dit à Illian de se taire, elle avait juste cessé de lui parler, alors elle avait fermé la porte qui menait à son esprit. Dès qu’elle émit le souhait d’y retourner, la porte s’ouvrit de nouveau.
« _ Il vaudrait mieux que je m’éloigne d’elle un moment ; se disait-il.
_ Que tu t’éloignes de qui ? De moi ?! hurla Lina, avec toute la force de son esprit.
_ De qui d’autre ? argua-t-il.
_ C’est qui cette Athéna ? s’enquit Lina, avec dédain.
_ Mon havre de paix ; répliqua-t-il.
_ Comment oses-tu ! Je lui tordrai le cou à cette garce !
_ Juste après qu’elle ait tranché le tien alors ; ricana-t-il.
_ Imbécile ! Tu gâches tout ! s’emporta-t-elle.
_ Prétentieuse, et jalouse en plus de ça ; se moqua-t-il.
_ Tu ne sortiras pas d’ici, je te préviens !
_ …Lilie ;-hésita-t-il.- Je t’ai déjà donné tous les droits sur mon cœur, c’est la seule partie de moi, sur laquelle tu peux exercer ton empire ;confessa-t-il, d’un ton doucereux.
_ Illian je… ; commença-t-elle, sur un ton d’excuse.
_ Ne crois pas ; -coupa-t-il.- Ne fais pas l’erreur de supposer, que parce que tu arrives à t’insinuer dans mon esprit, gamine, tu peux disposer de moi comme tu veux ! Je ne suis peut être pas un Ancien, mais toi, tu n’es encore rien face à moi !
_ Illian !
_ Maintenant, si tu le permets, sors de ma tête ; fit-il d’un ton glacial, où la peine perçait malgré lui.
_ Illian, écoute… ».
Lina sentit une porte virtuelle lui claquer au visage, puis Illian ouvrit la porte de l’appartement et sortit.
« _ Tu m’expliques ? fit Bill, en haussant les sourcils.
_ Il n’y a rien du tout ; répliqua-t-elle, en croisant les bras.
_ Tu agis comme une gamine Lina…
_ Bill, je…
_ …et ça ne me gène pas du tout ;-termina-t-il, en lui posant un baiser sur le front.- Je comprends ton angoisse.
_ Merci, Bill. J’ai besoin d’être un peu seule, je monte dans sa chambre ; fit-elle en se levant. »
Il se leva et l’accompagna jusqu’au bas des escaliers. Lina s’apprêtait à monter, quand Bill la retint par la main.
« _ Lina ; commença-t-il,-fixant la main de son aimée.- Mon père dit toujours que les objets portent en eux une histoire, je n’ai jamais su pourquoi il disait ça, mais peut être que là haut tu trouveras des réponses.
_ Tu veux dire que c’est un peu comme s’ils avaient une mémoire, comme s’ils pouvaient ‘voir’ ?
_ Peut être que c’est ce que Gordon voulait dire par là. Toutefois, tu connais bien les habitudes de Jean, alors s’il a utilisé un objet, si un autre manque à l’appel, ou s’il y a une quelconque trace d’une activité, quelle qu’elle soit, ça peut t’aider.
_ Dans ce cas…j’aurais besoin de toi, mon chevalier servant ; conclut-elle, le prenant pas le bras ?
_ Avec plaisir.»
Ils montèrent en silence. La chambre de Jean était baignée de lumière. Lina s’approcha du lit, effleurant les cadres accrochés au mur. Contrairement à la chambre de Lina, celle de Jean était très épurée, il y avait très peu de meubles, et les couleurs dominantes étaient pâles et apaisantes. Accrochées au mur du côté du lit, il y avait des photos de Lina et de son frère, certaines montraient les jumeaux et leur tutrice. Du côté du bureau, il y avait une petite bibliothèque, puis d’autres photos. Des paysages, des inconnus, des flous artistiques, toutes étaient des œuvres de Jean. Bill s’assit devant l’ordinateur et l’alluma. Il fallait un mot de passe. Lina s’approcha de lui, et fixa l’écran. Elle n’avait aucune idée de ce que le mot de passe pouvait être.
« _ Laisse-moi la place Bill » fit-elle au bout de quelques minutes. Elle s’assit et se mit à effleurer les touches au hasard, en réfléchissant.
« _ Qu’est-ce que ça peut être…
_ Votre date d’anniversaire ? tenta Bill.
_ Trop...facile.
_ Essaie ton prénom…ou vos deux prénoms ?reprit-il.
_ Ann...t’es trop mignon ; -se moqua Lina.- Mais ça ne le fais pas.
_ Bon. Est-ce qu’il n’y avait pas quelque chose qu’il avait l’habitude de te dire ? Un tic, ou un mot qu’il répétait souvent ?
_ Je ne sais pas…peut être. Il m’appelait souvent ‘petite fille’, mais je ne pense pas que…
_ Essaie ; coupa Bill. »
Elle entra le code. « Erreur »afficha l’écran. Ce n’était pas le bon. Lina soupira. Qu’est-ce qu’il avait bien pu mettre comme mot de passe ? Le nom d’un groupe qu’il appréciait ? Peut être. Lina entra « Selah ». « Erreur » afficha l’écran derechef. « Concentre-toi » murmura-t-elle. Il lui fallait quelque chose propre à Jean, qui ait peut être un lien avec elle, dont le sens serait significatif ou symbolique.
« _ Ahh ! Je ne trouve pas ! » s’écria-t-elle, exaspérée.
« _ Lina, essaie encore. C’est ton frère jumeau. Une partie de toi en quelque sorte. Je sais ce que c’est, je connais. Ça doit être anodin comme code, quelque chose qui te viendrait à toi, comme à lui sans pression. Naturellement. Comme issu d’un langage propre à vous deux.
_ Tu parles !
_ Vas-y, réfléchis encore ; l’encouragea-t-il».
Bill posa ses mains sur les épaules de Lina, et exerça une légère pression, pour l’encourager, la soutenir. Aussitôt, cela déclencha une réaction tout à fait inattendue chez elle. Elle eut un flash, lui rappelant comme Tiffen posait lui aussi ses mains sur son épaule pour l’encourager. Elle revit Jean, l’enfant, écroulé dans l’appartement de Tiffen. Elle essaya de se dégager de l’étreinte de Bill, de se lever, mais elle avait la sensation d’être enchaînée au clavier de l’ordinateur. Tout à coup, les images et les flashs déferlèrent dans son esprit. Elle voyait Jean assit devant ce même écran, à l’endroit même où elle se tenait. Elle pressa sa main sur ses tempes pour reprendre ses esprits. A ce même instant, elle eut la sensation que quelqu’un ouvrait la porte de la chambre. Elle se retourna promptement. Un autre éclair traversa sa vue, et elle vit Jean faire irruption dans la chambre. La cicatrice à son cou semblait verser des litres et des litres de sang. Il se précipita dans la salle d’eau. Et se fut encore un autre flash, elle vit Jean sortant de la chambre, vêtu d’un manteau, le visage couvert d’une étrange expression. Puis, comme les images et les flashs étaient survenus, ils disparurent toujours aussi inopinément.
Instantanément Lina sentit ses chaînes tomber, elle s’élança vers la porte, avec la folle illusion que ces images de Jean étaient réelles. Bill la devança et la retint par la taille, avant qu’elle n’atteigne la porte.
« _ Jean ! Non, Bill lâche-moi ! Il était là ! Il doit encore être dans l’appartement !
_ Non Lina. Lina, écoute !
_ Non, laisse-moi ! Il faut que je le rattrape ! Jean ! ».
Son cri déchira le silence, puis les bras qu’elle tendait rageusement vers la porte retombèrent mollement. Karlina glissa lentement, puis s’affaissa sur le sol. Les larmes mouillèrent tranquillement ses joues et s’aplatirent finalement sur ses genoux. Rapidement, un autre souvenir passa devant ses yeux embués. C’était quelques mois plus tôt, le jour de leur anniversaire, c’était toujours dans cette même chambre. Jean venait de lancer un cd sur son ordinateur. Lina était assise sur son lit.
« _ Tu danses petite fille ? avait-il dit, lui tendant la main.
_ Avec plaisir. Mais on ne peut pas vraiment danser sur cette chanson, tu sais ?
_ Qu’importe. Est-ce que tu sais ce que ça fait de voler, de laisser l’air te porter, laisser ton être flotter ? C’est beaucoup plus agréable que danser.
_ Euh...non, j’ai jamais essayé. Toi, si ?
_ Laisse les notes t’envahir et te porter au-dessus des nuages. Fais le vide, et laisse entrer la musique ».
Lina avait obéi avec réticence, pourtant peu à peu, une paix inconnue et enivrante l’avait possédée. Elle s’était sentie légère, prête de s’allonger sur un nuage, dotée d’un sentiment de liberté infinie.
« _ Voila ce que c’est : Voler » avait-il murmuré.
Quand l’hallucination s’évanouit, Lina reprit conscience de la réalité, et se dirigea droit vers l’ordinateur. Elle savait maintenant ce qu’était ce mot de passe.
Elle entra sans hésiter le titre de la chanson que Jean écoutait ce jour-là :
« How it feels to fly » d’Alicia Keys. Aussitôt l’engin se mit en activité, le bureau s’afficha, et plusieurs fenêtres s’ouvrirent à la volée.
« _ Qu’est-ce que c’est ? demanda Bill.
_ On dirait des articles de journal.
_ Et là ? On dirait une carte.
_ C’est Berlin. Il y a un itinéraire surligné ; répondit Lina.
_ Mais, on dirait que ça mène à…
_ ...un cimetière ;-compléta Lina.- L’heure d’ouverture de la page remonte à deux jours exactement. C’est là qu’il est allé ; fit-elle en se levant.
_ Lina, on ne devrait pas attendre Illian ?
_ Non ; répondit-elle, sans détour.
_ Alors je viens avec toi ; fit-il en la suivant.
_ Je ne crois pas que…
_ Je t’ai demandée ce que tu en pensais ? dit-il, en plaisantant.
_ Non.
_ Alors, on n’y va ? demanda-t-il, lui ouvrant la porte.
_ Je te suis ».
Karlina s’apprêtait à mettre l’ordinateur en veille, quand une autre page attira son regard. C’était la page d’accueil d’un site. Il y avait toute une mosaïque de couleurs, les unes plus excentriques que les autres. Ça disait : « Dame Olufemi répond à toutes vos questions. L’avenir, le passé, tout ce qu’on vous cache vous sera révélé ». Lina saisit au hasard un stylo, déchira un bout de papier, et nota à la hâte les contacts de la dite Dame Olufemi. Là, elle se rendit compte qu’il y avait juste en dessous une adresse à Paris. Elle la nota aussi, puis éteignit l’ordinateur.
En arrivant non loin du cimetière, Bill et Lina dépassèrent une Ferrari couleur magenta garée sur le bas côté de la route. C’était la voiture de son frère, Lina en était convaincue, ils ne s’arrêtèrent que quelques mètres plus loin, ne pouvant descendre le petit chemin de terre serpentant à travers l’endroit. Dans un silence plombant, le couple s’aventura sur le chemin, observant les champs de pierres tombales qui s’étendaient de chaque côté de leur route. Au bout d’un moment, ils bifurquèrent à gauche, et aperçurent l’entrée du mausolée. Quelqu’un avait laissé le portail de fer grand ouvert. Il branlait effroyablement à chaque courant d’air, et le bruit qu’il produisait était parfois glaçant, résonnant dans l’espace nu, comme le gémissement d’une bête. C’est ce que Lina pensait quand elle descendit les marches défoncées, il y avait une bête tapie en cet endroit lugubre qui l’attendait. En voyant le cercueil posé sur l’autel de pierre, l’estomac lui tourna vivement. Au même instant, instinctivement, Bill resserra l’étreinte de sa main autour de celle de Lina. Ils se rapprochèrent en silence. Une torchère brûlait dans un coin, éclairant à elle seule toute la pièce. A sa lumière vacillante, Lina distingua le symbole. Dans leur ancrage d’albâtre, les deux serpents d’argent entrelacés brillaient d’une lueur surnaturelle. Lina se libéra de l’étreinte de Bill et se rua dessus. Elle connaissait ces deux serpents, elle le savait, d’où ? Elle l’ignorait. Machinalement, ses doigts glissèrent sur l’emblème. Elle se souvenait qu’à la vue de ses deux serpents, elle se sentait à chaque fois rassurée, comme en sécurité. Soudain, elle se rappela les deux bras d’une pâleur mortelle qui se refermaient autour d’elle, et elle vit la bague portant le même symbole sur l’un des doigts. La sensation d’être revenue chez elle la reprit, car les bras semblaient réels, la chaleur de l’étreinte lui donnait l’illusion que sa mère la serrait vraiment de ses bras. Lina s’en émut profondément. Sa mère lui manquait, en ce temps où elle vivait dans l’inconscience, bercée par cet amour puissant et possessif, protégée, hors de toute atteinte, tout était si simple. Lina ressentit la mélancolie et la culpabilité la submerger. Se laissant aller dans l’illusion, elle ferma les yeux et s’abandonna totalement.
La meurtrissure fut brève, inattendue. Un froid mordant envahi la pièce, la morsure du passé surprit Lina, faisant émerger les milliers de souvenirs, les millions d’images, le flot de paroles et d’événements des limbes de l’oubli. Elle se rappelait tout. Tiffen, Neritsa, les coups quotidiens que recevait Jean avant que leur mère ne rencontre le docteur. Elle revoyait en détail les journées passées chez Tiffen: sa mère qui jour après jour se transformait en…vampire. Elle se souvenait de ce jour où elle avait agressé son jumeau, c’est ce jour-là qu’elle avait appris que le traitement de sa mère avait des ratés, ce même jour que sa mère et elle s’étaient rendues chez Olufemi, la dame que Tiffen qualifiait de sorcière. Les images concrètes des dernières heures qu’elle avait passé avec sa mère émergèrent. Elle revoyait avec la même vision floue qu’à l’époque, une belle et jeune femme noire qui la déposait devant la porte d’un appartement de Berlin. Gordon ne l’avait pas retrouvée par hasard après la mort de sa mère. Il l’avait trouvée endormie devant la porte de l’appartement luxueux qu’avait loué sa mère, peu après qu’Illian soit passé tout nettoyer. Et le dernier souvenir fit complètement revenir Karlina à la réalité du caveau. C’était dans un étrange bureau. Gordon la tenait par la main et parlait avec une dame aux joues maigres et pincées. Au bout d’un moment, il lui tendit une enveloppe jaunie, bien rebondie. La dame aux traits austères esquissa un affreux sourire et ordonna qu’on aille chercher l’enfant. Quelques minutes plus tard, Jean entrait dans la pièce, le visage pâle, les traits tirés, l’air apeuré. Et puis il rencontrait le regard de sa sœur jumelle, et la peur disparaissait de son visage. Il s’approcha de Lina, lui prit la main, et comme toute animosité avait disparu d’elle, que son visage semblait plus innocent que jamais, il la prit dans ses bras, et laissa couler des larmes de bonheur, lui promettant de ne plus jamais la quitter.
Le visage de Lina se durcit quand elle revint à la réalité. Elle se souvenait de tout, surtout de toutes les souffrances de son frère, et toutes les entreprises de sa mère pour la transformer en un instrument de vengeance l’écœuraient. Elle ôta ses doigts du cercueil, en reculant, son pied glissa sur quelque chose de liquide et de visqueux. Elle baissa les yeux, couvrit du regard la flaque de sang et le corps sans vie de jean. Elle hurla de peur, de rage, de dégout, son cri arraché du plus profond d’elle fit trembler la grotte malfaisante. Elle tomba à genoux dans la mare de ce sang si précieux, si pur, le sang de son frère bien-aimé, son sang, le même que celui qui lui coulait dans les veines. Elle hurla encore plus fort, ce n’était plus un cri mais un rugissement, ce n’était plus la plainte de son cœur brisé, c’était la promesse d’un carnage, d’une folie meurtrière, d’une vendetta sanguinaire. Folle de rage, elle se releva, prête à se ruer sur le cercueil pour se défouler. A cet instant, elle fut distraite par le bruit d’un objet qui tombait sur le sol de marbre, à quelques pas d’elle. Elle s’en approcha, Lina reconnu tout de suite la bague de sa mère. Elle ne sut pas pourquoi, mais dès qu’elle l’identifia, le désir de la porter s’empara d’elle. Quand elle l’eut enfilé, une autre idée la traversa. Pourquoi se ruer sur le cadavre de la sorcière quand, elle avait l’origine de tous ses malheurs sous la main ? Oui, Bill ! Bien sûr. N’était-ce pas son père qui avait voulu jouer au plus malin ? C’était bien lui qui avait ensorcelé, puis jeter sa mère. S’il n’avait pas fait ça, tout ce carnage n’aurait pas eu lieu. De plus, si ses jumeaux de malheur n’existaient pas, Neritsa n’aurait jamais trouvé de moyens pour se venger, elle n’aurait jamais programmé Karlina pour assassiner Bill et Tom, Lina n’aurait jamais été amenée à quitter son frère chéri. C’était leur faute si Jean était mort. C’était par leur faute que la vie de Lina avait basculé. Rien ne pouvait être réparé, tout était détruit pour toujours. Forte de cette résolution, Lina se détourna du cercueil, et fixa Bill d’un œil mauvais. Il la fixait, d’un air impassible. Le monstre ne semblait même pas affecté par le spectacle pitoyable qu’offrait le corps de Jean. La rage s’accrut en Karlina. Elle devint amère. C’était à cause de ça qu’on lui avait ravit son frère, c’était parce qu’elle avait refusé de les tuer, lui et son frère Tom. Eh bien soit, il n’était pas trop tard pour le sacrifier. Il n’était jamais trop tard pour se rattraper, d’ailleurs Lina allait tout réparer. Elle commencerait par Bill, suivrait Tom, et si elle le pouvait, si elle y arrivait, elle s’occuperait de Gordon en personne, d’Illian aussi qui avait trouvé si drôle de tuer Klark, parce qu’il était évident que c’était le cas. Elle allait s’occuper personnellement d’eux tous. Tiffen avait raison depuis le début, c’était eux les monstres ! Lina fit un pas vers Bill, scrutant l’espace de part en part pour y dénicher de quoi lui faire la peau. Il n’y avait rien. Qu’importe, ses mains suffiraient. Il sembla qu’une autre s’éveillait en elle, tandis qu’elle envisageait la meilleure manière de le tuer. Elle se sentait invincible, se laissait porter uniquement par sa colère et sa haine. Elle ôta son manteau et le jeta sur le cercueil. Elle défit son écharpe mauve, y enroula ses poings, puis tira dessus pour tester sa résistance. Cela suffirait. Bill ne cillait pas. Avait-il compris ? Etait-il entrain de prier ? Lina n’en avait cure.
Avant qu’elle ne commette l’erreur de sa vie, Lina sentit une poigne ferme et ensanglantée se refermer sur sa cheville, au même instant un râle sortit de la gorge du corps. Jean n’était pas mort, du moins…pas encore.
« _ Jean...tu...tu n’es pas… » le reste de la phrase mourut dans sa gorge, Lina était déstabilisée. Elle se débarrassa de l’écharpe qui lui entravait les poings, s’agenouilla par terre et posa la tête de son frère sur ses genoux.
« _ Lina…ne fait pas ça…c’est…c’est ce qu’elle...veut ; hoqueta-t-il. »
Un filet de sang coulait de sa blessure au cou, et il ne cessait de pâlir malgré son teint déjà blanchâtre. Lina pleurait, riait, un espoir fou lui embrouillait l’esprit. C’était encore possible, elle voulait y croire, Jean allait être sauvé.
« _ Jean, économise tes forces. On va te sortir de là ; lui assurait-elle. »
Et son frère, sa moitié, clignait fébrilement des paupières en signe de dénégation. Pourquoi refusait-il ? Lina voulait croire à un miracle. Si seulement elle savait comment utiliser ses pouvoirs, elle le sauverait elle-même. Mais elle doutait d’avoir ce pouvoir.
« _ Lina…elle va tout faire pour te tourner contre eux ; souffla-t-il.
_ Non Jean. Arrête. Ce n’est pas important. Crois en moi...crois-moi s’il te plaît, on va te…
_ …Arrête, écoute-moi. Sors d’ici, va-t-en. C’est un piège, va-t-en ! ordonna-t-il dans son dernier souffle.
_ Jean ! Non, attends, Jean. Ne me laisse pas. Jean ! s’époumona-t-elle. »
Il lui fit un dernier sourire et se laissa glisser dans un sommeil éternel. Karlina mouillait incessamment son visage de ses larmes, sans que jamais il ne revienne, sans que plus jamais il ne la rassure, et ne la réconforte. Il était parti. Lina ne voulait pas y croire, elle aurait voulu appeler quelqu’un. Illian, Gordon, n’importe qui pour qu’on le lui ramène. Elle aurait même voulu rallier sa mère, si celle-ci lui ramenait son frère. Elle laissa son chagrin la submerger totalement, ignorant les mains de Bill qui se refermaient sur ses épaules et l’aidaient à se relever. Elle ne voyait que sa peine, le gouffre béant ouvert en son cœur, puis elle se rappela ce qu’Illian lui avait dit. Elle se concentra pour l’appeler par la pensée, mais au dernier moment, elle se concentra sur un autre prénom. La première fois ça avait marché, cette fois-là aussi ça marcherait. Peu importe ce qui l’avait séparé de son ancienne amie, seule l’urgence du moment suffirait à les réconcilier.
« Lorelei, Lorelei, où que tu sois, vient m’aider. S’il te plaît. » pensa-t-elle de toutes ses forces.
A peine avait-elle formulé son souhait, qu’une silhouette aux cheveux flamboyants sortit de l’ombre où elle se tapissait depuis bien longtemps. Lorelei était là. Karlina saisit avec effroi, qu’elle avait toujours été là, au fond de la grotte, attendant son heure de gloire. Tout l’apaisement qu’elle s’attendait à ressentir en la présence de son amie se volatilisa. Cette Lorelei-là n’était pas son amie. Elle avait l’œil couvert d’un voile ténébreux et ses lèvres dessinaient un rire moqueur. Lina réalisa enfin ce que Jean voulait dire, elle sut de quoi était fait le piège tendu par sa mère. Lorelei, sa si chère amie, était passée dans l’autre camp.
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Lun 11 Oct - 12:51

Wow, qu'elle suite!!!
Wow, que dire, j'espère qu'ils vont quand même pouvoir sauver Jean!!!
Vite une suite, veux savoir ce qu'il va se passer!! Hihihi
Bisousssssss
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mer 13 Oct - 15:37

merci merci Kat!!
je craignais que tu n'aimes plus. Mais je mets bientôt la suite.bises!!
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mar 2 Nov - 22:38

j'ai pris mon temps pour lire la suite ! dsl !
j'adoooore tj !
que de suspence ! que va t'il ce passé maintenant ?!
vivement la suite !
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Dim 28 Nov - 14:56

florine39 a écrit:
j'ai pris mon temps pour lire la suite ! dsl !
j'adoooore tj !
que de suspence ! que va t'il ce passé maintenant ?!
vivement la suite !

hey mix! Woah je réponds presque un mois plus tard..;u_u. Dslée je n'ai pas eu de notifications à propos de ta réponse.J'espère que tu reviendras faire un tour...je poste la suite en éspérant que tu la lises. Bises.

L’échange

« _ Et bien Lina ? Tu ne dis rien ? Tu m’as appelée, je suis là. Que puis-je faire pour toi, princesse ? railla-t-elle.
_L…Lorelei…qu’est-ce qu’elle t’a fait ? souffla Lina, apeurée.
_ Qui ça, ta mère ? Hum…enfin, ce qu’il en reste.
_ Lorelei…ne l’écoutes pas, je...je t’en prie, aide-moi ; supplia Lina.
_ Que quoi ? Que je t’aide ? exulta Lorelei, les yeux brillants.
_ Lorelei…Lorelei, qu’est-ce qui t’es arrivée ? Tu as l’air si…différente ; -sanglota Lina.- Je t’ai crue mon amie, même quand je t’ai entendue avec Athéna…je n’ai jamais voulu croire que…
_ Blablabla ;-coupa sèchement Lorelei.- Tu m’ennuie. Je préfère la Lina qui voulait faire la peau à Bill il y a à peine cinq minutes. C’est à moi de te demander pourquoi tu as si vite changer d’avis.
_ Je ne le tuerai pas Lorelei ! Jamais je ne tuerai Bill ! Aides-moi je t’en prie ! Jean…
_ Il est mort ! Il est mort ton frangin, ok ? Ça c’est déjà une affaire classée ; répliqua froidement Lorelei. »
Folle de rage et de désespoir, Lina se libéra de la poigne de Bill et se rua sur Lorelei. Elle reçu une gifle fulgurante qui la stoppa net. Lorelei éclata d’un rire caverneux devant son air de chien battu. Îvre de joie, elle saisit Lina, la forçant à regarder Jean. Les larmes de Lina lui brouillaient la vue, et son cœur saignait encore et encore, il saignait à n’en plus finir. Lorelei la lâcha, dégoutée par sa faiblesse. Elle tomba à genoux, épuisée, elle laissa sa peine se déverser à flots incessants. Elle était si fatiguée de la vie, si déçue. Tout était mort, tout s’était brisé. Jean ne reviendrait plus, il avait emporté avec lui le cœur de Lina. Maintenant que son âme avait péri, Lina ne voyait plus l’intérêt de lutter, de se battre. Quelle importance si elle mourrait à l’instant ? Elle irait plus vite rejoindre son frère bien-aimé. Alors, accablée, elle n’attendait plus que la mort. Lorelei avait beau la traiter de tous les noms, elle ne l’entendait plus, elle priait que l’attente ne dure pas trop, pourvu que son ancienne amie en finisse avec elle au plus tôt.
« _ Mais réagis bon sang ! Ça n’a absolument aucun intérêt si tu t’affales sur le sol en attendant que je tue ! vociféra Lorelei, en secouant vivement Lina.
_ Que veux-tu que je fasse ? Il est mort. Tu l’as dit toi-même. Jean est mort, et moi je meurs avec lui ; sanglota Lina.
_ Pauvre petite idiote ! cracha Lorelei, levant encore une main vengeresse. »
Avant même que la paume de sa main n’effleure une fois de plus la joue de Lina, Lorelei se retrouva à quelques centimètres du sol, sa gorge broyée par une poigne invisible. Lina recula, horrifiée par la scène. Lorelei était pendue à l’air, comme un pantin ses jambes s’agitaient frénétiquement dans le vide, tandis que ses mains tentaient désespérément d’agripper l’étau qui lui broyait le cou.
« _ Comment as-tu pu ?! murmura Bill, le souffle rauque. »
Lina fit volteface et le dévisagea, stupéfaite. Pour garder son sang-froid Bill se mordait inconsciemment la lèvre. L’œil emplit d’une immense déception et d’une rage maîtrisée, il se tenait là, les jambes légèrement écartées, les bras allongés contre son ventre, une main couvrant l’autre. Il avait l’air d’un parrain de la pègre en proie à une colère froide. Jamais Lina ne l’avait vu aussi énervé, tous les traits de sont visage étaient tendus à l’extrême, déformés par la rage et la tristesse. Lina vit Bill serrer brièvement et imperceptiblement les poings, aussitôt un cri s’échappa de Lorelei. Lina se retourna vers la marionnette humaine.
« _ Père avait confiance en toi Lorie. Comment as-tu pu nous trahir ainsi ?! Ta propre famille ! s’enflamma-t-il.
_ Vous n’êtes pas ma famille, chien ! aboya Lorelei.
_ Tu oses ?! bafouilla Bill.
_ Oui ! Et…et plus encore ! Je…je t’emm…
_ Silence ! – coupa violemment Bill.- Tu as tellement changé ! Je ne te reconnais plus Lorie ; s’émut-il, en la relâchant. »
Le corps de Lorelei fit un bruit sourd en heurtant le sol. Péniblement, elle se traîna, puis se releva. Une fois sur pied, elle expira furieusement, avant de dévisager Bill d’un regard vénéneux.
« _ Sale petit morveux ! cracha-t-elle.
_ Que t’a-t-elle promis en échange Lorie ? Que t’a-t-elle offert de plus, que nous ne t’ayons pas déjà donné ? murmura-t-il, meurtri par ses paroles.
_ La vengeance ;- souffla narquoisement Lorelei.- Le pouvoir aussi. Et bien plus que ce que tu peux imaginer.
_ Alors tu nous as vraiment trahis ? Père, David, Tom et moi. Tu as trahi notre famille pour ça. Pour la vengeance et le pouvoir ? Mais te venger de quoi ?
_ De ta stupide petite amie, et d’Illian. Ils m’ont trahie moi ! Il…il m’a brisée le cœur ! Mais toi bien sûr, tu ne peux pas comprendre ça, tu n’as pas de cœur ! rugit-elle.
_ Comme tu es stupide ! Si humaine ; fit-il, dégouté.- Si père avait su que tu développerais autant ce qu’il y a de plus bas dans la nature humaine, il ne t’aurait jamais donné ce corps ; murmura-t-il.
_ Trop tard alors ;- railla-t-elle.- Mais quand j’y pense, tu vaux peut être mieux que moi. Celle dont tu te dis amoureux se comporte comme une traînée, et tout ce que tu trouves à faire c’est la défendre ; nargua-t-elle.
_ Tu délires ; contra Bill, d’une voix vacillante.
_ Non !! - s’enhardit Lorelei.- Tu savais pas ?-ricana-t-elle.- Sans déconner ? railla-t-elle.
_ Tais-toi ! intima-t-il, grondant furieusement.
_ Dis-lui Lina ! aboya Lorelei.- Dis-lui comme tu as adoré te taper Illian dans son dos ; siffla-t-elle, la secouant vivement.
_ Lâche-la vipère ! explosa-t-il. »
Lorelei se retrouva projetée contre un mur de la pièce. Il y eut un craquement sec quand trois de ses côtes se brisèrent sous le coup. De façon inattendue, elle se releva plus vite que la première fois, tandis que ses côtes se régénéraient d’elles-mêmes.
« _ Tu oublies que ton cher papa a prévenu mon corps contre ce genre d’accident ou quoi ? s’étonna Lorelei.
_ Si je voulais te tuer tu serais déjà morte ; coupa sèchement Bill.
_ Ok. Mettons que c’est ça. C’est vrai qu’à ta place j’aurais du mal à me croire superpuissante.
_ Tu n’es pas plus puissante que moi Lorelei, c’est un fait ; railla Bill.
_ Voila qu’il se met à faire de l’esprit ; s’esclaffa Lorelei, amusée.
_ Tu vas enfin te taire ?! fit Bill, menaçant.
_ Non Bill. Mais je vais faire beaucoup mieux. Je tiens absolument à te montrer un super truc que la mère de Lina m’a offerte. C’est vraiment géant ! Hallucinant ! s’égailla Lorelei, en lui faisant un clin d’œil. »
Hors de lui, Bill s’élança vers Lorelei. Soudain il se sentit défaillir, il fut pris d’un vertige, avant de se laisser tomber sur un genou. Lina fut prise d’un malaise quand tout autour d’eux se mit à tourner furieusement. Tout à coup, ils n’étaient plus dans le sépulcre de Neritsa. Ils n’étaient pas vraiment partis de là, en fait ils n’étaient nulle part. Tout autour d’eux il y avait une étendue infinie de blanc. Comme si un drap blanc gigantesque avait recouvert le lieu précédent.
« _ Où sommes-nous ? marmonna Lina.
_ Tiens t’es toujours là toi ?- railla Lorelei.- Attends, je ne maîtrise pas très bien ; souffla-t-elle, intriguée. »
Une lueur passa dans l’œil de Lorelei, elle s’approcha de Lina, emprisonna sa main dans la sienne, puis elle ferma les yeux. Comme précédemment, une sensation de vertige reprit Lina, et le drap blanc disparut aussi brusquement qu’il était apparu. Là, Lina eut l’impression de devenir folle. Elle aurait voulu se crever les yeux, devenir inopinément aveugle, juste pour ne pas voir le visage de Bill se décomposer devant le spectacle qui s’était matérialisé devant eux. Une fois de plus Lina voyait deux personnes enchevêtrées dans un lit, cette fois-là ce n’était plus Neritsa et Gordon, c’était Illian et elle, quelques heures plus tôt. Une fois de plus les soupirs, les gémissements se répétaient incessamment, puis Lorelei s’amusait à en accentuer certains.
« _ Arrête Lorelei ! S’il te plaît, arrête ; supplia Lina, désolée.
_ Tu es bête ou tu le fais exprès ? C’est tellement agréable que je vous enfermerais volontiers dans ce souvenir, histoire de vous imposer ces images pour l’éternité.
_ Si c’est Illian que tu veux, si c’est parce que tu es jalouse de nous, je te le laisse Lorelei ! Prends-le, prends tout ce que tu veux, mais laisse Bill tranquille. Laisse-le Lorelei ; conjura Lina, ne quittant pas Bill des yeux. »
Comme cela lui était arrivé quand elle avait été obligée de voir Neritsa et Gordon faire l’amour, il semblait qu’une main invisible empêchait Bill de détourner le visage. Chaque fois qu’il baissait son regard, il finissait par revenir sur les deux corps enlacés. Bill pâlissait à vue d’œil, la scène s’intensifiait, les rumeurs devenaient insupportables, et lui semblait se vider de ses forces au rythme des baisers que les amants échangeaient. Tout à coup, écœuré, il se tourna vers celle qu’il aimait de toute son âme.
« _ C’est vrai ? souffla-t-il, à bout de forces. »
La réponse de Lina s’étrangla dans sa gorge.
« _ Mais…mais j’allais te le dire ; assura Lina, peu convaincante.
_ Vraiment ? railla Bill.
_ Je t’assure Bill ! Ce n’est pas ce que tu…
_ Je ne crois rien Lina ;- coupa-t-il froidement.- Pourquoi j’irais croire quoi que ce soit, alors que j’ai tout ce qu’il faut devant les yeux ?
_ Bill, elle nous manipule. C’est ce qu’elle veut ! Ne la laisse pas…
_ Ça suffit ! Ne dis plus rien Lina, arrête.
_ Bill je… ; implora-t-elle.
_ Ecoute c’est…ce n’est pas grave ;- souffla-t-il, dégouté.- Tu fais ce que tu veux de ton corps, de ton cœur. Je ne veux rien savoir ! Je n’ai rien à dire dessus.
_ C’est quoi ce mélodrame ? railla Lorelei, en les ramenant au sépulcre.
_ Tais-toi Lorelei. Je. T’ai dit. De te taire ! vociféra Lina, irritée.
_ Ne me parle pas sur ce ton ! ordonna Lorelei, en envoyant Lina s’écraser contre le cercueil de sa mère. »
En un clin d’œil Bill fut à son chevet. Le visage indéchiffrable, il la fixait sans un mot. Délicatement, il l’aida à se lever, et se mit devant elle pour la protéger d’autres attaques de Lorelei.
« _ Lina, il faut que tu sortes d’ici ; lui murmura-t-il.
_ Non Bill, je refuse de te laisser, de vous laisser ; précisa-t-elle, en fixant Jean.
_ Je ne crains rien Lina, ne sois pas bête ;- coupa Bill.- Je ne pourrai pas me concentrer sur Lorie si tu es là.
_ Mais… ; souffla-t-elle.
_ Je m’occuperai de Jean le moment venu. Je te le promets.
_ Oh hé ! Excusez-moi mais je peux vous entendre ! s’écria Lorelei, froissée.
_ Lina, quand je te ferai signe, tu t’enfuiras le plus loin possible. D’accord ? insista-t-il, en la fixant intensément.
_ D’accord ; se résigna-t-elle.
_ Personne ne sortira de là ; prévint Lorelei.
_ Essaie de l’en empêcher alors ; railla Bill. »
Il se planta devant elle, le regard menaçant. Lina s’agrippait faiblement au manteau de Bill, glacée à la perspective du combat qui se préparait. Pour elle, ce serait plus un massacre qu’un combat d’égal à égale, car elle était persuadée que Lorelei ne pourrait rien contre Bill. Jamais Lina n’avait sérieusement envisagé que Bill puisse être plus qu’un simple humain. Ce lien invisible qui les avait toujours attirés l’un vers venait sûrement de là. Chacun d’eux avait pour père un Ancien, l’électricité venait de leur nature si exceptionnelle, c’était évident. Pourtant, devant Bill, Lina restait une faible femme, vu qu’elle ne maîtrisait pas du tout ses dons. Alors, en attendant le signe fatidique de Bill, tous les nerfs de Lina étaient tendus au maximum. De son côté, Bill était serein. David allait sûrement lui en vouloir d’avoir détruit une créature aussi exceptionnelle que Lorelei, mais la situation devenait trop dangereuse. Il devait en finir au plus vite. Elle ne souffrirait pas. Elle manquerait à la famille, mais en pactisant avec Neritsa, elle les avait trahis, c’était impardonnable. Tandis que Bill se demandait comment faire pour protéger le corps de Jean quand il s’occuperait de Lorelei, cette dernière brûlait d’une colère sourde. Elle détestait ce don que Bill et les siens avaient pour traiter les autres avec hauteur et indifférence. Comme si leur puissance les faisait maîtres du monde, leur accordant le droit de disposer des autres comme bon leur semblait. Cela avait toujours énervé Lorelei, maintenant qu’elle en avait l’occasion, elle ferait payer Bill pour tous les autres. Impatiente, elle changea imperceptiblement de position, elle voulait commencer à l’instant et lui infliger les pires souffrances avant de l’achever. Au premier geste qu’elle fit, Bill gronda.
« _ Lina, vas-y ! souffla brusquement Bill. »
Lina partit comme une flèche vers la sortie du sépulcre, au moment où elle y parvenait, une immense pierre sortit de nulle part et condamna la seule issue de la tombe. Lorelei avait raison, personne ne pourrait sortir de là, la pierre était immense, il faudrait une grue pour la déplacer. Désespérée, elle revint vers Bill, avec un très mauvais pressentiment. Lorelei, avec sourire narquois, semblait beaucoup trop sûre d’elle. Lina n’osait même pas imaginer qu’elle puisse venir à bout de Bill, mais là, elle ne savait plus espérer, ni prier. Soudain, il lui semblait que tout était joué d’avance pour elle, pour Bill.
Cela commença par une boule de lumière aveuglante qui alla s’écraser contre Lorelei. Ce fut comme si son corps l’avait absorbée, et la boule disparut au bout de quelques secondes sans que Lorelei n’ait l’air blessé, pourtant il se dégagea une étrange fumée de ses vêtements. A peine s’était-elle remise de sa surprise que Lina se sentit voler dans les airs, sa nuque heurta durement le mur derrière elle, puis elle s’écrasa sur le sol. Bill, lui, tenait toujours à la même place, imperturbable. Toutefois la fine blessure qu’il avait sur la joue témoignait de la puissance de l’attaque de Lorelei. Une seconde terriblement silencieuse passa. Bill fondit sur son adversaire, prestement Lorelei évita le contact, se retrouva dans son dos, là il y eut un éclair et une chaleur insupportable envahit l’endroit. Le manteau de Bill n’était plus que cendres. Un moment plus tard, Lina avait du mal comprendre, du mal à suivre, tant et si bien elle les confondait, où était Bill, qui était Lorelei ? Les couleurs se mêlaient, et la chevelure de Lorelei flamboyait d’un point à l’autre du sépulcre. Soudain un crac sonore attira l’attention de Lina, elle réalisa avec horreur qu’il venait de Bill. Lorelei l’avait plaqué contre la paroi du mur, son nez était en sang et sa chemise, en lambeaux. Il avait le souffle précipité et semblait dépassé par les événements. Comment était-ce possible ? Comment une chose pareille pouvait-elle arriver ? Lorelei avait le dessus sur lui. Ce n’était pas comme ça que ça devait se passer. Lorelei aurait déjà dû être éliminée, la protection que Gordon avait fournie à son enveloppe charnelle n’aurait pas dû résister à Bill. C’était à le rendre fou.
« _ Lorelei arrête ! supplia Lina, impuissante. »
Lorelei resserra sa prise autour du cou de Bill, puis se tourna vers Lina. Son regard était terrifiant, ses yeux étaient comme fous, tentés d’une lueur meurtrière. Elle émit un rire guttural, avec un sourire narquois elle souleva Bill et le lança sur Lina.
Ce fut beaucoup moins douloureux que Lina l’avait imaginé, mais à peine s’était-elle relevée que Lorelei était déjà près d’eux. Bill semblait être dans les vapes. C’était un cauchemar ! Lorelei le souleva par le col de sa chemise, il semblait qu’elle réfléchissait. En effet, Lorelei commençait à hésiter. Quand elle aurait fini le travail, ce qui serait finalement un jeu d’enfant, elle n’avait aucune garantie. Elle savait que Neritsa avait d’autres projets pour sa fille. Jamais la mère ne lui livrerait sa fille. Ce fut comme une révélation, à la seconde où l’idée lui traversa l’esprit, elle prit la décision de l’appliquer. Elle aurait la peau de Karlina d’abord, ensuite elle reviendrait s’occuper de Bill.
Aussitôt pensé, aussitôt fait. Lorelei savait qu’elle n’avait que très peu de temps avant que Neritsa ne se rende compte qu’elle avait changé d’avis. Quelques secondes, peut être moins. Alors elle prit son élan comme pour donner le coup fatal à la proie qu’elle retenait par la chemise. Lina hurla et malgré elle ses yeux se détournèrent de la scène. Ce fut le signal pour la prédatrice. Lorelei laissa retomber Jean et fondit sur Lina. Au moment où sa main fendit l’air pour aplatir la tête de Lina contre le mur de pierre, il y eut un bruit de verre brisé.
Karlina se retourna et se retrouva avec horreur face à Lorelei. Elle était trop paralysée pour penser à fuir. Son cœur alarmé heurtait furieusement sa poitrine. C’est là que le bruit de verre brisé retentit, suivit de petits craquements. Lina vit Lorelei grimacer horriblement, puis elle vit une fissure naître sur la poitrine de Lorelei au niveau du cœur. La fissure se dédoubla et envahit tout son corps. Brusquement, il y eut un souffle puissant, et Lorelei éclata en milliers de morceaux qui semblaient faits glace. Telle une poupée de porcelaine des milliers d’éclats d’elle volèrent dans tous les sens, tels d’épaisses épines de glace ils fusèrent dans tous les sens, tranchants et mortels. Une minute plus tard, Lorelei n’était plus. Lina tomba à genoux par terre, anéantie. Les choses n’auraient pas dû se passer ainsi. Quand avait-elle dérapé ? Quand les choses avaient-elles pris une si terrible tournure. Maintenant tout autour d’elle tombait en morceaux. Elle était désespérée. Elle se mit à pleurer toutes les larmes de son corps. C’est alors qu’elle eut la sensation qu’une main effleurait sa joue.
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Dim 28 Nov - 16:48

je lis toujours ta fic !!
et j'adooooore toujours !!
oui un mois c'est long mais c'est pas grave !!
j'adoooore !
vivement la suite !!
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Dim 5 Déc - 14:08

florine39 a écrit:
je lis toujours ta fic !!
et j'adooooore toujours !!
oui un mois c'est long mais c'est pas grave !!
j'adoooore !
vivement la suite !!

^_^... quel enthousiasme! XD! ça file le punch.
Dis-moi au fait (en attendant ue j'écrive une longue suite pour toi)? qu'est-ce que tu apprécies tant dans ma fiction? Et..quel personnage apprécies-tu le plus?
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Dim 5 Déc - 17:14

j'aime tout Very Happy
sauf que j'aurai préféré que Lina soit avec Bill et pas Lilian mais bon c'est pas la fin encore on verra comment sa finira Wink
le personnage que j'aime le plus ............ bonne question ........... LIna et Bill !Very Happy
une longuesuite ? c'est vrai ? SUPER !
Vivement !
tkt les autres vont revenir c'est juste qu'en se moment y a pas grand monde sur le forum et sa fesai longtemps que t'avais pas posté mais les autres vont revenir et meme des nouvelles ! Very Happy
smack
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Ven 10 Déc - 7:58

florine39 a écrit:
j'aime tout Very Happy
sauf que j'aurai préféré que Lina soit avec Bill et pas Lilian mais bon c'est pas la fin encore on verra comment sa finira Wink
le personnage que j'aime le plus ............ bonne question ........... LIna et Bill !Very Happy
une longuesuite ? c'est vrai ? SUPER !
Vivement !
tkt les autres vont revenir c'est juste qu'en se moment y a pas grand monde sur le forum et sa fesai longtemps que t'avais pas posté mais les autres vont revenir et meme des nouvelles ! Very Happy
smack

J'avoue que j'ai un peu séché le forum cette année..je passe en fantôme..XD!
J'espère vraiment qu'elles vont revenir.. prions et de nouvelles?? woauh...j'adorerais aussi happy
Peut être que je devrais partir en croisade pour recruter Question
En tout cas merci d'être là..florine (c'est ton vrai prénom ?) smack
PS: si tu es interessée par d'autres petites histoires que j'écris dis-le moi par mp je t'enverrai mon facebook smack
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Ven 10 Déc - 8:00

PS: ma suite prend du temps parce que...je réserve une petite surprise... Twisted Evil
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Ven 10 Déc - 20:34

oui oui c'est mon vrai prénom , oui je veux bien j'tenvoye mon fb en mp pas de soucis !
ok ben je vais patienter tkt !
:smack !
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Sam 11 Déc - 19:07

florine39 a écrit:
oui oui c'est mon vrai prénom , oui je veux bien j'tenvoye mon fb en mp pas de soucis !
ok ben je vais patienter tkt !
:smack !
Coucou! Eh ben, j'ai seulement 1jour de retard ce coup-ci. Yes we can! lol.
Et en bonus j'ai la suite pour toi...j'espère qu'elle va te plaire^^
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