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 twilight revisité

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loustaletceline
Départ de Phoenix
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MessageSujet: twilight revisité   Ven 26 Juin - 18:44

Chapitre 1

La forêt est mon élément. Je vis isolée depuis tant d’années que la solitude est devenue ma meilleure alliée. Je m’approchais peu du hameau en bordure du bois et je préférais la quiétude du lac ou la cime des grands pins. J’avais trouvé une cabane abandonnée de chasseurs et je m’y étais installée.
Pourtant, depuis 4 ou 5 jours, ils étaient là. Au début, je n’ai que perçu leurs présences. L’air était devenu électrique, les animaux plus silencieux. Des prédateurs avaient débarqué dans leur territoire, ils se méfiaient à juste titre. Leur anxiété m’avait alerté. Et puis, j’ai entendu leurs voix, leurs rires. Et un soir, j’entraperçus leur camp entre les arbres.
Ils étaient sept, mes semblables. Le plus âgé avait l’apparence humaine d’une trentaine d’année mais devait en réalité atteindre les six cent ans, les autres étaient bien plus jeunes.
Pas de quoi me faire peur. Ils ne pouvaient pas me faire du mal. Mais je n’aimais pas ceux de ma race : trop violent, trop hiérarchisé, trop monstrueux.
Aussi préférais-je ne pas me montrer et les laisser à leur chasse : cerf, ours, lion des montagnes. Jusqu’ici, je les avais laissé faire.
Mais ce jour là, c’était une jeune ourse qui était traquée et je ne pouvais pas les laisser faire. Il l’avait surprise, ce matin là, alors que la brume envahissait chaque parcelle de la foret et donnait une couleur féerique au paysage. Il avait entendu son pas, il s’était approché d’elle rapidement, très rapidement. Trop. Et elle n’avait pas eu le temps de réagir.
Et maintenant, il était là, devant elle, de moitié sa taille. L’ourse se braqua sur ses deux pattes arrières, montrant sa force, sa grandeur, sa puissance face à cet être humain. Et pourtant, je savais qu’elle n’avait aucune chance face à lui.
Avant que l’un d’entre eux n’attaqua le premier, je sautais entre eux deux.
L’homme fut surpris, reculai d’un pas. Ses yeux devinrent noirs et il se mit en position de défense. Je plongeais mon regard dans le sien et je fus surpris par sa profondeur. Il était bel homme, extraordinairement bel homme, parfait comme tout ceux de notre race. Jeune, les cheveux noir en bataille, il avait la peau couleur du lait. Les humaines lui aurait donné 17 ou 18 ans. Je lui en donnais plutôt une bonne centaine.
De ma main gauche, je posai mon index sur mes lèvres pour lui signifier le silence et je tendais la main droite , paume en avant, vers la pauvre bête qui n’y comprenait rien.
L’ours se remit sur ses quatre pattes, et après une courte hésitation, s’avança vers moi et me toucha la main de son front.
L’étranger fut surpris de ce comportement – ce qui était bien légitime d’ailleurs – et il se releva un peu, incrédule. Ses yeux avaient repris leur couleur bleu profond
Le temps sembla se figer quelques secondes, plus rien ne bougeait. Et soudain, derrière une touffe de bruyère, deux oursons apparurent.
.Je le fixai à nouveau afin de lui faire comprendre qu’il ne fallait pas y toucher.
- Je ne savais pas balbutia-t-il alors. Il est tard dans la saison pour avoir des petits si jeunes
Sa voix était douce et chaude. J’y prêtais à peine attention, sachant que ce n’était qu’un subterfuge pour envoûter les humains.
- Elle est jeune, répondis-je. Elle apprend…
- C’est une erreur, nous ne touchons jamais aux mères. Je m’excuse.
Tant d’humilité chez lui me surprit. Nous restâmes encore un instant à nous observer tandis que l’ourse et les deux oursons disparaissaient dans la profondeur de la forêt.
- Pourquoi, lui demandais-je.
- Nous chassons uniquement pour nous nourrir. Mais pour autant, nous ne voulons pas porter atteinte à l’écosystème d’un milieu. La survie d’une espèce dépend de sa capacité à procréer
- Non, pourquoi des excuses, rectifiais-je.
- Oh ! Et bien. J’avais l’impression que tu portais un certain intérêt à cet animal. Et nous ne sommes pas là pour avoir des ennuis avec qui que ce soit.
Je fronçais les sourcils, indécise devant une attitude que je ne connaissais pas chez nous.
- Vous ne vous nourrissez pas de sang humain ? continuais-je
- Non. Nous avons décidé de vivre parmi les humains et nous venons chasser de temps en temps dans les montagnes lorsque nous en avons besoin.
- C’est bien, murmurais-je, plus pour moi même que pour lui.
Au loin j’entendis alors les voix de ses compagnons l’appeler Edward. Bientôt ils seraient là, guidés par l’odeur.
- Excuses acceptées, murmurais-je à nouveau.
Et je disparus !


Dernière édition par loustaletceline le Dim 28 Juin - 14:23, édité 5 fois
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twililyz
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MessageSujet: Re: twilight revisité   Ven 26 Juin - 19:00

Et bien j'adore ce début vraiment ^^

Je vois que tu as posté les 2 suivants aussi, je pense que tu devrais les poster ici a la suite de ce chapitre, sinon les lecteur vont pas comprendre. Et puis ya un topic par Fic Razz

Si tu as un soucis tu peux m'envoyer un MP ou contacter un modo qui t'aideras Wink

Dans tous les cas, je vais m'empresser de lire la suite !
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malycia
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MessageSujet: Re: twilight revisité   Ven 26 Juin - 19:30

J'aime aussi beaucoup ce debut....!!!

Je vais aller lire les suites, mais comme le dit Twililyz, ce serait plus simple que tu mettes tout à la suite ici!

Je cours lire la suite! Wink
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MessageSujet: Re: twilight revisité   Ven 26 Juin - 19:34

moi je veux bien lire mais y sont ou les 2 premier chapitre ?




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MessageSujet: Re: twilight revisité   Ven 26 Juin - 19:37

ah oui oui je confirme il faut que tu mette tes suites ici l'une derriere l'autre !!!

pis tu doit te presenter aussi Wink




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twililyz
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MessageSujet: Re: twilight revisité   Ven 26 Juin - 19:37

lilou8085 a écrit:
moi je veux bien lire mais y sont ou les 2 premier chapitre ?

En fait elle a posté chaque chapitre sur un nouveau topic a chaque fois, je lui ai expliqué sur celui du 1er chapitre qu'il serait plus simple si elle postait tous les chapitres sur le meme topic Wink
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lilou8085
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MessageSujet: Re: twilight revisité   Ven 26 Juin - 19:38

oui c ce que je vient de voir lol




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malycia
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MessageSujet: Re: twilight revisité   Ven 26 Juin - 19:46

Bon, mis à part que c'est le bazar entre les 3 topics que tu as créés lol! , j'aime beaucoup!!!! c'est tres bien écrit!!!! J'ai hate de lire la suite!
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loustaletceline
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MessageSujet: twilight revisité chapitre 2   Ven 26 Juin - 19:51

Chapitre 2




Des excuses dans la bouche d’un
vampire, je ne l’avais encore jamais entendu sauf peut –être lorsqu’ils
savaient leur mort proche et qu’il désiraient que je les épargne.
Mais là, il n’y avait aucun risque. Alors pourquoi ? Aussi, par curiosité, je
m’installai près de leur camp.

Les sept étaient là. Très vite,
je compris qu’il y avait trois couples : les deux qui semblaient les plus
âgés, le grand à la carrure athlétique avec la jolie blonde, et les deux plus
jeunes. Seul celui que j’avais rencontré le matin même, Edwards, était seul. Les discutions allaient bon
train, entrecoupées de rire. Ils semblaient tous parfaitement s’entendre. Et
j’eus bientôt l’impression d’assister à une scène familiale. Un père et une
mère campant avec leurs cinq enfants. Celle qui représentait la mère les
couvait du regard, protectrice et aimante. Elle semblait particulièrement
s’occuper d’Edwards, lui lançant parfois des regards inquiets.

Les vampires n’ont jamais vécu
dans une famille. Un clan parfois ! Un système hiérarchisé avec un ou
plusieurs anciens et leur troupe à leur service, sans âme, sans émotion.


- Alors ! Edward, tu penses toujours à ton fantôme, lança
le grand brun sportif.
Je levai la tête et sortit de mes
réflexions. Ils parlaient de moi.
Edward grogna :
- Elle n’était pas un fantôme. Je reste formel. C’était l’une
d’entre nous.
Le rugbyman souriait et renchérit :

- Alors explique moi comment une vampire peut avoir la peau
mate, les lèvres rosées comme celles des humaines et parler aux animaux.
Edward ne répondit pas mais je le
vis rentrer la tête dans ses épaules. La vampire-mère jeta un regard courroucévers la moqueur qui se tut alors. Et moi, je souriais à moitié. Et oui !
Il avait été drôlement surpris.

- Et elle est belle ? demanda alors la plus jeune.

- C’est la plus belle femme qu’il m’est été donnée de voir,
chuchota-t-il.
Des petits sourires apparurent sur les lèvres des six autres mais Edward ne semblait pas l’avoir aperçu.

- Notre Edward amoureux, et il faut que cela tombe sur un
fantôme, conclut la belle blonde.


« Il m’oubliera vite », pensai-je. Les vampires sont des inconstants. Ils
ne se mettent en couple que pour leur profit personnel. Et tant qu’il ne saura pas qui je suis, je ne lui serai d’aucun profit.
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loustaletceline
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MessageSujet: twilight revisité chapitre 3   Ven 26 Juin - 19:58

Chapitre 3

Durant les quatre jours qui suivirent, je ne les revis plus. Il me sembla jouer au jeu des chaises musicales, choisissant mes déplacements en fonction des leurs.
Et un après-midi, je pressentis à nouveau un danger. Depuis longtemps, j’avais l’aptitude de prédire les évènements futurs. J’usais peu de mes pouvoirs : ils me renvoyaient à ce que j’étais et j’en avais horreur.
Mais parfois, lorsque la nécessité le demandait, ils s’imposaient à moi !
Un accident de voiture ! Sur la nationale qui longe la forêt. Une femme, sa fille ! Et du sang de partout. Je les connaissais. Je les avais déjà vu à Fallercreek, la ville bordant la forêt les rares fois où je descendais me mélanger aux êtres humains.
Je savais déjà que pour l’accident, je ne pouvais plus rien faire. J’allais arriver trop tard. Mais je pouvais encore sauver la mère.
Je courus à toute vitesse, parcourant les kilomètres qui me séparaient d’elles en quelques minutes seulement. La camionnette avait déjà foncé sur la berline qui, pour l’éviter, avait braquée sur la droite. Elle était partie dans le ravin et s’était écrasée contre un énorme pin en contrebas.
Les roues tournaient encore dans le vide, le pare brise éclaté, le torse de la femme à l’extérieur, éventrée contre les morceaux de verre. La fillette hurlait à l’arrière. La camionnette, elle, s’était arrêtée sur la bas côté et je ne pris pas garde à ce que faisait le conducteur.
J’attrapai en premier la femme, la sortit le plus délicatement possible et la remontait sur la route. Je l’allongeai à même le sol. J’allai ensuite récupérer la fillette qui ne devait pas dépasser les 8 ans et qui hurlait toujours. Elle n’avait rien de physique. Je la remontai, l’assis sur le bas côté. Je m’approchai doucement d’elle et lui murmurai une douce mélodie. En quelques secondes, elle se calma et s’endormit.
La mère avait perdu beaucoup de sang. Elle se mit alors à gémir, le visage contracté, le poing serré sur son ventre. Je devais prévenir au plus tôt l’ambulance. Je fouillai dans la poche de son manteau et je trouvai son téléphone portable.
Le gros 4x4 arriva alors. J’avais espéré qu’ils arriveraient plus tard. Gérer les deux problèmes en même temps allait être plus scabreux.
Le père sortit en premier, suivi du reste de la « famille ». Je me plaçai entre la blessée et eux. Ils s’arrêtèrent à deux mètres de moi. Je les regardai intensément, dégageant suffisamment d’énergie pour leur montrer qu’il ne me battrait pas. Si j’arrivai à convaincre le plus âgé, les autres ne tenteraient rien.
Le vampire-père fronça les sourcils, surpris sans doute des capacités que je lui montrai.
- Nous ne voulons pas te voler ta proie, me dit-il. Mais l’enfant est jeune, elle n’aura pas assez de sang pour te nourrir. Laisse- nous l’emmener à l’hôpital.
Je souris devant la méprise. Edward s’avança alors à sa hauteur. Son regard était aussi pénétrant que la première fois mais j’y ressentis de l’appréhension.
- Je ne peux pas croire que tu puisses sauver une ourse et ses deux petits et tuer la mère de cette enfant, me dit-il.
Sa voix était chaude et j’y perçus un frémissement. Il semblait ému par ce qu’il voyait. Décidément, c’était une drôle de famille. Pour répondre, je décrochai le portable et composai le numéro des urgences.
- Je viens d’assister à un accident route nord de Fallercreek, dis-je d’une voix douce et hypnotisante. Une femme est grièvement blessée. Venez vite !
Je raccrochai, bien certaine qu’elle allait m’obéir. Ils n’avaient toujours pas bougé et je comptais rester comme cela jusqu’à l’arrivée de l’ambulance. Devant d’autres humains, ils ne tenteraient rien, du moins l’espérai-je. La blessée continuait à gémir, inconsciente.
- Je me présente me dit alors le vampire-père. Je suis Carlisle Cullen et je suis docteur en médecine. Je pourrais lui porter les premiers secours.
Il fit un pas en avant. Une fureur intense tendit mes muscles et je serrai les poings. La prunelle de mes yeux vira instantanément au noir. Carlisle stoppa net et regarda la blessée.
- Elle ne survivra peut-être pas jusqu’à l’arrivée de l’ambulance.
Cela, je le savais. Elle ne pouvait pas survivre. Et je n’avais pas la capacité actuellement de lui porter secours. Edward m’avait dit dans la forêt qu’ils ne buvaient pas le sang des humains. Mais je n’arrivais pas à le croire. Je devais choisir entre ce que je lisais dans l’esprit de Carlisle et qui me prouvait qu’il voulait lui sauver la vie et mon instinct qui me hurlait de ne pas le laisser s’approcher d’elle.
Mais de toute façon, je n’avais pas le choix: elle était en train de mourir.
Le conducteur de la camionnette sortit à ce moment. Il titubait, complètement saoul, le visage rouge, les yeux hagards. Ils nous regarda et s’avança rapidement vers nous, vociférant des propos incompréhensibles.
Je m’approchai de lui, le contournai et lui comprimai fortement une artère au niveau de la clavicule. En quelques secondes seulement, il s’effondra par terre, inanimé.
- Je m’occuperai de toi plus tard, lui susurrai-je.
Je le laissai dans son alcool et j’allai m’asseoir à côté de l’enfant endormie. Carlisle prit cela pour un accord et se tourna vers les autres.
- Esmé, dit-il à la vampire-mère, va me chercher ma trousse. Les autres, vous rentrez dans la voiture.
- Je reste avec toi, affirma Edward.
- D’accord mais reste en retrait.
Esmé lui tendit sa mallette et il se pencha sur le corps de la blessée. Je frémis lorsqu’il posa ses mains sur elle. Mes yeux se crispèrent sur chacun de ses gestes, tentant de jauger s’ils étaient dangereux ou non pour la femme. Je caressai machinalement les cheveux de l’enfant qui dormait toujours du sommeil du juste. Je ne compris pas ce qu’il faisait mais ses gestes étaient surs et précis. Au bout de cinq minutes, il me regarda :
- J’ai besoin de ton aide. J’ai besoin de tes mains pour tenir une pince.
Je m’approchai rapidement et pris ce qu’il me montrait. Il continua à soigner sa patiente. J’admirai la précision des mouvements. Mais la femme ne semblait réagir comme il l’aurait voulu. Ses gémissements avaient diminué et maintenant, elle émettait un faible râle.
- Edward doit venir pour la ventiler. Elle commence à avoir du mal à respirer seule.
Je me crispai à nouveau, jetant un regard noir vers Edward. Il ne bougea pas, attendant que je donne mon accord.
- Ok ! tranchai-je.
Il s’approcha doucement et vint s’accroupir à mes côtes. Je continuai l’observer. Je voulais le voir réagir face à tant de sang pour intervenir au plus vite si la situation dégénérait. Mais il prit le respirateur qui lui tendait son père, l’appliqua sur le nez et la bouche de la blessée et commença à appuyer régulièrement sur la poire en plastique. Je regardais la femme inspirer et expirer lentement dans un silence uniquement perturbé par les ordres brefs de Carlisle.
Petit à petit, je vis le visage d’Edwards se refermer, sa mâchoire se crispa, ses yeux devinrent plus sombres.
Et cette ambulance qui n’arriverait que dans un quart d’heure ! Dans le 4x4, 5 paires d’yeux étaient scotchés contre le pare brise à nous observer, prêts à bondir si je leur faisais le moindre mal.
- Carlisle, fais vite, gémit Edward qui fermait les yeux pour mieux se concentrer. L’odeur est très forte.
- Calme-toi, lui répondit son père. Tu es capable de résister.
Je sentais une lutte intense dans son esprit entre ses instincts qui le poussaient à se nourrir du sang de cette femme et sa raison qui lui interdisait de le faire. Ma main gauche était libre et je la levai vers le jeune homme.
- Je peux t’aider à te contrôler, lui murmurai-je.
Il se pencha en arrière, craintif devant ma main.
- Je vous ai fait confiance, à toi et à ton père, continuais-je sur le même ton calme. A ton tour de me croire.
Edward me fixa quelques instants. Il s’avança alors vers moi. Doucement, du bout des doigts, je touchais son front. Il recula à nouveau, surpris certainement par la chaleur de ma peau.
- Edward, ventile la donc, grogna Carlisle.
Je détournai mon regard, un peu confuse par les sentiments qui me submergeaient. Ils étaient là, à aider une humaine plutôt que de s’en nourrir, il m’avait fait confiance alors que j’étais comme eux une prédatrice. Et pour couronner le tout, il était extraordinairement beau.
- Comment vas-tu, continua le père qui s’inquiétait de ce que j’avais pu faire à son fils.
- La soif a disparu, constata Edwards, médusé.
- Ce n’est que temporaire, soulignai-je
- Dommage, murmura-t-il.
Carlisle sutura encore quelques plaies puis poussa un soupir de soulagement.
- Voilà, finit-il par dire, j’ai fait ce que j’ai pu dans l’urgence. Elle va tenir jusqu’à l’hôpital.
Il prit alors des mains d’Edward le respirateur et continua à la ventiler. J’essuyai ma main couverte de sang dans l’herbe et retournai vers l’enfant. Elle dormait toujours. A son réveil, j’avais fait en sorte qu’elle ne se souvienne pas de l’accident.
J’entendais enfin la sirène de l’ambulance. Je me levai et fit face à Edward qui n’avait pas bouger de sa place et me fixai, comme hypnotisé.
- Je vais vous laisser, lui dis-je. Il va y avoir un peu trop de monde pour moi.
- Vraiment ! s’étonna-t-il. Tu pourrais monter dans la voiture avec ma mère et mes frères et sœurs et venir avec nous à l’hôpital. Tu as sauvé la vie de cette femme.
- Ce n’est pas moi qui lui ai sauvé la vie, c’est ton – Je ne pouvais pas prononcer le mot père, un vampire ne pouvait pas appartenir à une famille – compagnon de voyage. Je préfère la laisser à vos soins. Elle…Elle n’a pas besoin de savoir que j’étais là.
- C’est ton choix, admit-il, visiblement contrarié.
Je retournai vers l’ivrogne qui était toujours inconscient sur la route à quelques mètres sur la droite. Je le retournai sur le ventre, frôlait du bout des doigts sa colonne vertébrale et exerçait une pression entre deux vertèbres. J’entendis un léger craquement et j’eus un sourire de satisfaction.
Les deux autres ne bougèrent pas.
- Nous campons encore une nuit dans la forêt, ajouta alors Edward. Tu pourrais peut-être nous rejoindre ce soir… Nous te donnerons des nouvelles.
Nous savions l’un comme l’autre que son excuse était un doux mensonge et j’en souris de gène. Je restai silencieuse quelques instants, regardant venir l’ambulance qui se garait derrière le 4x4.
- Peut-être finis-je par dire.
Et je disparus en un éclair derrière les grands pins.
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MessageSujet: Re: twilight revisité   Ven 26 Juin - 20:15

vivement la suite
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loustaletceline
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MessageSujet: chapitre 4   Sam 27 Juin - 9:07

Chapitre 4

Les Cullen m’avaient impressionnée, c’était indéniable. Et je n’arrivais pas à comprendre leur façon d’être. Un vampire n’aide pas un humain, un vampire vit dans un société hiérarchisée où il y a un dominant et plusieurs dominés. Un vampire dominant n’aura jamais accepté qu’un dominé prenne la parole et m’invite comme l’avais fait Edwards.
Je pensais à son proposition toute la journée. J’étais indécise : d’un côté, ma curiosité me poussait à aller les rencontrer, à comprendre leur relation et d’un autre, j’étais absolument transie de peur.
Sans vraiment m’en rendre compte, je me retrouvais à deux cents mètres de leur camp. La conversation semblait moins gai que les fois précédentes. Edward était silencieux, regardant le sol, jouant avec une brindille. Les autres paraissaient plus ou moins l’observer et attendre qu’il réagisse.
Bon ! Je devais prendre une décision. Mon cœur palpitait à exploser dans ma poitrine. Vraiment, Ania, tu es capable de te battre pour un ours, pour une humaine et tu as peur de seulement dire bonsoir. Quelle stupidité !
Je finis pas par faire un pas en avant et entrai dans la petite clairière. Je me raclai la gorge.
- Bonsoir ! chuchotai-je.
Le sept vampires se levèrent d’un bond et me firent face. Je reculai d’un pas et fronçai les sourcils. Avais-je mal compris et ma présence n’était pas souhaitée ? Mais Edward avait le visage rayonnant et un sourire charmeur. Carlisle s’avança vers moi en me tendant la main. Je lui adressai un petit sourire mais je ne la lui serrai pas. Il ne parut pas s’en offusquer.
- Je suis heureux que tu es acceptée l’invitation de mon fils, déclara-t-il.
- Je ne veux pas vous déranger, lui répondis-je en remarquant que les cinq autres m’observaient, le visage fermé.
- Du tout, viens. Je vais te présenter ma famille.
Je m’approchai du feu mais stoppai à deux ou trois mètres des autres. Carlisle se mit à côté d’Esmé et mit sa main autour de ses épaules.
- Voici ma femme Esmé et mes quatre autres enfants : Emmet et sa femme Rosalie – le grand blond m’adressa un petit sourire mais la jeune femme à ses côtés ne réagit pas – la plus jeune, c’est Alice et son ami Jasper.
Alice m’adressa un petit signe de la main. Jasper semblait terrifié.
J’inclinais la tête pour dire bonjour. Un petit silence s’établit et je me rendis compte qu’ils attendaient que je parle.
- Je…Je m’appelle Ania, bafouillai-je
- Bienvenue Ania, me dit alors Esmé avec un sourire charmant. Viens donc t’asseoir avec nous.
Elle me montra une place entre elle et Edward. Je m’assieds et fixai le feu qui crépitait devant moi.
- Elle va bien, m’annonça alors Edward qui, à nouveau, me dévorait des yeux. La fille s’est réveillée, elle ne se souvient de rien.
- Je sais, répondis-je simplement.
- Les gens de Fallercreek nous ont raconté l’histoire d’une femme fantôme qui protège les familles de la région, me dit Alice, visiblement la moins réservée de la tribu
Je souris, un peu gênée par cette entrée en matière.
- Ces petites villes sont pleines de légendes. Il ne faut pas croire tout ce qu’on raconte, lui répondis-je.
- L’homme que tu as mis à terre a une lésion de la colonne vertébrale. Il en a pour huit mois à se remettre, continua-t-elle.
Je ne répondis pas et jouai avec mes doigts.
- As-tu tenté de tuer cet homme ?, me demanda franchement Esmé.
- Non, je voulais juste qu’il se calme un peu, dis-je un peu sèchement peut-être.
- Nous l’aurions remis aux autorités de toute façon, continua-t-elle.
- C’est le fils du juge du conté, lui expliquai-je. C’est son sixième accident et il n’a toujours pas été inculpé. Là au moins, il aura huit mois pour dégriser.
Personne ne trouva à répliquer. Jasper et Emmet eurent un sourire compréhensif et les autres ne laissèrent rien exprimer.
- Tout de même, finit par dire Emmet. Tu ne m’enlèveras pas de la tête que tu es une vampire assez bizarre.
- A cause de ma peau colorée, de mes lèvres roses et parce que je parle aux animaux ? lui demandais-je ironiquement.
Emmet sursauta à ma réplique.
- Tu nous as espionnés ? m’interrogea-t-il.
- Sept vampires qui viennent s’installer sur un territoire que j’occupe depuis plusieurs années, cela mérite que je m’y intéresse.
- Mais tu as en effet l’aspect parfaitement humaine, continua Edward. Lorsque tu m’as touché ce matin, j’ai senti de la chaleur.
- J’ai la capacité de faire circuler mon sang, ce qui fait augmenter la température de mon corps.
- Ton cœur bat alors ? murmura-t-il, visiblement impressionné.
- Parfois oui, d’autres fois non. Je peux le contrôler comme je le désire.
- C’est incroyable, murmura-t-il pour lui-même.
Je riais timidement de sa surprise.
- Pas plus que le fait que tu puisses lire dans les esprits des autres, qu’Alice lise dans l’avenir ou Jasper puisse contrôler les émotions des autres, continuais-je en le fixant dans les yeux.
Il fronça les sourcils.
- Comment sais-tu cela ?
- Parce que tu n’arrives pas à le faire avec moi. A chaque fois qu’on s’est vu, tu cherches à pénétrer dan mes pensées comme un taureau foncerait dans une porte. C’est extrêmement désagréable.
- Je suis désolé, s’excusa-t-il.
- Ce n’est pas grave. En principe, je suis immunisée contre la plupart des possibilités de ceux de notre espèce.
- En principe ?
- Je ne connais pas tous les vampires !
Edward sourit à ma réponse. Ils semblaient tous très sympathiques mais j’avais l’impression d’être interrogée comme une bête curieuse et cela me gênait beaucoup.
Esmé sembla le remarquer et elle entama la conversation sur sa famille. J’appris ainsi qu’ils habitaient la petite ville de Forks où ils avaient fait construire une maison dans la forêt. Les cinq enfants allaient encore au lycée puis, dans un ou deux ans, à l’université. Ils avaient soif d’apprendre. Ils déménageaient donc souvent, plutôt vers les Etats du nord, là où il fait moins souvent soleil pour pouvoir vivre avec les humains. Leur peau, comme celles de tous les vampires, prenaient une couleur particulière au contact du soleil. Sauf la mienne, ceux qui les surpris davantage.
Esmé était douce et chaleureuse. Elle était agréable à écouter et je me sentais bien à ses côtés.
- As-tu toujours vécu seule ? me demanda-t-elle.
- Souvent, lui répondis-je. Votre système…familial est extrêmement rare chez les vampires. En fait, je crois bien que vous êtes les premiers que je rencontre. Ceux qui vivent ensemble constitue plutôt des clans, ce qui n’est pas la même chose.
- Le pouvoir, murmura Edward qui comprenait ce que je voulais dire.
- En effet. Les clans sont hiérarchisés avec des dominants et des dominés. Je n’aime pas ce genre de hiérarchie. Et puis, au bout d’un certain temps, mes différences physiques commencent à créer des problèmes. De toute façon, je ne suis pas très douée pour les relations, conclus-je dans un souffle
Je levai mes yeux vers Jasper qui continuait à fixer avec frayeur. Alice posa sa main sur la sienne et lui murmura quelque chose dans l’oreille avec un petit sourire.
- Alors tu préfères vivre recluse, me demanda le jeune homme.
- De temps en temps, je vais vivre en ville. Les humains ont la sale manie d’évoluer trop vite. J’ai besoin d’apprendre pour ne pas être trop vite dépasser.
- Et cela fait combien de temps que tu es à Fallercreeks ? questionna Esmé.
- Je ne sais pas, répondis-je. En quelle année sommes-nous ?
Esmé eut un petit sourire devant la question. Je devais vraiment passer pour un ours des cavernes.
- En 2009, dit-elle.
Je fis la moue. Déjà le XXIème siècle. Décidément, je perdais de plus en plus la notion du temps. J’eus l’impression de prendre un grand coup de vieux.
- Plusieurs dizaines d’années, admis-je. Beaucoup de choses ont du changer.
- En effet, dit Edward.
Je regardais la manière dont ils étaient habillés, l’étrange petit appareil que Alice et Rosalie portaient autour du cou. Oui ! Les choses ont bien changé.
Edward jeta un regard interrogateur à Carlisle. Celui-ci n’avait rien dit depuis qu’il m’avait présentée à sa famille et m’observait. Il acquiesça lentement d’un petit signe de tête et je vis les autres faire de même.
- Si tu le désires, me proposa-t-il enfin, tu peux venir avec nous. Mes enfants seront ravis de te montrer le nouveau monde. Ils sont fous des nouvelles technologies. Tu pourras rester chez nous autant que tu veux.
Vivre avec d’autres vampires ! Dans la même maison ! Se parler tous les jours ! Devoir être sociable. Une immense peur m’envahit. Je me sentis rougir subitement et je baissai la tête pour ne pas qu’ils s’aperçoivent de ma panique. Je tentai de reprendre une respiration plus calme.
- Je… je ne sais pas.
- Tu n’es pas obligée de répondre tout de suite, dit Edward. Nous pourrions t’expliquer où nous habitons.
- Si je veux venir chez vous, je vous trouverai toute seule. Je… Je dois partir maintenant.
Je me levai. Edward se plaça en face de moi, le regard aussi paniqué que moi par mon départ précipité. Etre aussi proche de lui me sembla insupportable et je ne saisissais pas pourquoi. Je fronçai les sourcils. Je fis un écart et sautai dans un arbre avant de disparaître.
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MessageSujet: Re: twilight revisité   Sam 27 Juin - 10:28

hâte de lire la suite
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loustaletceline
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MessageSujet: chapitre 5   Sam 27 Juin - 16:04

J’attendis un mois avant de prendre ma décision. La forêt commençait à prendre une belle couleur rousse. L’ourse et ses trois petits étaient montés plus haut dans les montagnes pour trouver un endroit où hiberner.
Et moi je me retrouvais seule. Et pour la première fois depuis longtemps, la solitude me pesait. Je revoyais les Cullen assis autour du feu, à discuter et à rire. J’étais un peu jalouse de leur entente, de leur vie. Je rêvais depuis si longtemps d’une famille comme celle-là. J’avais toujours pensé que ce n’était pas pour moi, que je n’y aurai jamais droit.
Et voilà qu’on m’offrait la possibilité d’essayer, de tenter l’aventure. Chaque jour, je revoyais le regard Edward me supplier d’accepter, je sentais son souffle sur ma peau, je voyais sa beauté. Même avant d’être transformé, il avait du être beau. J’étais effrayé par mes sentiments. Je savais que je devais me faire une raison, accepter le fait que tout le monde voyait Edward comme moi, un être transformé par le poison pour être attirant, un prédateur sans pitié. Les vampires étaient immunisés de tous ces sortilèges mais ma partie humaine les ressentaient encore. Je n’avais jusqu’ici éprouvé que du dégoût ou de la colère envers les vampires. Pour la première fois, je ressentais quelque chose de différent, de l’attirance.
L’odeur des Cullen était encore là, même un mois après leur départ. Je pouvais la pister sans le moindre problème. Et doucement, insensiblement, je me rapprochais de leur maison.
Enfin, un soir, je me retrouvais face à une somptueuse demeure perdue dans les bois
« Seulement pour un ou deux jours », me répétai-je pour me convaincre que j’avais fais le bon choix.
Les Cullen n’étaient pas là. Un mois maintenant qu’ils avaient quitté la forêt de Fallercreeks. Carlisle avait du reprendre son travail de médecin, et les cinq plus jeunes avaient du rentrer au lycée. Je fis le tour de la maison, touchait les grandes verrières pour me persuader que ce n’était pas dangereux. Le ciel était d’un gris bleuté qui s’assombrissait au fur et à mesure que la nuit tombait. Une fine pluie tombait des nuages maintenant invisibles. Elle m’apaisait.
Bientôt, j’entendis le ronflement d’un moteur et quelques instants plus tard, deux faisceaux de lumière vinrent éclairer la façade. Mon cœur se mit à battre la chamade et je sentis que l’air avait du mal à passer dans mes poumons.
Je devais tenir bon. J’avais pris ma décision. Seulement pour un ou deux jours.
La voiture stoppa net devant moi. Et durant quelques secondes, personne ne bougea. Je n’osai plus respirer et je fixai le pare-brise noir qui me renvoyait ma propre image, quelqu’un d’apeuré.
Soudain la portière arrière s’ouvrit et en une fraction de seconde, Edward fut devant moi, le sourire aux lèvres.
- Tu es venue, dit-il, plus pour se convaincre lui-même.
- La proposition est toujours valable ? lui demandais-je, très intimidée.
- Tu peux rester autant que tu le veux, me confirma-t-il
- Une soirée, lui dis-je
- Une soirée… ou deux, murmura-t-il.
Je souris de son insistance. Je plongeai dans son regard, ses yeux qui m’avaient tant manqué durant ce mois. Il était encore plus magnifique que dans mes souvenirs. Je sursautai : Alice venait de se planter à côté de lui. Elle poussa son frère, affichant un immense sourire.
- Enfin te voilà, déclara-t-elle. On commençait à en avoir assez des gémissements perpétuels d’Edward.
Son frère lui lança un regard noir auquel elle répondit par une petite grimace. Edward me passa devant et ouvrit la porte d’entrée.
- Viens ! me chuchota-t-il d’une voix douce et chaude, je vais te faire visiter.
Il s’effaça pour que je puisse entrer la première dans la maison et il claqua la porte au nez d’Alice.
- Bien, nous allons donc tous camper dehors ! entendis-je de l’autre côté de la porte.
Je souris de l’attitude des deux frère et sœur.
- Excuse-là, me chuchota Edward. Alice est Alice.
Il alluma la lumière et resta derrière moi, à quelques centimètres, épiant ma réaction. La salle où nous nous trouvions était immense. Un grand piano à queue trônait sur la droite, deux canapés blancs occupaient le centre et un escalier montait à l’étage à gauche. Dans le fond, une cuisine américaine. Le mur qui entourait la porte d’entrée n’était qu’une grande verrière qui apportait des reflets contrastés aux objets de la pièce. Les lignes étaient pures, les couleurs alternaient entre le blanc et le crème.
- C’est magnifique, murmurais-je.
- Tu aimes ?
- Beaucoup.
Le ronflement du moteur de la voiture me fit me retourner. Elle reculait
- Ils s’en vont, paniquai-je
- Ils vont juste rentrer la voiture au garage, me rassura Edward qui n’avait pas détaché son regard de moi.
Il était si proche que je sentais son souffle sur ma joue. Je rougis instantanément et avançait dans le pièce pour m’écarter de lui.
- C’est tellement clair, constatai-je
- Nous aimons la lumière. Et ici, dans la forêt, les habitants de la ville ne peuvent pas nous voir. Esmé ne devrait pas tarder et Rosalie a prévenu Carlisle.
- Je ne veux déranger personne, lui dis-je
- Tu ne déranges personne. Tu es la bienvenue ici. Tu n’as rien à craindre.
- Je n’ai pas l’habitude de vivre avec d’autres personnes. J’avoue que je panique un peu.
- Prends ton temps, me dit-il. Personne ne te forcera à faire quoi que ce soit, je te le promets.
Je lui adressais un petit sourire de remerciements. Les autres arrivèrent alors, riant et plaisantant. Alice vint se mettre à mes côtés.
- Jasper et Emmet avaient parié que tu ne réapparaîtrais plus jamais, me dit –elle. Mais moi, je savais bien que tu viendrais. Rien ni personne ne résiste à mon grand frère.
- Alice !, bougonna une fois de plus Edward.
Je me mis à rigoler. Alice me plaisait beaucoup. Elle avait le don de dire tout haut ce qu’elle pensait avec un naturel déconcertant.
- Tu viens de me faire gagner un magnifique coupé cabriolet Mercedes.
Je fronçai les sourcils, ne comprenant rien à ce qu’elle me disait.
- C’est quoi un coupé cabriolet Mercedes ?
Les quatre Cullen pouffèrent mais Edward leur lança un regard noir et ils se turent immédiatement.
- C’est une voiture, Ania, m’expliqua-t-il
Je me frottai distraitement mon avant bras gauche, comme je le faisais à chaque fois que j’étais très nerveuse.
- Vous pariez des voitures, demandai-je un peu surprise. Ca coûte une fortune !
- La famille Cullen n’a pas de problèmes d’argent, me dit Alice.
Je montrai la maison de mon doigt.
- Mouais ! J’avais cru comprendre, murmurai-je.
- Ca m’ennuie de ne pas pouvoir te voir dans le futur, continua Alice. J’aurai pu préparer une grande fête pour t’accueillir.
- Non merci ! Je n’aime pas du tout ce genre de chose
- Allons donc ! J’aurais préparé trois fois rien. Au moins, tout le monde aurait été là pour t’accueillir.
J’eus une petite moue sceptique.
- J’ai l’impression que tu n’es pas capable de préparer trois fois rien.
Les quatre autres partirent à rire sur cette vérité mais Alice n’en parut pas outrée.
Esmé arriva sur ces entre faits avec Carlisle. Elle avait du aller le chercher à son travail.
Elle m’accueillit avec un large sourire pleine de chaleur et me prit dans ses bras.
- Ania, quel plaisir de te revoir. Soit la bienvenue chez nous.
- Merci Esmé.
Carlisle me tendit la main mais je refusai encore une fois de la toucher. Il ne releva pas.
- Les enfants ont-ils fait visiter la maison ? demanda-t-il.
- Nous venons juste d’arriver, lui dit Edward.
- Nous avons tout le temps, continua Esmé. De quoi as-tu envie, Ania ?
Je réfléchis quelques secondes. Tous les yeux étaient braqués sur moi et une gêne immense m’envahit.
- Si ça ne vous dérange pas, je prendrais bien une douche. J’ai fait un long voyage depuis Fallercreeks et…
- Bien sur, s’exclama Alice. Viens, je vais te montrer où ça se trouve et je vais te donner des vêtements propres.
Elle se retourna vers Edward et lui tira la langue, bien contente de pouvoir m’accaparer à son tour et de pouvoir me soustraire au jeune homme. Elle me conduisit au premier étage dans sa chambre. Une immense penderie longeait tout un mur. Elle y fouilla furieusement durant de longues minutes pour finalement trouver un jean délavé, un caraco et un gilet couleur pèche.
- Voilà qui ira très bien avec la couleur de ta peau. Moi, ça me blanchit.
La salle de bain était également immense avec une douche et une baignoire ronde qui s’apparentait plus à une petite piscine. Je restai un long moment sous l’eau chaude, à tenter d’évacuer les tensions accumulées depuis ces cinq dernières semaines. Cela faisait une éternité que je n’avais pas pris une douche chaude et chaque goutte semblait me brûler la peau et me donner l’impression de revivre.
Je sortis sous les vapeurs chaudes et m’habillai. Je me séchai les cheveux à la serviette. Devant la porte de la salle de bain, je m’arrêtai quelques secondes. Je pris une profonde respiration et ouvrit. Je m’attendais à trouver Alice ou Edwards derrière mais le couloir était vide. J’avançai doucement jusqu’à la verrière et restai un instant à admirer les arbres qui bougeaient sous la pluie tombante. Cette maison était vraiment extraordinaire. Je n’avais pas mis mes chaussures et je sentais sous mes pieds la chaleur du chauffage. J’étais bien.
Une pièce sur ma droite attira mon attention. La porte était ouverte et donnait sur une autre chambre. Ce n’était pas celle d’Alice. Elle était aussi très grande, sans lit (j’avais oublié que les vampires ne dormaient pas), un canapé le long d’un mur et sur celui d’en face, un immense bureau avec des étagères.
Je m’approchai par curiosité et regardai les étranges boites qui s’alignaient. Il devait y en avoir une centaine, d’un centimètre d’épaisseur et des noms étaient écrites sur la tranche. Ce devait être une nouvelle façon d’écouter de la musique. Plus à gauche, un curieux appareil attira mon attention. De couleur métallisé, il était flanqué de chaque côté de deux gros rectangles noirs. Il avait pleins de boutons alignés et un écran noir.
Je me penchai en avant pour regarder de plus près ce que cela pouvait être. Sur un bouton, je vis marquer on/off. J’avançai doucement l’index de la main droite et l’effleurait à peine. Une musique emplit l’air.
Je sursautai en arrière et trébuchai de surprise. Je me retrouvai par terre. J’éclatai de rire devant ma stupidité et je m’assis pour écouter les notes de piano s’égrener.
Je m’aperçus alors qu’Edward était à la porte. Je réalisai alors que j’étais dans sa chambre et que j’y étais entré. J’avais touché à son matériel sans sa permission.
- Je suis désolée, balbutiai-je confuse en le relevant rapidement. Je n’aurais pas du rentrer, je n’aurais pas du toucher. Je suis désolée, je suis désolée.
Edward rentra dans sa chambre et posa un doigt sur ses lèvres pour me demander de me taire.
- Tu n’as rien fait de grave, Ania et tu es ici chez toi me rassura-t-il avec un petit sourire.
Je fermai les yeux et tentai de calmer ma respiration.
- Je suis stupide, lui dis-je.
- Non, je crois que tu es quelqu’un de très intelligent au contraire et hypersensible. Je n’avais encore jamais vu cela chez des gens de notre espèce.
Je baissai les yeux, incommodée.
- Je … je n’aime pas parler de moi
- Soit admit Edward. Alors changeons de sujet. Tu aimes la musique classique.
- Je crois que c’est la seule chose que j’ai écouté autrefois. La sonate au clair de lune de Debussy est un bon choix.
Edward s’approcha de moi. Il était si proche de moi que j’en eus le souffle coupé. Mon regard se perdit dans le sien.
- Tu connais donc Debussy ? me demanda-t-il.
- J’ai eu l’honneur de le rencontrer autrefois, murmurai-je, admirant le contour de ses yeux, la couleur miel de ses iris, la profondeur de son regard.
Nous restâmes silencieux tous les deux durant quelques instants, captivés par notre proximité. Et soudain, je sentis sa main dans la mienne, sa main sur ma hanche, prêt à danser avec moi.
La panique me submergea. Je reculai d’effroi, pâle comme un linge.
- Je suis désolé, s’excusa Edward. Je ne voulais pas te faire peur.
Je fronçai les sourcils. J’essayai de calmer mon cœur, ma respiration.
- Est-ce que ça va ? me demanda-t-il, inquiet de mon silence.
- Ca va, agréais-je. Il faut que je parte maintenant.
- Non ! Ne pars pas, s’il te plait, me supplia-t-il. Je suis désolé.
Je pinçai mes lèvres, hésitante, gênée par la situation. Je lui adressai un petit sourire.
- Je reviendrais demain. J’ai des choses à régler.
- Ca ne peut pas attendre ?
- Juste un peu de temps Edward, murmurais-je. C’est tout ce dont j’ai besoin.
Il soupira et me sourit enfin.
- D’accord. Du temps, j’ai compris.
Je sortis de sa chambre, allai récupérer mes chaussures et partis dans les bois.
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MessageSujet: Re: twilight revisité   Sam 27 Juin - 16:15

Super fiction!
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MessageSujet: Re: twilight revisité   Sam 27 Juin - 19:36

J'aime vraiment ! quel talent !

Tu écris divinement, et ça change de tout ce que j'ai put lire jusqu'a présent, vraiment j'adore ! bravo bravo

il me tarde de lire la suite cheers

smack
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MessageSujet: chapitre 6   Dim 28 Juin - 8:30

La première expérience n’avais pas été trop mauvaise. Je ne m’étais battue avec personne, je n’avais tué personne. Personne ne m’avait fait de mal ou tenter de le faire. Et c’était déjà plutôt satisfaisant par rapport aux autres expériences précédentes.
Bien sur, le chemin était encore loin avant que je me sente à l’aise, j’en étais consciente. Peut-être même ni arriverais-je jamais complètement. Mais cela valait le coup d’essayer encore un peu.
Le plus difficile serait avec les hommes, j’en était consciente. Surtout avec Edward ! La manière dont il me regardait, dont il restait à côté de moi. La manière de vouloir de prendre la main. Cela m’affolait !
Ce qui me prit le plus temps est de récupérer des papiers dont j’avais besoin pour revenir dans le monde civilisé.
Le lendemain, en fin d’après-midi, je revins à la maison des Cullen. Je tapais à la porte. Esmé vint m’ouvrir. Elle parut enchanter de me voir.
- Ania ! Enfin ! J’étais morte d’inquiétude.
- Je suis désolée, Esmé ! J’avais des choses à terminer.
Elle me fit entrer et nous nous assîmes dans le canapé pour discuter.
- Les enfants vont bientôt rentrer. Ils vont être ravi de te revoir.
- Je suis partie très vite hier soir. C’est… c’est difficile pour moi, tout ce monde !
Esmé me regarda longuement. Elle avait un sourire chaleureux.
- Edward a un peu plus de cent ans, me dit-elle enfin. Lorsque Carlisle l’a trouvé, il mourrait de la grippe espagnole. Il est devenu son fils. Ensuite je suis arrivée. Edward n’a jamais été … attirée par quelqu’un. J’avais cru qu’il avait été transformé trop tôt, trop jeune. C’est pour cela que la manière de se comporter avec toi est parfois maladroite.
- Il t’a raconté ?
- Oui.
Je me frottai l’avant-bras gauche, émue par cette conversation.
- Je suis plus âgée qu’Edward, commençais-je par dire en tentant de rassembler mes idées.
- Ca n’a rien d’exceptionnel, me répondit-elle.
- Je suis également plus âgée que Carlisle, murmurais-je.
Esmé ne répondit pas mais m’observa avec intérêt.
- Au cours de mon existence, j’ai rencontré de nombreux vampires. Certains m’ont été antipathique, d’autres indifférents.
- Et pour nous ?
- Je ne sais pas, murmurai-je.
Nouveau silence.
- Ca me panique, continuai-je.
- Quoi ?
- Ca me panique de ne pas savoir. J’ai toujours su.
- Tu ne sauras jamais si tu ne restes pas avec nous, dit-elle en me souriant.
J’acquiesçai et souris à mon tour.
Les cinq enfants Cullen ne tardèrent pas à rentrer en effet. Edward afficha un grand sourire en me voyant et me souhaita la bienvenue. Mais cette fois-ci, il se garda bien de trop m’approcher ou de me dévorer des yeux.
Alice m’accapara une bonne partie de la soirée. Elle voulait me montrer la ville, faire du shopping, me faire découvrir tout ce que j’avais raté au cours de ses années d’isolement. Elle frétillait d’impatience, me faisant la liste de tout ce que je n’étais pas sensé connaître.
Je souriais devant cet amoncellement de paroles mais ne promis rien du tout. De toute façon, cela ne servait à rien, Alice ne semblait pas me donner le choix.
Carlisle rentra plus tard dans la soirée. Il accumulait les gardes et contrairement à ses autres collègues, il n’était jamais fatigué. Lui aussi parut enchanté de me revoir. Ils discutèrent de ses patients. Même s’ils ne fréquentaient pas vraiment les humains, les Cullen connaissaient tout le monde. Carlisle mentionna surtout une jeune fille à qui il avait diagnostiqué une leucémie. Elle réagissait mal au traitement de chimiothérapie.
- C’est quoi, une leucémie, demandais-je pour parvenir à suivre la conversation.
- Une maladie du sang ou certains cellules attaquent le propre système du malade., m’expliqua Carlisle.
- Anémie ? demandais-je timidement.
- C’est le mot qu’on utilisait autrefois, me répondit-il, un peu impressionné.
- Il existe un traitement pour soigner ce genre de maladie maintenant.
- Oui, mais cela ne marche pas à chaque fois.
Les soirées semblaient toujours se passer ainsi. Les Cullen discutaient de tout et de rien. Les enfants riaient, s’envoyaient des vannes. C’était une vraie famille et je me régalai à les regarder faire. Chacun avait une place et une personnalité propre : Carlisle était le patriarche, même s’il ne paraissait pas avoir plus de la trentaine. Ses conseils étaient écoutés. Esmé les couvait du regard, comme une mère avec ses petits. Alice était un peu déjantée, un peu fofolle. Jasper était le plus jeune. Et quand il ne me regardait pas avec un regard effaré, il avait une conversation agréable. Emmett était toujours joyeux. Son passe-temps favori était de lancer des vannes à répétition. Rosalie jouait la blonde fatale. Elle parlait peu, restait à côté de son copain.
Et Edward! L’éternel romantique, la beauté faite homme. Il était intelligent, il savait jouer du piano, jouer au échec, il parlait de tout avec une simplicité et une voix à faire chavirer n’importe quel cœur.
Je me relevai pour chasser de mon esprit des pensées qui arrivaient sans mon contrôle. Je m’approchais de Carlisle qui discutait avec Esmé.
- J’ai un service à te demander, balbutiai-je.
- Bien sur, me répondit Carlisle avec un sourire.
- J’ai récupéré des documents bancaires pour rouvrir certains de mes comptes, continuai-je.
- Tu n’as pas besoin de tout cela, Ania. Nous pouvons y subvenir.
Je fronçai les sourcils et serrai les dents. Sa réponse ne me convenait pas.
- Je ne suis pas venue ici pour votre argent, répondis-je un peu sèchement.
- D’accord, articula-t-il calmement, sentant bien qu’il m’avait offensée. Et que puis-je faire pour moi ?
- La banque en Suisse que j’ai contactée me demande de leur envoyer un e-mail – j’eus un petit rire nerveux- et … je ne sais pas ce que c’est qu’un e-mail.
Carlisle et Esmé sourirent à leur tour.
- On va pouvoir arranger cela. As-tu emmené les documents ?
Je sortis une enveloppe pliée en quatre dans la poche de mon gilet.
- Viens avec moi dans mon bureau. Ce sera vite fait.
Nous longeâmes un petit couloir qui passait sous l’escalier. Son bureau était la première porte sur la gauche. Carlisle me fit entrer dans une vaste pièce blanche. Sur le mur de gauche, une grande bibliothèque regroupait une centaine de livres. Au centre, un grand bureau en bois. Sur le mur de gauche, des dizaines de photos. Je m’approchai d’elles et fis la moue.
- Tu connais les Volturi, lui demandai-je
- J’ai vécu avec eux autrefois, me répondit-il calmement.
Je frissonnai de mécontentement et eus un regard noir.
- Ca pose un problème ? me questionna-t-il.
- Non, finis-je par dire en respirant profondément. Bon, c’est quoi un e-mail ?
- Une sorte de lettre envoyée à l’aide d’un appareil appelé un ordinateur.
- Je connais les ordinateurs. Mais je ne savais pas qu’ils étaient capable de faire ce genre de chose.
- Maintenant, les ordinateurs sont connectés entre eux à travers un vaste réseau qu’on appelle internet. Viens je vais te montrer.
Il m’installa devant son pc. Il était beaucoup plus petit que ceux qui j’avais vu autrefois. Après quelques manipulations, il trouva ma banque et me connecta à elle. Je pus leur envoyer les instructions qu’ils me demandaient. Carlisle parcourut rapidement les documents que j’avais apporté : numéro de compte bancaire, numéro d’identification, le nom des placements, la quantité, le total de l’époque.
- Tu as une véritable fortune Ania, admira-t-il.
- Peut-être, répondis-je vaguement en me concentrant sur l’écran pour comprendre ce que je devais faire.
- Avec tout cet argent, tu pourrais acheter une bonne dizaine de maisons comme celle-là.
Je le regardais en souriant.
- Et que voudrais-tu que j’en fasse ? ironisai-je
Il sourit à son tour, comprenant que le côté mercantile de la conversation ne m’intéressait absolument pas. Tout ce dont j’avais besoin, c’était de pouvoir m’acheter ce que je désire sans leur demander de l’argent. Le reste m’importait peu.
La banque m’informa que mon compte serait réactivé sous les huit jours et que je recevrai une carte bancaire et un chèque. Carlisle m’expliqua l’intérêt de la carte bancaire.
Le reste de la soirée se passa calmement. Edward et Alice s’attaquèrent à une partie d’échec. Ils jouaient avec une rapidité surprenant, Alice voyant à l’avance les coups d’Edwards et Edwards lisant dans l’esprit d’Alice. C’était fascinant de les voir jouer, concentrer avec une telle intensité.
Le lendemain commençait le week-end. Chacun s’activait à ses occupations, comme n’importe quelle famille humaine. Alice m’emmena à Port Angeles pour me faire découvrir les boutiques et le shopping.
- Comment peut-on faire pour avoir autant d’argent et ne pas le dépenser, s’exclama-t-elle.
Je ris à la voir s’agiter, me sortir tous les vêtements à la mode, rendre chèvre les employés des magasins qui ne savaient plus où donner de la tête. Elle voulait tout acheter, tout m’offrir, tout vouloir. Une vraie petite adolescente gâtée et son excentricité m’enthousiasmait, moi qui était si timide, si mal à l’aise avec les autres. Je l’enviais.
Je finis par accepter qu’elle m’offre un petit haut avec un tee-shirt.
Nous finîmes la journée sur la plage de la ville, à admirer les mouettes et les bateaux qui rentraient au port.
- Bon Ania ! me dit elle subitement. Je ne suis pas du genre à tourner autour du pot. Alors dis-moi : que tu penses de mon frère ?
Je m’empourprai soudain.
- Je ne sais pas Alice. C’est …compliqué
- Mais non ! Ce n’est pas compliqué. Edward est absolument fou du toi depuis le jour où tu lui as gâché son repas. Alors tu as deux choix : soit tu l’aimes et soyez heureux, soit tu ne l’aimes pas et il est malheureux. Moi, j’ai besoin de savoir.
- Tu vois la vie en noir et blanc, Alice. Ma vie à moi, elle est pleine de nuance de gris.
Alice resta silencieuse, semblant réfléchir à ma façon de penser.
- D’accord. Mais c’est plutôt du gris clair ou du gris foncé ?
Je partis à rire.
- Décidément ! Alice, tu es quelqu’un de peu banal, lui répondis-je – Je me raclai la gorge et me calmai- Je suis une vampire très ancienne, Alice.
- Je sais. Esmé nous a dit que tu étais plus vieille que Carlisle.
- Ouais ! acquiesçai-je, encore surprise que cette famille se raconte tout. Là où je suis née, les femmes n’avaient pas le droit de toucher un homme sans sa permission.
- Sans rire, s’étonna-t-elle. Mais pourquoi donc ?
- Peu importe, me hâtai-je de dire pour ne pas répondre à la question. Ca a beau faire …plusieurs années, les habitudes ont les dents dures.
Alice resta silencieuse quelques secondes puis elle murmura :
- Ca c’est sur. Ca ne va pas aider.
Je ris à nouveau. Sa fraîcheur m’enchantait. Elle m’ôtait le poids de ma timidité, du fardeau que je me mettais sur les épaules depuis si longtemps.
- Je crois qu’il est fâché par ce qui s’est passé l’autre soir. Il ne me parle plus et il a pris ses distances.
- Non, s’exclama-t-elle. Il en faut plus pour fâcher mon grand frère. Mais il a peur que tu partes encore. Je crois que tu devrai lui parler.
- Sans doute, admis-je avec une certaine panique en frottant mon avant-bras nerveusement.
Alice poussa un grand soupir.
- Ania ! Je ne sais pas comment tu fais pour vivre avec autant de stress. Si je devais cumuler la moitié des tensions que tu affiches, j’aurai déjà massacré tous les habitants de cette ville.
- Moi aussi lorsque je suis trop stressée, je mange. Ca me soulage
- C’est pour cela que vivait dans une forêt. Pour te nourrir ?
- Non ! Je ne bois pas le sang des animaux.
Alice se tut. Je me tournai vers elle et je lus un certain effarement dans ses yeux. Je m’exclamai rapidement :
- Et je ne bois pas ce sang là, non plus.
- Alors que manges-tu ?
- De la nourriture des humains.
- Tu manges comme les humains, s’étonna-t-elle.
- Mouais ! maugréai-je, sentant bien que j’en avais sans doute un peu trop dit sur moi-même.
- Heureusement que c’est moi qui suis peu banale.
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MessageSujet: Re: twilight revisité   Dim 28 Juin - 9:08

vivement la suite
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MessageSujet: Re: twilight revisité   Dim 28 Juin - 12:00

j ai vraiment adore et veut la suite c genial !!!!
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MessageSujet: chapitre 7   Dim 28 Juin - 14:22

Nous rentrâmes tard dans la nuit. Edward nous attendait au palier de la porte. Alice me laissa devant la maison, prétextant qu’elle préférait garer seule la voiture. Il s’approcha de moi, le visage inexpressif.
- Bonsoir, me dit-il. Tu as passé une bonne journée à Port Angeles.
- Oui, soufflais-je, soudain intimidée. Ta sœur est … particulière.
Edward sourit à ma remarque.
- Je suis désolée si je t’ai vexé l’autre soir, continuai-je.
- Tu ne m’as pas vexé, Ania ! Si nous oublions tout cela.
Je souris à mon tour et acquiesçai.
- Viens ! continua-t-il. On va se promener.
Il m’emmena à travers bois jusqu’à l’océan. La nuit était tombée. La lune faisait étinceler les vaguelettes à la surface de l’eau. J’entendais le frémissement de la mer, le bruit des mouettes. C’était apaisant. Nous nous assîmes sur un rocher.
- Alors tu manges de la nourriture humaine, me demanda-t-il.
Je fis la moue. Il avait lu dans l’esprit d’Alice. Il avait donc vu tout ce que je lui avais révélé. Et je ne savais pas si cela me soulageait ou me paniquait.
- Mouais ! répondis-je.
Je l’observai. Il ne montrait rien, ni inquiétude, ni amusement. J’étais indécise.
- C’est un problème, demandai-je
- Non ! C’est juste étrange.
- Ca va avec le reste du costume, soulignai-je.
Il me regarda avec un air amusé.
- Et que manges-tu ? précisa-t-il.
- De tout…commençai-je par dire avant de réfléchir. Enfin je crois, je n’ai pas tout essayé. Surtout des nourritures énergétiques : féculents, sucreries
- Et que préfères-tu ?
- Les pizzas et le chocolat avouai-je en riant.
- Une vraie petite humaine, murmura Edwards en se moquant gentiment.
Nous discutâmes durant de longues heures. Le soleil, à travers les nuages, décrivait sa courbe dans le ciel. La nature à Forks était aussi magnifique qu’à Fallercreeks.
Edwards me parla de son enfance, de sa transformation. Il me révéla des difficultés au départ à maîtriser sa soif, sa séparation avec Carlisle durant quelques années pour se rendre compte enfin qu’il avait commis une erreur. Il me parla de l’arrivée d’Esmé, puis de Rosalie, d’Emmet et enfin d’Alice et Jasper.
Je savais qu’il me racontait tout cela pour me rassurer, pour me montrer qu’il ne me ferait pas de mal. Sa voix était grave et chaude. Elle m’envoûtait, m’hypnotisait. Je fixai ses lèvres, fines et légèrement rosées. Le rythme de ses mots, la modulation de sa voix me procuraient un bien être étrange. J’étais bien avec lui, à discuter de tout et de rien, comme deux amis qui se seraient retrouvés après une longue séparation.
- Tu as lu dans l’esprit d’Alice ce que je lui ai dit, lui dis-je enfin.
- Oui, murmura-t-il. Je ne te toucherai plus si tu ne le veux pas, Ania. C’est promis.
Je secouais la tête.
- Ce n’est pas une question de vouloir ou pas, lui expliquais-je. C’est plus complexe. Je n’ai pas de soucis pour toucher quelqu’un quand il s’agit de me battre avec lui. Et j’avoue que je ne m’en suis pas privé au cours des années. Mais c’est dans des comportements plus…sociables que c’est difficile.
- Je comprends, me dit-il. Peut-être…avec le temps.
- Peut-être repris-je.
Nous rentrâmes le soir à la maison des Cullen.
Edward se mit au piano et joua une mélodie douce. Les doigts jouaient avec une fluidité impressionnantes. Je laissais mon esprit se balader au fil de la musique, les yeux fermés. Et je m’endormis lentement sur le canapé.
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MessageSujet: Re: twilight revisité   Dim 28 Juin - 17:05

j'adore et vivement la suite
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MessageSujet: chapitre 8   Dim 28 Juin - 18:31

Lorsque je m’éveillais, le lundi matin, la lumière je jour éclairait à nouveau l’intérieur de la maison. J’étais toujours sur le canapé blanc. Quelqu’un m’avait mis une couverture sur moi. Je clignai des yeux. Edward était assis en face de moi et m’observai. Je lui fis un petit sourire.
- Tu t’es endormie, me dit-il, d’une voix froide. Es-tu …souffrante ?
- Non, bien sur. Quelle question ! répondis-je.
- J’étais très inquiet, finit-il par m’avouer. Carlisle n’a pas voulu qu’on te réveille Je suis resté à te veiller tout la nuit ?
- Inquiet ? lui demandai-je surprise. Mais pourquoi inquiet ?
- Le vampires ne dorment pas, Ania !
Je le regardais. Il avait à nouveau ce visage inexpressif. Avait-il eu peur pour moi ou de moi ?
- Ca m’arrive exceptionnellement. Tout comme exceptionnellement, je mange de la nourriture humaine.
Edward ne répondit pas. Je ne comprenais pas ce qui se passait.
- Tu es fâché contre moi, m’inquiétai-je.
- Non, finit-il par dire. Je ne suis pas fâché. Mais je n’arrive pas à te comprendre. Tu as l’air tellement humaine : ta peau, les battements de ton cœur, la nourriture, le sommeil. J’ai parfois l’impression que tu es si…fragile.
- Je suis une vampire, Edward, lui expliquai-je. Quoi que je paraisse, ce n’est qu’une illusion. Vampire je suis et vampire je resterai. Je ne vieillirai jamais et je ne mourrai jamais à moins qu’on ne me tue. Et je peux t’assurer que je sais suffisamment me défendre pour que cela n’arrive avant longtemps.
Edward resta silencieux. Il semblait partager entre plusieurs pensées confuses. Il tendit le bras vers la table basse et me montra une assiette remplie de croissants. J’en pris un et le remercier. J’en croquai un bout et le mâchai lentement.
- Quel âge as-tu, me demanda-t-il.
- J’ai dix-sept ans.
- Depuis combien de temps as-tu cet âge ?
Mes battements de cœur s’accélérèrent à nouveau.
- Je n’en sais rien, Edwards. J’ai arrêté de compter les années il y a très longtemps. Je suis plus âgée que toi et je suis plus âgée que Carlisle, tu le sais déjà. Je suis plus âgée que la plupart des vampires que tu as eu l’occasion de rencontrer.
Edwards ne sembla pas convaincu par ma réponse.
- Mais qui es-tu Ania, me questionna-t-il.
- Je suis un vampire, comme toi….Et je déteste être comme cela. Mais je n’ai pas eu le choix, comme beaucoup d’entre nous. Alors je porte ma croix et j’attends…
- Qu’attends-tu ?
- Je ne sais pas ce que j’attends.
Peut-être que j’attendais une famille comme les Cullen, une famille qui me montre que les vampires pouvaient être autre chose que des monstres assoiffés de sang et de pouvoir. Mais je n’avais pas assez d’aplomb pour le lui avouer.
- Si tu le désires, continuai-je je peux partir.
- Non, lança-t-il – il s’assit à côté de moi et tenta de me prendre les mains mais il se ravisa au dernier moment – J’ai peur pour toi, Ania. Ta fragilité me déconcerte et j’avais tellement peur que tu ne te réveilles pas.
- Tu n’as pas à t’inquiéter, Edward. Je vais bien.
Il plongea son regard dans le mien. Il était visiblement très ému.
- Ania, murmura-t-il, tu es la plus belle femme que j’ai rencontrée.
Je me levai d’un bond et lui tournai le dos.
- Je…Je n’aime pas les compliments, lui répondis-je la voix enrouée par l’émotion – je me raclai la gorge et parlai la première car je voulais pas qu’il poursuive sur cette voie – Où sont passés les autres ?
- Ils sont parties au lycée. Nous pourrions aller nous balader en ville. Carlisle voudrait te voir à l’hôpital.
- Faire les boutiques, ironisai-je. Es-tu vraiment sur de vouloir faire cela ?
- L’important est que je sois près de toi. Je ne voudrais pas que tu t’évanouisses.
Je secouai la tête et le suivis dans le garage. Edward me mena en ville à bord de son 4x4. Forks était une petite ville mais elle avait quelques jolies boutiques. Je restai émerveillée devant des appareils nouvelles technologies.
- Et ça, qu’est ce que c’est ? demandai-je pour la dixième fois à Edward en lui montrant un nouvel objet que je ne connaissais pas.
- Un lecteur MP3, me répondit-il, très patient.
- Je l’ai déjà vu au cou d’Alice et Emmett. Ca sert à quoi ?
- A écouter de la musique.
- Vraiment ! Mais comment fait-on pour rentrer de la musique là-dedans ?
- Tu mets la musique sur ton ordinateur et tu branches ton MP3 dessus. Tu peux mettre plusieurs centaines de musique dans celui-là.
- Plusieurs centaines ! Waouh ! m’exclamai-je impressionnée. Mais tu m’as dit tout à l’heure qu’on pouvait stocké de la musique dans les téléphones aussi. Pourquoi deux objets similaires ?
- Les humains aiment avoir plusieurs objets, même s’ils ont double emploi.
- C’est fou comme tout a changé.
Nous passâmes deux bonnes heures à découvrir tout ce que je ne connaissais pas. Edward me montra son téléphone portable et me laissa le manipuler. J’étais épatée par cette technologie, complètement inconnue pour moi. Il semblait ravi de m’expliquer l’utilité de chaque objet. Il trouvait très drôle que je m’émerveille devant, comme une enfant.
- Tu dois me trouver stupide, finis-je par dire. J’ai l’impression d’être une femme préhistorique qui débarque au XXIème siècle. Je n’aurai jamais cru que les hommes puissent inventer autant de choses en si peu de temps. Jusqu’ici, je n’ai jamais eu de soucis pour m’adapter et là, j’ai l’étrange sentiment d’être dépassée.
Edwards ria. Il avait le rire le plus fabuleux que j’avais entendu. Je souris à mon tour, un peu gênée.
- J’aime te faire découvrir tout cela. Dans quelques temps, tu connaîtras tout. Et tu n’auras plus besoin de moi.
Je sentis de la peine dans ces propos mais je n’arrivai pas à trouver les mots pour le réconforter. Je ne savais pas ce que je voulais vraiment, mes sentiments étaient encore trop confus.
Nous arrivâmes devant l’hôpital de la ville. Nous rentrâmes dans le grand hall. Edward fit un petit signe à la femme qui travaillait à l’accueil et me conduisit dans un long couloir jusqu’au bureau de Carlisle. Il allait frapper à la porte quand il retint sa main.
- Il est en conversation avec quelqu’un, me dit-il. Nous allons attendre.
Nous nous assîmes sur les chaises de la salle d’attente. Cinq minutes plus tard, la porte s’ouvrit et le docteur Cullen laissa sortir deux personnes, visiblement un mère et sa fille. L’enfant ne devait pas avoir plus de sept ans. Elle était très pâle, le visage creusé, un bandana sur la tête à la place des cheveux. Je fus frappée pas la vivacité de son regard qui contractait avec le reste de son visage, grave et fatigué. Je remarquai à peine la mère, visiblement très affectée par l’entrevue qu’elle avait eu avec Carlisle.
L’enfant tourna les yeux vers moi et me dévisagea quelques secondes. Puis elle s’approcha rapidement.
- Bonjour, je m’appelle Tulsa, me dit-elle de sa voix fluette. Tu es très belle.
- Bonjour Tulsa, moi je suis Ania, lui répondis-je, troublée par son comportement. Et je te trouve très mignonne aussi.
- Avant, j’étais beaucoup plus belle mais maintenant je suis très malade. Le docteur pense même que je vais mourir mais il ne veut pas me le dire parce qu’il croit que j’ai peur, me chuchota-t-elle. Tu pourrais m’aider à guérir, s’il te plait.
Edward sursauta à la demande de la fillette. J’étais moi-même surprise mais j’avais déjà rencontré ce genre de phénomène chez les enfants. La mère de Tulsa vint récupérer sa fille et ne nous laissa pas le temps de lui répondre.
- Curieuse gamine, me dit Edward.
- Les jeunes enfants ont des pressentiments parfois, lui expliquai-je. Ils intellectualisent moins et font plus appel à leurs émotions. Elle a vu que nous étions différents.
- Elle n’a vu que toi, me fit remarquer Edward.
Je ne répondis pas et nous entrâmes dans le cabinet de Carlisle.
- Comment vas-tu Ania, me demanda-t-il avec un grand sourire.
- Bien, bien répondis-je vaguement. Cette enfant Tulsa, c’est celle dont tu nous as parlé l’autre soir, n’est ce pas ?
- Hélas oui. Ces derniers résultats médicaux ne sont pas très bons. Je crois qu’il n’y a malheureusement plus grand chose à faire.
- C’est fou, commenta Edward. Elle est allée voir directement Ania et elle lui a demandé de la guérir.
Carlisle fronça les sourcils et me regarda avec une grand intérêt.
- Vraiment, murmura-t-il.
- Les enfants ont parfois de drôles de réactions, commentai-je pour essayer de trouver une explication.
- Sans doute, répondit Carlisle, visiblement peu convaincu. En tout cas, tes songes ont fait une belle frayeur à mon fils. Ainsi donc, tu dors ?
Je rougis de confusion.
- Cela m’arrive parfois. C’est très exceptionnel, avouais-je. Les dernières semaines ont été stressantes pour moi et dans ces cas-là, quand je me sens mieux, j’ai besoin de dormir.
- Elle mange aussi de la nourriture humaine, rajouta Edward.
Je lui lançais un regard désapprobateur. Je n’avais pas envie d’ajouter cela à mes bizarreries.
- C’est très rare aussi, notai-je.
- Une vampire humaine, voilà qui est passionnant, déclara Carlisle. Décidément, je suis ravi que tu es décidée de rester quelques temps chez nous.
Je fis une petite moue. J’avais l’impression qu’il me prenait pour un rat de laboratoire et je n’appréciais guère l’analogie. Mais j’étais absorbée par Tulsa : n’avoir que sept ans et mourir. Je trouvai cela très injuste.
Alice nous rejoint dans l’après-midi et nous passâmes, Edward elle et moi, le reste de la journée faire les rares boutiques de vêtements de Forks. Elle me fit essayer des dizaines d’habits, sous le regard amusé de son frère. J’avais l’impression d’être une poupée de chiffon entre ses mains. Elle voulut encore m’acheter quantité d’objets mais je refusai net cette fois-ci. Dans quelques jours, je pourrai me financer toute seule.
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MessageSujet: Re: twilight revisité   Dim 28 Juin - 18:56

vivement la suite et je suis triste pour la petite fille
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MessageSujet: Re: twilight revisité   Dim 28 Juin - 19:59

C'est décidement trop bien !!!! je suis impatiente de lire la suite !

Merci pour ces mises a jour si rapide, je suis carrement Fan de ta Fic ! bravo
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MessageSujet: chapitre 9   Lun 29 Juin - 10:08

Près de quatre semaines s’écoulèrent ainsi. Je commençais à prendre mes marques dans la maison des Cullen. Edward avait fait installer un lit dans une chambre d’ami et je m’y enfermai parfois pour goûter à une certaine solitude lorsque la présence d’autres vampires devenait trop pesante. Durant la journée, je me baladai dans la forêt de Forks. J’aimais ces longues randonnées dans la nature. Je m’étais toujours sentie à l’aise dans les bois alors que la ville me terrifiait.
Mes pensées retournaient souvent vers Tulsa. Sa mort proche me paraissait être une injustice profonde et je n’arrivai pas à me résigner à l’abandonner. D’autant qu’elle m’avait appelée à l’aide.
Parfois Edward m’accompagnait, quand il n’allait pas à l’école. Nos discutions me plaisaient. Nous parlions de nos différences, de nos points communs, de nos goûts en matière de littérature, de musique. Il m’expliquait l’utilité de certains objets que je ne connaissais pas encore, me parler de la société qui avait profondément changée, de la liberté, de l’égalité des hommes et des femmes, de la violence qui croissait dans les grandes villes.
Parfois il me regardait avec des yeux qui trahissaient ses émotions. Et je devenais cramoisie, mon cœur s’emballait subitement et j’avais du mal à respirer. Mais j’avais pris l’habitude de ces réactions et je commençais à les accepter comme une réalité qu’il me fallait assumer.
Un soir, nous nous retrouvâmes à nouveau dans sa chambre. Il me montra comment fonctionnait sa chaîne stéréo, ce qu’était un CD de musique. Je mis la sonate au clair de lune de Debussy, la même musique que la première fois où j’étais rentrée dans sa chambre. Je m’approchai alors lentement de lui et difficilement, je touchai sa main. Je n’osai pas le regarder, complètement affolée par l’émotion qui se submergeait. Doucement, je la levai pour danser avec lui et je posai mon autre main sur son dos. Sa main sur le mien me bloqua la respiration. Nous dansâmes précautionneusement, mes yeux fermés pour essayer de me maîtriser. J’étais paniquée mais je trouvai cela merveilleux. J’avais l’impression d’être sur une autre planète, mon corps léger comme une plume, mon cerveau bouillonnant, une boule à l’estomac.
Quand la musique s’arrêta, je reculai rapidement et repris ma respiration. Je regardai alors Edwards : il était rayonnant. Et je souris à mon tour.
- Mouais ! marmonnai-je pour me donner une contenance. Si on descendait rejoindre les autres.
21 heures étaient un rituel chez les enfants Cullen. Tous s’installaient devant la télévision pour regarder les informations. Ils prenaient un grand intérêt pour les actualités nationales. Ils commentaient les faits, chacun y allait de sa théorie et de ses arguments. Les remarques fusaient, les disputes amicales se succédaient les unes aux autres. J’étais à la fois admirative et joyeuse. Je voyais des vampires se quereller sans violence, sans haine, sans la moindre méchanceté. Uniquement par amusement, comme un frère le ferait avec une sœur. Et moi, je n’osais pas encore intervenir. J’avais peur de briser ce cadre familial idyllique, de ne pas avoir le droit de participer à leur jeu. Je ne faisais pas partie de cette famille.
Edward s’approcha de mon oreille et chuchota si doucement que j’étais la seule à entendre.
- A quoi penses-tu, me demanda-t-il.
- Je pense que vous avez une relation très fraternelle et que c’est surprenant chez notre espèce.
- Nous sommes une famille, Ania. Et tu peux faire partie de cette famille si tu le veux.
Je fronçai le nez et secouai la tête.
- Je ne sais pas faire ça, Edward. Quoique tu puisses dire de mes différences, je suis beaucoup plus proche des autres vampires que de vous.
- Tu peux apprendre, comme tu as appris beaucoup de choses ces jours-ci.
- Il est différent de s’instruire et de changer sa personnalité.
- Je ne crois pas que ce soit ta personnalité. Je crois que quelqu’un t’a rendue comme cela.
Je lui jetai un regard noir. De quoi se mêlait-il ? Les autres remarquèrent mon brusque changement d’humeur et les conversations stoppèrent net. Tous me fixaient. Edward m’observait très désappointé. Il s’était rendu compte qu’il était allé trop loin avec moi.
- Excuse-moi, murmura-t-il.
Je fermai les yeux et je calmai ma colère. Ce n’était pas sa faute. Il ne savait pas, il ne savait rien.
J’ouvris à nouveau les yeux et je lui adressai un petit sourire pour lui faire comprendre que je n’étais pas fâchée. Cela sembla à peine le réconforter. Le regard de tous les enfants Cullen m’oppressait, je devais partir de là.
- Je reviens, lui dis-je en me levant.
Alice vint s’asseoir à côté d’ Edward, sans doute pour le réconforter.
Carlisle s’était enfermé dans son bureau, comme presque chaque soir. Je voulais avoir des nouvelles de sa patiente, voir si le traitement était finalement bénéfique ou non. J’arrivai devant sa porte et levai le bras pour taper mais je n’eus pas le temps :
- Entre Ania, me lança sa voix.
Je restai un peu confuse mais obéit. Il était assis à son bureau. Il leva la tête et m’adressa un beau sourire.
- Je peux te parler, lui demandais-je.
- Bien sur. Entre et viens t’asseoir.
Carlisle m’indiquait une chaise en face de lui et je m’assis.
- Je voulais avoir des nouvelles de Tulsa, lui dis-je.
- Hélas ! Les nouvelles ne sont pas très bonnes. Elle a été hospitalisée hier. Son état s’aggrave de jour en jour et ce n’est l’affaire que de quelques semaines maintenant.
Mon visage se referma. Je revoyais le visage de l’enfant, je l’entendais à nouveau me demander de la guérir. Je n’arrivai pas à me faire à l’idée de l’abandonner. C’était insoutenable pour moi.
- J’ai la capacité de la sauver, Carlisle, continuais-je en réfléchissant à chacune de mes mots. Mais je vais avoir besoin ton aide.
- Ania, me dit-il en fronçant les sourcils. Tu te rends bien compte que Tulsa est bien trop jeune pour devenir un vampire.
- Je n’ai jamais transformé un humain en vampire et je ne le ferai jamais ! Je trouve cela pire que la mort.
Son regard devint plus en plus interrogateur.
- Je ne comprends pas alors, Ania ! Comment peux-tu guérir Ania ?
- C’est difficile à expliquer et je n’en sais rien moi-même. Cela fait partie de mes capacités, comme Edward peut lire dans les pensées et Alice dans l’avenir. Je peux guérir certaines personnes dans certaines circonstances.
- Et Tulsa correspond à ces circonstances ?
- C’est possible. Elle est jeune, elle a une maladie qui peut se résorber.
- Mais c’est formidable, lança Carlisle avec un grand sourire.
J’eus un petit sourire de stress.
- Oui, en effet. Mais il va falloir organiser tout cela. J’ai besoin de plusieurs heures de tranquillité en sa présence. Et il faudra justifier sa rémission miraculeuse.
- Oui, oui, je comprends, réfléchit Carlisle, visiblement enthousiasmé. Je pourrais persuader la mère de tenter un nouveau traitement expérimental. Nous pourrions attendre quelques jours afin de faire croire qu’il fonctionne.
- Bien, admis-je. L’idée est excellente en effet. Il y a un autre souci. Il va y avoir des effets secondaires.
- Tulsa sera en vie. Les effets secondaires, je pourrais les résoudre après sa guérison.
Je me raclais la gorge et poursuivit :
- Je ne parlais pas de Tulsa, Carlisle. Les effets secondaires seront pour moi. J’aurai besoin d’aide pendant quelques jours.
Carlisle fronça les sourcils mais ne dit rien. Il semblait réfléchir à mes révélations.
La porte du bureau s’ouvrit alors violemment et Edward se planta devant moi. Sa mâchoire était contractée, ses yeux noirs et furieux.
- C’est hors de question, me lança-t-il. Tu ne feras pas ça.
Comment avait-il su ? Il ne pouvait pas lire dans mon esprit et Carlisle était trop judicieux pour permettre à son fils de lire dans le sien. Je réalisais alors que Carlisle l’avait averti. Je lui adressai un regard de reproches.
- Il a le droit de savoir, me répondit-il calmement.
- C’est mon choix, expliquai-je à Edward. Je sais ce qui va se passer. Ce n’est pas la première fois.
- Des effets secondaires, répéta-t-il. Quels effets secondaires ?
- Je ne vais pas mourir, tentai-je de le rassurer. Les vampires ne meurent pas, je te rappelle.
Carlisle se leva et s’interposa entre Edward et moi. Mais son fils ne voulait pas le regarder et continuait à me fixer, les yeux effrayés par ma décision. Je sentais toute sa détresse et cela me faisait mal. Cependant, je ne voulais pas changer d’avis. Sauver Tulsa était ce qui comptait le plus.
- Calme-toi, Edward, lui dit son père. Ania, quel sont ces effets secondaires ?
Je savais que ce n’était pas une bonne idée qu’Edward les entende. Je me mordis la lèvre inférieure et regardai Carlisle pour le lui faire comprendre.
Edward se retourna et prit sa tête entre ses mains
- C’est mauvais, c’est très mauvais, maugréa-t-il.
- Ania, répéta Carlisle, toujours très calme. Quels sont ces effets ?
Je pris une profonde respiration et lui répondis en chuchotant :
- Il y en a plusieurs : des vomissements, des convulsions, une perte de connaissance assez prolongée – je me raclai la gorge- plusieurs jours en fait. Mon cœur et ma respiration vont s’arrêter….la douleur.
Edward rugit et se retourna vers moi. Carlisle lui prit les bras pour le calmer.
- Je refuse que tu fasses cela. C’est trop dangereux. Est-ce que tu réalises ce que tu racontes ? Ton cœur va s’arrêter, la douleur !
- Ce n’est que momentané, Edward ! L’affaire de quelques jours.
- Ton cœur va s’arrêter, hurla-t-il.
- J’ai déjà vécu cela plusieurs fois. Carlisle, explique-lui. Il suffira d’attendre que cela passe. Ce n’est pas grave, continuai-je calmement, mon regard le suppliant de me comprendre.
- Tu vas avoir mal, répéta-t-il, toujours ulcéré, refusant d’entendre mes arguments.
La rage montait en moi, la rage de ne pas arriver à me faire comprendre, la rage de ne pas arriver à calmer sa panique, la rage de l’avoir blessé. Je sentis les larmes me monter aux yeux.
- Mais réalise donc Edward. Je suis un vampire. Je ne peux pas mourir. Tulsa, elle, n’a que sept ans et elle va mourir. J’ai des centaines, des milliers d’années et je ne mourrai jamais. Et je devrai la laisser crever parce que je vais souffrir durant quelques jours.
Edward se calma soudain, ému par ma réaction, ému par mes larmes.
- Tu ne peux pas sauver tout le monde, murmura-t-il.
- Tout le monde ne me le demande pas, soulignai-je.
Il ne répondit pas mais il continuait à me supplier du regard.
Je lui tournai le dos pour ne plus le voir souffrir. Je m’accroupis contre le mur du bureau, en dessous des photos. Je me cachai la visage sur mes genoux. Je voulais que l’orage stoppe, que le calme revienne. Ne plus pleurer, ne plus avoir mal, ne plus faire mal.
- D’accord. Maintenant cela suffit, coupa Carlisle. Cette conversation ne mènera à rien ce soir. Vous montez tous les deux dans vos chambres. Demain, quand vous vous serez calmés, nous discuterons à nouveau de tout cela.
Je ne bougeai pas de ma place, figée par la réaction d’Edward. J’entendis celui-ci quitter la pièce. Quand je fus certain de ne plus le voir, je me levai à mon tour.
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