Twilighters France


*** Twilighters France, votre source française depuis 4 ans!
 
AccueilTwilighters FranceFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Le Royaume de Winslor

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Tytia
Est présentée à Carlisle
Est présentée à  Carlisle
avatar

Féminin
Nombre de messages : 189
Age : 38
Date d'inscription : 03/03/2009

MessageSujet: Le Royaume de Winslor   Mer 8 Juil - 9:38

A mon tour, je me decide aussi de vous poster une de mes fics.

************************************************
Chapitre 1

Nous étions, moi et Arold, mon petit-ami, assis sur la plage à regarder les avions militaires décollés des portes-avions au loin des côtes. Nous avions l'impression de revivre l'un de ses films de guerre qu'il appréciait aller voir au cinéma avec son meilleur ami, mon frère, Tyler.
Les Etats-Unis étaient entrés en guerre contre un ennemi que personne ne connaissait. Un ennemi invisible qui avait commencé par réduire la population du Japon à zéro avant d'anéantir le reste du monde. Seul le continent nord-américain avait été épargné jusqu'à présent et notre gouvernement espérait que nous y réchappions. J'en doutais même si l'alliance que notre pays avait conclu avec le Canada et le Mexique nous permettait d'avoir une armée extrêmement puissante. Nous ne connaissions pas l'origine de notre ennemi mais une chose dont nous étions certain c'est qu'il était puissant...très puissant même.
A regarder les avions s'envolaient en songeant à ce qui se produiraient sous peu, un frisson remonta le long de mon échine. Je me blottis contre le torse de mon petit-ami qui, lisant en moi, ressera son étreinte. J'étais bien ainsi comme protégée. J'en venais même à oublier la raison qui m'avait poussée à me coller un peu plus à lui. Il posa un baiser sur le sommet de ma tête et je ne pus m'empêcher de tourner ma tête vers lui à la recherche de ses lèvres dont je m'emparais avidement. Je croyais l'aimait mais l'avenir m'apprendrais que les sentiments que j'avais à l'instant pour lui n'était rien en comparaison de ce que je découvrirais.
Alors que nous nous trouvions enlacés, allongés sur le sable, nous embrassant à en perdre haleine, une détonation sourde me fit sursauter. Nous nous redressâmes et vîmes avec effroi, le ciel éclairé d'une lueur étrange. De nouveau le même son se produisit mais cette fois, terrorisés, nous avions assisté à la scène. Nos chasseurs explosaient sous nos yeux les uns après les autres. Je sautais sur mes jambes, je voulais fuir cette vision cauchemardesque. Ils étaient là et notre armée s'évaporait à vue d'oeil.
Ma voiture était garé près de la plage et nous nous y rendîmes en courant. Nous devions retrouver mes parents et mon frère. Nous nous rendrions ensuite dans un lieu que j'espérais sûre. S'ils attaquaient nos avions, les écrasant comme des miettes entre deux mains, leur force devaient, alors, être démultipliées au niveau aérien. Nos chances de survivre devaient donc se situer dans un lieu enterré. Du moins, je le supposais.
Tyler n'avait pas quitté la maison ce soir-là. Ils regardaient les infos à la télé. Les Etats-Unis mais aussi le Canada et le Mexique semblait être toucher de part en part. Je pus lire la terreur dans les yeux de mes compatriotes jusqu'à ce que nous perdions la réception.
Mes parents arrivèrent à cet instant. Je leur étalais ma théorie et pour une fois ils furent de mon avis. Nous descendîmes dans la cave, Tyler, mes parents et moi. Arold n'était pas resté avec nous malgré mes protestations et mes larmes. Je compris dès lors que je ne le reverrais jamais et mon coeur se mit à pleurer.
Nous étions dans la cave depuis plus d'une heure, quand soudain, nous entendîmes des pas traversées la maison de part en part. Ma mère nous intima le silence. Je me blottis dans les bras de mon frère et je tentais de calmer ma respiration, prise d'une crise d'angoisse. Ils allaient bientôt nous trouver et nous mourrions.
Tyler tentait de m'apaiser avec des gestes réconfortants qui malheureusement ne fonctionnait pas dans mon état actuel.
Les pas se firent plus proches et cette fois ce fut ma mère qui me caressa.
-kayla. M'interpella-t-elle.
Je portais mon attention sur elle, attendant qu'elle prononce d'autres mots. Une nouvelle fois je l'entendis m'appeler, pourtant, j'étais certaine qu'elle n'avait pas parlé. Etait-ce dans ma tête ?
-Oui. Répondis-je.
Elle m'ordonna de me taire. Cette fois, j'en étais sûre, elle ne parlait pas. J'entendais sa voix dans ma tête. Elle parlait vite, un peu trop vite même mais je captais l'essentiel. Elle m'avouait avoir un don de télépathie et elle voulait vérifier que je le possédais aussi. Ce n'était pas le seul mais je ne compris pas cette fois de quoi elle voulait parler.
Ils étaient là, à présent, près de nous. J'avais envie de fuir mais ce que je vis me paralysa. Le moindre mouvement me semblait être un effort que je ne pouvais pas effectuer. La pièce obscure dans laquelle nous étions plongé jusqu'alors étaient à présent aussi éclairée que les pièces de la maison.
Ils étaient là, trois au total, entièrement revêtu d'une espèce de combinaison en cuir noir qui ne laissait rien entrevoir d'eux. Je ne les entendais pas parler mais je sentais que quelque chose les tracassaient. Des images diffuses me traversaient l'esprit. Elles venaient d'eux sans aucun doute. J'y voyais ma mère qui agonisait et mon regard se porta d'instinct vers elle. Elle était dans le même état , agonisante, secoué par de multiples convulsions. Elle était en train de mourir sous mes yeux et je ne pouvais rien y faire. J'avais envie de hurler mais aucun son ne sortit de ma bouche. J'étais trop effrayée.
Je dûs me résoudre à quitter ma mère des yeux pour chercher du réconfort dans le regard de mon frère ou celui de mon père. Tyler était près de moi, il m'avait lâché la main et je le voyais frapper l'air de ses poings comme s'il ne voyait rien. Je ne comprenais pas son attitude. L'avait-il rendu aveugle ? C'était la seule explication logique à son comportement. Quant à mon père, il était étendu sur le sol, sans vie, je le voyais à travers son regard. Un filet de bave lui coulait à la commissure des lèvres. Des larmes silencieuses se mirent à couler sur mes joues. Encore une fois, j'eus envie de fuir mais mes jambes ne me portaient plus. Dans peu de temps, j'allais subir le même sort et je ne pourrais pas lutter.
Je continuais à regarder cette scène d'horreur sans comprendre, sans réaction, comme déjà morte. Je vis mon frère disparaître sous mes yeux avant de sentir une légère piqûre au milieu de ma nuque avant de sombrer dans l'inconscience, un trou béant sans fin.

-Réveilles-toi ! Entendis-je.
Cette voix me semblait lointaine. C'était comme écouter une radio que l'on avait du mal à capter.
-Dépêches ! Ils vont bientôt arriver.
Qui allait arriver ? Je ne savais absolument pas où je me trouvais mais une chose dont j'étais sûre, c'est que j'étais bien ainsi. Je me sentais apaiser, heureuse. Alors pourquoi aurais-je dû ouvrir les yeux et faire face à la réalité. D'ailleurs quelle était cette réalité ?
Je sentais à présent qu'on me secouait et je me demandais si cette personne était la même que celle qui m'avait appelée. Je bougonnai, mécontente qu'on ne me laisse pas tranquille.
-Tu vas te réveiller à la fin ! S'insurgea la personne qui tentait de me sortir de mon doux état.
Je remarquais une chose dans sa voix. Elle parlait un anglais correct mais je ne connaissais pas son accent. Ma langue maternelle ne devait pas être la sienne. Poussée par la curiosité, je finis par ouvrir les yeux. Une jeune fille de mon âge environ se trouvait pencher au-dessus de mon visage. Elle était d'une beauté irréelle. Je ne suis pas homosexuelle mais je devais bien avouer que je n'avais jamais vu une telle fille même celle posant dans les magazines me paraissaient fade à ses côtés.
-J'ai bien cru que tu ne te réveillerais jamais à temps. Gronda-t-elle.
Je me demandais qui elle était pour se permettre de me parler ainsi.
-A temps pour quoi ? Demandai-je en me levant.
-Pour sortir.
Sortir ? Où étais-je ? Je détournais mon attention de cette jeune fille pour porter un examen méticuleux à l'endroit où je me trouvais. Nous étions dans une grande salle dont les murs étaient recouverts d'une peinture blanche. Un halogène diffusait une vive lumière qui m'éblouissait presque. Je remarquais aussi la présence d'autres jeunes filles. Nous devions être, à vue d'oeil, une cinquantaine, que des jeunes filles toutes aussi belles les unes que les autres. Elle portait la même couleur de cheveux que moi à quelques nuances près, châtain. Leurs yeux étaient clairs. Etait-ils verts comme les miens ? Je jetais un coup d'oeil aux filles les plus près de moi. Leurs yeux étaient bien verts comme je m'y étais attendu. Seul les traits de nos visages nous différenciaient car pour le reste, de la couleur des cheveux en passant par notre taille et la couleur de nos yeux, nous étions identiques en tout point.
-Je m'appelle Marie. Se présenta la jeune fille qui m'avait réveillée en me tendant la main.
-Kayla. Me présentais-je à mon tour en lui serrant la main qu'elle me tendait.
-Je suis désolée de t'avoir réveillée. Je sais que ce n'est pas facile de sortir de la torpeur dans laquelle ils nous plongent. On s'y sent si bien qu'on souhaiterait y rester à jamais.
Elle avait raison. J'aurais préféré ne pas me réveiller.
Sans que je m'y attende, je me mis à penser à Tyler. Où était-il ? Etait-il mort ?
-Tout va bien ? Me demanda Marie en remarquant ma nouvelle expression.
-Je m'inquiètes pour mon frère. Je suis persuadée qu'il n'est pas mort mais je ne vois que des filles ici.
-Il y a une seconde cellule pour les mecs. M'informa-t-elle. Il y est peut-être.
L'espoir me fit renaître et sans que je m'en rende compte j'affichais un sourire.
Marie me paraissait sympa et à l'aise avec elle, nous parlâmes de tout et de rien comme si nous nous étions toujours connu. De temps à autre, je me demandais pourquoi elle m'avait réveillée aussi tôt. Personne était encore venue pour nous faire sortir. Non pas que j'étais claustrophobe mais je commençais, malgré la présence de Marie qui me distrayait, à ne plus supporter la vue de toutes ces filles. Je me sentais de plus en plus minable à leurs côtés. Mes traits étaient loin d'être aussi parfaits que les leurs même si je n'étais pas non plus ce que l'on pouvait communément nommé un thon.
Marie m'avait raconté son histoire, sa vision des choses. Certes le monde avait été détruit, elle avait perdu ses parents mais ce qu'elle avait vécu depuis son arrivée dans ses lieux ressemblaient à un rêve qu'elle faisait éveillée.
Je m'interrogeais quelques secondes sur son état mental avant d'être interrompu dans mes pensées par une voix masculine de l'autre côté de la cloison. Il semblait furieux. Peut-être se débattait-il contre ces êtres qui m'avait fait perdre ma capacité à me mouvoir dans la cave de ma maison. Mon regard se porta sur le mur comme si je voulais porter ma vision de l'autre côté pour découvrir ce qu'il s'y passait. La surprise me fit reculer. Comment étais-ce possible ? Le mur en brique devint transparent et je vis aussi bien que si je regardais Marie.
Face à sa beauté, mes joues s'empourprèrent. Confuse, tel un voyeur pris en flagrant délit, je perdis l'équilibre et me retrouvais les quatre fers en l'air. Les autres me scrutèrent, hilares. Je m'empourprais encore un peu plus.
Marie me tendit la main pour m'aider à me relever et attendit que je reprenne mes esprits avant de me demander :
-Tu as vu un fantôme ?
Si c'était un fantôme alors il était beaucoup plus beau que dans les films ou les séries que j'appréciais. Il était brun avec de magnifiques yeux bleus. Il devait avoir à peine une vingtaine d'années. Dix-neuf peut-être.
-Non, ce n'était pas un fantôme. Tu ne l'as pas vu ? Demandai-je innocemment.
-Voir quoi ? S'enquit Marie.
Je sentais le regard des autres filles, interrogateurs, posés sur moi. Etais-je la seule dans cette salla à avoir pu voir à travers le mur ? A leur réaction, aucun doute ne m'était permis. Je devais donc faire attention à ce que je disais.
-Euh...Rien. Balbultai-je pour m'échapper de ce mauvais pas.
-Ca doit être une réaction normale à ce que tu viens de vivre. Supposa Marie pour m'aider à sortir de ce gouffre dans lequel je m'étais enfoncée.
Les autres filles cessèrent de me scruter comme un animal étrange et toute ma reconnaissance se porta sur Marie.
Peu de temps après, ces êtres qui m'avaient tant effrayés vinrent ouvrir la porte et nous informa que le jour s'était levé. Je ne me souvenais même pas de la nuit. Avais-je dormi tout ce temps ?
Ils nous tendirent une corde qui nous servirait à nous déplacer jusqu'à la sortie du bâtiment selon l'explication de Marie
-On y voit absolument rien. Ajouta-t-elle.
Je m'agrippais donc à cette corde, m'attendant à me retrouver dans l'obscurité total dès que j'aurais franchi le seuil de la porte. Or j'y voyais comme en plein jour. Pour ne pas me faire remarquer plus que nécessaire, je continuais à me guider de la corde fermant même les yeux afin de me retrouver dans le même état d'aveuglement que mes camarades. De temps à autre, je les ouvrais pour savoir si on était encore loin de la sortie. Ce couloir paraissait n'avoir aucune fin tant il était long. Alors que je commençais à désespérer de ne plus jamais sentir le soleil sur mon visage, une lueur intense se dessina à quelques pas de nous. Plus que quelques enjambées et nous serions enfin sorti.
Une à une les filles lâchèrent la corde pour s'élancer à l'extérieur où le soleil brillait de mille éclats. A en juger à sa course, il devait être dans les dix heures. Lorsque vint mon tour, comme mes prédécesseurs, je m'élançais vers la liberté mais je fus obligée d'arrêter ma course. Je ne tenais plus sur mes jambes. La lumière du soleil me brûlait comme si je m'étais trouvé trop près de son rayonnement. J'allais m'écrouler lorsque je sentis une force me pousser en avant. L'un de ces êtres étaient furieux que je me trouve sur son passage.
Marie me pris alors la main sans me demander ce qui m'arrivait. J'aimais déjà beaucoup cette fille qui savait tenir sa langue quand il le fallait ou me sortir des pétrins dans lesquels je ne cessai de m'enfoncer depuis que j'avais ouvert les yeux.
Peu à peu, mon corps s'habitua à la chaleur qui régnait dehors. Il ne faisait en fait pas si chaud que ce que j'avais pu croire. Une douce chaleur tel que je l'aimais m'enveloppait à présent.
-Tu te sens mieux ? Me demanda Marie.
-oui, ça va. Je suppose que ça doit être un des effets secondaires du produit qu'ils m'ont injecté.
Elle haussa les épaules comme pour dire qu'elle n'en avait aucune idée, que cela ne lui était jamais arrivé.
-Nous devrions allé nous mettre dans un des rangs. Me suggéra-t-elle.
Je la regardai en haussant un sourcil interrogateur. D'une main, elle me désigna les rangs qui avaient été formé par les jeunes hommes avant notre arrivée.
-Ils ont des choses à nous annoncer ce matin.
-Qui ?
-Ceux qui nous maintiennet prisonniers.
-Vraiment ?
-Oui. Ils nous l'ont fait savoir hier et nous devons nous aligner.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tytia
Est présentée à Carlisle
Est présentée à  Carlisle
avatar

Féminin
Nombre de messages : 189
Age : 38
Date d'inscription : 03/03/2009

MessageSujet: Re: Le Royaume de Winslor   Mer 8 Juil - 9:40

Je ne comprenais rien à ce qu'elle me disait, non pas à cause de son accent qui j'avoue était vraiment horrible mais ces propos ne signifiaient rien pour moi. Cependant je lui obéis. Je jetai un regard sur le groupe des prisonniers. Tout comme nous, ils se ressemblaient beaucoup, bruns, yeux bleus, même taille. Seul leurs traits les différenciaient. Mon regard s'attarda sur l'un d'entre eux avant que je me précipite vers lui, les bras grand ouvert. Tyler, mon frère que j'adorais était là, vivant. Je n'avais qu'une hâte me serrer contre lui.
-Arrêtez ! Vous êtes fous ! Entendis-je Marie hurler dans mon dos.
Nous la dévisageâmes, Tyler et moi, sans comprendre. Elle semblait affolée, terrorisée même.
-Les étreintes et autres effusions sont interdites. Nous expliqua-t-elle.
-Je ne fais rien de mal. C'est mon frère. Protestai-je.
-Ils pourraient vous tuer pour ça.
Ca m'était égal. Du moment que j'étais contre Tyler, rien ne pourrait m'arriver et même si nous devions mourir alors nous mourions ensemble et nous resterions ensemble pour l'éternité. Je restais donc blotti dans les bras de mon frère jusqu'à ce qu'une voix rocailleuse, comme sortie d'outre-tombe, se fasse entendre. Toujours collé à mon frère, je me retournais pour voir qui parlait. L'un de ces êtres étaient montés sur une estrade et nous intimait le silence.
Je l'écoutais prononcer les règles de convenance. Marie avait raison. Les étreintes entre filles et garçons étaient une enfreinte au règlement. Mon frère me relâcha, craignant pour ma vie mais il était déjà trop tard. Il nous avait remarqué. Je crus un instant qu'il nous laisserait tranquille, nous étions de nouveaux arrivants après tout. Mais ce ne fut pas le cas.
Je sentis une main m'agripper et me tirer en avant. Tyler essayait de m'éloigner d'eux. Il avait peur pour moi, j'en étais sûre. En moins d'une minute, je me retrouvais sur l'estrade près de l'un de ces êtres monstrueux qui avaient arracher la vie à mes parents.
-Que ceci vous serve de leçon ! S'exclama cet être immonde de sa voix caverneuse.
J'entendis mon frère hurlait avant de sentir une force invisible plongeait dans ma tête à la recherche de mon cerveau. Sans savoir comment, je connaissais l'intention de ce monstre. Alors qu'il mettait son plan à exécution, je sentis une nouvelle force en moi qui repoussait mon adversaire. A travers les images qu'il m'envoyait je voyais que cela ne lui plaisait guère. Il était aussi furieux qu'étonné.
Moi, je lui adressais en échange l'un de mes plus beaux sourire. Il avait été vaincu sur ce plan là et je sentis sa colère sourde le submergeait. Je ne vis pas ce qui allait arriver avant que ça se produise ou plutôt même avant d'en sentir les conséquences.
Je me trouvais à plusieurs mètres de l'estrade, la cheville en sang. J'hurlais de douleur tant je souffrais mais personne ne bougeait. Personne n'osait défier le monstre qui venait de me blesser.
Je tentais de me relever tant bien que mal mais je ne pouvais pas. Ma cheville devait être cassé. J'y jetais un oeil et je me rendis compte que j'avais une fracture ouverte. J'allais mourir. Ils allaient me tuer. Je fermai les yeux, attendant la fin de mon triste sort. Cependant le moment que j'attendais ne semblais pas vouloir arriver. Je comptais les secondes qui me semblaient interminables. 100...200...300. Toujours rien. Qu'attendait-il pour m'achever ? J'ouvris mes yeux que je reportais sur lui. Il n'avait pas bougé. Il était toujours debout sur l'estrade, droit comme un piquet, aussi immobile qu'une statue comme s'il attendait quelque chose. Pourquoi ne bougeait-il pas ? Pourquoi ne me tuait-il pas ?
Je continuais à compter malgré la douleur de plus en plus oppressante. J'avais besoin qu'on me soigne, qu'on m'amène à l'hôpital. Peut-être pensait-il que la douleur suffirait à me réduire à néant ? J'envisageai à mon tour cette solution. Combien de secondes encore me faudrait-il avant de sombrer dans l'inconscience. Cinquante, cent, mille ? Le plus tôt serait le mieux.
Alors que je croyais sombrer, ma douleur disparaissant peu à peu, j'entendis une nouvelle voix. Cette fois, elle était loin d'être caverneuse. C'était la plus belle et la plus mélodieuse voix féminine que je n'ai jamais entendue. J'ouvris mes yeux et portai mon regard en direction de ce son. Elle était sur l'estrade, plus belle que n'importe quelle femme que j'avais pu voir au cours de mon existence. Elle portait une robe en voile presque transparente d'un parme très clair.
-A l'avenir, nous ne tolérerons plus aucun incident de la sorte. Déclara-t-elle à mon intention.
Je lui souris, tel une promesse qui n'en était pas une à me tenir bien sage.
-Regagne ton rang ! M'ordonna-t-elle.
J'éclatai de rire. Comment voulait-elle que je regagne mon rang avec la cheville que j'avais ?
-Tout de suite. A moins que tu préfères te mesurer à moi.
Je ne riais plus. Une once de défi luisait dans son regard. Je me levai donc en prenant soin de e pas appuyer sur ma cheville.
-Regardes-toi, idiote ! M'assena-t-elle. Tu ne sais plus marcher ?
Bien sûr que je savais marcher mais même si je n'avais plus l'impression de souffrir, j'étais persuadée que si je posais mon pied à terre, je me mettrai à hurler. Elle avait dû entendre mes pensées car aussitôt, elle me déclara :
-Tu n'as plus rien.
Je baissais les yeux vers ma jambe qui était, contre toute attente, guérie. Je rejoignais donc mon frère et Marie qui ne s'était pas quitté.
Outre le règlement que les plus anciens connaissaient déjà, ils nous informèrent que nous vivrions à présent dans des villas qui avaient été construites par leur soin avant qu'ils ne détruisent notre monde. J'étais perdu, me demandant pourquoi construire des choses avant de détruire le reste.
Nous devions vivre par groupe de dix. Mon frère et moi n'étions que deux et j'avais dû mal à envisager de vivre avec les autres. Marie nous proposa de nous joindre à elle et à son groupe d'amis qu'elle nous présenta. Il y avait Léo, l'italien, Mike, un Australien, James, de nationalité britannique et Jorgen, un allemand. Tous parlaient très bien l'anglais ce qui nous mettait moi et mon frère, beaucoup plus à l'aise. Nous avions donc un groupe de sept. il nous restait trois personnes à trouver. Nous regardions les groupes se former, attendant de voir si des personnes se retrouveraient seuls et comme par hasard, mon beau brun que j'avais aperçu pendant que nous étions enfermé se trouvait exclu de tout groupe.
-Quelqu'un le connaît ? M'enquis-je ?
-Non. Me répondit Léo. Il est arrivé après...
Ne connaissant pas le prenom de mon frère ni notre lien de parenté, il me désigna Tyler d'un mouvement de la main.
Je leur demandai donc si l'un d'entre eux avait la bonté d'âme de l'inviter à rejoindre notre groupe. Mon frère le fut à ma place sans m'avoir jeter un coup d'oeil interrogateur. Il me connaissait assez pour savoir que je n'étais pas le genre de fille à être intimidée par la gente masculine. Pourtant je n'osais pas aller l'inviter moi-même.
-Nous devrions y aller sinon, il ne nous restera aucune voiture. M'informa Marie.
Elle me prit la main et accompagné de ses amis, nous nous dirigeâmes vers le parc où plusieurs voitures de tous types et pour tous les goûts étaient garées. Je choisis une Volvoc70 grise métallisée. J'avais toujours rêvé de ce genre de voiture sans pouvoir me l'offrir. Puis nous regardâmes sur la carte, la localisation de nos villas attitrés. Elle se trouvaient à environ quatre-vingt kilomètres d'où nous nous trouvions.
Nous partîmes donc sans attendre le retour de mon frère. Nous aurions tout le loisir de nous revoir lorsque nous serions installés dans notre nouvelle demeure.
Il arriva peu de temps après nous suivi de près de mon beau brun dont je ne connaissais toujours pas le prénom. Il me tardait que mon frère m'en dise plus sur lui mais lorsque je lui posai la question, il me renvoya bouler et entra dans la villa sans plus attendre. Je le suivis donc de près, cherchant à comprendre son changement d'humeur mais il n'avait pas envie de me parler, je m'en rendais compte rien qu'à son attitude.
A l'intérieur, les villas étaient magnifiques. Tout semblait avoir été déposé afin que nous soyons les plus heureux possible dans ces lieux. A l'étage, il y avait autant de chambre que nous étions. Chacune d'entre elle disposait de sa salle de bain personnelle et nos armoires étaient remplies d'une multitude de vêtements. Je n'en revenais pas.
Le rez-de-chaussée se composait de trois pièces, une cuisine, un immense salon qui était à lui seul aussi grand que la maison que nous possédions avec mes parents et une salle qui disposait d'une chaîne hifi dernier cri.
Les placards de la cuisine étaient remplis de différents mets. Rien qu'à les regarder, j'en avais déjà l'eau à la bouche. Pourtant une question me traversa l'esprit : de quoi vivrions-nous lorsque tous les produits entreposés dans nos magasins seront périmés ?
Marie se proposa de nous préparer le petit-déjeuner pendant que nous continuions à découvrir le reste de notre présent.
A l'extérieur, ils avaient placés plusieurs transats tout autour dune immense piscine.
Etait-ce un rêve que je faisais éveiller ?
-Non, me répondit une voix dans ma tête. Impossible. C'est juste un piège.
Je devais admettre qu'elle avait raison. Tout cela était bien trop beau pour être vrai.
Marie avait fini de préparer le repas et nous appela. Nous nous rendîmes tous dans la cuisine où nous prîmes place sur les chaises, très confortables. Je me trouvais face à mon bel Apollon tandis que mon frère se trouvait à ma gauche.
Tour à tour, mes nouveaux amis se présentèrent à mon bel inconnu. Il les écoutaient dune oreille distraite comme s'il se fichait pas mal de qui nous étions. Je sentais tout de même son regard pesait sur moi et j'en rougissais.
-Et toi ? Me demanda-t-il.
Je levai les yeux vers lui, rougissant de plus belle.
-Kayla. Répondis-je d'une voix mal assurée.
-Très beau prénom. Il te va à ravir.
Je baissais les yeux, trop mal à l'aise pour l'affronter du regard.
-Moi, c'est Riley. A jouta-t-il à mon intention...Enfin si ça t'intéresse de le savoir. Ajouta-t-il après quelques secondes de silence.
Il était fou ou quoi. Bien sûr que je voulais connaître son prénom.
Nous passâmes le reste de la journée à en apprendre un peu plus les uns sur les autres. Seul Riley se tenait à l'écart de nos discussions. Personne n'osait aller le déranger. Moi non plus, d'ailleurs.
Je décidai de me coucher après avoir visionné l'un des DVDs qui avaient été mis à notre disposition. Riley monta en même temps que moi. J'en fus surprise. Il nous avait évité toute la journée et là, il semblait me suivre.
-Bonne nuit. Me souhaita-t-il.
Je me retournai vers lui. Il affichait un magnifique sourire qui me fit fondre et une nouvelle fois, je sentis mes joues s'empourprer.
-Très belle couleur. Se moqua-t-il.
-Bonne nuit. Lui souhaitai-je à mon tour sur un ton qui se voulait sec.
Je n'aimai pas que l'on se moque de moi.
Alors que j'ouvrais la porte de ma chambre pour y entrer, il me retint par le poignet et me fit virevolter afin que je me retrouve face à lui.
-Je ne suis pas comme ça. Me dit-il.
-Comme quoi ? Demandai-je ne comprenant pas où ils voulaient en venir.
-Celui que vous avez vu aujourd'hui. Ce n'est pas moi.
-Bien. Dis-je simplement en me défaisant de son étreinte.
Je rentrai dans ma chambre, pris une douche rapide et me changeai avant de me coucher et m'endormir. Toute la nuit, je rêvai de Riley et de son sourire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Carly
En rendez-vous avec Edward
En rendez-vous avec Edward
avatar

Féminin
Nombre de messages : 393
Age : 40
Localisation : Entre fiction et Réalité
Date d'inscription : 10/04/2009

MessageSujet: Re: Le Royaume de Winslor   Mer 8 Juil - 10:15

Ro ! Comment te dire ma Titi d'Amour !

J'adore !!

mais ca tu le sais déjà !

C'est un vrai plaisir de relire cette histoire si passionnante
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
lunabelle59
Grimpe sur le dos d'Edward
Grimpe sur le dos d'Edward
avatar

Féminin
Nombre de messages : 454
Age : 37
Localisation : nord
Date d'inscription : 04/03/2009

MessageSujet: Re: Le Royaume de Winslor   Mer 8 Juil - 10:48

Quel enchantement de te lire Tytia !!!!! Tu as énormément de talent !!!!
Vivement la suite, je suis 100 % accro !!!!!!!!

LOVE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lehia
Inconsciente
Inconsciente
avatar

Féminin
Nombre de messages : 2850
Age : 25
Date d'inscription : 01/05/2009

MessageSujet: Re: Le Royaume de Winslor   Mer 8 Juil - 11:27

J'aime beaucoup ta fiction !! Elle est originale & super bien écrite.

Vivement la suiiite =D
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://xxxTwilight-Addictionxxx.skyrock.com
jenny91
Ecoute Blondie et le clébard se disputer
Ecoute Blondie et le clébard se disputer
avatar

Féminin
Nombre de messages : 2626
Age : 32
Localisation : En région parisienne
Date d'inscription : 07/05/2009

MessageSujet: Re: Le Royaume de Winslor   Mer 8 Juil - 14:03

WAOUH quelle histoire !!!!

J'aime beaucoup, j'attends la suite avec impatience

Bisous Jennifer
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
aurely41
Traquée
Traquée
avatar

Féminin
Nombre de messages : 612
Age : 33
Localisation : Perdue dans mes pensées...
Date d'inscription : 31/03/2009

MessageSujet: Re: Le Royaume de Winslor   Mer 8 Juil - 14:48

Whouaaaa vraiment sympa !! ça change de l'ordinaire et c'est très bien écrit !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
chloé
Grimpe sur le dos d'Edward
Grimpe sur le dos d'Edward
avatar

Féminin
Nombre de messages : 453
Age : 24
Date d'inscription : 22/01/2009

MessageSujet: Re: Le Royaume de Winslor   Mer 8 Juil - 16:16

j'adore ton histoire c'est vraiment bien
j'ai hâte a la suite Smile
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tytia
Est présentée à Carlisle
Est présentée à  Carlisle
avatar

Féminin
Nombre de messages : 189
Age : 38
Date d'inscription : 03/03/2009

MessageSujet: Re: Le Royaume de Winslor   Mer 8 Juil - 17:42

Merci pour vos coms.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tytia
Est présentée à Carlisle
Est présentée à  Carlisle
avatar

Féminin
Nombre de messages : 189
Age : 38
Date d'inscription : 03/03/2009

MessageSujet: Re: Le Royaume de Winslor   Jeu 9 Juil - 9:14

Chapitre 2

Je me réveillai en sursaut, à la recherche de mon souffle. Je venais de faire un horrible cauchemar qui contrastait avec les autres rêves que j'avais fait au cours de la nuit. Contrairement à celui-ci les premiers avaient été agréables. Riley y avait tenu un des rôles principaux.
Je scrutai l'horizon, encore sombre, pour trouver l'interrupteur de la lampe de chevet qui se trouvait près de mon lit. Je ne savais pas quelle heure il était mais je ne pouvais plus rester au lit. J'avais besoin d'une bonne douche pour me remettre les idées en place. Je me dirigeais donc vers la salle de bain et régler l'eau. Du moins essayai-je. La vapeur qui s'en dégageait m'alarmai quant à la température de l'eau. J'avais beau tourner le thermostat, rien ne changeait. Je me décidai tout de même d'y entrer mais à peine l'eau eut-elle effleurée mon pied que je fus obligée d'en ressortir. C'était comme recevoir une casserole d'eau bouillante sur le pied. Insupportable.
Je devrai donc attendre et voir si mes co-locataires avaient le même problème que moi. Peut-être n'avions-nous pas le droit de prendre une douche durant la nuit. Ce que je trouvai regrettable.
Je descendis donc dans la cuisine me chercher quelque chose à grignoter. J'espérai que manger m'aiderai à chasser le stress lié à mon cauchemar.
La lumière était allumée dans la troisième pièce du rez-de-chaussée. Ma curiosité me poussa à aller voir qui, parmi mes co-locataires, était réveillée. Je m'y avançai donc sur la pointe des pieds, espérant faire le moins de bruit possible pour ne pas déranger celui qui s'y trouvait. J'entrebâillai la porte avec précaution, toujours dans l'espoir qu'on ne remarque pas ma présence. Une douce mélodie s'en échappa. Je m'avançais prudemment et je découvris Riley assis au piano. Ce détail pourtant imposant m'avait échappé la veille.
J'écoutais, sans me lasser, la muisque qu'il jouait, aussi douce et mélodieuse qu'une berceuse. Il s'interrompit brusquement sans que j'en connaisse la raison mais lorsqu'il s'approcha de moi, je compris qu'il avait découvert ma présence.
-Ca fait longtemps que tu es là ? Me demanda-t-il sur un ton cassant.
Je ne sus que répondre, déstabilisée par son ton sect et par ses yeux bleus qui cherchaient à pénétrer mon âme. Je baissais donc mon regard, confuse et rougissante.
-Je t'ai posé une question. S'impatienta-t-il.
-Un moment. Finis-je par répondre honteuse.
-Tu voulais quelque chose ? Me demanda-t-il toujours sur le même ton dur.
Une chose dont j'étais sûre c'est que, malgré sa beauté divine, il était aussi froid qu'un iceberg.
-Non, rien. Je...Je...Balbutiai-je sous son regard qui me poussait à parler plus vite.
-Dans ce cas, ça ne te gêne pas de me laisser seul.
-Non, bien sûr.
Je me retournai et me rendis dans la cuisine. Pourquoi agissait-il ainsi ? Nous avions tous perdu nos proches mais nous tentions tant bien que mal de garder nos humeurs. J'ouvris le réfrigérateur pour y prendre une bouteille de lait mais alors qu'il m'avait semblé plein la veille, il se trouvait désespérément vide. Je fouillais alors dans les placards à la recherche de quoi grignoter mais ils étaient tout aussi vide. Où était donc passé la nourriture que j'avais vu la veille ? Il ne me restait qu'une chose à faire, prendre un verre et le remplir d'eau. J'espérais même si j'en étais pas convaincu que cela m'aiderait à oublier ce cauchemar qui semblait encore si réel. Je me servis donc et m'installa sur une des chaises. Mon verre ne m'apparut pas anormal pourtant lorsque je le portai à ma bouche, une odeur d'outre-tombe m'envahit et me spuleva l'estomac. Je me levai à toute vitesse en lâchant le verre qui rebondit avec fracas sur le sol et me précipitai vers l'évier où je rejetai le peu qui me restait sur l'estomac.
-Tout va bien ? Me demanda une voix qui me fit sursautai.
Je me retournai et découvrit Riley appuyé contre le chambranle de la porte.
-Je vais bien. Lui répondis-je en me montrant aussi froide qu'il avait été avec moi quelques minutes auparavant.
-Tu es sûre ? Insista-t-il. Tu es blanche. On dirait que tu as vu un fantôme.
-Je vais très bien, merci de t'en inquiéter.
Cependant, il ne semblait pas me croire car il s'approcha de moi et passa mon bras autour de son épaule.
-Qu'est-ce que tu fais ? Lui demandai-je étonnée.
-Je t'aide juste à aller t'asseoir. Tu as vraiment l'air mal.
-C'est sympa mais je n'ai pas besoin de ton aide.
Il ne me répondit pas et je crus un instant qu'il allait me laisser mais j'avais tort. Il me souleva dans ses bras et m'emmena jusque dans le salon où il me déposa sur l'un des sofas.
-Merci. Lui dis-je nonchalante.
-Je reviens. Je pense que tu as besoin de manger quelque chose.
Sans attendre que je le préviennes qu'il ne restait plus rien dans les placards, il retourna dans la cuisine. Je fus surprise de le voir revenir avec un bol de céréales et un verre de lait.
-C'est impossible ! M'écriai-je.
-Quoi ? Me demanda-t-il.
-Ca. Dis-je en désignant ce qu'il me rapportait.
-Tu n'aimes pas ? S'enquit-il.
-Si mais...
-Mais quoi ?
-Rien.
J'avais peur qu'il me prenne pour une folle si jamais je lui disais ce qu'il m'était arriver. Je préférai alors me taire et manger ce qu'il m'avait rapporté. Il s'assis près de moi et m'observa en silence pendant que je dégustais mes céréales.
-Je suis désolé. Fit-il alors que j'avalai une nouvelle cuillerée.
Je fronçai les sourcils l'insistant à continuer.
-Je n'aurai pas dû te parler comme je l'ai fait. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris.
-Bien et ?
-Si tu veux, je pourrais te faire écouter ce que je jouais. Me dit-il en affichant un sourire en coin.
Sa proposition me parus alléchante alors j'acceptai avec un signe de tête. Il me laissa le temps de finir de manger puis m'entraîna dans l'autre pièce en me tenant la main. Avait-il oublié le règlement ? Cependant je n'osais pas le défier en retirant ma main de la sienne. De plus cela me procurait des sensations très agréables auxquelles je n'avais aucune envie de m'abstraire.
Nous nous assîmes l'un à côté de l'autre sur le petit banc noir. Ses doigts se mirent aussitôt à courir sur les touches et une nouvelle mélodie s'éleva du piano. De temps à autre, il me regardait, un sourire sur les lèvres.
-C'est merveilleux. Lui dis-je lorsqu'il cessa de jouer.
-Merci.
-Ca fait longtemps que tu joues ? Demandai-je curieuse d'en apprendre plus sur lui.
-Des années. Je n'avais rien d'autre à faire. Sourit-il.
-Pardon ?
-Je plaisante.
Il éclata de rire. A mon tour, face à la réaction que j'avais eu, je me mis à rire jusqu'à ce qu'il se remette à jouer. Cette fois, la mélodie était beaucoup plus sensuelle, pleine de charme, comme si à travers ce qu'il jouait, il tenait à me faire passer un message.
De nouveau, subjuguée, je l'écoutais sans détachais mon attention de ses doigts qui parcouraient les touches à une allure impressionnante.
Sans savoir comment je m'y étais prise, je posais ma tête sur son épaule. Il me regarda en affichant de nouveau un sourire. Il semblait satisfait de l'allure que prenait les choses.
Nous restâmes ici jusqu'à ce que Léo nous rejoigne. Je m'étais levé pour le saluer. Quant à Riley, il avait quitté la pièce sans adresser un signe à notre co-locataire.
-Il est étrange ce mec. Me dit Léo en anglais avec un fort accent italien.
Je ne répondis pas. De toute façon, il avait raison mais les sentiments qui naissaient dans mon coeur à l'égard de Riley m'auraient poussé à prendre sa défense. Je ne voulais qu'une chose le retrouvait, passait un nouveau moment près de lui. Je parcourrus la maison mais c'était comme s'il s'était volatilisé. Il n'était ni dedans, ni dehors. Aucune trace de lui, nul part.
Je passai le reste de ma journée à en apprendre un peu plus sur mes nouveaux amis. J'appréciais beaucoup Marie qui était une fille gentille, douce, attentionnée. Je remarquais ne pas être la seule à l'apprécier. Mon frère semblait être attiré, tel un aimant, par elle. Elle nous prépara les repas du midi et du soir sans aucune aide.
-Je peux t'aider ? Lui proposai-je lorsqu'elle commença à préparer le repas du soir.
-Non, ça va. J'ai l'habitude. Me sourit-elle. J'avais cinq frères et mes parents n'étaient pas souvent à la maison à cause de leur travail.
Je comprenais mieux à présent ce qui la poussait à agir avec nous tel une petite maman. Nous étions ses frères et soeurs de substitution.
Le repas du soir se passa tranquillement mais nous n'avions, ou plutôt je n'avais, aucune nouvelle de Riley qui nous avait abandonné depuis l'arrivée de Léo. La peu s'insinua en moi comme une vipère se glissant sous les draps. Et si les monstres l'avaient vu me prendre par la main ? Il pourrait être mort. Je refoulai cette idée au fond de ma tête pour ne plus y songer.
Après le repas, nous décidâmes, moi et Mary, d'aller nager un peu. J'aimais l'eau. J'excellais même en natation.
Lorsque nous sortîmes de la piscine, la nuit était déjà tombé depuis longtemps mais pas la chaleur qui avait été étouffante toute la journée. Nous nous enroulâmes dans nos serviettes puis nous nous assîmes sur les transats. Nous nous mîmes à discuter parlant de nos vies passées, de ce que nous ressentions à présent et nous tentions même de faire des projets pour l'avenir.
Tyler et les autres étaient dans la pièce où se trouvait le piano. Ils avaient allumés la chaîne hifi et écoutait du rock qui parvenait jusqu'à nos oreilles.
Alors que je m'apprêtais à aller me coucher, réveillée depuis trop longtemps, Riley me surpris par son arrivée. J'évitais, cependant, de le regarder, pour deux raisons. La première j'étais furieuse de ne pas l'avoir vu de la journée. La seconde, croiser son regard aussi bleu et profond que le Pacifique m'aurait fait perdre tous mes moyens. Je saluai mon amie sans plus attendre et rentrai à l'intérieur de la maison. J'avais besoin d'une bonne douche pour me débarrasser du chlore avant de me coucher.
-Attends. Entendis-je alors que j'ouvrais la porte de ma chambre.
Je savais à qui appartenait cette voix. J'avais rêvé de l'entendre toute la journée.
-Quoi ? Lui demandai-je d'un ton qui se voulait peu avenant en me retournant vers lui pour le toiser.
-J'avais pensé qu'on aurait pu passer un moment ensemble.
Il plaisantait ?
-T'es sérieux ? Lui demandai-je frustrée.
-Oui. Pourquoi ?
-Je t'ai cherché toute la journée et maintenant que je m'apprête à aller me coucher, tu veux que je passe un moment avec toi. T'as fait quoi d'ailleurs de ta journée ?
-J'ai dormi.
-Tu dors le jour. Génial !
-Je n'ai pas pu dormir la nuit d'avant, j'étais trop perturbée.
J'essayai de lire en lui à travers son regard mais il ne laissait rien paraître. Pendant une seconde, j'espérai trouver un moyen d'utiliser mon don de télépathie mais en vain. Rien ne ressortait de son esprit. Silence total.
-Rien ne t'empêchais de venir me rejoindre dans ma chambre si tu voulais passer un moment avec moi... Au moins, tu aurais vu que j'avais besoin de sommeil. Ajouta-t-il.
Certes, j'avais plusieurs fois frappé à la porte de sa chambre au cours de la journée mais je n'avais pas oser y entrer. J'avais, d'ailleurs, penser qu'il ne s'y trouvait pas puisque je n'avais obtenu aucune réponse.
-Maintenant c'est moi qui ai besoin de sommeil. Lui avouai-je. Donc amuses-toi bien pendant la nuit et bonne nuit.
J'entrai dans ma chambre sans attendre de réponse et refermai la porte avant même qu'il ait pu prononcer un mot. Je me dirigeai droit dans la sale de bain. Une douche me permettrait non seulement de me débarrasser du chlore mais elle aiderait aussi à m'apaiser.
A peine eus-je ouvert l'eau que je trouvai le bon réglage. C'était à ne plus rien y comprendre.
Je restai sous le jet de longues minutes, laissant l'eau s'écouler sur mon corps en apaisant les
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tytia
Est présentée à Carlisle
Est présentée à  Carlisle
avatar

Féminin
Nombre de messages : 189
Age : 38
Date d'inscription : 03/03/2009

MessageSujet: Re: Le Royaume de Winslor   Jeu 9 Juil - 9:15

tensions et autres sentiments qui m'avaient traverser au cours de la journée et me préparant pour une douce nuit de sommeil. Je sortis au bout d'une demi-heure, bien plus fraîche et détendue.
La nuit se déroula sans cauchemar cette fois. Pourtant je me réveillai avant que le soleil se lève. Je descendis dans la cuisine afin d'y dénicher un morceau de pain à grignoter.
Au fond de moi, je savais que ce que je faisais n'avait rien à voir avec mon estomac. J'espérai trouver Riley assis derrière le piano.
Je n'entendis rien cependant alors que je m'approchai de la pièce où se trouvait le piano. Avait-il encore disparu ? Je décidai tout de même de vérifier. Peut-être avait-il simplement fait une pause.
J'ouvris la porte et je découvris une pièce identique à celle que j'avais vu en arrivant ici. Le piano avait disparu. Avais-je rêvé ?
-Tu cherches quelqu'un ? Me fit sursauter une voix dans mon dos.
Je restai cloîtrer dans ma position, trop ahurie par ma découverte, pour réagir.
-Je t'ai fait peur ? Me demanda-t-il inquiet.
-Non. Finis-je par lui répondre en me tournant vers lui.
Ses yeux plongèrent dans les miens. J'avais l'impression qu'il cherchait à en savoir plus sur mon comportement. Son regard se faisait trop insistant pour que je puisse le soutenir, alors je rivai mes yeux vers mes pieds.
-Tu cherchais quelqu'un ? Me demanda-t-il de nouveau.
Je n'osais pas lui répondre que je le cherchai, que je m'étais réveillé juste pour le voir.
-Où est le piano ? Finis-je par lui demander en me retournant vers la salle qui me semblait si vide à présent.
-Quel piano ? Me demanda-t-il.
J'avais honte d'avoir posé cette question. Pour qui allait-il me prendre à présent ?
-Tu dois me prendre pour une folle, n'est-ce pas ? Lui demandai-je en me retournant vers lui.
Il sourit. J'eus l'impression que cette idée lui avait effleuré l'esprit, cependant sa réponse fut tout autre.
-Non. Je pense juste que tu as dû rêver. En tout cas moi je n'ai jamais vu de piano ici.
Je supposais, désormais, qu'après mon cauchemar, je m'étais rendormi et que j'avais rêvé de nouveau de lui. Je sentis mes joues s'empourprais, honteuse et confuse. J'aurais souhaité à cet instant être une souris pour pouvoir me cacher dans un trou. Comment avais-je pu croire une seconde qu'il m'avait pris la main ? Bien sûr tout cela n'avait pu être qu'un rêve. Personne n'oserait défier ces monstres qui avait anéanti l'humanité, nous laissant seuls survivants.
-Où es-tu hier ? Lui demandai-je afin de savoir où mon rëve s'était achevé.
-J'ai dormi toute la nuit et toute la journée. Pourquoi ?
-Juste pour savoir.
Il me regardait à présent comme un être étrange.
-Je crois que je ferai mieux d'aller me recoucher. Lui avouai-je.
-Je pense aussi.
Alors que je m'apprêtais à partir, il me rappela.
-Je ne sais toujours pas si tu cherchais quelqu'un. Me dit-il.
-Ca n'a aucune importance. Lui répondis-je avant de me diriger vers les escaliers.
Je m'étendis sur mon lit et tentai de trouver le sommeil. Cependant, alors que j'étais sûre de ne pas encore dormir, j'entendis la douce mélodie que Riley avait joué la veille dans mon rêve. Je me levai une nouvelle fois et me laissai porter par cette musique jusqu'à la salle. Le piano était de nouveau là.
-Tu peux venir t'asseoir ici. Me proposa-t-il.
Il attendit que je me sois installé sur le petit banc pour reprendre sa mélodie. Je l'écoutai sans un mot. Si cela n'était qu'un rêve alors autant en profiter.
-Ca va ? Me demanda-t-il lorsqu'il eut fini le morceau.
-J'en sais rien. Lui répondis-je.
Il leva un sourcil interrogateur et dans un signe de main m'invita à poursuivre.
-Il se passe des choses bizarres ici. Déclarai-je.
-Bien sûr qu'il se passe des choses étranges. Tous les habitants de la Terre viennent d'être exterminé. Dire que les choses sont normales seraient se voiler la face, tu ne crois pas ?
-Ce n'est pas ce que je voulais dire.
-Expliques-toi.
-Tout à l'heure, quand on s'est vu, tu m'as dit qu'il n'y avait aucun piano ici et à présent tu en joues comme hier.
-Quand s'est-on vu ? Je me suis levé quelques minutes avant que tu me rejoignes ici. Je pense que tu as dû rêver. En tout cas je suis heureux de faire parti de tes rêves.
Je ne savais plus où s'arrêtaient mes rêves à présent ni où commençait la réalité. Je rivai mon regard vers la fenêtre. Le jour était en train de se lever mais les épais nuages qui parsemaient le ciel annonçaient une journée pluvieuse. J'en fis part à Riley pour détourner la conversation de son sujet initial.
-Tant mieux. Je n'aime pas le soleil. M'avoua-t-il.
-Vraiment ?
Californienne d'origine, passant plus de la moitié de l'année à bronzer, il me semblait toujours étrange que certaines personnes n'aimaient pas le soleil alors que moi je l'adorais. Les jours pluvieux m'ennuyaient.
-Tu trouves ça étonnant ? S'enquit-il.
-Oui.
-Je viens de Juneau et je passe plus de trois cent soixante jours par an sous la pluie. Question d'habitude.
Je décrochai un sourire qui le fit à son tour sourire.
-Nous pourrions peut-être aller prendre notre petit-déjeuner. Me proposa-t-il.
-Oui.
Nous nous rendîmes dans la cuisine où il installa le couvert pendant que moi je m'attelai à la cuisine préparant le repas pour nous mais aussi pour nos co-locataires qui, pour certains d'entre eux, ne tarderaient pas à se lever. Je fis cuire des oeufs brouillés tout en préparant des pancakes. J'espérai que mes amis européens apprécieraient ma cuisine américaine. J'avais entendu dire que le petit-déjeuner n'était pas le repas préféré des français et qu'ils ne s'y attardaient pas. Je pensais à Marie en espérant qu'elle goûterait tout de même à ce que je venais de déposer sur la table.
Elle fut d'ailleurs la première à se lever et sa présence me fit le plus grand bien. J'étais sûre à présent de ne plus rêver. Elle nous salua et s'installa à table avec nous. Riley se montra de nouveau froid et distant même envers moi. C'était comme s'il n'avait aucune envie de s'intégrer à notre groupe. Etais-je la seule à attirer son attention ? Cette idée me flatta et je me mis à rougir.
-Ca va ? Me demanda Marie.
-Très bien. Lui répondis-je sans vraiment porter mon attention sur elle.
Je n'arrivais plus à détacher mon regard de Riley depuis que cette idée saugrenue m'avait traversée l'esprit. Je fus déçue de le voir quitter si tôt la table. Ma peine dut se lire sur mon visage car une nouvelle fois Marie me demanda si je me sentais bien. Je vis Riley s'arrêtait un instant et se retournai vers moi, l'air inquiet.
-Ca va. Les rassurai-je.
Je reçus le sourire que m'adressa Riley, à ce moment là, comme une invitation à le suivre. Je m'empressai de finir mon petit-déjeuner avant de me quitter la table à mon tour.
-J'ai des choses à faire. M'excusai-je auprès de Marie.
-Comme quoi ? Me demanda-t-elle désireuse de connaître ce que j'avais en tête. Il n'y a pas grand chose à faire par ici.
Elle avait raison. Dire que j'avais des choses à faire était l'excuse la plus minable que j'avais trouvé. Mais que pouvais-je lui dire ?
-Tu devrais faire attention à ce que tu fais. Ajouta-t-elle.
-Quoi ? Lui demandai-je sans comprendre ses propos.
-Ne me prends pas pour une sotte. J'ai bien vu comment Riley et toi vous vous êtes regardé.
-Et ?
-As-tu oublié le règlement ?
Comment aurais-je pu l'oublier après ce qu'il m'était arrivé. Même si ma cheville était parfaitement guérie ma mémoire en gardait un souvenir douloureux.
-Ils nous surveillent sans cesse. Ajouta-t-elle afin de me faire comprendre ses pensées.
-Ne t'inquiètes pas pour moi. Je sais ce que je fais.
Je quittai la cuisine cette fois et me mit à la recherche de Riley qui se trouvait de nouveau dans la pièce où se trouvait le piano.
-J'ai cru que tu ne viendrais jamais. Me dit-il lorsque j'entrai dans cette pièce.
-J'avais faim et Marie a tenu à me mettre en garde. M'excusai-je.
-Contre quoi ?
Je baissai le regard vers mes pieds, gênée, n'osant pas lui dire ce que Marie pensait de notre attitude.
-Contre...Contre... Balbutiai-je.
Les mots ne voulaient pas sortir de ma bouche. Lui dire ce que mon amie m'avait dit serait revenu à lui avouer les sentiments que je lui portais et je ne le souhaitais pas. J'avais trop peur que cela ne soit pas réciproque et de me prendre un vent dont je ne me serai pas remise. C'était la première fois de ma vie que j'éprouvai une telle chose.
-Contre quoi ? Répéta-t-il.
-Peu importe. Lui répondis-je.
-Contre ce qu'il se passe entre nous ?
J'affirmai dans un signe de tête.
-Et que se passe-t-il entre nous ? Me demanda-t-il avec un sourire en coin.
-Rien. Lui répondis-je à peine eut-il posé la question.
Il me sourit avant de tourner la tête vers son piano. Il se mit à jouer de nouveau, des airs que je n'avais jamais entendu jusqu'à présent. Je m'assis près de lui et nous restâmes ainsi près d'une heure. Sa musique m'emportait dans un autre monde. Un paradis où nous étions seuls.
Puis lorsqu'il en eut assez de jouer, il m'invita à passer à une autre activité. Nous regardâmes des DVDs puis nous jouâmes au billard avant que je décide d'aller retrouver un peu Marie qui semblait s'ennuyer. C'était la première fois de ma vie que j'appréciais autant une journée pluvieuse.
-Fais-moi la promesse de venir me retrouver un peu plus tard. Me dit-il lorsque je lui exposa mes intentions d'aller passer un peu de temps avec mon amie.
-Promis... Est-ce que tu peux me faire une promesse à ton tour ? Lui demandai-je en hésitant.
-Dis.
-Pourrais-tu passer un peu de temps avec Tyler et les autres ?
Il jeta un regard en direction de mon frère avant de répondre :
-Je ne te promets rien mais je vais essayer si c'est vraiment ce que tu veux.
-Merci. Lui dis-je avant de le laisser.
Je passai une heure avec Marie à discuter et rire. Nous étions prisonniers mais nous souhaitions continuer à vivre. Alors nous faisions comme si de rien était. De temps à autre, je jetai des regards en direction du sofa où se trouvait mon frère pour vérifier que Riley était bien avec eux. Il y était mais ne semblait pas très à l'aise. D'ailleurs je ne le vis pas discuter avec eux. C'était comme s'il se trouvait dans sa propre bulle, loin d'eux.
Plus tard, je me décidai à le rejoindre. Dès qu'il me vit arriver, un sourire illumina son visage.
-J'ai tenu ma promesse. Me dit-il.
-Je vois.
-Quelle promesse ? S'enquit Tyler.
-Je voulais qu'il s'intègre avec vous.
Tyler se mit à rire. Pourtant rien dans ce que je venais de dire me semblait hilarant.
-Il n'y a rien de drôle. M'emportai-je.
-Désolée frangine mais si tu veux que ton mec s'intègre dans notre groupe, il va devoir être un peu plus éloquent. Sa présence ne fait pas tout.
-D'abord, ce n'est pas mon mec. Rouspétai-je en rougissant.
Et comme si je ne me sentais pas suffisamment mal à l'aise comme ça, Riley m'attrapa par la taille et
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tytia
Est présentée à Carlisle
Est présentée à  Carlisle
avatar

Féminin
Nombre de messages : 189
Age : 38
Date d'inscription : 03/03/2009

MessageSujet: Re: Le Royaume de Winslor   Jeu 9 Juil - 9:16

m'attira sur ses genoux.
-Ca ne me dérangerai pas d'être ton mec. Me souffla-t-il à l'oreille afin d'être sûr que personne ne l'entende.
Je m'empourprais de plus belle et tentai de me relever mais il me tenait fermement contre lui et je ne pouvais plus bouger. Mon frère le fusilla du regard. Il se souvenait trop bien de ce que j'avais enduré et il avait peur des conséquences que pourrait entraîner l'attitude de Riley.
-Lâche ma soeur ! Lui ordonna-t-il.
Riley le défia du regard avant de me relâcher.
-Content ? Lui demanda-t-il sur un ton froid avant de se lever.
Je le suivis un instant du regard et me décidai à le rejoindre dans l'autre pièce. Personne ne viendrait nous y ennuyer. Enfin je l'espérais.
-Ton frère devrait se mêler de ce qui le regarde. Me lança-t-il sur un ton sec et cassant.
-Ne lui en veux pas. Il a toujours été très protecteur envers moi.
-Je peux te protéger à présent.
-Justement je pense qu'il a peur de ça. Il a vu à quel point, je souffrais lorsqu'ils m'ont brisé la jambe et il n'a pas envie que ça se reproduise et encore moins à cause de toi.
-Ca n'arrivera pas. Je te le promets.
-Comment peux-tu en être aussi sûr ?
Il hésita un instant avant de changer le thème de notre conversation. Nous passâmes le reste de l'après-midi ensemble, isoler des autres dans cette pièce. Nous apprenions peu à peu à nous connaître. Nous avions beaucoup de point commun.
Après le dîner, nous nous installâmes dans le salon avec les autres et nous regardâmes un nouveau film. Tyler l'avait choisi et je ne fus pas étonné de voir qu'il s'agissait d'un film de guerre. Cependant je ne comprenais pas qu'il puisse encore porter un intérêt à ce style de film après ce que nous avions vécu.
Au cours de la soirée, Riley passa un bras autour de mes épaules et je le laissai faire. Je vins même me blottir contre lui, posant ma tête sur son épaule.
Je sentis aussitôt le regard furibond de mon frère se posait sur nous et, dans le même temps, j'entendis ses pensées. Il était vraiment furieux et en voulait beaucoup à Riley du risque qu'il me faisait encourir. Il se tenait prêt à se battre contre lui si les choses venaient à déraper entre nous.
J'entendis Riley émettre un grognement comme si lui aussi avait pu entendre les pensées de mon frère. Mes doutes s'agrandirent lorsque je le sentis resserrer son étreinte sur moi mais je ne m'y attardai pas plus que ça. Tout ce qui comptais pour moi à l'instant était les pensées de Tyler qui me dérangeait au plus haut point. J'espérai ne pas être qu'un récepteur et je pensai à une réponse qui le mettrai mal à l'aise.
-Je sais que Marie te plaît. Ce serait dommage que je lui dise quel crétin tu es avec les filles. Pensai-je.
A présent, Riley affichait un sourire et j'avais vraiment l'impression qu'il nous avait entendu. Cependant je me convainquis que ses réactions n'avaient rien à voir avec mon frère ni avec moi mais elles devaient être liées au film que j'avais cessé de regarder.
Le film s'acheva. Je ne l'avais suivi qu'à moitié, profitant juste de ma position contre Riley. Je m'étais même assoupi un peu, pour me réveiller à la fin du film. Lorsque Marie décida d'aller se coucher, mon frère en fit autant. Ils furent suivi près de temps après par Jorgen, Mike et James.
-Tu n'es pas fatiguée ? Me demanda Riley.
-Un peu.
-Alors, tu devrais aller te coucher.
-Et toi ?
-Je n'ai pas sommeil.
-Pourtant ca fait longtemps que tu es réveillé.
-Je ne dors que très peu. Je n'ai pas vraiment besoin de dormir pour récupérer.
-Quoi ?
-Ne t'inquiétes pas. Je ne suis pas non plus un vampire.
Alors là, je me sentais complètement perdu. Pourquoi me parlait-il de vampire.
-Tu n'as pas lu la saga de Stephenie Meyer ? Me demanda-t-il comme s'il avait pu lire mes interrogations dans mon esprit.
-Non. Lui avouai-je.
J'en avais entendu parler par mes amies. Qui aurait d'ailleurs pu ignorer ce phénomène mais je n'avais pas étais intéressée par cette histoire de vampire tombant amoureux d'une jeune fille gauche.
Riley m'expliqua brièvement l'histoire en insistant sur le fait qu'Edward ne dormait jamais.
-Je pensais que les vampires dormaient le jour. Lui avouai-je.
-Pas dans les romans de cette autrice en tout cas. Mais qui peut savoir ? Combien d'entre nous ont rencontré des vampires ?
-Personne, je suppose.
Nous restâmes encore quelques minutes à débattre des vampires avant que je ne décide d'aller me coucher. Je lui souhaité donc une bonne nuit puis je me dirigeai vers la cuisine afin d'y boire un verre de lait.
J'ouvris le frigo et en sortit une bouteille. Une odeur répugnante s'insinua en moi. Je ne savais pas d'où elle venait mais elle me rappela un mauvais souvenir lorsque la veille j'avais porté mon verre à ma bouche. Je me retournai afin de me diriger vers un des placards pour y prendre un verre mais je ne pus faire un pas supplémentaire. Pétrifiée sur place, j'en lâchai la bouteille qui se fracassa sur le sol.
Devant moi se dessinait l'enfer. Des monstres. Je ne trouvai aucun autre mot pour décrire ce que m'offrait ma vue. Trois êtres démoniaques, sans tête, ni mains, du moins pas au sens où on l'entendait, glissaient vers moi. Je voulais leur échappé mais je ne pouvais pas bouger. J'étais coincé. J'essayai en vain de crier. Aucun son ne sortit de ma bouche. Alors je me débattis avec toute la hargne que je possédais, tentant même de m'insinuer dans leur tête comme il l'avait fait la veille avec moi mais je ne savais pas si je possédais le même don qu'eux.
Mes points volaient dans tous les sens jusqu'à ce que je sentis une main les emprisonnaient avec fermeté.
-Kayla ?...Kayla ?
L'un de ses monstres m'étreignit. C'était d'ailleurs le même qui me tenait les mains m'empêchant de me débattre. Je lui donnai un coup de pied qui lui fit relâcher son étreinte.
Ils finirent par disparaître sans que je comprenne comment et je me retrouvai face à Riley qui semblait avoir reçu un mauvais coup de pied mal placé. Je compris alors que je n'avais pas frappé un de ses monstres mais lui.
-Elle est folle ! Entendis-je Léo à l'embrasure de la porte de la cuisine.
Je m'enfuis en courant vers ma chambre, honteuse de ce que je venais de faire. Je m'allongeai sur mon lit, en boule, et me mis à pleurer.
Riley me rejoignit et s'assit sur le rebord du lit. Il posa une main sur ma tête et me caressa les cheveux.
-Va t'en ! Lui dis-je entre deux sanglots.
-Non. Je veux que tu me dises ce qu'il s'est passé.
-Pour que tu me prennes à ton tour pour une folle ?
-Je ne suis pas Léo et je ne me permettrai pas de penser comme lui. Je veux savoir pourquoi tu m'as frappé.
Je ne voulais pas lui dire, persuadée que malgré les paroles qu'il venait de prononcer, il ne pourrait s'empêcher e me prendre pour une folle. Pourtant il insista tant et tant que je finis par lui avouer.
-Je ne sais pas qui sont ces êtres mais je suppose que donner des hallucinations peuvent faire parti de leur capacité. Ils me paraissent très forts.
Je me jetai dans ces bras et me laissai bercer tout contre lui.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
aurely41
Traquée
Traquée
avatar

Féminin
Nombre de messages : 612
Age : 33
Localisation : Perdue dans mes pensées...
Date d'inscription : 31/03/2009

MessageSujet: Re: Le Royaume de Winslor   Jeu 9 Juil - 10:06

Wouahhhhhhh !! je viens de tout dévorer en moins de 5 min !!! c'est vraiment très captivant !!! j'adore !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lehia
Inconsciente
Inconsciente
avatar

Féminin
Nombre de messages : 2850
Age : 25
Date d'inscription : 01/05/2009

MessageSujet: Re: Le Royaume de Winslor   Jeu 9 Juil - 11:39

Ton histoire est vraiment géniale ! On se sent absorbé dedans dès la première ligne.

Vivement la suiite =)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://xxxTwilight-Addictionxxx.skyrock.com
jenny91
Ecoute Blondie et le clébard se disputer
Ecoute Blondie et le clébard se disputer
avatar

Féminin
Nombre de messages : 2626
Age : 32
Localisation : En région parisienne
Date d'inscription : 07/05/2009

MessageSujet: Re: Le Royaume de Winslor   Jeu 9 Juil - 13:03

OOOOOOOOOHHHHHHHHHHHH

J'adore, j'adore, j'adore, j'adore

Hâte de lire la suite

Bisous jennifer
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tytia
Est présentée à Carlisle
Est présentée à  Carlisle
avatar

Féminin
Nombre de messages : 189
Age : 38
Date d'inscription : 03/03/2009

MessageSujet: Re: Le Royaume de Winslor   Ven 10 Juil - 14:02

Je suis contente que ca vous plaise. Merci pour vos coms
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
chloé
Grimpe sur le dos d'Edward
Grimpe sur le dos d'Edward
avatar

Féminin
Nombre de messages : 453
Age : 24
Date d'inscription : 22/01/2009

MessageSujet: Re: Le Royaume de Winslor   Ven 10 Juil - 14:36

franchement j'adore trop Smile
t'as beaucoup d'imagination
tu la mêt quand la suite Smile parce que c'est trop génial ton histoire
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tytia
Est présentée à Carlisle
Est présentée à  Carlisle
avatar

Féminin
Nombre de messages : 189
Age : 38
Date d'inscription : 03/03/2009

MessageSujet: Re: Le Royaume de Winslor   Ven 10 Juil - 15:26

Chapitre 3


En me réveillant je fus surprise de la présence de Riley. Je ne me souvenais plus de m'être endormi contre lui mais j'étais bien ainsi dans l'étau de ses bras, ma tête reposant sur sa poitrine. Je n'osai pas bouger de peur d'interrompre cet instant magique. Je m'en voulais, pourtant, de lui porter de tel sentiment alors que je venais à peine de perdre Arold. Toutefois, je devais m'avouer que je n'avais jamais rien ressenti de tel. C'était plus fort que n'importe quel sentiment qui m'avait porté jusqu'alors.
La lumière du soleil pénétrait dans la chambre. Ce serait de nouveau une belle journée et j'en étais heureuse. Je pourrais de nouveau aller nager dans la piscine. Un sourire illumina mon visage à cette pensée.
-Tu es réveillée ? Me demanda Riley qui avait dû remarquer mon sourire.
-Non. Lui mentis-je en plaisantant.
-Tant mieux. Je n'avais pas envie de te laisser partir. Tu es trop belle quand tu dors.
Je plongeai mes yeux dans les siens.
-Tu m'as regardé dormir ?
-Oui, une bonne partie de la nuit.
Je sentis mes joues rougir une nouvelle fois. L'effet qu'il me faisait était impressionnant. Je n'étais pourtant pas ce genre de filles qui rougissait dès qu'un homme posait un regard sur elle. Bien au contraire. J'étais plutôt du style séductrice et lorsque l'un d'entre eux me plaisait, je parvenais toujours à mes fins. Or avec lui, je perdais tous mes moyens. Mon coeur s'emballait et je n'arrivais plus à le contrôler. Un noeud me comprimait l'estomac. J'avais l'impression d'avoir de nouveau douze ans et de me rendre à mon premier rendez-vous.
-Il va faire beau aujourd'hui.
-C'est dommage.
-Pourquoi ? On va pouvoir profiter de la piscine.
-Je n'aime pas le soleil. Je te l'ai déjà dit.
-Mais je pourrais...
-N'insiste pas. Je ne sortirai pas au soleil.
-Pourquoi ?
-Je t'ai dit de ne pas insister.
Il me repoussa pour se lever. Je le suivis des yeux jusqu'à ce qu'il quitte la chambre. Pourquoi m'avait-il laissé alors que nous venions de passer la nuit ensemble ? J'avais du mal à le cerner. A mon tour je me levai et me dirigeai vers la salle de bain où je pris une longue douche.
Je retrouvai Marie, Tyler et les autres au rez-de-chaussée. Mon frère semblait impatient de me voir car il me sauta littéralement dessus à peine eus-je descendu la dernière marche.
-Léo nous a raconté ce qu'il s'est passé hier après notre départ. Tu veux m'en parler ?
Je cherchai le-dit Léo et le fusillai du regard lorsque mes yeux croisèrent les siens. Comment avait-il osé rapporter une telle chose à mon aîné ?
-Je vais bien. Répondis-je sur un ton sec dans l'espoir qu'il me laisse tranquille.
Pourtant Tyler en avait décidé autrement. Je tentai cependant de le contourner pour me rendre dans la cuisine mais il me fit barrage de son corps.
-J'aimerai aller manger. Lui dis-je.
-Ca peut attendre, non ? On doit parler.
-Tu pourrais peut-être m'accompagner dans la cuisine. Les deux ne sont pas incompatibles. Le toisai-je.
Il abdiqua et me suivit jusque dans la cuisine où je me servis mon petit-déjeuner. Je le vis s'installer sur l'une des chaises sans me quitter un instant du regard, tout en croisant les bras sur sa poitrine. Il paraissait soucieux. Je m'assis à mon tour, face à lui et attendis qu'il prenne la parole. Je n'avais aucune envie de lui parler mais je devrais l'écouter. Alors plus tôt il le ferait et plus vite je pourrais passer à autre chose.
-Je n'aime pas ce qu'il se passe entre toi et ce Riley. D'ailleurs, je n'aime pas ce mec. Il est bizarre. Me déclara-t-il sans ménagement.
-Ca ne te regarde pas !
-Tu es la seule famille qui me reste et tu penses que je vais te laisser mettre ta vie en danger ?
-Je ne mets pas ma vie en danger.
-Tu joues avec le feu et je n'aime pas ça.
-Je suis assez grande pour savoir ce que je fais !
-Je n'en suis pas si sûre.
Il commençait vraiment à m'énerver. J'en avais plus que marre qu'il joue au papa poule avec moi. S'il continuait sur sa lancée, je ne tarderai pas à m'emporter. Je ne voulais plus qu'il se mêle de ma vie et encore moins qu'il juge Riley qu'il ne connaissait pas.
-Fous-moi la paix. Je n'ai pas besoin que tu me protèges. Je suis assez grande, ok? Je ne suis plus la petite fille qui avait besoin de son grand frère pour prendre sa défense. J'ai grandi depuis ce temps-là. Et je ne te permets pas de juger Riley, tu ne le connais même pas.
-Parce que toi, tu le connais ?
-Plus que toi.
-Ce mec me semble louche.
Je vis Riley entrer dans la cuisine. Il serrait les dents comme s'il se retenait de sauter à la gorge de mon frère. Avait-il entendu notre discussion ? Son attitude me laissait le supposer.
-On parlait de toi. Dis-je à Riley en lui adressant un sourire sous le regard assassin de mon frère.
-En bien, j'espère. Ironisa-t-il.
Mon frère se leva afin de se mettre devant Riley.
-Toi si jamais tu t'approche trop près de ma soeur, je te jure que je te refais ton portrait.
Riley lui adressa un sourire narquois avant de le contourner. Il s'approcha de moi et comme s'il voulait défier mon frère, il me déposa un baiser sur la joue.
-Je suis désolé pour tout à l'heure. Me souffla-t-il au creux de l'oreille.
Mon frère nous fusillait du regard. Je le sentais prêt à sauter sur Riley s'il ne s'éloignait pas de moi.
-Tu devrais aller t'asseoir. Dis-je à Riley pour tenter de calmer le jeu.
Je le vis s'éloigner de moi, tout en lançant un regard plein de défi à mon frère. Je craignis que cette attitude ne déclenche une bagarre entre eux mais Marie calma le jeu en entrant à son tour dans la cuisine.
-Tout va bien ? Nous demanda-t-elle.
-Très. Lui répondit mon frère en détachant son regard de Riley.
-On va aller se ballader un peu voir ce qu'il y a d'intéressant à faire par ici. Vous voulez venir avec nous ?
-Il n'y a rien à faire ici. Répondit Riley sur un ton cassant.
-On ne t'a pas demandé ton avis. S'emporta mon frère.
La situation était plus que tendue. Je suppliai Marie du regard pour qu'elle éloigne Tyler sans plus attendre. J'espérai qu'elle pourrait recevoir le message que j'essayai de lui envoyer mentalement.
-On devrai les laisser seuls. Dit Marie à mon frère.
-Hors de question. Je ne laisserai pas ma soeur se faire tuer.
-Elle ne risque rien avec moi. Répliqua Riley.
-Tu te prends pour qui ? Superman ? Tu ne pourras pas les empêcher de tuer ma soeur s'ils le décident.
Je crus un instant que mon frère allait gagner cette manche.
-De toute façon, j'ai des choses à faire aujourd'hui. Déclara Riley.
-Quel genre de choses ? Osai-je lui demander.
J'eus l'impression de lui avoir posé une question piège car il l'esquiva en déposant un baiser sur le sommet de ma tête avant de s'éclipser.
-Vraiment trop louche. Entendis-je Marie prononcer.
Je ne relevai pas. A quoi bon ? Ils pouvaient bien penser ce qu'ils voulaient de Riley, ce n'était pas mon problème. Je ne le voyais pas comme eux. Pour moi, il était doux, tendre, protecteur, intelligent, et j'en passe.
-Tu viens avec nous ? Me demanda Tyler.
-Euh...Non. Lui répondis-je en sortant de mes pensées. Il fait beau, je vais profiter de la piscine.
-Comme tu voudras mais fais gaffe.
-Ne t'inquiètes pas pour moi.
Je m'approchai de lui pour le serrer contre moi mais il recula d'un pas, apeuré par mes intentions.
-C'est le règlement. Me dit-il.
-Je comprends.
Je le laissai suivre Marie sans rien ajouter. J'aurai voulu lui dire que je l'aimais toujours, qu'il resterait mon grand frère malgré nos différents mais je m'en abstins. J'avais l'impression que nous avions tous deux changé. Peut-être était-ce la vérité ?Lequel d'entre nous n'aurait pas changé après ce que nous avions vécu ? Après ce que nous étions devenu ? Les choses seraient différentes désormais entre Tyler et moi mais j'étais persuadée que nous resterions liés pour l'éternité.
Vouloir le prendre dans mes bras me paraissait , à présent, comme une mauvaise idée. Je n'avais pas réfléchi aux conséquences que mon acte aurait pu avoir. J'avais été égoïste. A présent je comprenais mieux l'attitude de Tyler. Il aurait pu être blessé même pire par ma faute. Ce n'était pas ce que je désirai pour lui même si notre vie ressemblait plus à un enfer qu'au paradis.
Je m'attardai encore un moment dans la cuisine à débattre avec moi-même de la vie que nous menions et de la mort. La seconde me paraissait préférable à la première. Nous ne connaissions pas les raisons pour lesquelles ils nous avaient gardés en vie.
Je me décidai après un long moment à sortir de la maison pour aller nager un peu. J'enlevais la robe que j'avais enfilé un peu plus tôt et me retrouver dans un bikini bleu ciel. Je m'assis sur le rebord de la piscine pour y plonger mes pieds. Je trouvais l'eau très agréable et décidai d'y entrer. Je fis plusieurs longueurs de bassin avant de venir me coller à la paroi. Je fermai les yeux pour me délasser. Je me sentai bien, heureuse comme si les idées noirs qui m'avaient traversé dans la cuisine s'étaient volatilisé au contact de l'eau.
Lorsque j'ouvris les yeux de nouveau, je m'agrippai à la paroi de mes deux mains. Je n'osais plus bouger. L'eau s'était transformée en une marre grouillante de vipères. Je ravalai ma salive de travers, effrayée. J'allai mourir. Je n'avais plus aucune chance de survivre. Le temps s'était figé.
-Ferme les yeux et compte jusqu'à dix. M'ordonna une voix dans mon dos.
J'obéis à cette voix que j'avais reconnu. Riley. De toute façon quelle autre choix avais-je que de faire ce qu'il me disait ? Je fermai donc les yeux et me mit à compter. Cependant je fus interrompu dans mon dénombrement par des voix dans ma tête. La première grave et sensuel, comme celle de Riley semblait furieuse au ton qu'elle employait. La seconde beaucoup plus aiguë mais très mélodieuse se montrait ironique. Les deux personnes semblaient être en désaccord mais seul le ton employait me permettait de suivre la direction de la conversation. Je ne comprenais pas le language qu'ils utilisaient et je me demandais même si je l'avais déjà entendu un jour. C'était si différent de ma langue maternelle et de l'espagnol que j'avais appris au lycée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tytia
Est présentée à Carlisle
Est présentée à  Carlisle
avatar

Féminin
Nombre de messages : 189
Age : 38
Date d'inscription : 03/03/2009

MessageSujet: Re: Le Royaume de Winslor   Ven 10 Juil - 15:27

La conversation s'interrompit aussi vite qu'elle s'était insinué en moi. L'un des deux avaient perdus la manche mais je ne savais pas lequel. Je m'osai toujours pas ouvrir les yeux de peur de me retrouver de nouveau face aux serpents.
-Tu peux ouvrir les yeux. Me dit Riley.
De nouveau je lui obéis. Il était devant moi, dans l'eau, un sourire s'affichait sur ses lèvres. Je restai un moment à le contempler. Ses cheveux plaqués en arrière le rendait encore plus irrésistible. Je me demandai si un homme sur Terre avait pu un jour égalait sa beauté. En tout cas, je n'en avais jamais rencontré jusqu'alors. Mes yeux descendirent le long de son torse musclé. Une cicatrice de plusieurs centimètres lui barraient la poitrine. Intriguée, je la redessinai du bout des doigts.
Il me laissa faire quelques secondes avant de retirer ma main en grimaçant.
-Ca fait mal ? Lui demandai-je.
-Des fois oui.
-Depuis quand tu l'as ?
-Des années.
Il n'était pas très bavard et j'avais l'impression que je serai obligé de lui tirer les vers du nez si je souhaitai en savoir plus sur sa blessure.
-Que s'est il passé ?
-Rien de bien méchant. C'est juste un mauvais souvenir.
-Tu peux m'en parler si tu veux.
Il me sourit. Je compris alors qu'il tiendrait secret l'origine de sa belssure.
Nous restâmes un moment à nous regarder sans un mot avant qu'il vienne prendre mon visage en coupe dans l'une de ses mains.
-Tu es très belle. Me déclara-t-il.
Son compliment me toucha et je me perchai sur un nuage, rêveuse tout en rougissant.
-Je te promets que plus personne ne te fera du mal. Je m'y opposerai.
Sa phrase me fit redescendre sur Terre. Je ne voyais pas comment il pourrait s'opposer à des monstres qui semblaient invincibles.
-Comment ? Lui demandai-je.
Je perçus une hésitation mais il finit par me répondre.
-Tu es sujette à es hallucinations et fermer les yeux semblent être une bonne solution. Alors dès que je verrai que tu te sens mal , je t'ordonnerai de le faire.
-Et si ce n'était pas des hallucinations ? Lui demandai-je.
-Que veux-tu que ce soit ?
-Je n'en sais rien.
-Ca ne peut être que des hallucinations. Tenta-t-il de me convaincre.
Cependant je n'y croyais guère. D'autant plus que j'étais persuadée qu'il avait vu les serpents comme moi. Sinon pour quelles raisons m'aurait-il ordonné de fermer les yeux ? Toutefois, je ne lui fis pas part de mes pensées.
Ses yeux avaient quitté les miens et s'étaient portés sur mes lèvres.
-Laisses-moi juste te protéger. Ajouta-t-il avec sensualité en approchant son visage vers le mien.
J'attendais avec impatience ce moment où nos lèvres se rencontreraient mais au dernier moment, je tournai la tête. J'avais pris peur, non pas pour moi mais pour lui. Comment réagiraient les créatures si notre relation passait à une vitesse supérieurs. J'avais l'impression que mes soi-disante hallucinations étaient liés aux gestes que nous nous étions permis l'un envers l'autre. Plus ils avaient été intimes et plus mes hallucinations avaient été fortes. Je pourrais m'en remettre avec le temps. Cependant je ne serai pas capable de m'en remettre s'ils venaient à faire du mal Riley.
Il me scruta un instant comme une bête étrange.
-Je croyais que tu le désirais aussi. Me dit-il.
Je lui expliquai les raisons de mon geste et il s'éloigna de moi.
-Tu n'as rien compris. Je t'ai promis de te protéger ce qui signifie que nous pouvons transgresser les règles sans problème.
-Comment peux-tu penser une telle chose ? Le règlement s'applique à tout le monde.
-Pas à moi.
-Comment peux-tu dire ça ? Comment peux-tu penser être supérieur à eux ? Ce sont des créatures infectes qui ont détruit l'humanité sans qu'on puisse s'y opposer. Notre armée se tenait prête à les recevoir mais ils ne les ont même pas vu arriver. J'ai vu nos avions exploser face à cet ennemi invisible. Je suis presque sûre que nos missiles nucléaires ne les auraient même pas égratigner.
-Tu as raison. Ce sont des armes bien plus puissante que n'importe quelle arme qu'on trouve ici. Ils ont été élevé dans cet optique.
Il semblait les connaître plus que n'importe lequel d'entre nous. Qui était-il ? D'où venait-il ? Marie et Riley avait peut-être raison. A cet instant, il me semblait étrange et je pris peur.
-Qui es-tu ? Osai-je lui demander.
Il me fixa une seconde qui me sembla une éternité avant d'élucider ma question.
-Je n'aurai pas dû sortir. Je ne supporte vraiment pas le soleil.
Il sortit de la piscine me laissant seule avec mes doutes et mes craintes. Pouvais-je lui faire confiance ? Avait-il reçu un mauvais coup sur la tête en arrivant ici ? Ou bien, chose plus vraisemblable, possédait-il des dons comme les miens ?
Je me souvenais de son arrivée dans le camps. Contrairement à moi il ne s'était pas réveillé dans la cellule. D'après l'attitude des filles que j'avais croisé ce matin-là, j'en avais déduit que son comportement était anormal. Je supposai donc que quelque chose lui était arrivé avant qu'on le traîne vers la cellule de force. Cependant il n'avait pas réussi à se defaire de leurs emprises sur ses bras. Alors pour quelles raisons se croyait-il plus fort qu'eux ? J'avais vraiment du mal à comprendre.
Je finis par sortir de la piscine et je me rendis dans la pièce où se trouvait le piano. Je m'installai sur le siège et laissait mes doigts caressaient les touches. Une mélodie en émergea. Ce n'était certes pas très agréables à entendre mais ça m'était égal. Je restai là, à jouer les notes sans aucune cohérence, en pensant à Riley.
-Tu veux que je t'apprenne à jouer ? Me demanda-t-il en entrant dans la pièce.
Je lui jetai un coup d'oeil afin de connaître son humeur. Il ne semblait pas être en colère bien au contraire, il souriait.
-D'accord. Lui répondis-je.
Il s'assit à mes côtés et se mit à jouer l'un des morceaux qu'il m'avait déjà interpréter. Puis il le rejoua plus lentement afin de me montrer sur quelles touches il plaçait ses doigts. J'essayai plus tard de reproduire la même chose mais sans succès.
-Ca viendra. Me rassura-t-il.
Nous passâmes le reste de la journée ensemble en évitant, cependant de nous toucher ou même de nous frôler.
Mon frère et ses amis ne rentrèrent qu'en fin d'après-midi. Je ne m'étais pas inquiété pour eux, pour la simple et bonne raison que je n'avais pas vu le temps passé. Ils entrèrent dans la maison en riant. Je fus étonnée de les voir aussi joyeux.
-Que se passe-t-il ? Demandai-je à Marie.
-On a passé une excellente journée. Tu aurais dû venir avec nous. On a trouvé un centre commercial, un snake et même un bowling. Ils ont vraiment pensé à tout pour qu'on vive heureux ici.
-Pour mieux nous berner. Soufflai-je afin que personne n'entende.
-Quoi ? Me demanda Marie qui avait dû voir mes lèvres bougées.
-Non, rien.
Mon frère nous rejoignit. Il tenait dans sa main une bouteille de whisky. Je grimaçais. Si Tyler buvait plus que de raison, il se lâcherait avec Marie. Il avait toujours agi ainsi dans les fêtes où nous nous étions rendus ensemble. Je pris peur pour eux.
-Tu as l'intention de descendre la bouteille tout seul ? M'enquis-je.
-Mieux que ça. Nous allons faire une fête.
-En quel honneur ?
-Nos vies.
-Vous ne pouvez pas faire une fête ici ?
-Ce n'est pas interdit à ce que je sache. De toute façon, c'est trop tard, nous avons fait circuler l'info. On sera une centaine dans la maison ce soir... Bon, tu m'excuseras, p'tite soeur, mais une fête, ça se prépare.
Je le laissai partir. De toute façon, qu'aurai-je pu faire ?
-Ne t'inquiètes pas pour eux. Me murmura Riley au creux de l'oreille. Il ne leur arrivera rien ce soir. Je te le promets.
Encore une fois, sa réponse me déstabilisa. Comment pouvait-il être aussi sûr de lui ? J'avais de plus en plus l'impression qu'il connaissait ses créatures mieux que nous.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
jenny91
Ecoute Blondie et le clébard se disputer
Ecoute Blondie et le clébard se disputer
avatar

Féminin
Nombre de messages : 2626
Age : 32
Localisation : En région parisienne
Date d'inscription : 07/05/2009

MessageSujet: Re: Le Royaume de Winslor   Ven 10 Juil - 16:12

oooooohhhhhhhhhh vraiment bien

J'adore l'histoire, elle m'intrigue de plus en plus

J'attends la suite

Bisous Jennifer
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
chloé
Grimpe sur le dos d'Edward
Grimpe sur le dos d'Edward
avatar

Féminin
Nombre de messages : 453
Age : 24
Date d'inscription : 22/01/2009

MessageSujet: Re: Le Royaume de Winslor   Ven 10 Juil - 17:09

c'est trop génial Smile
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Elodie80
Rencontre avec Jacob Black
Rencontre avec Jacob Black
avatar

Féminin
Nombre de messages : 225
Age : 33
Date d'inscription : 03/03/2009

MessageSujet: Re: Le Royaume de Winslor   Sam 11 Juil - 10:34

Tytia tu sais que je reste une inconditionnelle de tes fics j'adoreeeee et je m'en lasse jamais.
Je pars dans ton monde a chaque fois c'est avec plaisir que je redecouvre tes talents d'ecriture.
Continue ma Tytia avec toi je voyage.
Merci d'ecrire bisous
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tytia
Est présentée à Carlisle
Est présentée à  Carlisle
avatar

Féminin
Nombre de messages : 189
Age : 38
Date d'inscription : 03/03/2009

MessageSujet: Re: Le Royaume de Winslor   Dim 12 Juil - 10:30

Chapitre 4

-Toujours en train de me regarder dormir ? Demandai-je à Riley après avoir ouvert les yeux et rivés mon regard vers lui..
Je me réveillai tous les matins sous son regard plein de tendresse Nous étions devenu inséparable depuis quelques jours même si cela ne plaisait guère à mon frère. Il ne m'avait plus rien dit mais je le sentais dans ses regards et puis il s'était visiblement éloigné de moi, chose qui ne nous était jamais arrivée auparavant.
-Comment pourrais-je m'en lasser ? Tu es si belle.
Mes joues s'empourprèrent sous sa déclaration.
-Merci. Fis-je en me tournant vers la fenêtre pour ne pas lui montrer à quel point il me troublait.
Le soleil semblait être caché derrière de gros nuages. La journée allait être morose même si j'étais persuadée que nous pourrions faire plus de chose que lors des jours ensoleillées. Ces jours-là nous les passions tous les deux enfermés dans l'une de nos chambres ou dans la salle où se trouvait le piano. Il m'avait appris à jouer et je commençais même à me débrouiller plutôt bien, selon ses termes. D'ailleurs j'appréciais beaucoup ces moments que nou passions dans cette pièce. Les mélodies qu'il jouait m'emportait dans un autre monde, rempli de rêves.
Je sentis son regard posé sur moi mais je ne bougeai pas. J'attendais que mon coeur reprenne une course normal et que le feu sur mes joues s'amenuise. Il était patient. J'avais eu plus d'un petit-ami qui m'aurait déjà demandé à quoi je jouais mais lui me regardais sans poser de questions. A moins qu'il ait été capable de lire en moi.
Depuis le jour où les serpents étaient apparus dans la piscine, j'avais cessé de me poser des questions sur son compte. Je préférai profiter pleinement des moments que je vivais avec lui plutôt que d'insinuer des doutes en moi qui aurait pu nous éloigner.
Lorsque je me sentis prête à affronter son regard, je me tournai de nouveau vers lui.
-J'ai cru que tu ne voulais plus me voir. Plaisanta-t-il.
-Quoi ?
-Tu t'es tournée. Du coup je me suis dit que ma présence te dérangeait mais je voulais l'entendre de ta bouche.
-Tu es dingue ?
Il éclata de rire sous mon regard meurtrier.
-Tu es magnifique en colère. Me déclara-t-il en venant caresser mon visage.
Je fus surprise de ce geste. Il ne m'avait plus pris dans ses bras ni toucher depuis plusieurs jours. J'en étais venu à penser qu'il avait enregistré le règlement et qu'il s'était décidé à le suivre sans rien dire. A présent, je ne savais plus vraiment quoi en penser. Je le laissai faire sans tenter de retirer sa main. J'étais trop plongée dans mes pensées pour essayer quoique ce soit.
-A quoi tu penses ? Me demanda-t-il en plongeant ses yeux dans les miens.
-Euh...Rien de spécial. Lui mentis-je.
-Tu as pourtant l'air songeuse. Me dit-il en retirant sa main de mon visage.
-Je pensais à ce que tu étais en train de faire.
-Ca t'a déplue ? Me demanda-t-il en revenant me caresser le visage.
-Non ! M'écriai-je effrayée qu'il pense le contraire.
Il afficha un nouveau sourire. J'étais vraiment perdue avec lui. Mes relations avec mes ex-petit-ami avait toujours pris l'allure que j'avais souhaité leur donner mais avec lui tout était différent, comme si c'était lui qui menait la danse.
-Alors je peux continuer. Dit-il avec un sourire victorieux.
J'avais envie de lui demander ce qu'il faisait du règlement mais je m'en abstins. Ses caresses me paralysaient mais elles étaient si agréables. Il me fallut un long moment avant que je puisse retrouver mes esprits et me sentir capable de bouger. Je portais alors mon regard vers ses lèvres avant de me retourner. J'avais eu envie de l'embrasser mais j'avais pris peur de sa réaction. J'avais craint qu'il me repousse et je préférai donc m'éloigner de lui.
-Quelque chose ne va pas ? S'enquit-il.
-Je...Je...
Pourquoi me faisait-il perdre tous mes moyens ? Ca aurait été tellement plus simple que je puisse lui dire ce que je ressentai mais je n'y parvenais pas.
-Ca te dirait qu'on passe notre journée avec les autres ? Me proposa-t-il. J'ai entendu dire qu'ils allaient au centre commercial, qu'il mangerait au snak avant d'aller faire un bowling. Ca serait peut-être sympa si on se joignait à eux. T'en penses quoi ?
Je fus surprise par sa propostion mais elle me paraissait alléchante. J'espérai seulement que Tyler et les autres nous accepteraient.
Je restai les yeux dans le vague sans donner de réponse, pesant le pour et le contre. D'un côté j'en serai ravi, de l'autre j'avais peur que Tyler n'accepte pas Riley et que la journée se tourne en drame.
-Tu as l'air d'hésiter. Poursuivit-il.
-C'est que...M'interrompis-je.
-Quoi ? Tu préfères qu'on reste juste tous les deux ? Je pensais que t apprécierais passer un peu de temps avec ton frère.
-Oui, bien sûr mais...
Pourquoi n'arrivais-je pas à lui expliquer que j'avais peur qu'il lui arrive quelque chose ? Tyler était du style bagarreur et ça m'étonnait déjà bien suffisamment qu'il ne lui ait pas encore sauté à la gorge. Cependant s'il le faisait je craignais les conséquences. Il était assez fort pour mettre n'importe qui à terre sans se forcer. Je l'avais déjà vue plusieurs fois se battre.
-Mais quoi ? Me demanda-t-il devant mon air préoccupé. Si tu veux qu'on passe la journée ensemble, on peut faire comme les autres jours.
Je réfléchis encore un instant avant de lui donner ma réponse finale.
-On devrait peut-être aller avec eux.
-Dans ce cas, allons nous préparer. Conclut-il.
Je m'extirpais du lit et me dirigeai vers la salle de bain. Je réglai l'eau à bonne température et rentrai dans la douche. Je laissai l'eau s'écouler quelques minutes en fermant les yeux. Quand je les ouvris de nouveau, la panique s'empara de moi. L'eau avait pris une couleur verdâtre et une odeur nauséabonde en sortait. Je devais sortir de là mais la porte semblait être fermé de l'extérieur. Une force invisible la maintenait afin que je ne puisse plus bouger. L'eau changea de nouveau de couleur pour redevenir normal mais cette fois elle me brûlait. J'hurlais en espérant que Riley se trouvait toujours dans ma chambre et m'aiderait à sortir de cet enfer.
-Kayla ? Entendis-je quelques secondes après mon premier cri.
J'avais de la chance, il m'avait entendu. Je l'appelai, le suppliant de m'aider à sortir de là. Je sentais déjà les premières conséquences de ses brûlures sur ma peau. Je tentais tout de même de me recroqueviller le plus loin possible de cette eau démoniaque mais c'était comme si elle glissait vers moi. Comme les serpents. Comme les êtres immondes dans la cuisine. Je faisais alors le rapprochement entre l'eau et eux. Ils s'étaient, par je ne sais quel moyen, liquéfier pour m'atteindre. Pourquoi ? Que leur avais-je fait ? Ma mémoire me faisait défaut à cet instant. J'essayais juste de survivre.
Je n'entendais plus Riley et j'avais peur qu'il lui soit arrivé quelque chose. Une nouvelle fois j'hurlais. J'arriverai peut-être à alerter le reste de la maison. Tyler ne me laisserait pas mourir. Puis je fermai les yeux et me mis à compter jusqu'à dix comme me l'avait conseillé mon ami. Si ce n'était qu'une illusion, elle disparaîtrait à ce moment-là. Pourtant j'avais dû mal à me concentrer, j'avais l'impression de brûler littéralement.
Je devais en être arrivé à huit lorsque l'eau reprit une température normal. Je ne bougeai pas cependant,. Je souffrais des diverses brûlures que j'avais reçu.
-Kayla ? M'interpella Riley.
-Je...Je...
La porte s'ouvrit sur lui inquiet. Je me sentis gêné qu'il me trouve nue mais il me rassura.
-J'ai trop mal. Lui dis-je les larmes aux yeux.
Son regard me surpris. Il ne semblait pas affolé bien au contraire.
-Ca va aller. Me rassura-t-il. Je vais te chercher un peignoir.
Il me le ramena peu de temps après et m'aida à l'enfiler. Mes joues me brûlaient mais je ne savais plus si c'était à cause de l'eau ou lié au fait que Riley me voyait nue. Il me pris ensuite dans ses bras sans vraiment prendre de précaution. Je ne bronchai pas dans ses bras même s la douleur était atroce.
-Tout ira bien. Me rassura-t-il une nouvelle fois en me posant sur le lit.
Sa voix était douce et rassurante. Je ne pouvais que lui faire confiance.
-Fermes les yeux. Je vais te soigner.
Je lui jeter un regard perplexe car j'avais du mal à comprendre comment il pourrait soigner des brûlures aussi étendues et importantes. Il sourit puis me posa un baiser sur le front.
-Ce n'est pas bien grave. Fais juste ce que je te demande.
Je fnis par lui obéir. Je sentis son souffle tout contre moi et je me demandais ce qu'il était en train de faire. La curiosité me poussait à ouvrir les yeux mais je m'en abstins. Je lui faisais confiance. Après tout, je n'avais pas ouvert l'armoire à pharmacie dans laquelle se trouvait peut-être de quoi soigner des brûlures. Plus les secondes passées et moins j'avais l'impression de me consummer vivante. Une sensation de bien-être m'envahissait même.
-Tu peux ouvrir les yeux. Me souffla-t-il au creux de l'oreille.
J'obéis. Son visage était si proche du mien que je sentis mon coeur défaillir. Son souffle contre ma bouche me donnais des vertige et je fus obligée de m'accrocher au lit pour être certaine que je n'étais pas en train de me renverser.
-Ca va mieux ? Me demanda-t-il.
Je sentais la pointe d'anxiété qui émanait dans sa voix.
-Oui. Soufflai-je.
Il s'éloigna de moi en se reculant mais j'avais envie de prolonger ce moment. Je voulais le remercier de m'avoir sauvé car j'en étais persuadée si j'étais encore en vie c'était grâce à lui. Je me redressai à mon tour et passai mes bras autour de son cou pour l'attirer vers moi. Il ne bougea pas. Je regardai ses lèvres qui m'attiraient de plus en plus. Il ne bougeait toujours pas.
-Qu'est-ce que tu fais ? Me demanda-t-il.
Sa question me décontenança. Je défis alors mon étreinte et m'éloignai de lui. Il venait de me repousser. Des larmes me brouillèrent la vue que je tentais de lui dissimuler en tournant la tête. Pourtant je ne pouvais rien lui cacher.
-Je ne voulais pas te vexer. Me dit-il en prenant mon visage en coupe pour me forcer à le regarder.
Je baissai alors les yeux. Je ne voulais pas qu'il sache à quel point cela m'était insupportable. De nouveau, il me força à le regarder.
-Je suis désolé mais je voulais être sûr que c'était vraiment ce que tu voulais, que tu avais mesuré l'ampleur de tes actes.
-Je ne comprends pas.
-Veux-tu réellement transgresser le règlement ou est-ce juste un geste pour me remercier ? Me demanda-t-il cette fois.
-Quoi ?...Tu...Tu penses que...
-Je ne sais pas. M'interrompit-il Alors as-tu réellement envie de m'embrasser quitte à transgresser le règlement ou étais-ce juste pour me remercier ?
Je plongeais mon regard dans le sien pour lui faire comprendre que jele voulais vraiment et paas juste pour le remercier. Je désirais l'embrasser depuis des jours mais je n'avais jamais osé passer outre le règlement de peur qu'il lui arrive quelque chose mais à présent c'était différent, j'avais besoin de sentir ses lèvres contre les miennes.
-Ce n'est pas juste pour te remercier. Admis-je.
Un sourire illumina son visage et il se rapprocha de moi. Il était si proche à présent que je sentais de nouveau son souffle me chatouillait. Je fermai les yeux dans l'attente que nos lèvres se touchent. Mon coeur battait la chamade. Sa bouche finit par trouver la mienne. Ses lèvres étaient aussi douce que de la soie. D'abord tendre notre baiser se fit de plus en plus passionné sans pour autant que sa langue vienne jouer avec la mienne. Jamais personne ne m'avait embrassé comme lui et je ne pouvais que m'abandonner totalement. A bout de souffle, je finis par me reculer un peu pour reprendre un peu d'oxygène qui commençait à manquer à mes poumons.
-Je pourrais t'embrasser des heures sans m'en lasser. Me déclara-t-il d'une voix sensuelle
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tytia
Est présentée à Carlisle
Est présentée à  Carlisle
avatar

Féminin
Nombre de messages : 189
Age : 38
Date d'inscription : 03/03/2009

MessageSujet: Re: Le Royaume de Winslor   Dim 12 Juil - 10:32

-Moi aussi. Lui répondis-je avant de venir chercher à nouveau ses lèvres.
Nous restâmes à nous embrasser de longues minutes avant de nous décider à aller rejoindre les autres. Quand nous descendîmes, nous trouvâmes la maison vide.
-Ils sont déjà partis. Admis-je avec tristesse.
-On les retrouvera au centre commercial mais avant tu devrais manger un peu.
Il me prépara un délicieux petit-déjeuner que j'avalai sous son regard attendri. Puis nous sortîmes pour gagner sa voiture dans laquelle nous montâmes. Il avait choisi une Audi R8. Je ne connaissais pas ce genre de voiture mais quand il appuya sur l'accélérateur, je sentis aussitôt ce qu'elle cachait sous le moteur. C'était une voiture sportive digne de ce nom. Il m'apprit même qu'elle avait été élue « voiture sportive de l'année 2007 ». Je ne pus m'empêcher de sourire. Tout ce que moi je connaissais en voiture s'arrêtait à ce que mon frère voulait bien m'en dire ou mes ex-petits-amis.
Le centre commercial jouxtait le parking sur lequel nous avions récupéré nos voitures le premier jour. Il avait été construit sur trois étages et me paraissait très vaste. J'avais hâte d'y entrer et de découvrir les magasins qui s'y trouvaient.
Nous y entrâmes et gravîmes les trois étages afin d'y déceler un magasin intéressant. Au premier étage, je trouvais une boutique de vêtement à la mode. J'aimais cette marque et j'y entrai. Il n'y avait ni vendeur, ni caissier comme je m'y étais attendu. Nous étions libre de nous servir et de repartir avec ce que nous aimions. Je fouillai les présentoirs afin de me dénicher une petite jupe et un haut sexy. J'allai ensuite les essayer. Enfin prête je ressortais de la cabine pour défiler devant Riley. J'aperçus une faction de seconde le regard rempli de désir de Riley. D'ailleurs il ne tarda pas à venir me prendre dans ses bras. Il me fit reculer dans la cabine, referma le rideau derrière nous et laissa libre-cours à son amour.
Ses lèvres s'emparèrent avec avidité de ma bouche. Je ne restai pas en reste et lui rendait un baiser tout aussi passionné. Lorsque je sentis sa langue se frayer un chemin entre mes dents pour venir titiller la mienne, une décharge m'électrifia. J'avais l'impression de tout redécouvrir avec lui.
Nous restâmes dans la cabine plusieurs longues minutes avant qu'il en sorte. Je me changeai avant de sortir à mon tour. Main dans la main, nous continuâmes à visiter le centre.
Sur les coups de midi nous le quittâmes pour aller nous ravitailler au snake. Nous n'avions toujours pas vu mon frère et nos autres co-locataires. J'espérai qu'ils iraient eux aussi mangé en même temps que nous.
Nous entrâmes dans le snake qui était déjà bondé. Nous trouvâmes une petite table où nous installer, loin des regards apeurés qui nous avaient vus entrer main dans la main. Une fois installée, je me mis à chercher Tyler du regard.
-Je ne crois pas qu'il soit encore arrivé. Me confia Riley.
Il devait avoir raison car je ne le voyais nul part.
Une jeune serveuse, châtain aux yeux verts, grande et élancée, vint prendre notre commande. Nous lui indiquâmes ce que nous voulions et elle le nota sur son petit carnet avant de rejoindre le comptoir.
Je me demandai qui elle était mais surtout de quel côté elle était. Son physique me laissait supposer qu'elle était une prisonnière comme nous mais sa fonction ne m'en convainquait pas. Je la suivis des yeux, cherchant à trouver une réponse, que je ne trouvais cependant pas.
-Ca va ? Me demanda Riley en posant sa main sur la mienne qui était sur la table.
-Oui. Ne t'inquiètes pas. Je me demandais juste qui était la serveuse.
-C'est une prisonnière. Elle a été la première à découvrir cette endroit et elle a voulut s'en occuper.
-Comment tu le sais ?
-Je le sais.
Encore une fois, sa réponse me décontenança. Il me cachait des choses. Il était impossible qu'il en sache plus que moi sur ce camps à moins que...Et s'il n'était pas un prisonnier ? S'il était un de ces êtres infâmes qui avait cherché à m'anéantir depuis mon arrivée ? Non je n'y croyais pas. Pour les avoir croiser, pour avoir vécu touts sortes d'hallucination à cause d'eux, je savais à quel point ils étaient cruels. Ce n'était pas son cas. Il devait juste avoir trouvé un moyen d'obtenir des informations sur ces créatures mais il ne voulait pas les partager par peur de ma réaction. Peut-être connaissait-il même leurs intentions à nos égards ? Des intentions qui ne pouvaient qu'être cruelles.
-Je suis déjà venu ici et j'ai passé un moment avec la serveuse.
Je sentis une once de jalousie me soulevait. J'aurais aimé savoir ce qu'il s'était passé entre eux. N'avait-il fait que discuter ou l'avait-il séduit comme moi ?
-On a juste parlé. Me rassura-t-il.
J'avais l'impression qu'il pouvait lire en moi comme dans un livre ouvert. Je n'avais pas besoin de poser des questions pour qu'il y réponde. Etait-il lui aussi télépathe ?
-Tu es la seule que j'ai envie de séduire. Ajouta-t-il.
Je sentis de nouveau mes joues s'enflammaient. J'aurai donné n'importe quoi pour ne plus à les avoir aussi rouge, cela me rendait trop mal à l'aise.
-N'aies pas honte de rougir. Tu es magnifique ainsi.
Je baissais les yeux, gênée, ne sachant plus où me mettre.
-Regardes-moi, Kayla.
Je levai alors mes yeux vers lui. Il me regardait en souriant. De sa main libre, il vint caresser mon visage.
-Je ne veux pas que tu te sentes mal à l'aise face à mes compliments.
-J'ai juste du mal à croire que tu puisses vraiment t'intéresser à moi.
-Tu es la plus belle fille que je n'ai jamais rencontré.
Je jetai un coup d'oeil à travers le snake qui était gorgé de filles tout plus belles les unes que les autres. J'avais l'impression d'être vraiment quelconque à côté d'elles. Même la serveuse avec laquelle il avait discuté me semblait mille fois plus belle que moi.
-Je ne crois pas être la plus belle ici. Lui déclarai-je.
-Vraiment ? Alors ça doit être parce que je ne vois personne d'autre que toi.
Chaque mot qu'il prononçait entraînait mon coeur dans une course folle.
-Ton frère ne va pas tarder à arriver. M'annonça-t-il.
Etait-ce un moyen de détourner la conversation ? J'y crus un instant mais lorsque la porte s'ouvrit et que Tyler la franchit, je regardai perplexe Riley.
-Un pressentiment. Me dit-il en haussant les épaules.
Je me levais et allais à la rencontre de mon aîné qui sembla surpris de ma présence. Marie se tenait juste derrière lui et je vis sur son visage qu'elle était heureuse de me voir ici.
-Que fais-tu là ? Me demanda-t-elle plein d'enthousiasme.
-On a pensé avec Riley que ce serait bien si on se joignait un peu à vous.
Leurs visages se refermèrent et laissèrent apparaître de la déception.
-Tu ne peux vraiment pas le lâcher ! S'exclama Tyler.
-De la même manière que toi tu ne peux pas lâcher Marie. Le toisai-je.
Je sus que j'avais gagné la partie car il n'ajouta rien. Il me contourna juste pour aller s'asseoir à une autre table où je semblais ne pas être la bienvenue...Ou plutôt où Riley n'était pas le bienvenu. Je ne comprenais pas que mon frère puisse ressentir un tel sentiment de haine envers mon petit-ami. J'aurai voulu au fond de moi que leur relation soit, si ce n'est identique, proche de celle qu'il avait entretenu avec Arold.
-Je ne peux pas le forcer à m'aimer. Fit Riley quand je repris ma place.
-Oui mais il pourrait au moins faire comme si.
-En général, les gens me haïssent. J'ai l'habitude. Me sourit-il.
Je ne relevai pas. D'ailleurs qu'aurais-je pu dire ? J'aurai sûrement posé une énième question qu'il aurait esquivé en changeant notre conversation. Il m'intriguait de plus en plus.
Lorsque nous eûmes terminé notre repas, nous nous rendîmes au bowling. Nous jouâmes plusieurs parties avant l'arrivée de mon frère. J'étais heureuse et j'avais l'impression que Riley l'était égélament. Nous nous fichions des regards qui nous fixaient lorsque nous nous touchions. Ce n'était pas notre problème. Nous étions dans notre monde, dans notre bulle où personne ne pouvait nous atteindre.
Tyler, suivi de tous ses amis, entra. Il passa à côté de nous en toisant Riley.
-Ton frère devrait cesser d'agir comme ça avec moi. Me souffla mon petit-ami.
Je sentais de la colère derrière ses mots. Je plongeai mes yeux dans les siens afin d'essayer de lire en lui mais il ne laissait rien transparaître.
-Il peut me haïr mais il vaudrait mieux qu'il arrête de me défier. Ajouta-t-il pour répondre à mes interrogations muettes.
Il passa un bras autour de ma taille pour me rapprocher de lui.
-J'aimerai que tu passes quelques heures avec ton frère. Me souffla-t-il au creux de l'oreille. On se retrouve à la villa.
-Pourquoi ?
Il se contenta de poser un baiser sur mes cheveux avant de me laisser seule. Je le suivis des yeux jusqu'à ce qu'il disparaisse puis me décidai à rejoindre mon frère.
-Il t'a enfin lâché ? Ironisa mon frère.
-Ce n'est pas ton problème. Lui répondis-je vexée.
-Je n'aime pas ce mec. Je supporte encore moins de le voir avec toi. Tu devrais faire gaffe. Il va te rendre malheureuse, j'en suis sûr.
-Je suis assez grande pour juger.
-Alors ne viens pas me trouver en pleurant quand ça sera fait.
J'avais envie de les fuir mais Riley m'avait demandé de rester avec eux. Je m'assis sur l'un des fauteuils et passai mon temps à les regarder jouer.
Je rentrai à la villa en même temps qu'eux.
Dès que je franchis la porte, j'entendis la douce mélodie jouée par Riley. Je savais où le trouver et je m'y précipitais. Mon coeur s'affolait de plus en plus au fur et à mesure que j'approchais de la pièce. J'ouvris la porte. Il était là, assis sur le banc, jouant l'une des plus belles mélodies qu'il n'avait jamais interprété jusqu'alors. Je restai un moment à l'écouter sans l'interrompre, attendant qu'il me fasse un signe de le rejoindre. Lorsqu'il s'interrompit, j'attendis qu'il se tourne vers moi mais rien. N'avait-il pas senti ma présence, trop absorbé par ce qu'il jouait ? Je vins alors m'asseoir près de lui.
-Je ne t'avais pas vu arriver. Me dit-il.
-Je ne t'en veux pas. Je ne voulais pas te déranger.
Un silence s'abattit entre nous. Quelque chose en lui avait changé mais je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus.
-Qu'est-ce qu'il y a? Finis-je par m'enquérir.
-Il faut qu'on parle.
-Je t'écoute.
Il marqua un nouveau temps de silence. Son attitude, trop sérieuse, m'inquiétait. J'avais l'impression qu'il hésitait.
-On ne peut pas sortir ensemble.
-Tu as peur du règlement ? Je croyais que tu t'en fichais.
-Non, ce n'est pas ça. D'ailleurs, il a changé. Rien ne nous interdit d'être ensemble à présent.
Je ne comprenais plus. Etait-ce juste l'attrait de défier les créatures qui l'avait poussé à sortir avec moi ? Je ne voulais pas y croire, pas après les baisers que j'avais reçu. Je le regardai se lever et s'éloigner de moi, le coeur serré.
-Alors quoi ? Lui demandai-je prête à exploser en larmes si ses intentions étaient réellement de me quitter.
-Je t'ai promis de te protéger...
-C'est ce que tu fais, non ?
-Oui mais...
-Mais quoi ?
-Pourquoi poses-tu toujours des questions ? S'emporta-t-il. Ca serait tellement plus simple si tu m'écoutais et que tu acceptais de t'éloigner de moi.
-Je ne peux pas. J'ai besoin de toi..
-Je ne peux pas te protéger si tu restes avec moi. Je te mettrai encore plus en danger.
-Non, c'est faux !
-Tu ne me connais pas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tytia
Est présentée à Carlisle
Est présentée à  Carlisle
avatar

Féminin
Nombre de messages : 189
Age : 38
Date d'inscription : 03/03/2009

MessageSujet: Re: Le Royaume de Winslor   Dim 12 Juil - 10:33

-Ce que je sais sur toi me suffit.
-Je suis désolé mais je ne peux pas me permettre de te mettre en danger. Je tiens trop à toi pour ça.
Je me levai à mon tour et vint me placer devant la porte. Je ne voulais pas qu'il me quitte. Pourquoi fallait-il qu'il le fasse maintenant que nous avions l'autorisation de nous aimer librement ?
-Laisses-moi partir. M'ordonna-t-il.
-Non...Non...Non non. Non. Je ne veux pas que tu t'en ailles. Je ...Je ...je veux que tu restes là. Je veux...Balbutiai-je tétanisée par ses paroles.
-Tu ne comprends rien. Si tu restes avec moi, tu risques de mourir.
-Si tu me laisses, je mourais.
Je pleurai à présent.
-S'il te plaît, ne pleures pas...Je t'en prie. Je n'arriverai pas à te quitter si tu fais ça.
-Alors, ne me quittes pas.
-Tu ne comprens pas, c'est pour ton bien. Je veux juste te protéger.
-De quoi ?
-De moi.
-Tu n'es pas un danger pour moi.
-Je suis pire que tous les dangers que tu as pu affronter jusqu'alors.
-Comment peux-tu dire ça ?
J'avais du mal à suivre son raisonnement. Il ne pouvait pas être pire que ces créatures. Il ne me répondit pas tout de suite. J'attendais en silence. Il s'était éloigné de moi et lorsque il me fit de nouveau face, je pris peur. Son expression avait changé.
-Tu veux que je te dise la vérité. Tu n'as été qu'un passe-temps pour moi. Un jeu. M'assena-t-il. Tu croyais qu'une fille comme toi pouvais vraiment m'intéresser ? Regardes-toi. Regardes les autres. Tu es minables à côté d'elle et je peux avoir n'importe quelle fille que je désire.
Ses paroles me déchirèrent le coeur. Je m'effondrai au sol, pleurant toutes les larmes de mon corps. Comment avais-je pu être aussi stupide ?
Je l'entendis rire comme s'il voulait m'achever mais je ne le voyais plus. Mes larmes brouillaient ma vue. J'avais l'impression de sombrer dans le néant. Les ténèbres m'enveloppaient. La douleur était bien plus insupportable que celles entraînaient par mes hallucinations. Je voulais mourir.
J'attendais que la mort vienne m'emporter mais elle ne semblait toujours pas vouloir de moi. Je sentais Riley toujours dans la pièce mais je ne savais pas ce qu'il faisait. Pourquoi ne partait-il pas ? Pourquoi ne me laissait-il pas seul ? J'aurai aimé pouvoir le retenir, le supplier de rester avec moi mais j'étais trop anéantie, sans vie.
Je restai au sol, les yeux fermés, jusqu'à ce qu'une main se pose sur moi. J'ouvrai alors les yeux et vit le visage de Riley penchai au-dessus de moi.
-Ne pleures pas, s'il te plaît. Me supplia-t-il.
Son ton s'était adouci.
-Ne me laisses pas. Le suppliai-je à mon tour.
-Je ferai ce que tu veux si tu arrêtes de pleurer.
Je me redressai tout en séchant mes larmes et me blottis dans ses bras.
-Ne me fais plus jamais ça ! Lui ordonnai-je.
-Je ne te quitterai plus jamais, je te le promets.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Le Royaume de Winslor   

Revenir en haut Aller en bas
 
Le Royaume de Winslor
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» Pairs du Royaume - CV
» [Royaume-Uni] Thorpe Park
» [Warner] Le Royaume de Ga'Hoole - La Légende des Gardiens (27 octobre 2010)
» The Kingdom (Le Royaume) : 26/12/07 Z1 Special Edition
» [Robillard, Anne] Les Chevaliers D'Emeraude - Tome 3: Piège au Royaume des Ombres

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Twilighters France :: Le quartier des artistes :: Fanfics :: Fanfics tout Public-
Sauter vers: