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 Arabian nights

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lunabelle59
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MessageSujet: Arabian nights   Jeu 20 Aoû - 12:37

Je vous poste le prologue d'une nouvelle que je suis en train d'écrire aux allures de conte des milles et une nuit. J'espère que ca vous plaira.


La nuit était tombée sur Saouira, j'observais les étoiles accoudée au balcon de ma chambre qui surplombait la cité. La vue dégagée par les hauteurs du palais intensifiait la lueur des milliers de points scintillants dans le ciel. La lune presque pleine réflétait sa lumière par dessus la ville endormie et paisible. Les larmes me coulaient sur mon visage empli de tristesse. Mon coeur n'était plus qu' une rivière asséchée par la mélancolie. Une semaine me séparait de la date d'anniversaire de mes 18 années, le jour fatidique que mon père le sultan Ben Ramane avait décrété pour mon mariage. Il existe des coutumes qui peuvent briser des vies. J'étais la princesse Samarah de Saouira, ce qui m'imputait de suivre certaines règles et obligations. Mon père recevait depuis plusieurs semaines, les sultans du pays afin de me trouver un mari qui pourrait par la même occasion être bénéfique pour lui. Les sultans se présentaient devant mon père avec des présents de toute sorte et énumérés leurs biens. Je n'étais plus que l'ombre de moi-même attendant que le couperet tombe. Je sanglotais imaginant mon future destin. La prison aux allures de palais majestueux et de beautés sans pareille qui m'attendait, était pour moi pire que la mort elle-même. Je croisais mes mains et priais de toute mes forces. Je me surpris même à implorer la lune tombant à genou sur le sol. Qu'allais-je devenir ? Comment ressentir la moindre étincelle de bonheur dans les bras d'un homme que je ne connaissais pas ?
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lunabelle59
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MessageSujet: Re: Arabian nights   Sam 22 Aoû - 22:44

La nuit avait été longue, très longue avant que la clarté du jour illumine la cité de Saouira. Comme d'ordinaire, je me balladais dans les jardins du palais essayant de garder le peu de vie qui circulait encore en moi. Le soleil propageait sa chaleur dans le pays à mesure qu'il prenait de l'altitude dans le ciel. La température croissante faisait ressortir le parfum divin des fleurs qui embaumait l'air des jardins. Des énormes bassins laissant jaillir en leur milieu de fabuleuses fontaines décorait agréablement les lieux. Des teintes blanches et jaunes se mélangeant au vert de la végétation abondante nous accordait une délicate danse sous le souffle léger du vent. Le calme régnait dans cette partie du palais, seul quelques serviteurs se pressaient à faire leurs corvées matinales, n'oubliant pas de me saluer en croisant mon chemin. Je me dirigeais vers l'un des bassins et m'assis sur le rebord orné de mosaique. L'eau du bassin agissant comme un miroir reflétait mon visage légèrement gonflé par mes pleurs de la nuit. La beauté de mes traits se flétrissait sous le chagrin. De la main droite, je balayais l'eau d'avant en arrière en plongeant dans mes pensées. Je restais là essayant de m'évader de cette prison doré en fermant les yeux. Une main minuscule vient me tirer doucement la manche de ma tunique. J'ouvris les yeux surprise pour voir qui m'agrippait ainsi le bras. Il s'agissait de mon plus fidèle de mes compagnons mon petit singe Lounes.
- Tu es là Lounes, murmurai-je. Où étais-tu passé cette nuit ?
Il me répondit avec des petits cris incompréhensible et se plaça correctement sur mon épaule. J'entendis alors des pas affolés se dirigeant dans ma direction. Qui courrait dans les jardins comme ci le diable était à ses trousses ? Je me retournais et vis ma servante le visage inquiet venant vers moi. Radidja était ma plus loyale de mes servantes. Elle s'était occupée de moi après que ma mère soit morte en couche. Sa prèsence à mes cotés était très importante pour moi. Dès que j'étais triste, Radidja était de bons conseils et me soutenait dans toutes les épreuves de la vie. Je ne l'avais jamais vu dans un état aussi bouleversée. Que se passait-il ?
- Princesse Samarah, s'écria-t-elle. Je vous ai cherché dans tous le palais.
- Que t'arrive-t-il Nana ? (c'est ainsi que je l'appelais depuis toute petite) Calme-toi, tu es toute essouflée. Tu vas me faire une attaque.
- Princesse, Le sultan votre père vous a trouvé un époux.
- Quoi ! Hurlai-je en me relevant subitement.
Dans ce geste prècipité, Lounes perdit l'équilibre et tomba lamentablement dans le bassin. Je me penchais et le rattrapais rapidement.
- Oh je suis désolé, mon pauvre ami. Pardonne-moi.
Il grimaça et se secoua sans ménagement.
- Que dis-tu Nana ? Mon père m'a trouvé un époux. Mais à quel moment l' a-t-il rencontré ?
- Hier, princesse. Il se prénomme Fares c'est le sultan richissime de Camena. Les prèsents qui lui a ramené était somptueux. Votre père est tombé sous le charme de toutes les pierres précieuse parsemés sur le sol. Je suis désolée princesse Samarah, je voulais vous avertir.
Les larmes me coulèrent de nouveaux sur les joues. Le moment le plus appréhendé venait de se produire. J'étais définitivement condamné comme un prisonnier à l'échafaud. Je fus prise de vertige et je titubais d'un coté à un autre. Radidja m'attrapa par les bras et m'aida à m'asseoir. Elle tamponna mon front avec de l'eau fraichement recueilli de la fontaine à l'aide de sa longue tunique.
- Vous vous sentez bien, Princesse. Vous n'êtes pas belle à voir. Voulez-vous que je vous conduise jusqu'à votre chambre ?
- Non, nana, répondis-je difficilement. L'air me fait du bien. Je prèfére rester ici.
- Votre père le Sultan va vous convoquer, Princesse. Je vous en supplie, ne le défiez pas. Les choses s'empireraient.
- Nana, ma vie ne sera plus que malheur désormais. Je suis désespérée. Pourquoi n'ai-je pas droit à l'amour ?
- Ma chère Princesse, votre titre exige que vous remplissiez certaines obligations. Puis, vous êtes une femme. Vous n'avez pas d'autres choix que d'obéir. Je suis née servante, personne ne m'a demandé mon avis. J'aimerais aussi être libre de mes actes. Je me soumets à mon destin, vous devriez faire la même chose.
- Tu as raison, Nana. Je suis égoiste. Ta position est bien pire que la mienne. Je suis désolée, sanglotai-je.
Radidja afficha une expression consternée. Elle me prit dans ses bras et me caressa les cheveux en signe de compassion.
- Ne pleurez pas, Princesse Samarah. Je suis peinée que cela vous cause autant de chagrin.
Des bruits de pas pressées et en cadence résonnérent dans tous les jardins. Plusieurs gardes vétus de tuniques de couleurs blanches et chocolat s'arrêterent devant nous. Il se mirent en fil indienne.
- Princesse Samarah, dis l'un d'entre eux. Le sultan Ben Ramane vous demande. Suivez-nous !
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