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 Une vengeance éternelle (fiction originale)

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Robie
Ecoute les aveux d'Edward
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Date d'inscription : 06/08/2009

MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mar 6 Juil - 21:48

« _ On a eu chaud ; pouffa Bill.

_ Encore une seconde et il nous aurait surpris !

_ Au fait comment t’as su qu’il arrivait ? demanda Bill.

_ Je ne savais pas, mentit Lina.

_ Alors…pourquoi tu t’es éloignée ?

_ Bill, je crois qu’on devrait…reprendre le travail.

_ Tu sais, si tu n’en as pas envie, il suffit de me le dire ;marmonna-t-il.

_ Non Bill. Enfin, je veux dire juste… que c’est trop tôt ; s’excusa-t-elle.

_ Bien. Alors ce costume pour le Parc des Princes, qu’est-ce qui cloche ? fit-il d’un ton léger.

_ Il est très bien. C’est moi-même qui l’ait choisi, pourtant je ne sais pas, j’ai une autre idée. C’est encore flou… »

Pensivement, Lina revint s’assoir prêt de Bill. Elle ôta machinalement son crayon de ses cheveux, pendant qu’ils retombaient avec souplesse, sa main droite parcourait rapidement une page de son carnet de dessins. A une folle allure son idée prit forme sous le regard admiratif de Bill. Au bout de deux petites minutes l’assemblage de vêtements qu’elle imaginait se concrétisa, original, commode, inattendu, Bull n’en avait jamais rêvé d’aussi parfait. Les matières que Lina imaginait pour leur conception étaient surprenants, mais ça marcherait bien, il en avait l’assurance.

« _ C’est parfait Lina ! C’est Gé-nial ! s’écria-t-il, lui arrachant le carnet
des mains.

_Humm… je ne dirais pas ça ; objecta-t-elle.

_ Comment ? fit Bill, surpris.

_ Reste à le matérialiser, or nous sommes à trois jours du concert au Parc
des Princes ;s’enquit-elle.

_ Tu as raison. Ce sera pour une autre fois…

_ .. Tu rigoles ! Laisse-moi m’en occuper. Bill, -enchaîna-t-elle.- est-ce parmi les amis de tes parents il y a une certaine Neritsa ?

_ Non. Qui est-ce ?

_...Personne. Enfin, quelqu’un que ton père pourrait connaître. Et le nom de Katherine, il ne t’est pas familier ?

_ Non… je ne crois pas. Si tu veux, je peux appeler mon père ; proposa-t-il, dégainant son portable.

_ Non ! Euh…je veux dire...ce n’est pas la peine. Ça n’a probablement aucune importance.

_ Je vois.

_ Merci. Tu sais, tu as du talent, tes modèles sont vraiment…intéressant ; fit-elle pour changer de sujet.

_ C’est gentil. Ils ne valent pas les tiens, alors là, pas du tout. Tu as un vrai don. Tout à l’heure, quand tu as dessiné ce modèle, j’étais fasciné, comme hypnotisé. Tu étais si rapide que je distinguais à peine tes gestes, si précise aussi, et gracieuse, une véritable artiste.

_ ça alors, j’ai un fan ! le taquina-t-elle.

_ Fan et fier de l’être ;-assura-t-il.- Je me demande encore pourquoi ta présence me révulsait autant. Pourquoi j’étais si désagréable, alors que tu étais vraiment spéciale comme fille.

_ Moi non plus. Il m’a même semblé lors de ta visite à l’hôpital, que tu regrettais de m’avoir sauvée. Tom m’a dit que tu croyais en sauver une autre…

_ Oh. Il t’en a parlé. Si tu savais comme je m’en veux. J’ai été vraiment idiot, inutilement brutal avec toi. Quand j’ai aperçu cette ombre au dessus de toi devant le cookie, j’ai cru que c’était elle, la fille du parc. Je ne sais pas pourquoi ce désir de te sauver m’a pris à la gorge, pourtant, malgré l’obscurité, je voyais bien que tes cheveux étaient plus courts que les siens, que tout dans la posture, dans le look, était différent. Toutefois, il y avait ce regard unique, un trait que je n’avais pu détailler que chez mon inconnue. J’avais tant espéré la revoir, que quand je me suis aperçu de mon erreur, j’ai réagi avec stupidité.

_ Elle t’a donc ensorcelé ;-plaisanta Lina.

_ Tu ne sais pas à quel point ;-fit-il, sombrement.- Je me souviens que ce jour-là, il m’a semblé lire sur son visage, qu’elle portait en elle toute la misère du monde. Terrifiant, et fascinant. Que de nuits ses traits ont hantés mes rêves. Parfois il me semble qu’elle n’était qu’un mirage.

_ La mystérieuse inconnue, fascinante et insaisissable ; -ricana-t-elle.- Alors, qui est-elle ?

_ J’aime à dire que c’est ma muse. La meilleure chose que me soit arrivée ces derniers temps. Malheureusement, je n’ai jamais su son prénom ; -répondit-il, haussant les épaules.-Ça s’est passé il y a un mois environ. J’étais assis dans ce parc en plein milieu de Berlin, quand elle est arrivée, titubant, puis elle s’est évanouie sur un banc, à quelques pas de moi. Là, son portable s’est mis a sonné. Je n’ai pas voulu décrocher. J’ai attendu qu’il s’arrête de sonner, et j’ai envoyé un message à celui qui venait d’appeler. Curieusement, il s’appelait Jean, comme ton frère.

_ Quelle coïncidence…

_ Tu l’as dit ! Enfin, j’ai indiqué le parc, et je suis resté là, près d’elle jusqu’à ce que quelqu’un arrive pour la récupérer, à l’instant où j’ai vu la personne s’approcher, je me suis éloigné. C’était probablement ce Jean, je n’ai pas vu son visage, j’observais la scène de loin, caché à sa vue.

_ Eh ben, t’en as sauvé beaucoup des demoiselles en détresse, à ce que j’entends ! Serait-ce une vocation ? se moqua-t-elle.

_ Vas-y, moque-toi ! –fit-il piteusement.- Tu imagines que je n’ai jamais osé l’appeler ?

_ Quel trouillard alors ! Comment ça se fait que t’aies eu son numéro ? s’étonna Lina.

_ J’avais son portable, c’est la clé. Elémentaire Watson !

_ Pourquoi tu ne l’appelles pas ? Le célèbre Bill serait-il si intimidé par une
faible femme ?

_ Vas au diable toi ! rie-t-il, en lui lançant un oreiller à la tête.

_ Oh qu’il est mignon, le timide Bill ; s’égailla-t-elle, esquivant le projectile.

_ Timide, moi ? Tu blagues. C’est juste que je n’y ai plus pensé après ton agression. Je suis retourné au parc, je l’ai guettée. Elle n’est jamais revenue. Et puis la tournée a commencé. Bien sûr penser à elle m’a inspiré quelques dizaines de chansons. Cependant, ces derniers temps, plus les jours passent, et plus je me dis que je ne devrais pas m’y accrocher.

_ Son souvenir t’as rendu si malade que ça ? fit-elle, timidement.

_ J’étais…inconsolable ;-ironisa-t-il.- Mais j’ai tellement de choses qui m’occupent l’esprit. Les fans, les concerts, le temps passé avec...toi.

_ Tu devrais essayer de l’appeler. Rien qu’une fois. Peut être que ce n’était pas une illusion. Peut être qu’il est possible de…

_ …de construire quelque chose avec elle ? Hum...je n’y tiens plus vraiment. Je préfère qu’elle reste un fantasme, un idéal, plutôt que de m’en rapprocher et de découvrir des choses sur elle qui pourraient ternir le souvenir que j’en garde.

_ …Tu sais que là t’es franchement flippant ?

_ Vraiment ? La vie est si courte…parfois il vaut mieux aimer ce qui nous fait du bien. Non ?

_ Certainement. Parfois, on a d’étranges surprises ; murmura-t-elle.

_ Sûrement. Bon, on doit aller rejoindre les autres.

_ Oups ! J’avais oublié. On est déjà en retard !

_ Dépêche. »


Bill et Lina rejoignirent le reste de la bande à la salle de concert, pour préparer le show qui eu lieu plus tard dans la soirée. Dès la qu’ils revinrent du concert, Karlina rejoignit seule le bus. Les autres suivraient après un dîner rapide. En marchant, Lina réalisait que suite à ce tête-à-tête avec Bill, beaucoup de choses s’étaient soudain éclaircies dans sa tête, malgré les zones d’ombres qui persistaient. Elle avait opté pour l’indifférence quand Bill avait raconté l’histoire de cette fameuse fille du parc. Elle savait au plus profond d’elle que cette muse n’était autre qu’elle, Lina. Jean lui avait mentie en lui racontant qu’elle ne s’était jamais arrêtée dans ce parc. Il lui avait dit qu’elle était rentrée toute seule. Pourtant ça ne pouvait être qu’elle, évanouie sur ce banc, dans ce parc au cœur de Berlin, à la mi-novembre, à l’époque où elle portait encore les cheveux longs. Elle était persuadée que son téléphone résonnerait bientôt d’un appel de Bill, d’un jour à l’autre, et elle comptait les heures en attendant ce moment. Que ferait-elle ? Elle ne voulait pas y penser. Ensuite, Jean avait menti. Jean avait tout fait pour l’éloigner des Kaulitz. Tout le temps, à chaque occasion qui s’offrait à lui. Pour la protéger peut être. Etait-ce parce que le plan de vengeance de leur mère était réel, et qu’il le savait prêt de s’accomplir? Etait-elle vraiment un danger pour Tom et Bill ? A en croire ses souvenirs cauchemardesques, c’en était le cas. Elle frissonna quand les images lui revinrent en mémoire. Cette enfant rendue sauvage et inhumaine après avoir gouté du sang humain. Cette gamine qui torturait son jumeau aussi aisément que s’il s’agissait d’un animal, d’un jouet, ou d’un autre enfant. C’était bien Lina. Elle le sentait. Qu’était-elle alors ? Elle se rappela du développement soudain de toutes ses facultés. Sa main se détendant pour rattraper le portable que Bill lui lançait. Dans la chambre de Bill, quelques heures plus tôt, son ouïe distinguant les pas aériens de David à quelques centimètres de la porte. Aussi, ses doigts dessinant plus vite que sa pensée. Lina voyait l’évidence avec une clarté. Brusque et aveuglante : elle était…un monstre. Une machine à tuer. Sans cœur, sans âme. Sinon, quoi d’autre ? Un...vampire ?! Une sensation de dégout lui fit se souvenir des images de sa mère, Neritsa. Si c’était bien elle cette gamine écervelée, si tout ça s’était réellement passé, alors sa mère était devenue une espèce de bio-vampire ou de chimio-vampire, déduisait-elle. Quelle blague ! Quel cauchemar ! Comment le croire ? C’était pure aberration ! C’en était trop pour elle seule. « Un monstre…Je suis ne suis qu’un cauchemar ambulant ! » sanglota-elle, se rattrapant de justesse à la porte du bus. Elle se précipita à l’intérieur, courut s’enfermer dans les étroites toilettes du bus, pour ne plus en ressortir. Elle se sentait si malheureuse, tellement…perdue. Elle se regarda dans le miroir, mais ne se reconnut pas. Ses cheveux coupés courts étaient ternes, tristes. Des cernes encadraient ces yeux, elle avait le visage si pâle, d’une pâleur…cadavérique. Elle voyait le visage de sa mère, la blancheur de sa peau à elle, ce même nez. Soudain, quelque chose lui revint en mémoire : l’expression de Bill quand elle avait prononcé le nom de Neritsa. Pendant une fraction de seconde, son visage s’était assombrit. Elle en était sûre, il avait menti quand il avait nié la connaître. C’était impossible qu’il connaisse tous les amis que ses parents avaient, ou pouvaient avoir eus. Pourtant, il avait dit sans aucune hésitation, sans même se poser de questions, qu’ils ne la connaissaient pas, puis s’était piteusement rattrapé en proposant d’appeler son père. Il avait trop d’assurance. Karlina commençait à envisager l’hypothèse que Gordon Kaulitz, le père de Bill, et Gordon, l’ami de sa tante Katherine, celui qui les avait confiés Jean et elle à Katherine à la mort de Neritsa, n’était qu’une seule et même personne. Dès qu’elle formula cette pensée, la surface du miroir se recouvra d’un voile opaque, Lina ne réagit pas lorsque le visage de sa mère s’afficha réellement à la place du sien.
« Lina ce n’est pas toi le monstre, ce sont eux. Comprends-tu maintenant mon désir de vengeance ? Ils ne sont que mensonges, père comme fils, ces Kaulitz ne savent que mentir ; susurra la voix. »
Lina ne savait plus d’où elle venait. Cette voix éclatait avec hystérie dans tous les coins de sa tête, dans l’espace réduit de ces toilettes, inondait littéralement l’espace, il semblait à Lina qu’elle était prisonnière de ce timbre maternel emplit de haine.

« _ Pourquoi résistes-tu Lina mia ? Je ne te mens pas, moi ; fis la voix avec douceur.

_ Tu n’es pas réelle ! Je...je suis entrain de rêver. Je vais me réveiller ; hoqueta Lina, en détournant son regard du miroir. »

Il se fit soudain silence. Lina maintenait ses yeux loin du miroir, mais quelque chose l’attirait irrésistiblement. Quand elle y ramena son regard, l’image était toujours là, souriant avec compassion.

« _ Ma petite fille, tu as tellement grandi ; s’émut la voix.

_ Je ne suis plus ta petite fille ! explosa Lina.

_ Oh que si. Que tu le veuilles ou pas, tu l’as en toi, ce sang qui à couler
dans me veines. Tu m’as en toi ! s’enflamma la voix.

_ Tu es morte ! Je n’ai rien à avoir avec le monstre que tu es devenue ! Quel genre de mère traite son enfant comme tu as traité Jean ?! Tu me dégoutes ! gémit Lina.

_ Tu peux me haïr pour ça, je ne t’en veux pas, tu es dans ton droit ;-babilla la voix.-Mais, regarde ce qu’ils m’ont fait ! Tu me hais pour avoir maltraité ton frère, et tu pardonnes à ceux qui m’ont tuée ? s’attrista-t-elle.

_ Ça n’a rien à avoir !-s’indigna Lina.-Tu tournes les choses à ton avantage pour me culpabiliser ! Je…

_ Regarde Lina !-souffla la voix.- Regarde ce qu’ils ont fait. »

Brusquement, le visage pâle et serein qu’elle observait disparut. Rapidement d’autres images se mirent à défiler. Karlina vit apparaître le visage grimaçant de sa mère, cette dernière était étendue sur une route, son écharpe étroitement enroulée autour de son cou. Au loin, la Murano pourpre était dévorée par les flammes. Ce spectacle fut remplacé par un autre. Lina vit Neritsa, sûrement quelques heures plus tôt, descendant de cette même Murano, cette même écharpe noire de jais nouée avec classe autour de sa gorge. Face à Neritsa se trouvait un homme charmant, de stature imposante, au regard impassible. « Gordon » frémit suavement la voix, dans la tête de Lina. A droite, à quelques mètres de Gordon se tenait un grand homme brun au regard incandescent. Ce dernier était nonchalamment adossé à sa Mustang d’un bleu électrique, il observait la scène du coin de l’œil, faisant monter et descendre d’un geste machinal et distrait le Yo-yo qu’il tenait dans sa main. Une chaleur familière se répandit de sa nuque au creux de son dos, tandis que Lina murmurait son nom. « Illian, c’est Illian ; » bafouilla-t-elle avec adoration. A gauche, un David plus jeune que celui que Lina côtoyait tous les jours, se tenait en retrait. Il avait les traits empreints d’une terrible tristesse, comme s’il s’apprêtait à dire adieu à quelque chose ou à quelqu’un qui lui était cher. La scène ressemblait plus à une assemblée secrète des chefs de la pègre, plutôt qu’à des retrouvailles. Le visage de Gordon emplissait la surface du miroir. Il parlait, mais Lina n’entendait qu’un brouillard confus de paroles échangées entre Gordon, David, Neritsa et Illian. Tout à coup, alors que son oreille essayait toujours de distinguer les mots qu’ils prononçaient, l’ordre claqua, impérieux et irrévocable. David prononça la peine de mort avec une froideur glaçante. « Illian, finissons-en. » avait-il ordonné. Le visage irrésistible de Gordon avait été remplacé par les yeux brillants et avides d’Illian. Après quelques secondes, David avait précisé : « Finis-en vite, mais avec classe ». Alors, Gordon et David se volatilisèrent, tandis qu’Illian s’approchait lentement de Neritsa. Une dernière image s’afficha avant que le visage pâle et serein ne réapparaisse. Dans une semi-obscurité, une adolescente était étendue à même le sol, couchée en chien de fusil, elle sanglotait. Son océan de cheveux noirs et blancs lui voilait le visage. De temps à autre un tremblement agitait tous ses membres. Une main de couleur mate caressait avec tendresse les cheveux de la petite, une étrangère essayait de réconforter l’enfant dont la mère venait de mourir.

«_ Ils m’ont tuée Lina, et ils ont fait de toi une orpheline ; scanda la voix. »
Lina se laissa tomber, elle enroula ses bras autour de ses jambes, fixant le vide.

« _ Tu mens Neritsa. Tu mens ;- accusa-t-elle.- Illian ne ferait jamais ça.

_ Bien sûr ;-ironisa la voix.- C’est ce que j’ai pensé aussi la première fois, quand Gordon m’a séduite. Il ne ferait jamais ça. Il était marié à ma meilleure amie, il savait que je n’aimais pas vraiment David. Ça ne l’a pas empêché de passer une nuit avec moi. Puis une autre, alors que David le croyait loin, auprès de sa famille. David aussi a dû penser aussi, que Gordon ne ferait jamais ça. En revenant de l’île j’étais enceinte. J’ai cru que savoir que je portais son enfant, ou plutôt ses enfants, le déciderait à quitter Simone, j’ai eu l’illusion qu’il était prêt à tout pour moi, qu’il m’aimait. Qu’il ne me ferait jamais ça, que jamais il ne m’abandonnerait pour Simone et ses jumeaux. Pourtant il l’a fait Karlina, il m’a jetée après tout ce qu’on a vécu.

_ Tu mens ; coupa-t-elle.- Tu mens ! C’est toi l’hypocrite ! –vociféra Lina.- Simone était ta meilleure amie. Tu l’as trahie, tu as couché avec son mari ! Tu mens ! Gordon ne t’as pas séduite !

_ C’est ce que tu crois Lina ? demanda la voix, avec affliction.

_ J’en suis sûre ! Tu me dégoutes. J’ai vu comme tu as fait de la vie de Jean un enfer, juste parce qu’il te rappelait Gordon. Tu serais capable de tout par caprice, par envie ; siffla Lina.

_ Vraiment Lina ? nasilla la voix.

_ Oui ! cracha-t-elle. »

Aussitôt qu’elle prononça ce mot, elle eut l’impression que le sol s’ouvrait sous elle. Hallucination ou réalité, Lina se retrouva projetée des années en arrière, sur l’île où le crime avait été commis. Une chambre luxueuse se matérialisa devant ses yeux. Neritsa était étendue dans son lit et dormait profondément. David lui déposa un baiser sur le front, ramassa un trousseau de clés sur la table de chevet, et s’éclipsa. Neritsa soupira, et se retourna dans son sommeil. Lina balaya la chambre d’un regard étonné. Tout un pan du mur était constitué de portes fenêtres qui offraient une vue incroyable sur l’océan. Quelques minutes après le départ de David, Gordon entra par l’une des portes fenêtres, et s’asseyant auprès de Neritsa, il l’enlaça langoureusement. Lentement, elle ouvrit les yeux et ne parut nullement étonné de le voir. Puis elle bondit hors de sa portée en réalisant qu’elle s’était trompée, qu’il ne s’agissait pas de David mais de Gordon.

« _ Qu’est-ce que tu fais là ? Comment…comment tu es entré ? souffla-t-elle.

_ Il n’est pas là, relax.

_ Comment tu as fait pour venir ? Il n’a dit à personne où on était, et il faut quatre jours pour arriver ici. Tu n’as pas pu partir sur le même vol ; fit Neritsa, éberluée.

_ Pourquoi toutes ces questions ? Si ça te gène autant, je devrais peut être partir ; fit-il, avec une tristesse feinte.

_ Non. Tu sais bien que…

_ Tu m’aimes ?-demanda-t-il, avec dureté.- Qui sait, ce ne sont que des mots pour toi. Tu le dis bien à David.

_ Et toi, tu ne le dis peut être pas à Sim… »

Avant que Neritsa ne puisse terminer sa phrase, il l’embrassa avec rage et passion. Elle était prête de céder, quand elle le repoussa, l’air coupable, le visage suppliant.

« _ Gordon..non,ne fais pas ça. Je ne peux pas…

_ Chut, ma belle, la suite en vaut la peine ; murmura-t-il.

_ Et David, tu y penses ?

_ Qu’il aille au diable ; coupa-t-il.

_ Simone, tu disais qu’il vaudrait peut être mieux…

_ Neritsa, s’il te plaît… ; supplia-t-il.

_ Gordon, tes enfants, tu…

_ Tu me rends fou Nénie, je tuerais pour toi. Si tu veux j’abandonne tout,
pour toi. Demande tout, tout ce que tu veux de moi, et tu l’auras. Moi, je
ne demande que toi.

_ Gordon ; babilla-t-elle. »

Puis elle céda. Karlina détourna la tête pour ne pas voir les corps de sa mère et du père de Bill s’emmêler, s’emboîtant avec ferveur. Si c’était une illusion, le moindre soupir, la moindre extase était beaucoup plus réelle qu’il nécessaire. Et la voix dans la tête de Lina répétait sensuellement chaque rumeur, chacun des baisers que les amants s’échangeaient résonnait inlassablement. Lina se maudissait car son regard revenait sans cesse vers les corps qui s’accrochaient dans ce lit, elle sentait comme des mains qui maintenaient son visage tourné vers ce spectacle. Elle tremblait de tout son être, impuissante. Subrepticement, le décor se transforma une fois de plus. Lina ne voulait pas voir, elle se croyait incapable d’en supporter plus, toutefois contre sa volonté, elle ouvrit plus grand les yeux et regarda.
C’était encore eux, Gordon et Neritsa. Ils avaient tous deux leurs vêtements, cela rassura Lina. Ils étaient dans une cuisine éclatante de propreté, aux couleurs chaleureuses. Gordon s’appuyait contre l’évier, il avait l’air de suffoquer, le cou entravé par une cravate trop serrée. Chacune de ses mains posées d’un côté et de l’autre de Gordon, Neritsa emprisonnait son amant, penchée sur lui, elle le scrutait d’un œil complice.

« _ Tu crois qu’ils vont s’inquiéter si on tarde à revenir avec le dessert ? susurra-t-elle.

_ Nénie...enfin Neritsa ; fit Gordon, avec hésitation.

_ Tu sais bien que j’adore ce surnom Gordon. Qu’est-ce qui te gène ? Sur tes lèvres, il a le goût de l’interdit ; exulta-t-elle.

_ Neritsa, tu te rends compte que David, Simone, ou même les jumeaux pourraient surgir dans la pièce et nous surprendre ? s’alarma-t-il.

_ Justement, c’est excitant non ?-éluda-t-elle.- En plus tu sais bien que tes petits garçons adorés dorment, et que David et Simone sont bien trop occupés à parler du mariage ou…de ma grossesse. Sûrement des deux ! Tu crois que c’est Gordon junior qui met mes hormones en ébullition ? gloussa-t-elle.

_ Nénie…Neritsa ! fit Gordon, haussant le ton.

_ Quoi ? s’irrita-t-elle.

_ Cet enfant que tu portes, comment tu sais que c’est le mien ? demanda-t-il, précautionneusement.

_ Hum…parce que je veux que ce soit le tien. Parce que je veillerais à ce qu’il ne vienne jamais au monde si c’était le sien. Je ne mettrais jamais au monde un David junior ; jura-t-elle.

_ Neritsa ;-soupira Gordon, en la repoussant.- Ce n’est pas le mien. Sur l’île, on n’a couché qu’une seule fois ensemble. Tu as passé plus d’un mois avec lui. C’est forcément le sien ; argua-t-il.

_ Hum…c’est une blague ?-demanda sèchement Neritsa.- Si c’en est une, elle n’est pas drôle. Quoi, c’est ça ta façon de rompre ? Tu veux rompre ?

_ Neritsa, non, enfin...calme-toi ; tempéra-t-il.

_ Ne. Me. Dis pas. Ce que je dois faire ; répliqua-t-elle, d’une voix menaçante.

_ Très bien ;-répondit-il, cassant.- moi, je vais te dire ce que je vais faire. Neritsa, j’aime Simone, je l’aime elle et nos jumeaux plus que tout au monde. J’ai été stupide, aveuglé par toi, j’ai une erreur, je suis allé trop loin avec toi. Je suis prêt à passer toute ma vie à réparer ça, je ferai tout pour mériter son pardon à elle, parce que plus jamais je ne la tromperai. Neritsa, toi et moi, c’est terminé. Je romps.

_ Gordon…je t’interdis. Tu n’as pas le droit…tu m’entends ; sanglota-t-elle.

_ Bien que j’ai le droit. J’en ai même le devoir ! C’est fini Neritsa. Et, tu devrais avoir honte toi aussi d’avoir trahi celle qui te considère comme sa sœur. Simone est si bonne, elle ne méritait pas ça. Et David… Si seulement je pouvais retourner en arrière Neritsa, j’effacerais toutes ces nuits qu’on a passées ensemble ; asséna-t-il. »


Sans attendre un mot, avec dédain, il prit la tarte aux pommes posée tout près de lui, et se dirigea vers la porte, en ignorant royalement son ex-maîtresse. Neritsa se précipita au devant de lui, saisissant au passage un couteau de cuisine. Quand elle fut face à lui, elle enfonça profondément le couteau dans sa main gauche avec un sourire glaçant.

« _ Tu vois Gordon, comme je l’ai fait dans ma main gauche, j’enfoncerai une lame pareille à celle-ci dans le cou de tes fils, et de cette femme pour laquelle tu me jettes. Sans une larme, sans hésitation, sans un bruit, je les tuerais aussi froidement que tu l’as fait avec moi. Après ça, toi et moi, ça recommencera. C’est une promesse que je te fais.»

Lentement, la scène se déroba au regard de Lina, et bientôt elle retrouva la réalité des toilettes du bus. Lina en ouvrit machinalement la porte, et se porta péniblement vers son lit, où elle se laissa choir, devant les yeux inquiets de ses compagnes de voyage. Lina ne les voyait pas, elle ne les entendait pas, elle glissa sans résistance dans un sommeil profond, presque comateux. Le choc de ses révélations, la peur d’affronter la réalité, et le dégout qu’elle éprouvait pour ce qu’elle pouvait être, ce qu’elle avait été, la honte d’avoir eu une mère comme Neritsa, tout ça pesait tellement sur son cœur, que Lina trouvait dans ce sommeil, une délivrance profonde, une évasion illusoire. Aussi, Lina n’hésita pas à fuir le monde pendant deux jours entiers de trajet. Elle s’éveilla quelques secondes à l’arrêt que le bus fit à Karlsruhe, puis plongea derechef dans cet ailleurs avant qu’ils ne reprennent la route pour Paris. Dans ce lourd sommeil salvateur, Lina n’avait conscience de rien, elle ne pensait, elle flottait dans une bulle cotonneuse, elle ne rêvait pas, la voix de sa mère ne lui parlait plus, c’était le paradis. Elle n’avait plus mal, la honte et la peur lui étaient inconnues. Elle ne se faisait plus de souci, Lorelei lui avait assuré que Jean se portait à merveille, alors elle pouvait s’évader. Quand elle se réveillerait, elle aurait tout le loisir de passer le restant de sa vie à essayer de se faire pardonner auprès de lui, de toute façon, son absence d’une semaine ou plus ne tuerait pas son jumeau. C’était ce qu’elle pensait du moins, jusqu’à ce que ses cauchemars l’assaillent de nouveau. Ce n’était plus les mêmes. Lina savait qu’il ne s’agissait pas du passé, rien de ce qu’elle voyait n’était souvenir d’enfance, elle en était persuadée. Elle était certaine aussi que ces rêves n’étaient pas le simple fait de son imagination. Pourtant, elle ne pouvait se résoudre à y croire. Est-ce que ça allait se passer ? Est-ce que c’était entrain de se passer ? Elle l’ignorait. Mais ce fut comme un électrochoc. Le cauchemar était si terrifiant, si glaçant que le désir de le fuir, d’y échapper avait décidé Lina à revenir à la réalité. Le bus s’était presqu’entièrement vidé de ses occupants, quand Lina refit surface. Elle se hissa sur ses pieds et tituba jusqu’à la sortie du bus.

« _ Attends Lina, je vais t’aider ; souffla une voix familière dans son dos. »

Lina se sentit soulevée du sol avec une précaution infinie. Il lui sembla que Lorelei n’éprouva aucune difficulté à la porter jusque dans la chambre d’hôtel qu’elles partageaient, et à la poser sur le lit qui lui était destiné. Faible, transie de peur et inquiète, Lina ne tarda cependant pas à s’endormir une nouvelle fois, et cette fois-ci contre sa propre volonté.
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mar 6 Juil - 21:55

Et si on s’aimait ?


Quelque part dans Paris, Sasha s’était réveillée le sourire aux lèvres. Après tout, la fière fan qu’elle était ne pouvait se douter qu’elle attenterait bientôt à la vie de Bill Kaulitz, son idole. Il sonnait six heures et demie à l’immense horloge du salon, les Tokio Hotel arrivaient dans trois heures exactement. Sasha était déjà en retard. Elle enfila un slim noir, un top à l’effigie de Bill, et descendit les escaliers sur les pointes des pieds. Sasha avait récemment fêté ses dix-sept ans, son frère lui avait offert pour l’occasion un canif pour se défendre. Le quartier n’était pas très sûr pour lui, il voulait être sûr qu’où qu’elle aille, sa sœur saurait se protéger. Justement, l’idée avait effleuré Sasha de prendre ce magnifique canif, juste au cas ou... Peut être ne la laisserait-on pas entrer dans le magasin où la séance de dédicace aurait lieu, mais, curieusement, ça ne l’inquiétait pas Après avoir glissé l’objet à l’abri, dans une des bottes qu’elle portait, elle rejoignit ses copines toutes aussi fans qu’elle. Bien sûr, comme toutes les autres victimes de Neritsa, elle n’avait pas perçu l’ombre bizarre qui la couvrait de son voile ténébreux. L’ombre avait une forme humaine, elle avait un pouvoir inhumain, bientôt elle s’emparerait du corps de la jeune fille, sans que celle-ci ne puisse résister. Et, lorsque l’ombre en aurait fini avec ce corps, elle l’abandonnerait là, sans vie. Sasha n’en savait absolument rien, mais ses heures étaient déjà comptées.

Au même moment, Karlina Vera , à quelques kilomètres de là, se tordait de douleur dans son sommeil. Dans son cauchemar, elle était là, dans un lieu éclairé à la lumière d’une torchère. Debout devant le cercueil, comme si elle n’était jamais partie. La douleur cessait…puis elle revenait. Lina se rapprocha du cercueil, ses doigts effleurant les deux serpents entrelacés gravés dans le bois. Tout son corps avait une pâleur cadavérique. Elle était revenue, elle était là… près de sa mère. Une joie inconnue, incontrôlable et aliénante s’emparait de son cœur. Elle se sentit soudain invincible. Nouvelle. Puis une douleur la déchirait de nouveau, et elle pensa à Jean .Où était-il ? Elle le sentait agonisant…perdant à chaque souffle une parcelle de vie…
« Lina.non…Lina…s’il te plaît…va-t-en ! »hoquetait la voix.
Lina tomba alors à genoux près de son frère mourant. Et, il la suppliait encore et toujours de le laisser, de l’abandonner, et de sauver sa vie. « Lina, ne la laisse pas s’emparer de toi. Ne laisse pas cette partie de toi qui lui ressemble tant se réveiller. Va-t-en ! »cracha Jean dans un dernier effort.

Lina se réveilla en sursaut. C’était le même rêve, celui qui l’avait décidée à sortir de son coma volontaire. Elle avait ressentit en voyant ce même cercueil, les deux mêmes serpents entrelacés, cette sensation d’achèvement, de retour aux sources, comme si elle devenait enfin elle-même. Toutefois, elle restait frissonnante et gelée par le cri de Jean. Il était à peine quatre heures du matin, et dehors un vent glacial fouettait les vitres de sa chambre. Elle se releva à moitié, puis s’adossa au mur à la tête de son lit. Lina avait de nouveau ce très mauvais pressentiment. Pourquoi un tel rêve ? Pourquoi cet appel si désespéré de Jean ? Il fallait qu’elle l’appelle. Sûrement qu’il décrocherait à la première sonnerie, et qu’il lui rirait au nez une fois qu’elle lui aurait tout raconté.

Elle décrocha l’appareil téléphonique, la froidure du combiné lui mordit la peau, elle n’y prit pas garde. A l’autre bout du fil la tonalité demeurait régulière. Au moins maintenant, elle comprenait que c’était son portable qui avait des problèmes. Dans cette nuit qui donnait naissance aux cauchemars les plus effrayants, qui révélait peu à peu les secrets les plus obscures des âmes endormies, l’uniformité du timbre dans le silence noir était écœurant. Les minutes s’étiraient, s’attardaient, s’épandaient le long des ténèbres, avant de s’éclipser. Sur son cœur, le poids de l’inquiétude se mêlait à la culpabilité, alors c’était un enchevêtrement de regrets, ensuite la certitude qu’il était trop tard pour Jean. Le remord inondait son âme, subtilement il envahissait l’espace, la prenait à la gorge, chuintait des murs, et submergeait tout son être d’un torrent de tristesse.
Il était trop tard pour sauver Jean. Jean, Jean était…mort. Elle s’élança en une fraction de seconde hors des murs de cette chambre, hors de ces barreaux invisibles.


Dans une chambre peu éloignée de celle de Lina, Bill ne dormait plus depuis bien longtemps. Il avait renoncé au sommeil vers deux heures et demie du matin. Il jeta un regard à sa montre. Il était déjà quatre heures. Assis avec raideur dans son fauteuil, droit comme un piquet, aux aguets, on aurait dit qu’il était prêt à mordre. Pourquoi ? Bill lui aussi se le demandait. Finalement, il repoussa la tasse de café froid posée devant lui et se dirigea vers la porte. De toute façon, il ne pourrait pas se rendormir. Il décida d’aller s’installer dans le couloir pour fumer, vu que David avait eu la malice de le mettre dans une chambre non-fumeur. Justement, sûrement que l’étage aussi était non-fumeur. « Aucune importance, » conclut-il en refermant la porte derrière lui. Bill portait sa cigarette aux lèvres quand il l’aperçut. La crinière enflammée, les traits déformés par le chagrin, elle ne semblait pas exactement la-même. Ses cheveux étaient beaucoup plus courts, et il ne l’avait jamais vue en proie à une telle rage. Il ne pouvait pas la laisser lui échapper, tout ce temps elle avait été si proche, comment n’avait-il pas compris, pourquoi ne l’avait-il pas reconnue ? Karlina n’était autre que la fille du parc…mais bien sûr !
Il s’élança à sa suite, réussit à la saisir par la main, l’attirant contre lui. Elle résista une infime seconde et s’abandonna dans ses bras.L’étreinte dura une éternité, longue, tendre : insatiable. Deux amants s’étaient trouvés, deux âmes jumelles depuis toujours fusionnaient enfin, un bonheur ancien renaissait, un amour venu de plus loin encore que l’au-delà se révélait. Ils étaient dans les bras l’un de l’autre, et le temps qui passait était le dernier de leur souci. Bill caressa tendrement le visage de sa muse, heureux de l’avoir retrouvée. Lina, comme dans un sursaut de lucidité, l’attira brusquement vers elle, et l’embrassa à pleines lèvres. Au bout d’une infinité de secondes, ils se détachèrent l’un de l’autre à regret. Bill tira Karlina jusqu’à sa chambre. Il y avait un petit balcon avec des chaises et une table ronde, il l’y installa et prépara du café fort. Lina était défaite, entre la réalité et le cauchemar, elle ne réalisait pas tout ce qui se passait autour d’elle, en elle aussi. En même temps, le jour allait bientôt se lever et des tas de choses ne seraient pas dites, Karlina avait tant de questions à poser que cela acheva de la réveiller complètement. Bill, elle en était sur, devait avoir certaines réponses, elle allait en profiter.
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mar 6 Juil - 22:09

Voila voila..cette fameuse suite qui a pris tellement de temps. sm .non ne me fouetter pas. lol! Promis juré que je ne prendrai plus autant de retard. prions Allez dîtes-moi tout, vous aimez toujours? Question Question
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Jeu 15 Juil - 7:54

Woooooooooooooowwwwwwwwww!!!!
C'était prenant, déçue que cela s'arrête là, j'étais en plein dedans!!
J'adore toujours autant!!!
Vite uen suite, hihihihi!!
Bisousssssss
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Jeu 15 Juil - 19:17

Contente que ça te plaise! supercontent Tu oublies la sadique qui se cache en moi, il fallait que je coupe là. lol! aaah suspense suspense assassin. Lol enfin, j'ai déjà écrit la suite, mais j'attends que Chloé lise celle-ci, et puis tu sauras tout. gaga
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Dim 18 Juil - 11:57

Chloéééééééééééééééééé
T'es ou?????????
Lis les suites qu'on ai les prochaineeeeeeeeeeeeee!!!! Hihihi
Mais oui je confirme, t'es toujours aussi sadique!! Ptdr
Bisoussss
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Dim 18 Juil - 15:46

kat a écrit:
Chloéééééééééééééééééé
T'es ou?????????
Lis les suites qu'on ai les prochaineeeeeeeeeeeeee!!!! Hihihi
Mais oui je confirme, t'es toujours aussi sadique!! Ptdr
Bisoussss

Lol Carément accro que tu es la miss. Lol Enfin, si d'ici mardi Chloé n'as pas encore lu, je te poste la suite, c'est elle qui va être contente de pouvoir tout lire d'un coup lol!
smack
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mar 20 Juil - 15:03

Il s’assit à ses côtés, plongeant ses yeux dans l’immensité de des siens, ses yeux à elle, miroir de son âme, âme si trouble en cet instant précis. Toute cette scène c’était déroulée dans un silence serein, il n’était pas besoin de parler, de ternir ce calme tant il était clair, apaisant et emplit de tout ce que les mots pourraient si mal exprimer ; mais voila, elle parla.

« _ Alors, content de retrouver la fille du parc ? fit-elle avec un pâle sourire.
_ Bien sûr. C’est encore meilleur que je ne l’avais imaginé. Et maintenant, tout ce qui m’importe c’est…de la rendre heureuse ; lui dit-il, s’emparant d’une de ses mains.- Pourquoi pleurais-tu ?
_ Je me fais du souci pour Jean. Aujourd’hui, ça fait exactement huit jours que je n’ai pas de nouvelles de lui, et puis ce cauchemar…
_ Un cauchemar ? Mais pourquoi tu ne l’appelles pas ? Tu lui as écrit sur internet ?
_ Mon portable ne fonctionne pas bien...c’est étrange. Comme si quelque chose s’interposait. Jamais je n’ai pensé au net ; soupira-t-elle.
_ Qu’en est-il du cauchemar ?
_ Je ne veux pas en parler ;-fit-elle, sèchement.- Enfin, je veux dire…par pour le moment.
_ Lina, j’aimerais tellement t’aider… Si tu savais tout ce que je serais prêt à faire pour toi.
_ Je sais Bill…
_ Non, je ne crois pas ;-objecta-t-il avec émotion, contemplant sa main comme s’il s’agissait d’une rivière de diamants.- Je ne sais pas si je devrais, mais il me semble que t’en parler te ferait…peur ; murmura-t-il.
_ Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ?
_ Lina…tu ne devines vraiment pas ?- fit-il, d’une voix charmeuse.- Je crois…enfin, j’en suis sûr même…Lina, je suis amoureux de toi.
_ Oh… ; souffla-t-elle.
_ Oh ?-répéta-t-il, avec un sourire en coin.- Plutôt original comme réponse ; se moqua-t-il.
_ Bill je…je suis désolée. C’est que…je ne veux pas te blesser...je…
_ Karlina, chut, chut ;-tempéra-t-il.- Tu n’es pas obligée de ressentir la même chose. Ce n’est pas grave, oublies ça ; conclut-il d’une petite voix.
_ Ce n’est pas ça Bill. Si tu savais… Ce brouillard dans ma tête est si…paralysant. Pour l’instant je ne peux et ne veux me concentrer que sur une seule chose…
_ Jean ;-compléta-t-il.- Je comprends.
_ Je sais, toi mieux que personne peut me comprendre…et m’aider ;-approuva-t-elle, en pressant la main de Bill contre son cœur.- Je te promets, que dès qu’on aura retrouvé Jean, je te donnerai une réponse.
_ Bien sûr ; -murmura-t-il.-En quoi je peux t’aider ? Tu veux une semaine pour aller le voir ?proposa-t-il, à contrecœur.
_ Peut être qu’une semaine entière ne sera pas nécessaire ;-dit-elle, timidement.- Je veux juste retourner à Berlin, le plus vite possible pour m’assurer qu’il va bien ; fit-elle, avec hésitation.
_ D’accord. Quand veux-tu partir ? Si tu veux, je pourrai m’arranger avec David, pour que dès la fin du concert demain tu puisses partir ; assura-t-il.
_ Je ne sais par si j’arriverai à tenir une nuit de plus ;gémit-elle.
_ Je sais, mais j’aimerais...t’accompagner ;-avoua-t-il.- Et puis, il n’y a sûrement pas de vol sur Berlin aujourd’hui ;-se défendit-il.- Attends demain.
_ D’accord ; -soupira-t-elle.- J’ai une autre question.
_ Je t’écoute ; l’encouragea Bill.
_ Tes parents connaissent bien une certaine Neritsa, n’est-ce pas ?
_ Oui ; lâcha-t-il, en se levant.
_ Alors pourquoi… ?
_ J’étais troublé. Je n’arrivais pas à y croire. Il y avait trop de...coïncidences ; bafouilla-t-il.
_ Tu sais que c’est ma mère n’est-ce pas ? Pourquoi tu m’as mentie ? Qu’est-ce que tu me caches ?
_ Rien ; mentit-il.
_ C’était la meilleure amie de ta mère, je le sais ! Tu l’as forcément connue pendant ton enfance, j’en suis certaine. Pourquoi tu mens ? s’emporta-t-elle.
_ Je ne te mens pas ;-fit-il, froidement.- Quand tu m’as parlé de la mort de ta mère, je me suis souvenu d’elle, de cette Neritsa. Ma mère a des centaines de photos prises avec une certaine Neritsa. V. ; c’était sa meilleure amie. Elles s’étaient connues au lycée, elles avaient faits toutes leurs études ensembles, et surtout Neritsa avait été la fiancée de David.
_ Alors tu le savais ? gronda-t-elle.
_ Je ne savais pas que c’était ta mère, jusqu’à ce que tu me précises comment elle était morte. Je me suis alors rappelé combien ma mère avait pleuré quand elle avait appris la mort de son amie. Je n’ai pas supporté sa peine, jamais je ne l’avais vu aussi malheureuse, j’ai détesté ce moment. Je n’étais plus un enfant à l’époque. J’ai vu les images aux infos. Je me suis souvenu de cette femme magnifique au visage grimaçant, le cou entravé dans son écharpe. Maintenant je sais qu’elle s’appelait Neritsa V…Vera.

_ Alors c’est pour ça que tu t’es tût ? Parce qu’à l’époque ça t’a fait de la peine de voir ta mère pleurer. Est-ce que tu imagines ce que ça a été pour moi ? ironisa-t-elle.
_ Je sais Lina. Je…
_ Tu sais ? Tu crois que tu sais ?-s’emporta-t-elle.- C’est une blague ? Tu n’en as aucune idée ! s’écria-t-elle.
_ Tu ne comprends pas…
_ Quoi ? s’enflamma-t-elle.
_ Ma mère s’en voulait ;-s’étrangla-t-il.- Elle avait parlé à Neritsa quelques heures avant l’accident. Ta mère venait lui rendre visite quand le drame a eu lieu. Ma mère l’avait suppliée de venir lui rendre visite, après toutes ces années qu’elles ne s’étaient pas vues, après le départ si précipité de ta mère.
_ Elle a eu raison de s’en vouloir alors ; répliqua-t-elle, avec dédain. »

Karlina se leva, elle dépassa Bill sans un regard et ouvrit résolument la porte de la chambre. Lestement, Bill apparut entre la porte et elle. Il la repoussa délicatement en arrière, et referma la porte. Il avait les traits empreints de douleur et de tristesse. Karlina frémit, se rappelant que David avait exactement la même expression en ordonnant la mise à mort de Neritsa. Il lui sembla apercevoir une lueur meurtrière dans le regard de Bill. Brusquement, ce dernier fut près d’elle, emprisonna les mains de Lina dans la sienne, puis se pencha sur elle. Le cœur de Lina se mit à taper furieusement dans sa poitrine. Le souffle de Bill ses lèvres lui tournait donnait le vertige. Elle n’avait pas peur de lui. Elle avait furieusement envie de lui.

« _ Je comprends maintenant. Je comprends pourquoi David voulait absolument qu’on te prenne avec nous. Son insistance m’a semblée suspecte au début, mais si j’avais su plus tôt, j’aurais fait de même. Tu es si fragile ;-murmura-t-il.- Je comprends aussi pourquoi Tom est si fou de toi.
_ Bill…lâche-moi, tu me fais mal ! mentit-elle.
_ Tu es ensorcelante ; susurra-t-il.
_ Et toi, tu es un psychopathe !-siffla-t-elle.- Lâche-moi ! Sinon tu vas le regretter !menaça-t-elle.
_ Je prends le risque ; souffla-t-il, en resserrant sa poigne jusqu'à la douleur.
_ Lâche-moi, ou je crie ! Tu entends, quelqu’un vient ; -gémit-elle.- Je vais crier.
_ Il prendra tes cris pour autre chose ; ricana-t-il, en la relâchant.
_ Tu es comme ton père ! cracha-t-elle. »

Karlina leva la main pour le gifler, sans qu’il ne fasse un seul geste pour se défendre. Sa main partit avec un élan furieux, et se plaqua contre sa joue avec une étonnante…douceur. Elle l’attira à peine vers elle, il l’embrassait déjà, quand la porte de la chambre s’ouvrit à la volée. En apercevant son frère, Tom se figea un instant, puis, tandis que Lina et Bill continuaient de s’embrasser, il entra, passa près d’eux, et alla s’assoir sur la chaise que Lina avait occupée plutôt. Comme ils ne semblaient pas vouloir s’arrêter, Tom se racla bruyamment la gorge.

« _ Pas que le spectacle ne soit pas édifiant, mais...euh ; s’excusa Tom.
_ Qu’est-ce que tu fais là ? demanda Bill, soupçonneux.
_ Je n’arrivais plus à dormir. J’ai entendu quelqu’un courir dans le couloir, puis ta porte qui ne cessait de s’ouvrir, de se refermer, insupportable ! fit Tom, faussement énervé.
_ Désolée Tom, c’était moi ; s’excusa Lina, se dégageant de l’étreinte de Bill.
_ Oh…si c’est toi. Ça va. Pas de problème ; bafouilla Tom, détournant son regard de celui de Lina.
_ Bon, maintenant que t’es là, je suppose que tu restes ? ironisa Bill.
_ C’est la moindre des choses vu que c’est votre faute si je suis là. Alors ça y est, c’est ? s’enquit Tom, d’une voix hésitante.
_ Quoi ? demanda innocemment Lina, en s’asseyant sur une chaise près de lui.
_ Bill et toi, vous…Enfin, comme vous vous embrassiez, je suppose que… ; marmonna-t-il, gêné.
_ Sérieusement Tom ? T’es vraiment gêné ? Tu es entrain de...bafouiller ! se moqua Bill.
_ Hum…c’est compliqué ; s’excusa Lina.
_ Ah ; fit Tom, avec une infime lueur d’espoir dans le regard.
_ Laisse tomber, mec. T’as aucune chance ! l’avertit Bill.
_ Alors Lina, ça va mieux ? A Karlsruhe on voulait t’inviter à dîner avec nous, mais on apprit que t’étais malade ; s’enquit Tom.
_ Oui ça va mieux. Merci.
_ Tiens, comment va Jean au fait ? Est-ce qu’il a survécu à une séparation de sept petits jours ? plaisanta-t-il.
_ Huit jours Tom ; corrigea Bill, sombrement.
_ Non Tom. Je ne lui ai pas parlé depuis ; fit tristement Lina.
_ Ah bon ? Et t’as réussi à dormir ? Enfin, je veux dire avec Bill, quand l’un se fait vraiment beaucoup de soucis pour l’autre, c’est à rendre malade ce dernier, à lui filer des insomnies où qu’il soit sur terre.
_ Ah. C’est à croire que je ne me suis pas assez préoccupée de son sort ; fit durement Lina.
_ Euh…en fait, je parlais de lui ;-bafouilla Tom.- Qu’est-ce qui se passe Lina ?
_ Lina ;-coupa Bill.- Peut être qu’il a raison. Tu te rappelles tes cauchemars ? Peut être même que c’est ça qui t’as rendue malade jusqu’à ce qu’on arrive à Paris.
_ C’est supposé me rassurer ? s’alarma-t-elle.
_ Non, mais peut être que…je sais pas moi, ça peut nous aider ; assura Bill.
_ Est-ce que tu te rappelles de trucs particulièrement étranges qui se sont passés ? Comme indépendants de ta volonté ? demanda Tom.
_ Si vous saviez… ; murmura-t-elle, avec un sourire amer.
_ Dis-nous ; firent-ils en cœur.
_ Euh…-bafouilla-t-elle.- Je ne sais pas. Je me rappelle que quand je dormais, pendant le voyage, j’ai sentit comme quelque chose, comme une force qui m’a obligée à me réveiller, malgré moi. Oui ; -s’anima-t-elle.- C’était comme s’il y avait une urgence, une sorte d’alarme qui hurlait dans ma tête. Mais, je ne sais pas pourquoi, je me suis rendormie.
_ Et ça c’était le sixième jour, au soir ; réfléchit Tom.
_ Et hier ? poursuivit Bill.
_ J’ai dormi comme une souche jusqu’au soir, et puis je crois qu’un cauchemar m’a réveillée. Je me suis levée brusquement, mais je me sentais si faible… Lorelei m’a portée jusqu’à la chambre je crois.
_ Et après ? demandèrent les jumeaux.
_ Ça a été comme si on m’assommait. Je ne voulais pas me rendormir, mais je crois…que je suis évanouie, j’ai plongé d’un coup dans le néant ; haleta-t-elle, soudain paniquée.
_ Ça c’était le septième jour ; fit lugubrement Bill.
_ Arrête ça Bill ! –intervint Tom.- Pas besoin de la rendre encore plus mal. Lina, peut être que ça ne veut rien dire. Tu sais, parfois les malaises qu’on a, n’ont rien à avoir avec le jumeau. Peut être que c’était toi ; tempéra Tom.
_ Il…il faut que j’y aille ; articula faiblement Lina.
_ Attends, on devrait…
_ Non Bill. Ne...ne vous occupez pas de moi ; -coupa Lina.- Et même pour David…
_ Je tiendrai ma parole ; coupa Bill, à son tour.
_ Comme tu veux ;-céda-t-elle.- J’y vais. Vous devriez…commencer à vous habiller, pour la séance dédicaces.
_ Lina, je…
_ A plus Bill. »
Lina retourna dans sa chambre le cœur lourd. Elle était inquiète, et elle avait bien raison. Quand le bus de la tournée c’était arrêté ce fameux jour à Karlsruhe, et que Lina avait senti la nécessité, l’urgence même, de se réveiller, à des kilomètres de là, son frère jumeau était mort d’inquiétude pour elle. Puis, le soir de son arrivée à Paris, quand un cauchemar différent l’avait forcée à sortir de sa torpeur, c’était que ce même jour à Berlin, Jean s’était levé, s’était rendu au cimetière, et s’était retrouvé enfermé dans le sépulcre maternel. Ce n’était pas Lina qui s’évanouissait sur son lit d’hôtel. C’était Jean qui, n’arrivant plus à lutter contre les forces qui l’assaillaient, saignant abondamment, se laissait porter dans un sommeil salvateur, entraînant sa sœur avec lui. Il y avait autre chose qui devait aussi inquiéter Lina, elle ne s’en était pas aperçue durant toute la scène qu’il y avait eu avec Bill, pourtant elle devait vraiment s’en méfier. En effet, elle n’avait pas entendu la voix de sa mère lui ordonner de tuer Bill quand ils s’étaient retrouvés seul à seule. Ce n’était pas à cause d’un quelconque pouvoir que Lina aurait acquis sur cette voix, bien au contraire la voix qui la hantait gagnait de plus en plus de pouvoir sur elle. Lina n’entendait pas sa mère la hanter, parce que c’était dernière n’était tout simplement pas là. En fait, pour quelques heures ce qu’il restait de Neritsa, l’ombre et la voix, s’était extrait de Lina, et occupait activement l’esprit d’une autre, d’une certaine Sasha, qui était bien plus maniable que Lina. Puisque Lina rechignait à la tâche, une autre se chargerait de tuer les jumeaux, Neritsa était prête à utiliser tous les pouvoirs qui lui restaient en tant qu’esprit pour détruire les Kaulitz, même si elle risquait de disparaître en utilisant ses pouvoirs, elle était décidée à courir le risque, car son existence sur terre n’aurait plus de sens sans vengeance. Et si ça ne marchait pas avec Sasha, elle réessaierait avec une autre, encore et encore. Pour l’instant, portée pour le corps de l’adolescente, Neritsa observait, en attendant le bon moment pour intervenir. La foule de fans avait envahi la devanture de l’hôtel, il ne cessait d’en arriver de toutes parts, alors qu’il sonnait à peine sept heures. Sasha se trouvait au bout de la haie de fans, du côté de l’entrée de l’hôtel. De temps à autre, sans s’en rendre compte, elle portait la main à sa botte pour vérifier si le canif était toujours en place, prêt à être dégainer. Elle prenait l’impatience meurtrière de l’esprit qui l’habitait, pour sa propre impatience, elle était euphorique et surexcitée. Plus que deux heures de temps et le groupe serait là, plus que deux petites heures et s’en serait peut être fini des Kaulitz. Les fans assisteraient à la mise à mort de la moitié du groupe, sans que qui ce soit puisse l’empêcher. Neritsa devrait faire agir sa marionnette très rapidement, le fait qu’Illian manque à l’appel la rendait sûre de son automate. Elle savait le nombre de gardes qu’il y aurait, leur position exacte aussi, mais ils n’étaient qu’humains, Dario comme tous les autres, n’était que de faibles créatures, et Sasha guidée par l’esprit viendrait facilement à bout d’eux. Aussi, quelques minutes après leur arrivée devant l’hôtel, Bill et Tom ne seraient qu’un vague souvenir.
Pendant que Neritsa élaborait minutieusement son plan d’assassinat, Lina était prête à rejoindre le groupe quand Lorelei fit irruption dans leur chambre, l’œil sombre et l’air désapprobateur.
« _ Qu’est-ce qu’il y a ? demanda Lina.
_ J’aimerais bien le savoir aussi ; fit froidement Lorelei.
_ T’as quelque chose à me dire ? s’irrita Lina.
_ Pourquoi est-ce que tu ne peux pas juste t’en tenir à ton travail ? Tu te crois toujours au lycée, ou quoi ? reprit Lorelei, glaciale.
_ Je ne comprends pas. De quoi tu parles ?
_ Je parle de Bill entrain de demander à David un congé pour toi. Je parle De Bill voulant t’accompagner à Berlin, en plein milieu d’une tournée ! s’enflamma Lorelei.
_ Il ne m’accompagnera pas, si ce n’est que ça ton problème, tranquillise-toi, je pars seule ; répliqua Lina.
_ On voit que tu ne connais pas Bill !-s’énerva Lorelei.- C’est ça mon problème. Tu crois tout savoir. Tu ne penses qu’à toi ! On est une équipe Lina, et quand tu prends une décision ça nous touche, tous. Si tu ne pouvais pas survivre loin de Jean, il ne fallait pas venir. Tu es là, assumes !
_ Tu…tu ne sais pas de quoi tu parles ! fit Lina, avec colère.
_ Oh que si. A cause de tes caprices, tu fous le bordel partout ! En plus de ça tu te sers de Bill ; cracha Lorelei.
_ Quoi ?! Répète un peu ? Tu délire ou quoi ?!
_ Je t’ai vue sortir de sa chambre cette nuit, habillée très…légèrement ; murmura Lorelei.
_ Oh ! Tu…tu... ; bafouilla Lina.
_ Je…je ? Quoi ?! Tu veux nier ? Si tu ne te sers pas de lui, pourquoi tu n’es pas allée voir David ? Tu avais besoin de Bill, tu sais ce qu’il ressent pour toi, et tu t’en es servie.
_ Lorelei, ce n’est pas vrai… Tu le sais ! vociféra Lina.
_ Tout ce que je sais, c’est qu’en pleine nuit tu t’es rendue dans sa chambre, et que depuis ta visite, Bill…et même Tom, seraient prêts à sacrifier le groupe, pour toi !-s’indigna Lorelei.- Je ne sais pas ce qui s’est passé dans cette chambre, mais tu as dû être très convaincante ; siffla-t-elle.
_ Lorelei, comment tu peux penser ça ? Je croyais qu’on était amies ? suffoqua Lina.
_ Ça ne veut pas dire que je te soutiens quand tu déconnes Lina, désolée. Tu es allée trop loin. Tu me dégoutes.
_ Oh…-s’étrangla Lina.- C’est à ça que tu veux jouer Lorelei ? On va rigoler alors. Toi tu étais où ? Attends, laisse-moi deviner. Hum…en ‘réunion’ avec David, n’est-ce pas ? ironisa Lina.
_ N’importe quoi ; souffla Lorelei.
_ Tu es tout le temps fourrée dans son bus. A toute heure, dans le bus ou dans sa chambre d’hôtel, tu ne te gènes pas, et tu sors toujours le même discours. Tu crois qu’on ne se pose pas de questions sur toi ? Et tu oses m’attaquer ?
_ Crois ce que tu veux Lina, je n’ai pas de comptes à te rendre. Moi au moins je fais mon boulot ; -murmura-t-elle, en se détournant de Lina.- Ah, j’oubliais. Tu es tenue d’enfiler ça. Bill serait plus rassurer si sa chère Lina ne le quittait plus d’une semelle, du moins jusqu’à son départ. Elle est si ‘fragile’ ; nargua Lorelei. »

Lorelei jeta les vêtements sur le lit de Lina et s’en alla. Cette dernière encore abasourdie par la dispute, resta immobile un long moment. Elle se demandait comment ça avait pu arriver. Lorelei et elle ? Pourquoi lui en voulait-elle à se point ? Lina ne comprenait pas comment son amie avait pu arriver à de telles conclusions. Sa voix intérieure lui soufflait qu’une amie ne se comportait pas comme ça. Peut être que Lorelei n’était pas sincère après tout. Lina préférait se dire ça, plutôt que de se remettre en cause. Elle ne se servait pas de Bill, elle ne faisait pas tout ça pour elle, mais pour Jean. La colère et la haine couvaient silencieusement en elle, parce que quelque part dans sa tête les paroles accusatrices et les insinuations de Lorelei se répétaient inlassablement, allumant son cœur d’une rage assassine. L’estomac lui tourna quand le souvenir du cauchemar lui revint, mais elle le chassa aussitôt. Elle finit par bouger. Elle s’avança vers les vêtements que Lorelei avait jetés avant de partir. Il y avait une veste et un pantalon noirs, une chemise blanche, des lunettes de soleil. Elle ne comprit que lorsqu’elle aperçut l’oreillette. Lina la prit pour la contempler de plus près. L’objet était en tout point semblable à l’oreillette que Dario et les autres gardes-du-corps du groupe avaient. Lina réfléchit à la phrase de Lorelei, puis elle finit par en saisir le sens. La seule façon qu’il y avait pour elle d’être tout le temps au plus près de Bill, vu qui il était et vu l’endroit où il se rendait dans moins de deux heures, c’était que Lina passe pour un de ses gardes-du-corps. Elle eut un rire amer. C’est là qu’elle réalisa l’absence de la voix, car si cette dernière avait été présente, elle aurait jubilé devant l’occasion énorme que représentait la proposition de Bill. Après tout, qui mieux que Lina aurait pu attenter à la vie des jumeaux, sous le couvert de son uniforme ? Le garde-du-corps se révèlerait être le danger. Il ne serait plus cette personne supposé protéger la victime, mais serait lui-même le tueur. Pendant une fraction de seconde, une lueur étrange passa dans le regard de Lina, une chaleur suspecte l’envahit, et un brouillard familier commença à flouer sa vue. Il lui sembla qu’un fauve qui dormait en elle depuis bien longtemps s’éveillait brusquement, agité du désir de prendre le dessus, de révéler l’autre visage de Lina. Elle le sentait s’agiter rageusement à l’intérieur, grattant furieusement les barreaux de sa cage, rendu nerveux par une soudaine envie de sang. Et dire que Karlina avait toujours pensé que ses envies soudaines de meurtres provenaient de cette voix, toujours de cette intruse dans sa tête, mais en fait la machine à tuer qu’elle avait toujours été au fond, s’éveillait maintenant sans une quelconque aide extérieure. Laissant volontairement le fameux brouillard occuper sa vue et flouer sa conscience. La rage qu’elle ressentait précédemment pour Lorelei changea soudain de cible sans aucune raison. Alors Lina saisit les vêtements avec frénésie, s’habilla en quelques minutes, puis elle ajouta un soin particulier à son apparence, mettant en valeur ses formes et sa silhouette. D’ailleurs ces vêtements semblaient avoir été faits sur mesure, ils lui donnaient un air dangereux et séduisant dans le même temps. Le fauve rugit d’aise en voyant tomber les barreaux de sa prison.
C’est une toute autre Lina qui se présenta à la suite réservée au groupe. Quand elle entra, les garçons prenaient leur petit déjeuner, David et Helmut discutaient dans un coin. Dès qu’ils s’aperçurent de sa présence, tous sauf David levèrent la tête vers elle, et saisis de surprise et d’émerveillement, ils se figèrent dans leurs gestes. Karlina sourit délicieusement en s’avançant, elle fit un clin d’œil aux garçons, puis alla s’assoir dans un fauteuil face à David. Quelques minutes s’écoulèrent, les garçons se remirent à manger, Helmut reprit ses esprits, quand David daigna enfin la regarder. Lorsque leurs regards se rencontrèrent, Lina sentit David défaillir une fraction de secondes avant de reprendre contenance. On aurait dit qu’il venait de voir un fantôme. Lina savait exactement qui David voyait, car tout le soin qu’elle avait apporté à son maquillage et à sa tenue avait pour but de la faire ressembler à Neritsa, elle voulait voir comment David réagirait, et elle n’avait pas été déçue.
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mar 20 Juil - 15:10

Une suite super longue, j'espère que t'aime, pour une fois que je manque à mon essence sadique lol!
smack
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mar 20 Juil - 16:16

Wooooooww!!!
Oui longue suite et pas de sadisme!! c'est coooolll!!
Par contre pas compris la réaction de Lorelei non plus, mais je sais que tu vas bientot nous le faire comprendre!! Hihihi
Suite excellente mais là maintenant je m'inquiète deux fois plus pour Jean, puis cette sasha va-t-elle arriver à faire ce qu'elle veut faire???
Vite la prochaine suite!! Hihihi
Bisousssssss
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mar 20 Juil - 16:22

kat a écrit:
Wooooooww!!!
Oui longue suite et pas de sadisme!! c'est coooolll!!
Par contre pas compris la réaction de Lorelei non plus, mais je sais que tu vas bientot nous le faire comprendre!! Hihihi
Suite excellente mais là maintenant je m'inquiète deux fois plus pour Jean, puis cette sasha va-t-elle arriver à faire ce qu'elle veut faire???
Vite la prochaine suite!! Hihihi
Bisousssssss

Je dois écrie la prochaine suite ce soir! Espère lol!
Mdr! Au fait la réaction de Lorelei...c'était de l'impro..du coup..je sais pas comment l'expliquer pour le moment. Nous mettrons ça sur sa conscience professionnelle,et sa morale à toute épreuve Lol
PS: T'as vu on est toutes deux en ligne!! tu sors
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Ven 23 Juil - 18:38

désolé de pas avoir répondu plus tôt ...
toujours aussi bien cette suite mais franchement j'espère que lina reviendra normale et qu'elle ne tuera pas Bill Sad
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Sam 24 Juil - 9:25

Oui Chloé tout à fait d'accord avec toi!!
Mais surtout que Jean va bien!!!
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Sam 24 Juil - 11:53

Chloé-> C'est pas grave t'inquiète!
Et pour vous éclairer sur le sujet, voila la suite^^

En fait, Lina avait produit beaucoup plus d’effet sur David qu’elle ne l’imaginait à l’instant. En apparence le mentor semblait calme, mesuré, presque indifférent. A l’intérieur, il lui semblait qu’il frôlait la folie, même si ces réactions étaient propres aux humains, il se sentait perdre la tête. Lina avait tout de sa mère, avec les cheveux moins longs et une touche de jeunesse. Il revoyait sa chère Neritsa, le même sourire satisfait affiché fièrement sur ses lèvres, le même port altier, la même audace dans le regard. Parfois, il lui semblait que ce n’était encore que la veille qu’ils parlaient tous deux de mariage, d’enfants, d’un avenir commun. Il avait beau les voiler, ses sentiments étaient présents, aussi purs qu’au début. Quelle journée passait sans qu’il ne pensât elle ? Neritsa Vera. Lina avait les mêmes yeux, le même nez, cette séduction dans toute sa façon d’être. Il lui semblait que Neritsa était assise en face de lui, le contemplant de cet œil amusé qui lui manquait depuis tant d’années. Elle lui avait brisée le cœur. Ce jour-là, lorsqu’il avait entendu la conversation des deux amants depuis la salle à manger, il avait sentit un chagrin immense s’abattre sur lui. Plongé au plus profond de ses pensées, David parlait sans accorder aucune attention à ce qu’il disait. Il ne désirait que remonter les années pour passer un dernier instant avec son aimée. Tout ce qu’elle demanderait, elle l’aurait. Aussi accordait-il un congé à Lina sans faire une quelconque différence entre la mère et la fille. Après tout cette Lina était si innocente, si fragile. Il savait ce qui s’était passé quelques heures plus tôt, Bill lui en avait parlé. Il lui avait semblé que Bill lui parlait du passé, d’un de ces merveilleux moments qu’il avait eu avec Neritsa. Après tout, si ça se trouvait Lina était peut être leur fille. Même si lors de ses multiples rapports Lorelei se plaignait de sa banalité, de son extrême humanité, David savait que les pouvoirs de Lina se révèleraient bientôt. D’ailleurs, plus Lorelei était impatiente et désagréable quand elle évoquait Lina, plus il lui semblait évident que quelque chose se passait. Les cauchemars de Lina, dont Lorelei parlait quelques heures plus tôt n’étaient pas anodins, David le savait. Aveuglé par cet amour éternel qu’il éprouvait envers la mère, il ne voulait pas croire que Karlina puisse être dangereuse pour les jumeaux, bien au contraire. Bill semblait si heureux. Aussi David finit par ne même plus faire objection à la décision de Bill, de faire passer Lina pour un garde corps. Il en était amusé. Qu’importait l’avis de Gordon, de Lorelei, et d’autres encore ?! Bill, s’il le voulait, accompagnerait Lina à Berlin, car même si David le lui interdisait, il passerait outre. En plus, sans se l’avouer, David craignait aussi pour la vie de cet enfant. Gordon avait ordonné que le garde corps de Jean soit exécuté, toutefois, à aucun moment il n’avait pensé à le remplacer par un autre. David se doutait que Gordon, autant qu’Illian, préférait voir disparaître la progéniture de Neritsa Vera. Aussi, que Jean ait disparut depuis la veille ne leur importait que très peu. Alors, puisqu’il culpabilisait vraiment, David comptait favoriser le voyage de Lina et Bill à Berlin. La présence de Bill serait vitale lorsque Lina saurait ce qui était arrivé à son frère. Peut être n’était-il pas trop tard ? David l’espérait du plus profond de lui. Le manager ne sortit de sa torpeur que lorsque Lina eut vérifié l’apparence de chaque membre pour la troisième fois.
« _ C’est bon les garçons, on n’y va. Il nous reste une demi-heure pour arriver à la séance dédicaces ; dit David.
_ Reste près de moi Lina, une fois dans la voiture on t’expliquera comment ça va se passer ; murmura Bill à l’intéressée.
_ A vos ordres ; souffla suavement Lina. »

Georg à quelques pas d’eux se racla la gorge, Tom qui était juste derrière le couple, détourna le regard. La répartition fut complètement différente quand ils parvinrent aux véhicules. Tom se retrouva dans la seconde voiture réservée au groupe, avec Georg et deux gardes corps, tandis que la première accueillait Bill, Gustav, Lina, et seulement Dario comme garde, vu que Lina jouait le rôle du second garde. Pendant une fraction de seconde, Tom eut un mauvais pressentiment suivit d’un léger sursaut. Il cru entendre la fameuse alarme que Lina avait évoquée dans la chambre de Bill. Il lui sembla que c’était une grave erreur, qu’il devait tout faire pour modifier cet ordre, car arrivé destination il serait peut être trop tard. Il attendit, regarda le couple se glisser dans son véhicule. La tête lui tourna, toutefois, il tint bon et grimpa dans la hammer, mettant ces émotions sur le compte de la jalousie et de l’envie. Après tout, que n’aurait-il pas donné pour être celui à qui Lina souriait comme elle le faisait, pour être celui auprès duquel elle se serait assise, celui à qui elle aurait pris la main comme elle l’avait fait à Bill avant de s’assoir en voiture. Alors, il se retint de faire un scandale inutile, et pensa à la joie qui le submergerait quand il entendrait tous ses fans crier pour lui ; quand enfin il retrouverait le public bien-aimé.
Quelques minutes plus tard tout était oublié, la clameur des fans chassa tous les soucis de Tom. Ils devaient être une centaine de fans, peut être plus. Leurs cris et leur joie étaient enivrants. Les voitures s’arrêtèrent. Tom descendit après Georg, esquissant à l’avance un sourire charmeur. Il se retrouva tout juste à côté de son frère, ce dernier lui sourit, puis s’éloigna pour signer des autographes. Tom le vit s’éloigner avec Lina à ses côtés, amusé par l’air terrible qu’affichait celle-ci. Il s’en voulut d’avoir eu des pensées aussi sombres. Peu à peu l’euphorie gagnait tout le monde. Gustav souriait à pleine à cette fan qu’il avait vu à plusieurs concerts un peu partout en Europe, il avait l’air de beaucoup l’apprécier d’ailleurs. Georg s’amusait comme un fou en prenant des photos avec le club des fans de sa longue et lisse chevelure. Tom était le plus proche de la porte d’entrée de l’hôtel, ce sentiment de danger lui reprenait. Plusieurs fois une belle adolescente rousse avait attiré son regard, à cause du sourire étrange qui étirait ses lèvres, et de ses pupilles rougeoyantes. Cette fille ne quittait pas Bill d’une semelle, son regard intense était braqué sur lui en permanence. Tom, quand il arrivait à l’apercevoir de temps à autre, avait l’impression qu’elle était hystérique, follement contente d’être là, et dans le même temps elle paraissait déçue et frustrée. C’était comme si elle avait à chaque fois un visage différent. Alors que Tom signait un dernier autographe, et que Dario se frayait un chemin vers Bill pour le ramener devant l’entrée, la fille aux cheveux roux fit quelque chose d’inattendu. Tom avait remarqué qu’elle n’avait pas regardé Lina une seule fois depuis l’arrivée du groupe, or de nombreux fans tentaient de la prendre en photo et d’essayer de voir son visage. Aussi, quand cette fille fixa enfin Lina, cela retint l’attention de Tom qui s’immobilisa dans son geste, notant au passage que Bill était trop facile d’accès, trop entouré, carrément noyé dans la foule d’hystérique. Brusquement Tom se sentit basculer dans un cauchemar.
Les fans du coté de Georg et Gustav, cédant à l’euphorie, avaient d’un coup renversé les rambardes qui les séparaient du groupe, blessant Georg au passage. La panique et la peur de certains, mêlées à l’étourdissement et l’euphorie des autres, avaient rendus les fans du côté de Bill et Tom complètement incontrôlables. Dans le chaos, Tom se sentait balloté de tous côtés, griffé, tiré, il essayait de garder Bill à l’œil, quand ce dernier fut happé par la foule. Quelques secondes après, Tom tombait à genoux, terrassé par une douleur atroce. Il se sentait déchiré par une lame acérée, pourtant invisible à ses yeux. Transpercé de part en part, il luttait pour retrouver ses esprits afin de chercher Bill, même si sa vue se brouillait. Un froid mordant commençait à le brûler malgré son épais manteau et ses gants, ses forces l’abandonnaient rapidement. Soudain, il aperçu son frère à travers un voile de brume. Il y avait du sang, beaucoup de sang, Bill tremblait de froid, il avait dû perdre son manteau et ses gants dans ce désordre, car il n’avait plus que son T-shirt et son jean sur lui. Lina était debout au-dessus de lui, le regard vide et l’air hébété, le poing serré autour d’un canif dont la lame rougeoyait au soleil. Tom eut un sursaut quand il comprit ce qui se passait, son cœur se mit à ralentir, déjà il glissait dans un sommeil sans rêves.
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Sam 24 Juil - 17:08

Noooooooonnnnnnnnnnnnn
T'es vraiment trop sadique toi!!!hihihihi
Ben mince alors c'est pas sasha mais Lina qui a essayé de tuer Bill, mais tom pourquoi a-t-il été touche aussi ou ya eu autre chose??
Allezzzz la suite stp stp stp!!!
Toujours aussi prenantes et excellentes tes suites!!!
Bisousssss
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Sam 24 Juil - 17:19

kat a écrit:
Noooooooonnnnnnnnnnnnn
T'es vraiment trop sadique toi!!!hihihihi
Ben mince alors c'est pas sasha mais Lina qui a essayé de tuer Bill, mais tom pourquoi a-t-il été touche aussi ou ya eu autre chose??
Allezzzz la suite stp stp stp!!!
Toujours aussi prenantes et excellentes tes suites!!!
Bisousssss

lol! Toujours trop de questions lol!
Aller, je ne réponds que pour la deuxième question..;ben Tom et Bil jumeaux, alors, le lien super extra que sont supposés avoir les jumeaux, je l'ai utilisé ici. C bill qui est touché, mais Tom le ressent aussi. Voilà!! Bientôt la suite, promis! smack
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Dim 25 Juil - 15:13

haan nan fallais qu'elle résiste ...
:'(
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mar 27 Juil - 20:56

T'inquiète pas pour ça Surprised , voila la suite!



A l’instant où Tom s’évanouit, un garde corps le prit à bras-le-corps et l’emporta à l’intérieur. Un autre surgit près de Bill et l’emporta, tandis que le brouillard qui obstruait la vue de Lina s’estompait doucement. Le bruit du canif s’échouant sur le trottoir acheva de l’éveiller. Alors le souvenir de ce qui venait de se passer la frappa en plein cœur, les jambes flageolantes, elle s’élança derrière l’inconnu qui portait Bill, elle glissa sur un liquide visqueux et s’affala par terre. Lina était paniquée, affolée, elle se sentait perdre la tête, les souvenirs et ses idées se heurtaient dans sa tête, sans qu’elle ne retrouve le sens des choses. Il y avait trop de sang par terre, elle trônait au milieu de la flaque sans s’en rendre compte. Il fallait qu’elle se lève, il fallait qu’elle trouve Bill ! Elle ne comprenait pas… elle se rappelait cette ado aux cheveux roux qui avait surgit trop près de Bill, et puis le bruit étourdissant, la panique et le flot de fans qui tantôt l’éloignait puis la ramenait aux côtés de Bill. Elle se souvenait du cri étouffé qu’elle avait cru entendre. Elle s’était précipitée comme une folle sur la rousse, et après ? C’était terriblement flou, tout était confus, couvert de brume, tout sauf la sensation du canif qui s’enfonçait vivement dans la chair molle. Encore, encore, et encore ! Qui transperçait d’un point à l’autre. Et plus rien. Karlina hurla de terreur en se rappelant la chute de Bill, et tout ce lac de sang. Fébrilement, elle tâta le sol de ses mains, essayant de prendre appui pour se relever, priant pour que tout ça ne fût qu’un horrible cauchemar. Elle eut la sensation désagréable de fibres gluantes sur ses doigts. Elle repoussa ce qui lui semblait être de la laine ou de la fourrure mouillée, probablement un pull ou un manteau perdu dans la mêlée. Lina tâtonna encore, quand sa main effleura un nez, des lèvres, un cou. Quelqu’un poussa un douloureux gémissement qui la fit bondir sur ses jambes. La jeune fille rousse était étendue là, le visage grimaçant, les cheveux imbibés de sang. Lina hurla d’horreur, porta ses mains à son visage, malheureusement partout la vue du sang, l’odeur du sang la poursuivait, la hantait. Prête de s’évanouir, elle sentit ses jambes se dérober sous elle, quelqu’un la tira vivement, elle sentit dans les bras de l’inconnu, cependant elle sombrait déjà.
Karlina fut éveillée une demi-heure plus tard par des chuchotements. Elle se releva, et s’assit précautionneusement sur le lit. Une douleur fulgurante la traversa quand elle s’appuya sur son bras droit. Elle retint à peine des larmes de douleur. Tout doucement elle porta son bras à sa vue. Elle avait un pansement sur le haut du bras, un autre lui barrait la main. Elle souleva délicatement le deuxième pansant, ignorant les élancements furieux dans sa tête. Il y avait quatre points de suture, sa main était enflée. Lina se souvint qu’elle avait tenté de désarmer l’ado rousse en empoignant bêtement la lame du canif. Sans attendre, elle remit le pansement en place et bondit du lit. Il fallait qu’elle sache comment Bill allait et ce qui s’était passé. Elle enfila les premiers vêtements qui lui tombèrent sous la main. Une fois hors de la chambre, elle ne savait pas quoi faire, ni dans quel sens aller pour trouver la réception de l’hôtel. Agacée par les chuchotements qui ne cessaient pas, elle finit par suivre le couloir, dans le sens de leur provenance. Bientôt elle perçut plus clairement les sons, c’était une voix familière qui parlait, aucune autre ne répondait. Lina marcha dix bonnes minutes, prit l’ascenseur, marcha encore dix minutes avant de parvenir à Lorelei. La porte de leur chambre commune était légèrement entrouverte. Lina retint sa respiration, s’approchant subtilement de l’ouverture pour observer. Lorelei était adossée à la fenêtre, contemplant ses ongles avec indifférence, tout en devisant. De temps en temps, elle levait les yeux vers quelque chose ou quelqu’un qui n’était pas dans le champ de vision de Lina, soupirait, puis reprenait la parole. Pendant une fraction de seconde, Karlina crut apercevoir l’ombre massive d’un homme, elle pensa à Illian, ce qui fit décoller son pouls, presqu’aussitôt sa joie retomba. Lorelei venait d’ajuster l’oreillette qu’elle portait, elle était au téléphone. Lina grimaça, et se concentra plutôt sur ce que disait son ex amie.

« _ Tu vas avoir des problèmes mon ange ; susurra une voix, aux accents sensuels et hautains.
_ Tu ne crois pas si bien dire ; souffla froidement Lorelei, à son interlocutrice.
_ Les blessures de Bill sont moins graves qu’elles n’y paraissent. Il ne te supprimera pas ; reprit la voix, avec douceur.
_ Athéna, tu essaies vraiment de me rassurer là ? demanda amèrement Lorelei.
_ Te rassurer…c’est un peu fort, tu ne crois pas ?- se moqua l’interpellée.- Disons que tu devrais t’inquiéter de Gordon, tu sais comme moi que David est moins radical. Or, Gordon n’a pas prévu de se rendre à Paris, alors je ne fais que…t’informer.
_ Cette imbécile de Lina, c’est de sa faute !-s’emporta Lorelei.- Tout ce qu’elle a réussi à faire d’extra, c’est mettre en pièce cette ado ! Maintenant comment on fait pour comprendre la raison de cette agression ?! persiffla-t-elle.
_ Tu ne t’es jamais dit que le fait qu’elle ait même réussi à faire ça, était une preuve ? contra Athéna.
_ C’est à la portée de n’importe quelle humaine ! ça n’a rien de spécial ; répliqua Lorelei.
_ Tant de haine dans ton cœur d’humaine. C’est drôle ; rie Athéna.
_ Si tu savais comme c’était ennuyeux de jouer la baby-sitter, l’horreur ! Elle est si chèvre cette fille ; souffla rageusement Lorelei.
_ Comment ça se fait qu’ils la croient tous surdouée ? s’étonna Athéna.
_ Va savoir ! C’est peut être le vieux qui ne se remet pas de Neritsa, du coup il surestime Lina ; cracha Lorelei, avec dédain.
_ Lorelei. Encore une marque d’irrespect envers David, et je tue ; avertit Athéna, avec autant de sensualité.
_ Je m’excuse ;-bégaya Lorelei, paniquée.- Je me suis laissée emporter.
_ Eh bien, en quoi Lina est-elle si stupide ? Raconte ! s’égailla Athéna.
_ Oh c’est aberrant ! –introduit Lorelei.- T’imagines que pendant la tournée en Allemagne, cette fille n’a pas pensé à écrire un e-mail à son frère quand son portable déconnait ? Et si t’avais vu comme elle a facilement gobé, quand je lui ai dit avoir pris l’appel de son frère ! fit Lorelei, avec satisfaction.
_ Oh, comment ça ? s’étonna Athéna.
_ D’abord, elle ne pouvait pas recevoir d’appel de Jean, j’ai trafiqué sa ligne, histoire de la rendre plus manipulable en la coupant de son jumeau. Elle s’est si mollement laissé faire ! Ensuite, j’ai prétendu avoir vu l’appareil clignoter lors de l’appel, elle m’a crue sans hésiter, alors qu’elle n’avait jamais mis son portable sur silencieux.
_ Ah oui…c’est ballot ! -s’esclaffa Athéna.- La pauvre, tu l’as vraiment baladée.
_ A fond ! Figure-toi qu’en plus de ça, elle craque vraiment sur Illian ; s’enhardit Lorelei.
_ La pauvre chérie ; exulta l’autre.
_ Nana…qu’est-ce que tu ne m’as pas dite ? demanda Lorelei, soupçonneuse.
_ Moi ? Rien Lorie, je ne te cache rien, je te jure ; fit innocemment Athéna.
_ Oh. Mon. Dieu ! Alors ça y est, il l’a dit ? gazouilla Lorelei, tout en se plissant nerveusement le front.
_ Qu’il m’aime ? Non, je ne rêve pas ; -tempéra Athéna.- Il a fait mieux que ça depuis quelques temps ; chantonna-t-elle.
_ Tu veux dire que…-s’étouffa Lorelei.- Non, j’y crois pas ! Pour…toi ?
_ Je sais qu’il a rompu depuis un moment avec cette cruche d’Alessia. A moins que lui et toi n’ayez passé un moment coquin ensemble…
_ Bien sûr que non !-s’insurgea Lorelei.- Tu sais bien que je ne te ferais jamais ça ; assura-t-elle.
_ Je sais que tu n’oserais pas ;-corrigea mielleusement Athéna.- Alors, je disais, que depuis quelques mois mon Dom Juan adoré s’abstient, rien que pour moi !
_ Si tu le sais, c’est que vous…
_ Bon ça va ;-coupa Athéna, avec ennui.- Tu sais si le voyage de Lina tient ? J’ai perdu son frère de vue, je crois que c’est vraiment…grave.
_ Sûrement. Elle n’a que des égratignures ; grogna Lorelei.
_ Alors…. »

Lina n’eut pas besoin d’en entendre plus, elle se retira silencieusement de là, anéantie par ces paroles. Elle retourna lentement vers la minuscule chambre dans laquelle elle s’était éveillée, avec la sensation qu’un rouleau compresseur lui était passé sur le cœur. Elle posa la main sur la poignée, et se rappela qu’il fallait une clé magnétique, qu’elle n’avait évidemment jamais eue. Un frisson lui passa sur la peau, et les élancements dans sa tête reprirent de plus belle. Elle avait la fièvre. Lina se sentait tellement faible, acculée qu’elle était de toutes parts, elle désirait plus que tout entrer dans cette chambre et replonger dans son coma, peu importe qui en était le propriétaire. La peur qu’il soit trop tard pour Jean lui broyait le cœur, la trahison de Lorelei, sa seule amie dans ce monde, semblait être une farce, enfin cette histoire que tout le monde la croyait ‘surdouée’, c’était trop. Elle laissa éclater ses sanglots. Soudain, elle frôla l’anévrisme quand une main glaciale lui prit le poignet et qu’une autre se plaqua contre son front. Elle faisait face à la porte, elle le sentait dans son dos, son souffle givré lui glaçait le sang. Karlina essaya de crier quand elle sentit ses lèvres contre son cou, mais aucun son ne sortit d’elle. Pourquoi son cou ? Le cœur de Lina battait à une vitesse folle, tandis qu’elle se souvenait de ses cauchemars, de la nature de Neritsa avant sa mort, du docteur qui l’avait transformée en ‘biovampire’. Elle haletait en se rappelant les paroles de cette voix intruse dans sa tête, le soir où quelqu’un ou quelque chose l’avait traînée dans la neige en la tirant par la jambe.
« Il est venu te voir Lina. Tu lui as tellement manqué. Il est venu pour toi » avait murmuré la voix de sa mère cette nuit-là. Elle comprenait maintenant à qui sa mère faisait allusion, c’était Tiffen ! Un autre souvenir surgit de nulle part ramenant l’angoisse à propos de Jean. Lina se revit couchée dans son lit à Berlin, Jean à ses côtés et puis ses paroles : « Non Lina, écoute bien. L’homme, le docteur Land, c’était un ami de…de notre mère ». Karlina sentit son cœur se serrer. Elle se mit à se débattre, tentant vainement de donner des coups à son agresseur, elle faillit s’évanouir quand les points suture cédèrent et que l’entaille dans sa main se rouvrit. Elle était perdue.
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Robie
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Jeu 5 Aoû - 12:07

« _ Calme-toi Lina ! Ce n’est que moi ! fit une voix familière.
_ Illian ! souffla-t-elle, éperdue. »
Elle se retourna pour vérifier, puis se dégagea de son étreinte, mettant une distance sécurisante entre eux. Malgré la douleur aliénante qu’elle éprouvait, Lina luttait pour garder les idées claires, ne sachant plus à qui se confier. Illian semblait mi-inquiet mi-amusé par la situation. Il souriait aimablement, tout en gardant la main blessée de Lina dans les siennes. On aurait dit qu’il attendait patiemment qu’elle se reprenne. Il semblait sincère. Lina n’osait pas le regarder en face, elle ne se rappelait que trop bien l’effet qu’il lui faisait. Elle fixait donc obstinément ses mains réfrigérantes. Comment sa peau pouvait-elle être aussi glaciale ? Cela contrastait tellement avec la sensation qu’il lui avait laissée la dernière fois. Il lui semblait qu’une éternité s’était écoulée depuis son départ de Berlin. Tant de choses s’étaient passées dès que la tournée avait commencé. Lina avait peur, elle était terrifiée par l’avenir, tout était si incertain, si flou. Trop de secrets. Tous ces vieux démons datant de dix ans la poursuivaient avec acharnement. Il fallait qu’elle décide de la suite, mais elle n’était même plus sûre d’avoir un quelconque pouvoir sur sa propre vie. Tout ce qu’elle n’arrêtait pas de se répéter, c’était qu’il fallait qu’elle sache tout, toute la vérité. C’était maintenant ou jamais. Peu importe ce qu’on lui dirait, sa souffrance ne pouvait pas empirer.
« _ A quoi tu penses ? souffla Illian.
_ Pourquoi tes mains sont si froides ? Je gèle sur place.
_ Oh ça ;-fit il en relâchant la main de Lina.- Ce n’est rien.
_ Tu penses. Sincèrement. Que je vais gober ça ? demanda-t-elle, ahurie.
_ Pourquoi pas ? Qu’est-ce que tu vas t’imaginer ? contra-t-il, avec un air de défi.
_ Je ne sais pas. Je devrais m’imaginer quelque chose en particulier ? Parce que j’ai comme la vague impression que tout le monde me prend pour une idiote ici ; chuchota-t-elle, sur le ton de la confidence.
_ Tu es si…
_ …fragile ?!-coupa-t-elle, froidement.- J’ignorais que je m’étais muée en une délicate poupée de porcelaine ! s’enflamma-t-elle.
_ J’allais dire…instable. Lina, je ne t’ai jamais considérée comme une faible femme qu’il faut couver et protéger tout le temps ; fit-il, doucereux.
_ Vraiment ? Alors réponds-moi franchement. Pourquoi ta peau est si glacée ? Où as-tu disparu ? Et que sais-tu exactement de moi ? asséna-t-elle, en un souffle rauque.
_ Hum ; soupira-t-il, avec un sourire en coin.- Tu sais que tu es irrésistible quand tu te mets en colère? Ou du moins quand tu essayes; susurra-t-il.
_ Illian !
_ Bon d’accord, je vais te répondre, à une condition ; s’enhardit-il.
_ Laquelle ?
_ Laisse-moi soigner cette main ; demanda-t-il, reprenant sa main, et embrassant tendrement la paume blessée. »
Lina hocha vaguement la tête pour donner son accord, avant de se laisser entraîner dans la chambre. Elle s’assit au bord du lit. Illian approcha une chaise et se mit à face à elle. Tandis qu’il s’appliquait à remettre sa main en état, Lina laissa son imagination divaguer devant un être si parfait. La phrase d’Athéna à propos de l’abstinence d’Illian lui revint en tête, elle rougit. D’un coup, elle s’imaginait à la place d’Athéna, elle se demandait tout ce qu’Illian savait faire juste avec ce corps magnifique. Elle se mit à penser à la déclaration que Bill lui avait faite plus tôt. Qu’aurait-elle répondu si ça avait été Illian ? Elle avait tellement de mal à le voir comme un Dom Juan qui ne ferait que s’amuser avec les femmes. Karlina essayait de se persuader qu’il ne pouvait pas être aussi vicieux qu’on le prétendait, il devait sûrement avoir de bonnes raisons de rompre à chaque fois.
« _ Lina ? appela la voix lointaine d’Illian.
_ Hum ? fit Lina, continuant de dévorer des yeux son torse, ses bras, ses lèvres, ses mains.
_ Lina, tu sais que tu me regardes comme si j’étais une glace Magnum géante ?
_ Hum, hum… ; acquiesça-t-elle distraitement.
_ Lina, ton regard m’empêche de me concentrer ; se plaignit-il.
_ Hum ? grogna-t-elle, sans même l’écouter.
_ Il me donne envie de faire des choses. Il me fait penser à des…trucs qu’on fait souvent en duo. Des choses que tu n’imagines même pas ; lui susurra-t-il, se penchant délicatement sur elle.
_ Du canoë ? lança-t-elle, en s’éloignant prestement de lui, soudain consciente de ce qui se passait.
_ Du canoë ;- pouffa-t-il.- Oui, bien sûr. Quoi d’autre ? ironisa-t-il.
_ Je…je ne sais pas. Sinon à quoi d’autre tu pouvais penser ? balbutia-t-elle, en se collant au mur.
_ Oh tu sais. Quelque chose de bien plus agréable, et qui demande presqu’autant d’énergie ;-ricana-t-il.- Allez reviens t’assoir. Je ne…mors pas. »
Cette remarque lui fit froid dans le dos, elle revint quand même s’assoir.
« _ Ta main n’est plus aussi gelée ; nota-t-elle.
_ Si tu entendais comme tu dis ça. Ça te déçoit on dirait ; rie-t-il.
_ Tu vas enfin me dire pourquoi elle était si froide ? s’impatienta Lina.
_ Bien sûr. Je suis parti prendre de l’air. Je me suis promené dans Paris, et je suis revenu.
_ Habillé comme ça ?! s’écria Lina, en lorgnant sa chemise légèrement déboutonnée, et le pantalon en toile qu’il portait.
_ Oui. Tu n’aimes pas ? demanda-t-il, innocemment.
_ Tu te moques de moi ? Il fait froid dehors, non ?
_ Le froid ne m’a jamais dérangé Lina. Je ne souffre jamais du froid. Ni de la chaleur. Par contre mes cheveux ont horreur de l’humidité ; fit-il avec sérieux.
_ Un être humain normal ne…
_ Un être humain normal ?-s’exclama Illian.- Nous y voila ! Depuis le temps que j’attendais ; s’égailla-t-il.
_ Tu veux dire que…tu n’es pas…tu n’es pas comme moi ? T’es genre un alien, un monstre, un…
_ …vampire ;-complèta-t-il.- C’est bien ça que tu allais dire n’est-ce pas.
_ En quelque…sorte ; gémit Lina.
_ Ce n’est pas tout à fait ça. Disons que je suis mi-humain et mi-vampire, avec en plus quelques extras ; avoua-t-il.
_ Ok ;haleta Lina, avec un rire nerveux.
_ Aïe ! Je savais qu’il n’apprécierait pas ;-pouffa Illian, en tendant les oreilles vers un grognement inaudible.- Tant pis.
_ Quoi ? Qui n’apprécie pas ?
_ Je pense que tu le devines aisément.
_ David ?
_ Gagné !-gloussa-t-il, en se levant.- Je sens que ça ne va pas être joli-joli.
_ Il t’appelle ? Tu dois y aller ? Ou c’est une tactique pour échapper à mes questions ? protesta Lina.
_ T’es mignonne toi ;-chuchota Illian.- Rien de ce que je t’ai dit ne m’a échappé, si c’est ce que tu penses. Il ne m’a pas encore appelé, mais mieux vaut y aller maintenant…
_ Je reste là ! coupa sèchement Lina.
_ Tu n’étais pas invitée ;- railla-t-il.- Je me disais juste que tu voudrais voir Bill.
_ Non. Il va bien, il n’a pas besoin de moi. D’ailleurs je suis sûre qu’il pense que j’ai essayé de l’éliminer.
_ Ah bon, pourquoi? Tu voudrais faire ça ?
_ Euh…non ! Je veux dire… Moi-même j’ai cru à un moment que je l’avais agressé. Tout est un peu flou dans ma tête ; se rattrapa-t-elle.
_ Hum hum ; acquiesça Illian, sans conviction.
_ Vas-y, je t’attends là. J’espère que tu ne me mens pas ; le prévint-elle.
_ Non !-fit-il, faussement outré.- Tiens, voilà ta jolie petite main. Je reviens ; promit-il, en l’embrassant au coin des lèvres.
_ C’est…d’accord, réussit-elle à articuler. »
Illian lui fit un clin d’œil avant de refermer la porte derrière lui. Lina avait de sérieux doutes à son propos. Elle avait la nette impression qu’il la fuyait, il cachait quelque chose, c’était évident. Ou c’était peut être elle qui devenait paranoïaque. Lina était embrouillée. Pourquoi il l’avait traitée d’instable ? Lina était persuadée qu’il en savait beaucoup sur elle, plus qu’il ne le semblait. Parce que si Lina avait été à la place d’Illian, elle se serait plutôt traitée de schizophrène, de personne mentalement dérangée, pas de personne ‘instable’. Enfin, une autre chose paraissait évidente : elle avait une double personnalité, l’évidence ! Lina n’était nullement décidée à croire que cette tueuse sanguinaire qui s’était présentée à la suite du groupe était une partie intégrante d’elle. C’était forcément une espèce d’alter ego, une autre Lina qui n’avait rien à avoir avec elle. Parce que jamais elle ne s’en serait sciemment prise à Bill. Elle ne l’accepterait jamais ! Puisque ça n’était pas vrai ! Personne ne voulait lui expliquer ce que c’était. Alors elle tirait ses propres conclusions. Toutefois, qui lui expliquerait pourquoi ? Elle avait la sensation qu’on lui cacherait toujours une partie de la vérité. « Et puis qu’ils aillent tous au diable ! » souffla-t-elle rageusement. Si personne ne voulait l’aider, elle se débrouillerait toute seule ! Elle s’élança vers le téléphone, décidée à agir. Dès qu’elle posa la main sur le combiné, son portable se mit à sonner. Elle se jeta dessus. C’était un numéro inconnu. Soudain fébrile, elle décrocha.
« _ Allô ? fit-elle d’une voix tremblante.
_ Allô ? Lina, c’est bien toi ? fit une voix faible et paniquée.
_ Jean ! Jean c’est toi ? Oh mon Dieu ! Tu vas bien ? Mais comment ! Comment t’as…
_ Lina, écoute-moi ! Laisse-moi parler. Je vais bien, je suis à Paris…
_ Mais comment ? s’étrangla-t-elle.
_ J’ai réussi à me sauver. Je lui ai échappé ! Mais il faut qu’on se voie. Tu es en danger !
_ Bien sûr ! Où ? Dis-moi où, et je te rejoins tout de suite ; promit-elle.
_ D’accord. Mais ne dis rien à personne. Ne fais confiance à personne, on ne sait jamais.
_ Oui, oui, je sais ; fit-elle, amère.
_ Attends un peu avant de…
_ Non ! C’est tout de suite que je veux te voir. Donne-moi juste l’adresse, et je te rejoins.
_ Ok.»
Elle mémorisa l’adresse, n’ayant rien pour noter, puis elle raccrocha. Nerveuse, elle s’empara d’un manteau abandonné sur le lit, dans sa précipitation, elle heurta la table de chevet. Il y eut un bruit métallique. Lina regarda à tout hasard, elle étouffa un soupir de satisfaction en voyant la clé de voiture, sûrement celle d’Illian. Elle s’en empara et se précipita hors de la chambre. Quelques minutes plus tard, elle se garait devant un immeuble dans un quartier chic de la capitale. Quand elle sonna à la porte de l’appartement, elle resta dix longues minutes sans que personne ne vienne lui ouvrir. Nerveusement, elle tourna la poignée, la porte s’ouvrit. Elle pénétra silencieusement et referma la porte derrière elle. Un courant d’air glacial la frôla, brusquement elle entendit la serrure se verrouiller derrière elle. Affolée, elle se retourna. Personne. Elle fit volteface en entendant une chaise racler le sol. Personne. La chaise avait bien été déplacée, on l’invitait à s’assoir. L’endroit où la chaise trônait devait être le salon. L’espace était si faiblement éclairé, Lina dû trébucher une demi-douzaine de fois avant de parvenir à la chaise. Elle appela Jean plusieurs fois. Seul le silence lui répondit. Elle finit par s’assoir malgré les soubresauts de son cœur. Elle était terrifiée. Elle n’avait absolument aucune idée de la raison pour laquelle Jean se comportait comme ça. Elle imaginait qu’il était gravement blessé, probablement une horrible blessure qui le poussait à se cacher au regard de sa sœur. Alors, elle appela d’une voix excessivement douce, lui assurant qu’elle était là pour lui, qu’il ne devait pas avoir peur de l’approcher, lui promettant être venue seule, comme il le lui avait demandée. A une vitesse folle, quelqu’un tira tous les rideaux, la lumière inonda la pièce, dévoilant clairement à Lina l’intérieur de la pièce. D’abord saisie de stupeur, elle se mit à suffoquer, elle bondit sur ses jambes, avant de tourner lentement sur elle-même. C’était les mêmes meubles, les mêmes photos sur le mur, et vers le fond de la pièce, droit devant elle, un rideau en camouflait l’entrée mais elle savait que derrière se trouvait une petite porte en bois, donnant sur une petite et coquette chambre bleue. Après tant d’années, l’endroit n’avait pas vraiment changé. Fiévreuse, elle se traîna jusqu’au fond, souleva le rideau, posa son oreille contre la porte. Alors, comme dans son rêve, comme cela c’était passé des années plus tôt, la même voix qu’auparavant lui demanda d’entrer.
« _ Entre Lina chérie, n’aie pas peur ; insista le docteur Tiffen Land. »
Lina obéit avec réticence, poussée surtout par la curiosité. Tiffen était assis sur le lit, un sourire bienveillant sur les lèvres. Il la fixait avec ravissement, il semblait heureux de la voir. Elle prit une chaise, retenant avec peine ses quelques tremblements, et vint s’assoir face à lui. Elle savait que s’il avait voulu la tuer, il l’aurait fait depuis. Elle savait aussi qu’il tenterait de la corrompre, de l’avoir pas la ruse, elle ne se laisserait pas faire dans ce cas là. Le regard soupçonneux, elle le dévisagea un bon moment, puis soupira. Si elle lui demandait des réponses, il raconterait les faits à son avantage, alors à quoi bon.
« _ Tu peux me demander tout ce que tu veux Lina, je ne te mentirai pas ; fit-il tendrement.
_ Où est Jean ?
_ Je n’en ai aucune idée. Ce que j’ai fait est lamentable, je le sais. Mais je n’ai trouvé aucun autre moyen pour t’amener vers moi. Si j’avais été franc, tu m’aurais raccroché au nez.
_ Alors pourquoi je devrais vous croire maintenant ? Qu’est-ce qui me prouve votre sincérité ?
_ Absolument rien. Mais tu n’as pas le choix, tu es bien trop perdue pour prendre le risque de ne pas me croire ; argua-t-il, posément.
_ Comment vous savez ça ? fit-elle, méfiante.
_ Je t’ai vu assise dans cette flaque de sang tout à l’heure. Tu étais si frêle, étourdie par tes propres capacités. Et encore, ce que tu as fait avec cette Sasha n’est rien comparé à ton vrai potentiel ; s’égailla-t-il.
_ Pour toi je ne suis qu’un cobaye, n’est-ce pas ? demanda-t-elle, dégoutée.
_ Non ; -fit-il, outré.- Je t’ai toujours considéré comme ma propre fille, Lina. Il me semble que ce n’était encore qu’hier que ta mère, toi et moi, ne formions une famille heureuse et unie.
_ Chacun son délire ; soupira Lina, levant les yeux au ciel.
_ Tu n’imagines pas tout l’amour que je ressens envers toi ! Pourquoi t’avais-je suivie pendant cette tournée ? C’était pour te protéger, je t’assure ! Tu ne sais pas de quoi ces gens sont capables !
_ Oui, bien sûr ! Et me fiche une peur bleue, et me traîner dans la neige par la cheville, c’était une marque d’affection, c’est ça ? se moqua-t-elle.
_ Non. J’avoue que c’était un peu…inattendu ; s’excusa-t-il.
_ Inattendu ? Tordu tu veux dire !
_ Excuse-moi ; fit-il tendrement.
_ Alors, tu ne sais rien de ce qui a pu arriver à mon frère ?insista-t-elle.
_ Non.
_ Alors nous avons plus rien à nous dire ; conclut-elle en se levant. »
Il se leva, la fit rassoir de force, et retourna s’assoir.
« _ Ne t’en va pas maintenant ; souffla-t-il.
_ Pourquoi ? Qu’est-ce que tu me veux ? Est-ce que tu comptes me kidnapper ? s’écria-t-elle, paniquée.
_ Non, calme-toi Lina ; murmura-t-il, en rendant l’atmosphère plus apaisé.
_ Qu’est-ce que tu me fais ? lança Lina, qui sentait sa volonté s’engourdir.
_ Calme-toi Lina. Je ne te veux aucun mal. Tu dois m’en vouloir énormément de t’avoir abandonnée, je te comprends, je suis là pour me faire pardonner.
_ Qu...quoi ? s’écria-t-elle, embrouillée.
_ Quand j’ai appris la mort de Neritsa, j’étais déstabilisé, complètement fou de rage ! Je savais qu’ils avaient mis fin à sa vie, je savais qui était responsable, mais ils sont intouchables. Alors, lâchement je me suis enfui loin de toi, loin de tout ce qui raviverait ma peine.
_ Ça ne m’intéresse pas Tiffen, je n’en ai rien à faire !-fit Lina, tranchante.- Je veux savoir qui je suis. Pourquoi il m’arrive tout ça à moi ? Qu’est-ce que tu m’as fait quand j’étais petite, qui m’a transformée en monstre ?
_ Tu n’es pas un monstre Lina, je t’assure ! Tu…
_ Je me fiche du nom que tu peux donner à cette chose qu’il y a en moi !- coupa-t-elle.- Je ne te demande que la vérité.
_ Tu es la fille d’une humaine et d’un Ancien. Entre Gordon et David, je n’ai jamais su qui était votre père à Jean et à toi. Neritsa était persuadée que c’était Gordon, elle ne voulait pas entendre parler d’une autre possibilité.
_ Un Ancien ? C’est quoi ce délire ? grogna Lina.
_ Alors, ils ne t’ont rien dit ? s’étonna sincèrement Tiffen.
_ Non. Maintenant explique-moi ! ordonna-t-elle.
_ Même moi je ne sais pas exactement ce qu’ils sont ; -soupira-t-il.- Ils constituent une espèce de race supérieure, au-dessus de toutes les créatures qui existent en ce monde. Ils ont des sortes de…pouvoirs, les uns aussi complexes et différents des autres.
_ Ça ne m’aide pas beaucoup ; geignit-elle.
_ Bien sûr que si ! Lina, tu es unique en ton genre ! Il en existe sûrement d’autres, des métis comme toi, mais je n’en ai jamais rencontré à part toi. Je n’en ai même jamais entendu parler ! Tu es plus qu’une humaine Lina ! Ni les vampires, ni les loups-garous, ni toute autre créature ne peut vraiment te détruire. Tu…
_ ..C’est bon, arrête !-coupa-t-elle.- J’ai compris. Mais Jean dans tout ça ?
_ J’avoue que je n’en sais rien.
_ Comment ça ?-s’écria-t-elle.- On est jumeau, alors il est forcément aussi ‘puissant’ que moi. Non ?
_ Probablement. Tu sais, je n’ai jamais pensé à le vérifier. Neritsa en réalisant ta nature, était tellement heureuse, ça décuplait tes chances de venir à bout des jumeaux Kaulitz, c’est tout ce qui comptait pour elle.
_ Et toi, tu n’as rien fait ! accusa-t-elle.
_ Ça n’avait pas l’air de te déranger autant à l’époque ; répliqua-t-il.
_ A l’époque j’étais un vrai petit monstre ! Ça ne compte pas, j’ai vraiment changé !-se défendit-elle.- Si j’avais su, j’aurais fait boire aussi le sang à Jean, alors tous les deux…
_ Ça n’aurait pas marché : coupa sévèrement Tiffen.
_ Pourquoi ? Qu’est-ce que tu en sais ? explosa-t-elle.
_ Lina, tu n’es pas un vampire ! Ni toi, ni Jean d’ailleurs. Le contact avec le sang a provoqué comme un choc dans ton organisme. Comme un déclencheur, il t’a fait activer tes capacités les plus basiques. Mais ce qui est efficace sur toi, n’est pas forcément efficace sur lui. Et puis, tu constates avec moi que ce n’est que maintenant que tes pouvoirs se manifestent pleinement, l’un après l’autre, précisément après chaque choc émotionnel.
_ Je…je ne comprends pas ; bafouilla-t-elle.
_ Lina, rappelle-toi de l’agression, ce matin. Quelque chose a dû se passer avant la séance de dédicaces. Un événement qui a éveillé la bête qui dort en toi.
_ Lorelei… ;souffla-t-elle, alarmée.
_ Et tout au long de la tournée allemande ? Tu as dû te découvrir chaque jour de nouveaux talents, à chaque fois c’était précédé d’un choc, j’en suis sûr !
_ Les cauchemars… ; gémit-elle.
_ Ah Lina ; s’exclama-t-il avec tendresse. Tu as tellement grandi ! Je réalise maintenant combien ta mère avait raison. Quand je t’ai vue à l’hôpital, et que j’ai compris que tu avais oublié une partie de ton passé, je savais que l’heure venue tu te souviendrais de tout, de ton but ultime.
_ Tu es aussi fou qu’elle ! cracha Lina.
_ Je ne te permets pas ! hurla Tiffen.
_ Je dis ce que je pense ! Jamais je ne tuerai les jumeaux Kaulitz ! Jamais, tu m’entends ?
_ Lina, Lina, je t’en prie ;-tempéra-t-il.- Ne dis pas ça. Neritsa serait morte pour rien. Elle aurait souffert toutes ces années pour rien ! Tu ne peux pas lui faire ça. Elle a même tenté de devenir comme moi pour t’épargner cette mission, mais ça non plus n’a pas marché ; s’étrangla-t-il.
_ Pourquoi ? s’insurgea-t-elle.- Jamais je ne lui ai demandé ça !
_ Tu ne sais pas à quel point sa rupture avec Gordon l’a détruite. Après tout ce qu’ils avaient vécu ensemble. Il était même sur le point de lui révéler quelque chose d’important, quelque chose qu’il n’avait jamais avouer à sa femme. Même si elle s’en doutait déjà, Neritsa attendait qu’il se confie à elle. Elle savait qu’il était différent, qu’il n’était pas humain, la sensation de partager ce lourd secret avec lui était indescriptible, c’était un lien entre eux aussi fort que leur amour. Alors, quand je lui ai avoué ce que j’étais, elle a d’abord voulu devenir pareille pour reconquérir Gordon…
_ …et tu étais d’accord ?
_ Pas vraiment. La transformation est une véritable torture, elle prend du temps, et après c’est plus compliqué encore. Infliger ça à ta mère, c’était au-dessus de mes forces. Alors j’ai pensé à le faire de manière moins douloureuse, plus…scientifique.
_ Mais ça n’a pas marché. Alors ce n’était pas un vampire ?
_ Elle appartenait à ma race, mais sa transformation était incomplète. C’était un atout et une grande faiblesse.
_ Mais elle est morte !-argua Lina.- Ils l’ont bel et bien tuée, non ?
_ Normalement. Mais tu sembles croire le contraire ; fit-il, soupçonneux.
_ Alors cette voix…c’est dans ma tête n’est-ce pas ? Alors…il me faut un truc pour la faire taire. Des médicaments, tu peux m’avoir ça non ?
_ Tu l’entends ? Tu entends Neritsa ?! Elle est avec nous en ce moment ? s’émut Tiffen.
_ Tu délires ! Je n’arrive pas à croire qu’on te prenne pour u docteur, si tu crois à ce genre de choses ; ironisa Lina.
_ Tu as raison ;-s’excusa-t-il, honteux.- Mais seulement…Je n’y ai jamais cru, jusqu’à maintenant. J’ai toujours eu la sensation qu’elle n’était pas totalement partie. Son plan risquait de ne jamais s’accomplir alors une partie d’elle est restée pour le mener à bien. C’est évident, jamais elle ne dormira en paix tant qu’ils vivront, j’en suis sûr !
_ Du délire ; répéta Lina, ahurie.
_ Alors comment expliques-tu cette voix ?
_ Mon imagination ! Des sursauts du passé. Mon alter ego ! Tout sauf cette idée ridicule ; cracha Lina.
_ Tu préfères te croire folle, plutôt que de croire en sa…résurrection ? s’insurgea-t-il.
_ Oui. Parfaitement ; ça n’a aucun sens. C’est comme si tu me disais qu’elle me hante en quelque sorte. C’est stupide, ça ne peut pas exister ; répéta-t-elle.
_ Mais les vampires le peuvent ? Les Anciens ? Les incubes ? Mais surtout pas d’esprits et de fantômes ; railla-t-il.
_ Ce n’est pas drôle ! s’énerva-t-elle.
_ Oh que si ! Lina, tu n’imagines pas la multitude d’êtres qui existent sur Terre. Tu les côtoies tous les jours, toi encore plus que tous les autres humains, car tu vis avec les plus vicieux et les plus dangereux d’entre eux. Tu ne réalises pas à quel point Illian, David, et même cette Lorelei, peuvent être dangereux.
_ N’importe quoi ! s’irrita-t-elle.
_ Ils te mentent Lina. Ouvre les yeux ! Ils sont tous faux, ils se servent de toi. Ta nature si exceptionnelle est tellement convoitée !
_ Je…je sais bien que certains ne sont pas sincères ;-balbutia-t-elle.-. Je sais que Lorelei m’a mentie, mais ils ne sont pas tous comme ça ! Je sais, je sens qu’Illian est sincère. Et David… Ils ne me veulent aucun mal ! soutint-elle.
_ C’est ce que tu crois ;- ironisa Tiffen.- Ils te mettent en confiance pour mieux t’utiliser.
_ Tu n’en sais rien ! C’est toi qui essaie de me manipuler, mais ça ne prendra pas !
_ Lina !-se vexa Tiffen.- Arrête ! L’amour t’aveugle. Comme ta mère à eut la malchance de le faire, tu les crois meilleur qu’ils ne le sont ! Je t’assure, si tu voyais les horreurs qu’ils ont pu faire ! Si tu voyais quelle espèce de réseaux obscurs ils dirigent, tu ne dirais pas ça. David et Gordon sont de ces êtres vils, répugnants et cupides !
_ Je t’interdis ! s’enflamma Lina.
_ Ce sont eux les monstres Lina. Ce sont eux. Quel genre de ‘personne’ serait prêt à tuer celle qu’il prétend aimer ? David disait aimer Neritsa d’un amour inconditionnel. Gordon prétendait l’aimer à en mourir. Pourtant c’est bien eux qui l’ont achevée ! Ils l’ont tuée, puis ils ont organisé toute cette mascarade autour de sa mort. Bien sûr, du moment où elle ne représentait plus un danger, ils ont offert un caveau à sa dépouille, l’ont enterrée avec les honneurs, et ont placés ses enfants. Tu ne vois pas comme ils sont horribles ? Comme ils se moquent de provoquer le malheur et de gaspiller le sang humain ?
_ ...tu ne sais rien d’eux ! C’est Neritsa qui t’as tourné la tête. Elle nous a tous tourné contre eux à cause de sa jalousie. C’est elle le monstre, la malade ; rectifia froidement Lina.
_ Tu n’es qu’une…
_ Je m’en fiche ! Je ne tuerai pas les jumeaux ! Jamais je ne toucherai à un seul cheveu de Bill, ni Tom ; prévint Lina.
_ Ces sales morveux ;-renifla-t-il, avec dédain.- Aussi abjects que leur père.
_ Je-t’in-terdis ; menaça Lina, avec le peu de sang-froid qu’il lui restait.
_ Et ton cher Bill, pire que son frère ! Il ressemble tellement à Gordon ! Neritsa a souffert, elle t’a formé toutes ces années pour que tu commences par lui. Et…je parie que tu ne t’en rappelles même pas.
_ De quoi ? Ses séances chez le psy ? Ses crises de malade mentale ? se moqua-t-elle.
_ Ton cadeau, celui qu’elle comptait t’offrir pour mener ta mission à bien ; souffla Tiffen, avec affliction.
_ Quoi ? Une carabine pour se faire sauter sa cervelle de dégénérée ? explosa Lina, ahurie et dégoutée.
_ Sale ingrate ! siffla-t-il, en la giflant. »
Il avait bondit du lit et la secouait par les épaules. Il ouvrit la porte de la chambre, arracha furieusement le rideau qui en voilait l’accès et se dirigea résolument vers le salon en traînant Karlina par les cheveux. Il n’arrêtait pas de la traiter d’insolente, d’ingrate, d’imbécile. Il la lâcha une demi-seconde, le temps de décrocher les photos de famille sur le mur, d’en sortir quelques unes d’un meuble de rangement, agitant rageusement chacune d’elle sous le nez de Lina.
« _ Regarde comme elle était heureuse Lina ! Regarde-la ! Elle croyait en toi. Elle comptait sur toi pour les supprimer !
_ Regarde cette photo. Et celle-là, quand tu as réusi au concours de chimie, tu étais si douée. Regarde celle-ci à ton cours de karaté, Neritsa n’en revenait pas de toute cette énergie que tu dégageais. Elle était si fière. Regard comme toi aussi tu étais heureuse. Tu ne voulais que son bonheur. Tu étais prête à tout pour elle !
_ Je n’étais qu’une enfant, naïve et imbécile ; répliqua Lina.
_ Non ! Non. Tu étais la petite fille idéale. Jamais elle ne t’a forcée à faire quoique ce soit. Tu avais la rage de combattre, de la protéger. De vaincre. Tu étais parfaite.
_ Un petit automate docile, oui ! Une vraie calamité !riposta Lina.
_ Non Karlina ! Tu l’aimais. Nos t’aimions tous les deux. J’ai toujours dit à Neritsa qu’elle perdait son temps à aller voir cette espèce de charlatan qui parlait d’esprits et de démons. Mais j’avais tort. Aujourd’hui, quand je t’ai vue pendant l’agression, j’ai retrouvé cette même petite fille ravie. Aujourd’hui j’ai compris que cette sorcière avait raison, que d’une manière ou d’une autre, Neritsa vivait toujours en toi. Je le sais ! Personne ne change Lina, personne n’échappe à son destin.
_ Toi, et ton amour pathétique pour ta défunte femme, vous êtes cinglés !
_ Ma pauvre petite fille ;- gémit Tiffen.- Tu en es réduite à aimer les assassins de ta propre mère. Je vois que tu les adules, tu préfères croire en eux plutôt qu’en ton propre père.
_ Tu n’es pas mon père Tiffen ;- siffla Lina.- Tu n’es qu’une espèce de vermine, une misérable et infâme sangsue ; s’esclaffa Lina.»
La main de Tiffen fendit l’air pour s’abattre encore une fois sur la joue de Karlina. Alors, elle entra dans une colère noire. Jamais encore personne n’avait osé porter la main sur elle. Tiffen devait s’être brûlé la cervelle à l’acide pour s’octroyer le droit de la traiter comme il le faisait. Lina se mordit la lèvre jusqu’au sang, serrant les poings au maximum, chacun des nerfs de son corps était tendu comme les cordes d’un arc prêt à tirer une flèche empoisonnée. Elle soufflait de rage, fixant Tiffen avec un regard fou. Effrayé et irrité par la réaction de Lina, Tiffen leva la main pour lui appliquer une autre gifle. Il était prêt à lui réchauffer la joue tout le reste de l’après-midi, toute la nuit, toute l’éternité qui leur restait à tous les deux, histoire de lui donner une bonne correction. Tandis que sa main s’approchait de la joue de Lina, elle arrêta son geste du bout du doigt, puis il eut un superbe craquement. Tiffen fut projeté contre le mur avec une telle force qu’il en eut le bras arraché. Lina voyait rouge. Alors qu’elle laissait sa folie meurtrière la reprendre, l’horreur de la scène la frappa si brusquement qu’elle en tituba. Elle s’arrêta, la main au bout du bras arraché tâtonnait, essayant résolument de retrouver le reste du corps. La frayeur saisit Lina à la gorge, et elle s’éloigna de Tiffen en un bon, tandis qu’il récupérait son bras. A son tour, ses yeux rougeoyaient d’une fureur sanguinaire. S’il ne pouvait en venir à bout, s’il n’avait ni l’envie ni la force d’éliminer Lina, il était résolu à lui ouvrir les yeux sur la réel nature de David et Gordon, même s’il devait y perdre la vie. S’il fallait un choc pour l’éveiller complètement, Tiffen allait lui servir un choc puissant et sans appel. Puisqu’elle ne semblait pas réaliser à quel point sa mère avait souffert pour elle, Lina allait goûter à la souffrance de la transformation. Certes, s’il la mordait, Lina n’étant pas tout à fait humaine, elle ne le ressentirait pas aussi durement que sa mère, toutefois, elle était à moitié humaine, cela suffirait largement. Comme si elle avait ressenti le danger, Karlina s’éloigna encore plus de Tiffen. Elle jeta un œil du côté de la porte d’entrée. C’était à deux mètres à peine, il faudrait agir très vite. Elle se retourna vivement vers lui pour qu’il ne sache pas qu’elle avait l’intention de s’enfuir. C’était déjà trop tard, il souriait d’un sourire moqueur et vaguement amusé. Il ne cillait pas, pourtant elle savait que dès l’instant qu’elle amorcerait un geste en direction vers cette porte, il bondirait sur elle. Il fallait qu’elle essaye, quitte à courir comme une dératée. Elle resserra ses poings jusqu’à ce qu’une fois de plus, elle ne sente les points de suture rompre, et cette fois-là la plaie s’élargit considérablement. Un feu naquit dans sa paume, suivit de picotements, la main s’engourdit rapidement, elle allait se remettre à saigner. Aussi une idée effleura Lina. Elle savait que le sang ne laissait pas les vampires indifférents, même si Tiffen devait avoir des années de pratique, elle espérait que son sang à elle aurait quelque chose de différent. Une seconde de distraction, peut être deux même, suffirait largement pour qu’elle puisse s’éclipser, prendre une infime avance sur le vampire. Lina tenta le tout pour le tout, serra la mâchoire, et retenant ses futures larmes de douleur, elle arracha avec les dents les derniers points de suture qui avaient résisté. Tiffen écarquilla les yeux de surprise, stupéfait par son audace, il fixa avidement la plaie d’où s’échappait de longs filets écarlates. Ce fut le signal, Lina prit son élan et fonça droit sur la porte. Il fut sur elle en un clin d’œil, ceignant furieusement ses poignets, il la ramena brutalement en arrière, la forçant à se détourner de sa seule issue. D’une main il retint ses poings, et de l’autre il dégagea prestement le cou de la fille. Il s’étonnait de la stupidité de son geste, il était terriblement déçu qu’elle ait pu croire qu’il serait déstabilisé par si peu de chose. Mais puisqu’elle tenait absolument à ce qu’il s’intéresse à son sang, il allait s’abreuver à la source. Ainsi, les lèvres de Tiffen se pressèrent délicatement sur la peau pâle, les crocs la pénétrèrent vivement, déjà le venin incendiait la tête et le cœur de Lina. Elle croyait mourir quand les crocs s’enfoncèrent encore plus violemment et plus profondément dans son cou. Pendant qu’elle sentait tout son être s’engourdir peu à peu, elle hurla de désespoir plus que de douleur, tout à coup elle ne sentit plus rien.
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Lun 16 Aoû - 1:56

haaaaaaaaaaaaaa
sadique vraiment vraiment!!!
Désole, j'avais raté 2 suites, mais j'aurais du en rater 3!!!! Hihihi
Comme tu vois j'aime toujours autant, alors vite la suite, que va-t-il se passer?? Et Jean???
Bisoussssss
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Lun 16 Aoû - 12:41

kat a écrit:
haaaaaaaaaaaaaa
sadique vraiment vraiment!!!
Désole, j'avais raté 2 suites, mais j'aurais du en rater 3!!!! Hihihi
Comme tu vois j'aime toujours autant, alors vite la suite, que va-t-il se passer?? Et Jean???
Bisoussssss

lol! Je m'améliore question sadisme! Nan mais vu qu'il y avait plus personne, je me disais que vous seriez bien folles de rage si je m'arrêtais au milieu de l'action. Mdr! supercontent Voila la suite bravo



Ni les crocs, ni les mains de Tiffen sur sa peau, rien. Elle ouvrit ses yeux qu’elle avait fermés sous le coup de la douleur, avant de regarder fébrilement autour d’elle. La porte d’entrée gisait à ses pieds, fracassée en mille morceaux. Le bruit de milliers de craquements secs attira son regard. Un peu plus loin, vers les fenêtres du salon, face à elle, Illian se tenait sur les morceaux du corps de Tiffen.
Quand il eut fini, il leva les yeux vers elle et grimaça. Au moment où elle baissait les yeux vers ce qui faisait grimacer Illian, son cou, elle eut le vertige, tituba, et tomba à genoux. Tout tournait autour d’elle, le contour des objets se flouait, les murs s’effacèrent, l’appartement disparut d’un coup. Elle eut un haut-le-corps.
« _ Illian !-appela-t-elle.- Illian ! Qu’est-ce qui se passe ?- gémit-elle.- Illian !
_ Arrête de brailler comme ça ; lui intima-t-il.
_ Qu’est-ce qui se passe ? Où est-ce qu’on est ? souffla-t-elle, étourdie.
_ Chez moi, dans…’notre’ monde ;-ajouta-t-il, réticent.- J’aurais préféré que le voyage te soit plus agréable, mais je dois brûler ça en urgence ; expliqua-t-il, en montrant le tas animé que formait Tiffen sur le sol.»
Le sol marbré de l’appartement luxueux avait été remplacé par le sol mouillé et mousseux d’une clairière. L’endroit était entouré par une flore épaisse et fournie. Apparemment la clairière était née d’un récent incendie, vu que le sol était sec, craquelé, noir de cendres à certains endroits. Malgré Karlina, le tas de membres attirait inlassablement son regard à chaque elle détournait les yeux de l’horrible spectacle. Illian forma rapidement un bûcher, et bientôt il n’y eut que l’odeur désagréable de la fumée pour lui rappeler la présence du docteur Tiffen Land.
« _ Désolé Lina ;-s’excusa Illian.- Le spectacle du premier auquel on assiste est toujours éprouvant. Tu verras, on s’y habitue très vite ; affirma-t-il.
_ Tu es horrible Illian ! s’écria Lina, écœurée.
_ Toi, tu n’es qu’une…une...Argh ! Et puis laisse tomber ;-se ravisa-t-il, avec lassitude.- Viens là que je regarde tes égratignures.
_ Je suis vraiment désolée ; s’excusa-t-elle, en obtempérant.
_ Oh. Ce n’est pas bien méchant tout ça ;-fit-il en examinant sa main, puis son cou.- Je suis arrivé au bon moment on dirait.
_ Oui bien sûr ;-railla Lina.- Bon, est-ce tu pourrais me réparer encore une fois ? Je ne voudrais pas me vider de mon sang pendant qu’on disserterait sur ton intervention.
_ Bien m’dame ; acquiesça-t-il, avant de la soulever du sol, et de la porter à bout de bras.
_ On va où ? demanda Lina, en accrochant ses bras à son cou.
_ Chez moi.
_ Où là, tu ne trouves pas qu’on va un peu vite ? murmura-t-elle, sournoisement.
_ Il te reste assez d’énergie pour être perverse ! T’es irrécupérable ! s’esclaffa-t-il.
_ Ben quoi ! Il faut bien souffrir de quelque chose non ? pouffa-t-elle.
_ Comme on dit : à chacun sa croix. Je crois que la tienne c’est la perversité ; plaisanta-t-il.
_ De l’humour Illian. C’est de l’humour ; rectifia-t-elle. »
Tandis que Lina s’endormait, ou s’évanouissait plutôt, dans les bras d’Illian, dédaignant ceux de Morphée, le paysage autour se modifiait encore. Ils quittèrent peu à peu la clairière déprimante pour l’appartement parisien du délicat et sensuel Illian Hauer.
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Lun 16 Aoû - 12:57

Le pacte

Karlina émergea du sommeil quelques minutes avant la tombée de la nuit. Assommée par tous les événements de la journée et aussi par la morsure de Tiffen, elle avait dormi comme une souche tout le reste de l’après-midi. Elle repoussa les draps qui la bordaient chaudement, s’adossa au mur pour observer l’appartement. Elle eut l’impression de regarder le décor d’un film d’époque, la vision était en blanc et noir. Presque tous les meubles étaient vernis soit en noir, soit en blanc. Le sol était fait de carreaux noirs. Il n’y avait pas de mur qui séparait la chambre du reste de l’appartement, ce qui constituait la chambre semblait être posé sur une surface surélevée. Aussi du lit elle voyait Illian nonchalamment assis dans son canapé Natuzzi, zappant toutes les cinq secondes. Lina se hissa précautionneusement sur ses jambes, craignant à chaque geste une douleur déchirante soit au niveau de son cou soit à sa main suturée. Curieusement, elle ne sentit qu’un léger pincement quand elle s’appuya sur son bras, ce fut tout. Une fois debout, elle n’eut aucun malaise. Etonnée elle se détailla du regard, tâtant chaque parcelle de son corps. Rien. Elle n’avait plus aucun pansement. Sa main ne portait qu’une légère cicatrice rougie, son bras n’avait aucune trace des entailles du matin, seul l’endroit où elle avait été mordue picotait légèrement. Emerveillée, elle était prête de sautiller sur place, elle se précipita vers une porte sur la gauche qui devait donner sur la salle de bain. Une fois là, elle regarda attentivement. Deux petites marques de forme circulaire attirèrent son regard, rien de plus. La surprise était vraiment agréable, bientôt elle n’aurait plus aucun souvenir de son entrevue avec Tiffen, peu lui importait la cause d’une guérison si rapide, tout ce qui comptait c’était qu’elle aille mieux, de cette manière elle pouvait maintenir son retour sur Berlin pour le lendemain à la première heure. Il lui tardait de retrouver Jean, pour ne plus jamais le quitter. Sa décision était prise. Une fois aux côtés de son jumeau, elle s’éloignerait définitivement du groupe, et ainsi de toutes ces créatures étranges qui l’entouraient. Lina était tellement distraite par ses pensées que la voix d’Illian la fit sursauter. Elle se ressaisit, tourna les talons pour le rejoindre, puis revint sur ses pas. Elle ne se reconnaissait pas ce miroir. Certaines choses avaient radicalement changées, elle avait une toute autre tête. Ses cheveux s’étaient étonnamment allongés, sa peau était rosée, on aurait qu’elle avait prit des formes en plus, car la légère nuisette dont elle était vêtue appuyait beaucoup les courbes. Elle se mit de profil et s’observa derechef. En effet, des choses s’étaient arrondies, ses traits avaient gagnés en fermeté, et son regard avait maintenant quelque chose de félin et de charmeur. C’était comme si son vrai visage se révélait à elle. Elle était parfaite, meilleure que dans tous ses fantasmes. Devant sa beauté divine, une joie insoupçonnée se dévoila. Elle était fière, elle était si heureuse, elle les imaginait tous tomber à ses pieds comme des mouches. Elle avait plein de projets en tête, elle se disait que dès qu’elle aurait retrouvé son jumeau, tout irait pour le mieux, son bonheur serait parfait, et elle veillerait parfaitement à ce que plus rien de l’entache. D’humeur optimiste, elle jeta un dernier regard vers la vénus qui la dévisageait, avant d’enfiler un peignoir et de sortir de la salle de bain. Illian était toujours affalé devant la télévision, l’air de s’ennuyer à mourir. Lina eut un vague sourire, elle descendit les quatre marches qui séparaient la chambre du salon, puis d’une démarche évanescente elle alla s’assoir près de lui.
« _ Bien dormi ? demanda doucement Illian, obnubilé par elle.
_ Comme un loir ; rie-t-elle.
_ Même au sortir du lit tu es magnifique ; dit-il.
_ Waoh. Merci ; fit-elle, rougissant.
_ Ah ! Enfin un peu de couleur sur cette peau. Je commençais à croire qu’il t’avait vraiment transformée en vampire ; souffla Illian.
_ Désolée, ce n’est pas pour aujourd’hui ; plaisanta-t-elle.
_ Certes, mais sur certains points, le venin a bien agit ; fit-il en lorgnant sa main.
_ Une guérison ultra-rapide ; commenta-t-elle.
_C’est super de te voir sourire. Vraiment ; avoua-t-il.
_ C’est mon jour on dirait ! se moqua-t-elle.
_ Ce n’est que la pure vérité ; se défendit-il.
_ Soit. Plus sérieusement. Il faut que je sache.
_ Quoi ? La vérité ? Tu sais qu’elle est relative Lina.
_ J’ai eu la version de Tiffen, à ton tour ; lança-t-elle.
_ Que veux-tu savoir ?
_ Ce que je suis ; dit-elle fermement.
_ Je n’en sais rien. Il n’y a que toi qui puisses nous le dire ma chère. A toi de voir ; l’exhorta-t-il.
_ Mon père, David ou Gordon ? commença-t-elle.
_ Je n’en ai aucune idée. Lina, il faut que tu saches qu’on ne te veut aucun mal. Personne ne veut se servir de toi, ou de tes pouvoirs quels qu’ils soient. On veut juste t’aider ; affirma-t-il.
_ Vous avez tué Neritsa, ma…mère ; hésita-t-elle.
_ Euh…oui. Mais c’était un mal nécessaire ; fit-il simplement.
_ C’est tout ce que ça te fait ?! Et c’est supposé me rassurer ? protesta-t-elle.
_ Lina. Je suis désolé, mais ta mère avait vraiment perdu la tête. Gordon ne voulait pas ça, il était vraiment désolé, il sait qu’il lui a fait du mal, il n’arrivera jamais à se le pardonner Lina, je t’assure ; insista-t-il.
_ Le mal est fait Illian. Je ne sais pas…je ne sais plus où j’en suis. Est-ce que je dois t’en vouloir, lorsque je sais le mal que Neritsa aussi a fait ? Toutefois, cette raison est-elle suffisante pour lui en vouloir toute ma vie ? J’ai l’impression qu’il me faut absolument choisir entre elle et vous. Je ne pourrais dire en qui je dois avoir confiance, je m’en veux même d’hésiter. Le choix devrait être évident, mais c’est ma mère Illian, c’est ma mère, malgré tout, je ne peux me résoudre à la haïr.
_ On ne te le demande pas Lina. Jamais David ne voudrait que tu t’en détournes Lina, je t’assure.
_ Alors quoi ?! Elle veut que je les tue, je n’en ai aucune envie, mais je ne sais pas. Parfois je ne suis plus moi, parfois tout s’embrouille, alors je suis prête à tout, je perds la tête, et à chaque instant, j’ai peur de commettre l’irréparable.
_ Tu l’aimes n’est-ce pas ? demanda-t-il, d’une petite voix.
_ Bill ? Je ne sais pas…je m’y suis attachée. Je ne sais pas si un jour je pourrai vraiment l’aimer, car à chaque fois je serai prête d’attenter à sa vie. Je ne peux pas vivre dans cette peur permanente.
_ Tu t’y feras ; assura Illian.
_ Non, je ne crois pas. Pourquoi n’êtes vous pas restés loin ? Pourquoi est-ce qu’il a fallu que nos routes se croisent ? Si seulement j’avais refusé ce contrat ; souffla-t-elle, lasse.
_ Ce n’est pas de ta faute Lina ; bredouilla-t-il.
_ Alors la faute à qui ? Tout ce qui arrive, c’est de ma faute Illian ! Moi seule suis responsable ! C’est moi la machine de guerre. C’est moi l’hybride. C’est à cause de ma bêtise que Jean s’est retrouvé seul à Berlin. C’est parce que je refuse d’assassiner les jumeaux que Neritsa s’en prend à lui. C’est ma faute Illian ! confessa-t-elle, accablée.
_ Non Lina ;-s’émut-il ; la prenant dans ses bras.- Non, tu n’y es pour rien.
_ Qui alors ?-gronda-t-elle.- Est-ce que tu me caches quelque chose ? demanda-t-elle, légèrement agacée. »
Contrit, Illian repoussa légèrement Lina, la forçant à le regarder en face. Il avait l’air partagé, il hésitait entre lui dire et la laisser se culpabiliser. Lina avait l’air si las, si fatigué, il lui devait bien ça. Toutefois, il ne savait pas comment elle réagirait. Il l’avait déjà vue se retourner de façon si inattendue contre Tiffen, qu’il craignait légèrement sa réaction. Il était arrivé bien avant que Lina et Tiffen reviennent dans le salon de l’appartement luxueux. Il avait entendu leurs discussions, et demeurait fasciné par cette histoire de réincarnation à propos de Neritsa. Si c’était vrai, si Neritsa avait trouvé un moyen de survivre à travers Lina, il n’avait aucun moyen de savoir quand elle était sincère et quand sa mère était aux commandes. Aussi, Illian ne savait pas quelle partie de la vérité lui avouer, et laquelle lui cacher, du moins pour un temps. Après la journée éprouvante qu’elle venait de passer, mieux valait la ménager, éviter toute autre révélations traumatisantes. Finalement, il ne voulait lui dire que ce qui l’apaiserait pour un temps, jusqu’à ce que la mémoire lui revienne totalement. Pendant toute sa réflexion, ils s’étaient dévisagés mutuellement, chacun essayant de pénétrer les pensées de l’autre. Lina avait beaucoup changé, Illian ressentait son charme plus que jamais, et il voyait nettement Neritsa à travers elle.
« _ A quoi tu penses, lui murmura-t-elle, au bout d’un moment.
_ A rien ; mentit-il, gêné par son regard pénétrant.
_ J’ai l’impression que tu n’arrives plus à me mentir Illian, ricana-t-elle.
_ Je ne veux plus te mentir Lina. Je me sens soudain si hypocrite envers toi. Je viens à peine de comprendre quelle femme exceptionnelle tu es. Avec toi je me sens tout à coup, apaisé, libéré de mes chaînes. Si léger, si…comblé d’être juste près de toi. Je ne comprends pas ; confessa-t-il, encore plus confus.
_ Ton instinct protecteur s’est éveillé, tout simplement. Dès que tu retrouveras ton fan club, je n’existerai plus ; répliqua-t-elle, avec un pâle sourire.
_ Pourquoi as-tu tant de mal à me croire ? Tu refuses d’être aimée, et d’aimer. On dirait que tu n’y crois plus.
_ On dirait ?-répéta-t-elle, amère.- Kévin, mon ex, m’a guérie de tout ça. Avec lui, c’était idéal au début, puis c’est devenu lourd. Il m’a guérie des compliments, des yeux qui brillent quand il me regarde, de la sensation de plaire et d’être désirée. Quand j’y pense maintenant, je réalise combien il était malsain pour moi. Je me suis repliée sur moi-même, personne d’autre ne semblait attiré par moi, alors l’amour, j’ai tout simplement tiré un trait dessus ; avoua-t-elle.
_ Tu n’en a pas le droit Karlina ; protesta vivement Illian.
_ Et regardez qui me dit ça ;-ironisa-t-elle.- Le bourreau des cœurs.
_ Alors tu peux me faire confiance ma belle sur ce point-là. Kévin est stupide, c’est simplement.
_ Un imbécile ; rie-t-elle.
_ Un vrai nigaud ; railla-t-il.
_ Un sombre idiot ! fit-elle entre deux hoquets de rires.
_ Tu es radieuse ; ajouta-t-il, avec un clin d’œil.
_ Qu’est-ce que tu me caches Illian ? trancha-t-elle, calmement.
_ Si tu avais refusé le contrat, David aurait trouvé un moyen de t’avoir près de lui, à tous prix ; avoua-t-il.
_ Pourquoi ? demanda-t-elle, soupçonneuse.
_ Lina, comment dire… Il t’a toujours considéré comme…sa fille ; bredouilla-t-il.
_ Mais c’est une obsession !-s’irrita-t-elle.- Et puis, Jean dans tout ça ?
_ Tu as toujours été sa préféré ; fit-il, sur le ton de l’excuse.
_ C’est dommage alors ! coupa-t-elle, durement.
_ Ne sois pas si dure Lina ;-susurra-t-il.- David a toujours veillé sur vous deux. David et parfois même Gordon ; assura-t-il.
_ Vraiment ? Et qu’ont-ils fait de spécial à part nous larguer chez Tante Katherine ?
_ Ils ont toujours été près de vous, à veiller sur votre bien-être matériel entre autre. Quand vous avez emménagé à Berlin, ils vous a même trouvé un…’ange-gardien’ ; sourie-t-il.
_ Tu m’ennuies affreusement Illian ;- soupira-t-elle en se penchant sur lui.- Dis-moi un truc sur David et Gordon susceptible de m’intéresser. Du genre qu’est-ce qu’ils ont de si spécial ?
_ Un empire et des serviteurs ; fit-il malicieusement.
_ Sérieux ?!- s’égailla-t-elle.- Tu veux dire un vrai empire ? Avec un château des sujets et tout ?
_ On dirait une gamine ;-rie-t-il, en la dévisageant.- David préférait un Palais, pour faire plus simple. Alors on a fait un Palais. Immense, gigantesque, mais de l’extérieur on dirait juste une belle petite villa.
_ Eh ben ;-fit-elle, les yeux brillants.- Et avec quoi ils paient ça ?
_ Hum…c’est compliqué à expliquer. Disons que les gens de mon monde paient une petite somme ou en services rendus, pour leur sécurité.
_ La pègre du monde fantastique ! Trop fort !- railla-t-elle, entre deux hoquets de rire.- J’imagine très bien David en mafieux à la voix éraillée. Et ce Gordon…hum, flippant !
_ Ce n’est pas sensé être drôle Lina ; réprimanda-t-il.
_ Pas grave. Alors, entre David et Gordon, lequel est le plus dangereux ? Juste au cas où je voudrais m’y frotter ;fit-elle, avec une bonne humeur feinte.
_ David ; dit-il, soudain grave.»
Alors qu’il la fixait encore plus intensément, une lueur passa dans le regard de Karlina. Il y avait dedans quelque chose de glaçant. Illian l’avait aperçue, et regrettait déjà d’avoir trop parlé. Lina était vraiment trop instable pour tout lui révéler comme ça. Mais à quoi pouvait-il penser. Il fallait qu’il détourne la conversation, avant qu’elle ne se lance dans des projets de meurtres à l’endroit de David. Pour son propre bien.
« _ Quoi ? T’as perdu ta langue ? s’irrita-t-elle, en déchiffrant son regard.
_ Non. Tu n’as pas faim ? Je pensais à te préparer un petit quelque chose à manger.
_ Un steak bien cuit. Merci, susurra-t-elle. »
Lina se leva dans un bond gracieux, après lui avoir posé un baiser au coin des lèvres. Son envie de tuer lui avait légèrement reprit quand Illian lui avait parlé de David et Gordon. Elle ne comprenait pas pourquoi, mais elle préférait bouger un peu pour s’aérer la tête. Un objet brillant accroché au mur attira son attention. C’était un sabre d’une longueur hallucinante. Il était recourbé au bout, beau et irréel, pareil à ceux des samouraïs des temps immémoriaux. D’abord Lina crut comprendre que c’était un élément de collection, c’était avant qu’elle n’aperçoive les discrètes inscriptions dans le métal. C’était un ‘A’ et un ‘I’ enchâssés l’un dans l’autre. Elle décrocha l’arme pour l’observer de plus près, déjà une sensation étrange d’incendie lui brûlait l’estomac. Doucement elle effleura les lettres, espérant du fond d’elle qu’elles disparaissent d’elles-mêmes, mais elles réapparaissaient chaque fois que Lina ôtait ses doigts. Elle savait ce que ces deux lettres signifiaient, Athéna et Illian, c’était évident. Comment avait-elle pu l’oublier celle-là ! Lina la détestait avant même de l’avoir rencontrée. Elle la haïssait de tout son cœur, car sans la présence de ce sabre dans l’appartement d’Illian, elle aurait pu continuer à rêver. Ça aurait dû être là sur ce sabre un ‘K’ et un ‘I’, comme Karlina et Illian, pourquoi pas ? Ce serait plus facile avec Illian plutôt que Bill. Au moins n’avait-elle aucun parent en commun avec Illian ! Si seulement ce sabre n’était pas là pour lui rappeler combien leur histoire était impossible, Karlina aurait cru, elle aurait tout fait pour que le rêve devienne réel. En fait cette étrange sensation dans son ventre c’était une jalousie folle. Lina était agacée de voir ses premiers rêves de bonheur depuis sa rupture volent en éclats à cause d’une espèce de diva inconnue et intouchable !
« _ Qu’est-ce qu’il y a ? souffla Illian, dans le creux de son oreille.
_ C’est qui A et I ? répliqua-t-elle, froidement.
_ Athéna et Illian. Pourquoi ? demanda-t-il, surpris.
_ Qui c’est, Athéna ? riposta-t-elle.
_ Une amie. C’est quoi le problème Lina ?- répéta-t-il, mi-amusé, mi-agacé.- T’es…jalouse ?susurra-t-il.
_ Une amie ? Si ce n’est qu’une amie, pourquoi je serais jalouse ? rétorqua-t-elle, soudain plus aimable.
_ Ce n’est qu’une amie, je te promets ; dit-il, lui ôtant précautionneusement l’arme des mains.
_ Alors c’est quoi ? Un cadeau pour ton anniversaire ? Pour Noël ? Le nouvel an ? asséna-t-elle, une lueur d’espoir dans l’œil.
_ Aucune importance, fit-il, l’enlaçant et l’éloignant du sabre.
_ Tu mens. T’essaie de m’embobiner. Combien de filles tombent dans tes bras chaque semaine ? Qu’est-ce qu’elles peuvent bien te trouver d’ailleurs ? railla-t-elle.
_ Je ne sais pas, à toi de me le dire ;-murmura-t-il, amusé.- Peut être que j’embrasse bien.
_ Tu parles ! -se moqua-t-elle.- 100balles que ton haleine les assomme, et c’est évanouies qu’elles te tombent dans les bras.
_ T’as raison, ça doit être autre chose forcément.
_ Du genre ta performance en canoë ? suggéra-t-elle, innocente.
_ Par exemple ; soutint-il, l’attira contre lui.
_ Je…je veux bien tester par moi-même avant de me prononcer ; proposa-t-elle, espiègle.
_ A vos ordres ! chantonna-t-il, la hissant dans ses bras.
_ Wow ! Non mais…c’était pour rire ;- bredouilla-t-elle, abasourdie.- Illiaa…»
Sa plainte mourut sur ses lèvres, au moment où Illian l’embrassa avec fièvre. Déjà son dos heurtait doucement les coussins moelleux du lit de son prince, Karlina écarquillait les yeux, ravie et paniquée. Elle ne s’y attendait pas. Fallait-il que ça se passe comme ça ? Elle savait très bien qu’il ne fallait pas. Mais l’invitation était bien trop alléchante. C’était peut être une grossière erreur. Qu’aurait dit la voix de sa mère si elle avait été là ?! « Tu pactises avec l’ennemi ! » se moqua intérieurement Lina. D’un coup, elle repensa à la discussion entre Lorelei et cette Athéna, qu’elle avait surpris par hasard. Finalement, le hasard avait vraiment bien fait les choses, et elle était décidée à fausser les calculs d’Athéna. Elle se délectait de la rage de celle-ci quand elle saurait ça. Là, quelque chose d’autre se mit à brûler en elle, une sensation enivrante de pouvoir et de liberté. Alors, Lina exploser toute sa sensualité. Il n’y avait plus qu’elle et lui. Dans ses pensées il n’y avait plus qu’Illian. Sur elle, dans son cœur, en elle, ses baisers la brûlaient, ses caresses la rendaient folle. Illian et elle ne faisaient plus qu’un, et jamais Lina ne s’était sentie aussi…heureuse.
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mar 17 Aoû - 18:36

Wow, qu'elles suites, heureusement qu'Illian est arrivé et à tué Tiffen, mais là, maintenant, ça me plait plus!! Hihihi
Même si c'est pas cool qu'elle ai envie de tuer Bill, Illian est un coureur de jupon et il va la faire souffrir!! Arf la pauvre!!!
Vite une suite, je veux savoir ce qu'il se passe après!!
Et Jean, je veux des nouvelles aussi!! Hihihi
Bisousssss
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mer 18 Aoû - 14:40

kat a écrit:
Wow, qu'elles suites, heureusement qu'Illian est arrivé et à tué Tiffen, mais là, maintenant, ça me plait plus!! Hihihi
Même si c'est pas cool qu'elle ai envie de tuer Bill, Illian est un coureur de jupon et il va la faire souffrir!! Arf la pauvre!!!
Vite une suite, je veux savoir ce qu'il se passe après!!
Et Jean, je veux des nouvelles aussi!! Hihihi
Bisousssss

Ay, ça te plait plus?? le couple Illian et Lina, ça le fait pas? Question Question Moi qui croyais que ça le fait. lol!
Bon bon, on va arranger ça alors Cool Jean Jean et encore Jean!! Ouh là, j'ai intérêt à dire vite ce qui se passe après parce que je suis sûre que tu vas me faire la peau juste après Lol
Pour le moment, préparons le terrain. Rolling Eyes Voila la suite. smack
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mer 18 Aoû - 14:48

(Lorelei)
Debout devant la porte d’entrée de l’appartement, je me sentais brusquement faible. Ma main restait suspendue en l’air, serrée en un minuscule poing insignifiant. Elle restait paralysée, n’osant pas s’échouer contre la porte, de peur de les interrompre. N’osant pas retomber mollement dans le vide, effrayée par l’aveu de défaite que ce serait. Peu à peu, je sentais la colère et l’irritation m’envahir. Je les entendais se serrer l’un contre l’autre. Je percevais la passion qui embrasait leur étreinte. Je tremblais de frustration. J’étais ivre d’une rage destructrice. Pourquoi étais-je plantée là ? Pourquoi restais-je sur le pas de cette porte maudite, alors qu’elle s’enroulait dans ses bras ? J’avais haï Karlina depuis le jour où elle était apparue. Mais, j’avais fini par croire de tout mon cœur, qu’elle était inoffensive. L’insignifiante petite chose de David. Elle se révélait aussi cruelle et aussi dangereuse qu’Illian l’avait promis. Et dire que j’avais quitté l’hôtel, résolue à dire à cet Illian ce que j’éprouvais pour lui. Comment cela avait-il pu se passer ? Comment avait-elle réussi à me le prendre, alors que je le sentais prêt à m’aimer moi ! Le salaud ! Et dire qu’Athéna se reposait sur ses lauriers là-bas, à Magdeburg. L’idiote était certaine que son toutou d’Illian l’aimait elle, et personne d’autre. J’étais prête moi à l’affronter cette vipère, si seulement Illian m’avait laissée ma chance. Lorelei, tu n’es qu’une idiote !pensais-je avec dégoût. Sa voix me parvint soudain à travers le ravin qui nous séparait. Malgré moi, je collai mon oreille contre la porte d’entrée. Je savais que l’entendre me briserait, mais il le fallait. Je ne sentais déjà plus ma dépouille, que pouvait-il m’arriver de pire.
« _ Lina...tu me rends fou, confessa-t-il d’une voix molle et bouleversée.
_ Vraiment ? demanda la chose d’une voix sensuelle et amusée. »
Je perçus le choc brutal et subtil de leurs corps, qui s’enlaçaient de plus belle. Et son souffle s’accélérait encore, et il vibrait contre elle, de tout son être. Il vibrait contre elle. Il frissonnait contre elle. Il l’aimait de toute sa personne, aussi puissamment, aussi intensément qu’il le pouvait. Mais, cette fille qu’il serrait dans ses bras à la briser toute entière, ce n’était pas moi. C’était Karlina. C’était cette chose, cette batarde, sans nature, ni humaine, ni démon. Un hybride dont la puissance était perceptible dans l’électricité dont l’air s’était chargé. C’était une chose, qui à tout moment pouvait réduire Illian en poussière, mais c’était elle qu’il adorait et embrassait. Pourquoi elle, et pas moi ?
Pendant toute mon existence humaine, depuis que j’avais cet emballage ridicule, j’avais toujours cru cela impossible. Lorelei n’était pas capable de pleurer. Lorelei ne pouvait aimer. Pourtant, je saignais du plus profond de cette enveloppe charnelle. La blessure était béante, et le sang giclait en flots saccadés. Ma vue était brouillée de larmes, et je sanglotais en silence. La clameur de leurs ébats emplissait l’espace, et me déchirait de parts en parts, comme l’auraient fait des milliers d’éclats de verre contre ma peau. Karlina complétait son tableau de chasse en y inscrivant le nom d’Illian. Et puis, je n’y tins plus. Je m’enfuis. Je courais, laissant mes jambes me porter où bon leur semblaient, pourvu que ce fut loin d’eux. Je m’enfuyais loin. Loin de Karlina, loin de ses pères, loin du groupe, et de cette stupide ville lumière. Mon aversion pour Paris était devenue mortelle. Je voulais retrouver Berlin, je voulais revenir à l’endroit où je me sentais chez moi, et où tout avait commencé. Je ne percevais pas la distance, les kilomètres s’envolaient sous mes pieds, et la lumière du jour déclinait rapidement. Mais je courais toujours.
J’arrêtai ma course devant l’entrée d’un appartement. Il faisait nuit noire, et l’obscurité entourait le lieu d’un voile opaque et impénétrable. Je posai la main sur la poignée de la porte. La serrure céda d’elle-même, et j’entrai. Il aurait été impossible pour un humain de distinguer quoique ce soit dans ces ténèbres, pourtant, il ne me fallut qu’une fraction de secondes pour comprendre. Je reconnus le lieu, aussi aisément que si j’y avais vécu pendant une éternité. Mes jambes m’avaient portée instinctivement, vers le lieu où je pourrais me venger, dans l’appartement de Karlina. Jean était certainement déjà parti au Cookie. Je l’attendrais alors. Et à son retour ? Il ne saurait pas comment, mais, il sentirait aussi distinctement que possible le souffle de la mort sur son visage, avant de rendre l’âme. Ce serait une exécution, simple et basique. Ce serait seulement quand Karlina trouverait le corps ensanglanté et démembré de son double sur son lit d’hôtel, qu’enfin Lorelei pourrait lui pardonner. Lina allait souffrir. Je jubilais déjà à l’idée de voir couler sur ses joues des perles pourpres. Je la voyais agenouillée près des lambeaux de son jumeau. Elle pleurerait des larmes de sang.
J’avais hâte que ce soit enfin l’heure. Je me demandais, en m’asseyant dans son sofa, comment j’allais procéder à l’élimination de son frère. Allais-je le laisser entrer, allumer la lumière puis l’achever pendant qu’il imprimerait mon visage dans sa tête ? Peut être qu’à travers le masque d’horreur qui recouvrirait le visage de son frère, Karlina verrait le meurtrier de son cher frère. Mais, peut être faudrait-il qu’il souffre un peu ? Juste un brin de douleur pour l’entendre me supplier. Finalement, ce plan là me plaisait plus. Ainsi, je l’attendrais dans sa chambre, et…
Brusquement, quelque chose me frappa, et je me dressai. L’odeur de Jean flottait bien dans l’air. J’avisai un pas vers les escaliers, et inspirai délicatement. L’odeur était bien là, mais elle avait quelque chose d’étrange. Elle était différente. J’inspirai encore. Etrange. Elle était mêlée à un fort arôme de sang. Je suivis l’exquise odeur jusqu’à la salle à manger. Je tirai une chaise et m’assis. Je savais ce qui n’allait pas. Même si j’étais persuadée que Jean avait beaucoup saigné à cet endroit quelques heures plus tôt, le parfum de sa personne s’était fortement flétri. Il avait quitté la maison à une heure inhabituelle. Il n’était donc pas allé à la boîte de nuit ? Je me hissai sur mes jambes de nouveau, et me dirigeai vers la porte d’entrée, c’était l’endroit où la senteur restait le mieux perceptible. Je fermai légèrement les yeux, et j’inspirai par petites bouffées. Je retins les effluves plus longtemps en moi, puis je les laissai s’échapper. Je gardai les paupières closes un moment. Jean n’avait pas quitté la ville à la suite de Karlina, une semaine plus tôt, c’était évident. Non, c’était plus récent. Jean avait quitté l’appartement…la veille de mon arrivée. C’était sûrement le matin. C’est ça !exultai-je en rouvrant les yeux. Et, mimant chacun de gestes qu’il avait pu faire, je suivis pas à pas son odeur.
C’est à l’aube que je parvins enfin à Jean. J’avais marché tellement lentement que j’en avais les jambes engourdies. Mais, j’avais été obligée de suivre l’odeur avec minutie car elle s’effaçait au fur et à mesure que je m’éloignais de la source. Et, quand j’étais parvenue à quelques mètres du sépulcre, j’avais compris qu’il s’y était bêtement aventuré. Logiquement, la seule condition à laquelle il avait pu découvrir cet endroit, c’était que Klark lui en avait parlé. Il avait été vraiment stupide celui-là. « Avait été », parce que de toute évidence, Athéna s’en était occupée. Ennuyée par mes propres bavardages, je finis par dégager l’entrée du mausolée, et m’y hasardai. Une fois à l’intérieur j’aperçus la tombe posée sur une espèce d’autel, et par terre Jean gisait trempé de son propre sang. Quel gâchis, j’aurais préféré m’en occuper moi-même. Certes il n’était pas encore mort, il en avait même pour quelques heures, peut être un jour ou deux, vu qu’il ne s’échappait de son coup que de très minces filets de sang. Donc, vu que je n’appréciais guère de m’attaquer aux restes d’autres monstres que moi, je pris mon temps pour m’approcher de lui, non pas pour lui porter une quelconque aide, je ne comptais absolument pas le sauver. Quand je fus près de lui, je m’accroupis, amusée par le regard hagard et étonné qu’il me jetait. Le pauvre était d’une pâleur cadavérique, j’étais franchement intriguée par son état. Je levai la tête, d’un regard circulaire je parcouru l’endroit des yeux et ne vis personne. Comment avait-il pu être agressé s’il n’y avait pas l’ombre d’un agresseur. La personne s’était-elle enfuie après l’avoir agressé ? Je n’osais pas imaginer que quelqu’un puisse commettre un pareil acte pour ensuite s’enfuir sans avoir suivit l’agonie de sa victime jusqu’au bout. Mais d’abord comment avait-il été agressé ? Je portai mes doigts à son visage, tâtai son cou tout autour de l’ouverture béante. Il émit un bruit étrange entre le grognement et le gémissement. La fraîcheur de ma peau devait probablement le soulager, peu m’importait. Faisant abstraction des ces bruits, je me penchai sur lui pour observer sa blessure de plus près. C’était son ancienne cicatrice qui s’était rouverte. Aux extrémités de la vieille cicatrice je découvris les traces d’une fine lacération beaucoup plus récente. On aurait dit qu’elle avait été faite à l’arme blanche, mais je n’en étais pas sûre, c’était bien trop étrange. C’était si fin, si subtile. Tantôt l’idée que quelque chose d’immatériel ait pu commettre une pareille blessure me traversa. Je levai des yeux vers la tombe sans y déceler une quelconque présence. Subtilement, la conversation que j’avais eue avec Athéna me revint en mémoire. D’après elle, Illian avait retrouvé chez Tiffen Land un journal vieux de dix ans dans lequel le docteur avait consigné ses expériences sur Neritsa Vera et sa fille. Il y évoquait des complications lors de la transformation biologique de la mère, ainsi que les différents caractères vampiriques qu’elle avait quand même acquis, pourtant le point le plus important, l’immortalité, restait un grand mystère. Puisque son cœur continuait à battre, même faiblement, il en déduisait qu’il continuait à remplir son rôle, du moins, partiellement, pourtant il disait dans ses écrits qu’elle pourrait survivre à la mort. Le pauvre ! Quelle déception cela a dû être quand il a appris sa mort ! Enfin, quelle importance ? Et puis je me souvins d’un autre détail. A ce qu’il parait, quand Neritsa s’était rendue compte de ce que les complications de sa transformation signifiaient, elle s’était tournée vers une espèce de medium ou de charlatan à deux balles, qui avait juste réussi à lui prendre le maximum d’argent en très peu de temps. Tiffen, dans ses dernières notes expliquait que Neritsa et Karlina venaient s’installer à Berlin avec lui, et qu’il espérait non seulement l’éloigner de cette sorcière nigériane, mais qu’il allait lui prouver que la science suffirait largement à résoudre les complications de sa transformation. Curieusement, vu l’endroit où je me trouvais et l’étrangeté de l’agression de Jean, je tendais à croire que ce cher docteur avait mal jugé cette sorcière africaine. Autour de moi tout était si obscur et mystérieux, si morbide et irréel que le monde des esprits et l’idée des revenants me semblait plus plausible que jamais. Après tout pourquoi cela n’existerait pas ? Dans mon monde à moi, il existait d’innombrables êtres tous plus étranges les uns que les autres. Je ne connaissais pas vraiment ma propre nature, l’univers dans lequel j’avais erré pendant des centaines d’années demeurait un vrai mystère pour moi qui l’avait parcouru tant de temps. Je n’étais pas capable d’établir une liste précise des monstres qui vivaient sous ces cieux-là, alors la possibilité qu’il y ait parmi eux des revenants ou une espèce d’esprits frappeurs était envisageable. Soudain, plus j’y pensais plus je me disais qu’Athéna avait peut être raison, Lina ou la petite adolescente qui avait tenté de tuer Bill, avaient très pu agir sous l’influence de quelque chose de plus puissant qu’elles. Peut être même que l’une et l’autre avaient été…possédées. Malgré moi je frissonnai légèrement devant cette éventualité. Jamais je n’avais été témoin de pareils phénomènes, même si Athéna m’avait contée les fascinants cas de possession et d’exorcisme auxquels elle avait assistés lors d’un séminaire en Afrique, pour moi cela restait vraiment étranger. D’après ce qu’elle m’en avait dit, il y avait eu des cas d’échanges d’âme, elle avait vu deux âmes échanger leur place dans de corps différents, c’était un accident de ‘manipulation’, mais pour Athéna l’effet avait été ‘séduisant’ car elle s’était imaginée dans le corps de son cher Illian. Je jurai violemment quand malgré moi le bruit des soupirs que j’avais entendu dans son appartement, quelques heures plus tôt, me revint.
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