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 Une vengeance éternelle (fiction originale)

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Robie
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MessageSujet: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Lun 16 Nov - 14:08

Alors je viens juste de me remettre à écrire, et ce projet est pour le moment à l'étape de brouillon.j'aimerais beaucoup avoir vos avis.Voilà: bonne lecture!


L’interview

Ce matin-là Karlina se réveilla avec une affreuse migraine, mais pas question de se recoucher, elle avait une interview à 9heures.Donc, sept heures sonnèrent, et elle se leva.
« _ Alors un week end plein de promesses s’annonce, à toutes les marmottes, debout et que la fête commence ! N’oubliez pas surtout…sortez…découvert ! aboya son radioréveil à plein volume.
Karlina avait acheté cette camelote deux jours plus tôt pour mettre toutes les chances de son côté pour l’interview, et chaque matin cette chose irritante se déclenchait et aboyait comme enragée. En fait on aurait dit qu’il était doté d’une âme car il avait le don incroyable de mettre Lina de mauvaise humeur.
_ Pff, n’importe quoi ! siffla-t-elle en se dégageant péniblement de sa couverture.
_ Ah nOn, ce n’est pas n’importe quoi ! reprit l’animateur radio comme pour lui répondre
_ Quoi ? sursauta-t-elle
_ On se détend un peu les miss avec « Big girl you are beautiful » de ce cher Mika.
_ Vas-y dis-moi que je suis obèse pendant que t’y es !lança la jeune fille à l’égard de l’appareil
_ Big girl you are beautiful !Big girl you are beautiful! Reprenait inlassablement ce cher Mika
_ La ferme! Beugla-t-elle en l’éteignant brutalement
_ Non mais je rêve ou quoi! Tu parles aux radios maintenant toi ?! dit un jeune homme à peine vêtu qui l’observait depuis le pas de la porte de sa chambre.
_ La ferme Jean ! renchérit-elle de nouveau. Et puis va t’habiller…tu es en boxer. Tu pourrais au moins enfiler un T-shirt ou une culotte, je suis une âme sensible moi.
_ C’est ça frangine…tu demeureras une âme sans travail si tu te dépêche pas.
_ Ouais, je sais. J’y vais, j’y vais…bougonna-t-elle
Elle prit une douche express, enfila un tailleur noir d’aspect douteux, c’était le seul qu’elle possédait malheureusement. Elle mit l’unique paire de talons aiguille qui allait avec ce tailleur, se poudra le visage, et dévala furieusement les escaliers menant à la cuisine : son estomac gargouillait de faim.
Quelques minutes plus tard, elle engloutissait son troisième pain au chocolat, une bouteille de Taillefine à la main, quand son meilleur ami entra :
« _ Non mais regardez moi ça, shrek en tailleur, la railla-t-il. Karlina, tu pourrais pas essayer le mode jeune fille de 23ans pour voir ? Cela t’irait si bien, fit Klark en lui déposant un baiser sur sa joue barbouillée.
_ Perds pas ton temps Klark, elle en est au troisième, et j’ai repéré une tâche marron sur son chemisier.
_ Ah oui ? Montre-moi ça, babilla l’autre , le regard allumé d’une étrange lueur.
_ Tiens regarde, juste elle est juste là, au niveau de son…hum droit, murmura Jean sur le ton de la confidence, pointant la poitrine de sa sœur.
_ Son « hum droit » ? Jean t’es vraiment pénible, tu n’arrive pas à dire son s-e-i-n ? fit Klark intrigué. Et devant la réaction honteuse de son ami, il partit dans un fou rire.
_ Non mais franchement ! Tu n’aurais pas pu la larguer ailleurs chérie ? argua le meilleur ami sur un ton mélodramatique. A moins que tu ne comptes corrompre ton futur patron avec ? Quoique, vu la réaction de ton cher frangin, je crains que ça ne fonctionne, glissa-t-il entre deux hoquets de rire. Attends que je voie ça de près.
_ Bah les pattes pervers! brailla la jeune fille, l’air furibond. J’ai fini, alors bouge-toi, coupa-t-elle, avant que ce boulet de Klark ne lance une de ces stupides blagues sur les «hum » en général.
Klark se mit au repos et fit un salut militaire, avant de la devancer. C’était lui qui la déposerait à son interview. Elle se leva et se planta devant son frère jumeau pour entendre le Te Deum habituel. Avant chaque entretien d’embauche, cette toujours le même rituel. Il la prenait dans ses bras, l’œil compatissant et encourageant. Il la serrait avec effusion, et la laissait enfin partir avec la promesse de faire bonne impression.
Il lui décocha un sourire qui aurait fait tomber n’importe quelle fille à ses pieds.
_ Ne t’inquiète pas, aujourd’hui je ferai court. Bonne chance petite fille. Je suis derrière toi et surtout n’oublie pas que l’important reste la famille, clama ce dernier, des étoiles dans les yeux.
_ Arrête, je vais pleurer, fit-elle en le serrant contre elle. Merci beaucoup. A plus mon chou ».

A 8h50, Karlina Vera s’asseyait le visage souriant devant un homme d’une quarantaine d’années. Elle avait changé de chemisier et avait finalement opté pour des ballerines après s’être tordue la cheville sur son perron. Là, à cet instant précis, son cœur tapait contre sa poitrine à une vitesse inquiétante. C’était sa vingtième interview en un mois. Cela faisait à peine trois ans qu’elle avait terminé l’université, elle avait même été major de sa promotion .Cependant depuis la fin de ses études à cherchait en vain une place dans son domaine. Mais, c’est dire si elle «était compétente, Elle avait cinq stages en alternance réussis à son actif et manipulait aisément l’allemand, l’anglais et le français. Pourtant son jeune âge, son manque d’expérience…et sa maladresse aigue, avaient fait fuir bien d’employeurs.
En effet cette jeune fille pétillante et efficace dans toutes les situations possibles et imaginables souffrait d’une grave pathologie : elle était d’une maladresse abberante, et bien souvent cela se révélait être bien plus qu’une impression aux multiples employeurs qu’elle avait rencontrés. Le premier s’était retrouvé la bouche entière brûlée quand il lui avait demandé de lui préparer un café, de toute façon cela ne faisait pas partie de ses compétences, avait-elle pensé. Elle s’était chargée de laisser une empreinte de feu sur la joue du second, quand il avait critiqué le pull élimé et d’un vert douteux qu’elle portait. « Manque de goût, qu’il avait dit. » Se rappela-t-elle
L’homme devant elle secouait la tête, l’air sévèrement déçu.
« _ ça y est, ça y est, paniqua-t-elle. Maintenant il va prononcer la phrase qui tue.
_ Je vais étudier votre dossier, murmura-t-elle à sa propre personne. On vous rappellera.
_ Eh bien mademoiselle, commença son employeur potentiel, votre c.v n’est pas mal, mais je crains que cela…
_ ne soit pas suffisant ! conclut-elle en fondant en larmes.
Soudain, sans attendre un mot de plus, elle se leva, prit son sac et s’en alla.
_ Mais, je n’ai pas fini…revenez ! bafouillait l’autre à son intention.
Elle poussa rageusement la porte de sortie et s’enfuit en courant. Elle était tellement déçue, tellement perdue ! Son cœur…elle ne sentait plus son cœur battre. Encore un échec, encore un !
Elle avait espéré...enfin, elle avait cru un instant qu’elle aurait de la chance cette fois. Elle courut, courut, courut jusqu’à ce que ces jambes ne cèdent. Elle avait couru si vite, sans savoir où elle allait. Elle se retrouva juste devant un parc, loin du cœur de Berlin. Que faire ? Elle ne connaissait pas ce quartier, mais si accablée qu’elle était, elle entra dans le parc.
Karlina avançait au hasard entre les passants, le corps tremblant. Elle avait si mal. Tant d’échecs, ce mois, le mois précédent, et le mois d’avant aussi. Les yeux embués de pleurs, ses jambes se dérobèrent sous elle. Elle s’évanouit sur un banc isolé.
Elle ne vit évidemment pas le jeune homme à l’aspect étrange, qui après l’avoir observée inerte, s’empara de son sac, où résonnait son Iphone d’un appel de Jean.






( Alors qu'en dites-vous?)


Dernière édition par Robie le Lun 16 Aoû - 13:09, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Lun 16 Nov - 20:54

Génial j'adore!!! Le voleur, il lui prend son sac alors qu'elle ne se sent pas bien!! pffffffffffffff
Donne vite une suite stp!!!!!!!!!!!!!!!!!
Biz
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Lun 16 Nov - 20:54

j'attend la suite !!!! j'adore
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Lun 16 Nov - 22:57

Le début est super, j'ai hâte de connaitre la suite.
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mar 17 Nov - 6:47

Annn merci les filles Embarassed ça fait chaud au coeur. Bon comme j'ai un peu de temps là (à peine 20mns avant de courir comme une dingue pour les cours), je poste la suite. smack


La dépression

Tout était sombre et paisible dans la chambre. Il était presque sept heures du matin, et rien ne semblait pouvoir troubler le repos de Karlina. Rien, sauf peut être le radio-réveil.

« _ Une nouvelle semaine commence sur les ondes de radio Djeun’s. Aller, on dit bonjour au lundi avec « Big girl you are beautiful » de MIka! aboya une voix stridente dès que sept heures sonnèrent.
Karlina se releva avec une sauvagerie déconcertante et saisissant la radio, elle la lança contre la fenêtre.
_ La ferme toi ! Chui pas grosse !
_ Personne n’a dit que tu l’étais chérie, fit une voix mielleuse.
Klark avait entrouvert la porte et lui souriait. Non, elle n’était décidément pas d’humeur. Elle ne supportait même plus son meilleur ami, celui qui avait toujours été son refuge, son deuxième frère après Jean. Jean…elle ne lui avait pas parlé depuis l’incident, elle n’avait vraiment plus la force de se lutter, même pas pour son jumeau.
_ Dehors Klark. murmura-t-elle
_ Arrête de faire ton enfant gâté. Ça fait un mois que tu t’enfermes dans ta chambre. La vie est dure pour tout le monde, tu le sais ça. Jamais je ne t’ai vu baisser les bras si facilement, tu n’en n’as pas le droit, tu m’entends ?! Donc tu te lèves et tu vas envoyer d’autres demandes d’emploi, avant de devenir vraiment obèse de farniente.
Karlina bondit de son lit comme frappée d’une révélation. Elle avait le teint blâfard et les yeux exorbités. Son ami ne savait pas quoi penser, Lina était si différente, si changée, on aurait dit comme possédée. Elle se rua sur lui, comme pour se jeter dans ses bras, comme pour s’excuser, pleurer un bon coup et se bouger le train.
Le pauvre Klark ouvrait déjà les bras, le visage compréhensif. Oh oui, il savait comme les temps avaient été durs pour elle, mais son amie avait surmonté pire ; elle avait vaincu la douleur de la mort de sa mère, elle avait tenu pendant la terrible maladie de Jean. Alors, elle réduirait en cendres ce nouvel obstacle, c’était évident.
En quelques secondes Karlina avait franchi l’espace entre son lit et Klark, et avant même que ce dernier ne réalise ce qui lui arrivait, elle le poussa hors de sa chambre et lui claqua la porte au nez.
_ Vas-t-en! Je veux qu’on me laisse tranquille. J’en ai marre de me faire jeter. Le mois passé c’était Kévin qui me quittait parce qu’il voulait plus qu’on le voit sortir avec un mammouth. Ce mois personne ne veut m’engager sous prétexte de mon manque d’expérience. Comprends-moi, j’en ai marre, je ne veux plus…je ne veux plus me battre.
Le jeune homme resta figé pendant un long moment devant le mur que cette femme-enfant venait de dresser entre le monde et elle. Il pouvait l’entendre sangloter contre la porte, il la sentait si désespérée, mais, il ne comprenait pas. Il ne comprenait pas pourquoi cette guerrière s’enfuyait soudain du champ de bataille.
_ Lina, Lina ouvre-moi. supplia-t-il
Seule une plainte étouffée lui parvint. Il n’y avait donc rien à faire pour le moment, il fallait peut être lui laisser un peu plus de temps. En tout cas, c’est ce dont il se persuada quand a contrecœur il effleura la poignée de cette porte puis se retira. Klark descendait l’escalier plongé dans ses pensées.

Un mois s’était écoulé depuis l’incident du parc. Depuis, sa meilleure amie restait dans sa chambre, le regard dans le vide, fredonnant souvent des airs inconnus et désespérément lugubres. D’autres fois regardant des films à l’eau de rose, un immense pot de chocolat à la main. D’habitude, Lina ne stagnait jamais sur ses échecs, elle allait toujours de l’avant, et maintenant elle faisait une dépression ? Le plus grave était à redouter…elle donnait toujours une ampleur excessive aux événements, si elle déprimait cela prendrait tout de suite une très mauvaise tournure. Il sentait que tôt ou tard elle perdrait tout contrôle.
Arrivant au bas des escaliers, il se dirigea vers le frigo, il y prit une bière et vint s’affaler devant la télé, juste à côté de Jean. Ce dernier ne disait rien, il regardait la télé l’air totalement absent. Devant ce visage vide et étranger, Klark eut un pincement au cœur. Qu’est-ce qui se passait dans la vie de ses amis ?! Soudain Karlina et Jean devenaient des étrangers pour lui mais aussi entre eux-mêmes, ces jumeaux qui ne faisaient qu’un auparavant, maintenant s’entredéchiraient.
Klark avait rencontré les jumeaux lors de leur emménagement à Berlin il y avait de ça deux ans.
Jean et Karlina avaient beau être jumeaux et se ressembler énormément physiquement, leurs caractères étaient tellement opposés qu’on se demandait comment ils réussissaient à vivre ensemble. Jean était affectueux, calme, ordonné et compréhensif ; alors que sa sœur était un véritable ouragan. Ordonnée d’accord, mais aussi, lunatique, brutale et perfectionniste. Leur seul point commun était Karl, et le fait qu’ils adoraient faire la fête à en être totalement pétés. Pourtant l’un comme l’autre était comme une autre partie de lui-même, ils formaient tous trois le trio inséparable et soudé. Et puis tout s’était écroulé pendant l’année en cours.
Jean avait trouvé un boulot comme Dj dans une boîte de nuit branchée: le Cookie. Karlina avait vu toutes les portes se fermer devant elle quand elle postulait dans des entreprises de son domaine : la mode.
Klark était encore plongé dans ses souvenirs mélancoliques quand Karlina arriva. Il ne la vit pas dévaler les marches de l’escalier et ouvrir le frigo, et ce ne fut que lorsque la masse que formait Jean bougea qu’il revint au monde réel.
(Jean)
Je l’entendis fouiller le frigo comme une furie. Cette situation commençait vraiment à me saouler. Je me levai, arrachant la bouteille de bière de Klark à moitié surpris. Je failli la lâcher, quand je vis ma sœur. Ma moitié, ma jumelle. Elle n’était plus la même, autant mentalement, que…physiquement.
_ Mais p*tain lina qu’est-ce t’a fichu ! m’écriai-je horrifié
Elle se retourna vers moi les agrandit par la surprise. Je ne lui avait jamais parlé sur ce ton, jamais nous ne nous disputions vraiment, mais à cet instant-là, tout avait radicalement changé de nos vies.
_Tes…tes cheveux ! quelle horreur ! s’enquit Klark quand il la vit.
J’étais hors de moi, je voyais rouge. Le désespoir et la tristesse m’écrasaient, et devant l’évidence je refusais toujours d’ouvrir les yeux. Je refusais de croire que l’amazone qui se tenait devant moi était bien ma moitié.
_Tu nous la joue Rihanna maintenant ? Mais qu’est-ci te prends ?
_Oh toi ta gueule Jean ! aboya-t-elle mi-amusée mi-agacée
Elle me regardait avec un air dédaigneux, comme si elle avait pitié de moi. Karlina avait toujours été l’objet d’admiration de tous, à cause de ses cheveux. Ils étaient longs, très long et d’un noir de jais avec quelque mèches grises. Tellement souples, que c’était une véritable merveille aux yeux de tous. Ces cheveux si beaux...avaient subit sa folie. Elle les avait coupés dans tous les sens, tailladant, et hachant avec sadisme sa merveilleuse chevelure. Ils étaient dans un piteux état, il semblait que c’était avec peine et mélancolie que le peu qu’il en restait pendouillait ça et là de chaque côté de son visage.
Elle se tenait là telle une sauvage, une bière au coin de la bouche, le regard meurtrier. Je perdis le contrôle et lui lançai ma bouteille à la tête. Elle l’esquiva avec facilité et m’envoya la sienne.
_ Miséricorde ! Ça y est ils ont perdu la tête. Pleurnicha Klark
La bouteille s’écrasa contre le mur derrière moi avec un bruit de vaisselle brisée. Des mèches grises tombaient encore de ses cheveux sur ses épaules nues.
Je m’élançai vers elle. Pourquoi ? Je ne le sais…peut être pour la serrer dans mes bras, ou pour la gifler pour qu’elle se réveille, enfin. Pour que tout ça cesse définitivement ?…peut être.
J’étais à quelques centimètres de son visage. Elle me sourit, mi-blessée, mi-haineuse. Elle leva la main dans un geste rapide…et je reçu la gifle la plus douloureuse et la plus puissante de ma vie. Je me retrouvai à terre. Elle éclata de rire, s’avança, se baissa sur moi le sourire aux lèvres elle se rapprocha de mes oreilles :
_Tu vois frérot…c’est comme ça je me sens chaque jour que je me lève. Désemparée et blessée…oh et seule, seule au monde. Délaissée de tous…même de toi. Murmura-t-elle
Puis elle éclata d’un rire à vous donner froid dans le dos. Était-ce vraiment ma Lina ? Une lueur passa dans ces yeux…non…ce n’était pas possible. On aurait dit…elle. On aurait dit Ne…non…ce n’était pas vrai. Ça ne pouvait pas être elle, elle était morte.
Karlina tenait Jean par le col, personne n’aurait su dire ce qu’elle ferait, comment elle se sentait, ce qui lui passait par la tête. Elle avait raison, sa victime se sentait désemparée, d’abord par cette gifle à vous dévisser la tête qu’elle lui avait administrée, mais aussi du fait que Jean avait un instant vu à la place de sa sœur, une personne qui n’aurait pas du y être. Une personne qui auparavant lui administrait des gifles du genre qu’il venait de recevoir. C’était impossible…Cependant qui en aurait pu être sûr face à la démence de cet assaillant ?
Le garçon sentit son double le soulever de terre, son cœur tambourinait, il avait envie de fuir, de se sauver de ces griffes acérées.Il n’en fit rien.
_ Non…non. Lina pose le. Pose le tout de suite t’entends ? Kar…
Avant même que Klark ne tombe évanoui devant tant de sauvagerie, on cogna à la porte. C’était comme si le temps s’arrêtait. Tous trois se retournèrent vers elle. Aucun ne pensa à l’ouvrir.
Ensuite on cogna encore, et la sonnette retentit dans le silence paralysant qui s’était installé.


(Karlina)

Soudain le brouillard qui m’obstruait la vue se dissipa. Je n’avais plus mal à tête…mais…je tenais Jean par le col. Karl me regardait terrorisé. On sonnait à la porte. Personne ne bougeait, personne ne parlait…personne n’allait ouvrir, mais l’intrus insistait.
Je ne comprenais rien, mais je ne lâchais pas Jean pour autant. Je tentais de reprendre mes esprits…en vain. La radio…Karl que je poussais hors de ma chambre…et...moi pleurant…une paire de ciseaux…et plus rien. Une paire de ciseaux ? Une mèche de cheveux tomba sur les lèvres de Jean. Je voulus saisir mes cheveux…j’attrapai l’air. Je le lâchai, affolée. J’avais l’étrange sentiment que quelque chose d’affreux était arrivé. Quand je sentis une brise d’air sur mon cou curieusement dénudé, je paniquai.
_ Mes cheveux ! Mes cheveux, maman ! Où…qui…qui ?
Dessus, la sonnette retentit de nouveau.
_ B**del ! Qui c’est encore!
J’enjambai Jean qui était resté étendu par terre. J’ouvris la porte les larmes aux yeux décidée à foudroyer le responsable de ce vacarme. J’ouvris la porte avec brutalité et avant même que je ne puisse terrasser l’intrus, celui-ci me prit la parole.
_ Mademoiselle Karlina Vera ? fit l’homme en hésitant
_ Quoi ?!
_ Je veux vous engager comme styliste privée . Êtes-vous toujours intéressée ?


Dernière édition par Robie le Mar 22 Déc - 19:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mar 17 Nov - 12:44

j'adore vivement trop la suite
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mar 17 Nov - 13:29

Excellente suite bravo!!
Vivement la prochaine!!
Biz
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mar 17 Nov - 13:38

Merci beaucoup!!
J'espère vraiment qu'elle vous plaira la prochaine..vais faire tout tout pour que ça plaise. Embarassed
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mer 18 Nov - 16:11

Wow, je veux savoir c'est qui la personne et si elle acceptera de prendre une fille qui a perdu sa magnifique chevelure au cours d'un instant de posséssion par un je ne sais quoi .

A quand la suite ?
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mer 18 Nov - 18:57

Very Happy Voici le nouvel épisode de votre feuilleton! Bonne dégustation à tous!Laughing


Le contrat

Il était de nouveau sept heures du matin, et comme chaque matin à pareille heure, le réveil-radio se déclencha et une voix tonitruante se mit à résonner dans la petite chambre : «
_ Un mardi plein de soleil se lève pour tous les auditeurs. Eh oui, les dames sont à l’honneur cette semaine, que tout le monde se lève pour bouger sur…
Karlina s’élança sur la radio dans le seul but de lui ôter l’âme, car elle savait déjà quelle chanson se serait, elle savait que le mot une fois prononcé, elle ne pourrait échapper à la fatalité : elle était grosse.
_ …sur “Don’t stop the music “de Rihanna!
Lina se figea brusquement en se rendant compte que ce matin-là Mika lui était épargné.
_…Elle a de la chance aujourd’hui cette chère radio, hein ?
_ Jean…Euh oui, fit-elle en reposant le malheureux radioréveil. Euh...hum tu sais…je…je suis vraiment désolée pour hier
Il s’assit près d’elle et posa sa tête sur son épaule. Elle lui caressa les cheveux.
_ Je ne sais pas ce qui m’a pris…oh, je suis tellement désolée ! sanglota-t-elle.
_ Chut. Tu pues du bec, maugréa-t-il en fronçant le nez
_ Ne change pas de sujet !
_ Au secours, protégeons la planète contre la pollution ! fit-il en se dégageant hâtivement de son champ de tir. Ta bouche Lina, ta bouche au réveil est à elle seule une usine de CO2!
Elle le regarda pleine de tendresse, malgré tout ce qui avait pu se passer la veille, il ne lui en voulait pas. Il avait la bouche en cœur et l’air faussement offusqué.
_ Au lieu de faire le pitre, aide-moi plutôt à me lever, j’ai un contrat à signer, capitula-t-elle en riant. Jean était unique et s’il n’était pas là pour elle, elle serait perdue, elle en était persuadée.
Il la prit par la taille et la déposa devant la porte de sa salle de bain, le visage soudain sombre. Elle lui fit la bise plongée dans le bonheur le plus absolu, sans voir l’expression qui s’était peinte sur le visage de son jumeau, et s’enferma dans la salle de bain.
Laissons un instant Karlina Vera et sa nouvelle bonne humeur, pour ses employeurs…
Dans le salon d’un immense appartement, deux hommes d’un certain âge discutaient debout. Quatre jeunes garçons étaient affalés dans des fauteuils près d’eux, mi-amusés, mi-ennuyés par ce qui ce passait : «
_ Toi David ! Tu es allé jusque chez elle, lui proposer de l’engager ?! Je n’y crois pas une seconde.
_ Je ne t’y force pas Helmut, répondit froidement le dénommé David. Cette fille a du potentiel, je le sens.
_ Des tas de filles ont du potentiel, répliqua-t-il acerbe. Toutes celles que Michaël nous a présentées avaient du potentiel. Pourquoi tu en fais une affaire personnelle ?
_ C’est Michaël qui me l’a recommandée figure-toi. Elle s’est enfuie avant qu’il n’ait pu lui dire qu’elle était prise, il y a un mois de ça et depuis on en a pas trouvée de meilleure. Je veux le meilleur pour le groupe, c’est tout.
_ Toutes celles qu’on a essayées ne sont pas restées bien longtemps. Pourquoi celle-ci serait différente ? insista Helmut. Ce dernier ne comprenait vraiment pas ce qui avait bien poussé son ami et collègue à faire une énormité pareille. Pourquoi aller chercher cette fille insignifiante jusque chez elle pour lui dire qu’il y avait toujours une place disponible de styliste pour elle ? Pourquoi celle-là et pas une autre ?
_ Je sais qu’elle ne vendra pas des photos chocs du groupe, comme cette Kristie. Qu’elle ne se laissera pas séduire par Tom et que Bill ne l’effrayera pas plus que toi et moi. Répondit David,il était inflexible.
_ Je ne sais pas…si tu y tiens, finit-il par dire. De toute façon, quand David avait quelque chose en tête plus personne ne pouvait lui tenir tête bien longtemps. Il se tourna donc vers le groupe pour savoir ce que les garçons, principaux concernés, en pensaient.
_Vous ne dîtes rien les garçons ? demanda-t-il
_ Elle est jolie ?lança gaiement le jeune homme assit à quelques pas de lui.
_ La ferme Tom, on parle sérieusement là, va jouer ailleurs, répliqua un autre à la chevelure liste et démesurément longue.
_ Georg…j’avais remarqué que t’étais en manque ces temps-ci…mais à ce point. Exulta Tom
_ T’as pas cuvé ta vodka d’hier ou quoi ?vociféra-t-il. Et toi Gustav…éteint cette télé!
_ Lâche-moi un peu l’avorton !beugla Gustav
En moins de temps qu’il faut pour le dire, ils commencèrent tous les trois à se disputer, haut et fort.
Le quatrième ne cillait pas. Il semblait très loin d’eux comme plongé dans le flot de ses pensées. Il regardait ses ongles laqués de noir, l’air intrigué.
_ Je crois que l’ennui nous fait tous délirer ces temps-ci, fit Helmut en soupirant. Les garçons en était à leur ènième bagarre et la journée était loin d’être finie.

_ De toute façon, on repart demain je pense que Bill est prêt pour une nouvelle tournée, répondit David en baillant.
_ Ne le pousse pas trop quand même, il a l’air…
_...ailleurs, compléta David. Je sais. Depuis sa rencontre avec cette inconnue dans le parc, il parle très peu, mais passe ses journées à écrire. Tu devrais lui parler.
_ Pourquoi moi ? gémit Helmut.
_J’en ai ma tasse des histoires de cœur des jumeaux.
_ Non mais, rien que ça ! répliqua son ami. Helmut comme David en avait assez des gamineries des jumeaux Kaulitz, tantôt c’était Tom et sa ènième conquête, tantôt c’était Bill et son célibat subit. A contrecœur Helmut se résolut à la corvée. Bill ? Viens, je dois te parler.
Le prénommé Bill, leva distraitement les yeux de ses ongles et les posa sur celui qui l’appelait. Les trois autres s’étaient arrêtés et le regardèrent s’en aller avec Saki. Ils sortirent de l’appartement.
Bill s’alluma une cigarette, puis regarda le couloir, cherchant à y dénicher le sujet de sa future conversation. Il savait déjà ce que Saki allait lui dire, il l’avait entendu en parler avec David à l’instant. Il le devança :
_ Tu sais ce qui m’intrigue le plus chez elle ? demanda-t-il l’air mystérieux. Ses cheveux…et puis son expression quand elle était évanouie. Tu sais ce que j’y voyais ? Une tristesse infinie, une déception telle qu’on pourrait tous s’y perdre.
_ Et alors ? répondit Helmut agacé. Il n’était vraiment pas d’humeur.
Bill lui lança un regard noir, puis se retourna vers le fond du couloir.
_ Quoi ? Tu l’as aidée comme tu pouvais, elle est à l’abri chez ses proches. Qu’est-ce tu veux encore ? Ça fait un mois, elle doit avoir oublié tout ça. Et puis, elle ne t’a même pas vu. On passe à autre chose quoi !
_ Pff. Tu ne l’as pas vue…quand on l’a vue, on pense autrement tu sais. Mais tu as raison, je ne la reverrai jamais…j’aurais tant voulu savoir… fit Bill, puis il soupira et détourna encore son regard de Helmut.
_ ça suffit Bill. Maintenant, tu viens, vous allez déjeuner en ville ».
Le jeune homme se laissa entraîner, avec la ferme intention de leur fausser compagnie avant même qu’ils ne soient au restaurant. Un déjeuner de travail, et puis quoi encore ? Il ne regarderait personne signer de contrat. Il n’avait pas l’intention de rencontrer la fille à tout faire du groupe.
Ainsi l’heure du départ arriva. Quand les autres montèrent en voiture, il se cacha derrière, attendit que personne ne regarda de son côté, puis se dirigea vers le fameux parc…peut être y rencontrerait-il encore la fille au regard mystérieux.
Une demi-heure plus tard.
(Karlina)
J’arrivai au restaurant avec dix minutes de retard, l’aubaine ! Un serveur qui devait se sentir horriblement à l’étroit dans son gilet et sa chemise, un peu trop serrés à mon goût, m’emmena à la table 5. Je n’avais pas l’habitude de ce genre d’endroit. Ça puait le luxe et le snobizardisme à plein nez. Deux petites vieilles me toisèrent avec dédain quand je dépassai leur table. Qu’est-ce je disais ! Des gens qui ne savent pas quoi faire de leurs milliards. Qu’est-ce je fichais là ? Je voulais juste habiller des gens rien de plus. Pourquoi tout ce tralala ? Un contrat offert sur un plateau d’argent, mon employeur qui venait me chercher chez moi, un restaurant de luxe… Et à l’instant même, cinq personnes qui me passaient aux rayons X, une fois que je m’arrêtai devant elles.
Quelle embrouille ! Je ne supportais pas d’être sous les feux des projecteurs, surtout si c’étaient des inconnus qui me fixaient avec un intérêt manifeste. Ça y est, je rougis, gênée. Qu’est-ce qu’ils avaient tous à me mater comme ça ? J’étais au bord de la crise de nerfs. Le stress me broyait l’estomac depuis la porte d’entrée du restaurant, et maintenant la timidité s’y ajoutait avec perfidie. Et pendant tout ce temps, personne ne disait mot.
_ Bonjour je m’appelle David, fit l’homme au visage charmant qui avait sonné chez moi la veille. Voilà Helmut, le chef de la sécurité, et il inclina la tête vers un quadragénaire roux qui trônait à sa droite. L’homme inclina sa tête vers moi à son tour, je souris. Il tourna son regard vers une bande de garçons qui se tenait à sa gauche. Ils avaient l’air poupin, mais j’étais persuadée qu’ils devaient être tous plus âgés que moi. Ces garçons me furent présentés comme étant Tom Kaulitz, Gustav Schäfer, Georg Listing, et Bill quelque chose qui lui, manquait à l’appel.
_ Pff, voila quand personne ne m’écoute quand je parle. Je vous ai crié qu’il n’était pas là. Qui m’a écouté ? Hein ? Hein ? Personne ! clamait le prénommé Tom sur un ton tragique.
_ La ferme le poulpe ! coupa le nommé Gustav, sans même détourner son regard du panier à pain qu’il vidait nonchalamment de son contenu.
_ Je vais le chercher, fit discrètement Helmut, qui semblait terriblement exaspéré. Je crois savoir où il est. Encore enchanté de vous avoir rencontré mademoiselle, dit-il avant de s’éclipser.
_ Je viens avec toi, fit une voix grave derrière une pluie de cheveux. C’était le troisième garçon qui n’avait rien dit jusque là, il s’appelait Georg donc. Salut, souffla-t-il en me dépassant.
_ Salut, répondis-je, persuadée que j’étais tombée parmi des extraterrestres.
_ Reste pas debout comme une patate, ânonna Tom. Il fit semblant de nettoyer la chaise que Georg venait de quitter. Puis il tendit vers moi de grands yeux implorants, m’invitant explicitement à le rejoindre. Viens t’assoir près de moi, beauté.
J’hésitai un long moment, puis David me décocha un regard exaspéré. Je m’exécutai avec réticence, prenant soin de me tenir le loin possible de Tom Kaulitz.
_ Les garçons, reprit David au bout d’un instant, je vous présente Karlina Vera.
_ Enchanté, firent Gustav et Tom d’une même voix.
_ Moi de même, murmurai-je, les joues en feu.
Avant même que David ne reprenne, Tom se mit à déverser un flot de paroles. Il n’arrêtait pas de parler. De lui, du groupe, de son frère…et de nous. Non mais, il me draguait ouvertement celui-là ! Et puis quel groupe ? Si quelqu’un pouvait m’expliquer ça m’aiderait beaucoup !
_ Mais, je ne comprends rien, coupai-je au bout de quelques minutes. Pourquoi vous m’engagez finalement ? demandai-je à David.
_ Je voudrais que vous remplaciez notre styliste et notre maquilleuse, que j’ai virées il y a environ deux mois, répliqua-t-il en portant son verre à ses lèvres.
_ Direct le Davidounet ! commenta Tom avec enthousiasme. Décidément, il ne devait avoir que cinq ans environ d’âge mental, pas plus.
_ Ah, je vois, bredouillai-je dépitée. David était vraiment très direct. Je commençais à appréhender notre future collaboration. Envisager de travailler vingt quatre heures sur vingt quatre avec un homme si exigeant et si direct ne me laissait présager rien de bon. Normalement cela aurait dû me motiver, me donnai l’envie de me dépasser. Mais quelque chose semblait flou, comme si l’intention première de cet homme n’avait jamais été de m’engager dans un but purement professionnel. Mais qu’aurait-il pu bien vouloir de moi ?
_ Oh, je voudrais aussi que vous assistiez Bill. Il envisage d’étoffer sa marque de vêtements. Quelques cours express ne lui feront pas de mal. Alors c’était donc ça. Rien que ça ? Et puis j’ai lu que vous étiez polyglotte, ça nous servira surement beaucoup, conclut-il un sourire mesquin aux lèvres.
_ Tout ça ? Je ne pense pas que ce soit raisonnable, intervint le silencieux Gustav, encore plus étourdi que moi par ce catalogue d’exigences.
_ C’est à prendre ou à laisser. Son salaire ne sera pas de moindre importance crois-moi.
_ Du calme, je n’ai aucunement l’intention de refuser. Mais vous comprenez que ce n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais.
_ Je sais. Il faudra donc que vous soyez disponible à toute heure, et prête à aider là où on vous appelle, fit-il en ignorant royalement mon hoquet de surprise. Il n’avait apparemment rien à faire de mes protestations, et il me le faisait très bien remarquer. Au fait, je suppose que ça ne vous pose aucun problème de voyager en permanence non ? demanda-t-il avec un semblant d’inquiétude dans la voix. Il me fixait en haussant les sourcils.
_ Non.Mais…
_ Alors, c’est conclu, déclara-t-il en sortant un dossier débordant de papiers. Il le posa devant moi et me tendit impérieusement un stylo à plume. Évitez les histoires d’amour ou d’autres avec les membres du groupe, pour leur bien…et le vôtre surtout. Si vous n’avez pas de questions, signez.
_ Ah non, quand même, tout sauf ça, l’interrompit Tom, aberré par l’interdit que son manager venait de poser. Il semblait ahuri par le fait qu’on m’interdise de me jeter à ses pieds, folle d’amour pour lui. Hein ma liline, tu es parfaitement contre, n’est-ce pas ?
_ Ma liline ? Et puis quoi encore! Je le repoussai fermement, saisit le stylo que David me tendait, et signer pour un meilleur avenir. Mr David j’accepte. Déclarai-je rageusement.
Je n’eus même pas le temps de terminer ma phrase, quand je me vis signer toutes les pages qu’on me présentait.
Quelques minutes après je marchais seule dans la rue, me reprochant de n’avoir pas gardé la tête froide. Quand même ! Depuis que j’attendais ça, je n’allais pas me débiner. Non pas encore, pas maintenant. J’avais signé pour une nouvelle vie. Tout le monde aurait fait de même. J’en étais persuadée.
Je me sentais revivre. Et puis cette nouvelle coupe m’allait plutôt bien. Elle marquerait le début d’une longue série d’énormes changements dans ma vie. Une nouvelle coupe, une nouvelle vie, enfin un bon job, et plein de nouveaux endroits à découvrir. Rien ne me faisait plus plaisir à l’instant que cette nouvelle perspective d’avenir qui se dessinait. J’étais super heureuse, et, il me sembla que le moment était idéal pour une petite folie, n’est-ce pas ? J’entrai donc dans une boutique de cd.
Certes, j’avoue que le choix n’était pas vraiment fou et risqué, mais ce petit plaisir était tout ce qu’il me fallait.
<< _ Hum, qu’est-ce qu’il y a au rayon rock ?murmurai-je en parcourant la rangée de cds des yeux.
_ Hum… Bullet for my valentine? Je l’avais déjà.
_ Cinema Bizarre ? Ils étaient vraiment bizarre ces mecs.
_ Placebo ? Bof. Tokio Hotel ? Connaissais pas.
_ Bon il n’y a rien de marrant ici hein, m’exclamai-je dépitée.

_ Mademoiselle je peux vous aider ? me demanda une jeune fille brune au sourire éblouissant

_ Nan c’est bon. Je fais juste le tour. Répondis-je
_ Vous êtes sûre ? Il y a Tokio Hotel, un très bon groupe. Ils font la une des journaux people ces temps-ci. Ou Green Day? Peut être vous préférez Coldplay ? Essayez au moins, tenta-t-elle.

_ Si je l’essaie chez moi pendant quelques mois, et que finalement ça ne me plait plus, je peux me le faire rembourser? Demandai-je innocente ».


Elle sourit complètement désabusée. Je fis une petite grimace et je tournai les talons. Finalement il me semblait bien que ça avait été une mauvaise idée d’entrer là. Je sortis et commençai à avancer sur le trottoir quand quelque chose me frappa. Pendant que j’y pensais, comment le poulpe avait dit que son groupe s’appelait déjà ? C’était le nom d’une ville je crois, en rapport peut être avec les mangas. Je ne m’en souvenais plus. Soudain le nom se fit plus distinct, le nom de leur groupe c’était…Tokio Hotel.

J'hésitais à retourner le prendre. Ces garçons se comportaient comme des mômes, et leur musique..enfin... J'étais plus Black ghosts ou Radiohead, mais surtout pas ça. Mais si je devais les supporter pendant quelques années, je devais me préparer à tout, et surtout au pire. Cela provoquait une douleur presque physique de faire ce choix, pourtant je pris sur moi et retournai à la boutique.

Quand j'entrai de nouveau, la vendeuse m'offrit un sourire aveuglant. Bon, je n'allais pas m'éterniser dessus! Je prenais le cd, je serrais les dents et je m'en allais vite fais de là.
La fille au sourire effrayant ne me suivit pas jusqu'au rayon, triomphante et fière d'elle, elle se tenait en retrais. Je m'arrêtai et pris l'album. Décidément ces garçons étaient vraiment étranges.
Soudainement et presque subtilement je sentis quelque chose me frôlai, instinctivement, je me retournai. Personne. Et la fille au sourire? Toujours en retrait un peu plus loin derrière une pile de cds. Un curieux halo l'entourait. C'était une lumière menaçante et...mouvante.
Des énormes tentacules ondulaient dans ma direction. Elles semblaient vivantes et comme faites de gaze. L'une d'entre elle arrivait jusqu'à moi et m'enlaçait presque langoureusement, comme si elle était une partie de moi. Comme si nous formions un tout et qu'il fallait absolument que bientôt nous ne fassions plus qu'un.

Ma vue recommençait à se flouer.Je n'arrivais pas à lutter contre ce désir de fusion.

_ Ne faire plus qu'un, se réveiller enfin, retrouver la vraie...moi.

La vraie moi? Que se passait-il? Le brouillard s'intensifiait, cette voix n'était pas la mienne...tout recommençait comme hier..non..

_ Je ne veux pas, murmurai-je à bout de force
_ Pas maintenant!! hurlai-je soudain.

Le monstrueux bras de cette chose se tordit de douleur, une voix hurla dans ma tête, et soudain tout redevint normal.

Tout doucement, je réalisai que j'avais les yeux clos, je les ouvris. La fille avait perdu son sourire et haletait. Je bondis sur mes jambes et m'élançai hors de cet enfer en serrant le cd contre mon cœur.


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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Mer 18 Nov - 20:31

Wowowowo, tu comptes nous laissez comme ça.

Ouch Tokio Hotel, ça faisait longtemps que j'avais pas entendu parlé d'eux. J'étais fan avant mais ils m'ont trop soulé dans la presse people a retardé la date de sortie de leur new album.

Mais j'aime bien la façon dont tu les as mis dans ta fic, c'est marrant.

En tous cas, très belle suite.
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Jeu 19 Nov - 1:31

Excellent vivement la suite!!!!
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Jeu 19 Nov - 7:14

Cc, désolée pour les petites fautes dans le texte, je n'avais pas pu relire avant de poster. Embarassed
Tokio hotel...j'hésitais beaucoup à mettre cette partie, mais je suis contente que vous aimiez. Ma fiction n'a rien avoir avec une apologie du groupe rassurez-vous. Laughing

Alors je vous mets la suite tout de suite.. happy

Une soirée au Cookie

_ Demain à 8h ! Tu te fiches de moi ? beugla Jean au bord de l’infarctus.
_ Hey, pourquoi tu le prends comme ça. C’est ma chance quoi ! se défendit sa sœur.
_ T’es chûre d’afoir bien réfléchi ? demanda Klark en machouillant son reste de pizza. C’était une Works, avec des tranches de saucisses, du lard, du jambon et des dés de bœuf épicés. Un vrai délice.
_ Bien sûr que non, beugla Jean de nouveau en brandissant sa part de pizza, comme un doigt accusateur. Les dés de bœuf se répandirent sur la table à manger. Il n’y accorda aucune attention.
Elle a encore foncé dans le tas. Ils partent en tournée Lina. Ils passent de pays en pays, de villes en villes, sans vraiment se reposer. Peut être que tu ne nous reverras pas avant un mois ou deux.
_ Je sais. Jeanjean, t’as peur que je te manque c’est ça ?! Ben on s’appellera, hein ?
_ On dirait que ça ne te dit rien de me laisser comme ça du jour au lendemain, murmura-t-il en jetant le morceau de pizza, que Klark lorgnait avidement, dans son plat.
_ Bah, en même temps…vous n’êtes pas mariés, et elle est majeure…enfin je ne dis pas ça pour…
_ Ok, ça va, j’ai compris ! siffla Jean. Il se leva avec fureur, puis fixa Lina avec douleur. Je vais travailler. Au revoir, conclut-il en se détournant d’elle.
_ Attends Jeanjean, fit Lina en le retenant par la main. Ce n’était pas comme ça que ça devait se passer. C’était sa dernière nuit à Berlin. Qui sait où elle serait le lendemain soir ? A Magdeburg ? Et le surlendemain au soir, ne serait-elle pas en route pour Leipzig ? Quelle que serait sa destination, elle ne serait pas dans cet appartement. Elle ne serait pas entrain de regarder les experts avec Jean, pliée de rire par les répliques morbides de Cain, ou bavant d’admiration devant ce canon d’Eric. Elle partait pour un très long moment, et elle voulait que cette soirée soit unique. Elle ne suffirait peut être pas à compenser toutes celles qu’ils passeraient, Jean et elle, chacun de son côté, mais dans tous les cas, cela constituerait un souvenir spécial, unique.
_ Je pensais, reprit-elle avec tristesse, qu’on pourrait passer notre dernière soirée ensemble…
_ Je dois travailler aussi, tu sais, brailla-t-il en dégageant sa main. Il ne voulait pas qu’elle s’en aille. Il ne savait pas ce qui allait arriver. Il ne savait pas quand cela arriverait, mais il était persuadé que ça finirait mal. Ce n’était pas qu’un pressentiment, c’était quelque chose d’évident. On pouvait le sentir dans l’air. Karlina l’aurait sentit si seulement elle avait l’esprit clair. Ces Kaulitz ! Ils lui avaient tournée la tête malgré tout ses efforts à lui. Maintenant, ils la lui arrachaient, pour leur plus grand malheur. Il se sentait épuisé, impuissant devant la fatalité. Mais, puisque personne ne voulait l’écouter, il préférait se détourner d’eux tous, et attendre.
_ Bah ouais, fit Karlina se levant à son tour. Elle était inflexible. Ce soir-là, c’était sa soirée, et personne ; pas même lui, Jean, son frère jumeau ; ne pourrait la lui gâcher. Elle se planta devant lui et lui barra le passage. Il prit un air d’un sérieux extrême, et lui répondit avec gravité.
_C’était ça l’idée mon grand. On passe la soirée au cookie, mon chou.
Sans lui laisser le temps de répondre, Klark et Lina le saisirent par le bras et l’emmenèrent s’amuser une dernière fois avant la séparation.
Ce soir-là, Jean mit le feu comme jamais au Cookie. Karl, Karlina et lui se pétèrent la tronche comme jamais. De joie, Karlina avait forcé un peu sur la vodka et le whisky, donc, elle dansait avec n’importe qui et faisait n’importe quoi. Elle se déchaînait sur la piste quand un énième garçon la prit par la taille. Elle n’y fit attention qu’au troisième slow, il l’embrassait dans le cou, et la serrait plus fort. Elle essaya de se dégager, il la retint.
_ Laisse-toi faire ma poule, minauda l’intrus. Cela semblait évident que comme Lina, il devait avoir forcé sur la vodka.
_ Ma poule ? Qu’est-ce que t’as fumé toi ? marmotta Lina en essayant de se dégager de son emprise. Hey, bats les pâtes ! Lâche-moi !
Elle le poussa avec toutes les forces qui lui restaient. Lui, il tituba et s’accrocha à son bras. Ils tombèrent tous les deux, l’un sur l’autre…dans une position pas très noble.
_ Wow, t’es déchaînée toi, continua l’autre niaisement.
Elle n’en croyait pas ses oreilles, pourquoi fallait-il qu’il soit là lui aussi. Elle devait halluciner, mais pourtant…c’était bien « _ Le poulpe ? »
_ J’ai déjà entendu cette ravissante voix quelque part…mais où ? ânonna Tom sans bouger de sous Lina.
Jean arriva de nulle part et la souleva de terre, comme il le faisait toujours si…précautionneusement. Karl sortait déjà ses poings. Les autres danseurs s’étaient déjà éloignés d’eux par sécurité.
_ Du calme Karl, fit Karlina en levant la main. Elle tendit l’autre à Tom, et l’aida à se relever. C’est le poulpe…euh je veux dire…
_ Tom Kaulitz. Guitariste des Tokio Hotel, habitué du Cookie, fervent admirateur de Karlina et, j’oubliais. L’un de ses nouveaux patrons, termina-t-il en titubant sur ses chaussures.
_ Tom ? ragea Jean en reconnaissant la voix de cet habitué du Cookie. Qu’est-ce tu fichais sous ma sœur ? demanda-t-il avec froideur. Il fixait Lina d’un regard mauvais, et ne daignait même pas regarder le poivrot.
_ Tu le connais ? demanda Lina, ahurie. De toute sa carrière de cliente du Cookie, elle n’avait jamais rencontré les Kaulitz. Son regard allait de son frère à Tom, en dédaignant l’air accusateur du premier.
_ Bah oui, c’est Jean ! répliqua Tom avant même que le concerné, Jean, ne puisse répondre. Ça fait un bail toi, continua-t-il en tendant la main à Jean. Ce dernier la lui serra avec réticence. Et puis pour ta sœur, fit Tom d’un ton accusateur, c’est elle qui a commencé.
_ Garde tes mains dans tes poches quand même ! siffla Klark. Il était rouge de rage.
_ Parle-moi sur un autre ton morveux, vociféra Tom. Sinon…
_ Sinon, je te casse ta tronche de bob Marley ! explosa Klark en serrant furieusement ses poings.
Karlina commençait à cuver son whisky, elle s’éloigna des deux mômes qui se bouffaient déjà le nez. Sérieux se battre pour elle, trop aimable. Tu parles ! C’était rien que des gamins. Et puis de quoi il se mêle
Karl. Une clope, il lui fallait une clope et de l’air frais, ça migraine lui reprenait. Elle se ruait dehors, quand elle heurta quelqu’un, elle n’y fit pas attention.
La nuit était fraîche en ce soir d’octobre. La jeune fille s’assit sur un banc un peu éloigné de l’entrée de la boîte. Ses yeux s’emplirent de larmes quand elle repensa à sa vie jusque là. Tout ce qui avait changé, tout ce qui c’était passé autour d’elle. La roue tourne pour tout le monde, mais pour elle, la roue avait perdue l’équilibre…ou la lui faisait perdre. Elle glissa la cigarette entre ses lèvres, ses mains tremblaient tellement qu’elle n’arriva pas à l’allumer. Comme vous l’aurez deviné, quand on se sent au plus mal, et seul au monde, il y toujours quelqu’un pour vous tendre sa flamme.
Alors, l’inconnu s’assit près d’elle après lui avoir tendu sa flamme. Elle dit merci, mais ne se retourna pas pour le regarder. Elle tombait de sommeil. Jean, où il était, qu’est-ce qu’il faisait à l’intérieur ? Pourquoi n’était-il jamais là, quand on avait besoin de lui ?!
_ Jean ? dit l’inconnu en écho aux pensées de Lina. Cette dernière se raidit de surprise. La voix douce et menaçante reprit lentement.
_ Oui, Jean. Il est toujours loin quand t’as besoin de lui, n’est-ce pas ? Á croire qu’il te fuit. Avec ce que tu lui as fait, j’aurais peur d’être seul avec toi, moi aussi, ricana l’homme.
_ Quoi ? bafouilla Lina en s’éloignant subtilement de l’inconnu. La terreur grimpait sournoisement de son estomac à son cœur. Il était assis de telle sorte qu’elle ne puisse voir son visage. Et, plus le temps passait, plus Lina comprenait que c’était fait exprès. L’homme formait près d’elle une masse informe, sans visage, sans nom. Seule sa voix, fine, tranchante et sournoise résonnait dans le froid glacial.
_ C’est mieux ainsi Lina mia, murmura-t-il en se collant à elle. Elle frissonna d’effroi. Elle était prise au piège. T’éloigner un peu de lui. Bien sûr, ne serais-tu pas un danger pour les Tokio Hotel? Comme tu l’es pour lui ? Est-ce le bon choix ? Tant de questions sans réponses ? »
Elle s’éloigna d‘un bond de son interlocuteur, pourtant celui-ci réussi à la saisir par le cou. Elle essaya de se débattre, le taux d’alcool de son sang et sa fatigue n’y aidant pas, elle ne tint pas longtemps. Elle se débattit un peu, il serra plus fort.
Elle n'avait rien dit de tout ce qui s'était passé dans la boutique de cd à Jean, et maintenant, maintenant que tout recommençait derechef, elle le regrettait. Pourquoi agressions sur agressions? Qu'avait-elle fait pour perdre l'esprit alors même qu'elle réalisait enfin son rêve?
Perdu l'esprit, c'est ce qu'elle se disait parce que en réalité, elle ne pouvait être en train de suffoquer à l'instant même, étranglée par un simple inconnu, d’une ombre sans visage, sans même rien d’humain. Etait-elle entrain de céder ou cet apaisement soudain qu’elle sentait était-ce juste la sensation de la brise glacée sur sa peau.
Le souffle de la mort s’insinua dans son âme et devint plus qu’une sensation. Elle voulait hurler et se débattre, mais si elle était vraiment un danger pour ceux qu’elle aimait, peut être méritait-elle de s’en aller. Peut être était-ce la punition nécessaire pour avoir infligé de tels sévices à son frère. Peut être, mais ce dont elle était sûre c’est que maintenant elle ne lutterait plus.
Elle se débattit un peu, il serra plus fort. Elle sentait la vie la quitter, tout son corps frissonnait. On la déposait sur le banc, tout en lui enserrant le cou. Dans un sursaut d’espoir elle aurait voulu hurler, juste pour dire à Jean tout son amour, pour lui dire comme elle regrettait ; et surtout pas pour demander de l’aide. Ses yeux s’éteignaient lentement sur le monde…peut être pour toujours. Elle abandonnait tout espoir de vivre. Peut être était-ce vraiment mieux ?
Cette fois elle en aperçu l’ombre obscure et déformée. Elle l’aperçu quand même au-dessus de son agresseur. Le bon samaritain avait essayé de saisir l’assaillant par le cou, ses doigts s’étaient alors refermés sur l’air glacé de cette nuit. L’inconnu s’était évanoui dans la bise, et la fille gisait comme la première fois sur le banc, le visage sans vie, perdue dans les ténébreux couloirs de la mort.


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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Jeu 19 Nov - 20:35

Wow, c'est qui le bon Samaritain, je parie sur Bill.
En tous cas, très belle suite comme toujours.
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Jeu 19 Nov - 23:52

Génial, très stressant!! C'est grave quand même, la pauvre lle n'a pas de chances!!
Vivement la suite!!
Biz
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Ven 20 Nov - 12:31

Kristianna-->c'est comme t'es forte en devinettes. Laughing
Kat--> ses ennuis ne font que commencer en fait..mais t'inquiète elle aura sa revanche. prions
Je suis en train de réécrire le chapitre suivant, je le poste ce soir. bye
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Ven 20 Nov - 23:23

Ah je le savais, je suis trop forte.

JE VEUX UNE SUITE.
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Lun 23 Nov - 6:48

Mdr! Voila voila, j'arrive. Soit pas aussi affamée. lol!

La séparation

«_ Coucou ma belle…Lina mia réveille-toi.

La voix venait-elle du fin fond de mon crâne où était-elle réelle ? Ma bouche était horriblement pâteuse, j’avais comme un goût de sable, d’eau de mer.

_ Lina...ma belle petite fille adorée. C’est maman…il faut que tu te réveilles maintenant c’est l’heure.

Maman ? J’ouvris les yeux précipitamment et essayai dans le même temps de me lever. Je retombai aussitôt comme une masse à mi-chemin de l’effort. Le choc de ma tête fut presque imperceptible, je sentais une matière incroyablement moelleuse sous ma tête. J’essayais de me réveiller, de réagir quand je m’aperçus du fait que j’avais les yeux ouverts.

Où étais-je ? Qu’était-il arrivé ?

Le plafond que j’observais était d’un rose saumon agréable et apaisant. Il y avait une agréable odeur de croissants, de pains au chocolat, de tartes et de millions de petits délices que je n’avais goûtés depuis un bon moment. Depuis la mort de ma mère en fait. Il y avait, je me rappelle, toujours une odeur de friandises et surtout de pancakes fait maison quand je me réveillais chaque matin, quand je n’avais encore que cinq ou six ans. Emerveillée et chatouillée par toutes ces senteurs, je bondissais de mon lit, enfilais mes pantoufles rosées et m’élançais hors de ma chambre, le cœur tout enchanté et l’estomac gargouillant.

Chaque matin cela avait été le rituel, l’éternelle scène, la même que l’on rejouait encore et encore sans même sans apercevoir. C’était des joies candides, pures, des moments de bonheur volé qu’on avait la fâcheuse manie de croire éternels. Et puis un jour tout s’était arrêté, soudainement et irréversiblement. L’image du chérubin aux magnifiques cheveux noirs et gris assis sur le comptoir de la cuisine le visage barbouillé de confiture, le visage heureux, innocent ; et celle de la mère au visage voilé par la pâle lumière du matin, fière et admirative devant le petit être qu’elle avait fait ; tout cela s’était retrouvé obscurcit par la douleur, la culpabilité et le besoin énorme d’oublier. Oublier pour ne plus souffrir, oublier pour que ces moments ne nous manque plus, puisqu’effacés à tout jamais.

Comme cela était étrange d’y repenser à ce moment-là. Depuis des années j’avais vécu avec le passé que je m’étais reconstruit après sa mort, jamais jusque là je n’avais pensé à elle, d’ailleurs son visage s’était floué avec le temps. Et puis j’avais laissé derrière moi toute cette souffrance, j’avais réussi à ne plus rien me rappeler nettement. Pourtant cette voix…elle semblait si vraie. Et cette chambre que je détaillais du regard était étrangement familière.

_ Lilie, je perds patience là ! Ne m’oblige pas à venir te chercher …

Avant même que la phrase ne soit terminée, j’étais élevée dans les airs avec une facilité déconcertante. Déjà le drap retombait et je remarquais que j’étais bien là, c’était à nouveau moi, là petite fille à la chevelure étrange et mystérieuse, j’étais vêtue d’un pyjama beige avec des millions de petits chatons multicolores, mon préféré ; et ma…ma mère me serrait contre son cœur.
C’était étrange comme souvenir…je pouvais regarder la scène de haut, je pouvais observer chaque détail du visage parfait de ma chère mère, il suffisait que j’y pense. Je ressentais toute la joie de mon cœur, j’entendais le bourdonnement des mes petits soucis d’enfant. Je vivais mon passé comme s’il n’avait jamais été figé, comme si malgré le présent, il vivait se déroulait encore et encore sans jamais passer.

Elle me déposa après nombre d' effusions et me prit par la main. Elle ne cessait de m’épier, de me détailler du regard, j’étais la pièce maitresse, l’expression la plus extraordinaire et irréprochable de son art. Le peintre et son tableau le plus réussi, ce tableau-là que jamais il n’exposerait car si subtile, si emplit de sa propre âme. Son chef-d’œuvre qu’il protègerait au périple de sa vie, et qui était destiné à une mission fabuleuse.

_ Lina mia c’est fou comme tu me ressembles des jours, une vraie marmotte. Toujours accrochée à son lit, j’ai bien cru que je devrais te soit te prendre avec ton lit ou oublier tout notre programme.^^

Elle s’arrêta et me prit dans ses bras, elle enfouit son visage dans mes cheveux et éclata de rire. Moi, la petite fille, je la regardais emplie de fierté. Ma maman était la plus belle au monde. J’enroulai une de ses mèches de cheveux autour de mon doigt. Elle suivit mon geste, puis plongea ses immenses prunelles vertes dans les miennes : je me sentis submergée par une déferlante d’amour, de tendresse et d’autre chose, quelque chose de fascinant et de…mortel.

_ Tu seras parfaite, tu seras encore plus terrible que je n’aurais imaginé. Sans pitié aucune, sans remords, pleine de mon désir de vengeance, de toute ma haine. Oh Lina, tu es ma seule raison d’être. Comme tu seras parfaite, mon arme secrète. Une autre moi, plus jeune et…sanguinaire.

Elle caressa le bout de mon minuscule nez et me couvrit de baisers. Elle riait d’un rire allègre, comme si tout ce discours était le plus banal qu’il soit. Comme un hymne éternel, un hymne à la haine. D’ailleurs l’enfant que j’étais rayonnait de bonheur, heureuse de tous les espoirs que sa mère nourrissait à son encontre.
La môme n’avait pas compris la moitié du discours mais semblait avoir assimilé les axes principaux : la haine et la vengeance ; et ce depuis toujours.

_ Maman maman ! Je veux jouer au docteur. Jouons au docteur, j’ai trouvé une nouvelle idée ! Une idée trop géante !

_ Bien despote, comme tu voudras. J’ai hâte de voir comment tu t’en tire cette fois.

_ Géant !

_ Mais après, maman va te montrer une nouvelle potion magique, et tu pourras même apprendre quelques secrets pour la faire comme une grande.


La petite applaudit encore plus excitée par cette annonce, et presque désolée d’avoir parlé trop vite de ce fichu jeu de docteur. Et zut, elle allait devoir attendre avant de jouer à la sorcière. Elle adorait jouer à la sorcière, maman disait qu’elle était la meilleure en potions magiques, comme Hermione ! Et jean lui était trop trop nul. Elle adorait être flattée et bichonnée, elle l’avait toujours été d’ailleurs : la préférée de maman.

_ Non ! Je veux plus jouer au docteur ! Je veux fabriquer un nouveau poi..poisson ?

_ Poi-son. Poison Lina. Mais on n’avait dit qu’on l’appellerait toujours ?

_ Potion magique !

_ Exactement. N’oublie jamais, c’est notre secret. Rien que toi et moi.

_ Promis !

_ Elle est for-mi-dable cette fillette. Je t’adore Lina mia.

_ Je t’aime beaucoup ma mamounette ! Allez à la potion magique maintenant !

_ A vos ordres.


La jeune femme s’éloignait avec l’ange dans ses bras, mais je ne voulus pas les suivre. Non, tout cela était faux. Illusoire, insensé. Je voulais me réveiller de ce cauchemar. J’essayai de hurler. Quand le cri sortit enfin, il déchira l’espace. La vison se fractionna et un nouveau décor surgit.

C’était encore la petite fille de cinq ans, je répugnais à penser que c’était moi, j’avais peur d’elle, de ce…monstre. Donc elle se tenait dans l’obscurité, entièrement dissimulée dans l’ombre. Elle épiait quelqu’un, dès que je pensai à savoir qui, je me retrouvai en elle et ma vue s’éclaircit. Il me semblait que même mes yeux étaient purs et naïfs.

Je voyais maman assise, le visage masqué par une la semi obscurité de l’endroit. Sa voix était glaciale, elle faisait froid dans le dos, mais je…la petite fille l’adorait.

« _ Tu n’es qu’un faible. Une misérable vermine. Criait-elle à un petit garçon chétif.


Il était grand pour son âge, cinq ans. Comme il nous faisait dos je n’arrivais pas à voir son visage, mais je savais, et j’avais mal.

_ Regarde-toi Jean, tu n’es que l’ombre de ton maigre corps de rejeton. Alors que Karlina…Karlina elle est : parfaite.

Je ne compris pas pourquoi soudain une claque s’abattit sur la joue du maigre gamin, mais cela en était trop. Je voulais me réveiller, je ne voulais plus rien voir ! Plus rien !

La scène cette fois-là ne se fendit pas, mais se brisa. Mille morceaux de mon passé s’éparpillèrent autour de moi, et je m’éveillai. »
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Lun 23 Nov - 21:09

WOW, la suite est superbe, super bien écrite, super suspense, super histoire. SUPER TOUS QUOI !!!!!!!


JE VEUX LA SUITE !!!!!!!!!!!!!
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Lun 23 Nov - 22:05

Oua c'est pfffffff horrible pour une mère d'être comme ça, vite la suite!!!
Pauvre Jean!!
Biz
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Jeu 26 Nov - 6:43

Cette fois elle s’était réveillée avant que le réveil ne sonne, et que cette stupide radio ne s’allume. Elle était assise à la fenêtre de sa chambre. Il était à peine six heures, la rue grouillait déjà de monde. Grand, petit, vieux, classes, débraillés, pressés ou lents ; tous allaient et venaient dans Berlin.
Elle ne se rappelait de rien de ce qui s’était passé deux jours auparavant. Elle n’était même pas sûre que c’était deux jours plutôt. Cependant à part peut être cette étrange silhouette penchée sur elle, et cette voix allègre qui disait et répétait à chaque seconde à son oreille : « C’est mieux ainsi Lina…t’éloigner un peu de lui…Bien sûr, ne serais-tu pas un danger pour les Tokio Hotel ? Tant de questions sans réponses hein ? ». Tout était de nouveau nuageux dans sa tête.
De qui devait-elle s’éloigner ? Pourquoi serait-elle un danger pour ces Tokio Hotel ? Elle les connaissait à peine. Oui, elle se posait des milliers de questions, qui semblaient se perdre dans l’air du matin. Un danger pour les Tokio Hotel ? Elle ne les avait même pas entendus jouer, elle leur était reconnaissante de leur compréhension après son agression. Ils lui avaient laissé un ou deux jours de plus, retardant ainsi leur départ. Et, même si elle soupçonnait que ce n’était pas vraiment à cause d’elle qu’ils avaient retardé leur départ, elle restait très distante avec eux, ne voulant avoir que le minimum de contact avec eux, même après ce qui c’était passé avec Bill.
Ecouter le cd, elle n’avait même pas eu le temps de l’écouter ce cd. Réalisant cela, elle se jeta frénétiquement sous son lit à sa recherche. C’était là qu’elle rangeait ses trésors ces temps-ci, sous son lit.
_ Le cd…le cd…ah le voilà ! s’écria-t-elle avec satisfaction. Alors, Zimmer483: An deiner Seite, spring nicht, 1000meere, heilig? elle ne savait pas lequel des titres choisir. Lequel serait le moins pénible à écouter? Finalement, elle se décida.
_Si on écoutait…Spring nicht!
Elle mit le son au maximum, se rassit à la fenêtre, puis se laissa porter par la voix assurée et calme du chanteur. Elle semblait si proche de lui à présent…il semblait si sincère :
«Ich schrei in die Nacht für Dich, lass mich nicht im Stich, Spring nicht>> ( Je crie ce soir pour toi, ne le fais pas, ne saute pas)

Une heure plus tard, Jean débarqua en catastrophe dans sa chambre, et la trouva figée dans cette délicieuse mélodie.

_ Karlina, s’écria-t-il avec un entrain parfaitement illusoire. Dépêche-toi sinon tu vas te faire virer le premier jour.
_ Gentil le frérot, dit-elle en le tirant vers elle.
_ Mais qu’est-ce…
_ Chut, écoute, le coupa-t-elle en lui glissant un de ses écouteurs dans l’oreille.
_ Du wirst für mich immer heilig sein (tu seras toujours sacrée pour moi), compléta Jean au bout d’un moment.
_Du wirst für mich immer heilig sein, reprit Karlina la bouche en coeur.
_Ich liebe dich Karlina (Je t’aime Karlina), finit par dire le jumeau en ôtant l’écouteur de son oreille.
_ Tu vas me manquer frérot, fit sa sœur en le serrant ses bras. Elle n’avait pas les mots. Elle avait les larmes aux yeux, et pendant une fraction de seconde, elle hésita à partir. Non, finalement, elle partirait quand même.
_ Toi aussi, tu vas me manquer petite fille ! »


Dernière édition par Robie le Jeu 11 Mar - 9:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Jeu 26 Nov - 21:04

Super suite, mais je me demande quand même si son rêve aura un impact vraiment significative pour elle.

En tous cas, super suite quand même !!!!!
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Ven 27 Nov - 6:26

C'est même capital pour la suite des événements. Voila la suite(encore un malheur...oui oui je sais c'est cruel de ma part, mais une lovestory arrive pour compenser)


Un passé immortel

Cela faisait une semaine que Lina était partie. Dans l’appartement soudain sombre et sans vie, Jean semblait errer, l’âme en peine. Il se leva à cinq heures du matin. On était samedi, et la journée s’annonçait morne et dénuée de sens pour ce frère délaissé et sans nouvelles de sa jumelle.

Jean se leva, prit une douche froide et s’assit devant un ciel peu à peu percé de rayons de toutes couleurs, une tasse de chocolat chaud à la main. Il était inquiet pour Lina, et il avait ce sentiment singulier. Le cauchemar reparaissait plus intense, plus sombre et dangereux. Il l’avait vu. Il était sûr que ce n’était pas qu’une ombre, une illusion ou une simple impression. Il avait aperçut ces yeux d’un vert d’eau cruels et menaçants, ce regard qui n’avait cessé de réclamer du sang, et que l’on croyait éteint il y a dix ans.

Pourquoi Lina n’avait-elle pas appelé ? Pourquoi l’air lui semblait si épais et malsain ? il sentait qu’une ombre toujours plus grandissante le jetait dans des ténèbres infinies.

Il posa sa tasse sur la table, se plongeant dans la vue étonnante du ciel, offerte par l’immense baie vitrée de la salle à manger. Ses doigts longs et fins se serraient sur la tasse, puis tapotaient sur la table. Sa main droite allait des fois rappeler derrière son oreille une mèche rebelle, d’autres fois elle effleurait ces lèvres sensuelles. Assis droit sur une chaise, les jambes croisées, Jean était perdu dans ses pensées, quand soudain il s’immobilisa. Sa main droite avait maladroitement suivit le contour de la cicatrice qui lui sciait le coté droit du cou. Il fut secoué d’un tremblement, la cicatrice rougit. La tasse s’écrasa, et son liquide noir se rependit sur le sol marbré de blanc.

Il se revoyait dix ans auparavant, enfant chétif et maltraité. Il la voyait, il sentait la brûlure de la cigarette sur ses bras décharnés, sur ses mains, et le rire devenait plus aigu, plus glaçant. Il ne pleurait pas, ça n’avait jamais servi. Jean leva la tête vers elle, cette femme qui ne l’avait jamais aimé, qui faisait de chaque instant de sa vie plus qu’un enfer. Regardant sa mère, ses yeux bleu-vert devinrent écarlates : emplit d’une haine meurtrière. Décontenancée et outrée par ce regard, la femme lui lança sa bouteille de bière à la figure. Le poing du chétif enfant s’abattit contre cette dernière, la réduisant en un nuage d’éclats de verre. Alors que ces éclats s’élançaient tous de part et d’autres de son visage, un de ces morceaux lui entailla perfidement la gorge. Il s’écroula sur le sol miteux de leur salon, les oreilles bourdonnant de cet affreux rire.

Peu à peu, Jean revint à lui. Le jeune homme était affaissé sur le sol. Il grelotait de peur, secoué de temps en temps de spasmes et de sanglots ; Il ne savait plus où il était. Il resta ainsi vingt longues minutes, puis recouvrant douloureusement ses esprits, il se leva et se traina jusqu’à la salle d’eau. Un véritable fleuve d’un liquide rouge et visqueux coulait de la cicatrice rouverte.

Il sonnait neuf heures et demie, Jean ferma la porte de l’appartement, et monta dans sa chère Ferrari magenta. Il fit plusieurs kilomètres le visage marbré et l’air lugubre. Ses yeux s’emplissaient peu à peu de cette lueur meurtrière.

Une heure plus tard il descendait sur le petit chemin qui serpentait à travers un cimetière. Il n’avait plus l’air d’un jeune homme innocent, ses traits étaient étirés par l’inquiétude qui croissait en lui, et sa silhouette semblait démesurément allongée. Il fallait qu’il sache. Il fallait qu’il le voie de ses propres yeux. Jamais il n’avait osé s’en approcher, le moment était finalement venu. Les retrouvailles seraient…irritantes. Le bas de son manteau bruissait contre le sol, son col roulé ne le protégeait que peu du froid brumeux qui s’était soudain abattu sur le paysage tandis qu’il se rapprochait de l’ouverture du petit panthéon élevé en mémoire de sa mère bien-aimée.

« _Je l’aurais ensevelie moi ! Ou peut être brûlée vive. Jamais je n’aurais laissé subsister une seule trace de ce monstre. Murmura-t-il

Il était heureux que Lina ait oublié cette partie là de son enfance. C’était mieux ainsi. Certes elle avait connu une Neritsa aimante et couveuse. Une mère qui à ses yeux à elle lui paraissait idyllique, parfaite. Elle ne l’avait jamais vu battre Jean. Et même si de plus en plus rarement elle ressentait les meurtrissures de ce dernier, il ne lui disait pas d’où elles venaient. L’aurait-elle seulement cru ?

Il poussa le portail de fer branlant et rouillé du sépulcre, descendit trois marches défoncées. C’était une petite salle circulaire et obscure, une grotte malfaisante. Repère sombre et répugnant du démon. Le sol était recouvert de marbre blanc et noir. Les murs de pierres avaient une structure inégale. Au centre de la pièce, le cercueil était posé sur une sorte d’autel de pierre polie. Il était en bois massif vernis de vert et de noir, le contour de son ouverture était recouvert d’une légère couche d’albâtre et incrustée de deux serpents d’argent entrelacés.

Ces yeux étaient remplis de dégoût. Ce signe…Neritsa avait une bague portant ces deux créatures. Une bague qui avait marqué violemment et avec insistance son corps pendant 8 longues années. Il se rappelait de son contact brulant et paralysant. Il se rappelait des bastons qu’il prenait impassible. Il se rappelait de ce regard féroce, de ces paroles venimeuses qui lui hurlaient qu’il n’était qu’un monstre, un immonde déchet, un traître digne seulement d’être brûlé, une infâme aberration de la nature. Elle lui disait qu’elle finirait par le brûler vif si il continuait à ressembler tant à Gordon ; pour elle il était le diable, un scélérat de la nature la plus vile qu’il soit. Elle le saisissait par les épaules et lui donnait des claques à lui dévisser la tête, puis lui hurlait au visage de son haleine fétide :

_ Tu n’es qu’un faible. Une misérable vermine. Regarde-toi Jean, tu n’es pas l’ombre de ton maigre corps de rejeton. Alors que Karlina…

Elle s’arrêtait d’un coup, et ses yeux jetaient des étincelles. Elle éclatait de ce gloussement aigu et étrange, de ce rire glacial qui parfois vous gelait les tripes.

_ Karlina elle, me vengera. Elle sera une véritable machine à tuer. Il ne lui faut que quelques années de plus, et Lilie chérie réduira les rapaces de ton espèce en poussière. Toi, Alan, Gordon, Simone et ses affreux jumeaux…ces jumeaux de malheur ! Thomas et Bill. Oh oui, je me vengerai ! Elle me vengera »

Puis le rire résonnait à nouveau, terrible, immonde et maléfique.


Il se rappelait quand il l’avait crue enfin morte. Il avait dix ans, elle avait disparut depuis trois mois avec Lina, et l’avait enfermé dans une pension. Il n’y était pas heureux, mais il la préférait à leur pauvre appartement dans la banlieue Parisienne. Un matin, l’oncle Alan était venu avec Lina, il ne l’avait pas vue depuis très longtemps ; Alan lui avait annoncé sans émotion que Neritsa était morte et qu’il allait les placer chez une de ses amies à Londres. Ils avaient grandi heureux, Jean essayant d’oublier le passé, et Karlina sereine, car on l’avait retrouvée après la mort de Neritsa à moitié amnésique. Après de courtes études, ils avaient décidé de revenir à Berlin, chez eux.

Comment sa mère était-elle morte ? Il avait longtemps enquêté pour vérifier sa mort et les circonstances de celle-ci, mais il n’avait réussi qu’à découvrir sa tombe et son mystérieux voyage en Afrique. Que s’était-il passé ce jour-là ? Qu’était-elle partie faire en Afrique ? Comment était-elle morte ? Il fallait qu’il sache, à tous prix.


La brise glacée qui lui traversa les os le tira de ses pensées. La pièce était éclairée par une torchère. Il se rapprocha du cercueil, il effleura doucement le bois, puis hésitant, il les posa sur les serpents d’argent. Un souffle de givre se colla à sa peau, sa froidure hivernale lui léchant sournoisement la peau. Ce fut terrifiant. Je ne pourrais décrire la grimace effroyable qui lui distordit le visage, et la singulière façon dont il s’entortilla et tomba sur ses genoux. Il était haletant, des grosses goutes de sueur perlaient sur son cou qui recommençait à saigner. Goutte à goutte, le sang se répandit sur le sol dans un flot empressé de rouge. Il s’appuya sur le bord du cercueil, quelque chose lui entailla les doigts. Il essayait d’hurler, un brouillard l’enveloppa, un mur glissa peu à peu, condamnant l’entrée du sépulcre. Alors, un silence mortuaire se fit brusquement dans la petite pièce morbide.
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Ven 27 Nov - 22:33

OMG, elle est vraiment flipante ta story, mais super bien quand même. Je l'adore.

JE VEUX UNE SUITE !!!!
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MessageSujet: Re: Une vengeance éternelle (fiction originale)   Sam 28 Nov - 0:13

Oua génial, la suite vite!!!
Les pauvres un coup l'un, un coup l'autre, j'espère que la suite va bien se passer pour eux deux!!
Bisousss
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